Les vacances de Monsieur Hulot

06.09.17 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les écolos, Je hais les politiciens

Certains devraient rester en vacances perpétuelles. Cela leur éviterait de dire des bêtises, pire, cela leur éviterait d'en faire. Dixit le Figaro de ce matin :

Le ministre de la Transition écologique a présenté ce mercredi un projet de loi qui prévoit la fin de la recherche, et de l'exploitation des gisements existants, sur l'ensemble du territoire français. Il espère ainsi convaincre d'autres pays de suivre cet exemple.

La fin de la production des hydrocarbures est désormais programmée. Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a présenté ce mercredi le projet de loi qui entérine la sortie progressive et irréversible de la production de pétrole et de gaz sur l'ensemble du territoire français à l'horizon 2040. Dès la publication du texte, plus aucun nouveau permis de recherche d'hydrocarbures ne sera désormais attribué. Cette annonce constitue la première traduction concrète du «plan climat», présenté par Nicolas Hulot début juillet, et grave dans le marbre une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Le chef de l'État, cité par Christophe Castaner, a affirmé que la France était «à l'avant-garde de cette ambition (d'en finir avec les hydrocarbures)».

«Ce projet de loi nous permettra, lorsqu'il sera promulgué, de mettre fin immédiatement à tout nouveau permis d'exploration d'hydrocarbures», a déclaré Nicolas Hulot à l'issue du conseil des ministres. Les nombreuses demandes de permis de recherche, mises en attentes pas le précédent gouvernement, pourront donc être refusées. En revanche, «les situations légalement acquises seront respectées tout en se conformant au nouvel objectif de fin d'autorisation de renouvellement à l'horizon 2040», prévoit le projet de loi. Le texte signe la fin des 63 concessions existantes en France. Leur permis d'exploitation ne pourront être renouvelés au-delà de 2040. Le document met également fin au flou qui persistait autour du gaz de schiste. «A partir du moment où est interdite la recherche d'hydrocarbures et où aucun permis d'exploration de gaz de schiste n'a été délivré à ce jour, aucune exploitation de gaz de schiste ne sera plus possible en France», souligne le projet de loi. La fracturation hydraulique, seule technique efficace à ce jour, était déjà interdite depuis 2011 pour éviter la pollution associée à ce mode d'extraction. Mais cela laissait encore la porte ouverte à l'utilisation d'éventuelles nouvelles technologies.

Si ce texte a une forte symbolique sa portée reste tout de même relativement limitée. Chaque année le pays produit environ 800.000 tonnes de pétrole. Soit un modeste 1% de la consommation nationale. Le pays importe en effet 99% de son pétrole.

La France reste un très petit producteur d'hydrocarbures

Avec ces dispositions, la France entend limiter ses émissions de gaz à effet de serre en décourageant le recours aux hydrocarbures, qui polluent lors de leur utilisation. Elle veut ainsi tenir ses engagements pris lors de l'accord de Paris sur le climat et encourager d'autres pays à suivre la même voie. «Nous sommes le premier pays à prendre ce type de mesures. Je pense que d'autres pays vont emboîter le pas», a ainsi réagi Nicolas Hulot dans un entretien à l'AFP.

Le directeur général du WWF France, Pascal Canfin a également commenté le projet de loi: «si cette décision est essentiellement symbolique (...) elle n'en est pas moins importante puisqu'elle peut avoir un effet d'entrainement sur d'autres pays. Les jours des énergies fossiles sont désormais comptés, c'est une nouvelle page qui se tourne! Nous attendons maintenant du gouvernement qu'il prenne, à l'occasion des prochaines échéances comme les Assises de la mobilité, des mesures pour réduire notre consommation d'hydrocarbures». Ainsi que le souhaite le gouvernement, d'autres mesures suivront dans les prochains mois dans le cadre du Plan climat.

Il n'y a vraiment pas à dire. L'écologie est un sujet bien trop sérieux pour la laisser aux écologistes, surtout lorsque ceux-ci sont d'anciens pollueurs repentis. Ce sont les pires.

Le problème des hydrocarbures n'est pas un problème. Le problème, en revanche, est le cycle du carbone. Utiliser des hydrocarbures synthétisées par des bactéries génétiquement bricolées (voir des travaux de Craig Venter et des grands énergéticiens) en puisant le dioxyde de carbone de l'atmosphère n'a aucun impact sur le climat si tant est que la combustion des hydrocarbures fossiles en ait. J'utilise un conditionnel car pour les vrais scientifiques et contrairement à ce qui est claironné par le GIEC, le débat d'une part n'est absolument pas tranché, et d'autre part pencherait malheureusement dans la direction contraire.

En faisant ça, sombre crétin indigne de ton maroquin, tu ruines simplement la recherche et l'industrie pétrolière française et tu obères l'avenir. En effet, si tu t'étais un jour penché sur un livre d'histoire des techniques sans en sauter les pages, tu aurais compris qu'on n'a mis de l'essence dans des véhicules que parce que c'était la solution la plus efficace, pas parce qu'il fallait, comme les individus de ton espèce le pensent, sauver l'industrie pétrolière acculée à la faillite par la fin de l'éclairage à la lampe à pétrole.

Par ailleurs, tu ne veux plus ni centrale nucléaire, ni pétrole, ni nouveaux barrages hydroélectriques. Crois-tu simplement qu'avec des éoliennes qui ne fonctionnent qu'aléatoirement et des panneaux photovoltaïques tu arriveras à recharger tous les véhicules électriques ? Un simple calcul permet de répondre par la négative. Tu penses sans doute que les chiffres vont se plier à ton dogmatisme étroit.

Pauvre France. On croyait avoir tout vu avec la présidence Hollande, nous allons avoir encore pire. Quatre ans et demi de conneries enfilées comme des perles sur un fil, c'est long. Surtout vers la fin.

 

Moralisation

05.08.17 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

Un député n'a plus le droit d'embaucher un membre de sa famille. La belle affaire d'autant que l'on parle de famille qu'il faudrait commencer par définir vu le nombre de nos représentants qui vivent maritalement. Cela a occupé le chaland alors que le problème n'est pas qu'un homme politique embauche un membre de sa famille mais que le membre en question soit payé grassement à ne rien faire.

Et vous a-t-il échappé que ce faisant, nos chers députés pourront toujours embaucher à ne rien faire quelqu'un de la famille de son voisin de banc (et réciproquement) ? Entre gens de bonne composition…

 

Pets de l'esprit

04.08.17 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

Je viens de tomber sur une n-ième fulgurance de notre drame de Paris. L'édile ridicule — à ne pas confondre avec édicule —, entre deux inaugurations de travaux destinés à rendre la circulation plus fluide (le boulevard Voltaire passe à deux fois une voie, les travaux sont en cours !), vient d'annoncer qu'elle était fière d'avoir été sélectionnée pour les jeux olympiques de 2024.

Je ne sais pas si elle se rend bien compte de la stupidité de sa phrase. Il n'y a aucun mérite à ce que la ville de Paris soit sélectionnée alors que plus personne ne concourrait pour l'être. Le seul enjeu était de savoir si Paris allait gonfler son déficit en 2024 ou en 2028.

Non, ma chère Anne, tu n'as gagné qu'un concours de circonstances contre les parisiens dont l'immense majorité était contre. Je ne connais pour ma part aucun parisien qui soit content d'accueillir ces jeux. Je parle bien entendu de parisiens vivant ou plutôt esssayant de vivre dans ce que tu as fait de Paris. Je sais parfaitement que la municipalité actuelle se contrefiche des conditions du contrat, avec un peu de chance, elle aura été virée d'ici-là dans un éclair de lucidité. Seul compte pour cette belle équipe le bénéfice qu'elle pourra en retirer à court terme, ainsi que la communication de ses membres, des badernes politiciennes narcissiques, qui sera payée très chère par le contribuable.

Tu fais en fait partie d'une frange de la population particulièrement rapace qui, sous couvert de donner des leçons au monde entier, n'est formée que de créatures de communication privilégiant toujours les apparences et dont la seule rationalité consiste à faire payer très cher à autrui sa promotion personnelle.

Vivement que tu dégages, que l'on sauve Paris. Si c'est encore possible.

 

Économies

20.07.17 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvais esprit, Je hais les politiciens

Jusqu'à présent, le format officiel de la photographie toujours officielle du président de la république était de 50 par 65 centimètres. Allez savoir pourquoi, celle d'Émmanuel Macron est de 50 par 70 centimètres. Outre le fait qu'elle est affreuse, rien ne justifie qu'elle ait cinq centimètres de plus que toutes les autres. Vue comme elle est cadrée, rien n'empêcherait de couper deux centimètres en haut et trois en bas.

Sauf que c'est une photographie officielle avec un cadre lui aussi officiel qui se trouve chez SEDI. SEDI, c'est le fournisseur officiel des mairies et des collectivités locales qui propose le cadre à 77 € HT. Or il y a en France quelque 36000 communes et au moins autant de photographies officielles et donc de nouveaux cadres potentiels. Ainsi, celui-là même qui demandait aux communes à la conférence des territoires de faire des économies vient de plomber leurs comptes de 2772000 € HT.

Remarquez bien, rien n'oblige de mettre un cadre. Quatre punaises ou de la gomme adhésives seraient largement suffisantes.

Remarquez aussi, il n'existe pas de loi obligeant les maires à afficher le portrait du nouveau président. Une solution serait donc de le ranger à la cave.

 

Les tribulations d'un baveux en cour

12.07.17 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur

Je fréquente trop les avocats et les tribunaux pour avoir une quelconque attente de la justice de notre beau pays. Comprenez-moi bien, je ne parle pas ici de problème de financement de la justice, mais de la capacité de ses bras armés à ne pas passer 90% de leur temps à essayer de rattraper ce qu'ils ont raté les dix premiers pourcents de leur temps. Non seulement la justice est bien trop aléatoire pour mériter son nom, mais lorsqu'elle sort de certaines décisions, on ne la reconnaît plus qu'à ses godasses.

Jusqu'à hier matin, pourtant, je considérais encore la profession d'avocat comme étant au-dessus du commun des tribunaux. En effet, je pensais que si un avocat était mauvais, par le simple fait qu'il est un prestataire de justice, il devait se retrouver rapidement sans client. C'est une erreur, certains arrivent à se faire payer l'ensemble d'une procédure en avance et le client est coincé.

Hier matin, donc, je tuais mon temps dans une salle des pas perdus d'un tribunal de commerce quelconque. Je tuais mon temps en attendant d'être appelé pour une audience à huis clos concernant la mise en redressement judiciaire de mon employeur actuel.

Je ne connaissais pas cet avocat. En revanche, je connaissais assez bien le montant de ses factures. Vues ses performances dans les actions passées, j'avoue humblement avoir eu comme un dout quante à ses réelles compétences. J'en avait déjà fait part à mon employeur. Une chose est sûre, l'animal sait parler et se vendre, personnellement, je ne suis pas né de la dernière pluie. J'ai tout de même tiqué lorsqu'il m'a dit qu'il ne fallait pas que l'on s'étonne s'il se mettait à bafouiller, ruse disait-il pour nous donner la parole devant la cour. Le tribunal, selon lui, apprécie souvent. J'ai tiqué un peu plus lorsqu'il s'est mis à me raconter par le menu sa nuit passée en garde à vue, appelé en commis d'office, le droit des affaires n'ayant rien à voir avec le droit pénal.

Durant l'heure et demi à attendre dans cette salle, j'ai pu voir le beau monde de la justice consulaire et commerciale. J'ai même rencontré une vieille connaissance, administrateur judiciaire de son état, démarchant le chaland et les avocats présents comme d'autres font la pute. Rien de plus normal, si ce n'est que les tarifs ne sont pas les mêmes et que les robes de l'un sont plus sobres que les tenues des autres.

Et nous voici appelés. Devant nous, de gauche à droite, un greffier, modèle à talons aiguilles, un juge-commissaire, modèle chenu, un président à talons hauts et ratelier couleur tabac, un autre juge commissaire et, en bout de table, un procureur sur le point de s'endormir.

L'avocat démarre sans même que le tribunal nous ait permis de nous asseoir ou que le président ait pu dire un mot. Effectivement, l'animal bafouille et se fait couper la parole par le président qui lui signale que le dossier est incomplet et qu'il n'y avait par d'urgence à le plaider. Or ce dossier est un dossier papier qui se monte largement avant la première audience et, pour qu'il n'y ait aucune erreur, il est donné avec son mode d'emploi que tout avocat en droit des affaires devrait connaître sur le bout des ongles. Le baveux essaie alors de se raccrocher aux branches en essayant de justifier sa précipitation par le fait qu'il n'y aurait plus d'audiences avant septembre prochain. Il se fait alors couper par le greffier qui lui indique aimablement mais fermement qu'il y a des audiences en vacations extraordinaires toute l'année et que, en tant qu'avocat, il devrait être au courant.

Sur le mur, à gauche, était accrochée relativement haut une horloge. Je la regarde inconsciemment tant le temps me semble long. Elle n'était pas à l'heure, indiquant un peu plus de 9h00 alors qu'il était déjà 10h30 passées. J'ai une certaine habitude des tribunaux, je suis gêné, je ne sais plus où me mettre. Nous ne sommes pas en train de demander une faveur à un tribunal, nous essayons de défendre un dossier quasiment indéfendable. S'y prendre comme cela est une forme de suicide.

Le tribunal était tout de même particulièrement conciliant. Il aurait pu surseoir, se fendre d'une note en délibéré, renvoyer l'affaire. Il a décidé de rendre sa décision sur le siège malgré des pièces manquantes, des trajectoires de trésorerie montrées au tribunal sur un smartphone car ni l'avocat ni le mandataire social de l'entreprise n'avaient une copie du dossier avec eux. Personnellement, je ne me suis jamais rendu dans un prétoire sans avoir au moins une copie de toutes les écritures et des pièces pour remettre le cas échéant au président. Il y aurait eu un trou de souris, je pense que je m'y serais coulé.

Cet avocat a de la chance. Je ne suis pas son client, je ne suis là que pour m'assurer des droits des salariés. Il aurait été mon client, non seulement je le récusais sur place, mais j'en avertissais le bâtonnier. Et faire payer cela plusieurs dizaines de milliers d'euros, c'est juste du vol.

 

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