Déclaration préalable

07.05.11 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Mauvais esprit, Je hais les écolos

Il paraît que vous entrons dans le siècle béni de l'écologie. La moindre des choses serait pour l'administration de montrer l'exemple. Pourtant, à l'heure de l'informatique toute puissante, j'ai l'impression que l'on croule de plus en plus sous le papier.

Cette semaine, j'ai dû remplir un formulaire de déclaration préalable de travaux. La déclaration préalable de travaux est la demande qu'il faut remplir pour tous travaux ne relevant pas d'un permis de construire. Dans mon cas, il s'agissait simplement de modifier un faîtage pour enlever un chéneau cause d'infiltration d'eau. J'avais donc demandé à la mairie de m'envoyer le document l'année dernière. Ce document se présentait comme un accordéon de papier avec papier carbone et double en papier pelure. Je ne savais pas qu'on utilisait encore le pelure d'éléphant, mais pourquoi pas. Cette année, avant de retourner ledit document à la mairie, j'appelle la secrétaire pour valider avec elle les pièces et elle me signale que le document Cerfa n'est plus le bon et qu'il faut télécharger sur le site du ministère de l'équipement le nouvel imprimé. Heureusement que je me suis préoccupé de ce document depuis Paris parce qu'au fin fond de la campagne, l'accès internet est au mieux en RTC à 33kbps. Pour télécharger un document PDF de plusieurs mégaoctets, c'est un peu limité…

Je télécharge donc ledit document, une vingtaine de pages qu'il me faut renvoyer en deux exemplaire au moins — cela peut aller à quatre dans des cas spécifiques — et dont les deux tiers ne me concernent pas mais qu'il faut tout de même remplir avec soin en signalant que ces pages sont hors de propos. Viennent alors les annexes qui sont du plus grand comique :

  • un plan de situation. Il s'agit tout bêtement d'une carte de type IGN au 1:25000 avec la situation du terrain concerné ;
  • un plan de cadastre,

ces deux pièces étant demandées dans mon cas en sept exemplaires. Pourtant, la parcelle cadastrale étant la première information demandée sur l'imprimée et la mairie possédant ces plans, il me semblerait opportun d'éviter d'imprimer sept extraits des plans cadastraux et d'utiliser ceux qui se trouvent à la mairie. Même remarque quant au plan de situation.

  • un plan en coupe du terrain avec les constructions à édifier, modifier ou raser. C'est très bien, mais je n'ai pas de plan en coupe du terrain, terrain qui au demeurant fait à peu près soixante-quinze ares et se trouve en moyenne montagne. Autant dire qu'il n'est absolument pas plat et que je ne vais pas payer les services d'un géomètre pour me faire un relevé du terrain dans les trois dimensions. Après avoir signalé l'aberration de la demande à la mairie, la secrétaire a conclu que cela n'était pas nécessaire puisqu'il ne s'agissait que de modifier un faîtage et non la structure d'un bâtiment ;
  • des plans dans les trois dimensions des modifications ;
  • des photographies de l'état existant et de l'état projeté.

Alors là, les bras m'en tombent. Si j'arrive sans trop de peine à fournir des photographies de l'état existant, il me semble assez difficile de fournir des photographies de l'état projeté pour voir l'impact de son insertion dans le paysage. Et franchement, au vu des aberrations architecturales construites par les paysans du cru, je ne suis pas vraiment sûr que les élus et l'équipement soient capables de juger du bien fondé d'une demande de travaux. À moins que lesdits paysans n'aient jamais demandé d'autorisation, ce qui est une autre hypothèse de travail qui se défend. En tout état de cause, si un homme du métier en a dessiné les plans, ils ne pouvaient sortir que du délire néogothique d'un architecte dément.

Je me suis donc retrouvé avec pas loin de cinq cents grammes de papier à envoyer par la poste à une mairie distante de quatre cent cinquante-deux kilomètres, le pli contenant plusieurs fois les mêmes pièces donc des photographies bricolées avec Gimp. La question qui fâche est maintenant de connaître le coût en carbone du montage de ce genre de dossier, ce coût incluant :

  • les serveurs du ministère de l'équipement et du développement durable (sic) sur lequel il faut chercher les documents ;
  • le coût de l'acheminement des ramettes de papier chez moi et de l'impression ;
  • le coût induit par le fonctionnement de ma station de travail sur laquelle j'ai passé un certain nombre d'heures à bricoler des photographies réelles pour montrer un semblant d'état projeté. Vous alles me dire que je suis lent, mais avez vous seulement déjà essayé de modifier une photographie de toiture en ardoise ?
  • le coût du transport des cinq cents grammes de papiers par la poste.

Lorsque je mets tout bout à bout, je commence à penser que le traitement de ce genre de dossiers pourrait être optimisé. À l'heure de l'informatique omnipotente et puisqu'il faut déjà récupérer les documents sur internet, on devrait pouvoir remplir directement sa demande sur les serveurs du ministère en attachant au dossier les quelques pièces demandées, le ministère se chargeant alors de la gestion du dossier et de son envoi électronique à tous les organismes intéressés. Nous n'en sommes pas encore là. L'informatisation du ministère ne lui sert qu'à faire des économies de papier, la charge de l'impression étant laissée à l'administré, et non à accélérer le traitement des dossiers ou à réduire son empreinte carbone.

 

Association de malfaiteurs

05.05.11 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Mauvais esprit, Haines ordinaires

Vous le savez sans doute, il existe en France une association de malfaiteurs déclarée d'utilité publique qui se présente sous le doux sigle URSSAF. Ce que vous ignorez sans doute, c'est que cet organisme est le créancier de plus haut niveau de tout employeur en France et qu'il se permet à ce titre tous les droits.

À titre personnel, je dois jouer d'une malchance chronique voire désespérée. J'ai eu à traiter avec trois centres d'URSSAF différents, j'ai toujours eu les mêmes problèmes. Je dois aussi signaler que je n'ai eu de problèmes qu'avec l'URSSAF, jamais avec mes caisses de retraite ni mes centres des impôts. Je ne dis pas qu'il ne m'arrive pas d'avoir des frictions avec les autres organismes de collecte, mais entre gens intelligents, on arrive toujours à trouver une solution. Avec l'URSSAF, il n'y a pas de problème puisqu'il n'y a jamais de solution. Dans le désordre, je reproche à l'URSSAF :

  1. un personnel qui se moque ouvertement du cotisant, même lorsque celui-ci est de bonne foi. J'aimerais d'ailleurs qu'on me fournisse les statistiques des gens qui se sont déjà suicidés à la suite de discussions prolongés avec l'URSSAF. On parle sans cesse de France Telecom, mais il ne faudrait pas oublier l'URSSAF ;
  2. un personnel injoignable au téléphone, les numéros directs sonnent dans le vide durant des heures et les messages laissés sur le central répondant au numéro surtaxé ne provoquent aucune réaction ;
  3. un personnel qui ne reçoit jamais les courriers recommandés — plus exactement qui nie les avoir reçus alors même que j'ai dans mes mains un accusé de réception. Lorsqu'ils ne sont pas recommandés, je ne vous dis même pas ce qu'ils en font ;
  4. un personnel qui égare des chèques de règlement et qui envoie immédiatement un huissier pour recouvrement. Oui, il faut vous dire que lorsque vous avez un problème avec un client mauvais payeur, vous devez passer par la case tribunal et vous pouvez espérer un règlement en deux ans s'il n'y a pas d'appel. Même pour les caisses de retraites, si vous êtes en retard, vous passez au tribunal. Pour l'URSSAF, la règle est différente puisqu'ils peuvent immédiatement envoyer un huissier et ne s'en privent pas. Charge alors au cotisant de régler les frais d'huissier même si celui-ci est dans son bon droit, que l'URSSAF n'a pas fait son travail et que le cotisant peut le prouver.

Je dois vous relater trois anecdotes significatives. La première est assez vieille et il y a prescription. Elle concerne mes charges de travailleur indépendant. Il est quasiment impossible de savoir combien payer lorsqu'on ne touche pas un salaire. J'attendais donc les avis de l'URSSAF pour les régler. Or ces avis sont décalés d'un mois par rapport aux charges sur les salaires et l'un des versements tombe le 15 août, jour férié, et en plein milieu des vacances. J'ai reçu cet avis le 17, posté le 14 août à 17h58 le cachet de la poste faisant foi pour parler en patois pététique. J'ai immédiatement réglé le 17 et j'ai reçu le 24 par courrier recommandé une injonction de payer avec pénalités de retard que j'ai immédiatement contestées. Chose amusante, ces pénalités étaient dues parce que je devais savoir que j'avais l'obligation de régler. Moi, je veux bien régler ce qu'on me demande, encore faudrait-il savoir combien. Vous imaginez bien que personne n'ira faire valoir ses droits au tribunal pour une somme d'un peu plus de mille euros, cela coûterait plus cher en temps et en frais de procédure et ces messieurs de l'URSSAF le savent bien. Bénéfice net pour les caisses de l'état, un peu plus de mille euros multipliés par autant de professions libérales qu'il y en avait sur ce centre URSSAF. Il va sans dire que j'ai précieusement archivé les courriers afférant à cette affaire.

Ayant un peu plus tard déménagé mon entreprise, le nouveau centre URSSAF a immédiatement ouvert des comptes pour mes salariés ainsi que pour moi. En deux jours, c'était fait et les avis pleuvaient. Seul problème, l'ancien centre a traîné tout ce qu'il pouvait traîner et n'a radié mon personnel qu'au bout d'un an. Charge à moi de régler le double des cotisations dans deux centres, parce que ces gens ne se parlent pas, et de demander remboursement. Ils n'ont vraiment pas peur de me prendre pour un imbécile. Et encore, pour mes salariés, cela n'a pris qu'un an. Pour moi, il en a fallu cinq pour résoudre le problème et j'ai au passage perdu mon numéro de TVA ! Mais j'ai eu entre temps des menaces de tous ordres, recommandés de l'ancien centre URSSAF ainsi qu'exploits d'huissiers divers et variés.

Et dernièrement, j'ai accusé un énorme problème de trésorerie à la suite de deux défauts de réglement. Pour faire simple, j'ai bien plus de cent mille euros dans la nature. Pour une partie, j'ai un titre exécutoire que je n'arrive pas à faire exécuter. L'URSSAF était parfaitement au courant de la chose ne leur ayant jamais caché la situation et ayant licencié tous mes salariés pour ne pas faire courir les dettes. Aujourd'hui, ils m'ont annoncé avoir perdu la trace d'un chèque qui soi-disant a été encaissé par eux le 26 avril 2011 — ce qui me pose un énorme problème vis à vis de ma banque puisqu'il s'agissait d'un règlement d'un chèque rejeté à la suite de l'encaissement d'un chèque en bois d'un client, je ne sais pas si vous voyez bien ce que je veux dire. J'ai donc aujourd'hui à lever un interdit bancaire. Pour le lever, il me faut absolument prouver que le montant du chèque rejeté à bien été réglé d'une manière ou d'une autre. Il me faut pour cela un courrier de l'URSSAF acquittant ce règlement datant tout de même de la fin du mois de janvier. Peine perdue, l'URSSAF refuse d'établir ce papier parce que le chèque refusé était de 3150 euros et que le virement qu'ils m'ont demandé était de 3198 euros puisqu'ils ont inclus dans la somme les pénalités de retard. Les deux sommes n'étant pas identiques, pas de papier d'acquittement. Quant au fameux chèque, s'ils l'encaissent, l'interdit tombe de lui-même, mais visiblement, ils l'ont perdu. La situation est donc kafkaienne et il n'y a rien à faire.

Nous voyons ainsi que cet organisme ne manque pas de sérieux et on se demande encore pourquoi personne, parmi toutes mes connaissances, ne semble apprécier l'URSSAF au contraire des autres organismes de collecte de charges.

 

Le contrat de confiance

03.05.11 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Je hais l'informatique

La journée commençait pourtant bien. Le chat n'avait pas vomi de boules de poil et un somptueux café d'Antigua m'attendait. Il faut que j'en profite, mon torréfacteur va prendre le 25 juin prochain sa retraite et je ne suis pas bien sûr de retrouver du café pareil, d'autant qu'il n'a pas réussi à trouver un successeur. Il ne cherche que depuis deux bonnes années. Encore un magasin qui va se transformer en galerie d'art ou pire encore !

Mais après le café, les dures réalités de la vie se sont rappelées à moi. Ma bibliothèque de bandes qui me permet d'archiver mes données automatiquement me regardait d'un œil vert sur lequel était écrit un « E » majuscule signe d'une erreur fatale. Ce sale truc a réussi à avaler la bande de nettoyage et de coincer l'amorce dans le lecteur ! Direction ma boîte de tournevis, démontage du lecteur, graissage du bras du robot à l'huile de vaseline et remontage. À l'heure où j'écris, l'appareil est en rodage.

Il est assez bizarre de constater que lorsque j'ai un problème sur du matériel informatique un peu particulier, à savoir des serveurs UltraSPARC, des baies de disques, des bibliothèques ou des dérouleurs de bande, je ne puis compter que sur moi. Je devrais peut-être me reconvertir dans la maintenance de ce genre de matériel. Quand je vois le prix demandé par l'escroc qui a eu la délicatesse de m'envoyer par courrier électronique son tract, je me dis que c'est peut-être un métier d'avenir.

Soyons sérieux. Le pigeon^Wclient règle la prestation d'avance, prestation qui se fait à distance. C'est plus sûr, le client floué ne peut sauter à la gorge du mage, qui, pour être mondialement connu dans son quartier, ne doit pas moins être connu des services de police de son lieu habituel de résidence.

Ayant un certain nombre de clients particulièrement pénibles — dont un qui est fier d'être bac-2 et que je dois lire à haute voix car il ne détache même pas les mots lorsqu'il m'écrit un courrier électronique —, je voulais contacter ce monsieur pour lui demander s'il avait un SIRET un numéro de TVA pour pouvoir lui envoyer certains de mes clients. Comme il travaille à distance, il devrait être capable de réparer des serveurs franciliens depuis Nice. Peine perdue, le numéro de téléphone sonne dans le vide.

 

1er mai

01.05.11 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvais esprit, Haines ordinaires

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais c'est aujourd'hui la fête du travail avec son cortège de manifestations diverses et variées. Ce matin, place de la République à Paris, il y avait sur le coup de midi plus de vendeurs de merguez et de brochettes que de manifestants. Cela s'est un peu peuplé par la suite et la fête du travail est devenue une tribune anti-gouvernementale. Entre les slogans ouvertements hostiles aux entreprises, au gouvernement et au patronat, nous avions le choix. Et cette manifestation — si elle n'était pas nombreuse car quel être doué de deux doigts de bon sens irait manifester sur ses jours de congés ? — était lente. Ce qui m'a permis de les entendre durant trois bonnes heures et de méditer leurs slogans et leur bêtise crasse. Je laisse ici et dans le désordre le fruit de mes méditations.

  1. On ne devrait jamais donner à un syndicaliste l'occasion d'étrenner une sono de deux fois 14 000 W.
  2. Le bruit étant aussi une pollution, pourquoi parmi les six douzaines d'escadrons de CRS, pas un seul n'a sorti un carnet à souche pour verbaliser le tapage ?
  3. Pourquoi les manifestants sont-ils moins nombreux le dimanche ? Les revendications syndicales sont-elles aussi en congé ce jour-là ? La vie du travailleur de base est-elles plus facile le dimanche ? Les fins de mois sont-elles plus aisées lorsque le 31 est un dimanche ?
  4. Pourquoi ces syndicalistes et syndicalisés travaillent-ils encore dans des entreprises alors même qu'ils passent des heures à chaque manifestation à les fustiger ? Ne serait-ce pas plus logique d'aller immédiatement pointer à Pôle-Emploi ? Il faut savoir garder un minimum de cohérence.
  5. S'ils savent comment faire repartir l'économie ou comment diriger une entreprise, pourquoi ne fondent-ils pas leurs propres entreprises ? De simples râleurs, ils deviendraient entrepreneurs et pourraient vérifier leurs hypothèses de travail. Mais il est vrai qu'il est plus simple de dire qu'il faudrait faire ceci ou cela lorsqu'on n'a pas sur ses épaules les responsabilités de ses choix.
  6. Pourquoi ne confrontent-ils pas leurs thèses à celles du Front National puisque d'après les derniers sondages, le vote des employés et des ouvriers revient principalement à ce dernier (plus de 30 %) ? Il est donc idiot de parader en ordre dispersé. L'année prochaine, tous aux défilé derrière Marine dans le coin de l'opéra ! Et mon quartier sera un peu plus calme, ce qui ne sera pas un mal.

J'en étais là de mes réflexions lorsque j'ai aperçu sur la place au bas de mon immeuble les anarchistes de la librairie de la rue d'à-côté partir vers les manifestants avec des drapeaux noirs. Finalement, il faudrait au moins que tous ces types comprennent une seule chose. Nous vivons dans un beau pays puisque n'importe quel imbécile peut prendre le premier mai une sono surpuissante pour déverser sa haine contre le système, le pas français, le capital ou le patronat, faisant des racourcis populistes dignes du poujadisme le plus bas. Vous allez me dire que le poujadisme était censé défendre les petits commerçants. Peut-être, mais ce que j'ai entendu cet après-midi n'était qu'un genre exacerbé de poujadisme raccolant pour une soi-disant défense de l'ouvrier qui n'existe plus dans notre beau pays. Et ce n'était guère différent du contenu des discours prodigués par le Front National.

J'aimerais donc que quelqu'un m'explique sans rire ce qui fait la différence fondamentale entre un partisan du Front National et les syndicalistes braillards du boulevard Voltaire. Les mots, les thèmes et les solutions présentés étaient les mêmes. Prolétaires de tout le pays, unissez vous. Mais n'oubliez pas que dans le mot national-socialisme, il y a à la fois le mot national et le mot socialisme. Réfléchissez bien à cela ! Enfin, essayez…

 

Tout pour le chocolat

21.04.11 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Haines ordinaires

Cela vous a sans doute échappé, mais à Gunsbach, petite bourgade de l'entrée de la vallée de Munster s'est déroulé il y a quelques jours un vol particulièrement lamentable et risible. Les habitants de ce village ont la chance d'avoir un artisan boulanger-pâtissier qui a passé une partie de son carême à fabriquer des œufs, des lapins, des cloches et tout un tas de petites choses autour du chocolat et du praliné qui devaient faire le plaisir des petits et des grands pour Pâques.

Figurez-vous que dans la nuit de dimanche à lundi dernier, vers 1h30, la boulangerie Maurer, rue Adolphe Muller à Gunsbach a été dévalisée. Lorsque le propriétaire est arrivé sur place, le ou les cambrioleurs avaient disparu, emportant avec eux quelque vingt-cinq kilogrammes de pralinés et moulages, soit près d'un tiers de la production des chocolats de Pâques estimée à 1500 €.

Visiblement, ils n'en étaient pas à leur coup d'essai. En effet, un peu plus d’une heure plus tôt à quelques kilomètres de là, à la boulangerie Adelaïde de la station-service Total à Mittelwihr, deux individus ont été mis en fuite par le boulanger qui travaillait alors qu’ils portaient des coups dans la porte d’entrée. Ils sont parvenus à remonter dans leur voiture, mais sont repartis bredouilles.

Dans quel pays vit-on ? J'arrive encore à concevoir qu'on s'en prenne à des gens fortunés même si je ne cautionne pas ces pratiques, mais s'en prendre à un artisan pâtissier de village pour dérober 1500 € de chocolat est particulièrement lâche. C'est tout aussi lamentable qu'attaquer une vieille dame au sortir de la poste où elle vient de toucher son minimum vieillesse ! Où est le sens de l'honneur du milieu si tant est qu'il existe encore ? J'espère au moins que ces monte-en-l'air auront une crise de foie mémorable !

 

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