Vive la rentrée !

02.09.10 | par Le Grincheux | Catégories: Vieux con

Je suis issu d'une lignée de hussards gris de la troisième république, voire de hussards gris de Guillaume II de Hohenzollern. Autant vous dire que la rentrée des classes m'émeut toujours un peu, certainement un atavisme ou un réflexe pavlovien.

Depuis quelques jours, on entend partout que les nouveaux enseignants se retrouveront aujourd'hui devant des classes sans avoir eu de formation. Les syndicats râlent, les nouveaux enseignants se plaignent, le ministre éternel de l'éducation nationale, des tags et des pins, j'ai nommé Jack Lang, en rajoute une couche. Tout est normal. Il faudrait tout de même que quelqu'un se dévoue pour dire aux journalistes et à l'intéressé qu'il n'est plus ni ministre de la culture et des colonnes de Buren, ni ministre de l'éducation nationale, et qu'il doit se trouver des personnes au moins aussi incompétentes que lui pour parler des problèmes des enseignants. Pourquoi ne pas inviter Marie-Ségolène Royale qui a toujours un avis sur tout, enfin qui a surtout des avis ? Je suis sûr qu'elle pourrait dire des choses aussi bêtes avec un aplomb certain.

Les nouveaux enseignants sont donc envoyés au charbon sans aucune préparation. Tout le monde trouve cela inadmissible, mais personne ne compare la situation actuelle à la situation de l'année passée, ce qui serait intéressant. Il faut en effet regarder de près ce qu'on enseignait dans les IUFM pour constater que ça servait au mieux à pas grand'chose au pire strictement à rien. Par ailleurs, cette année, les nouveaux enseignants ont eu droit à une formation de quatre jours avant la rentrée alors que l'année dernière — et les autres années avant elle —, les nouveaux enseignants découvraient leur métier sur le tas avec un encadrement ridicule. Il ne faut surtout pas croire que l'IUFM les aidait à apprendre à tenir une classe.

Autre problème : l'année dernière, on trouvait des tuteurs à la pelle. Cette année, c'est beaucoup plus difficile. Pourquoi ? Je ne puis pas imaginer que c'est parce que c'était mieux payé l'an passé. Je n'arrive pas non plus à imaginer que c'est parce que certaines formations sont sur le temps des vacances vu que tous les enseignants déclarent péremptoirement qu'ils font ce métier par vocation. Je repose donc la question : pourquoi ne trouve-t-on plus assez de tuteurs ?

Et je les entends parler de l'ordre et de la discipline dans les salles de classe, des cartables qui sont trop lourds, des semaines trop chargées et j'en passe. Il faut tout de même rappeler que les journées de l'écolier français ne sont pas les plus longues — contrairement à ce qu'on veut nous faire accroire parce qu'il faut comparer non seulement les heures de cours mais aussi les matières, ce qui n'est jamais fait ! — et que des générations d'écoliers sont passées avant eux sans problème alors qu'ils avaient classe jusqu'au samedi soir. La différence est qu'il se couchaient plus tôt et que les parents les suivaient un peu plus. Aujourd'hui, ces écoliers sont livrés à eux-mêmes, se couchent à des heures indues et on met sur le dos de l'école leur fatigue. On met aussi sur le dos de l'école la démission des parents. Ce n'est pas à un enseignant d'éduquer un enfant ni de lui apprendre à obéir.

Les enseignants se plaignent de ne pas pouvoir faire leur travail correctement parce qu'il est impossible de le faire au primaire avec plus de vingt élèves par classe. Les élèves aujourd'hui doivent être beaucoup plus bêtes que ceux des années soixante, dix-neuf cent soixante, entendons-nous bien. Tous les instituteurs de ma famille avaient des classes de quarante-cinq élèves et la semaine durait trente heures. Il y avait pourtant très peu d'échec scolaire au primaire.

Ce n'est donc pas en multipliant les postes d'enseignants que l'on va résoudre le problème de l'éducation nationale ni en en augmentant les moyens. La seule façon de faire, c'est de recentrer l'école sur sa véritable fonction, à savoir donner un socle de connaissances aux élèves. En ce sens, le collège unique est une véritable bêtise puisqu'il aboutit mécaniquement à un nivellement par le bas. En effet, si l'immense majorité des élèves est capable de suivre des cours au primaire, je ne suis pas convaincu que ce soit le cas au collège si l'on veut un collège de bon niveau. Certes, il ne faut pas pousser ces enfants hors du système scolaire, mais il faut peut-être leur donner une formation adaptée. Les laisser dans le même cursus que celui des élèves normaux ne peut aboutir qu'à une baisse généralisée du niveau.

Et qu'on ne me dise surtout pas que le niveau des élèves ne baisse pas. La dernière étude que j'ai lue était particulièrement amusante. Elle comparait sans vergogne le niveau des élèves en fin de primaire en 1920 et en 2005. Le protocole de mesure m'a fait sourire : on incluait dans cette étude la faculté pour un élève d'utiliser un ordinateur sans préciser comment était effectuée cette mesure. De deux choses l'une, ou la mesure était faite en 1920, mais j'aimerais savoir sur quel matériel, ou elle était faite en 2005 sur des gens de 95 ans ! Dans les deux cas, les jeunes gagnaient, mais pas parce qu'ils sont mieux formés par l'école, simplement parce que l'ordinateur fait partie de leur environnement. Si maintenant on se contente d'une comparaison objective et non biaisée, c'est-à-dire en arrêtant les comparaisons aux matières communes aussi peu utile que les mathématiques qui consistent à calculer les temps de vidange d'une baignoire en fonction du robinet qui goutte, de la fuite de la bonde et de l'évaporation, le résultat est tout autre. En français, c'est encore pire. Le niveau d'un élève de première littéraire de 2010 est celui d'un sixième de 1990, lui-même celui d'une fin d'école communale de 1920.

Dormez tranquilles, le ministère de l'éducation nationale paie grassement des psychologues pour faire croire que le niveau ne baisse pas mais se dilue. Avec de telles constatations comment voulez-vous encore avoir la force de réformer la chose ? Toute tentative est vouée par avance à l'échec.

 

La poupée pornographe

01.09.10 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Je hais les tradis, Haines ordinaires

Je n'aurais jamais cru que la pornographie puisse se nicher pour certaines personnes dans un jouet aussi anodin qu'une poupée. Je parle naturellement de la poupée toute bête, celle qu'on donne aux petites filles, pas de la gonflable qu'on donne à certains adultes.

Parmi mes nièces, il s'en trouve qui ont des parents légèrement attaqués. Et c'est un euphémisme par litote. Il ne faut pas regarder le monde qui pervertit l'homme, il ne faut surtout pas ouvrir cette encyclopédie parce qu'il y a une page d'anatomie humaine, il ne faut pas ouvrir ce manuel scolaire parce qu'on y parle de contraception et j'en passe des vertes et des pas mûres.

La lobotomie est même tellement efficace qu'il ne faut pas jouer avec une poupée parce que sous ses habits, la poupée est nue et que la petite fille peut la déshabiller. Oui, je sais, ça surprend, mais sous ses habits, la poupée est nue et c'est une vision inadmissible pour une fillette de dix ans. Personnellement, je n'ai jamais bien compris ce qui était pornographique là-dedans. L'anatomie d'une poupée est tout de même assez éloignée d'un être humain, surtout lorsque les regarde de près.

Là où ça se gâte sérieusement, c'est que mon épouse possède une collection de poupées, que cette collection est actuellement chez ses parents et que, malgré des interdictions répétées, il se trouve toujours deux ou trois gamines pour désobéir et jouer avec ces poupées. Et lorsque ce sont celles qui sont le plus sérieusement ravagées, cela se termine en carnage !

Ces pestes sont capables de déshabiller les poupées puis de se plaindre qu'elles sont nues, les piétiner, les jeter dans l'escalier en les poussant du pied pour ne surtout pas les toucher car elles doivent être impures, voire dans les cas extrêmes, les envoyer sans autre forme de procès dans le ruisseau. Naturellement, tout ceci est fait au vu et au su des parents qui semblent approuver les attitudes de leur progéniture. On croit rêver et je conçois parfaitement que quiconque n'a pas assisté à ce genre de scène ait peine à y croire.

Lorsque je vois cela, il vaut mieux pour moi mettre mes mains dans les poches car j'ai juste envie d'envoyer des claques, comme disait Jean Yanne, dans la tronche à tout ce qui remue ! Je commencerais bien par en distribuer aux gamines qui ne méritent que ça parce qu'elles bravent l'interdit et ont une tendance nette à prendre les adultes pour des imbéciles. Mais j'éprouverais aussi une sacré jouissance à en coller aux parents, parce que pour qu'ils soient fiers de ce genre de comportement, il faut vraiment qu'ils soient sévèrement malades ! J'aimerais assez leur faire une ordonnance ; et une sévère !

Si je suis leur raisonnement, il ne faut surtout pas donner de poupée à une petite fille parce qu'elle peut la déshabiller et ce n'est pas bien. Il ne faut pas donner d'encyclopédie parce qu'il y a forcément des pages qui ne vont pas dans le sens de la religion. Il ne faut écouter la télévision — je ne dis pas non plus qu'il faut être assis toute la journée devant le poste ou regarder n'importe quoi —, parce qu'on peut entendre ou voir des choses qu'il ne faut ni entendre ni voir. Mais alors, pourquoi donc faut-il qu'ils aient autant d'enfants ?

Dites, les quakers, il faudrait peut-être arrêter la psychose et mettre un frein à la névrose ! Un être humain naît pur et il se pervertit progressivement jusqu'à la mort, plus ou moins, et ce n'est pas en lobotomisant vos enfants que vous empêcherez leur évolution. Pire, en les retranchant du monde, vous risquez juste de les voir plonger à la première occasion dans le premier paradis articiel venu.

 

L'économie politique par Émile Coué

31.08.10 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Haines ordinaires

Les chroniques de Philippe Lefébure sur France Inter sont vraiment inconséquentes. Ce matin, j'ai eu la surprise de l'entendre dire que les entreprises n'ont jamais eu autant de trésorerie et que nous vivons vraiment une époque faste. Les banques prêtent à nouveau de l'argent et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Monsieur Lefébure, il faudrait que vous preniez la peine de sortir de chez vous et surtout que vous ne mélangiez pas allègrement les quelques entreprises du CAC40, qui n'apportent aucune richesse, avec toutes les PME françaises qui sont, elles, chargées de fournir de l'emploi à l'immense majorité des salariés et qui sont les seuls acteurs à réellement faire fonctionner l'économie car ce sont elles qui contribuent majoritairement aux dépenses de l'état au travers de tous les impôts et taxes divers et variés et qui fournissent de l'emploi à la plus grande partie des salariés.

Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais aujourd'hui, je ne connais plus aucune banque française qui honore encore les créances d'états et, lorsqu'un système bancaire en est arrivé à ce point, je pense qu'on peut dire sans trop faire de divination que cela ne va pas bien. Pire, cela augure assez mal de l'avenir. J'arrive tout à fait à comprendre qu'une banque ne prête pas de l'argent n'importe comment à n'importe qui. J'ai beaucoup plus de mal à comprendre qu'elle ne prête pas lorsqu'il y a des risques raisonnés et acceptables alors que les intérêts sont sa prime de risque, ce que les banquiers oublient assez rapidement aujourd'hui. Mais lorsqu'une banque n'honore plus les dettes d'état que peut avoir une entreprise, cela ne peut signifier que deux choses : ou l'état n'est plus crédible ou la banque n'a plus d'argent. Dans les deux cas, c'est problématique.

Vous avez cru bon ce matin de signaler que les trésoreries des entreprises regorgent d'argent. C'est peut-être vrai pour les grandes entreprises, encore que vous me permettrez d'en douter. En effet, la valeur d'une entreprise est calculée en fonction de ses fonds propres, ce qui inclut sa trésorerie. Si vous avez une autre méthode de calcul, je serai enchanté que vous m'en fassiez part. La conséquence immédiate est qu'une l'OPA est d'autant plus difficile que la trésorerie de l'entreprise à acheter est forte. Il y a donc un sérieux problème dans votre raisonnement. Les entreprises se font actuellement racheter parce que leurs trésoreries sont mises à mal et fondent comme neige au soleil.

Ce qui est beaucoup plus grave, c'est que vous puissiez dire ce genre de chose à une heure de grande écoute et à des auditeurs qui ne sont pas confrontés au problème. Ils pourraient prendre votre discours pour argent comptant. Lorsqu'on annonce une rentrée socialement chaude avec des manifestations pour le retour ou le maintien de l'âge légal de la retraite à 60 ans, on ne peut pas se permettre de dire que les trésoreries des entreprises regorgent d'argent parce qu'il se trouvera toujours un syndicaliste pour rebondir en déclarant qu'on peut donc créer un impôt supplémentaire.

Monsieur Lefébure, je vous annonce que les trésorerie des PME sont aujourd'hui à leur point le plus bas depuis des années, que beaucoup de chefs d'entrerprise n'arrivent plus à se payer lorsqu'ils arrivent encore à payer leurs salariés. Le moindre impôt supplémentaire ou taxe additionnelle fera qu'ils mettront la clef sous la porte. Je vous rassure, cela n'aura à court terme aucune influence sur votre vie. Ni sur la vie des banques parce que tous ces gens-là risquent fort de se retrouver à la rue, n'ayant aucune protection sociale. Vous ne le savez peut-être pas, mais le chef d'entreprise en France joue avec son argent car lors d'une liquidation judiciaire, le liquidateur va chercher l'argent où il en reste et saisit les biens du chef d'entreprise même s'il y a séparation entre les biens de l'entreprise et ceux du mandataire. Combien de gérants de SARL se sont retrouvés ruinés en dépit de la responsabilité limitée ! À moyen ou long terme, je ne suis pas aussi sûr que vous ne soyez pas touché d'une manière ou d'une autre puisque, je vous le répète, ce sont ces entreprises qui font tourner l'économie.

Si vous ne me croyez pas, allez simplement vous promener dans une ville moyenne de province. Si c'est trop loin, je vous suggère d'aller faire un tour dans la rue Charlot, dans le troisième arrondissement, et de regarder les boutiques et les bureaux à louer. Cette rue est sinistrée, tous les pas de porte ont été vidés. Regardez aussi les grands boulevards, les affiches de bureaux à louer ou à vendre fleurissent comme le désert après la pluie.

Je ne peux pas vous changer. Je tiens seulement à vous signaler que ce que vous avez dit est inadmissible. J'espère au moins que vous le reconnaîtrez.

 

Les prud'hommes ou la justice des hommes

30.08.10 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Haines ordinaires

Les tribunaux des prud'hommes sont, d'après un syndicaliste que je viens d'entendre, tenus par des magistrats. C'est exact à un adjectif près : ils sont tenus par des magistrats consulaires, ce qui change tout.

Un magistrat consulaire n'est pas un professionnel du droit mais un représentant, soit du patronat, soit du salariat au travers de ses syndicats. Rien ne dit qu'il s'agisse d'un spécialiste du droit du travail et on a même de la chance lorsqu'il ne dort pas durant l'audience — cas vécu où le président de la cour s'était endormi au début d'une l'audience à laquelle j'étais invité — ou comprend quelque chose au droit.

Naturellement, il faut défendre les salariés contre le patronat, mais sans oublier de défendre le patronat contre les salariés parce que, s'il y a des abus, ceux-ci fonctionnent dans les deux sens. Ce qui me dérange profondément, ce sont les décisions qui sont rendues parce qu'elles sont trop souvent aléatoires, ce qui a été confirmé par le représentant du salariat interrogé. Enfin, lorsque je dis confirmé, je ne suis pas vraiment sûr qu'il ait lui-même compris ce que ses propos impliquaient. D'après lui, la justice rendue est bonne parce que 70% des affaires passent en cour d'appel et que les cours d'appel confirment la décision des prud'hommes dans 70% des cas.

Nous voyons donc qu'au moins un syndicaliste ne sait pas faire une multiplication car jusqu'à preuve du contraire, 70% de 70%, cela fait 49%. En d'autres termes, la décision des prud'hommes est infirmée, lorsqu'elle va en appel, dans un cas sur deux, et il n'est pas usurpé de traiter cette justice d'aléatoire.

Quant aux arrêts rendus par les prud'hommes, ce n'est pas parce qu'ils ne vont pas en appel qu'ils sont juridiquement inattaquables. Lorsqu'une juridiction vous condamne à payer des salaires — plus de douze mille euros — à une personne qui n'a jamais travaillé pour vous, que vous pouvez le prouver, qui est notoirement insolvable et que cette condamnation aux dépens est exécutoire, vous payez cette condamnation et vous passez à autre chose. Il ne vous viendrait même pas à l'esprit de faire appel puisque, non seulement cela rajoutera à la condamnation exécutoire déjà acquittée le coût d'un nouvel avocat, mais vous ne pourrez récupérer votre argent, la personne ayant arrangé son insolvabilité.

Ce cas est un cas réel et il y a aujourd'hui prescription. Il n'empêche qu'à chaque fois que j'entends un membre consulaire d'une cour quelconque se prétendre magistrat ou prétendre simplement que ces cours rendent une justice acceptable, j'éprouve une réaction épidermique.

Remarquez, il en est de même avec la justice civile ou pénale. Je crois que je vais un jour écrire un livre sur le combat d'un justiciable commun dans notre beau pays de France.

 

Bacchanales et conséquences

29.08.10 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur

En cette période de crise, il convient de ne pas détruire le commerce ou ce qu'il en reste. Entre nous, je ne suis pas sûr que la viticulture soit actuellement en crise, au moins en Alsace. Durant les dernières décennies, des progrès énormes ont été fait et on ne trouve plus que difficilement un vin d'Alsace qui fasse mal au crâne.

J'ai assez souvent l'occasion de retourner dans un village alsacien perché au sommet de la route des Vins d'Alsace. Le bourg, au pied de ce village, organise une fête du vin après l'autre tout au long de la période touristique. Ces beuveries — parce qu'il n'y a aucun autre mot qui décrive avec autant de précision ces orgies avinées — commencent le samedi, terminent le dimanche matin, sur les coups de deux ou trois heures, puis reprennent après la fin de la messe et continuent jusqu'à tard dans la nuit du dimanche au lundi. Le lundi matin, les ouvriers municipaux ramassent les cadavres et nettoient les rues.

Il y a tellement de monde que la gendarmerie est appelée pour gérer a circulation. Jusque-là, rien de vraiment anormal ou répréhensible.

En revanche, ce qui est parfaitement scandaleux à l'heure où la répression envers les automobilistes s'accroit, c'est l'impunité de ceux-ci lors de ces beuveries organisées. Qu'on ne se trompe pas, je n'ai strictement rien contre la répression routière, j'aimerais juste qu'elle soit logique, qu'on ne verbalise pas des gens sur une quatre voie limitée à 50km/h comme à l'entrée de Brive-la-Gaillarde alors que la nationale qui passe un peu plus loin en zone urbaine sur la commune de Varetz est limitée à 90km/h.

Dans ce cas précis, j'aimerais que la gendarmerie verbalise. Il n'y a aucune raison valable pour que des gens qui n'arrivent plus à trouver comment ouvrir leur véhicule prennent le volant devant un gendarme qui fait la circulation en faisant mine de ne rien voir. En trente ans de passages contraint et forcé dans ce bourg, je n'ai encore jamais vu un gendarme sortir un alcootest pour faire souffler un automobiliste dont la seule haleine aurait suffit à prouver qu'il était passablement alcoolisé.

Que les mêmes forces de l'ordre se permettent de verbaliser quelqu'un qui dépasse de 5km/h la vitesse autorisée sur une autoroute me sidère. Il y a vraiment deux poids et deux mesures, voire un dieu pour les alcooliques car au vu de la proportion d'avinés lancés sur les routes certains soirs, il n'y a pas tant d'accidents que cela.

Je suppose que ces gendarmes avaient reçu des ordres précis…

 

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