Le modèle social que le monde nous envie

24.10.18 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur

Ayn Rand déclarait que

la différence entre un état providence et une dictature n'est qu'une question de temps.

Nous sommes beaucoup plus près de la dictature que vous ne pouvez le penser.

Comme vous le savez, je participe à l'aventure d'un petit site internet sans autre prétention que d'informer le Français moyen, si tant est qu'il existe, de la ruine à laquelle aboutira inéluctablement notre sacro-saint modèle social. Il serait intéressant de créer de la richesse avant de la redistribuer, notre modèle a pour conséquence d'augmenter le nombre de pauvres, le reste de la population glissant toujours plus vers la pauvreté en raison des charges qui ne cessent d'augmenter. Les jeunes et les moins jeunes s'exilent, le retraités font de même. Seuls les immigrants sont attirés pour partager les restes d'un état providence déresponsabilisant.

Mais nous n'en sommes pas là, le changement de ce modèle qui nous envoie vers la misère est un combat politique et le Français n'aura que ce qu'il mérite. Et force est de constater qu'il n'est pas réellement méritant.

Non, nous nous arrêtons à fournir l'information juridique montrant de manière indiscutable que la sécurité sociale dans son intégralité n'est qu'une entreprise de spoliation totalement illégale au regard du droit français. Oui, vous avez bien lu, la sécurité sociale n'existe pas juridiquement parlant. Mais comme il s'agit dès sa création d'un état dans l'état, qu'elle brasse aujourd'hui deux fois le budget de l'état, elle se croit intouchable. De toute façon, personne n'ose la toucher. Ni le gouvernement, ni les magistrats.

Le modèle social que le monde nous envie

Et nos révélations dérangent. Lorsque le site internet http://www.securite-sociale-infos.net fut créé, il apparaissait en troisième page de Google en tapant juste comme mots-clef sécurité sociale information. Aujourd'hui, il n'apparaît plus dans les résultats alors qu'il y a plusieurs dizaines de pages de textes et de nombreux documents. Le robot Google ne prend même plus la peine de venir indexer ce site alors qu'il le fait plusieurs fois par semaine pour d'autres sites hébergés sur la même machine.

Oui, vous l'avez bien compris, quelqu'un a demandé à Google de déréférencer ce site. L'information dérange.

Alors faites-le connaître autour de vous. Et faites savoir que la censure rode et veille.

 

Cassez ce thermomètre que je ne saurai voir

22.10.18 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

La semaine passée, dans un lycée de Créteil géré tant bien que mal par l'éducation nationale, un élève menace une enseignante avec une arme. Que cette arme soit factice ou non importe peu. L'agression est filmée et reprise sur les réseaux sociaux. Un responsable syndical que je ne nommerai pas pour ne pas lui faire de publicité a doctement déclaré que ce lycée n'avait aucun problème avec les élèves parce que depuis de longues années, un travail de fond avait été entrepris pour améliorer les relations entre les élèves et les proofesseurs. Je rétorquerai pour ma part que si un tel travail était nécessaire, il y avait déjà un petit problème à résoudre. Passons.

Aujourd'hui, lundi, un hashtag #PasDeVague commence à se faire remarquer.

S'ensuivent deux propositions surréalistes :

  • le ministre de l'éducation nationale, jean-Michel Blanquer, préconise d'interdire les téléphones portables dans les lycées. Comme ça, pas de preuve, pas de délit, pas de vague. Du moins est-ce sans doute ce qu'il espère ;
  • Stéphanie de Vanssay, militante pédago-optimiste et constructive comme elle se décrit, nous propose quant à elle de nous interroger sur les tashtags. Je cite : « plus que jamais, avant d'utiliser un #, cherchons qui l'a lancé, qui l'utilise et demandons-nous comment il est/va être utilisé… ».

Nous voyons donc qu'il y a une réelle prise de conscience de l'ampleur du problème. Interdisons les téléphones portables, interrogeons-nous sur les tashtag, regardons ailleurs. Avec un peu de chance et un suivi assidu des préceptes d'Henri Cueille, le problème disparaîtra de lui-même.

Ou pas.

 

Manu, un ami qui vous veut du bien

09.10.18 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens, Déclaration de guerre

Notre cher président, qui a tout de même réussi l'insigne exploit de nous faire regretter François Hollande, a trouvé le moyen de déclarer à des chefs d'entreprise que, je cite avec les pincettes de circonstance, « votre amie, c'est l'URSSAF ». Ce cuistre a même cru bon rajouter « parce que c'est ce qui fait qu'en France, contrairement aux États-Unis, à l'Inde et beaucoup de pays fascinants de prime abord quand on parle de levées de fonds ou autre, le jour où vous êtes malade, au chômage, vieux, c'est grâce à l'URSSAF que vous payez parfois zéro dans beaucoup de ces situations ».

Eh bien mon cochon, se faire reprendre par le gamin de l'Élysée, par un type qui n'a jamais risqué un centime de sa poche dans une entreprise et qui serait, au demeurant, incapable d'en faire vivre une ne serait-ce que quelques années, c'est un peu fort. Prétendre que grâce à l'URSSAF on ne paie rien dans beaucoup de situation est un mensonge. On a largement payé, et souvent bien plus que si on avait une assurance privée. À titre personnel, j'ai calculé que j'ai déjà payé en trente ans plus que ce que j'aurais payé en prenant à vie la meilleure assurance chez Globality (par exemple, je n'ai pas d'actions chez eux) et en décidant de commencer à manger les pissenlits par la racine à l'âge avancé de quatre-vingt-quinze ans.

Ceci étant dit, les familles des personnes qui se suicident tous les jours à cause de l'URSSAF seront ravis d'apprendre que l'URSSAF est leur amie. La sécurité sociale est tout de même responsable de plus de mille deux cents suicides de travailleurs non salariés par an. On ne parle pas de simples salariés mais de gens qui, a priori, sont aptes à fournir des emplois salariés à d'autres travailleurs. Plus exactement seraient aptes s'ils ne s'étaient pas suicidés et si engager un salarié n'était pas en France un risque inconsidéré.

Les gens qui se retrouvent ruinés, à la rue, sans ne pouvoir bénéficier d'aucune aide parce qu'ils sont des anciens travailleurs non salariés, seront aussi ravis d'avoir une telle amie.

Les gens qui se retrouvent au chômage parce que les propriétaires d'une entreprise en ont assez de se faire plumer et décident de fermer ou de vendre pour partir sous des cieux plus cléments seront contents d'apprendre que l'URSSAF est, là encore, leur grande amie.

Quand à moi, je vais être désobligeant mais je l'assume. Sombre connard ! Je devrais t'envoyer, puisque le courrier vers l'Élysée est gratuit, une copie de tous les courriers amicaux que j'ai reçus de ma douce et grande amie. Ils sont d'une si remarquable tendresse que je devrais t'en faire profiter. Surtout ceux par lesquels ma douce amie me demande des cotisations pour des périodes où toutes mes activités de travailleur non salarié étaient fermées, déclarations faites au CFE de l'URSSAF avec un accusé de réception, sinon, ce ne serait pas drôle. Je passe sous silence les cotisations appelées durant deux ans et neuf mois — pas loin de cent soixante mille euros — alors qu'en même temps ni le RSI, ni la CPAM ne voulaient m'affilier. Je n'avais même plus de carte vitale. Je passe sous silence le fait que l'URSSAF en particulier et la sécurité sociale en général sont responsables de l'état du pays, de son économie exsangue et de ses six à huit millions de chômeurs.

L'URSSAF n'est qu'une association de malfaiteurs déclarée d'utilité publique et défendue par les plus hautes sphères de l'état. J'en ai maintenant les preuves irréfutables. Ce machin informe juridiquement parlant n'est l'amie que de ceux qui n'en subissent pas les conséquences et qui en vivent en asseyant grâce à elle leur pouvoir.

Vous aurez plus d'informations ici : http://www.securite-sociale-infos.net

Les informations publiques sont encore parcellaires. Ces dossiers ne resteront pas secrets, mais nous avons à ce jour contactés plusieurs dizaines de journalistes car nous leur avons réservé des dossiers complets sur les placements financiers des caisses, entre autres dans les paradis fiscaux, et sur l'illégalité de quasiment toutes les caisses de sécurité sociale. Aucun de ces journalistes ne s'est connecté pour accéder aux données.

Naturellement, lorsque je parle d'illégalité, je parle d'organismes non valablement constitués au regard du droit français — nous en avons les preuves indiscutables — et qui exercent illégalement des activités de sécurité sociale — ce qui est un délit pénal. Sauf que… sauf que ces caisses ont un budget double de celui de l'état et que personne ne s'attaquera au totem qu'est la sécurité sociale avant que la France soit dans un état pire que ne l'a été la Grèce. L'état protège les caisses. Une partie des magistrats du siège se moque ouvertement du monde et s'érige en défenseur du système oubliant que ces mêmes magistrats avaient prêté serment de dire le droit. Et les Français souffrent. Ils souffrent de plus en plus et c'est loin d'être fini.

Vous l'aurez compris, si je disparais dans d'atroces souffrance, ce ne sera pas forcément un accident. Je précise aussi que je n'ai aucune tendance suicidaire pour me noyer dans vingt centimètres d'eau dans un étang de la forêt de Rambouillet.

 

Silence

17.09.18 | par Le Grincheux | Catégories: Déclaration de guerre

Je ne vous ai pas oublié. Loin de là.

Je n'ai pas été supprimé par un sicaire ou un séide de la sécurité sociale averti par un sycophante de ce qu'il s'écrit en ce lieu, rassurez-vous. Aucun problème de santé non plus. Ma haine du monde ordinaire en général et de ce qui devrait me servir de beau pays en particulier ne s'est pas émoussée. Et j'ai toujours un tas de sujet de grincherie en retard.

Je vous prépare simplement une petite surprise et cette surprise sortira jeudi 20 septembre 2018.

En effet, à force d'être pris pour un imbécile par les juridictions sociales, j'ai décidé de changer de braquet. Avec quelques autres personnes, nous avons écumé les archives tant nationales que départementales, nous avons lu et relu les textes de loi et les journaux officiels, nous avons travaillé, creusé sans relâche. Grâce à ces travaux, je saisis aujourd'hui les juridictions pénales dès qu'un magistrat tord le droit, utilise des ordonnances non ratifiées pour me débouter ou ose faire une entorse au code de procédure. Et on peut dire que certains magistrats ont depuis quelques jours un réveil pénible. Après tout, un magistrat est là pour dire le droit et non s'ériger en défenseur d'un système.

Le 20 septembre 2018, les journalistes auront tout le dossier sécurité sociale dans les mains. Ils n'en feront peut-être rien. Un mois après, le dossier sera dans les mains du public.

Il s'agit d'un scandale d'état. D'un scandale juridique et financier que tous les gouvernements depuis la IVe République — que dis-je ? — depuis le GPRF ont couvert pour acheter la paix sociale au travers des syndicats dits représentatifs.

Un beau teaser, non ?

 

J'ai testé pour vous

25.07.18 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

J'ai dû me rendre à Paris avec un peu de matériel pour une installation chez un client. De mon bureau jusqu'à Paris, il y a peu ou prou quatre cent soixante-quinze kilomètres. Par l'autoroute, on peut le faire en un peu plus de quatre heures, mais, avec un utilitaire, le prix du péage revient à plus que doubler celui du carburant. Ayant un peu de temps, j'ai décidé de prendre le chemin des écoliers. La nationale ou plutôt la départementale depuis que l'état a déclassé ces routes pour faire entretenir leurs nids-de-poule par les collectivités locales.

Le trajet se décompose à peu près comme suit :

  • 30 km de départementales ;
  • 250 km d'autoroute (DRIRE) ;
  • 200 km de départementales anciennement nationales.

Avant le changement des limitations de vitesses, c'était simple. Tout était à limité à 90 km/h sauf l'autoroute qui, elle, l'était à 130 sauf à certains endroit où la vitesse, sans aucune raison, était limitée à 110 km/h. Ce sont des endroits très judicieux pour installer les photomatons de Perrichon.

Aujourd'hui, il est quasiment impossible de connaître la limitation effective de vitesse sur route et, lorsqu'on la connaît, de l'appliquer sans être à un moment ou un autre en infraction. Je m'explique.

Sur les trente premiers kilomètres de départementales se trouve un radar automatique régulièrement bâché (vous pouvez aussi essayer la laque à cheveu, c'est très efficace aussi). Il s'agit de départementales sans séparateur, dont normalement limitées à 80 km/h depuis le 1er juillet dernier. Or se trouve un panneau de limitation à 90 km/h peu avant ce radar. Le panneau dépend du conseil départemental qui fait de la résistance, le radar, de la préfecture qui est censée appliquer l'arrêté de modification des vitesses. Quel est donc le réglage de ce fichu truc ? Sur l'autoroute, j'ai pu constater de nouvelles zones de limitation de vitesse à 110 km/h. J'ai eu beau chercher, rien ne vient justifier cela. Parfaite visibilité, présence des bandes d'arrêt d'urgence. Rien, sinon que je fais le pari qu'il sera bientôt installé de nouveaux radars.

Sur les deux cents derniers kilomètres, c'était délirant. La route est par moment à trois voies sans séparateur, à quatre voies avec ou sans séparateur, à deux voies… Lorsqu'elle est à deux voies, c'est facile, on applique le 80 km/h. À trois voies, 80 ou 90 km/h selon que l'on circule du côté permettant le dépassement ou non. Il y a un moment où la trois voies est à l'ancienne, sans ligne continue, je n'ai pas su à quelle vitesse était limitée cette portion. Dans le doute et sachant qu'il y avait là encore un radar, j'ai appliqué le 80 km/h. Sur les portions à quatre voies, c'était surréaliste. Anciennement, elles étaient limitées à 90 ou 110 km/h. Aujourd'hui, les zones à 110 km/h ont toutes disparu sauf une. Quant aux autres, elles sont toutes à 90 km/h, certaines portions étant même limitées à 70 km/h, là encore sans aucune raison valable. Même pas une intersection ou un manque de visibilité.

J'ai donc fait mes mille kilomètres en emmerdant tout le monde mais sans perdre de point. Enfin, j'espère.

J'ai pu constater plusieurs choses :

  • personne ne respecte ces limitations de vitesses parce qu'elles ne peuvent pas l'être sauf à avoir un œil sur le bouton de réglage du limiteur de vitesse et la pensée continuellement prise par la question de savoir à quelle vitesse est limitée le tronçon de route emprunté. Sur une trois voies, ça peut être rapidement amusant : 80 durant un kilomètre, 90 sur quatre cents mètres, à nouveau 80 sur deux kilomètres…
  • les poids lourds qui sont contraints d'avoir des tachymètres étalonnés roulent effectivement à 80 km/h là où un véhicule léger roulera plutôt à 75 km/h, son compteur indiquant 80. On se fait donc pousser et dépasser par des poids lourds ;
  • 90 km/h, ce n'est pas bien rapide. Mais 80 km/h, c'est soporifique. Ça endort ;
  • les automobilistes qui veulent à tout prix vous dépasser sont prêts à le faire n'importe où quitte à vous faire des queues de poisson.

Ainsi, je suis arrivé au bout de mon voyage beaucoup plus stressé que si je l'avais fait à 90 km/h. J'étais stressé par le comportement des autres véhicules, beaucoup plus dangereux qu'avant, par ces fichues limitations de vitesses qui sont juste impossible à repecter parce qu'elles changent continuellement et par les poids lourds qui me poussaient.

Mais je suis en sécurité, j'ai treize mètres de plus pour éviter un accident qui aurait peut-être pu être évité si tout le monde se concentrait sur l'environnement de son véhicule et non sur des tâches annexes comme la surveillance de son tachymètre.

 

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