правда TV

03.12.18 | par Le Grincheux | Catégories: Pignoufferies de presse

Hier soir, je suis tombé par le plus grand des hasards sur une émission politique spéciale diffusée par France 2. Je me suis accroché, je l'ai écoutée jusqu'au bout au mépris de ma santé mentale puisque, après tout, je suis contraint de payer la redevance audiovisuelle pour avoir des médias de qualité. Que devrais-je dire, des Marx Merdias.

Cette émission devait faire le point sur les demandes des gilets jaunes. Cela fut un déballage des programmes politiques de la France Insoumise (se retrouvaient Méchancon, pardon, Mélenchon qui exultait, puis son âme damnée Ruffin), des économistes atterrants comme Piketty et autres badernes du même tonneau. En dehors de François-Xavier Bellamy qui, seul, a essayé de poser les bonnes questions mais qui fut le dernier à avoir la parole donc qui était inaudible, tous les autres se sont roulés sans vergogne dans la fange de la démagogie. En revanche, force fut de constater que les seules personnes avec un discours construit, que l'on y adhère ou non, était les gilets jaunes invités. ils étaient dignes, polis, face à des vieux routiers de la politique qui n'attendaient que de récupérer leur mouvement. Quant aux jeunes loups aux dents longues de la politique en marche, ceux-ci étaient pathétiques tant leur discours était creux et totalement déconnectés de la réalité. Coller Gabriel Attal sur un sujet comme l'ISF face à la France Insoumise est aberrant parce que d'une part le marcheur ne brille pas par son intelligence et d'autre part il n'avait aucune idée des conséquences de l'ISF. Quand Mélenchon ou Ruffin parlent de symbole, on doit leur rétorquer immédiatement que la conséquence d'un rétablissement de l'ISF est une mise en danger des entreprises pour telle ou telle raison et que la conséquence à moyen terme est un chômage plus important et une précarisation des salariés, juste le contraire de ce qu'ils prônent. Au lieu de cela, ce fat a répondu qu'on allait évaluer la suppression de l'ISF. Ce n'est pourtant pas le débat, cela fait trente-cinq ans que l'on évalue les dégâts de l'ISF. On a donc aujourd'hui une excellente idée des conséquences de l'ISF. Six millions de chômeurs et neuf millions de pauvres, ce n'est donc pas suffisant pour la France Insoumise.

On y a parlé de l'ISF et de sa suppression inique et de son rétablissement. Et on ne a parlé en vase clos puisqu'il n'y a jamais eu de contradicteur. Les deux journalistes eux-mêmes devaient concourir pour le prix anti Albert Londres tellement ils étaient en dessous de tout. Lorsqu'on se targue d'inviter de telles énergumènes (Piketty, Mélenchon, Ruffin…), on travaille un peu ses fiches. Le journaliste est censé être là pour opposer aux délires des invités des faits. Il n'est pas là pour prendre position. Or, en refusant d'indiquer aux téléspectateurs des faits simples sur les conséquences d'un impôt aussi idiot et dogmatique que l'ISF sur l'économie française, ces journalistes ont ouvertement pris parti pour la franche la plus rouge écarlate du plateau.

L'ISF est en grande partie responsable de la situation actuelle du pays. Depuis l'annonce de sa suppression, l'investissement dans les entreprises a retrouvé un taux correct (24%) alors qu'on en était encore loin l'an passé où les capitaux fuyaient l'économie française. Mais non, pour la France Insoumise, il faut fermer les frontières. Pour le Rassemblement National aussi d'ailleurs, ce qui transformera la France en un genre de pays de l'est avant la chute du rideau de fer. Ce n'est pas en fermant les frontières qu'on arrivera à taxer et surtaxer encore le contribuable. Ça fonctionnera un temps, le temps pour eux de s'organiser. Et cela fera fuir tous ceux qui travaillent dur pour ne pas se faire spolier.

Et on ne fera jamais un pays de riches avec une population uniquement composée de pauvres.

Nous n'avons pas entendu non plus que la France est la championne du monde, toutes catégories confondues, du taux de prélèvement obligatoire. Devant le Danemark, mais la pression est acceptée par les danois parce qu'ils ont un pays qui fonctionne, des services publics tout à fait correct, une sécurité assurée, ce qui n'est plus le cas en France depuis de trop longues années. La question que devait poser l'un des deux journalistes sauf à devoir rendre sa carte de presse et les avantages fiscaux qui viennent avec elle, c'était de savoir comment font les pays similaires à la France avec quinze à vingt points de moins de prélèvements obligatoires. À l'éternelle augmentation du SMIC, personne n'a répondu qu'en dynamitant la sécurité sociale, nous pourrions immédiatement à coûts constants pour les employeurs, avoir un SMIC à 1500€. J'oubliais, c'est bien connu, sans la sécu, on crève dans la rue ! Il s'agit d'un totem, d'un tabou, ce n'est même pas discutable.

Personne n'a évoqué non plus que le contributeur de l'ISF était principalement la classe moyenne supérieure, pas les plus riches pour utiliser le jargon de la France Insoumise et que certains n'avaient même pas de quoi payer leur impôt sur les revenus ainsi que l'ISF. Personne n'a évoqué que ces heureux contribuables n'avaient souvent qu'un appartement en héritage dans les grandes villes, rien de plus. Non, ce sont des salauds de riches, il faut les faire casquer.

Cette émission était pourtant le moment de mettre toute cette classe politique face à ses contradictions en mettant en perspective leurs idées — testées pour la plupart depuis 1981 avec les résultats que l'on connaît — et la réalité des faits qui sont têtus. C'était le moment de faire de la pédagogie. Au lieu de cela, seuls ont pu s'exprimer des idéologues de la frange la plus gauchiste de la classe politique sans la plus petite contradiction qui aurait pu faire le lien entre les décisions passées (35 heures, 5 semaines de congés payés, ISF, sécurité sociale monopolistique et j'en passe) et la situation actuelle. Quant à faire le lien entre les revendications des gilets jaunes sur l'ISF et l'avenir, c'était encore plus compliqué. Notez bien que je n'en tiens pas rigueur aux jilets jaunes, ceux-ci ne s'étant peut-être jamais posés les bonnes questions. En revanche, j'en veux énormément à ces prétendus journalistes.

Le pompon final est tout de même détenu par celui qui a trouvé le moyen de dire que la démagogie ne doit pas gouverner la France. Je ne puis qu'y souscrire. Mais je pose la question. Ne serait-on justement pas dans la situation actuelle parce que la démagogie était au pouvoir depuis 1981 ?

Bref, un magnifique exemple de pignoufferie de presse subventionnée grâce à vos impôts (et pour votre bien).

Pourtant, il y avait quelques chiffres à donner en préambule. Entre 2011 et 2017, les revenus des 10% des français les plus pauvres sont passés avant redistribution de 450 à 350€ mensuels. Le revenu médian est toujours aux alentours de 2000€ mensuels. Pour que ces pauvres puissent vivre, on a massivement reporté les aides fournies à la tranche des français situés entre 20% à 50% de richesse à la tranche entre 0 et 20%. Mais on a aussi continué à augmenter les prélèvements dans tous les sens. Le résultat est assez simple : les français qui gagnaient en 2011 entre 1 et 1,8 fois le SMIC se sont massivement appauvris au profit des 20% des français les plus pauvres. C'est ce ventre mou qui est aujourd'hui affublé de gilets jaunes. C'est ce ventre mou qui n'a plus de courage de s'élever dans l'échelle sociale parce que la fiscalité ne l'invite pas à le faire. À quoi bon se lever, travailler 70 heures par semaine pour que l'état me vole au moins les deux tiers de ce que je gagne ?

Ceux qui sont encore au-dessus du revenu médian ne sont pas, pour l'instant, dans la rue. Ils ont aujourd'hui trop à y perdre. Mais ça ne saurait tarder si le mouvement continue. Les revendications seront alors un peu différentes parce que la classe moyenne souvent réfléchit différemment.

 

Gilets jaunes

02.12.18 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

Hier se tenait le troisième jour de grogne des « gilets jaunes ». Ceux-ci ont été visiblement accompagnés à leur corps défendant par des hordes de casseurs. J'ai pour ma part beaucoup de difficulté à croire que ces trois mille casseurs (selon la préfecture de police de Paris) aient pu passer impunément les barrages de police munis de lunettes de ski, de casque de moto et de barres de fer à tel point que je me demande si ce n'était pas voulu pour décrédibiliser une révolte populaire et dissuader le manifestant pacifique de rejoindre le mouvement.

De toute façon, ce mouvement n'accouchera pas de grand'chose pour plusieurs raisons. Ou plutôt ce mouvement aura des conséquences, mais des conséquences néfastes. Pourquoi ?

De ce que j'ai pu voir et entendre, les revendications sont assez disparates. Mais il en ressort quelques grandes lignes :

  • rétablissement de l'ISF et des impôts pour « les plus riches », reste alors à définir ce qu'est un plus riche, ayant entendu qu'« on m'avait dit que les plus riches allaient payer pour moi, je n'avais pas compris que le plus riche, c'était moi »;
  • arrêt de la hausse de la fiscalité ;
  • démission du gouvernement.

Le gouvernement fait la sourde oreille. Il ne le fait pas de gaîté de cœur, il ne le fait que parce qu'il n'a pas le choix. Cela fait maintenant quarante ans que l'on applique en France sur un terreau de collectivisme échevelé des recettes qui ne fonctionneront jamais parce qu'elles n'ont jamais fonctionné ailleurs et parce que ce sont les deux seules théories fumeuses qui sont inscrites dans les manuels d'économie de l'École Nationale d'Administration. Ces deux théories sont d'une part le marxisme et d'autre part le keynésianisme.

Le marxisme n'a jamais fonctionné nulle part non parce qu'on n'en a jamais fait assez, non parce qu'il fut dévoyé, mais parce que son hypothèse fondamentale est une erreur grossière. Le jeu économique n'est pas un jeu à somme nulle. En d'autres termes, ce qu'un riche possède, il ne l'a pas forcément volé à un pauvre. La lutte des classes s'effondre d'elle-même et tout le merveilleux édifice tombe à la renverse. Le marxisme, c'est un peu comme les sciences shadokes, la première pierre est de biais et, ensuite, tout est logique. Mais personne ne remet en cause les fondations de l'édifice.

Le keynésianisme a fonctionné une seule fois, dans un pays dans une situation très particulière qui n'est plus du tout celle des pays industrialisés modernes. Le keynésianisme a fonctionné au début des années 1930 dans un pays (les USA) qui n'avaient pas énormément d'infrastructures. Son multiplicateur entre les investissements publics et la croissance a eu quelques effets deux ou trois ans avant que la dépense publique mette l'économie américaine à genou et plonge le pays tout entier dans une crise profonde. Les USA ne sortiront de cette crise qu'avec la reprise insufflée par l'effort de guerre. Prétendre que les théories de Keynes ont relevé les USA est mensonger, ces théories n'ont donné qu'un bol d'air avant de détruire profondément l'économie à tel point que la population des grandes villes américaines mourait de faim.

Et comme des ceux théories n'ont jamais fonctionné nulle part, elles devront fonctionner en France. Nous le tentons depuis 1981, tant avec les socialistes de droite que ceux de gauche au pouvoir. Pire, dès qu'une réforme va dans un sens qui n'est pas celui du socialisme rampant, la population hurle à l'ultralibéralisme. Pourtant, la France est sans doute parmi les pays développés, l'un des plus éloignés du libéralisme et ce, qu'il s'agisse de sa conception de l'économie ou de ses institutions. Alors que sa constitution a pour objectif de circonscrire précisément les prérogatives de l'état, toutes les politiques menées sont faites pour étendre l'emprise de l'état au détriment de sa population, l'arme absolue de l'état étant la sécurité sociale qui n'est pas là pour être au service de l'assuré mais qui l'est pour asservir la population. Dans un pays où la moitié de la population ne paie pas le principal impôt direct qu'est l'impôt sur les revenus et qui attend ses allocations, la révolte n'est pas aisée. Quant à la réforme…

Certaines voix s'élèvent pourtant ça et là. D'aucuns parlent de la France comme d'une Union Soviétique en moins bien. Certains pays, ouvertement communistes, ont fait des études sur notre beau pays (sous la présidence Chirac) pour savoir comment le communisme pouvait perdurer dans le fonctionnement de l'état dans un pays moderne sans parti unique. D'autres encore considèrent que la France est avec la Corée du Nord et Cuba l'un des derniers pays communistes. Pourtant, ce n'est pas près de changer. L'Europe de l'est était séparée du monde libre par un rideau de fer, en France, ce rideau de fer est dans les esprits et nous n'avons aucun parti politique qui défende autre chose que le crypto-socialisme. Il ne faut donc rien apprendre de la classe politique, pas un de ses membres n'ayant pris la peine d'ouvrir un ouvrage de l'école de Wien, de Hayek ou de Friedman.

Ainsi, les seules solutions envisagées par le gouvernement sont des rustines. Plutôt que de baisser les taxes sur les carburants, il envisage des aides. Il faudrait donc lever des taxes supplémentaires pour aider les gens à payer les taxes de ceux qui ne peuvent plus payer les taxes de ceux qui n'ont plus le pouvoir de payer les taxes. Ça me paraît logique. Il faut des aides pour acheter des véhicules électriques. Les gens envoient un signal fort disant qu'ils n'arrivaient plus à vivre, il faudra qu'ils trouvent de quoi rallonger les aides en question pour acheter un nouveau véhicule. Encore une fois, c'est parfaitement logique.

Le gouvernement est donc totalement à côté de la plaque. Mais les manifestant le sont aussi. En effet, parmi les slogans répétés un peu partout, on peut entendre « rends l'ISF d'abord ». Pas facile d'expliquer à certains que l'ISF est un impôt contre-productif qui fait perdre en IR et TVA cinq fois plus qu'il ne rapporte. Il fallait supprimer l'ISF. Et surtout, il ne fallait pas créer l'IFI.

Il fallait supprimer l'ISF pour mettre la France au niveau de la concurrence fiscale des autres pays européen, rendre notre économie compétitive et attractive. L'ISF n'était qu'un boulet au pied de notre économie. Il fallait supprimer l'ISF car, contrairement à ce que certains pensent, sa suppression n'a pas profité aux plus riches qui pouvaient au travers de structures complexes y échapper. Le principal contributeur de l'ISF était la classe moyenne supérieure. Il fallait supprimer cette hérésie parce que l'ISF était basée sur le patrimoine détenu et ne tenait aucun compte du revenu. Même avec le bouclier, sans épargne, il fallait vendre ses biens pour l'acquitter. L'ISF était donc une expropriation, expropriation d'autant plus saumâtre que si le seuil de déclenchement fut relevé à 1,3 million d'euros, l'assiette n'a pas bougé et était toujours fixée à 780000 euros. Il fallait supprimer l'ISF parce que c'était le plus gros racket de la classe moyenne supérieure 340000 personnes payaient 5,5 milliards d'ISF chaque année, ce qui faisait une moyenne de 16000 euros par assujetti, seulement une moyenne. Un contribuable qui détenait 10 millions d'euros de patrimoine payait 98000 euros d' ISF par an, même s'il n'avait que des résidences secondaires et un revenu insuffisant pour payer l'ISF. Avant le plafonnement du Conseil Constitutionnel à 75 % (IR + CSG-RDS + ISF), certains contribuables ont payé plus de 100 % d'impôts sur leurs revenus, qui étaient donc intégralement confisqués à cause de l'ISF. Ils sont passés de 100 % d'impôts, voire bien plus, à 75 % de leur revenu confisqué. Il ne leur restait que 25 % de leur revenu. La gauche appelle cette spoliation la « justice sociale » et la « redistribution des richesses », mais pour que l'état les « redistribue » avec l'efficacité que l'on sait, il doit d'abord les voler à ceux qui les ont créées et qui les détiennent. Il fallait supprimer l'ISF parce que le patrimoine avait déjà été lourdement taxé lors de sa constitution. Il fallait supprimer l'ISF parce que cet impôt a entraîné une hémorragie de capitaux durant plus de 35 ans en affaiblissant considérablement l'économie française par défaut d'investissement et par défaut de consommation. Il fallait supprimer l'ISF parce que, au bout de 35 ans, nous avons pu voir que le principe de taxation des plus riches pour donner aux plus pauvres ne fonctionnait pas, notre économie étant aujourd'hui en voie de tiers-mondisation. Nous avons six millions de chômeurs, neuf millions de pauvres. Le bilan de l'ISF est donc largement négatif. Il fallait supprimer l'ISF parce que cet impôt pose de gros problèmes d'actionnariat dans les PME françaises. Beaucoup ont fermé, d'autres sont parties sous des cieux plus cléments. Je passe sous silence les détails, mais il fallait posséder des parts de capital à une certaine hauteur ainsi qu'un poste de dirigeant dans l'entreprise, poste payé à sa juste valeur (sic), bref, tout ce qu'il fallait pour planter une entreprise.

Pourtant, une bonne partie des manifestants appellent au rétablissement de ce qui les a créé le problème. Mais Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je? Quand on l’approuve et qu’on y souscrit (livre IV de l’Histoire des variations des églises protestantes, œuvres complètes, éd. Vivès, p. 145). Et il risque de rigoler longtemps en contemplant la France.

Il n'y aura donc que deux solutions pour résoudre la crise et ne pas attendre, attentiste l'implosion finale :

  • taxer un peu plus la classe moyenne en espérant que tout rentre dans l'ordre et que cette classe moyenne ne descendra pas à son tour dans la rue ;
  • libéraliser réellement l'économie en dynamitant la sécurité sociale qui est le principal responsable de l'état du pays (son budget est deux fois celui de l'état avec le résultat que l'on sait).

La libéralisation de l'économie, qui permettrait à coût constat pour l'employeur et à protection constante pour le salarié, de passer immédiatement le SMIC à 1500 € nets ne se fera pas. On ne touche pas à un totem (pour le peuple) et un moyen de financement (pour les partenaires sociaux).

Le gouvernement ne peut pas réduire la pression fiscale d'autant que le déficit de l'état n'est pas de 3,2%. L'an passé, en calcul dépenses/recettes, il était supérieur à 11%. Une note récente de Natixis(  natixis_dette.pdf) indique qu'en cas de baisse de la pression, la note de la France (état et sécurité sociale) serait dégradée. Donc augmentation des taux d'intérêt et, comme nous empruntons pour payer les fins de mois, cela va très bien se passer.

Ainsi, le gouvernement ne bougera pas. Il donnera tout au plus à la marge de nouvelles aides qu'il financera en accablant encore un peu plus la classe moyenne supérieure. Il ne renoncera surtout pas à la fiscalité qu'il a déjà voté et à celle qu'il a voté depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes (taxe sur les abonnements téléphones…).

Et nous aurons comme en Italie aux prochaines élections deux partis en tête, la France Insoumise et le Rassemblement National. Nous l'aurons voulu. Et il nous faudra attendre l'implosion finale, ces deux partis ne pouvant strictement rien faire sinon achever ce qu'il reste d'économie.

Nous n'aurons peut-être même pas à attendre les prochaines élections. J'espère que vous n'avez que des dettes dans les banques parce que l'avenir n'est pas riant. En début d'année, je pronostiquais encore une implosion à horizon de cinq ans, je ne pensais pas que cela viendrait aussi vite. Nous y sommes.

 

Inversion de valeurs

23.11.18 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Monde de merde, Déclaration de guerre

Avant-hier est tombé un verdict de la cour d'assises du département de la Manche. Cette cour d'assises a trouvé le moyen d'acquitter le prévenu, un homme de 21 ans, un réfugié originaire du Bangladesh, du viol d'une lycéenne fin 2015 à Saint-Lô sans toutefois remettre en cause la sincérité de celle-ci. Outre le bel exercice d'équilibriste, ce verdict est purement scandaleux.

Notons pour être tout à fait exact que le prévenu était accusé du viol de deux lycéennes. Pour l'agression de la première victime, il fut condamné à deux ans de prison avec sursis. Rajoutons même que sans sursis, il n'aurait pas passé une nuit en prison, les peines inférieures à deux ans étant aménagées. Il voit tout de même son nom inscrit au fichier des délinquants sexuels.

Pour la seconde agression, le procureur a demandé dans son réquisitoire six ans de réclusion criminelle. Mais l'avocate de la défense — il paraît pourtant que les femmes sont plus promptes à défendre les violences faites aux femmes que les hommes — a trouvé le moyen de plaider les difficultés d'interprétation de la part de son client qui n'avait pas les codes culturels pour prendre conscience qu'il imposait une relation par crainte ou par surprise. Et la cour, des jurés puisque nous sommes aux assises, a estimé que l'accusé n'avait pas conscience d'imposer un rapport sexuel.

Cette décision est grave et j'espère que le parquet aura le courage de faire appel aussi vite qu'il le fait dans d'autres affaires lorsqu'elles sont politiques. J'espère, mais j'ai comme un immense doute. En effet, par cette décision, la justice française dans sa grande sagesse délivre indirectement des permis de violer aux migrants sous prétexte qu'ils « n’ont pas les code culturels leurs permettant de comprendre qu’un rapport sexuel non consenti est un viol ». Je ne sais pas si vous voyez bien la jurisprudence qui peut sortir d'une telle décision et comment il est possible de faire voler en éclat les principes de notre droit grâce à une seule décision de justice.

Mais de cela, l'avocat de la défense n'a cure. Il faudrait alors lui rappeler quelques écrits de Saint Thomas d'Aquin:

La législation humaine ne revêt le caractère de loi qu’autant qu’elle se conforme à la juste raison; d’où il apparaît qu’elle tient sa vigueur de la loi éternelle. Dans la mesure où elle s’écarterait de la raison, il faudrait la déclarer injuste, car elle ne vérifierait pas la notion de loi; elle serait plutôt une forme de violence.

Cette violence est tous les jours plus forte et il y aura un jour où le peuple de France va se révolter. Peut-être demain, peut-être dans quelques mois ou quelques années, mais ce jour se rapproche tous les jours grâce à ce genre de décision. Et ce jour-là, il y aura du sang dans les rues et des têtes au bout des piques.

Quant à la victime dont le statut n'est pas remis en cause par le président de la cour, de qui ou de quoi est-elle la vistime ? De son agresseur ou de la justice ?

 

Gilets jaunes, doublures en rouge vif

17.11.18 | par Le Grincheux | Catégories: Haines ordinaires

Aujourd'hui est un jour de révolte. Une révolte sans syndicat, ce qui est un bien, mais aussi une révolte par des gens qui, pour le peu que j'en ai entendu, sont au mieux schizophrènes, et c'est un mal. Et j'ai peur de cette révolte tant les gilets jaunes sont cousus de fils rouges.

Le niveau de taxation est délirant en France. La majorité qui ne sait plus comment racler les fonds de tiroirs vient de proposer de taxer les modifications de régime matrimonial outre toutes les autres vexations fiscales pondues depuis le début de l'année. Le carburant, que l'on trouve à la pompe à 50 centimes d'euro en Louisiane revient à 1,64 € au supermarché du coin (prix de la semaine passée avant une baisse de 15 centimes sans doute en prévision de cette journée de blocage). La CSG a augmenté, dans mon coin autant les taxes fonctières que les taxes d'habitation ont été multipliées par deux en un an.

Et pourquoi ? Pour avoir plus de moyens de transport ? Pour entretenir les infrastructures ? Pour avoir des forces de l'ordre qui le font respecter ? Non, pour permettre à l'état de payer ses fins de mois. Et cela ne suffit même pas puisque jusqu'à la fin de l'année, nous vivrons à crédit. Quant à la cure d'horrible austérité, il faut savoir que jamais la dépense publique n'a atteint de telles sommes en France.

Ce qui me fait peur, réellement, c'est que tous les gilets jaunes interrogés ne remettent en cause que les taxes et les impôts. Or ces prélèvements ne sont que la conséquence d'un état providence complètement délirant. Plutôt que de descendre dans la rue pour manifester contre les prélèvements toujours plus nombreux, il conviendrait de se battre contre les dépenses délirantes. Il est en particulier inadmissible qu'un monstre qui coûte aussi cher que la sécurité sociale soit aussi inefficace et si peu assurantiel. Même aux États-Unis, qui ne sont pourtant pas un modèle en terme de système de santé, on est mieux soigné pour moins cher ! À titre d'information, une assurance santé pour une famille classique de trois personnes coûte 800$ par mois aux frais réels. Largement moins que notre chère sécurité sociale que le monde nous envie, mais que personne ne veut copier — sauf Michael Moore, mais pour lui faire comprendre quelque chose… à l'imposible nul n'est tenu !

Et j'entends ce matin des députés de tous les bords essayer de récupérer ces mécontentements. La gauche demande un nouvel ISF, le gouvernement annonce des primes diverses et variées. Tout le monde oublie ou pire ne veut pas voir que l'ISF n'a fait qu'appauvrir la France durant ces dernières décennies et que les primes venaient du budget de l'état, à savoir de l'argent public qui n'est autre que l'argent du contribuable.

Et j'entends les gilets jaunes, de bons socialistes et étatistes en puissance puisqu'il partent du principe qu'il faut encore prendre aux plus riches pour leur donner de l'argent à eux. Deux problèmes : les plus riches quittent de plus en plus ce pays dément, les plus riches commençant à la classe moyenne supérieure ; et si l'état ne vous ponctionnaient pas autant, ne croyez-vous pas, chers gilets jaunes, que vous pourriez vivre correctement ?

Ces simples réflexions, je ne les ai pas entendues. Ce mouvement sera donc un désastre puisque le gouvernement pliera. Oh, pas sur les taxes et autres vexations fiscales, non, il créera des primes comme il sait si bien le faire. Les gilets jaunes rentreront chez eux et les mêmes qui sont toujours plus taxés le seront encore plus. Ils croiront tous deux avoir gagné. Et la France aura une fois de plus perdu.

Si ce mouvement était là pour remettre à plat le système français existant depuis 1945 et responsable de l'état du pays, je serai le premier à descendre dans la rue. Mais remplacer un système déjà étatique par un système qui le sera encore plus n'est pas une bonne nouvelle.

Il n'y a vraiment pas à dire, ce pays est définitivement foutu. Il faudra une génération, voire deux pour que cela change si tant est que cela puisse encore changer car les classes moyennes qui le peuvent sont déjà en train de s'exiler. Il ne restera bientôt en France que des pauvres qui râleront contre les autres pays qui sont nettement mieux gérés. Il ne faut pas être grand clerc pour imaginer la suite. Au mieux, ce pays terminera comme la Grèce, au pire en guerre civile entre les pauvres qui vont toujours demander plus d'aides sociales, attisés par des séides de la France Insoumise, et les riches qui auront à peine plus d'argent mais qui seront encore plus ponctionnés, le tout dans une chômage de masse tant le travail sera lui aussi taxé.

Bossuet écrivait déjà

Mais Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je? Quand on l’approuve et qu’on y souscrit. (livre IV de l’Histoire des variations des églises protestantes)

Cela n'a jamais été plus vrai.

Pauvre France.

 

Piraterie

26.10.18 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur

Le site Sécurite Sociale Infos subit actuellement une petite attaque ciblée.

Je vais donc aider quelque peu les pirates en herbe en donnant quelques informations sur le système en question.

La machine faisant tourner le site public ainsi que la base de données est une machine Compaq ES40 à quatre processeurs — quatre vrais processeurs, des Alpha EV6, pas des merdouilles de x86 — et porte le doux nom de Fermat. Tenter d'injecter du code x86 n'aboutira à rien. Par ailleurs, je ne suis pas assez idiot pour faire tourner un site sensible sur un système d'exploitation courant ou avec un serveur web classique. Notez aussi que la base de donnée est répliquée en permanence vers un site distant et qu'il y a des archives de l'arborescence du site ainsi que de la base de données. Naturellement aussi sur plusieurs serveurs distants, nous ne sommes jamais trop prudent.

$ show system/full
OpenVMS V8.4 on node FERMAT 26-OCT-2018 00:30:08.02 Uptime 418 13:59:06

Oui, vous avez bien lu, il s'agit d'un vénérable système OpenVMS utilisé par un véritable (au sens Fortran du terme). Naturellement, sur ce système, je n'utilise pas de serveur Apache, mais un WASD des familles.

Donc, s'il vous plaît, arrêtez les attaques classiques qui n'aboutiront de toute façon pas, cela ruine mes deux connexions internet. Demandez plutôt à un expert OpenVMS, mais faites attention, le monde est petit et nous nous connaissons presque tous.

 

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