Une sale engeance

19.09.17 | par Le Grincheux | Catégories: Déclaration de guerre

Aujourd'hui, j'étais convié à une petite sauterie devant la chambre sociale de la cour d'appel d'une belle ville de France, mais un peu massacrée tout de même. J'y étais convié au motif que je refuserais de payer des cotisations sociales, plus exactement que je refuserais de payer des cotisations sociales entre l'automne 2014 et mai 2017 puisque je n'avais plus aucun droit ouvert auprès des organismes sociaux français. Je le refuserais d'autant plus que ma dernière activité non salariée fut fermée le 20 janvier 2016.

J'avais rendez-vous avec la CIPAV et avec un autre organisme volant (spoliant devrais-je dire) non identifié qu'est l'URSSAF du diocèse le plus crotté de France s'il faut en croire Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord qui savait de quoi il retournait.

J'en ai eu pour mon argent.

D'une part, le baveux censé représenter la CIPAV était un baveux commissionné par un autre cabinet pourtant de la ville qui nous a pris de haut en nous déclarant abruptement que, de toute façon, nous allions perdre et qui a eu l'outrecuidance de nous dire que nous n'avions pas déposé nos conclusions. Nous nous sommes expliqués à l'extérieur de la salle d'audience assez vertement.

Or ces conclusions ont été envoyées par courrier recommandé à la caisse début juillet. Cette caisse a tout de même envoyé par son avocat un courrier par lequel elle disait rester sur ses écritures de première instance le 27 juillet, n'ayant à ses dires pas reçu nos écritures. Le président du tribunal a trouvé là le moyen pour ordonner un renvoi au 7 novembre courant. Il s'est même permis d'affirmer que l'accusé de réception de délivrance du courrier au destinataire n'est pas une preuve que le courrier a bien été reçu. On se demande alors qu'elle est la valeur d'un courrier recommandé. Passons.

C'est bête, leur cabinet d'avocat principal a trouvé le moyen d'envoyer un jeu de conclusion le 15, réceptionné le 16 septembre, jeu de conclusion pompeusement appelé n°2. Je pose donc la question : pourquoi s'amuser à écrire un second jeu de conclusions sauf si, par inadvertance, ils n'ont pas retrouvé mes écritures ?

Donc, renvoi au 7 novembre 2017. C'est revuler pour mieux sauter. D'ici-là, le président du tribunal va sentir passer le vent du boulet. Voire le boulet en entier car il y a des choses qui ne se font pas.

Côté URSSAF, pas de plaidoirie. En premier lieu, puisque j'ai intimé mon contradicteur, audiencier régional de l'URSSAF à avoir par devers lui un pouvoir spécial de représentation et que pour une fois celui-ci en avait un, il m'a demandé de présenter le mien qui avait négligemment disparu du dossier du greffe. C'est de bonne guerre, mais, manque de chance, j'en avais une copie. Pas de plaidoirie donc car cela n'aurait servi à rien. Mon contradicteur étant bouché à l'émeri, cela n'aurait fait que hausser ma tension artérielle avec autant de résultat que de souffler dans une contrebasse pour faire de la musique. Et lorsque ma tension monte, je suis capable de dire des choses particulièrement désagréables. Mon contradicteur se lance alors dans une plaidoirie qui ne devait pas en être une d'après ses dires et qui n'avait de rapport de près ni de loin avec le schmilblick. À la fin de son palabre, je lève la main comme à l'école pour demander la parole au président qui me l'accorde. Je n'en attendais pas tant.

En effet, dans l'exposé de l'affaire ainsi que dans les conclusions de l'URSSAF, jamais n'était évoqué le fait que j'étais salarié depuis juin 2014. Il faudrait tout de même en commencer par là. Jamais non plus n'avait été évoqué le fait que durant plus de deux ans et demi, j'ai été contraint de prendre une assurance santé à l'étranger pour avoir une simple couverture santé puisque tant la CPAM que le RSI me la refusait. Jamais. Mais sans évoquer cela, il est facile de me faire passer pour un révolté, un libéré de la sécurité sociale, un disciple du bon docteur Claude combattant le monopole. Non, je ne suis pas un libéré, je suis quelqu'un qui se bat pour ses droits — qui refuse donc de payer des cotisations s'il n'y a pas de droit ouvert en contrepartie — et qui utilise le système jusqu'au bout puisqu'il est impossible à court terme de le changer.

Il faudra faire un exemple en épinglant un juge à un tableau de chasse. Aujourd'hui, nous avons certainement un très sérieux candidat.

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Quand le pape insulte les climatologues

15.09.17 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Je hais les tradis, Je hais les politiciens

J'avais une assez bonne opinion du pape François. Mais ça, c'était avant.

Je considère sans doute à tort qu'un pape est le représentant de l'Église catholique et de quelques autres reconnaissant Rome et, qu'en tant que représentant de l'Église, il n'a pas a mettre sur la place publique sa vie privée. Qu'il confie son intimité à un livre parlant de ses petites fiancées, ses consulations chez une psychanalyste, ses convictions politiques allant jusqu'à indiquer que les communistes, ce sont des chrétiens [ce sont les autres qui ont volé notre bannière], prouvant si nécessaire ses lacunes historiques et l'enterrement définitif de Don Camillo.

Mais pire que tout, il se met aussi à insulter les spécialistes du climat. En effet, dans l'avion de retour de Colombie, le Pape a qualifié de stupides, d'entêtés aveugles ceux qui ne croyaient pas à la théorie des changements climatiques provoqués par l'homme et a dit que ceux qui persistaient le faisaient à leurs propres risques et périls, se joignant ainsi au chœur de ceux qui attribuent des ouragans comme Harvey et Irma aux climato-sceptiques, à commencer bien entendu par le président Trump, coupable de ne pas avoir signé les accords de Paris.

Le problème c'est que la réalité est bien différente, ce sont les scientifiques eux-mêmes qui le disent. On a parlé d'Irma comme si c'était l'ouragan le plus dévastateur de l'histoire. Malheureusement c'est faux, Irma est loin derrière que l'ouragan du Labour Day (1932), Camille (1969), Katrina (2005) et Andrew (1992), quant à Harvey il est classé 18e sur la liste. Les ouragans actuels ont interrompu une période de douze ans de calme pendant laquelle il n'y a eu aucun ouragan de force 4 ou 5 sur le territoire américain. Et cela n'a rien à voir avec la politique d'Obama. En conséquence, attribuer la force des ouragans aux changements climatiques à l'utilisation des combustibles fossiles est parfaitement ridicule puisque nous avons des témoignages d'ouragans dévastateurs depuis bien avant la révolution industrielle.

Bien entendu, la température de la Terre change et elle a toujours changé depuis l'origine du monde jusqu'à aujourd'hui. Mais ce type de changement climatique ne s'observe que sur des échelles de l'ordre de 30, 40 ou 50 ans et une journée d'ouragan ne veut rien dire. De plus, rien n'indique que les changements climatiques seront forcément catastrophiques. Si on ne peut pas nier l'impact de l'homme sur les changements de température, son rôle reste marginal face aux facteurs naturels : taches solaires, volcans, rayons cosmiques, comme l'a récemment rappellé le professeur Antonino Zichichi dans un entretien au journal Libero.

C'est d'ailleurs la NOAA, la plus haute autorité américaine sur l'étude des ouragans qui le dit : « Il est prématuré de conclure que les activités humaines – surtout les émissions de gaz à effet de serre qui causent le réchauffement de la planète – aient déjà eu un impact concret sur les activités des ouragans dans l'Atlantique et des cyclones tropicaux globaux… » Une observation confirmée par l'IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) qui est la plus haute autorité en matière de catastrophisme climatique. Dans son dernier rapport, cet organisme affirme que « … les données actuelles indiquent qu'aucune tendance significative n'a été observée dans la fréquence des cyclones tropicaux globaux au cours de ce dernier siècle… Aucune tendance significative dans le nombre annuel de tempêtes tropicales, ouragans et ouragans graves n'a été identifiée au cours des cents dernières années dans l'Atlantique Nord ».

Une étude publiée ces derniers jours par des scientifiques de l'Université Nationale de Séoul (Corée du Sud) émet même l'hypothèse qu'au cours de quinze prochaines années, la fréquence et l'intensité des ouragans diminuera à cause du refroidissement des eaux de l'Atlantique.

De plus, quand on se rappelle qu'en 1900 un ouragan de force 4 a causé plus de 10 000 morts au Texas et qu'un autre ouragan a provoqué 1 800 morts autour du Lac d'Okeechobee ou encore quand on pense aux 138 000 morts causés par Nargis en 2008 en Birmanie, on ne peut qu'être stupéfait qu'Irma n'ait causé que quatre morts jusqu'à présent lors de son passage en Floride.

Qu'est-ce qui explique que les taux de mortalité dus aux ouragans soient aussi bas aux Etats-Unis ? Tout simplement le progrès, les satellites et le développement des technologies qui permettent de tracer la direction et la vitesse des ouragans avec des systèmes qui permettent de donner l'alerte jusqu'à 36 heures à l'avance. Sans cette technologie, les morts se compteraient par milliers.

Tout cela signifie, n'en déplaise aux têtes pensantes qui conseillent le Pape, que ce ne sont pas les soi-disant politiques climatiques qui aideront les pauvres, avec l'illusion de pouvoir arrêter les vents et de réguler la température comme si la Terre avait un thermostat mais bien les politiques de développement qui permettent aux personnes d'être moins vulnérables aux phénomènes atmosphériques extrêmes qui ont toujours existé et qui existeront toujours.

Source: LNBQ, Riccardo Cascioli

 

Paris 2024

14.09.17 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Je hais les politiciens

Les plus jeunes d'entre vous n'ont pas connu l'URSS ni les histoires qui tournaient autour du magnifique paradis des travailleurs surdéveloppé technologiquement puisque, d'après le regretté Pierre Desproges, on y produisait tous les ans une bombe thermonucléaire et une chaussure de taille 42 par habitant. À l'époque de l'URSS, disais-je avant d'être assez grossièrement interrompu par moi-même, il se racontait la blague suivant sur le journal l'Humanité. Ce torchon qu'aurait même désapprouvé Jaurès était censé lancer un concours dont le premier prix était un voyage d'une semaine en URSS. Le deuxième prix était un voyage de quinze jours en Union Soviétique. Mais il faut avoir vu l'Europe de l'est avant la chute du mure de Berlin pour comprendre tous les sous-entendus de cette histoire.

Pour les jeux olympiques, c'est un peu la même chose. Paris va les organiser parce que personne n'en veut. Tous les compétiteurs ont jeté l'éponge sauf Los Angeles qui préfère attendre quelques années avant de s'y coller en réutilisant les infrastructures que la ville avait déjà construite pour les jeux olympiques de 1984. Peut-être est-ce une façon de les amortir. Nous ne discuterons pas ici du fait de savoir si les jeux olympiques de 1984 à Los Angeles étaient une façon de réutiliser les infrastructures construites pour les jeux de 1932. En revanche, on peut se demander pourquoi une ville qui possède déjà une grande partie des infrastructures suggère qu'il est urgent d'attendre et de renvoyer à plus tard un tel événement.

Rien que cela devrait alerter n'importe qui muni d'un cerveau en état de marche. Personne n'en veut, plus personne ne sait pourquoi il faut organiser les jeux olympiques d'autant plus que jamais le budget de ce machin n'a été respecté. L'édile débile de Paris n'a même pas vu que tout les compétiteurs repoussaient le moment de cet événement présenté comme heureux.

Pire, toujours contente d'elle-même et ne ratant jamais l'occasion de dire une bêtise, elle a cru bon de déclarer :

Je veux leur dire, ainsi qu’à l’ensemble des Français, que ces Jeux seront un véritable accélérateur de la transition écologique, de la création d’emplois, et de la solidarité.

C'est important pour elle d'y croire ! Et il faut y croire puisque restent à trouver quelque sept milliards d'euros si le budget est respecté à la lettre ce dont personne ne croit. Une paille.

Paris 2024

Fig. 1 : snif

Dans un communiqué, l'édile a loué « un moment historique ». « Cent ans après 1924, nous ramenons les Jeux à Paris. Cette victoire est d’autant plus belle qu’elle est collective et qu’elle est généreuse », a-t-elle notamment appuyé. « Mes premières pensées vont aux Parisiens et aux Franciliens, en particulier les habitants de la Seine-Saint-Denis, qui grâce aux Jeux vont voir leur quotidien s’améliorer, a-t-elle ajouté. Je veux leur dire, ainsi qu’à l’ensemble des Français, que ces Jeux seront un véritable accélérateur de la transition écologique, de la création d’emplois, et de la solidarité. »

Tu l'as dit, bouffie !

Ce faisant, force est de constater ton manque de logique. Très récemment, tu couinais devant la presse que tu étais brocardée parce que tu étais une femme et que tu étais d'origine espagnole. Je te rassure, tu n'es brocardée ni parce que tu es une femme, ni parce que es d'origine espagnole. Tu es brocardée parce que tu es dogmatique, que tu pourris la vie des franciliens en général et des parisiens en particulier avec des décisions idiotes et prises sans aucune concertation, que tu as réussi à transformer Paris en un gigantesque cloaque infesté de rats, en un indémerdable embouteillage continuel. Demande-toi pourquoi même des élus a priori de ton bord politique t'envoient des volées de bois vert je dois dire assez méritées. Pour illustrer le manque de concertation de la marie de Paris, je ne résiste pas à faire une autre digression. L'association 40 millions d'automobilistes vient de lancer une action originale que je ne puis que relayer ici.

Aujourd’hui, lundi 11 septembre 2017, l’association « 40 millions d’automobilistes » lance la première manifestation téléphonique, »Dis-le à Anne », pour protester contre les multiples mesures prises à l’encontre des automobilistes par la maire de Paris, Anne Hidalgo. L’association appelle tous les usagers à raconter directement au cabinet de la Maire les nuisances qu’ils subissent au quotidien en raison de sa politique de mobilité. Pour ce faire, un seul numéro : le 01 42 76 48 11*.

Paris 2024

Fermeture des voies sur berge à la circulation automobile, bannissement des vieilles voitures de la capitale, suppression des places de stationnement et autres restrictions de circulation… La vie des automobilistes Parisiens et Franciliens est devenue un calvaire, car loin d’améliorer la mobilité des usagers, ces mesures prises en cascade par Anne Hidalgo depuis le début de son mandat n’ont fait que renforcer la congestion routière… et exacerber la colère des usagers des grands axes de circulation, de plus en plus pollués, et des administrés.

On ne peut pas en vouloir à un élu de ne pas maîtriser tous les sujets… En revanche, il est inacceptable de refuser systématiquement d’entendre les personnes dont c’est le métier. Et c’est malheureusement la situation que l’association rencontre avec Anne Hidalgo depuis son élection : « 40 millions d’automobilistes » a formulé de nombreuses demandes de rendez-vous pour proposer des mesures qui ne pénaliseraient personne. Mais elles sont toutes restées sans réponse. Anne Hidalgo ne peut plus continuer à diriger la capitale sans tenir compte de l’avis de ceux qui y vivent et viennent y travailler .

C’est pourquoi l’association demande aujourd’hui à tous les usagers pénalisés dans leurs déplacements quotidiens par la politique de mobilité imposée par l’édile parisienne de participer à cette manifestation :

  • Vous êtes bloqués dans les embouteillages ? Connectez votre kit mains-libres et dites-le à Anne !
  • Vous habitez aux abords des quais hauts et subissez les nuisances sonores depuis la fermeture des berges ?

>>> Composez le 01 42 76 48 11*.

Si Anne Hidalgo refuse d’entendre « 40 millions d’automobilistes », elle devra écouter les doléances des 12 millions de Parisiens et de Franciliens qu’elle a pris en otage !

N’hésitez pas à réagir sur les réseaux sociaux avec le hashtag #DisleaAnne, que ce soit pour partager votre témoignage ou les circonstances de votre appel à Anne Hidalgo.

*Au cas où la mairie de Paris viendrait à bloquer cette ligne, « 40 millions d’automobilistes » invite les participants à poursuivre la manifestation en contactant le secrétariat de la Mairie au 01 42 76 40 40.

Mais revenons au sujet. Nous aurons les jeux olympiques en 2024, après un arrangement subtil avec Los Angeles. C'est donc une dépense publique de plus de sept milliards d'euros qui devrait être ordonnée pour organiser ce moment médiatique de premier ordre. Au-delà des apparences, la question est évidemment de savoir quelle transparence la ville de Paris donnera à une opération qui tombe très mal pour ses finances d'autant plus qu'il faudra, et c'est une obligation du CIO, légiférer pour introduire une loi d'exception pour ces jeux. En effet, durant les jeux olympiques, la loi nationale s'efface devant le règlement du CIO. C'est très pratique.

Selon une tradition bien ancrée en France, le circuit de financement des JO promet d'être extrêmement complexe et de perdre tous ceux qui chercheront à s'y retrouver. Bien évidemment, à ce stade, on nous promet des partenariats public-privé qui ne coûteront aux contribuables. Ou si peu. On apprend au détour d'un article de presse que le seul coût du village olympique devrait atteindre 1,3 milliard d'euros. Pour bien fixer les idées, ce coût revient au double des crédits gelés dans le budget de l'armée cette année. Une paille qui ne mérite pas qu'on s'y arrête.

Quant au budget de fonctionnement des jeux, il devrait tout devrait tout de même ponctionner près de 1,5 milliards d'euros à la ville de Paris. Rapporté au nombre d'habitants de Paris, cela fait tout de même mille euros par tête de pipe. Sans compter, bien entendu, les suppléments par l'intermédiaire de la région financée aussi par les heureux parisiens et autres joyeux franciliens. Notons bien que je ne suis pas convaincu du tout que le reste des français ne passera pas à caisse non plus, ces chiffres étant bien sûr des estimations dont l'histoire montre qu'elles ont toujours été inférieures à la réalité. Je ne parle naturellement que de ce qu'on vois dans le budget prévisionnel, pas comme l'aurait si bien écrit Frédéric Bastiat de ce qu'on ne vois pas ou pas encore.

Il s'agit donc d'une ruine en fanfare pour une ville déjà ruinée. En effet, le budget global des jeux équivaut peu ou prou à une année des dépenses de la ville de Paris. Il s'agit donc d'un effort colossal dans un contexte budgétaire sensiblement tendu, la gestion pratiquée depuis l'élection de Bertrand Delanoë ayant mis la ville à genoux.

Naturellement, je ne me permettrais pas d'affirmer ceci sans avoir quelques preuves de ce que j'avance. Ces preuves sont disponibles dans le rapport de la Chambre Régionale des Comptes d'Île-de-France daté de 2016 qui dépeint de façon très précise la situation financière de la ville-lumière. Quels que soient les dénis d'Anne Hidalgo, la situation financière de la ville s'est effectivement dégradée ces dernières années, au point que Standard & Poor's considère qu'il faudrait vingt-deux ans pour que Paris se désendette. Or le seuil d'alerte des finances territoriales est franchi à douze ans de durée de désendettement. Nous ne sommes pas encore à deux fois le délai mais,  patience, cela ne saurait trop tarder. Ainsi, la situation de la capitale est largement plus alarmante que l'édile ne veut bien le dire. Rajouter au tableau les coûts de l'organisation des jeux n'arrangera rien. Sauf que le dogme ayant dépassé depuis longtemps le débat public et l'intérêt financier, ces réalités simples sont impossible à aborder.

La question la plus simple est de savoir qui gagne de l'argent avec les jeux olympiques. Cette question, cruciale, est rarement abordée. Tout au plus parle-ton de plus de touristes dans les rues, de plus d'embouteillage par la réduction des voies de circulation. C'est un peu court. Pour répondre à cette question, il faut faire la somme des recettes publicitaires des chaînes de télévision diffusant les jeux. L'exemple de Rio ou de Londres permet d'illustrer le propos et montre que, dans la pratique, NBC a perçu un milliard de dolalrs américains de recettes publicitaires supplémentaires grâce aux jeux de Rio.

En d'autres termes, l'heureux contribuable français finance un événement qui profite à des acteurs privés dont une grande part est étrangères. Il s'agit essentiellement de médias. Le surcroît de dette publique ne sera pas ainsi perdu pour tout le monde.

Regardons de plus près le rapport de la Cour des Comptes :

En 2015, la capacité de désendettement de la Ville devait correspondre à 13 ans d’épargne brute pour passer à 18 ans en 2017 avant de redescendre à 15 ans en 2018. L’agence Standard & Poor’s, tout en conservant à la Ville son appréciation positive, a évalué quant à elle à 22 ans en 2017 sa capacité de désendettement, très au-dessus du seuil d’alerte traditionnel estimé à 12 ans, par référence à une durée moyenne de remboursement des emprunts.

La Ville de Paris récuse la notion de seuil d’alerte traditionnel en invoquant, sans la documenter davantage en l’état, l’évolution profonde du rapport à la dette que l’on constate dans d’autres grandes métropoles mondiales. Elle souligne également la prudence traditionnelle de ses prévisions budgétaires (cf. l’exécution du budget 2014) et l’importance de son patrimoine susceptible d’être mobilisé. S’appuyant elle aussi sur les ratios réglementaires, elle rappelle, outre la modération de son endettement par habitant (1 646 €), que, même si la dette parisienne, rapportée aux recettes de fonctionnement (51 % en 2014) atteignait 75 % en 2018, elle serait encore inférieure à la moyenne constatée (85 %) dans des plus grandes villes françaises. Mais la force de ces arguments ne peut faire oublier que la capacité de désendettement et le taux d’épargne brut, par le maintien d’un bon niveau d’épargne brute, sont deux indicateurs reconnus comme significatifs pour l’appréciation de la soutenabilité d’une stratégie financière.

L'édile de Paris prouvera si besoin était qu'il n'y a point d'effet sans cause, et que, dans le meilleur des mondes possibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux et madame la meilleure des baronnes possibles. Et ne m'opposez surtout pas Alain à Voltaire en me rétorquant que le pessimisme est d'humeur, l'optimisme est de volonté.

 

Les vacances de Monsieur Hulot

06.09.17 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les écolos, Je hais les politiciens

Certains devraient rester en vacances perpétuelles. Cela leur éviterait de dire des bêtises, pire, cela leur éviterait d'en faire. Dixit le Figaro de ce matin :

Le ministre de la Transition écologique a présenté ce mercredi un projet de loi qui prévoit la fin de la recherche, et de l'exploitation des gisements existants, sur l'ensemble du territoire français. Il espère ainsi convaincre d'autres pays de suivre cet exemple.

La fin de la production des hydrocarbures est désormais programmée. Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a présenté ce mercredi le projet de loi qui entérine la sortie progressive et irréversible de la production de pétrole et de gaz sur l'ensemble du territoire français à l'horizon 2040. Dès la publication du texte, plus aucun nouveau permis de recherche d'hydrocarbures ne sera désormais attribué. Cette annonce constitue la première traduction concrète du «plan climat», présenté par Nicolas Hulot début juillet, et grave dans le marbre une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Le chef de l'État, cité par Christophe Castaner, a affirmé que la France était «à l'avant-garde de cette ambition (d'en finir avec les hydrocarbures)».

«Ce projet de loi nous permettra, lorsqu'il sera promulgué, de mettre fin immédiatement à tout nouveau permis d'exploration d'hydrocarbures», a déclaré Nicolas Hulot à l'issue du conseil des ministres. Les nombreuses demandes de permis de recherche, mises en attentes pas le précédent gouvernement, pourront donc être refusées. En revanche, «les situations légalement acquises seront respectées tout en se conformant au nouvel objectif de fin d'autorisation de renouvellement à l'horizon 2040», prévoit le projet de loi. Le texte signe la fin des 63 concessions existantes en France. Leur permis d'exploitation ne pourront être renouvelés au-delà de 2040. Le document met également fin au flou qui persistait autour du gaz de schiste. «A partir du moment où est interdite la recherche d'hydrocarbures et où aucun permis d'exploration de gaz de schiste n'a été délivré à ce jour, aucune exploitation de gaz de schiste ne sera plus possible en France», souligne le projet de loi. La fracturation hydraulique, seule technique efficace à ce jour, était déjà interdite depuis 2011 pour éviter la pollution associée à ce mode d'extraction. Mais cela laissait encore la porte ouverte à l'utilisation d'éventuelles nouvelles technologies.

Si ce texte a une forte symbolique sa portée reste tout de même relativement limitée. Chaque année le pays produit environ 800.000 tonnes de pétrole. Soit un modeste 1% de la consommation nationale. Le pays importe en effet 99% de son pétrole.

La France reste un très petit producteur d'hydrocarbures

Avec ces dispositions, la France entend limiter ses émissions de gaz à effet de serre en décourageant le recours aux hydrocarbures, qui polluent lors de leur utilisation. Elle veut ainsi tenir ses engagements pris lors de l'accord de Paris sur le climat et encourager d'autres pays à suivre la même voie. «Nous sommes le premier pays à prendre ce type de mesures. Je pense que d'autres pays vont emboîter le pas», a ainsi réagi Nicolas Hulot dans un entretien à l'AFP.

Le directeur général du WWF France, Pascal Canfin a également commenté le projet de loi: «si cette décision est essentiellement symbolique (...) elle n'en est pas moins importante puisqu'elle peut avoir un effet d'entrainement sur d'autres pays. Les jours des énergies fossiles sont désormais comptés, c'est une nouvelle page qui se tourne! Nous attendons maintenant du gouvernement qu'il prenne, à l'occasion des prochaines échéances comme les Assises de la mobilité, des mesures pour réduire notre consommation d'hydrocarbures». Ainsi que le souhaite le gouvernement, d'autres mesures suivront dans les prochains mois dans le cadre du Plan climat.

Il n'y a vraiment pas à dire. L'écologie est un sujet bien trop sérieux pour la laisser aux écologistes, surtout lorsque ceux-ci sont d'anciens pollueurs repentis. Ce sont les pires.

Le problème des hydrocarbures n'est pas un problème. Le problème, en revanche, est le cycle du carbone. Utiliser des hydrocarbures synthétisées par des bactéries génétiquement bricolées (voir des travaux de Craig Venter et des grands énergéticiens) en puisant le dioxyde de carbone de l'atmosphère n'a aucun impact sur le climat si tant est que la combustion des hydrocarbures fossiles en ait. J'utilise un conditionnel car pour les vrais scientifiques et contrairement à ce qui est claironné par le GIEC, le débat d'une part n'est absolument pas tranché, et d'autre part pencherait malheureusement dans la direction contraire.

En faisant ça, sombre crétin indigne de ton maroquin, tu ruines simplement la recherche et l'industrie pétrolière française et tu obères l'avenir. En effet, si tu t'étais un jour penché sur un livre d'histoire des techniques sans en sauter les pages, tu aurais compris qu'on n'a mis de l'essence dans des véhicules que parce que c'était la solution la plus efficace, pas parce qu'il fallait, comme les individus de ton espèce le pensent, sauver l'industrie pétrolière acculée à la faillite par la fin de l'éclairage à la lampe à pétrole.

Par ailleurs, tu ne veux plus ni centrale nucléaire, ni pétrole, ni nouveaux barrages hydroélectriques. Crois-tu simplement qu'avec des éoliennes qui ne fonctionnent qu'aléatoirement et des panneaux photovoltaïques tu arriveras à recharger tous les véhicules électriques ? Un simple calcul permet de répondre par la négative. Tu penses sans doute que les chiffres vont se plier à ton dogmatisme étroit.

Pauvre France. On croyait avoir tout vu avec la présidence Hollande, nous allons avoir encore pire. Quatre ans et demi de conneries enfilées comme des perles sur un fil, c'est long. Surtout vers la fin.

 

Moralisation

05.08.17 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

Un député n'a plus le droit d'embaucher un membre de sa famille. La belle affaire d'autant que l'on parle de famille qu'il faudrait commencer par définir vu le nombre de nos représentants qui vivent maritalement. Cela a occupé le chaland alors que le problème n'est pas qu'un homme politique embauche un membre de sa famille mais que le membre en question soit payé grassement à ne rien faire.

Et vous a-t-il échappé que ce faisant, nos chers députés pourront toujours embaucher à ne rien faire quelqu'un de la famille de son voisin de banc (et réciproquement) ? Entre gens de bonne composition…

 

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