Va donc voir à Colombey s'il y a deux églises !

09.11.13 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvais esprit, Je hais les politiciens

Il y a quarante-trois ans, jour pour jour, disparaissait Charles De Gaulle au coin d'une réussite. Les cartes sont vraiment dangereuses. Comme tous les ans, le cimetière de Colombey-les-deux-Églises se transforme en lieu de pélerinage. Heureusement que le grand Charles n'a pas été incinéré et ses cendres dispersées en mer, certains ne sauraient plus quoi faire les 9 novembre.

Cette année, la ronde des prétendants à la succession idéologique s'est même étoffée. Il faut dire que nous allons entrer dans une année électorale chargée et qu'il est toujours intéressant de se prévaloir du général.

Outre les gaullistes autoproclamés de l'actuelle droite parlementaire en général et de l'UMP en particulier, le petit cimetière de Colombey a pu voir passer ce matin Anne Hidalgo, candidate à la mairie de Paris, Nicolas Dupont-Aignan et des cadre du Front National. Parmi les trois derniers, le seul qui pourrait passer pour un gaulliste est Nicolas Dupont-Aignan. Quant aux deux autres… Le général a du se retourner dans sa tombe.

Anne Hidalgo est membre d'un parti politique, le Parti Socialiste, qui n'a eu de cesse de combattre le général et ceux qui se réclamaient de ses idées. Quant aux membres du Front National, il me semble qu'ils étaient plus du côté de l'Algérie française et de l'OAS que de la grande Zohra et, qu'eux aussi, ont passé leur temps à le combattre.

La ligne politique de De Gaulle n'était pas à gauche, loin s'en faut. Mais elle n'était pas non plus à la droite tendance populaire actuelle, encore moins à l'extrême droite, même si le calembour de Colombey-les-deux-Mosquées aurait pu être trouvé par le père Le Pen dans l'un de ses grands jours. Je ne résiste pas à citer intégralement cette perle :

C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu'on ne se raconte pas d'histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leur djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées !

Cette récupération tous azimuts de l'image de De Gaulle est indigne. Elle est indigne parce qu'une partie de ceux qui en tentent la récupération n'a aucun point commun avec ce qu'était le gaullisme. Elle est indigne parce que ces mêmes qui se prévalent aujourd'hui de ses idées les combattaient directement ou indirectement il n'y a encore pas si longtemps que cela. Elle est indigne parce que pas un seul de ces prétendus disciples n'a de vision pour la France. Or le gaullisme est avant tout une certaine idée de la France.

Certains sont vraiment prêts à tout pour accéder au pouvoir. N'oublions pas que c'est nous qui le leur donnons !

Réagir »
 

L'obsession de l'andouillette, saison 2

08.11.13 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

La France a perdu cette nuit sa note AA+ et vient d'être rétrogradée à AA selon Standard & Poor's. Pierre Moscovici regrette les jugements critiques et inexacts. Jean-Marc Ayrault déclare avec aplomb que cette dégradation ne changera rien parce que la perspective donnée par l'agence est stable.

Certes, aujourd'hui, cette perspective est stable. Mais pour combien de temps encore ?

Pierre Moscovici défend avec aplomb l'action du gouvernement en parlant des réformes d'envergure qui ont été menées depuis dix-huit mois, réformes faites dans le but de redresser l'économie du pays, ses finances publiques et sa compétitivité. Certes, le gouvernement Ayrault a appelé plus d'impôts que le précédent, mais il a encore plus augmenté les dépenses. La différence entre les nouveaux impôts collectés et les dépenses est actuellement de plus de cinq milliards d'euros en faveur des dépenses. Ce n'est pas très exactement ce que l'on peut appeler un redressement, tout au plus une décroissance de la hausse. Et s'il est possible d'enfumer un électeur, il est beaucoup plus difficle de faire la même chose avec des spécialistes.

Pour faire passer la pilule, Pierre Moscovici fait observer que la nouvelle notation demeure parmi les plus élevées puisqu'elle est précisément la troisième meilleure possible dans la classification de S&P et qu'elle témoigne des atouts reconnus de la France. Parmi ces atouts, le ministre énumère ses perspectives démographiques, la qualité de ses infrastructures, le haut niveau d'éducation et de productivité de sa main-d'œuvre, le niveau d'épargne élevé du secteur privé et son statut d'émetteur de référence au sein de la zone euro. Certes. Mais nous continuons à endetter nos enfants pour conserver un train de vie que nous ne sommes plus en mesure de nous payer et je vois assez mal le gouvernement continuer à lever longtemps de nouveaux impôts. La fronde n'est pas loin et de plus en plus de cadres et de professions libérales vont voir à l'étranger si par hasard le régime fiscal ne serait pas plus intéressant qu'en France où il change quatre fois par an.

Quant à la perspective stable, elle signifie d'après le ministre que l'agence n'envisage pas de la modifier à court ou moyen terme. Il traduit cela par le fait que Standard & Poor's croit en l'engagement du gouvernement à contenir la dette publique. J'aimerais bien avoir cet optimisme. La dette continue à s'accroître, donc parler d'une contention de la dette est un argument assez spécieux. L'avis du ministre est même infirmé par les explications de l'agence accompagnant la dégradation de la note puisqu'elle indique que la France a perdu de sa marge de manœuvre financière et qu'elle n'est plus en mesure de se réformer davantage du fait du maintien d'un chômage élevé et de taux de prélèvements devenus insupportables.

La politique actuelle revient donc à mettre la tête dans le sable en déclarant haut et fort « après nous le déluge ! », puisque le seul problème du gouvernement est de pouvoir continuer à emprunter à des taux intéressants pour payer les fins de mois. Depuis trente ans, tous les gouvernements ont agi de la sorte et notre dette publique atteint bientôt les 100% du PIB, ce qui sera très vite intolérable. Le pire est qu'une partie de cette dette pourrait être évitée, je pense à la partie concernant la sécurité sociale (toutes branches confondues) qui est un système cher, inefficace et qui fournit des prestations bien inférieures à tout ce qu'il est possible de trouver dans les autres pays européens contrairement à ce qui est affirmé haut et fort et à une croyance populaire bien répandue. Il est d'ailleurs possible maintenant de s'assurer à l'étranger pour les prévoyances, assurances maladies et retraites, que l'on soit salarié ou TNS.

La dette actuelle est le fruit de la cavalerie des assurances sociales et de la charge de cette dette dans le budget. Continuer à emprunter pour payer des prestations indues ou au-dessus de notre capacité propre de financement est un choix que tous ces gouvernements successifs sans exception doivent assumer. In fine, ce sera un choix que l'électeur et ses enfants devront assumer un jour ou l'autre.

La question n'est donc pas de casser le thermomètre, mais de s'attaquer à la maladie. S'en prendre aux décisions de Standard & Poor's revient à mélanger les causes et les conséquences de ses actes.

 

Chasse d'eau

06.11.13 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les écolos, Je hais les politiciens

La commission européenne s'émeut. La commission européenne s'émeut, parce qu'au bout d'un travail intensif de trois ans, elle a trouvé qu'il y avait un gaspillage d'eau dans nos chasse d'eau. Pour éviter un gaspillage d'eau — qui rappelons-le ici à nos amis écologistes est, dans nos contrées, une ressource renouvelable et retraitée —, elle veut uniformiser leurs contenances :

  • cinq litres d'eau pour une chasse d'eau ;
  • trois litres pour une demi chasse ;
  • un litre pour un urinoir.

Dans ces temps troublés où il y aurait tant à faire, la commission européenne s'est donc attaquée de son propre chef au seul problème d'intérêt européen qui est la contenance des chasse d'eau. J'avoue avoir un peu de mal à comprendre la démarche sauf si le cerveau malade d'un haut fonctionnaire européen pense pouvoir relancer l'industrie des chasse d'eau dans l'un des pays européens. Encore faudrait-il mettre une taxe à l'importation des chasse d'eau chinoises, mais c'est sans doute un auter débat.

Il y aurait pourtant bien d'autres mesures à prendre d'urgence. Dans un inventaire à la Prévert, je mets :

  • une taxe douanière à l'entrée de l'Europe en fonction des kilomètres parcourus par les marchandises pour enterrer une bonne fois pour toute les fameuses écotaxes qui ne font que nuire à nos propres économies nationales ;
  • un rapprochement des fiscalités ;
  • une politique économique intégrée et volontariste ;
  • un vrai budget européen et un contrôle strict des budgets nationaux pour éviter la cavalerie actuelle qui va nous exploser à la figure assez rapidement. Rajouter un contrôle strict sur les pays dans lesquels la corruption règne en maître ne serait pas un mal non plus ;
  • une vraie politique de transport de marchandises (rail, voies navigables et derniers kilomètres par la route) avec des études de transport aérien de charges par dirigeables solaires. Des prototypes volent actuellement dans le sud de l'Allemagne et sont prometteurs ;
  • en un mot comme en cent, une vision d'avenir qui fait cruellement défaut.

Au lieu de cela, l'Europe s'intéresse aux chasse d'eau et s'y intéresse depuis trois ans, pour conclure, je cite, qu'en France, un tiers des toilettes privées sont encore équipées de systèmes à « simple touche » plus gourmants en eau que les « double touche » qui consomment 45% à 60% de moins.

J'ai honte de notre classe politique comme j'ai honte de tous nos hauts fonctionnaires. Ce matin, j'ai encore entendu un responsable breton dont je tairai le nom pour ne pas lui faire une publicité non méritée s'ériger en donneur de leçon en déclarant doctement que les entreprises agroalimentaires de Bretagne qui étaient en difficulté ne l'étaient qu'en raison d'erreurs stratégiques. Mais qui es-tu pour prétendre une telle chose ? As-tu déjà dirigé une entreprise ? La latitude de choix d'un chef d'entreprise est ténue. La plupart de ses choix sont des choix par défaut qui sont des conséquences des choix des gouvernements sur lesquels il n'a quasiment aucune emprise. La plupart du temps, il subit, il ne choisit pas. Prétendre que les diffcultés proviennent d'erreurs stratégiques serait oublier un peu vite la responsabilité des élites politiques dans ces choix, donc ta propre responsabilité. Mais je sais depuis longtemps que la mémoire n'est pas le point fort de la classe politique et que depuis Louis XV, l'adage après moi le déluge n'a pris aucune ride.

L'absence de mémoire, le dogmatisme à outrance des partis dits de gouvernement et l'absence de courage pour ne pas froisser les électeurs sont responsables de la situation actuelle, situation qui s'est considérablement agravée depuis l'adoption du quinquennat et l'élection du président de la république au suffrage universel direct uninominal à deux tours. Non seulement nous sommes toujours en campagne électorale, mais le président de la république n'est plus au-dessus des partis, il est le chef du parti majoritaire à la chambre basse. Pour se sortir de la situation délétère actuelle, il faudrait d'une part revenir au septennat, voire à un mandat de dix ans non renouvelable, et réinstaurer l'élection du président de la république par le congrès comme c'était le cas avant la révision constitutionnelle de 1962. Cela permettrair laisser le premier ministre gouverner en paix alors que le président présiderait. Cela laisserait du temps pour réformer et, le mandat n'étant pas renouvelable, éviterait l'écueil consistant à toujours penser à sa réélection.

Au lieu de cela, on bricole, on s'attache à son siège, on cumule les mandats. Nos élus ne sont plus des hommes et des femmes qui pensent par eux mêmes mais. Comme la politique est devenu un métier, ils doivent s'entourer de spécialistes de la communication, de conseillers toujours plus nombreux et qui font une carrière en fonction de ce que les électeurs veulent entendre. Et toutes les compromissions, tous les reniements sont bons pour garder son siège. Le don de son corps à la politique n'est plus un sacerdoce, c'est une rente. Et tant que le corps électoral s'en satisfera, rien ne changera.

Je ne dois pourtant pas être le seul à avoir honte, si j'en crois l'absention toujours plus importante aux élections et la montée des extrêmes que sont le Front National et le Front de Gauche.

 

Écotaxe

05.11.13 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Je hais les politiciens

Ce matin, nous eûmes la chance immense d'entendre causer dans le poste Nathalie Kosciusko-Morizet, actuelle candidate à la mairie de Paris et ancienne ministre de l'écologie de Nicolas Sarkozy chargée entre autre de la fameuse ou fumeuse écotaxe poids lourds. J'ésite entre les deux adjectifs n'arrivant pas à qualifier cette belle invention qui n'est pas très loin du délire néogothique d'un fiscaliste dément.

Nous avons pu entendre que cette taxe était nécessaire car les poids lourds ne paient pas l'entretien des routes. Là, mon esprit chagrin s'insurge car il ne faudrait surtout pas que NKM continue trop longtemps à prendre les auditeurs pour des imbéciles. Si elle le croit vraiment, c'est encore pire puisqu'elle devrait de toute urgence changer son équipe de conseillers qui ne lui raconte que des bêtises. En effet, il existe depuis la plus haute antiquité ou presque un truc qui n'est certainement pas une taxe et qui s'appelle pourtant la taxe à l'essieu. Cette taxe est due par tout propriétaire d'un véhicule de plus de 7,5 tonnes et est officiellement destinée à l'entretien des routes. On peut déclarer que cette taxe à l'essieu est insuffisante, on peu même oser dire qu'il faudrait qu'elle soit perçue dès un PTAC ou PTRA dépassant 3,5 tonnes, mais dire qu'il n'y a pas de taxe payée par les poids lourds pour l'entretien des routes est un mensonge éhonté. De la plart de la classe politique, ce ne sera pas le premier et, malheureusement, cela ne sera pas le dernier non plus !

Le problème de cette écotaxe est qu'elle ressemble beaucoup à un octroi. Pourquoi est-elle prélevée sur certaines routes et pas sur d'autres ? Il aurait pourtant été assez simple de faire mieux et moins cher à collecter.

Le leit-motiv de NKM, ce matin, était qu'il était anormal que des poids lourds franchissent la France sans payer de taxes pour l'entretien des routes ou même sans faire un plein de carburant. Vue la consommation d'un semi-remorque, j'aimerais tout de même connaître le pourcentage de poids lourds qui ne s'arrêtent dans aucune station service pour faire un plein.

On aurait pu faire comme en Suisse : une vignette pour emprunter les voies rapides. Cela aurait coûté largement moins que les portiques. On aurait pu aussi récupérer une copie des disques des chronotachygraphes à l'entrée et à la sortie du pays pour établir ces montants de taxe. Et si un transporteur routier étranger refuse d'installer le bazar dans ses véhicules, que se passera-t-il ? Dans les textes, il risque un procès-verbal. Dans les faits, lorsqu'on voit comment est appliquée la limitation des vitesses aux poids lourds surtout étrangers ou comment est sanctionné le non respect des traditionnels cinquantes mètres entre deux véhicules lourds, j'ai comme un affreux doute. La collecte de cette écotaxe ne pourra donc se faire qu'à partir du moment où un nombre significatif de poids lourds sera arrêté et contrôlé aux frontières et où un système de recouvrement international efficace sera mis en œuvre. Là, je rigole un peu parce que récupérer une créance à l'étranger n'est pas simple même pour un état.

Lorsque l'on sait que l'infrastructure matérielle est hors de prix, que l'efficacité est aléatoire sauf à mettre énormément de moyens de contrôle des véhicules et que 20% du montant des taxes collectées revient contractuellement à la société italienne concessionnaire du système, on comprend aisément que le système commence à faire grogner.

Il ne faut pas se voiler la face. Les seuls transporteurs qui ne pourront échapper à cette taxe sont les transporteurs français, ceux-là même qui subissent déjà à l'instar de tous les français les quatre-vingts nouvaux impôts et taxes créés par les socialistes et leurs compères écologistes depuis mai 2012.

On serait fâché à moins que cela.

 

Prévention routière

04.11.13 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Haines ordinaires

Je ne supporte plus les discours de la Prévention Routière. J'ai la même aversion pour ceux des associations qui luttent contre la violence routière et pour celui le gouvernement en général dès qu'il parle de mortalité routière ou d'accidents.

J'ai beaucoup de kilomètres au compteur et je n'ai jamais eu d'accident responsable. J'ai toujours les douze points de mon permis catégorie B et C et je n'ai à ce jour jamais eu de contravention ne serait-ce que pour stationnement. J'essaie dans la mesure du possible de ne pas être un danger pour mes passagers ou pour les usagers qui pourraient croiser ma route. J'aimerais bien que ces usagers aient le même égard envers moi.

Hier, dimanche, j'ai pu faire quelque cinq cents kilomètres. Je circulais avec une XM, véhicule capable de garder une vitesse stabilisée de 130 km/h (validée par un GPS). Sur l'autoroute A20, deux fois deux voies, en circulant à 130 km/h dans la file de gauche pour dépasser des files de véhicules roulant entre 100 et 120 km/h, je me fais systématiquement pousser, coller par des abrutis pour qui les 130 km/h ne sont pas assez. Ils doublent par la gauche, par la droite voire en dernier ressort par la bande d'arrêt d'urgence, font des appels de phare, partant sans doute du principe que la route est à eux. C'est sans compter avec ceux qui roulent à la même vitesse en bidouillant leurs iPod's ou leurs téléphones portables, ou avec ceux qui ne peuvent s'empêcher de trouver que la distance de sécurité que je laisse avec le véhicule me précedant est un appel à s'y faufiler.

Lorsqu'on circule à 140 km/h sur une autoroute vide, on est un dangereux contrevenant. Lorsqu'on se faufile, en changeant de file sans flèche, au mépris des distances de sécurité, personne ne trouve rien à redire.

J'aimerais une bonne fois pour toute voir moins de radars automatiques au bord des routes et plus de forces de l'ordre avec une mission autre que celle consistant à surveiller ces fameux radars. Avant de regarder la vitesse, qu'elles regardent le non respect du code de la route (priorités, changement de file, distances, utilisation des flèches), qu'elles fassent des contrôles d'alcoolémie ou de stupéfiants, qu'elles sanctionnent beaucoup plus sévèrement l'utilisation des appareils électroniques au volant. Bref, qu'elles s'attaquent aux causes primaires des accidents et non simplement au facteur agravant.

Sinon, il ne reste plus qu'à adopter une vitesse limite de 30 km/h sur l'ensemble du réseau routier national.

 

Pages: 1 ... 79 80 81 ...82 ... 84 ...86 ...87 88 89 ... 181