Offre d'emploi

09.07.13 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvais esprit

Je suis actuellement le marché de l'emploi. À ce titre, je suis abonné à quelques services m'envoyant des offres d'emploi censées correspondre à mes attentes. Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir il y a quelques minutes une offre d'emploi pour un poste de responsable de salle à l'hôtel Intercontinental de l'avenue Marceau à Paris.

C'est sans nul doute une offre tout à fait adaptée à mon CV. Pour ceux qui ne seraient pas au courant, j'ai un diplôme d'ingénieur, un mastère (ancienne mouture), un doctorat ès sciences et cela fait plus de quinze ans que je sévis dans des laboratoires de recherche.

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Delanoë, je te hais !

09.07.13 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Je hais les écolos, Je hais les politiciens

Cela fait bientôt quinze ans que j'habite à côté de la place de la République, à Paris. En quinze ans, ce quartier a considérablement changé. Pas en bien.

Il y a quinze ans, ce quartier n'était pas réellement un quartier populaire. Ce n'était ni Belleville, ni Ménilmontant, et, depuis lors, le prix du mètre-carré habitable étant devenu ce qu'il est, les classes moyennes et les jeunes ménages en ont été éjectés pour laisser la place à des bobos oisifs. Tout est maintenant fait pour eux. Outre le fait que ces nouveaux habitants n'ont pas besoin de beaucoup travailler pour vivre, ils se contrefichent ouvertement de ceux qui sont contraints à partir le matin pour gagner leur vie. Après tout, tout le monde n'avait qu'à faire comme eux, c'est-à-dire philosophe ou prétendu tel, poète, dealer, fils à papa ou pilier de bar à vin.

Je m'explique.

La place de la République, à Paris, était une place où la circulation était assez fluide avant que Bertrand Delanoë, contre l'avis de la majorité des habitants du quartier l'enquête d'utilité publique faisant foi, ne se préoccupe d'entraver la circulation. On y faisait le tour assez facilement même aux heures de pointe. Aujourd'hui, toute la circulation est contrainte d'un seul côté, les files se croisant allègrement et la fluidité étant réglée par le bal des feux rouges à un rythme d'environ trois véhicules toutes les deux minutes. C'est donc un immense progrès. C'est même tellement un immense progrès que la RATP et les taxis réunis ont obtenu un couloir de circulation du côté de la place qui devait être totalement piéton et qu'il a fallu modifier les sens de circulations de certaines rues pour éviter une congestion complète du quartier.

Et cette place qui contenait deux squares et des plans d'eaux avant que la mairie de Paris qui, je le rappelle, est tenue actuellement par des socialistes et leurs amis écologistes ne s'en occupe s'est vue transformée en un genre d'esplanade en pavés de pierre reconstituée, d'un gris indéfinissable et taché, tellement mal posés que les joints sont déjà cassés et bons à refaire. Après l'hiver prochain, pour peu qu'il gèle un peu, il y a fort à parier que tous les joints auront définitivement sauté.

Cette place est maintenant devenue un cagnard, du fait de la réverbération et de l'accumulation par ces pavés de la chaleur, et une source de nuisance pour les gens du quartier, puisque s'y retrouvent jusqu'à des heures indues des adeptes de musique sur la voie publique et de planches à roulettes qui sont visiblement à nouveau à la mode. C'est bruyant. Bien plus que ne l'était la circulation autour de la place. Mais ce n'est rien à côté de la scène qui a été installée pour des concerts. Hier, lundi donc, s'est tenu un concert avec force décibels puisqu'à plus de cinq cents mètres de la place, il était impossible de songer à dormir avec les fenêtres ouvertes. Que la mairie organise ce genre de sauterie, pourquoi pas. C'est assez cohérent avec Paris-Plage, Montmartre-Neige — ne rigolez surtout pas, un parisien a cru bon de se moquer de Paris-Plage et de ses nuisances par un courrier à la mairie de Paris et le projet est officiellement à l'étude ! — et d'autres événements festifs du même tonneau. Mais qu'elle organise cela le samedi soir, lorsque les parisiens qui ont encore la chance de travailler ne sont pas obligés de se lever tôt le lendemain matin. Paris est avant tout une ville pour ses habitants. Le touriste ou l'oisif n'a pas à y être roi sauf à vouloir à tout prix la vider de ses habitants.

Je n'ai donc pas peur de paraphraser Jacques A. Bertrand. Les maires de Paris et de ses arrondissements, ce n'est rien que des sales types !

 

Pauvres de nous

04.07.13 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Haines ordinaires, Monde de merde

Les américains, ceux des États-Unis d'Amérique, m'étonneront toujours. Pour être parfaitement exact, ils m'étonnent même de plus en plus. Je sais depuis assez longtemps qu'il s'agit du seul pays au monde à être passé de la barbarie à la décadence sans passer par la case civilisation, j'ai tout de même été assez surpris de la décision de FDA tombée hier soir. La décision, pas la FDA, malheureusement.

La FDA s'est permis de s'attaquer à un fromage français. Pas à un fromage dégoulinant et puant, non, à un fromage plutôt sec à patte cuite puisqu'il s'agit de la mimolette qui n'est toujours pas de Hollande. Le motif est pour le moins louche puisque d'après l'arrêté de la FDA interdisant l'importation de la mimolette aux États-Unis, je cite, « cet article semble être […] composé d'une substance dégoûtante, putride, ou décomposée, ou autrement inadaptée comme nourriture ».

Pourtant, aussi loin que je m'en souvienne, la mimolette sèche peut, à la limite, moisir, mais je n'ai encore jamais vu un morceau de mimolette se décomposer. J'aurais bien aimé avoir une photographie de l'objet du délit. Et même si ce bout de fromage était pourri, rien ne permet de généraliser à partir de ce seul exemple.

Je sais bien qu'il vaut mieux généraliser à partir d'un exemple qu'à partir d'aucun exemple du tout, mais si l'on va par là, sous prétexte que j'ai vu un jour dans une poubelle d'une chaîne de fast foods que je ne citerai pas un hambourger moisi, je peux aussi dire que tous les hambourgers sont formés d'un bout de viande hâchée incertaine entre deux tranches de pain caoutchouteux. Je pourrais aussi dire que tous les américains sont incultes puisque l'un des représentants de cette gloriseuse civilisation m'a demandé sans rire il y a une vingtaine d'années alors que je le cherchais à l'aéroport de Frankfurt si Adolf Hitler était toujours président de la république allemande (sic, malheureusement).

Recevoir des leçons de bon goût culinaire de la part des États-Unis m'a toujours fait sourire. Le sandwich aux frites, le pop corn agrémenté de coca-cola et le steak grillé passé à l'attendrisseur sont sans doute et de leur point de vue des sommets de la gastronomie mondiale. Maintenant qu'ils ont déclaré unilatéralement que la mimolette est inadaptée comme nourriture, j'attends avec une certaine impatience non dissimulée ce que la FDA va trouver à redire lorsqu'on lui enverra un morceau d'Époisse.

 

Cellulaire

03.07.13 | par Le Grincheux | Catégories: Grincherie en panne

Il y a très, très longtemps, j'ai travaillé comme ingénieur dans une entité qui s'appelait le GIE-Cofira, détaché là-bas par la direction technique de la SFR. C'était bien avant l'aventure de la tour de la Défense, à l'époque de la Générale des Eaux, lorsque les bureaux étaient disséminés dans le sud de Paris. Pour les plus jeunes d'entre vous, Cofira, c'était la Compagnie Financière du Radiotéléphone, alors propriétaire de SFR.

J'ai quitté ce poste il y a dix-sept ans et, depuis dix-sept ans, SFR n'a jamais mis son listing à jour et je payais encore mon abonnement GSM au tarif employé SFR. Autant vous dire que je veillais jalousement à ce qu'aucune virgule ne soit changée à mon contrat.

Or cette année, pour la première fois, une offre commerciale publique est devenue plus avantageuse que mon ancien contrat d'employé SFR. J'ai donc franchi le pas sans vergogne. Jusqu'alors habitué des téléphones Nokia puisque j'ai eu successivement un 8110, un 8910 puis un 6280, j'ai décidé de changer d'appareil pour bénéficier pleinement des 2 Go de données mensuelles. Non que j'éprouve un besoin physiologique de me connecter à des réseaux dits sociaux, mais je trouvais un côté pratique à pouvoir surveiller un serveur à distance au travers d'un client SSH sur un téléphone.

J'ai donc cherché un téléphone avec un clavier et un écran correct. Un clavier parce que j'ai horreur des écrans gras et des claviers virtuels qui occupent la moitié de l'écran. Un clavier correct parce que j'ai des doigts normaux et que je dois pouvoir l'utiliser sans appuyer sur deux touches à la fois. Et si ce clavier pouvait avoir les touches spéciales pour attaquer une ligne de commande d'un shell Unix, ce ne serait pas de refus. Dernier point, un système sous Android m'intéressait largement plus qu'un Windows quelconque ou qu'un Blackberry parce que je voulais pouvoir me connecter à mes propres serveurs de messagerie électronique. Android le permet, Windows est infoutu d'utiliser le protocole imap sur ssl sans se tirer une balle dans le pied et les Blackberry sont verrouillés sur leurs systèmes propriétaires.

J'avais sous la main un HTC Touch Pro, avec un Windows 6.1 totalement inutilisable (pléonasme), sur lequel j'ai réussi à installer un Android 2.2.2. Cela fonctionnait, cela ramait énormément, mais surtout, la gestion de la batterie était déplorable. Même branché sur son adaptateur secteur, ce téléphone arrivait à s'éteindre sur un défaut de batterie. De plus, avec une batterie neuve chargée à bloc, il peinait à tenir en veille plus de huit heures.

J'ai donc décidé d'en changer et je me suis mis en chasse d'un téléphone avec clavier coulissant. Le seul que j'ai réussi à trouver est un téléphone badgé SFR vendu chez SFR à moins de 10 €. À ce prix-là, sachant qu'il est fabriqué par ZTE, on n'en a vraiment que pour son argent. Quant aux autres fabricants, ils n'en proposent plus en Europe. Ce n'est pas qu'ils n'en fabriquent plus, ils n'en proposent plus en vente chez nous. Je me suis donc tourné vers les boutiques nord-américaines où j'ai pu trouver sans aucun problème et à un tarif défiant tout concurrence même en y incluant les frais de dédouanement un Motorola Milestone 3 XT860. Je ferai donc avec un clavier QWERTY qui a au moins le bon goût d'être complet. Et si la boutique canadienne m'a vendu un téléphone cellulaire, il est tout de même assez portable pour tenir dans une poche.

La seule chose qui me dérange est que je n'ai pas réussi à configurer le numéro de téléphone de la messagerie vocale. Il faudra que je m'y penche un peu plus.

Mais ce qui m'a réellement surpris, c'est que ce téléphone se connecte sur tous les réseaux mobiles à sa disposition. Hier soir, mes appels passaient sur le réseau Orange, ce matin, j'apparais comme un utilisateur de Bouygues Telecom. Dans la recherche des réseaux, je vois pourtant bien mon réseau naturel qui est celui de SFR. Vicieux comme je le suis, j'ai tenté une connexion de données et l'adresse IP qui apparaissait était bien une adresse IP d'un pool d'Orange, non de SFR.

Me demandant si je n'allais pas avoir une facture salée de la par de SFR avec du roaming, je viens d'appeler leur service technique. Visiblement, ils me voient comme utilisateur local de leur réseau donc cela n'ouvrira pas de facturation supplémentaire.

Je vais donc attendre la prochaine facture pour voir ce qu'il en est réellement. Mais si effectivement il n'y a aucune surtaxe, je crois avoir tiré le gros lot.

 

Madame le Ministre, vous êtes indécente

19.06.13 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

Oui, Marisol Touraine, ministre des affaires sociales, c'est à vous que je m'adresse ce matin. Je n'ai pas pu appeler le standard de la matinale de France Inter étant dans les transports, mais je puis vous dire que le cœur y était. J'ai simplement laissé un message écrit, je ne sais pas à l'heure où j'écris ces lignes s'il est passé à l'antenne.

Vous êtes indécente puisque vous ne parlez que du secteur public et du privé, dichotomie chère aux penseurs de gauche, facile et rassurante. Cette vision est un peu manichéenne, il y aurait les bons qu'il faut protéger et les méchants que l'on peut ponctionner à l'envi. Sachez madame le ministre qu'il y a actuellement plus de deux millions et demi de travailleurs non salariés en France, soit dix pourcents des emplois selon l'INSEE (source). En continuant d'opposer le public au privé, vous éludez la question pourtant cruciale des travailleurs non salariés et des multipensionnés. Balayer d'un revers de main une telle question est indigne d'un gouvernement qui se veut de gauche, d'une part parce que cela revient à donner une valeur intrinsèque différente aux différents statuts des travailleurs et d'autre part parce qu'en faisant cela vous jetez les travailleurs non salariés dans les bras des caisses de retraites privées qui gèrent des retraites dites « Madelin ». Il faut dire à leur décharge qu'ils n'ont pas réellement le choix.

Plutôt qu'un long discours, je vais vous parler de chiffres. Vous avancez une retraite de 1500 € pour un fonctionnaire de catégorie B qui gagne 2400 € en pleine activité. Vous vous êtes rattrapée aux branches en signalant qu'il s'agissait de 2000 € de traitement et de 400 € de primes. Très bien, pourquoi ne pas inclure les primes dans le calcul de la pension. Mais dans ce cas, il faut aussi inclure ces primes dans le calcul des cotisations retraites. Vous avez cru bon de dire qu'un salarié du privé touchait lui aussi 1500 €, justifiant par là une sortie d'égalité de traitement devant la retraite. Certes, mais le taux de cotisations du public et du privé n'ont strictement rien à voir parce que statutairement, la pension d'un fonctionnaire est un salaire d'activité différé, principe de pension qui date de la création du statut du fonctionnaire en France, cela ne nous rajeunit pas. Dans ces conditions, parler d'égalité voire d'équité me laisse pour le moins perplexe. Vous seriez un homme, je penserais que vous avez étudié chez les jésuites et qu'il en reste quelque chose mais vous n'avez même pas cette excuse-là.

Quant aux travailleurs non salariés qui sont généralement aussi des multipensionnés, ces dix pourcents de travailleurs qui ne descendront jamais dans les rues parce qu'ils n'en ont ni les moyens ni le temps, vous les ignorez crânement. Non seulement ces travailleurs ne coûtent rien à la société puisqu'ils n'ont droit ni à une assurance chômage ni à une quelconque prévoyance, mais ils cotisent à fonds quasiment perdus à des caisses de retraites qui ne leur donneront que des cacahuètes dans le meilleur des cas.

Je ne vais pas parler dans le vague, je vais parler à titre personnel. Étant actuellement en activité, j'ai des revenus confortables, bien au delà de ceux du travailleur non salarié médian. Rassurez-vous, le fisc, l'URSSAF, les caisses de retraite, le RSI et tous les autres organismes de collecte divers et variés savent parfaitement me trouver et me le font savoir très régulièrement. Je déclare donc bon an mal an un peu plus de 100 000 € HT de chiffre d'affaire, ce qui fait qu'une fois toutes mes charges payées, il me reste grosso modo 60 000 € de revenu avant impôt sur le revenu, ce qui me place parmi le haut du panier des revenus français. Depuis pas loin de vingt ans que je travaille, j'ai cotisé à l'ARCO, à l'AGIRC, à l'IRCANTEC et dans une caisse de retraite de travailleurs non salariés que je ne citerais pas ici, ce serait lui faire trop d'honneur d'autant que, depuis que je me suis déplacé dans ses locaux pour résoudre un problème ubuesque en tapant du point sur la table, je suis rassuré, je sais enfin à quoi servent mes cotisations. Je ne sais pas si vous voyez bien de quoi je veux parler…

Mais revenons au calcul de ma potentielle retraite. En cumulant l'ensemble des droits acquis ARCO, AGIRC et IRCANTEC et la projection de ma caisse actuelle, je pourrai partir à taux plein à l'âge de 68 ans avec une retraite selon le système actuel de 9000 € bruts annuels. Vous avez bien lu, un 9 et trois 0, sur une année et bruts. La projection est donc optimiste. Et encore, je n'ai droit à ces 9000 € que parce que je cotise en tant que travailleur non salarié dans la tranche immédiatement supérieure à celle de mes revenus comme la loi me l'autorise. Je vous laisse donc imaginer ce qu'un petit commerçant ou un artisan qui peinent à gagner 15000 à 20000 € bruts annuels arrivent à toucher lorsqu'ils prennent leurs retraites.

Il y a donc deux problèmes de fond. Le premier est que je vais devoir travailler jusqu'à 68 ans. Si intellectuellement je suis toujours en forme, pourquoi pas ? Mais je devrai continuer en tant qu'indépendant sous peine de voir encore une fois une autre caisse de retraite intervenir dans le calcul. Il faudra donc que je continue à côté de mon vrai travail, celui qui me donne effectivement un revenu, de chercher des clients, de faire ma comptabilité, de gérer les peaux de bananes d'organismes aussi incompétents que le RSI ou l'URSSAF, de me battre pour recouvrer mes factures, en un mot que je continue à travailler une bonne soixantaine d'heures par semaine.

Parler d'égalité dans ces conditions, voire d'âge légal de départ à la retraite, est une vue de l'esprit. La position est indigne, que dis-je, indécente de la part d'un ministre de plein exercice. La question n'est pas d'allonger la durée de cotisation, la question n'est pas d'augmenter les taux de cotisation, la France étant malade entre autre de ses impôts, la question est d'avoir le courage politique de réformer un système à bout de souffle, réforme qui aurait dû être menée depuis le début des années 1980, date à laquelle tous les démographes ont commencé à tirer la sonnette d'alarme sur le système français des retraites. Depuis 1980, rien ne s'est passé, il y a certes eu des réformettes, mais qui n'ont consisté qu'à déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Le seul système viable à terme est la retraite à points. Chacun part quand il le veut avec les points qu'il a acquis. On ne parlerait plus d'âge légal, on pourrait même traiter du même coup les régimes spéciaux et les emplois dits pénibles en modulant le montant des cotisations nécessaires à l'octoi d'un point. Mais de cela, il n'en est pas question, la politique du gouvernement étant faite à la petite semaine en fonction des sondages d'opinion.

 

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