Loi Duflot

01.10.13 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Je hais les politiciens

Si nous avons les hommes et femmes politiques que nous méritons, il faut bien constater que nous ne sommes pas très méritants. Nous avons actuellement au gouvernement une brochette qui ne brille que par son incompétence, une équipe dont certains membres pétris d'idéologie crasse n'ont d'une part aucune légitimité électorale et d'autre part même pas le début de culture nécessaire à la plus petite compréhension d'un problème qui dépasse la liste de courses.

Je vais ici parler du cas Duflot.

Vous souvenez-vous ? Il y a deux ans, Cécile Duflot déclarait crânement à propos du risque de radiations issues de la centrale de Fukushima :

On ne peut pas le savoir aujourd’hui. La probabilité en France métropolitaine est faible mais on ne peut jamais savoir avec certitude. La météorologie fait que cet accident étant survenu dans l’hémisphère sud, a priori le système de vents reste dans l’hémisphère sud, mais on ne peut pas en être certain.

Vous aviez oublié ? Pas moi. Le français a décidément la mémoire courte. Il a sans doute aussi oublié sa complainte sur l'air de « j'ai glissé sur une peau de banane dans un couloir du métro ». Que les couloirs du métropolitains soient sales, c'est une information, un fait qui doit permettre à la RATP de modifier ses habitudes de nettoyage ou d'entreprendre la chasse aux indélicats. Que Cécile Duflot glisse sur une peau de banane n'est pas une information. En faire état est même pathétique.

Mais revenons à ses connaissances géographiques. Ce n'est à l'évidence pas un lapsus puisque son explication enfonce le clou. Elle place bien le Japon dans l'hémisphère sud, sans doute à la place de la Nouvelle-Zélande. Pour quelqu'un qui a eu un DEA de géographie, c'est assez navrant. Vous me direz que la géographie, c'est autre chose que la liste des départements avec les préfectures et les sous-préfectures et vous aurez raison. Mais de là à ne pas savoir placer le Japon sur une carte… Soit Cécile Duflot a eu son diplôme en cadeau dans un paquet Bonux, soit l'université qui le lui a donné ne l'a fait que pour se séparer d'une agitatrice incontrôlable, soit encore le niveau a tellement baissé qu'un DEA de géographie peut maintenant être donné à tout le monde. Rayons le troisième cas, il paraît que le niveau ne baisse pas. Les gouvernements successifs l'affirment haut et fort.

Le parti politique dont est issue Cécile Duflot, Europe-Écologie-les-Verts, représente grossièrement 2% des votes aux dernières élections présidentielles. Mais à la suite d'un accord que je qualifierais sans vergogne de honteux pour la démocratie, ce parti s'est vu attribué un certain nombre de sièges au gouvernement. Et parmi ces sièges, nous avons la joie de subir l'inénarrable Cécile Duflot, ses caprices et sa compréhension lacunaire de l'économie.

Le gouvernement actuel préfère une répartition égalitaire de la misère à une répartition inégalitaire de la richesse. Nous le savions déjà puisque depuis Mitterrand qui nous a bien fait plonger entre 1981 et 1983 rien n'a vraiment changé à gauche. Mais le programme de Cécile Duflot dépasse de loin tout ce qu'un socialiste français peut espérer dans ses rêves les plus fous. Il faut dire que Cécile Duflot est en charge du logement et qu'il est urgent de faire quelque chose.

Il manque en effet des centaines de milliers de logements en France. L'état, vu ses finances catastrophiques, ne pourra jamais construire ces logements et il est nécessaire de faire croître le parc locatif privé puisqu'une bonne partie de la population ne pourra jamais accéder ni à la propriété ni aux HLM.

Et que fait-elle ? Elle veut imposer par la loi l'encadrement des loyers, l'obligation de prendre une assurance pour loyers impayés et, cerise sur le gâteau, l'impossibilité d'expulser un locataire indélicat dès lors qu'une personne de plus de soixante-cinq ans habite l'appartement, que cette personne figure ou non sur le bail. Je ne sais pas pourquoi, mais les mauvais payeurs risquent fort de vivre avec leur grand'mère assez rapidement.

En d'autres termes, le locataire est toujours plus protégé face à des propriétaires dont le seul but, au moins pour Cécile Duflot, est de faire expulser les locataires. Pourtant, si la fameuse assurance obligatoire ne représente que 2% des loyers, c'est qu'il n'y a actuellement que 2% de loyers impayés. Les propriétaires font donc bien leur travail et ne cherchent pas à expulser plus de 2% des locataires. Offrir une telle garantie ne pourra que faire augmenter mécaniquement le nombre des impayés.

Mais ce n'est pas tout. Pour louer un appartement, il faut l'entretenir malgré les locataires indélicats, payer une assurance (optionnelle, mais recommandée, on ne sait jamais si son locataire possède une police valable une fois qu'il a intégré les locaux), payer les taxes foncières, taxes d'habitation pour local vide le cas échéant, les charges de copropriété incombant au propriétaire, les impôts sur le revenu, les CSG et CRDS, sans oublier l'ISF et l'impôt sur la plus-value, tout ce petit monde étant en constante augmentation. Le rendement locatif étant à la baisse en raison de toutes ces augmentations, les risques pour le propriétaire toujours plus grands, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que bon nombre de propriétaires laisseront plus volontiers leurs appartements vides que sur le marché locatif. Pire, ils pourraient les vendre à des gens encore capables de les acheter, tarissant du même coup l'offre locative pour les plus modestes.

La loi Duflot est ainsi une aberration idéologique contre-productive. Sous prétexte de taper sur les propriétaires — parce que c'est exactement ce qu'elle fait, elle ne s'en cache même pas —, elle ne va conduire qu'à un éclatement du marché de l'immobilier entre ceux qui pourront se loger parce qu'ils en auront encore les moyens et les classes populaires qui ne trouveront plus rien faute d'offre à leur mesure. Et la demande étant alors excessive par rapport à l'offre, je vous laisse entrevoir ce qui se passera.

Les effets commencent déjà par se faire sentir. Une étude du réseau d'agences Century 21 montre qu'au troisième trimestre 2013, l'achat de logements anciens par des particuliers qui veulent les louer a reculé de 5,8% sur un an. Cette baisse sensible confirme une tendance de fond constatée depuis la seconde partie de l'année 2012. Dans l'absolu, cela fait 81000 logements anciens qui n'ont pas été achetés tout en sortant du marché locatif. À Paris et en région parisienne, ces chiffres sont alarmistes car la part des investisseurs locatifs sur un marché déjà tendu a chuté en moyenne de 11%. Dans les départements de la petite couronne, les propriétaires en fin de bail cherchent à vendre plutôt qu'à trouver un nouveau locataire aux conditions actuelles. Dans l'Essonne, le plongeon de l'investissement locatif sur la même période est de 29,8%, 14,5% dans les Yvelines. Une partie de ces investisseurs étaient des cadres supérieurs (pour défiscaliser) et des professions libérales (pour préparer leur retraite car les professions libérales ne peuvent pas compter sur leurs cotisations pour avoir ne serait-ce qu'une retraite décente). Leur part s'est effondrée de 46%, une partie se tournant vers l'immobilier d'entreprise qui a augmenté dans la capitale sur la même période de près de 20%.

Le marché locatif déjà en proie à une pénurie risque de s'assécher totalement et d'amplifier la crise à venir. Les cinq cent mille logements promis par le gouvernement ne pourront être constuits faute de moyens et il est impossible d'éviter une grave crise du logement sans le parc locatif privé. Pourquoi vouloir à tout prix se l'aliéner ?

Nous venons à peine de digérer les inepties de la loi de 1948 et de son encadrement des loyers. Pourquoi vouloir à tout prix en remettre une couche ? Cécile Duflot n'aura rien appris du passé. Pour quelqu'un qui situe le Japon dans l'hémisphère sud, le contraire eut été étonnant.

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Python ou l'exemple à ne pas suivre.

30.09.13 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais l'informatique

Dans les années 1990, une foule immense s'est élevée contre le langage Basic parce que la plupart du temps, ce langage n'était pas compilé, que les variables étaient déclarées à la volée et qu'un programme Basic ne contenait que des sous-programmes accessibles au travers de la fonction GOSUB. Pourtant, le Turbo Basic permettait aussi l'utilisation des fonctions, des procédures ainsi que des blocs structurés de programmes. Rien n'y a fait, le Basic traînait derrière lui une sulfureuse rumeur que n'a pas arrangée la série intitulée Visual Basic. Microsoft étant capable de pervertir n'importe quel concept, le Basic passé à sa moulinette n'a pas échappé à cette règle.

Il existe pourtant aujourd'hui un langage utilisé malheureusement partout qui est bien pire que le pire des langages de la famille des Basic. Il s'agit de Python. Non seulement les différentes versions de Python sont incompatibles entre elles, mais il n'y a même pas la plus minimale des compatibilité ascendante. Entre Python 2 et 3, l'annonce a été faite on ne peut plus clairement. Mais d'une branche de la version 2 à une autre plus récente, la compatibilité n'est pas assurée dès que l'on creuse un petit peu. J'ai pu il y a quelque mois réinstaller un vieux Python 2.6, parce que ni le 2.7 ni le 3.0 ne permettait de faire fonctionner un système de programmation d'une carte d'électronique embarquée. Le programme en question était peut-être mal écrit, certainement d'ailleurs, mais le résultat était là. Un programme parfaitement fonctionnel avec Python 2.6 ne fonctionnait plus avec le 2.7.

Revenons donc à Python. Depuis une quinzaine d'années, mon activité m'a poussé à étudier les formalismes et à concevoir des langages de programmation. Un exemple de mes travaux se trouve ici et est utilisé actuellement pour des calculs massivement parallèles. Je vais donc me permettre d'analyser les défauts de Python à l'aulne de mon expérience de logicien fou. Je n'entrerai pas dans le détail, mais vous pouvez toujours poster des commentaires, je développerai un peu plus.

Le fait de mélanger le fond et la forme est la première aberration de ce langage. En Python, l'espace et la tabulation sont signifiantes. Là où l'immense majorité des langages de programmation utilise une syntaxe spécifique pour déclarer des blocs de programmes, qu'il s'agisse de begin/end, d'accolades ouvrantes et fermantes ou de tout autre système, Python considère que cette déclaration est implicite et fonction du nombre d'espaces ou de tabulations en début de ligne. C'est assez amusant, surtout lorsqu'un éditeur décide dans le dos de l'utilisateur de changer des tabulations en espaces et réciproquement. Et encore, il faut savoir combien d'espaces représente une tabulation.

Entre nous, c'est dommage. Cela nous prive de programmes agréables à lire comme ceux de l'IOCCC.

Python mélange un tas de paradigmes assez orthogonaux. D'après ses concepteurs, il peut être procédural, fonctionnel, objet voire encore d'autres familles qu'il resterait à inventer. Il paraîtrait même que l'on pourrait faire du lamba-calcul avec Python. Comme tous les langages qui font plein de choses, il fait un peu tout, mais mal, puisqu'il cherche à avoir une syntaxe générique pour traiter tous les cas. Et qui dit langage objet dit ramasse-miette quasiment à coup sûr. Ce n'est en effet pas tout de créer des objets, il faut encore libérer la mémoire. Et si on le fait de façon synchrone, les performances peuvent s'en ressentir.

La question est de savoir ce qu'apporte le paradigme objet. Le seul intérêt que j'y vois est qu'un développeur médiocre peut essayer de coder quelques applications sans jamais se poser réellement la question de la gestion de la mémoire. Subséquemment, lorsqu'il cherche à appeler une banane, il est souvent contraint de siffler un singe qui apporte cette banane sur un plateau et qui vient avec tous ses copains de la jungle. En termes stricts de ressources, la programmation objet est une aberration.

Il faudrait contraindre Python a rester dans le domaine du prototypage rapide où son utilisation pourrait à la rigueur se justifier en tant que langage pouvant être interprété et surtout se débrouiller pour qu'il n'en sorte pas. Le fait de disposer de nombreuses bibliothèques fait que personne ne se préoccupe de sa pérennité, le choix du langage se faisant en fonction des outils déjà existants et surtout pas en fonction de critères objectifs intrinsèques au langage. Je pourrais faire exactement le même reproche aux gens qui choisissent le C ou le C++ là où le Fortran serait le plus adapté ou à ceux qui ne jurent que par Java ou par Matlab. Le choix d'un langage n'est pas anecdotique, il impose une façon de penser, une manière d'implanter un algorithme. Penser Python, ou C, ou n'importe quel autre langage avant de penser algorithme revient à mettre la charrue avant les bœufs et à s'imposer des limites qui ne devraient pas exister. Souvent, cela complexifie les programmes.

Mais ce type de pensée se perd. Aujourd'hui, il faut développer vite quitte à ce que le code soit jetable car non maintenable. La génération des développeurs Python ou Java a donc malheureusement encore de beaux jours devant elle. Et tant qu'il restera des objectifs inatteignables, des cahiers de charges mal fichus, des délais raccourcis et sur le marché autant de mauvais développeurs, cela risque de ne pas s'arranger.

Si vous êtes bien sages et que vous le demandez gentiment, je vous expliquerai dans un prochain billet ce qui est pour moi un langage correctement conçu.

 

4G

29.09.13 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Je hais les marketeux

Vous devez vous en souvenir, notre ancien président de la république omnipotent avait voulu pour qu'il y ait un peu plus de saine concurrence qu'un quatrième opérateur de téléphonie mobile arrive en France. Et ce fut Free pour notre plus grand malheur.

J'écris bien pour notre plus grand malheur parce qu'il faudrait bien comprendre une fois pour toute que toutes que cette pléthore de communications a un coup qui dépasse le prix indiqué par Free. Pourquoi ? Tout simplement parce que les réseaux arrivent à peine à être rentables en raison de l'avancée à marche forcée d'une technologie pas toujours voulue pour ne pas dire subie et que les différentes boutiques des trois opérateurs historiques peinaient déjà à s'autofinancer.

En effet, si le téléphone cellulaire a émergé en raison d'un besoin, celui de pouvoir être appelé à un numéro précis en étant en déplacement, ce sont les opérateurs téléphoniques qui ont créé des besoins de toute pièce avec l'imposition de la 2G+, 3G, 3G+ et maintement, de la 4G. L'offre créant le besoin, tous les jeunes se sont rués sur des nouveaux équipements qu'on aurait pu oublier. Pour un professionnel en déplacement, accéder en ssh à un serveur informatique ou à sa messagerie électronique est intéressant. Mais accéder à tronche-livre ou à cuicui depuis les couloirs du métro ne me semble pas être une avancée  notable ou majeure. Sans doute mon côté vieux con.

J'en étais là de mes réflexions sur l'avenir des opérateurs téléphoniques en France lorsque je suis tombé cette semaine sur une information qui est passée presque inaperçue. Il y a quelques jours, Jean-Yves Charlier, actuel PDG de SFR, déclarait dans la presse que l'avenir était à la mutualisation des réseaux : SFR-Bouygues d'un côté, Orange-Free de l'autre. Emporté par le mouvement, il a même ajouté que « la mutualisation avec Bouygues serait un accord historique qui permettrait d'économiser plusieurs centaines de millions d'euros d'ici à 2020 ». De plus, elle « donnera une meilleure couverture qu'aujourd'hui, aussi bonne que celle d'Orange ».

Là, je reste songeur. Il y a un peu plus de quinze ans, je travaillais à la direction technique de la SFR. À cette époque, c'était Bouygues qui était demandeur et SFR a refusé son offre. Autres temps, autres mœurs.

En lisant entre les lignes, on comprend aussi que la couverture du réseau SFR est lacunaire malgré ce que l'opérateur cherche à faire accroire.

Juste après cette saillie on apprenait que le ministère de l’Économie et des Finances et l’Arcep incitent Free et Orange à signer un accord de mutualisation de leur réseau. Un observateur du journal Les Échos indique qu'« avec quatre opérateurs, l’industrie va mal, [et qu'] il faut donc consolider le marché. La mutualisation est le seul moyen d’y arriver sans braquer l’Autorité de la concurrence ».

Consolider le marché. Il fallait peut-être consolider le marché avant d'introduire un quatrième larron dans le jeu. En attendant, la consolidation se fait sur le dos des boutiques franchisées et les réseaux se font la guerre en attendant de savoir qui va manger l'autre. Et chacun y va de sa petite annonce. Bouygues clame que 63 % de la population sera couverte par sa 4G dès le 1er octobre. Attentons pour voir, c'est dans deux jours. De son côté, SFR affirme son antériorité sur le marché. L'opérateur a effectivement été le premier à proposer des offres 4G aux particuliers et aux entreprises, ce qui est très bien, mais on ne sait toujours pas à quoi sert la 4G. Quant à Orange, l'opérateur fanfaronne en clamant qu'il propose la meilleure couverture 4G de France et a poussé le vice jusqu'à développer un site internet dédié pour l'affirmer encore plus fort.

Et au milieu de ces grandes manœuvres, le cabinet Deloitte dévoile une étude qui prétend que près de 60% des Français ne sont pas intéressés par le réseau 4G.

On les comprend.

 

Le coup de l'amendement Delalande

28.09.13 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

Le droit du travail français est à nouveau sur le point de changer subtilement. Il se mesure déjà en mètres linéaires de Dalloz, il n'avait vraiment pas besoin de cela. Pourtant, après la loi des trente-cinq heures qui a déjà montré ses limites puisque la quantité de travail n'est pas un gâteau qui se partage, le gouvernement socialiste pousse pour que soit indiqué dans la loi que la durée hebdomadaire d'un contrat de travail ne puisse être inférieure à vingt-quatre heures.

C'est louable. À première vue, cela va augmenter les revenus des travailleurs précaires.

À première vue seulement.

Le problème est que la plupart de ces travailleurs précaires cumulent aujourd'hui deux emplois (source INSEE). Deux emplois d'au minimum vingt-quatre heures, cela fait qurante-huit heures hebdomadaires, soit treize de plus que la durée légale du travail en France. Un travailleur précaire ne pourra plus légalement cumuler deux emplois à mi-temps pour avoir l'équivalent d'un temps plein. La conséquence sera double. D'une part, ces travailleurs risqueront de chercher des petits boulots au noir. D'autre part, leur situation , pour ceux qui ne franchiront pas le pas, risquera de se dégrader.

Dites, les politiques, vous n'avez rien retenu de l'amendement Delalande ? Vous vous souvenez, l'amendement qui faisait que sous prétexte d'éviter les licenciements des salariés de plus de cinquante ans, les entreprises se dépêchaient de licencier leurs employés avant l'âge limite de peur de ne pouvoir le faire après et que celles qui voulaient bien embaucher des salariés âgés ne le faisaient plus car le risque financier était trop grand. Vous avez vraiment la mémoire courte.

Pompidou avait malheureusement raison lorsqu'il disait qu'il fallait foutre la paix aux français ! L'inflation législative française est responsable de la situation actuelle de notre pays. Sous prétexte de surprotéger les gens, cela nuit au fonctionnement entier de la société française.

 

Aïe-Mac

27.09.13 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Mauvais esprit, Je hais l'informatique, Monde de merde

J'ai honte. À mon corps défendant, je suis contraint de toucher des Macintoshes. Pas des manteaux de pluie, non, des machines de la marque à la pomme, vantées par tous les applemaniaques comme étant la panacée. La panacée… Pour déclarer une telle chose, il ne faut pas avoir eu sous la main un Lenovo de la série Thinkpad ou un Toshiba de milieu de gamme.

J'ai rarement vu des machines d'aussi mauvaise qualité vendues à un prix aussi cher. Dans le monde du PC, il existe bien une grande majorité de machines à la fiabilité médiocre, mais elles ne sont de loin pas aussi onéreuses. Le MacBook pro que j'ai présentement sous les doigts vient une fois de plus de déclarer forfait et de partir en vacances pour une durée illimité voire définitive. Je pense même que je vais l'achever pour lui éviter de souffrir plus longtemps. Pour son troisième anniversaire, c'est assez triste. Et pourtant, ce n'est pas une machine nomade, elle est à demeure sur mon bureau, ne tombe jamais, ne surchauffe pas. En un mot comme en cent, elle est bien entretenue. Malgré cela, j'en suis à mon troisième clavier en deux ans — je ne suis pourtant pas une brute —, à ma seconde batterie avec renvoi chez Apple pour cause de batterie soudée qui avait tendance à tellement gonfler que la coque avait fendu et à ma seconde carte-mère, la première ayant eu un gros problème de contrôleur graphique. Et c'est sans compter l'indicateur d'humidité qui a viré dans un bureau où l'humidité est mesurée en continu et ne dépasse jamais les 50% d'humitidé relative.

C'est dommage. Extérieurement, c'est pourtant une machine agréable. En terme de programmation système, cela se gâte un peu sauf si on considère qu'il ne fait pas demander à MacOS X d'être POSIX 2001 et que l'on se contente d'un gcc antéduluvien ou de l'aberration qu'est Xcode.

Ce qui m'étonne tout de même un peu, c'est la vigueur des mac-addicts, prêts à acheter n'importe quoi à n'importe quel prix sous prétexte qu'il y a une pomme dessus. Bientôt, on devrait voir arriver sur le marcher des machines à laver Apple voire des sextoys Apple pour réellement prendre son pied avec une machine. Si encore la qualité des Mac modernes étaient aussi bonne que celle des iMac G3 de première génération ou des PowerMac 8600 avec leur PowerPC 604, je comprendrais. Là, non, on a juste un vulgaire PC avec le droit d'installer dessus MacOS X. L'intérêt est à vrai dire assez limité par rapport à un vrai PC tournant sous un unixoïde quelconque.

Pourtant, cela se vend et Apple se porte bien, ce qui prouve qu'il n'est pas nécessaire d'avoir un bon produit pour afficher une santé insolente.

Remarquez, la même chose est vraie pour Microsoft.

 

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