AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Persécution routière BASENAME: persecution-routiere DATE: Wed, 25 Oct 2023 09:43:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

J'ai pris samedi dernier l'ancienne RN73 entre Chalon-sur-Saône et Dole. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, il y a exactement 67 km entre les deux villes. Sur ces 67 km, outre les radars fixes se trouvent des tas de radars dit « chantier » sans qu'il n'y ait d'ailleurs le moindre chantier en vue. Samedi dernier, j'en ai compté sept, jamais en zone qui pourrait être accidentogène (intersection ou bourgade traversée), toujours en ligne droite, dégagée et si possible en pente.

Avant d'aller plus avant, je dois signaler que malgré plus de trente ans de permis de conduire (B+C) et un paquet de centaines de milliers de kilomètres à mon actif tant en France que dans des pays peu recommandables avec seulement deux accrochages pour lesquels je fus considéré irresponsable, je n'ai encore jamais reçu la moindre amende, même pas pour stationnement. Je suis donc un chauffard en puissance, un véritable danger public sur la route, un ayatollah de l'asphalte.

Je connais cette route toute droite avec une excellente visibilité. Je sais où se trouvent les radars piégeux. Sauf que je roulais ce jour-là en fourgon de location, mon camion étant en révision carrosserie. La déviation de Dole comporte une zone limitée à 70 km/h. On peut se demander pourquoi, il n'y a pas une intersection, le reste étant limité à 80 km/h. À la fin de cette zone limitée à 70 km/h figure en bonne place un panneau 80. J'ai donc accéléré un peu. Or le fourgon en question est muni d'un petit moteur avec un gros turbo pour limiter la consommation en n'offrant plus aucun frein moteur et la route était en légère pente. J'ai laissé courir le véhicule (à la même vitesse que tous les autres qui m'entouraient) lorsque j'ai vu de l'autre côté de la route un radar mobile. Coup d'œil sur le compteur, l'aiguille était à 85 km/h. Je me dis que ça passe, à 85 km/h au compteur, le GPS m'indiquait 81 ou 82 km/h réels.

Le seul véhicule de la colonne a être flashé fut le mien.

Et là, ça m'énerve. Ce qui m'énerve n'est pas la possibilité de se faire flasher pour excès de vitesse. Ce qui m'énerve, c'est la position de ces radars qui sont là pour engranger le plus d'argent possible sous couvert de la lutte contre la violence routière. Ce qui m'énerve, c'est qu'il faut pour respecter à cet endroit la vitesse descendre au frein avec un véhicule moderne (le frein moteur du véhicule en question est incapable de le retenir en seconde sur une route de 10% de pente, je me suis fait de sérieuses frayeurs en traversant le Massif-Central !). Ce qui m'énerve, c'est qu'une partie des conducteurs n'est pas en état de conduire (stupéfiants, médicaments, alcool, vue, réflexes…) et que personne ne les contrôle cela tant qu'il n'y a pas un accident sérieux. Malgré tous les kilomètres que j'ai au compteur, je n'ai été contrôlé que trois fois pour l'alcool, jamais pour les autre stupéfiants. Et si je n'avais pas la visite médical du permis lourd, personne ne s'assurerait que j'étais encore capable de tenir un volant.

L'impression que cela donne est que le radar automatique est un moyen bien efficace pour remplacer feue la vignette automobile parce qu'il est impossible de ne pas se faire avoir un jour ou l'autre par un radar sciemment installé pour qu'il soit rentable. Quelles autres justifications pourrait-on trouver au fait d'installer une dizaine de radars sur 60 km, la plupart étant loin des zones accidentogènes ?

Alors, les préfectures de Saône-et-Loire et du Jura, si vous me lisez, arrêtez donc de prendre les automobilistes pour des imbéciles. Cela pourrait un jour se retourner contre l'état.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Tue, 31 Oct 2023 13:16:08 +0000 URL:

Et la prune est arrivée. 86 km/h retenus pour 80 km/h de vitesse limite et 84 km/h au compteur. Seul véhicule a être flashé dans la file (dense). Difficilement contestable.

Pourquoi ai-je l’impression d’être pris pour un idiot ?

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Islamisme BASENAME: islamisme DATE: Tue, 17 Oct 2023 07:43:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les tradis CATEGORY: Monde de merde CATEGORY: Je hais les politiciens TAGS: ----- BODY:

Autant le dire tout de suite, nous ne sommes pas à la hauteur. Et nous ne le serons jamais avec notre bien-pensance coutumière.

Il existe une expérience de sociologie très simple consistant à demander à quelqu'un la réponse à la question simple suivante :

Vous êtes avec votre cousin dans une automobile. Il conduit et à la suite d'une violation du code de la route, il tue une personne. Mentez-vous pour le sauver en déclarant sous serment qu'il a respecté toutes les règles ?

Les résultats sont sans appel. Le monde dit occidental se démarque très profondément. Les réponses positives sont entre 10 et 30%. Le reste du monde tourne autour de 70% avec un ventre mou en Russie (50%) sans doute parce qu'elle est partagée entre Europe et Asie. Contrairement à la thèse de David S. Landes dans Richesse et pauvreté des nations, il n'y a pas que la géographie qui explique le surgissement de l'occident qui est parti à la conquête du monde. Il y a aussi la mentalité occidentale qui n'est plus clanique.

Certains travaux récents indiquent que la perte de cette mentalité clanique remonte à l'émergence des religions chrétiennes dans le monde gréco-romain qui se ouvertes aux gentils. L'unité sociale n'était plus le clan ou la tribu, mais les gens qui pensaient ou priaient comme soi, ce qui est une immense différence entre le judaïsme qui cultive un entre soi quasi tribal et l'Islam qui veut convertir tout le monde de force.

En d'autres termes, ce sont les religions chrétiennes qui ont permis à l'occident de se développer en réformant ses interactions sociales, à tel point que lors de la chute de l'Empire romain, l'occident a su garder ses villes et des structures complexes autour des évêchés.

Il faut bien comprendre que ce que nous vivons aujourd'hui n'est pas une guerre de religion. Plus exactement, l'aspect religieux est trompeur, ce n'est que la partie visible du problème. Ce que nous subissons aujourd'hui est une guerre de civilisation entre une vision clanique et tribale de la société et une vision d'une société au mérite dans laquelle chacun peut s'extraire de sa famille d'origine et penser librement.

Ces constatations étant faites, comment résoudre le problème qui se pose à nous aujourd'hui ?

Première chose : arrêter d'accueillir tout et n'importe qui. Oui, il faut accueillir des réfugiés. Mais force est de constater qu'on accueille un peu plus que des réfugiés tous les ans. Et ceux qui sont déboutés du droit d'asile doivent être expulsés et non passer dans la clandestinité en attendant deux OQTF avant d'être expulsables. Vous me direz qu'on ne sait pas d'où ils viennent parce qu'ils n'ont pas ou plus de papiers. Là encore, deux solutions :

Deuxième chose : constater que la laïcité à la française n'est pas forcément la meilleure réponse à leur opposer. Pour un musulman arabe, il n'existe aucune distinction entre l'origine ethnique, la religion et sa pratique. Il ne lui est jamais demandé de croire, il lui est demandé de prier. La nuance est de taille puisque c'est une soumission à dieu. En ce sens, il est compréhensible que l'apostasie ne puisse exister et que le monde entier doive s'y soumettre. Ce n'est pas prêt de changer parce que l'Islam est majoritairement sunnite et qu'il n'y a aucun clergé hiérarchisé. On tombe de temps en temps sur des gens éclairés comme le recteur de la Grande Mosquée de Paris durant la dernière guerre qui a été déporté pour avoir sauvé des juifs, mais ils sont l'exception à la règle. Le monde musulman éclairé est celui du chiisme même si, actuellement, les fous de dieu ont pris le pouvoir en Iran.

Ainsi, pour en sortir, il faut lutter à armes égales. Il ne faut pas tenter de rééduquer un islamiste, ça ne fonctionnera pas. Il faut tout faire pour le sortir de son clan. Cela passe par l'école (raison pour laquelle ils combattent l'école), cela passe par la surveillance de certaines mosquées et de certains prédicateurs, cela passe aussi par l'expulsion de certains énergumènes s'il le faut manu militari. Et cela passe par une application stricte des règles communes, donc de la loi, et des magistrats qui font réellement leur travail sans donner une seconde chance à tous ces petits délinquants (parce qu'on ne devient pas terroriste sans être au préalable défavorablement connu des services de police), c'est-à-dire en condamnant fermement et lourdement à la première entorse à la loi. Il reste des routes à construire en Guyane et l'expulsion à la fin de la peine pour tous les binationaux.

Il n'est plus temps aujourd'hui de se gargariser des droits de l'homme, surtout avec des gens qui n'en ont cure. Si l'état ne le fait pas, immédiatement, il est fort probable que cela dégénère à terme en guerre civile.

PS : j'espère que le sale type qui a gueulé tellement fort qu'on l'a entendu à la télévision "Allahu akhbar" durant la minute de silence au début du quart de finale France-Afrique du Sud de dimanche dernier a été arrêté. Parce que c'est par ce genre d'incivilité que l'on doit commencer. Pas de quartier.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Le cas du Hamas BASENAME: le-cas-du-hamas DATE: Mon, 09 Oct 2023 07:56:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Je hais les tradis TAGS: ----- BODY:

Je vais me faire des ennemis mais j'assume d'autant plus que je peux prouver mes dires, photographies à l'appui.

En préambule, je dois indiquer pour les non comprenants que je condamne le plus fermement possible les actions du Hamas, du Djihad islamique et du Hezbollah.

Dans les années 1990, j'ai eu l'occasion de parcourir à pied durant deux mois Israël et les territoires occupés. Depuis, j'ai travaillé au Moyen-Orient et cela m'a permis de comprendre un peu les différents enjeux du conflit et les mentalités des protagonistes. Je suis d'assez près toutes les évolutions. Cela me permet d'avoir un avis sur ce qu'il vient de se passer.

Commençons par le début et par les plaques d'immatriculation. Les plaques pour les citoyens israéliens sont jaunes à chiffres noirs. Pour la police, elles sont rouges à chiffres blancs et pour l'armée noires à chiffres blancs. À cette époque, les véhicules de location avaient des plaques particulières, jaunes mais munies d'un liseré bleu, sans doute pour signaler aux palestiniens qu'il s'agissait de touristes. Pour les palestiniens non israéliens (c'est-à-dire habitant dans les territoires occupés), il y a trois couleurs. Des plaques vertes pour des transports collectifs palestiniens munis de laissez-passer aux portées aléatoires et des plaques bleues devenues blanches pour les civils palestiniens. Il y a aussi dans les territoires occupés des plaques rouges pour les véhicules gouvernementaux. Les véhicules palestiniens à plaques blanches ne sont pas autorisés à franchir la ligne verte ni même à s'éloigner de trop de la ville de résidence du propriétaire du véhicule. Les plaques rouges le peuvent. Quant aux plaques vertes, c'est au bon vouloir des contrôleurs des différents check points. Souvent, pour faire quelques kilomètres, il faut changer plusieurs fois de bus ou de taxi.

On trouve aussi un double réseau routier. Régulièrement, dans les territoires occupés, deux routes sont parallèles, l'une pour les israéliens, l'autre pour les palestiniens. Même en Afrique du Sud du temps de l'apartheid ou aux USA sous le régime de ségrégation il n'y avait pas une double infrastructure routière.

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Il y a donc trois types de population:

Il serait tentant de dire que la population est bien rangée. C'est une erreur puisqu'on trouve là-dedans des druzes habitant le plateau du Golan, qui étaient syriens et qui, pour rien au monde, ne veulent le redevenir car depuis l'annexion du plateau, ils ont à domicile l'eau, le gaz et l'électricité. Il y a des israéliens non israélites qui encaissent mal le fait d'être une population de seconde zone et des palestiniens qui vivent dans des ghettos. C'est particulièrement visible à Jérusalem. Lorsqu'un bus qui s'arrête tous les cinq cents mètres en moyenne ne s'arrête plus durant plusieurs kilomètres, on sait qu'on passe au milieu d'un quartier palestinien. En terme de développement, il existe un mot pour cela que je préfère ne pas écrire ici.

D'un autre côté, des habitants israéliens non juifs de Jérusalem sont soumis à vexations pour agrandir, par exemple, le Jardin des Oliviers (expropriations manu militari avec destruction des habitations pour faire de la place). Ceux-ci, même s'ils sont plutôt content d'être israéliens plutôt que palestiniens nourrissent une certaine rancœur.

Autre difficulté, les ultraorthodoxes juifs. Ceux-là posent plusieurs problèmes. Ils utilisent la Bible en général comme un cadastre et le Lévitique en particulier comme une charia. Mais ils n'ont pas à en payer les conséquences. Pourquoi ? Ils sont exemptés de service militaire, service et réserve obligatoire pour toute la population, hommes et femmes. On se retrouve donc dans des situations grotesques comme à Hébron où après une épuration ethnique des chrétiens, il reste dans la vieille ville une population musulmane et sur les hauteurs une population de gentils colons orthodoxes qui viennent prendre toutes les semaines par les armes l'ancienne cathédrale servant de mosquée le vendredi pour qu'elle serve de synagogue le samedi parce qu'il est écrit dans la Bible qu'à Hébron se trouve le tombeau des Patriarches.

Or cette population ne cesse de grossir. D'après i24news, la population ultraorthodoxe a augmenté de 509% depuis 1979. Ils représentent aujourd'hui 13% de la population et les projections indiquent qu'ils seront plus de 21% en 2048. Or ces gens votent. Ces gens votent pour plus de colonies, pour plus d'intégration du sacré dans les lois israéliennes. On se retrouve donc à Hébron avec l'armée qui contraint les commerçants arabes à fermer boutiques le jour du shabbat. Mais ces militaires sont des israéliens parlant arabe couramment, donc des arabes israéliens. Sauf qu'on ne peut pas faire confiance à ces gens-là. Il s'ensuit que derrière les arabes israéliens tapant les arabes palestiniens se trouve une voiture de la police militaire formée d'israéliens juifs. Une ambiance du tonnerre et il est étonnant que cela ne dégénère pas plus souvent.

Au mitan des années 1990, il y avait de sérieuses chances de paix. Les ultraorthodoxes n'avait pas la puissance qu'ils ont aujourd'hui. L'Iran n'avait pas le poids que ce pays a actuellement. Si les pays du Golfe n'avaient pas de relations officielles avec Israël, ils n'étaient pas en guerre ouverte et ne défendaient pas les palestiniens dont ils n'avaient dans les faits que faire. La Jordanie avait des relations correctes avec Israël et l'Égypte était en paix grâce à Nasser qui avait fait une guerre — la guerre des six jours — pour avoir la paix. Il y eut les accords d'Oslo en 1993.

Mais il y eu aussi ce 4 novembre 1995 où Yitzhak Rabin, âgé de 73 ans, est touché par deux balles tirées à bout portant dans son dos après un discours lors d'une manifestation pour la paix par Yigal Amir, juif extrémiste religieux, étudiant en droit et opposé aux accords d'Oslo. Rabin a été lâchement tué par derrière pour avoir serré la main de Yasser Arafat qui, qu'on le veuille ou non, était devenu un interlocuteur valable depuis qu'il avait déposé les armes. Il n'a pas été tué par un palestinien, mais par un israélien juif pour avoir fait progressé la paix. Cette date est le début de la fracture de la société israélienne entre les religieux et les laïcs et un gros coup de frein à toute paix. Depuis cette date, tous les gouvernements successifs ont tout fait pour que cela dégénère. Et plus le temps passe, plus les religieux ont pris de place. Le phénomène est aujourd'hui un véritable cercle vicieux qui s'entretient tout seul.

L'avenir pour ce pays n'est pas rose et, aujourd'hui, l'armée composée de laïcs paie les choix des ultraorthodoxes qui, rappelons-le, en sont exemptés. Combien de temps va-t-elle continuer à le faire? Que se passera-t-il le jour où les militaires israéliens vont considérer que leur vie vaut plus que la sauvegarde d'une nation dévoyée par ces ultraorthodoxes ? Va-t-on vers un coup d'état ? Aujourd'hui, si les tendances démographiques restent constantes, à la fin du siècle, l'état d'Israël sera dans le meilleur des cas une théocratie juive, dans le pire des cas un Iran juif. Parmi ses habitants non ultraorthodoxes, qui sera prêt à l'accepter ? Et que faire des populations laïques de toutes obédiences ?

Il est urgent de trouver une solution de paix acceptable pour les deux parties. Cela signifie soit deux états viables (et pas le succédané d'Autorité Palestinienne vivant des subsides qu'Israël et les bailleurs internationaux daignent lui envoyer), soit un état unique, laïc, et avec les mêmes droits et devoirs pour tous ses habitants. Ces deux solutions sont violemment rejetées par les ultraorthodoxes. Il s'agit donc de commencer par limiter leur influence, préalable à toute solution de paix.

Or nous n'en prenons pas le chemin. Plus exactement, nous prenons la direction inverse. Il y a de plus en plus de gages donnés à cette frange de la population au détriment des palestiniens qui entrent de plus en plus dans une guerre asymétrique utilisée aujourd'hui comme un proxy par l'Iran (d'où les attaques concomitantes du Hezbollah dans le nord du pays).

L'état hébreu ne pourra pas gagner cette guerre, sauf à ouvrir des discussions et à mettre une partie de sa population extrémiste au pas. La question est de savoir s'il le veut (pour des histoires de politique interne) ou s'il le peut encore, s'il n'est pas déjà trop tard.

L'avenir nous le dira. Personnellement, je suis heureux de ne pas avoir vingt ans à Tel-Aviv.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Le cas Keyyo BASENAME: le-cas-keyyo DATE: Tue, 13 Jun 2023 16:43:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais l'informatique CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Vous le savez ou vous ne le savez pas, je suis ce qu'il était convenu d'appeler un dinosaure. J'étais en effet client Nerim depuis 1999.

Nerim, c'était un fournisseur d'accès professionnel et, de 1999 au rachat de Nerim par Keyyo, filiale de Bouygues Télécom, je dois compter sur les doigts de la main le nombre de soucis d'accès internet ayant duré plus de vingt-quatre heures. Pourtant, revendeur de ces accès, j'ai eu un certain nombre de lignes ADSL, SDSL, VDSL et de téléphonie. Certains mois, je réglais des factures de plusieurs milliers d'euros. Ça faisait un certain nombre d'accès ADSL à 25 € HT !

Mais tout a une fin, les entreprises sont mortelles et Nerim a été racheté par Keyyo. Nerim était tout à fait viable, Bouygues Télécom est simplement monté au capital et a décidé de rationaliser ses investissements. Sauf qu'on ne fait pas gérer une infrastructure d'un fournisseur d'accès du type Nerim par des gens dont le métier était de faire de la téléphonique et qui, après avoir regardé les différents avis sur Keyyo, n'avaient pas la satisfaction du client comme but ultime. Je ne sais pas si vous voyez bien la litote.

C'était le début de la fin.

Depuis cette date, le téléphone dysfonctionnait. Certains appels étaient systématiquement coupés au bout de quinze minutes. Cela ne se produisait que sur certains numéros bien identifiés. D'après le service technique de Keyyo, le problème était chez moi. Ben tiens ! D'autres, entrants ou sortants, échouaient. Certains avaient une qualité déplorable malgré la QoS forcée sur les paquets par les téléphones et sur les ports par le routeur. Je ne parle même pas de la dégradation du service. Certains accès internet sont en défaut depuis plusieurs mois pour ne pas dire années. Sur la ligne principale de mon infrastructure, je perdais jusqu'à 50% des paquets (sur la liaison, les modems indiquaient fièrement un nombre de paquets en erreur nul, c'est-à-dire que ces paquets n'arrivaient pas jusqu'à chez moi malgré un rapport signal sur bruit excellent !).

Ne croyant pas aux coïncidences, j'ai appelé d'autres dinosaures qui m'ont tous confirmé la même chose. Depuis le passage forcé de Nerim à Keyyo, le service est devenu déplorable et les prix ont augmenté. Je ne parle même pas des modifications du paramétrage des liens, de la perte des adresses IPv6 sans en avertir le client et autres petites choses bien contrariantes surtout lorsqu'on n'est pas prévenu et qu'on les découvre un lundi matin par des appels clients. Cerise sur le gâteau, j'utilisais les serveurs de noms de Nerim et la page d'administration de ces machines (admin.nerim.net) est aujourd'hui inaccessible. Je suis un peu coincé avec un nom de domaine. Je dois changer les DNS chez le registrar après avoir déménagé mon infrastructure, sauf qu'il me faut deux serveurs DNS sur deux réseaux /24 distincts, que le domaine est actuellement hébergé chez Amen et que je n'ai pas ces deux adresses. Je ne peux pas changer non plus les enregistrements puisque la configuration du DNS côté Keyyo n'est plus accessible. Seule solution, migrer ce domaine d'Amen vers Gandi pour utiliser le DNS secondaire de Gandi. C'est d'un pratique ! Et comme à son habitude, le service technique, le support de Keyyo est aux abonnés absents. Rien à dire sur l'accueil, ils sont très aimable — il ne manquerait plus qu'ils mordent ! — mais sont parfaitement et complètement inefficaces.

Mais le plus beau n'est pas là. J'ai appris tout à fait par hasard que mon lien secondaire, le seul qui avait encore conservé une IPv6 (les autres IPv6 ont été résiliées par Keyyo unilatéralement) était en cours de résiliation. J'utilisais donc ce lien pour avoir accès au réseau IPv6 de mes locaux de province au travers d'un VPN. Ce n'était pas idéal, mais ça permettait de travailler. Or je n'avais rien demandé. Et pourquoi donc ce compte était en cours de résiliation ? Parce que mon compte partenaire avait été coupé en quatre. Un lien sur un premier compte client, un autre lien sur un autre compte, le reste des liens sur un troisième compte et la téléphonie sur un quatrième. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Or ce qui devait arriver arriva, un autre client Keyyo s'est rendu compte qu'il payait mon lien. Et là, plutôt que de rechercher à qui appartenait ce compte, le client a demandé une résiliation acceptée par Keyyo sans sourciller. Depuis six semaines, le service commercial doit me rappeler pour trouver une solution. Depuis six semaines, j'attends. Le problème est que personne ne veut annuler la résiliation de l'accès qui n'était pas encore coupé, ce n'est pas dans les procédures de Keyyo. Le couperet pouvait tomber n'importe quand et je risquais de me retrouver avec une infrastructure dans mes locaux parisiens inaccessible, le lien principal étant inutilisable en raison de la perte de paquets, le lien secondaire étant coupé.

J'ai donc pris la décision de migrer mon infrastructure informatique. J'ai donc fait un peu de sport la semaine passée. Heureusement, il ne me restait qu'une seule machine à déménager, mais quelle machine ! Un bestiau de 40 kg que j'ai transporté dans un vénérable train Intercités avec une correspondance. La machine réinstallée, reconfigurée en DMZ, semble fonctionner. Mais je n'ai plus de téléphone pour l'entreprise durant trois semaines. C'est handicapant, nous ne sommes pas dérangés par les ondes et il faut sortir des locaux pour avoir un peu de réseau 2G.

Ce serveur reste actuellement sur une liaison ADSL Keyyo, la dernière qu'il me reste. Le bon de commande pour la fibre est parti hier soir. 1 Gbps/300 Mbps avec backup 4G illimité (fourniture de la SIM et MPLS pour que les serveurs restent accessibles en cas de coupure de la fibre), achat des IP (/48 IPv6 et /29 IPv4), le tout pour 115 € HT par mois durant 36 mois, 85 € HT par mois après.

Keyyo fait définitivement partie des entreprises qui méritent de faire faillite vue la manière dont ils traitent leurs clients.

----- COMMENT: AUTHOR: tuxmips DATE: Wed, 21 Jun 2023 14:18:29 +0000 URL:

Nous avons tenté pendant plusieurs années en ayant notre propre serveur de mails d’abord à la maison puis ensuite en “salle blanche". Mais nous (enfin plutôt mon fils) avons fini par lâcher l’affaire. Trop compliqué, surtout si l’on souhaite correspondre avec les adresses en hotmail et outlook qui rejette sans aucune raison technique et/ou juridique valable tous les mails en provenance de serveurs personnels, fussent ils hébergés chez des hébergeurs digne de ce nom. Pour ce qui me concerne, je n’ai pas les connaissances suffisantes pour faire cela. Je vais donc quitter Gandi pour aller vers des artisans “bio” comme ouvaton ou mailo. Je suis bien d’accord, ce n’est peut être pas la solution idéale, mais pour le moment je ne puis mieux faire.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Mon, 19 Jun 2023 09:09:49 +0000 URL:

Je n’ai aucun avis sur Gandi que je n’utilise que comme registrar en ayant quitté Amen qui ne propose pas le DNS secondaire. Règle n°1 : ne jamais laisser gérer un serveur de mails par un tiers. Règle n°2 : toujours louer des machines physiques chez un spécialiste ou des baies en salles blanches.

----- COMMENT: AUTHOR: tuxmips DATE: Mon, 19 Jun 2023 09:05:10 +0000 URL:

Bonjour !

Que dire aussi du cas Gandi :-(

https://linuxfr.org/users/acatton/journaux/gandi-passe-de-no-bullshit-a-bait-and-switch

Bref va falloir moi aussi que je devienne un migrant. Je pense aller vers ouvaton, du moins pour mes boites mails. Gandi c’est bien de la french tech voulu par notre Président souverain !

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Spare BASENAME: spare DATE: Sat, 21 Jan 2023 13:55:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Comme vous, j'ai été abreuvé jusqu'à plus soif de la couverture du bouquin du cadet décérébré de la famille royale anglaise, mais je me suis dit qu'il ne méritait pas mon mépris. S'il se trouve des gens assez stupides pour acheter un bouquin que, sans doute, lui-même n'a pas lu, tant mieux pour lui. Mais l'étalage des turpitudes familiales façon fin de règne voire fin de race est quelque chose que je trouve assez déplorable. Je peux toutefois proposer un titre français pour l'ouvrage en question. Pourquoi ne pas titrer « le roux de secours de la Meghan » ? Au moins, à défaut d'attraper un prix littéraire, cela aurait un certain panache.

Je ruminais sur les grandeurs et décadences des têtes couronnées lorsque je fus réveillé par la réforme des retraites. Comprenez-moi bien, je ne supporte pas les importuns tels Éric Woerth qui se permettent de m'envoyer un courrier électronique personnalisé pour défendre la réforme. Mais je déteste encore plus ceux qui ne veulent pas de cette réforme. Je vais avoir du monde à haïr.

Le problème est qu'il faut réformer un système qui, mathématiquement, ne peut perdurer que dans un monde en croissance infinie. En effet, pour qu'il soit soutenable, il faut qu'il y ait plus d'actifs (payant les cotisations) que de retraités (percevant une retraite donc à la charge des actifs). Lorsqu'on commence à avoir autant d'actifs que d'inactifs (retraités et chômeurs), forcément, ça coince. Sauf que si l'on maintient plus d'actifs que de retraités, un jour ces actifs deviendront des retraités à leur tour et il faudra encore plus d'actifs pour les soutenir. Bref, ce n'est pas viable dans un monde fini.

De manière assez surprenante d'ailleurs, les plus farouches et irréductibles partisans du système par répartition intégrale sont aussi ceux qui considèrent que la croissance infinie n'est pas possible. Ils ne sont plus à une contradiction près. Quoi qu'il en soit, cela fait des années que l'on sait que l'on va dans le mur parce que la démographie est ce qu'elle est. Cela fait donc des années que ce système aurait dû être réellement réformé pour obtenir à terme un système viable comme les systèmes suisse ou batave comportant trois piliers : un premier pilier par répartition pour une retraite de base, un deuxième pilier par capitalisation dans des caisses spécifiques pour une complémentaire et un troisième pilier facultatif.

Au lieu de cela, non, nous restons dans notre fichu système et tous ses effets de bord à commencer par l'absence de financement de l'économie par les fonds de pension. Vous me direz que ce n'est pas un problème. Pourtant, c'est l'un des problèmes majeurs de l'économie française. Les entreprises ne pouvant pas se financer par les banques qui n'acceptent pas le risque trouvent de l'argent auprès de fonds étrangers et, petit à petit, toutes les entreprises rentables deviennent étrangères, finissant soit par déménager soit par être liquidées après que la propriété intellectuelle a été récupérée par les nouveaux propriétaires. Cela vaut pour les grandes entreprises, mais aussi pour les PME ayant une certaine valeur. C'est arrivé il y a quelques années à une entreprise d'une vingtaine de personnes de mon patelin, entreprise qui fabriquait des machines à bois. Elle fut rachetée par un fonds de pension étranger pour ses brevets puis vendue à la barre du tribunal deux ans plus tard.

J'ai un âge où je suis coincé. Si le système de retraite change, je n'aurais aucune retraite. S'il reste le même, je n'aurai aucune retraite non plus. Je file depuis des années à peu près 20 k€ par an de cotisations retraite à ma chère caisse de retraite qui m'envoie tous les ans un papier avec ses vœux dans lequel elle me remercie de ma solidarité puisque les deux tiers de mes cotisations vont en péréquation abonder les caisses des régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF/GDF en tête) puis les caisses des salariés du privé. Sur le restant, elle utilise pour son propre compte 4 à 5 % de mes cotisations. Reste pour moi un tout petit tiers de ce que je verse. Dans le même torche-cul annuel, j'apprends que si j'arrive encore à continuer à lui verser le même écot annuel corrigé des variations saisonnières et de l'inflation, je pourrais prétendre à l'âge de 68 ans à 860 bruts mensuels. Mais dans l'état actuel des textes car la valeur des points pourrait baisser.

Faisons un petit calcul statistique. Mon espérance de vie à la retraite est de moins de vingt ans. Arrondissons à vingt pour simplifier le calcul et considérons le calcul sans inflation puisque, après tout, cette inflation touche aussi les cotisations. On arriverait donc à 206 400 € sur vingt ans, ce qui correspond à dix ans de cotisations. Or j'aurai cotisé à 68 ans plus de 45 ans dont 18 mois de service militaire dont personne n'est capable de dire s'il sera compté ou non puisque la règle est très subtile. En effet, si vous avez commencé à travaillé à 18 ans, avec un contrat à durée indéterminée, le service compte. Si vous avez fait le service à la fin de vos études avant d'avoir un contrat de travail, il ne compte pas. Personne ne sait si un stage obligatoire de 6 mois avant le service fait que ce service compte ou ne compte pas.

Un simple calcul montre que si j'avais simplement gardé l'équivalent des cotisations que je donnais à ma charmante caisse de retraite pour moi en les cachant en lingots dans un matelas, je pourrais bénéficier d'une retraite de plus de 3 600 € nets par mois sur la même période (en consommant le capital et en considérant que jamais une somme n'a été placée). Vous me direz que le calcul n'est qu'un calcul fictif car je pourrais effectivement vivre plus de vingt ans après ma retraite. Je vous répondrai que c'est justement pour cela qu'il existe dans tous les autres pays des caisses de retraite par capitalisation qui moyennent ce risque. Du reste, il en existe une aussi chez nous, ça s'appelle la PRÉFON et elle est réservée aux fonctionnaires. Les autres, vous pouvez crever la bouche ouverte. Mais je vous rassure, il vaut mieux placer de l'argent ailleurs qu'à la PRÉFON, les rendements sont assez mauvais.

Vous me sentez aigri, vous avez raison.

Mais revenons sur ce fichu système par répartition qui ne date pas de 1948 ou du GPRF. Comme les congés payés ne datent pas de 1936 puisque c'est Badinguet qui les a créés par un décret impérial du 9 novembre 1853. Les communistes adorent réécrire l'histoire à leur sauce. Pour les autres sachez que cette revendication n'était même pas au programme du Front Populaire.

En 1939, tous les salariés devaient cotiser aux Assurances Sociales pour la maladie et la retraite. Si la maladie était un système assurantiel (ce n'est plus le cas du nôtre aujourd'hui même s'il contient toujours le terme assurance), la retraite était un système par capitalisation. Ce n'est pas pour rien que le Palais de la Mutualité, à Paris, date des années 1930. En 1939, un salarié pouvait partir à la retraite à 60 ans.

Arrive la guerre et son cortège de malheurs que pour certains, nous n'avons pas fini de solder aujourd'hui. Paul Reynaud sous la pression des pacifistes doit laisser les rênes du pouvoir à un certain Philippe Pétain qui signe un armistice avec moult dommages de guerre à payer à l'occupant. René Belin, n°2 de la CGT et pétainiste et pététiste de son état, ministre du travail, liquide entre autres la CGT, cosigne le statut des juifs et trouve amusant de voler le magot des Assurances Sociales pour le filer à l'occupant. Ce faisant, il instaure un régime de retraite par répartition et une sécurité sociale des prolétaires (qui n'est pas non plus créée par le GPRF en 1945).

Deux conséquences : la première et la plus immédiate était de permettre l'envoi d'argent frais en Allemagne, les finances de l'état étant au plus bas. Mais la seconde est importante elle aussi puisque cela a permis de retirer du marché de l'emploi en période de chômage de masse bien plus d'un million de travailleurs qui n'avaient jamais cotisé (artisans, agriculteurs et autres statuts pour lesquels les cotisations retraite étaient facultatives). Certains travaux d'historiens indiquent qu'entre 1,5 et 2 millions de travailleurs s'étant retrouvé au chômage du fait de la guerre ont pu toucher une retraite sans jamais avoir cotisé.

Il y eut un certain nombre d'effets de bord, à commencer par des gens qui avaient capitalisé pour eux durant quarante ans et qui se sont retrouvées au nouveau minimum vieillesse. Ce fut le cas de mon arrière-grand'mère qui a fini sa vie chez mes grand'parents alors qu'elle avait cotisé des sommes importantes toute sa vie durant.

Les régimes de Vichy ont mis toutes les retraites à l'amende. En 1945, le GPRF a tenté de mettre de l'ordre dans ce qu'il convient tout de même d'appeler un beau merdier en créant un nouveau statut de caisses et en simplifiant les différents régimes. On supprime les sociétés de secours mutuel (qui pouvaient être libres, approuvées ou d'utilité publique) pour créer des sociétés mutualistes. Une société mutualiste, qu'est-ce donc ? Il s'agit d'une association avec des petites choses en plus dont une tutelle de l'état. Mais il faut noter que jamais les textes n'ont imposé un monopole de caisse. Il n'y a que des monopoles de régimes (comprendre : de couverture minimale obligatoire). Le PCF aidé par la CGT et les principaux syndicats de l'époque a manœuvré pour affilier obligatoirement tous les salariés dans ses propres caisses, créées d'ailleurs illégalement entre le 26 janvier 1946 et le mois d'avril, date à laquelle l'ordonnance de création de la sécurité sociale n'était pas encore en vigueur (elle ne le sera que le 1er juillet). Même opération pour les retraites. En 1948, la Cour de Comptes s'en émeut. Elle fut bien seule. Elle écrit même que le système par répartition intégrale doit absolument être réformé parce qu'il ne sera pas tenable. Notez bien qu'en 1958, Charles De Gaulle s'en émeut aussi dans un courrier versé aux Archives Nationales dans lequel il indique que « la sécurité sociale doit être abrogée en tant que sont objet a été dévoyé [ndlr. par les partenaires sociaux] ».

Soixante-quinze après, nous constatons toujours la même chose. Les retraités râlent parce que leurs pensions ne sont pas indexées sur l'inflation, parce qu'on leur rajoute de la CSG, de la CRDS et d'autres vexations fiscales et sociales. Les actifs râlent parce qu'on leur rajoute toujours des cotisations (salariales ou patronales, in fine, ce n'est jamais la vache qui paie les taxes sur le lait), les chômeurs parce qu'ils n'ont plus de travail tellement celui-ci est devenu taxé. Quant à la branche maladie, il vaut mieux ne pas en parler.

Mais surtout, ne changeons rien. Une petite réformette paramétrique par-ci par-là lorsque ce n'est vraiment plus tenable parce que les français seraient attachés à leur fichu système.

Ils sont surtout attaché à leurs retraites.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: De la responsabilité des magistrats français BASENAME: de-la-responsabilite-des-magistrats-francais DATE: Tue, 06 Dec 2022 11:26:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Monde de merde TAGS: ----- BODY:

Vous le savez, ou vous ne le savez pas encore, une modification constitutionnelle datant de 2011 a permis aux justiciables de déposer des accusations circonstanciées envers les magistrats outrepassant leurs pouvoirs ou violant la loi. Il était temps, le magistrat — surtout du siège — n'est comptable devant personne de ses erreurs, ce qui est tout de même légèrement surprenant pour un état qui se prétend de droit et qui a le culot de le répéter au monde entier.

Cette procédure est à mi-chemin entre une procédure administrative et une procédure judiciaire. Il faut rajouter que, comme aucun plaignant n'a intérêt à soulever des motivations diffamatoires ou illégales, cela conduit à dissuader de recours tous ceux qui n'ont pas un dossier en béton vibré.

Pourtant, quelques centaines de dossiers de recours en droit sont déposés annuellement devant le Conseil Supérieur de la Magistrature. Certains dossiers ont été déposés par votre serviteur, affaires dans lesquelles les magistrats montrent a minima qu'ils sont indignes de leur serment et qu'en bonne justice, il faudrait rouvrir le bagne de Cayenne rien que pour eux. On trouve dans ces dossiers des faux en écriture de magistrats, dont

Et que pensez-vous qu'il advienne ? Rien, strictement rien. Nous avons donc quelques centaines de dossiers particulièrement salés, preuves à l'appui, et pourtant, aucun magistrat, qu'il soit du siège ou du parquet, n'a été sanctionné pour faute professionnelle avérée depuis cette date. Chose surprenante, au regard de cette apparente impunité, nécessairement hors la loi pénale, il n'est pas de plaignants inquiétés, pour abus. Or soit les plaignants ont raison de se plaindre et les magistrats doivent être sanctionnés, soit ils n'ont aucune raison de se plaindre et les magistrats devraient contre-attaquer.

Pourtant, il faut savoir que l'opposition à l'application de la loi est condamnable selon l'article 432-1 du Code Pénal. Cet article s'applique à tous les justiciables, membres du Conseil Supérieur de la Magistrature compris. Mais ce n'est pas tout puisque le recel par un magistrat d'un délit commis par un autre magistrat relève encore de l'article 321-1 du même Code Pénal.

Les faits sont têtus et il ne peut en découler qu'une seule certitude. Certains magistrats et le Conseil Supérieur de la Magistrature sont corrompus.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: LFI ou la faillite intellectuelle BASENAME: lfi-ou-la-faillite-intellectuelle DATE: Tue, 29 Nov 2022 08:58:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Il n'a pu vous échapper que l'Assemblée Nationale examine depuis hier une proposition de loi — donc émanant des députés et non du gouvernement — dont le but est de rendre plus difficile l'activité de squatteur.

Depuis quelques jours, on voit la gauche plus ou moins bien pensante monter au créneaux, une certaine partie ayant même l'outrecuidance d'invoquer les mânes du regretté Henri Grouès dit Abbé Pierre qui fut tout de même du MRP avant de le quitter pour créer son propre mouvement. L'action de l'Abbé en question n'a jamais été la défense de squatteurs mais le combat pour que les plus miséreux puissent avoir un toit, quitte à construire ou payer ces toits lui-même. Visiblement, la nuance échappe à la gauche. Vous me direz que ce n'est pas la seule nuance qui lui échappe.

Contre l'avis d'un gouvernement un peu gêné aux entournures, un groupe de la majorité présidentielle propose donc un texte triplant les peines encourues par les squatteurs et imposant une accélération du calendrier judiciaire dans ce genre d'affaires. La gauche est vent debout et craint un manque de recours des locataires. Non seulement la gauche, mais toutes les associations luttant contre les logements indignes y vont de leurs communiqués de presse.

À titre personnel, si je puis entendre qu'un locataire de bonne foi puisse avoir des voies de recours, je ne peux accepter qu'un locataire de mauvaise foi puisse en user. Dans une affaire remontant à une quinzaine d'années, un locataire ne payait plus des loyers modiques à mes parents avec un écrit d'une assistante sociale indiquant noir sur blanc que le locataire n'avait pas à régler les termes s'il n'en avait pas les moyens. Le document a été produit devant le Tribunal de Grande Instance du lieu.

Le problème de fond est ici le respect de la propriété privée. Soit ce respect a encore un sens en France et un occupant sans titre est directement expulsé d'un logement, soit il n'a plus aucune signification et on continue à faire payer à des bailleurs qui sont souvent des petits propriétaires les conséquences d'une politique désastreuse.

Par ailleurs, il y a un second problème. À force de rendre le risque locatif de plus en plus important (loyers, mais aussi taxes foncières, remise en état des appartements après squat, diagnostics énergétiques ineptes…), le nombre de logements sur le marché locatif se réduit comme peau de chagrin et les potentiels bailleurs vont vers des solutions moins risquées comme la location touristique de courte durée. La loi de l'offre et de la demande étant ce qu'elle est, le prix des loyers pour les locataires honnêtes augmentent d'autant, comme s'accroissent les garanties exigées par les bailleurs. On se retrouve donc avec une pénurie de logements, une bonne partie du parc locatif n'étant plus sur le marché. Et l'on construit des HLM, ça, on sait faire, de qualité médiocre et surtout en faisant payer ces constructions par la collectivité, c'est-à-dire par les impôts des heureux contribuables.

Nous sommes donc dans une situation totalement ubuesque où une surprotection des locataires produit exactement l'inverse de l'effet escompté, à savoir un renchérissement de l'offre par raréfaction de la ressource et une augmentation des impôts pour financer tous ces programmes de logements. Sans compter que les centres-villes aux bâtis anciens sont de plus en plus vides faute de bailleurs et d'accessibilité qui devient de plus en plus aléatoire ou difficile (zones piétonnes, zones à faible émission, absence de place de stationnement pour ne serait-ce que décharger des courses…).

L'adoption de cette loi serait un signal fort à tous les bailleurs, privés comme publics, surtout s'il est question de faire payer aux squatteurs les dégâts qu'ils peuvent faire dans un logement. Ce serait un préalable avant, rêvons un peu, l'adoption de la doctrine du château.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Grandeur et surtout décadence d'une ancienne puissance économique BASENAME: grandeur-et-surtout-decadence-d-une-ancienne-puissance DATE: Mon, 28 Nov 2022 07:07:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

La nouvelle est quasiment passée inaperçue, je ne l'ai trouvé que dans un périodique spécialisé, et encore, dans un tribune libre. Pourtant, si elle n'est pas incroyable, elle est particulièrement dramatique. Le FMI vient de lancer un avertissement non pas à l'Italie ou à la Grèce, mais à la France pour le dérapage continuel et incontrôlé de ses comptes publics.

Pourquoi ?

Parce qu'après plus de quarante ans de dérapages continuels — le dernier exercice à l'équilibre était celui de 1974 —, nous avons pu bénéficier du « quoi qu'il en coûte » de notre phare de l'économie actuel et du bouclier tarifaire de 2022 qui ont fait exploser la dette publique française de près de 550 milliards d'euros. Ces deux mesures, ineptes, n'ont fait que repousser la résolution d'un problème à plus tard et faire porter l'absence de résolution sur les générations futures qui n'en demandaient pas tant. Elles paieront. Et elles paieront pour des mesures qui ont été inutiles. Il vaut mieux subir l'inflation et la payer immédiatement en restructurant son économie que de faire comme si de rien n'était en refusant de changer ses petites habitudes (coucou, la CGT, coucou, les veaux qui iront manifester contre la réforme des retraites) et en faisant porter sur d'autres son niveau de vie intenable pour un pays totalement désindustrialisé.

Pourquoi dis-je que ces deux mesures sont ineptes ? Pour la simple raison que la France est en train de replonger en récession et doit, malgré toutes ses mesures prises à crédit, faire face à une inflation de plus en plus forte. Et ce n'est pas fini.

Pourtant, loin de calmer sa fuite en avant, la puissance publique française a décidé de continuer sa gabegie de dépenses et de dette. Le FMI, analysant la situation, pose des prévisions très claires. La France, une fois de plus, sera le cancre de l'Union Européenne. Et elle le sera jusqu'en 2027 au moins. Et selon le FMI, le déficit public ne pourra être plus faible que 5,4 % en 2023.

https://www.capital.fr/entreprises-marches/le-fmi-pourrait-bientot-passer-la-france-a-la-loupe-le-deficit-public-est-a-la-derive-1452993

Accrochez-vous, ça va tanguer.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Violences conjugales BASENAME: violences-conjugales DATE: Fri, 25 Nov 2022 17:08:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Monde de merde CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

En ce 25 novembre, journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, je vais jeter un pavé dans le marigot boueux de la bonne conscience de ce siècle qui sombre. Je ne voulais pas le faire jusqu'au moment où j'ai entendu d'une oreille distraite dans le poste que les médecins généralistes vont être incités à poser une question aux femmes lors de chaque examen, histoire de savoir si elles ne seraient pas par le plus grand des hasards battues même si elles n'en présentent aucun signe. Je suppose que derrière tout ceci doit prendre place une lourde machine administrative permettant de remonter des statistiques voire des signalements. Si cela fonctionne aussi bien que les signalements pour enfants battus, elles seront sauvées.

À la réflexion, je ne suis pas bien sûr que ce soit du ressort d'un médecin de famille, ne serait-ce que parce qu'il n'est pas forcément impartial et qu'un signalement peut avoir des conséquences désastreuses s'il s'agit d'une vengeance pour une raison ou pour une autre.

Mais il y a bien plus grave. Parmi les victimes de violences conjugales qui meurent tous les ans en France, les cinq sixièmes sont des femmes. Je n'en disconviens pas, ce sont les statistiques officielles.

Mais parmi les victimes de violences conjugales n'ayant pas entraîné la mort, elles ne sont plus que deux tiers. Pourquoi ? Parce que statistiquement, il y a des différences de forces entre un homme et une femme.

Certes, je vous entends déjà, deux tiers, c'est toujours une majorité. Mais cela signifie qu'un tiers des victimes de violences conjugales sont des hommes. Est-ce qu'on va pour autant imposer aux médecins de poser la question à tous les hommes entrant dans leurs cabinets ? D'autant que si pour une femme, avouer être battue n'est pas simple, c'est encore bien plus difficile pour un homme de se l'avouer puis de le dire à un tiers, le regard de la société n'étant pas tendre.

Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que ce n'est pas à l'ordre du jour. Il vaut mieux parler à longueur de colonnes de l'affreux néologisme de « féminicide » — que j'utiliserai lorsqu'on remplacera homicide par viricide, soyons cohérent — parce qu'on est incapable d'utiliser le mot uxoricide qui existe déjà dans la langue française et que je vous donne pour les amateurs de Scrabble et autres mots croisés.

L'utilisation de ce mot rend, le fait de demander systématiquement aux femmes si elles sont battues, va rendre encore bien plus invisibles tous ceux qui subissent des violences conjugales et qui n'ont pas la chance d'être des femmes.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Contrôles fiscaux BASENAME: controles-fiscaux DATE: Wed, 23 Nov 2022 08:42:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Monde de merde CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Cela ne vous a pas échappé, un inspecteur du fisc — ou peut-être un contrôleur, je n'ai pas réussi à savoir quel était exactement son grade — a été occis par un brocanteur qu'il venait contrôler. Je ne prétends pas que le brocanteur était un saint et n'avait rien à se reprocher, ni que l'agent du fisc était un fieffé salopiaud. Je ne prétends pas non plus que ce double drame était justifié d'une manière ou d'une autre.

En revanche, en tant qu'heureux contribuable, j'ai déjà eu à subir plusieurs contrôles fiscaux, comme j'ai aussi subi plusieurs contrôles sociaux et de l'inspection du travail ces vingt dernières années. Je vais vous en narrer certains. Parce que vous verrez, cela en vaut la peine.

Ma première expérience fut un contrôle de l'inspection du travail dans une entreprise d'une quinzaine de personnes. Sur ces quinze personnes, il y avait une femme. Une seule. Que voulez-vous, certaines professions n'en déplaise à Sandrine Rousseau, ne les attirent pas. À cette époque, l'entreprise avait comme locaux une ancienne caserne de pompiers vandalisée par des gitans et que je remettais en état les jours fériés. J'avais refait les sanitaires, les locaux du premier étage, installé des bureaux spacieux, remis le chauffage et j'avais fait intervenir une entreprise de peinture pour repeindre les sanitaires les plus proches des bureaux occupés. Un peintre est arrivé, a fait sauter les logotypes sur les portes des toilettes (homme/femme) et a commencé à pendre les portes qui en avaient bien besoin. Sur ce, un inspecteur du travail débarque. Il fait le tour de tous les locaux, note les produits chimiques utilisés, les différents outils, mesure la surface de chaque poste de travail (pour la petite histoire, avec 500 m² pour 15 employés, il était manifeste que ces surfaces étaient largement respectées). Il y passe une journée entière et termine… devant les portes des toilettes où il me convoque et m'indique qu'il me mettra à l'amende (salée) parce que les portes ne sont pas aux normes imposées puisqu'il manque les logotypes. Forcément, la peinture était à peine sèche et le peintre allait les reposer le lendemain. D'après lui, le peintre aurait dû repeindre les portes sans enlever les logos. Il me présente son procès-verbal avec la notification d'une amende de 10 000 €. Je réponds à ce brave homme que s'il voulait jouer aux imbéciles avec moi, nous serions deux et que si j'ai appris une seule chose à l'armée, c'est à jouer au jeu du plus con et que j'avais beaucoup d'endurance. Pour un tel motif, je suis prêt à aller devant les tribunaux. Après une grosse heure de discussion que je qualifierai de franche, virile et par moment houleuse, discussion tenue devant témoins, l'importun déchire son papier et nous en restons là.

Quelques mois plus tard, j'ai reçu la visite d'un contrôleur du fisc et de sa stagiaire. Pourquoi ? Parce que l'entreprise en question travaillait sur des contrats avec des gouvernements étrangers. Il pouvait se passer plusieurs mois sans qu'elle n'émette la moindre facture. Or elle continuait à travailler et déclarait de la TVA remboursable. Ça ne plaisait pas à la direction locale des impôts qui suspectait une fraude imaginaire. Donc déboulent dans mon bureau après une invitation à les recevoir reçue en courrier recommandé la veille un contrôleur et sa stagiaire à lunettes. La première chose qu'ils demandent n'est pas la comptabilité de l'entreprise mais l'emplacement de la machine à café et ils sont partis tous les deux se faire un café sur le dos de l'entreprise et discuter deux heures pour savoir comment ils allaient nous prendre. Je ne sais pas s'il s'agissait d'attaque psychologique destinée à nous faire peur ou de manque de savoir-vivre mais j'ai trouvé cela totalement déplacé. Concernant l'attaque psychologique, comme je ne dissimulais rien, j'étais serein. Il n'empêche que ces deux agents ont squatté mon bureau durant deux mois et demi, m'ont laissé une facture de café astronomique avant de produire un papier par lequel ils m'annonçaient devoir me redresser de 0 €. Passons donc maintenant à autre chose.

Dans un autre local de l'entreprise, située dans un bâtiment bourgeois, j'ai eu la visite de sbires de l'URSSAF qui m'ont intimé l'ordre de construire des toilettes supplémentaires puisqu'il en fallait pour les hommes et pour les femmes. Certes, mais nous sommes dans un appartement d'une copropriété et je ne vois pas comment faire. Il y a deux employés dans ce bureau, je pense qu'une toilette devrait être suffisante d'autant que ce genre de situation est commune dans plein d'endroits à commencer par les cabinets médicaux de ville. De toute façon, ce genre de chose n'est pas du ressort de l'URSSAF. Circulez, il n'y a rien à voir.

Et nous arrivons à un autre contrôle fiscal. En 2009, j'avais un crédit auprès de l'administration fiscale de 160 000 €. La banque de l'écureuil starbé m'ayant fait perdre par son incompétence le bénéfice de plusieurs millions d'euros de contrats signés et la loi permettant maintenant de demander le remboursement direct des crédits de certains impôts, j'en avertis donc le fisc qui réplique en quelques jours par un avis de contrôle fiscal. Pourquoi me direz-vous ? Parce qu'en cas de contrôle fiscal, depuis son avis et sur toute sa durée, le contrôlé continue à payer ses impôts, taxes et autres contributions, mais les crédits d'impôts sont tous gelés. Je vois donc arriver un inspecteur du fisc qui me fait immédiatement un topo de ce qu'il va se passer dans les mois qui suivent. Nous étions fin mai et il m'annonce tranquillement qu'un contrôle fiscal peut durer trois mois à partir de la date de début du contrôle, celle-ci étant prévue pour le 15 juin, mais que ces trois mois pouvaient être entrecoupés d'éventuels congés du contrôleur et qu'il avait des congés à rattraper. Il serait donc absent du 15 juillet au 1er septembre. À la fin du contrôle, les crédits dus pas l'administration fiscale ne pourront être dégelés qu'après signature du procès-verbal et apurement des éventuelles dettes fiscales. Le procès-verbal devant être signé par les chefs, il faut en général quinze jours entre la fin du contrôle sur site et la production du document en question.

Je calcule donc de tête. Un mois entre le 15 juin et le 15 juillet, deux mois entre le 1er septembre et le 1er novembre, quinze jours pour produire le procès-verbal et, sérieusement, encore quinze jours pour mettre de l'ordre dans tout cela et obtenir les sommes gelées par le fisc, ce qui nous amène au 1er décembre si tout va bien. Oui, si tout va bien parce que le gentil inspecteur pourrait aussi être en arrêt de travail, ce qui rallongerait d'autant le délais. Je fais contre mauvaise fortune bon cœur et je commence à me demander comment je pourrai assurer les salaires des employés vues les conneries de la banque.

Le 15 juin, le contrôle commence. L'inspecteur débarque à l'heure dite, étudie sur place la comptabilité, en emporte une partie et je ne le vois plus jusqu'à la fin du mois d'octobre où il me rapporte les documents. Vers le 15 novembre, il revient avec son procès verbal par lequel il m'indique me redresser de plusieurs milliers d'euros. Là, je tique un peu, la comptabilité de l'entreprise étant au cordeau. Il paraîtrait que j'ai fraudé sur la TVA sur des sommes considérables.

Je reste calme, je lui demande de m'expliquer. Et des explications, j'en ai eu. Dans un premier temps, le brave inspecteur m'explique que ce n'est pas de son fait, mais de ses supérieurs hiérarchiques et qu'il n'avait pour sa part rien à redire à ma comptabilité. Effectivement, je vois dans les documents qu'il avait noté l'erreur mais qu'il passait outre puisque les sommes avaient été réglées en avance et que l'erreur n'était qu'un problème d'écriture, pas un problème de fraude fiscale.

Il m'explique donc. C'est très simple. Je payais la TVA au trimestre, par acomptes et régularisation en fin d'année. En d'autres termes, je payais la TVA de janvier, février, mars et avril de l'année n le 15 mai. Celle de mai, juin et juillet de l'année n le 15 août. Celle de août, septembre et octobre de l'année n le 15 novembre. Celle de novembre et décembre de l'année n le 15 janvier. Mais il s'agissait d'acomptes et la régularisation de l'année n était due le 2 mai de l'année n+1. Je ne sais pas si vous me suivez.

J'avais fait l'erreur de payer sur la régularisation de l'année n-1 (c'est-à-dire le 2 mai), le premier acompte de l'année n correspondant aux quatre premiers mois de l'année n. En d'autres termes, si javais payé quinze jours en avance la TVA de l'année n, comptablement parlant, celle-ci figurait sur l'exercice n-1. J'avais donc trop payé sur un exercice et rien sur le suivant. J'étais donc bon pour les pénalités de retards sur la différence, le principal étant déjà dans les caisses de l'état.

Autant vous dire que je me suis fâché. Effectivement, j'avais fait une erreur. Mais en tant que chef d'entreprise, je suis l'homme à tout faire. Mon boulot revient à préparer la comptabilité (pour l'expert-comptable), percevoir des impôts, des taxes, des cotisations gratuitement pour le compte de l'état, me faire des cheveux blancs pour régler les salaires, les fournisseurs, déboucher les toilettes et, s'il me reste du temps, essayer de faire avancer une entreprise. J'ai donc admis l'erreur mais en rajoutant que si j'étais effectivement redressé de la somme en question, alors que les sommes réellement dues avaient été payées en avance et qu'après presque six mois de contrôle le fisc n'avait trouvé que cela dans ma comptabilité, j'irai le plaider parce que c'était réellement me prendre pour un idiot. Il y eut des échanges de courriers pas aimables avec les responsables de cette charmante administration jusqu'à ce qu'elle lâche l'affaire et me restitue mon crédit. Je pense même que l'attitude du fisc n'était guidée que par le fait que celui-ci ne voulait pas me rembourser trop vite — ou me rembourser tout court — mon crédit.

Tout cela pour dire que même lorsque vous n'avez rien à vous reprocher, vous pouvez tomber sur des inspecteurs, des contrôleurs ou des petits chefs qui vont vous pourrir la vie pour des broutilles et que lorsque ces gens débarquent chez vous, vous avez intérêt à rester calmes. Certains sont aimables, d'autres sont les pires des ordures et vous en avez pour trois à six mois. Et même lorsque cela se passe bien, vous n'êtes jamais à l'abri d'un responsable qui passe derrière pour redresser et espérer avoir de l'avancement aux résultats. Même en étant le plus honnête et le plus carré possible, vous pouvez assez rapidement tomber chez Kafka.

Je suis capable de rester calme, je n'agresserai jamais quiconque. Dans l'affaire en exergue, je ne sais pas où sont les fautes, mais tant qu'il restera parmi ces contrôleurs et autres inspecteurs des gens aux attitudes interlopes, tant qu'il restera des petits chefs carriéristes, il y aura ce genre de drames.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Fri, 25 Nov 2022 14:17:47 +0000 URL:

Que voulez-vous, je suis un héros, c’est-à-dire un type assez malchanceux pour être au mauvais moment au mauvais endroit et assez bête pour y rester.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Fri, 25 Nov 2022 14:05:38 +0000 URL:

Félicitations pour votre endurance… Et je compatis.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Une puanteur de bordel à marée basse BASENAME: une-puanteur-de-bordel-a-maree-basse DATE: Tue, 22 Nov 2022 09:09:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Monde de merde TAGS: ----- BODY:

Vous le savez, ou vous ne le savez pas, je suis président d'une association dont le but est la défense de ses adhérents devant les tribunaux. Je défends entre autre des habitants d'un hameau — et sans doute bientôt d'un village distant d'une vingtaine de kilomètres ayant maille à partir avec le même individu — contre les agissements d'un industriel pseudo agriculteur qui ravage l'environnement. Entendons-nous bien, il n'est pas question ici de poulailler mal placé mais d'usines construites sans permis de construire (ou avec des permis obtenus frauduleusement), de pollution aérienne, de pollution des eaux, d'irrespect complet du code de l'urbanisme et de l'environnement, d'installations chimiques inconnues et sans aucune déclaration, de trafics en tous genres et de violation d'à-peu-près tous les autres textes légaux ayant cours en France.

L'association a gagné devant le tribunal administratif en première instance. Ce faisant, l'individu en question a déposé un autre permis de construire qu'il n'a de toute façon pas respecté et comportant encore des faux grossiers. En particulier, les plans fournis montraient une photographie de l'existant avec un plan, sur la même page au format A0, ne correspondant pas à la photographie. Et c'est passé sans aucun problème au travers de tous les services instructeurs de la préfecture locale. On est donc en droit de se demander à quoi ils servent et s'ils savent lire des plans.

Comme le sieur en question a été débouté en première instance, ce monsieur n'était pas content et a interjeté appel. Très bien. Dans son mémoire, toujours les mêmes énormités. Et là, on se retrouve dans une situation délirante, à savoir que notre avocat, grassement payé et payé jusqu'au bout de ses ruineuses factures, n'a pas envoyé de mémoire en réponse à la cour administrative d'appel. Il paraît qu'il ne savait pas non plus quand aurait lieu l'audience pour laquelle, naturellement, il ne s'est déplacé. L'intimant s'est donc retrouvé tout seul à la barre du tribunal, ni la mairie ni l'association n'ayant produit de mémoire en réponse et n'étant représentées.

Il arriva donc ce qu'il devait arriver, nous avons succombé avec une belle condamnation de dommages et intérêts pour la forme et pour avoir dérangé les augustes magistrats de cette cour d'appel qui, notez-le bien, se permettent aussi de juger la conformité de permis de construire alors qu'ils sont incapables de lire des plans.

Ayant reçu la signification du jugement, j'ai immédiatement récupéré toutes les pièces du dossier auprès de notre avocat, j'en ai aussi averti le bâtonnier. Parmi ces pièces, je trouve un mémoire de la partie adverse délirant. Délirant, le mot est faible. Ce mémoire contenait :

et j'en passe. Autant dire que la lecture attentive de ces documents m'a réellement mis hors de moi.

Sachant que chaque procédure devant un tribunal administratif revient entre 15 et 20k€ HT, qu'à chaque fois que l'association gagne ce monsieur dépose une autre demande qu'il faut à nouveau contester, que j'ai appris que toutes les affaires contre ce monsieur terminaient en rase campagne faute de combattants (il finit toujours par se retrouver seul à la barre, les avocats des parties adverses ne se présentant pas !), j'ai décidé d'attaquer par la bande au travers de la juridiction pénale pour escroquerie au jugement. Parce qu'on est très exactement là-dedans, ce monsieur obtient la faveur de jugements grâce à des documents qu'il sait soit être des faux patents, soit présenter une certaine altération de la réalité des choses.

J'ai donc passé dix-huit mois à écrire une plainte de six cents pages en ce sens. Six cents !

Cette plainte se compose d'un texte d'une cinquantaine de pages commençant par « en tant que président de l'association unetelle, je désire porter plainte contre Monsieur X pour escroquerie au jugement, possiblement en bande organisée, faux et usages de faux, mise en danger de la vie d'autrui, entraves à la circulation, infraction à la législation sur les sociétés, et tous les autres chefs d'accusation que vous pourriez rajouter. » Clair, précis, il suffit de savoir lire.

Dans cette plainte, je prends l'arrêt de la cour administrative d'appel, ses motivations ainsi que les écritures et pièces de la partie adverse et je démonte point par point toutes les pièces mensongères, toutes les affirmations fausses qui s'y trouvent, preuves à l'appui. Ces preuves constituent les cinq cent cinquante autres pages.

Le procureur a travaillé, demandé des enquêtes à la gendarmerie du coin. Il ne m'a jamais entendu, mais m'a fait recevoir hier par une association d'aide aux victimes qui m'annonce que le procureur s'apprête à classer l'affaire parce que les problèmes de voisinage ne sont pas du ressort de la juridiction pénale.

Mais ça, je le sais parfaitement, je ne suis pas tout à fait néophyte dans ce domaine. Ma petite dame, je n'ai pas porté plainte contre ce monsieur pour des problèmes de voisinage qui sont effectivement du ressort de la juridiction civile, mais pour une escroquerie au jugement. Bordel de merde (pardon), c'est écrit en toutes lettres en haut de la première page de mon document. J'annonce donc par écrit que si cette affaire est classée alors que le procureur a enquêté et fait enquêter une brigade de gendarmerie durant un an sur des faits qui n'étaient pas dans ma plainte, je serai au regret de passer outre en saisissant toutes affaires cessantes le doyen des juges d'instructions.

Je suis d'autant plus fâché qu'aujourd'hui encore, des magistrats font grève pour dénoncer les problèmes de la justice. Il y a objectivement un manque de moyen, mais il y a aussi un je-m'en-foutisme assumée d'une grande partie des magistrats, que ceux-ci soient du parquet ou du siège parce qu'ils ne sont dans les faits responsables devant personnes. Là, on est tout de même dans une affaire montrant avec quelle désinvolture est traitée une enquête pénale. Nous sommes en présence d'une plainte argumentée, un minimum qualifiée, les plaignants fournissent même une grande partie des preuves. Il fallait effectivement instruire mais le gros du travail a été mâché. Cette instruction devait filer au parquet financier pour une partie, toutes les autres pièces étant déjà au dossier. Et qu'est-il advenu ? Un magistrat du parquet lit un texte en diagonale et fait travailler la gendarmerie du coin durant un an sur une enquête qui n'a pas lieu d'être parce que n'est absolument pas le sujet et décide de vraisemblablement classer l'affaire.

Le véritable problème de la justice française est là. Nous avons des magistrats qui sont incapables de lire ou de comprendre les premières lignes d'un texte simple et qui traitent des dossiers, des vies de gens, avec une désinvolture coupable. Les mêmes lancent des enquêtes qui n'ont pas lieu d'être et qui monopolisent des ressources durant un an pour rien sachant que le plaignant n'en restera pas là et qu'ils auront tout de même à traiter l'affaire parce que je ne lâcherai pas.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Fri, 25 Nov 2022 14:08:59 +0000 URL:

“J’ai cru, un instant, que l’actuel garde des sceaux mettrait de l’ordre et nettoierait les écuries d’Augias”

Vues les relations entre lui et cette engeance j’avais à l’époque esquissé un sourire d’espoir, en effet…

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Tue, 22 Nov 2022 15:50:07 +0000 URL:

Je vais vous casser la fin de l’après-midi. J’ai des mètres linéaires de dossiers différents dans lesquels la majorité des magistrats foulent au pied leur serment, le code de procédure civile, le code de procédure pénale, le code des procédures civiles d’exécution et plein d’autres textes sans que personne, je dis bien personne allant du garde des sceaux aux différents premiers présidents des cours d’appel en passant par le procureur général près la cour de cassation ne s’en émeuvent.

J’ai même une collégialité qui, récemment et pour me donner tort (puisqu’ils n’avaient aucun autre argument), a tenu une audience de cour d’appel huit jours avant la date à laquelle j’ai été convoqué. C’est dommage, je peux le prouver. Mais cela montre à quel point les membres de cette engeance se sentent intouchables.

D’autres vous collent que la partie adverse est comparante et concluante sur le torchon qu’ils osent appeler un jugement alors que les notes d’audience indiquent le contraire.

Oui, la justice française a des problèmes. Mais le plus gros problème de la justice française est formé par une grande partie des magistrats. J’ai cru, un instant, que l’actuel garde des sceaux mettrait de l’ordre et nettoierait les écuries d’Augias. Il n’a même pas répondu à mes deux saisines. Le seul qui a répondu quelque chose d’intelligent est le président de la république, mais il ne peut pas marcher sur les plates-bandes du garde des sceaux. La justice française meurt de la pourriture d’une partie non négligeable de ses magistrats. Et si d’aventure un magistrat voudrait porter plainte contre moi après mes propos, je tiens à préciser que je peux prouver tout ce que j’ai écrit plus haut (notes d’audience, jugements, arrêts et autres productions du jus de crâne de ces personnes).

Pour avoir foi en la justice française, il faut n’avoir jamais eu affaire à elle.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Tue, 22 Nov 2022 15:13:58 +0000 URL:

Bonjour Grincheux, Merci pour cet article. C’est encore bien pire que ce que je pensais. À se demander par quel KGB, CIA ou autre qaida le système de magistrature française est payé ou noyauté pour détruire notre pays…

“Nous avons des magistrats qui sont incapables de lire ou de comprendre les premières lignes d’un texte simple", dites-vous.

Ça, ce serait de l’incompétence, et à la limite pardonnable. Pour moi c’est carrément de la mauvaise volonté, du déni de justice pur et simple. Je garde en mémoire ma lecture du livre “le pull-over rouge", qui à l’époque m’avait déjà révolté. Sans oublier évidemment “Omar m’a tuer".

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Le 49.3, ce mal aimé BASENAME: le-49-3-ce-mal-aime DATE: Thu, 20 Oct 2022 06:10:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Mauvaise humeur TAGS: ----- BODY:

La chambre des députés nous offre à nouveau un spectacle pathétique. Les députés de la NUPES n'ont à la bouche que le fait que l'assemblée n'est pas représentative et que l'élection leur aurait été volée. Côté droite et extrême droite, le discours est à peu près le même, même si toutefois les Républicains et le Rassemblement National n'osent le dire trop fort.

Nous avons donc une majorité absolue des députés qui considèrent en leur for intérieur que le gouvernement, issu de la majorité relative de l'assemblée, n'est pas représentatif des électeurs puisque l'assemblée elle-même ne le serait pas.

Arrive alors l'article 49.3 de la constitution de la Ve République. Cet article permet à un gouvernement de passer en force, celui-ci engageant alors sa responsabilité devant l'assemblée qui peut répondre par une motion de censure. Depuis la réforme de 2008, cette faculté est restreinte puisqu'il n'est plus possible pour le gouvernement d'utiliser cet article qu'une fois par session parlementaire ordinaire (une fois par an pour fixer les idées) et pour les textes budgétaires. Cela ouvre tout de même de sérieuses fenêtres de tir puisque les textes budgétaires sont nombreux et qu'ils passent plusieurs fois à l'assemblée au cours des navettes parlementaires.

Il faut noter que la constitution permet aussi l'écriture de motions de censure spontanées. À ce jour, un seul gouvernement a été censuré, le gouvernement Pompidou en octobre 1962, non à la suite d'un appel à l'article 49 alinéa 3, mais à la suite de l'annonce d'un référendum pour élire le président de la république au suffrage universel direct, source d'une partie de nos ennuis actuels.

La motion de censure est donc un réel outil de contrôle de l'assemblée sur les gouvernements. Vous me direz que la constitution actuelle a été écrite en ayant dans l'esprit deux blocs parlementaires formée par une majorité et une opposition et que nous avons aujourd'hui trois ou quatre blocs. Nous avons une majorité relative au gouvernement, mais nous avons aussi plusieurs oppositions : une opposition de gauche plus ou moins méchanconiste (sic), une droite parlementaire exsangue et une extrême droite qui, pour être vulgaire, bouffe à tous les râteliers en ayant réussi la synthèse entre les programmes d'extrême gauche et d'extrême droite. Les oppositions sont donc majoritaires et pourraient, si elles voulaient bien s'en donner la peine, renverser le gouvernement.

Or que risque-t-il d'advenir ?

Sauf à me tromper, rien. Ces gens-là sont infoutus de s'entendre sur ce qu'ils appellent de leurs vœux.

Une motion de censure adoptée démet le gouvernement. Un autre gouvernement doit donc être nommé. Le président de la république peut aussi décider de dissoudre l'assemblée et de provoquer des élections législatives anticipées, ce qui devrait pourtant satisfaire les différentes oppositions qui hurlent à la non représentativité de la chambre basse.

Au lieu de cela que font-elles ? Elles se tirent des balles dans le pied en ayant chacune sa motion de censure (sauf à l'heure où j'écris ces lignes les Républicains dont on ne sait plus vraiment pour qui ils roulent) et en annonçant déjà qu'elles ne voteront pas pour la motion de censure de l'autre.

Dans ce cas, messieurs les députés — pour les électeurs de gauche et Sandrine Rousseau, lorsqu'on écrit en Français messieurs, cela inclut les hommes et les femmes —, ne venez pas nous rebattre les oreilles avec un manque de légitimité de l'assemblée ou du gouvernement puisque vous refusez d'utiliser le moyen que la constitution vous offre pour contrôler le gouvernement. Vous êtes donc parfaitement à l'aise dans votre rôle d'opposition de blocage et vous ne voulez surtout pas en sortir. Être dans l'opposition est généralement bien plus reposant que de siéger dans une majorité quelle qu'elle soit.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Pignoufferies européennes BASENAME: pignoufferies-europeennes DATE: Thu, 09 Jun 2022 08:59:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Je hais les écolos TAGS: ----- BODY:

C'est fait. Dans une explosion de joie retenue, le parlement européen vient de voter la fin de la vente de véhicules thermiques en 2035. Une fois de plus, lorsque la classe politique (ou la justice) se targue de forcer la science ou les techniques, on termine sûrement dans le mur.

Et nous allons une fois de plus vers le mur, il ne faut pas être grand clerc pour s'en rendre compte. La question est maintenant de savoir si tous ces parlementaires sont irrémédiablement idiots ou simplement incompétents.

Posons les faits.

Scania vient de fabriquer un moteur Diesel avec un rendement de plus de 50%. Qui plus est, ce moteur est compatible avec des carburants synthétiques. Un moteur à essence classique (à quatre temps et à cycle Beau de Rochas), sans aucune optimisation, dépasse les 30% de rendement pour peu qu'il soit à refroidissement par air. C'était le cas des Panhard 24, des 2CV ou autres GS(A). On sait faire mieux, mais c'est plus cher.

Un véhicule électrique est inepte. Il faut générer l'électricité (rendement de 30 % pour une centrale), la transporter (rendement de 45 % pour une distribution en 230 V, 25 % pour une distribution en 120 V, chiffres IEEE comptant toutes les pertes entre la sortie de la centrale et la prise de courant), empiler tous les rendements (conversion de charge, de décharge, double conversion chimique dans la batterie, commande moteur, moteur et transmission)… Le rendement médian du véhicule électrique entre la sortie de la centrale et la roue est de 15 à 20 % dans le meilleur des cas. En comptant entre le carburant à l'entrée de la centrale et la roue, on passe à quelque chose de l'ordre de 5 à 6 %. Tout le reste de l'énergie est partie en pure perte, en dissipation thermique qui est le forme ultime de l'énergie dégradée. Mais l'homme politique moyen ou l'écologiste avec palmes et fourragères n'en a cure, il ne voit pas cette gabegie d'énergie. Il se contente de voir ce qu'il y a entre la batterie et la roue ou, s'il pousse le vice un peu plus loin, entre le compteur électrique et la roue. Tout le reste des pertes passe par pertes et profits.

Faisons quelques calculs simples.

Dans un litre d'essence, il y a grosso-modo 33 MJ d'énergie, soit 9,2 kWh. Pour illustrer, nous allons prendre une 2CV6 Citroën. 29 ch DIN au frein, consommation 5 l pour 100 km, rendement du moteur de 34 %. La consommation pour 100 km est donc de 46 kWh dont 16 kWh sont utilisés pour avancer. De son côté, Tesla indique 18 kWh pour faire 100 km à 90 km/h pour son modèle 3. Mais naturellement, en oubliant toute l'énergie dissipée pour charger la batterie et en récupérant de l'énergie au freinage, enfin, l'infime fraction que l'on peut espérer récupérer sans tuer la batterie. Oui, la récupération de l'énergie au freinage est principalement un mythe. Cela ne fonctionne que dans quelques cas bien précis. La majorité de l'énergie récupérée est dissipée joyeusement dans des résistances de puissance. Il y a une raison scientifique à cela, je pourrais y revenir dans un futur article.

Faisons maintenant le calcul dans l'autre sens. La 2CV demande 16 kWh pour parcourir 100 km à 90 km/h. La Tesla 3 consomme ses 18 kWh en une heure et sept minutes, soit 4 Wh/s, ce qui nous fait 19,3 ch à la roue (au sens SAE et non DIN). En rajoutant les rendements de la commande moteur, de la transmission et du moteur, on arrive à quelque chose de l'ordre de 15 ch à la roue (au sens DIN, cette fois). Ce n'est pas aberrant, la Tesla 3 étant plus aérodynamique que la 2CV.

Je rappelle pour la bienséance que Tesla annonce des puissances allant de 320 à 598 ch (SAE). C'est assez amusant, à 300 ch, la batterie tient 20 minutes.

On a donc une Tesla 3 qui consomme un peu moins qu'une 2CV (en énergie pure, 15 ch à la roue contre 19 ch) mais dont la consommation cachée a un rendement caché déplorable (45 % pour la distribution, 30 % pour la centrale, soit un petit 14 %). Entre une vulgaire 2CV et une Tesla, c'est bien la 2CV qui consomme le moins d'énergie brute et qui est la plus propre.

Or il y a un autre problème que personne ne veut voir. Il faut fabriquer cette électricité. Et le bât blesse. En se basant sur les chiffres de la consommation de carburant de 2019 (Institut du Pétrole) et de l'INSEE (trajets), on s'aperçoit qu'il faudra produire 625 TWh/an pour électrifier 50 % des trajets du quotidien. Pour électrifier tous les trajets, cette production supplémentaire passera à 1500 TWh/an. Pour électrifier l'autoroute entre Lyon et Marseille, il faudra dédier quatre réacteurs nucléaires de 1 TW aux seuls véhicules électriques passant un samedi du mois d'août (et n'utilisant pas leur climatisation).

Ces chiffres devraient donner le vertige car nous produisons en France bon an mal an 500 TWh/an. Ces calculs ont déjà été faits ici, je n'y reviendrai pas. Ils diffèrent sensiblement des calculs de l'ADEME car ils considèrent un usage identique des transports, pour des trajets identiques dans des véhicules identiques. Si maintenant on considère que l'avenir ne passe que par le covoiturage et les transports en commun (ce sera amusant en zone rurale) et des véhicules individuels de type Citroën Ami, le résultat sera tout autre. Dans ce cas, il faut avoir le courage de le dire.

À horizon 2050, date à laquelle il ne devrait plus rester de véhicule thermique en circulation, il faudra donc avoir multiplié par quatre la production électrique (sans compter les nouveaux usages industriels puisqu'on veut remplacer le gaz pour les cimenteries, les verreries… Je rappelle que la circulation n'est responsable que de 15 % des gaz à effet de serre en Europe). Les écologistes nous disent qu'on y arrivera avec des sources renouvelables et que les véhicules permettront grâce à leurs batteries, de gérer l'intermittence des sources. Oui ? Mais il faudra bien à un moment ou un autre charger les batteries en question. Et qui acceptera de ranger un véhicule dans son garage avec une batterie en charge à 80 % pour la récupérer à plat le lendemain matin parce qu'il aura fallu gérer les intermittences des sources renouvelables ?

Il faut donc dès aujourd'hui investir massivement dans des sources pilotables et ces sources ne sont que des centrales nucléaires. les écologistes finlandais l'ont compris, les nôtres en sont très loin. Aujourd'hui, nous allons donc ouvrir de nouvelles centrales à charbon pour faire rouler des véhicules électriques en relâchant des tonnes de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, bien plus que ce qui aurait été émis par des moteurs thermiques pour les mêmes trajets. Mais les écologistes sont contents, ils ne voient pas la pollution générée donc elle n'existe pas.

Une autre solution est d'évoluer vers le carburant de synthèse, qui est de très loin la meilleure solution technique en terme de consommation d'énergie, de conservation de l'énergie et de densité énergétique. Mais à interdire tout moteur thermique en 2035, aucun industriel n'étudiera sérieusement cela.

Je ne parlerai même pas ici du véhicule à hydrogène et de ses défauts. Outre le fait que l'on ne sait pas fabriquer proprement de l'hydrogène en grandes quantités, ce gaz diffuse dans le métal. Il faut le compresser fortement et il faut utiliser des métaux rares pour ces piles à combustible. Pour un véhicule lourd ou ferroviaire, cela peut avoir un sens. Pour une automobile, c'est idiot.

L'avenir du véhicule individuel devrait être un véhicule léger (900 kg à 1 t) avec un moteur développant dans les 60 à 70 ch. Typiquement quelque chose qui ressemble à une Panhard 24 BT, une Citroën GSA, voire une BX14 ou 15. Or on prend une voie toute autre pour des raisons idéologiques. Et quand l'idéologie prend le pouvoir, la catastrophe n'est jamais loin car elle déforme la vérité.

Et pas au petit burin d'artiste !

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Thu, 09 Jun 2022 13:52:42 +0000 URL:

Ils y ont pensé, mais on leur interdit de travailler dessus. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on se trimbale du SUV partout (il faut de la place pour planquer les batteries).

Concernant Jancovici, il est assez souvent à côté de la plaque, mais à l’instar d’une horloge arrêté, il donne l’heure exacte deux fois par jour.

Pourquoi ?

J’aimerais le voir dans un véhicule consommant 2 l / 100 km. Le voir pédaler pour démarrer d’un stop par exemple.

Il est impossible d’avoir un véhicule qui consomme 2 l/100 km, c’est physiquement impossible à concevoir. En revanche, on peut viser les 5 l/100 km pour tous les véhicules (voir mon calcul plus haut) avec un cycle classique, 4 l/100 km avec un rendement moyen de l’ordre de 40 %. On n’atteindra jamais plus avec un véhicule léger (les contraintes d’optimisation sont plus dures que pour un moteur de camion qui a une plage d’utilisation plus réduite). On pourrait utiliser une transmission électrique permettant d’optimiser le moteur thermique, mais même là, je ne crois pas aux 2 l/100 km, parce que c’est inférieur à l’énergie nécessaire à une Tesla 3 pour parcourir 100 km à 90 km/h.

Mais il vaut mieux consommer 4 à 5 l d’un carburant quelconque que de coller sept à huit fois plus de ce même carburant dans une centrale électrique pour faire le même nombre de kilomètres.

Ce n’est pas compliqué à comprendre, mais visiblement, ça passe largement au-dessus du carafon de beaucoup de gens !

Notez bien aussi que je ne parle pas de la pollution résiduelle. Un véhicule thermique, ça se recycle quasiment intégralement sans beaucoup de débauche d’énergie. Il n’en est pas de même pour le véhicule électrique qui peut, certes, se recycler, mais avec une consommation d’énergie beaucoup plus importante.

----- COMMENT: AUTHOR: tuxmips DATE: Thu, 09 Jun 2022 13:29:20 +0000 URL:

1/ Mais non !!! Vous n’avez rien compris :-D

La seule vraie voiture de demain c’est celle que nous propose le constructeur hollandais Stellantis : https://www.stellantis.com/fr/actualite/communiques-de-presse/2021/decembre/stellantis-vise-un-chiffre-d-affaires-annuel-supplementaire-de-20-milliards-d-euros-d-ici-2030-grace-au-software-automobile

La voiture contenant de l’IA qui vous donnera (ou pas) du crédit social auprès de votre compagnie d’assurance mondialisée et qui vous permettra de payer votre assurance automobile beaucoup moins cher grâce aussi à l’IA.

2/ La Panhard 24: si il y avait une voiture de collection à acheter ce serait celle là :-)

3/ Vous rejoignez peu ou prou la position de Jancovici qui avait expliqué à des parlementaires réunis au sein d’une de leur commission il y a quelques années que la voiture devait être “tout de suite” et pas demain : max 900 Kg, 110 Km/max et 2L/100 km. Pensez vous que Stellantis ait pensé à cela ? (pas mieux chez Renault et tous les autres constructeurs).

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: De l'art et de la manière de prendre les utilisateurs pour des cons BASENAME: de-l-art-et-de-la-maniere-de DATE: Tue, 26 Apr 2022 11:06:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Je hais l'informatique CATEGORY: Je hais les financiers CATEGORY: Je hais les marketeux TAGS: ----- BODY:

Depuis l'an passé, précisément depuis juillet 2021, j'ai un téléphone cellulaire qui dysfonctionne. Il s'agit d'un Motorola XT860 qui fonctionnait parfaitement jusque là et que je conserve parce qu'il possède un véritable clavier et non un clavier virtuel qui vient masquer la moitié de l'écran gras. À la même époque, je me suis aperçu qu'il m'était devenu impossible d'utiliser mon téléphone en partage de connexion et que ma carte MultiSIM avait été désactivée, carte que j'utilisais dans un modem ICON225.

À partir de cette date, je n'avais plus accès aux 3G/3G+, je n'avais plus aucun accès depuis mon modem. J'ai passé des heures, des jours dans des boutiques Orange ou avec le 3901. J'ai obtenu une nouvelle carte MultiSIM ainsi que 130 Go de données en 5G. Très bien, mais j'avais un téléphone qui ne fonctionnait plus qu'en 2G/2G+. D'après les services techniques d'Orange, mon téléphone était défectueux. Or la semaine passée, je me suis aperçu que mon modem, lui aussi, ne fonctionnait plus qu'en 2G/2G+ et n'arrivait plus à accrocher les 3G/3G+. Surprenant. Que mon téléphone soit en panne, je veux bien encore le croire — sauf que la tête radio est la même en 2G et 3G —, qu'en plus mon modem présente la même panne, c'est assez peu probable.

J'ai donc cherché et j'ai trouvé ceci, que les services techniques d'Orange semblent ignorer :

À compter d'avril et d'ici août 2021, la 3G 2100 va progressivement être arrêtée suite à des évolutions techniques et dans un cadre réglementaire. Certains anciens modèles de téléphone ne pourront plus accéder à la 3G d’Orange mais uniquement au réseau 2G.

Le problème principal est que la 2G est gérée par des pieds et que les handovers sont capables une fois sur deux de planter le téléphone, lequel continue à voir des stations de base mais est incapable de s'y connecter ! Il faut réinitialiser le téléphone pour qu'il retrouve une connexion au réseau Orange.

Nous sommes donc dans la situation dans laquelle un opérateur décide de rendre inopérant certains équipements qui ne peuvent être remplacés et qui n'en a rien à faire. Il s'agit en effet d'un choix de l'opérateur masqué derrière une prétendue réglementation parce que Orange a réutilisé les fréquences de la bande 2100 MHz pour sa 4G et non pour un opérateur tiers comme il a tenté de le faire croire dans l'un de ses communiqués.

Mais ce n'est pas le plus beau. Objenious (filiale de Bouygues) a de son côté décidé d'abandonner LoRaWAN à partir de 2024 malgré les millions de capteurs déployés. Problème, il n'existe pas aujourd'hui de réseau NB-IoT déployé et fonctionnel. Seul le 4G-LTE semble déployé. Autre problème, la consommation électrique est plus importante car NB-IoT impose soit une pile IP complète, soit un fonctionnement NoIP qui est laborieux. Dans tous les cas, il faut un processeur bien plus gros que celui qui est nécessaire à faire fonctionner un capteur LoRaWAN.

Dire après cela qu'on nous rebat les oreilles en parlant d'écologie et d'urgence climatique devrait faire sourire.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Un scandale à venir BASENAME: un-scandale-a-venir DATE: Thu, 10 Mar 2022 08:51:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Je suis mort. Vous le savez. Par deux fois. Rassurez-vous, je vais aujourd'hui bien.

Mais par deux fois notre sacro-sainte sécurité sociale que le monde entier ne nous envie pas m'a déclaré décédé. La première fois en 2004, je suis retourné à la vie en 2006. La seconde, à l'été 2014, étant ressuscité le 19 mai 2017. Je me bats donc pour les cotisations sociales payées durant ces périodes.

Hier, j'ai dû défendre un dossier devant une cour d'appel que nous appellerons la cour d'appel B. Pourquoi B ? Parce que cette affaire est pendante depuis le printemps 2018, soit quasiment quatre ans. Les premières écritures de l'appelant, c'est-à-dire les miennes, ont été déposées devant la cour d'appel A le 18 août 2018.

La première audience a eu lieu devant la cour d'appel A le 18 décembre 2018, en audience collégiale. La cour savait donc ce que j'allais développer en plaidoirie et ne m'a pas laissé parler. Elle a profité de la réorganisation des cours d'appel pôles sociaux pour renvoyer le bébé avec l'eau du bain à une autre cour d'appel, à la façon de Ponce Pilate, en s'en lavant les mains ou en renvoyant la patate chaude. Je me retrouve donc très régulièrement à faire 250 km aller et 250 km retour pour aller me présenter devant des magistrats corrompus jusqu'à l'indécence.

Je m'explique.

Depuis le printemps 2019, je leur demande de bien vouloir me préciser par quel artifice ils prétendent que mon adversaire est un organisme de sécurité sociale. Cette caisse, la CIPAV pour ne pas la nommer, dépense une énergie folle pour surtout ne jamais présenter ses documents constitutifs. Ses avocats brûlent leurs neurones à produire des développements juridiques ineptes et contradictoires. En substance, le même avocat devant deux juridictions distinctes et à deux mois d'intervalle, indique devant la première que les CIPAV sont bien connues puisque enregistrées au RCS de Paris (ndlr. il s'agit alors de sociétés commerciales sans que l'on en connaisse la forme) et devant la seconde qu'il s'agit d'une entité privée créée par la loi (ce qui est une impossibilité juridique absolue).

La question est donc de savoir ce qu'est réellement la CIPAV, partant, de pouvoir statuer sur le fait qu'elle peut ou non être représentée par son prétendu avocat et, au passage, déterminer si le pôle social de la cour d'appel B est compétent pour juger cette affaire. Vous l'admettrez, ce n'est pas rien.

Depuis je ne sais combien d'audiences, je demande au tribunal de bien vouloir mettre en état cette affaire. C'est mon droit le plus strict et je ne devrait même pas avoir à le demander puisque le code de procédure civile l'impose aux magistrats. Et nous allons de renvoi en renvoi parce que les magistrats veulent m'avoir à l'usure et me forcer à plaider la forme et le fond du dossier en même temps. Cela leur permettra de statuer comme leurs confrères de manière inepte sur la forme, d'éluder le problème pour aller directement au fond. Or la forme n'étant pas respectée, il m'est impossible d'aller valablement au fond.

Les audiences de la cour d'appel B se tenaient jusqu'alors avec un juge rapporteur, un juge unique. Lors de la dernière audience à laquelle j'ai participé, avec un juge rapporteur donc, j'ai à nouveau indiqué qu'il m'était impossible de développer des arguments au fond et que la cour devra d'abord statuer sur la forme. Je me suis aussi étonné que sur la porte était indiqué audience collégiale avec la date du jour mais sans le rôle. Tant qu'on y est, autant appuyer jusqu'au bout sur les coups de canif reçus par la procédure. Refus d'une plaidoirie sur la forme et injonction de conclure au fond. Parfait, j'ai donc récusé le tribunal après l'audience par courrier recommandé avec moult arguments et motivations. Un secrétaire m'a retourné une ordonnance, soit disant du premier président mais qu'il a oublié de signer, me déboutant de ma demande, mais ne me condamnant par pour procédure abusive. Je peux la relire dans un sens, dans l'autre, les justifications sont oiseuses. Je ne serais pas condamné parce que je ne comprends pas bien le fonctionnement de la procédure. Notez bien le conditionnel parce que, même après avoir lu et relu des dizaines de fois l'ordonnance, je ne suis pas sûr d'en avoir compris le contenu. Il ose vraiment tout. Non, soit il s'agit d'une procédure abusive et tu me condamnes, soit il s'agit d'une récusation parfaitement légitime et tu l'acceptes. Il n'y a pas d'autre possibilité.

Hier, donc, je me suis à nouveau retrouvé dans une salle d'audience. Mais cette fois-ci devant une collégialité. Un président de tribunal, pour une fois un homme, 65 ans bien tassés, et deux groupies femmes comme assesseurs.

J'entre dans la salle et vais voir le greffier, une femme entre deux âge, aimable ce qui est rare et qui a toujours noté tout ce que je disais en audience sans que je doive lui demander de noter. Sans que je lui présente mes papiers d'identité, elle me gratifie d'un "bonjour M. Le Grincheux". Je lui rétorque que j'espère qu'elle n'a pas rangé mon rond de serviette car cela risque de durer encore quelque temps.

Je suis le premier à être appelé à l'appel des causes. Étrangement. En face de moi, cette fois-ci, un avocat postulant. Une jeunette de moins de 30 ans, recrutée plus sur sa plastique que sur ses compétences. Ce sont les pires, celles qui vous regardent de haut parce qu'elles ont une épitoge et des talons hauts alors qu'elles ont sauté des pages entières dans les Dalloz et qui ont des compétences à peu près nulles sur tout. Cette greluche s'avance vers la barre en disant que l'affaire doit être retenue. J'en profite pour demander au président de la séance si le tribunal a bien reçu mes écritures, en présentant mes plus plates excuses pour l'envoi tardif la veille au soir, j'attendais une réponse de la partie adverse qui n'est pas venue. « Oui, nous les avons » me répond l'assesseur à ma gauche. La baveuse s'étouffe en prétendant ne pas les avoir reçues. C'est un grand classique, la CIPAV ne sachant pas quoi répondre me fait le coup à chaque audience. Je présente donc un document au président de séance en lui demandant de me décrire ce qu'il voyait. Il s'agit d'un accusé de réception d'un courrier recommandé envoyé à la CIPAV et reçu le 21 février dernier. Le numéro de ce courrier recommandé correspond à l'une des pièces du dossier. Parfait.

La baveuse de la CIPAV, écarlate, s'étouffe à nouveau et demande une interruption de séance. Pour mémoire, nous en sommes à l'appel des causes. Elle sort dans la rue pour téléphoner à l'avocat de la CIPAV et avoir des instructions. Un bon quart d'heure plus tard, elle revient en déclarant que l'affaire doit être retenue. Soit lui dis-je.

Les autres causes sont appelées, une première affaire est plaidée. Puis des avocats s'écharpent sur une histoire de préséance. Un avocat de Brest voulant passer avant un autre de Bordeaux. Ils ont commencé à discuter devant le président de celui qui avait le plus de temps de trajet… Ils ont passé plus de temps à justifier l'ordre de leurs interventions qu'ils auraient eu à plaider leurs affaires. Le président agacé leur demande de s'asseoir et m'appelle à la barre.

Je n'ai pas eu le temps de réagir, l'avocat de la CIPAV, pourtant partie intimée, prend la parole pour commencer sa plaidoirie en demandant que mes écritures soient rejetées. Je l'arrête et j'ai perdu mon calme, sans hurler, mais certains mots m'ont échappé. Je m'entends encore lui dire « ma grande, si tu pars là-dessus, nous allons nous retrouver devant la chambre correctionnelle la plus proche ». Comme justification, elle n'avait que le fait que j'ai envoyé mes écritures à la caisse et non à son avocat.

Oui, je l'admets, j'ai envoyé mes écritures à la caisse, comme je le fais depuis quatre ans. Et je l'ai fait parce que je désire rester cohérent. Personne ne sait ici ce qu'est exactement la CIPAV. Que cette entité soit bien connue et ait pignon sur rue, je n'en disconviens pas. Mais ni le tribunal, ni toi, ni moi ne savons ce qu'elle est. Comme preuve, ton collègue, ma petite arrogante, m'a écrit devant deux juridictions différentes des énormités incompatibles entre elles. Comme nous ne savons pas de quoi il retourne, comme nous ne savons même pas si la CIPAV fait partie de la famille des organismes de sécurité sociale donc si le présent tribunal est compétent, comme nous ne savons pas si tu respectes l'attribution de marchés publics obligatoire, tu en conviendras j'espère, il y a d'abord un problème à régler entre la CIPAV, le tribunal et moi. Et en ton absence puisque le simple fait que tu ouvres la bouche signifie déjà que le tribunal considère que la CIPAV est un organisme de sécurité sociale valablement constitué et qu'il est représenté par un avocat qui en a le pouvoir. Donc, ma grande, tu te tais jusqu'à ce que le tribunal ait statué sur la forme comme je le lui demande depuis quasiment quatre ans.

Mon témoin m'a alors indiqué un mouvement de foule dans la salle. Il est vrai qu'il régnait dans cette salle d'une ambiance de synagogue ou de marché où tout le monde parlait allègrement et que, brutalement, on était passé à une ambiance crépusculaire de type sépulcre. Le président est gêné aux entournures, cela se voit. L'assesseur de droite n'a pas dit un mot, celle à ma gauche me lit le courrier électronique envoyé la veille au soir pour tenter de me déstabiliser. Je lui réponds qu'il ne pourra m'être reproché de ne pas avoir envoyé mes écritures à l'avocat de la CIPAV tant que le tribunal n'aura pas statué sur la forme puisque, justement, je demande à ce tribunal de trancher le problème de la forme juridique de la caisse (et non de l'existence, ce n'est pas la même chose), et que si la constitution de la CIPAV est celle d'un organisme de sécurité sociale, il faudra regarder de près le respect par les parties de l'article L124-4 du code de la sécurité sociale. Pour mémoire, Madame l'assesseur, l'avocat de la CIPAV nous répète depuis au moins deux audiences qu'il n'a pas besoin de le respecter. Vous devrez m'indiquer par quel truchement, il est permis à un avocat défendant un organisme de sécurité sociale de passer outre le code de la sécurité sociale.

Silence durant quelques secondes. Les neurones du président de séance s'activent et il suspend la séance. La cour disparaît. Et elle disparaît longtemps, au bas mot un bon quart d'heure. Personne ne dit rien dans la salle bondée jusqu'à ce que la cour revienne pour ordonner un autre renvoi — comme s'il n'y en avait pas déjà eu assez, la CIPAV ne donnera pas ses documents constitutifs —, avec un calendrier serré et en m'intimant de conclure sur la forme et sur le fond, ce qui lui permettra, comme toujours, d'éluder la forme.

Je rétorque que je ne pourrai pas conclure sur le fond malgré l'escroquerie de la caisse qui n'a jamais intégré mon revenu déficitaire en 2015 et que je n'enverrai aucun document à l'avocat puisque nous ne savons rien de la caisse ni de sa représentation.

Parole coupée, affaire suivante. Début des hostilités 9h15, fin du combat, 10h20.

La situation est donc la suivante. Un tribunal sait parfaitement, d'autant qu'il a abondamment stabiloté l'exemplaire de mes écritures reçues la veille de l'audience, que la défense de la caisse ne tient pas, que les éléments que je soulève sont légitimes et qu'il doit en bonne justice y répondre. Malgré cela, il ne veut pas créer un précédent et utilise toutes les ficelles de procédure pour me forcer à plaider au fond alors qu'il m'est impossible de le faire puisque l'affaire n'est pas en état d'être jugée par manque de connaissance de l'une des deux parties et de sa potentielle représentation. Le fait de vouloir statuer sur le fond et sur la forme lui permettra, pense-t-il, de statuer sur le fond en éludant une fois de plus les problèmes de forme. Et s'il continue à couvrir la caisse, il pourra toujours rétorquer que tous les autres tribunaux ont toujours fait la même chose.

Or la CIPAV me demande plus de 6000 € sans justification aucune, sans mise en demeure ou contrainte détaillées, sur la foi d'une taxation d'office reposant sur du vent. Je suis donc fondé pour porter l'affaire devant la juridiction pénale pour plusieurs raisons majeures.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Le point Lavrov BASENAME: le-point-lavrov DATE: Fri, 04 Mar 2022 09:02:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Je n'aime pas écrire à chaud mais la situation actuelle me navre.

Nous avons en face de nous un potentat mégalomane qui ne rêve que d'empire. Nous le savons depuis longtemps, depuis au moins 2004 et nous n'avons rien fait jusqu'à présent parce que, comme le disait déjà Pierre Desproges, nous achetons du gaz aux russes, poussés que sont certains pays européens par des ONG grassement financées en sous-main par des sociétés russes (Greenpeace, mais ce n'est pas la seule, la liste est longue).

La semaine passé, ce sinistre personnage a décidé d'envahir l'Ukraine sous des prétextes fallacieux. Ses discours — que j'ai écoutés sous-titrés — sont ceux d'un paranoïaque qui prétend que tout le monde est contre lui. Et il menace. Il ne fait que cela.

Problème : trois blocs d'états se sont constitués. Le premier réunit la Russie et ses quelques alliés (Syrie, Vénézuéla… Que des pays recommandables qui ont vu contre leur soutien l'effacement de tout ou partie de leurs dettes à l'encontre de la Russie, le contribuable russe appréciera.). Le second contient la majorité des pays dits occidentaux. Mais on en trouve un troisième qui se compose d'un bon nombre de pays que l'on dira, prudemment, non alignés parmi lesquels se trouve une grande partie de l'Afrique, la Chine gênée aux entournures et quelques autres, soit pour des raisons de politique interne, de dépendance ou pour tout autre motif moins avouable encore.

La Russie — disons plutôt Vladimir Hitlerovitch Poutine (j'ai trouvé Vladimir Napoléovitch Poutine dans la presse suisse mais je m'inscris en faux, la dialectique de Poutine étant bien plus proche de celle du IIIe Reich que de Napoléon) — a décidé de dénazéifier l'Ukraine alors même qu'elle ne devrait pas avoir la conscience tranquille après ce qu'elle a fait à Grozny, dans le Donbass et dans un certain nombre de conflits petits ou grands depuis vingt-cinq ans, après avoir envoyé ses commandos Wagner dans un certain nombre de pays. Pour cela, cet autocrate apprenti empereur a donc envahi l'Ukraine. Cela ne se passe pas aussi bien que ce qu'il avait prévu, peut-être parce qu'à l'instar de ce qu'il se passait du temps de la regrettée Union Soviétique, les chefs militaires l'ont abusé sur l'état réel de l'armée ou que certains oligarques se sont servis au passage sur les budgets de l'armée. Bref, ça avance, mais pas assez vite et Poutine est en train d'appeler à l'aide ses frères biélorusses.

Résultat des courses, que j'avais déjà indiqué dans un précédent article, il aura plus d'OTAN et d'UE à ses portes. Le Kosovo a demandé son intégration dans l'OTAN. Les Suède et Finlande sont en train d'en discuter. La Moldavie, la Géorgie et l'Ukraine ont demandé leurs intégrations à l'UE, la Turquie est un peu gênée, elle ne veut pas déplaire à son allié russe, mais a fermé les détroits aux navires militaires tout en fournissant l'Ukraine en drones dévastateurs. Je m'attends à ce que la Grande-Bretagne en profite pour demander sa réintégration dans l'UE et à ce que la Chine fasse de même vis à vis de l'OTAN.

Et pendant ce temps, Lavrov, ce Pasqua russe à côté duquel Goebbels passerait pour un débutant, a menacé la Suède et la Finlande, par courrier officiel, de représailles si elles demandaient leur intégration à l'OTAN quelques jours après avoir menacé ouvertement l'Estonie. L'ambassade de Russie au Canada a rendu public un texte ahurissant que l'on dirait sortie directement de la guerre froide. Il suffit de remplacer Russie par URSS et armée russe par armée rouge, tout y est. La seule vérité, là-dedans, c'est l'adresse de l'ambassade. Et encore, je n'ai pas vérifié !

Rajoutons au tableau qu'un avion de chasse roumain est porté disparu et que l'hélicoptère de secours s'est écrasé au sol. Officiellement, les deux accidents ont eu lieu pour des raisons météorologiques. Ventusky montre pourtant lors de ces deux accidents des conditions calmes (rafales de vent inférieures à 50 km/h, 20 km/h en moyenne, quelques précipitations, mais faibles, pas de quoi mettre un avion de chasse au tapis). Il peut s'agir d'un problème mécanique, mais pourquoi mettre cela sur le dos des conditions météorologiques ?

Rajoutons un cargo estonien coulé par ce qui semble être une mine russe au large d'Odessa.

Rajoutons la violation de l'espace aérien suédois au dessus du Gotland. Notez bien suédois et non finlandais, ce qui ne peut être qu'un test pour voir la réaction de l'occident, la Suède étant généralement d'une neutralité plus absolue que celle de la Finlande.

Rajoutons le bombardement de la plus grande centrale nucléaire d'Europe cette nuit par une armée russe qui savait parfaitement ce qu'elle faisait. Au mieux, couper l'électricité dans une partie de l'Ukraine (hôpitaux compris), au pire, provoquer un nouvel accident par l'emballement d'un réacteur.

Il est urgent d'arrêter ce fou furieux qui pousse le bouchon toujours un peu plus loin pour voir jusqu'où il est capable d'aller. Comme il n'y a aujourd'hui aucune réaction immédiate, il y va. Cela signifie que la dissuasion nucléaire n'a plus aucune pertinence puisque il est maintenant acté que l'occident ne s'en servira pas. Comme il semble acté que personne n'enverra des troupes au sol ou fera respecter une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine parce que ce fou est tout à fait capable d'envoyer un ou deux ogives nucléaires.

Plusieurs problèmes vont en découler. Le conseil de sécurité de l'ONU ne sert à rien lorsqu'un l'un de ses membres part en guerre pour des raisons douteuses condamnées par l'assemblée générale. Il est bloqué, donc pas d'observateurs, pas de casques bleus, rien. A minima, un membre du conseil de sécurité ne devrait pouvoir opposer un veto sur une résolution pour laquelle il est partie. Mais surtout quand, comment va-t-on arrêter Poutine ? Jusqu'où va-t-on accepter ses opérations de dénazification ?

Hier, j'ai pu entendre que les démocraties n'envoyaient plus de forces pour exécuter des dirigeants cinglés parce qu'il fallait des condamner devant des cours internationales. Si j'entends l'argument, il faut tout de même se demander combien de morts il y aura en plus parce qu'on refuse ce genre d'action qui semble aujourd'hui la moins risquée ? Est-ce que le fait de voir un jour Poutine traduit devant une cour pénale internationale valait tous ces morts ? Et si les pays occidentaux ne bougent pas aujourd'hui, n'y a-t-il pas un risque de Poutine décède dans son lit, seul et haï même par ses proches, comme feu Staline ?

Ce qu'il se passe aujourd'hui, outre l'invasion de l'Ukraine et la révélation au grand public de qui est Poutine, c'est la consolidation du bloc occidental, pour l'instant uni. Mais il risque fort d'être uni dans l'inaction sous prétexte de respect des principes de l'état de droit. Il est impossible de combattre un autocrate sans jouer à la guerre avec les mêmes règles que lui. Sinon, cette guerre sera asymétrique et risque fort de s'enliser.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Le cas Vladimir Hitlerovitch Poutine BASENAME: le-cas-vladimir-hitlerovitch-poutine DATE: Sat, 26 Feb 2022 08:44:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: Monde de merde CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Pignoufferies de presse TAGS: ----- BODY:

Il est parfaitement idiot pour Vlad l'éventreur d'envahir l'Ukraine. Je persiste et signe, c'est la preuve d'un dérangement mental.

D'une part, personne n'a demandé aux anciens pays du Pacte de Varsovie d'adhérer à l'OTAN. Il faut se souvenir qu'après l'éclatement de l'URSS et la chute dudit pacte, la Russie a eu des velléités d'annexions des anciennes républiques soviétiques, à commencer par les pays baltes, qui ont immédiatement demandé (et obtenu) leur intégration dans l'OTAN avec, en prime, la construction de base américaines et la présence de missiles défensifs dès 1995. Les arguments aujourd'hui poutiniens et putassiers étaient exactement les arguments russes à l'époque. Il fallait absolument protéger les minorités russophones des pays baltes contre les nazis des différents gouvernements.

Tout le monde a laissé faire le boucher Poutine en Tchétchénie. En 2008, tout le monde a baissé les yeux lors du conflit en Géorgie. Je ne parle même pas de l'annexion de la Crimée en 2014 et de la genèse du conflit dans le Donbass qui est tout de même lié à l'émergence, à Kiev, d'un gouvernement qui n'était plus le laquais de Poutine après la révolution de 2014.

Mais la propagande russe fonctionne à plein régime. Elle a réussi à faire accroire que la population du Donbass était russe. Non, elle est majoritairement russophone aujourd'hui. Pourquoi ? Après l'Holodomor (d'origine soviétique, guidée depuis Moscou), 30% de la population russe d'Ukraine avait disparue, morte de faim. Cette population a été remplacée par des russes ethniques. La proportion de russes ethniques n'a pas changé jusqu'au dernier recensement complet de la population (début des années 2000). En revanche, le nombre de russophones a augmenté parce que l'URSS et les ukrainiens de ces zones considérait le Russe comme une lingua franca. Le dernier recensement indique 60% de russophones et seulement 30% de russes ethniques dont la plupart ne veulent vivre qu'en paix. Depuis ce recensement et la séparation, un peu de nettoyage ethnique a été mené. Si Poutine n'était pas derrière les factions séparatistes, il ne se passerait strictement rien dans le Donbass. Son but n'a jamais été de récupérer ces deux républiques autoproclamées mais de déstabiliser l'Ukraine qu'il considère comme une erreur de l'histoire, un pays fantoche qui doit être dépecé à son profit.. Chose amusante, ce salopard parle de dénazifier l'Ukraine alors que le pedigree de son âme damnée ayant créé la fameuse société Wagner est assez éloquent. On ne se fait pas tatouer le logogramme SS sur les épaules même en étant bourré à la Vodka.

Poutine utilise une rhétorique digne de celle du IIIe Reich. On y entend parler d'espace vital, de panslavisme. Il renie les droits d'un pays souverain sans se demander pourquoi un pays souverain entend chercher de l'aide du côté de l'OTAN que du côté russe. Pire, il utilise un argumentaire consistant à dire qu'une alliance défensive à ses portes le menace alors qu'il a tout fait pour qu'elle y soit. En déclarant la guerre à l'Ukraine, tout ce qu'il fera, c'est avoir encore plus d'OTAN à ses frontières. Au lieu de faire cela, cet imbécile devrait se demander pourquoi une telle alliance existe toujours et pourquoi elle n'a pas disparu à l'instar du Pacte de Varsovie lors de la chute de l'URSS.

Hier, la Suède et la Finlande ont été menacées. La Suède réarme le Gotland et une partie de sa classe politique commence à bouger pour demander une intégration expresse à l'OTAN. La France a envoyé des troupes en Roumanie. La Pologne a envoyé des armes et des munitions en Ukraine. L'armée anglaise à la demande de l'OTAN a été envoyée en Estonie. La Suisse, pourtant d'une neutralité parfaite depuis de XVIe siècle, a pris position. La population et l'armée ukrainienne se battent comme de beaux diables avec un président qui en l'espace de quelques heures a pris l'ampleur d'un Churchill. Même la Turquie fait quelque chose sans que l'on sache très bien quoi exactement puisque deux avions A400M ont atterri en Pologne à un jet de pierre de la frontière ukrainienne.

À l'heure où il est urgent d'envoyer des troupes (au sol ou dans les airs) pour aider l'Ukraine, on tergiverse, on hésite. Parce qu'on a besoin du gaz russe (merci les écologistes qui nous ont mis dans les mains de Monsieur Poutine), parce que les russes ont l'arme nucléaire et qu'il paraît qu'ils n'hésiteront pas à s'en servir. Mais je pose la question : à quoi sert l'arme nucléaire si on a peur de s'en servir ? La position des occidentaux est aujourd'hui celle de pays faibles qui laissent faire, ce qui donne raison à Poutine et ce n'est pas les quelques militaires du GIGN envoyés à Kiev qui pourront changer quelque chose à la situation. Vont-il former un nouveau von Stauffenberg ? Ce serait peut-être une solution, le novitchok a parfois un goût de bergamote.

Il est aujourd'hui urgent d'aider réellement l'Ukraine pour donner un coup d'arrêt à Poutine tant qu'il en est encore temps. Si on ne le fait pas là, sa folie va le pousser plus loin. Et il est grand temps de devenir indépendant énergétiquement parlant, donc de relancer la filière nucléaire pour ne pas dépendre du gaz russe, que cela plaise ou non aux idiots utiles russes que sont les écologistes de papiers qui ont toujours été du mauvais côté de l'histoire.

Incidemment, cette guerre en Ukraine va peut-être donner le déclic à l'Union Européenne pour avoir enfin une défense digne de ce nom et prendre un poids politique, ce qui est tout le contraire de ce que cherche Poutine.

La Russie de Poutine n'est que la ruine des utopies (anagramme). Il est grand temps que cela cesse. Pour le peuple russe, fatigué, pour les opposants politiques à Poutine, réduits au silence, et pour ses voisins.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Les sudètes, ça vous rappelle quelque chose ? BASENAME: les-sudetes-ca-vous-rappelle-quelque-chose DATE: Sun, 20 Feb 2022 14:01:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Des bruits de bottes se font entendre en Ukraine et le monde semble découvrir qui est réellement Vladimir Vladimirovitch Poutine.

Vladimir Vladimirovitch Poutine est un autocrate mâtiné de despote même pas éclairé qui n'a qu'un seul but, rendre à la Russie son empire quitte à écraser ici ou là quelques velléités de résistance, que celles-ci soient internes ou externes à la Russie. Exactions, novitchok, guérillas, guerres larvées ou non sont assez dans ses sales manières.

Dans les années 1990, déjà, la Russie lorgnait sur les anciennes républiques baltes devenues indépendantes. Je vous l'accorde, c'était avant l'ère Poutine, mais cela a conduit l'OTAN à intégrer les pays baltes et quelques autres anciennes républiques dites populaires d'Europe de l'Est dans son organisation en 1999. Les visées expansionnistes par annexion des pays baltes se sont donc terminées par la présence de force de l'OTAN et d'armement lourd dans ces républiques au grand dam de l'ours russe qui, pour l'instant, doit faire profil bas dans la région.

Qu'à cela ne tienne, depuis que Poutine est au Kremlin, que ce soit en tant que président ou premier ministre flanqué d'un président fantoche, il n'a de cesse de déstabiliser la région. Entre le maintien au pouvoir du potentat biélorusse, la déstabilisation du Caucase (par annexion pure et simple d'une partie de la Géorgie ou financement de guerre dont l'Arménie a fait récemment les frais) et le soutien à des séparatistes ubuesques comme ceux de Transnistrie ou d'Ukraine, il serait osé de prétendre que le Kremlin est un facteur d'accalmie et de stabilité. Bien au contraire, le Kremlin souffle sur les braises dès qu'il le peut.

Je passe sous silence l'annexion pure et simple de la Crimée.

Pour revenir à l'Ukraine et au Donbass, il faut commencer par signaler que si le nombre de russophones dépasse largement celui de russes ethniques (d'un facteur deux en 2001), il y avait avant le début de la guerre au Donbass 30% d'habitants parlant l'Ukrainien et à peu près 70% d'ukrainiens ethnique dont la moitié était russophones de naissance. La langue russe s'est implanté comme lingua franca, surtout après l'Holodomor où des russes ethniques sont venus remplacer les ukrainiens exterminés par Staline.

Le rattachement de ces deux provinces à la mère patrie russe n'a donc aucun sens. Ou en tout cas le même sens que si la France voulait annexer le Val d'Aoste et la Suisse' Romande sous prétexte que les deux parlent français. Sauf que... sauf que depuis le début du conflit se déroule une épuration ethnique à bas bruit, les civils fuyant soit vers l'Ukraine soit vers la Russie et bien malin celui qui peut dire aujourd'hui de quoi est constituée la population du Donbass.

Sur ces entrefaites, les séparatistes aiguillonnent tous les jours l'armée régulière ukrainienne qui, pour l'instant, subit sans répondre. Le seigneur du Kremlin attise les flammes en prétendant venir défendre ses frères de sang (qui ne le sont pas, en tout cas ne l'étaient pas lors du dernier recensement). Depuis quelques semaines se tiennent d'immenses manœuvres militaires aux frontières de l'Ukraine, que ce soit en Russie ou en Biélorussie.

Et là, manque de chance, Trump n'est plus aux affaires aux USA et l'administration Biden ne voit pas ces manœuvres d'un œil aussi complaisant. Le ton monte. Et ce ton monte tellement que Poutine est maintenant acculé. Il a montré ses gros bras, il a vu un front uni se dresser devant lui (USA, mais aussi EU qui pour une fois a parlé d'une seule voix, la Pologne et même Viktor Orbán étant rentrés dans le rang). La logique voudrait qu'il laisse tomber puisqu'il a claqué lui-même toutes les portes de sortie honorables, mais en bon autocrate qu'il est, il ne peut voir son image écornée par un tel affront. Il en va de sa survie politique en Russie.

Il y a donc grandes chances qu'il parte en guerre, même si c'est pour lui une folie. Cela se précise de plus en plus. Mais contrairement à la Géorgie, à l'Arménie ou à d'autres conflits plus anciens, les USA et l'OTAN ne semblent pas vouloir passer l'éponge. Une nouvelle est passée inaperçue, mais il y a un mois, les pays baltes ont annoncés avoir envoyé en Ukraine des missiles antichars et antiaériens avec la bénédiction de l'Oncle Sam. Sans être grand clerc, nous voyons se dessiner les belligérants de demain. D'un côté la Russie (peut-être épaulée de loin par la Chine, mais qui n'a aucun intérêt direct dans le conflit), de l'autre l'UE, les USA et plus généralement les pays associés à l'OTAN. D'un côté la Russie qui est un pays avec le PIB de l'Espagne et une population bien plus importante, avec de l'autre des pays qui peuvent réellement y mettre les moyens. Que se passera-t-il ? L'Ukraine sera agressée et appellera le soutien d'alliés, ce qui va transformer l'Ukraine en l'Afghanistan de Poutine qui ne pourra que s'y enliser sauf à y envoyer quelques bombes thermonucléaires.

La seule question qui vaille est donc de savoir ce que cherche Vladimir Poutine. Il a tout à perdre dans une invasion de l'Ukraine sauf le soutien de son peuple pour des problèmes de politique interne à la Russie. Le jeu est dangereux parce qu'il glissera en cas de guerre du plan militaire à celui de la propagande et le peuple russe pourrait fort bien s'apercevoir des mensonges de Poutine sur la grandeur de la Russie. Dans ce cas, Poutine, de nouveau tsar, pourrait passer très vite à fossoyeur de la Russie.

Et s'il perd le conflit, il se retrouvera d'office avec plus d'OTAN en Mer Noire.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: De l'inutilité des tests BASENAME: de-l-inutilite-des-tests DATE: Fri, 21 Jan 2022 07:33:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Il ne vous a pas échappé que vous testons, toujours plus, toujours mieux, pour savoir qui est porteur ou non du Covid. Oui, je parle du covid et non de la covid, je ne me mettrai à parler de la covid que lorsque nous parlerons de la week-end. Mais arrêtons-nous un peu sur les statistiques que tout le monde ignore ou feint d'ignorer, médecins et classe politique en tête.

La fiabilité des tests PCR est d'environ 90% d'après l'Institut Pasteur et, nous avons de la chance, il n'y a pas de faux négatifs. C'est-à-dire que tous les gens malades sont positifs au test. En revanche, 10% des personnes testées positives ne sont pas malades. Il y a donc 10% de faux positifs.

Il est difficile de connaître le nombre de cas en France actuellement. Il est raisonnable de penser qu'il y a peu ou prou trois millions de personnes malades en extrapolant les chiffres consolidés de la DREES. En d'autres termes, 4,5% de la population est actuellement malade. Attention, ces chiffres proviennent des tests positifs, notez le bien, cela servira plus tard.

Quelle est maintenant la probabilité pour qu'une personne positive au test soit malade ? Cette question n'est jamais abordée alors qu'elle est primordiale.

Sur 1000 personnes, 45 sont effectivement malades. Mais sur ces 1000 personnes, 95 reviennent positives au test sans être infectées. En d'autres termes, si vous prenez une personne positive au test, aléatoirement dans la population, la probabilité qu'elle soit effectivement infectée est de 47%. Ce n'est pas bien brillant, autant trier les personnes aléatoirement, ce sera tout aussi efficace et bien moins cher.

L'hypothèse de travail disant que 4,5% de la population est actuellement malade est donc biaisée puisque provenant des tests positifs et, au vu du calcul précédent, il n'est pas idiot de prétendre que le nombre de malade est surévalué d'un facteur deux. Refaisons donc le calcul avec cette correction. Nous n'avons plus que 2,2% de personnes infectées dans la population. Sur 1000 personnes, donc, 22 sont infectées et 98 ne le sont pas mais sont positives au test. Le pourcentage qu'une personne positive soit effectivement malade tombe alors à 22%.

Ainsi, à moins de réduire drastiquement le nombre de faux positifs en augmentant la fiabilité des tests, il est totalement inutile de soumettre l'ensemble de la population à des tests. L'opération est inepte et ne sert strictement à rien.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Choc pétrolier BASENAME: choc-petrolier DATE: Thu, 20 Jan 2022 11:01:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Nous entrons dans une période de turbulences et bien malin celui qui peut nous dire comment nous en sortirons. Le prix de l'énergie flambe et cela risque fort de durer. Lorsque je parle du prix de l'énergie, je ne parle pas simplement du pétrole, mais de toutes les énergies.

En effet, le pétrole augmente. L'électricité — qui n'est pas une énergie mais un vecteur — augmente elle aussi considérablement parce que nous avons arrêté voire fermé des centrales nucléaires au moment où nous savions que nous aurions un besoin accru d'électricité. Résultat des courses, nous importons de l'électricité produite à base de gaz, de charbon et d'autres sources certainement non polluantes et écolo-compatibles. Même le bois de chauffage augmente parce qu'il faut le couper et le transporter. C'est cette augmentation de l'énergie qui est le principal facteur de l'inflation que nous constatons car toute l'économie, de l'agriculture aux télécommunications, en a un besoin vital et grandissant.

Dans ce brouhaha, on nous parle encore de véhicule électrique ou de véhicule à hydrogène et Carlos Tavares vient une fois de plus de mettre les deux pieds dans le plat en y sautant à pieds joints. Les journaux spécialisés en font leurs choux gras. Toutefois, le sémillant patron de Stellantis ne semble pas aller dans une autre direction que celle de l'électrification à marche forcée.

C'est pourtant une ineptie absolue.

D'une part, le problème est un problème énergétique lié au coût du pétrole que l'on ne résoudra pas en passant au tout électrique sans la construction de plusieurs dizaines de centrales nucléaires nouvelles (électrifier tous les moyens de transport routiers en France demande 1500 TWh/an, on en produit 500, j'ai déjà présenté le calcul dans ces colonnes). On ne veut pas de ces centrales, mais on mise tout sur les énergies renouvelables et non pilotables. Il y a déjà une contradiction.

D'autre part, d'un strict point de vue écologique, le véhicule électrique n'est ni propre ni durable. Les dernières statistiques du parc automobile français indique une durée de vie médiane de plus de 11 ans et 240 000 km pour les véhicules thermiques contre moins de 8 pour les véhicules électriques (durée de vie théorique annoncée par les différents constructeurs, cette durée de vie étant limitée par celle de la batterie).

Pire, en ne s'attaquant qu'au problème des transports, on élude une grande partie des soucis liés à la raréfaction du pétrole (liée soit à la disponibilité moindre du pétrole, soit à l'augmentation de son coût). Or toute une partie de la chimie fonctionne directement ou indirectement grâce à des dérivés du pétrole. Cela va des matières plastiques bien pratiques aux engrais en passant par une foultitude de produits de grande consommation. Le pétrole sous toutes ses formes est aussi un produit pratique, stable et ayant une grande densité énergétique, raison pour laquelle ce produit a été utilisé comme carburant dans les automobiles.

Continuer dans la voie du véhicule électrique en pensant résoudre tous les problèmes est donc une gageure. Aujourd'hui, nous avons quelques années devant nous et il est urgent d'investir dans la filière du carburant de synthèse. Il existe aujourd'hui deux procédés quasiment industriels, le eFuel et un nouveau procédé générant du pétrole à partir de biogaz (méthane). Si le prix annoncé est aujourd'hui pour le eFuel de 2,25€/l, gageons qu'en investissant massivement dans la filière, le prix pourra devenir acceptable.

Au lieu de cela, on continue dans une voie qui ne pourra être qu'une voie de garage. Si le véhicule électrique peut faire illusion en ville, il faudra expliquer à un agriculteur que son tracteur de 300 ch n'aura une autonomie que de quelques minutes. Même chose pour un poids lourd.

Le principal problème est qu'en refusant pour des raisons idéologiques d'investir dans cette production de pétrole synthétique, on n'aura plus le temps de rendre la filière assez productrice et rentable lorsque nous aurons besoin de ces carburants alternatifs. Et là, nous aurons des révoltes partout dans le monde, des révolutions de la faim. C'est aujourd'hui qu'il faut faire les bons choix, pas lorsqu'on sera au pied du mur dans l'impasse énergétique et que nous n'aurons plus ni le choix ni le temps.

Gouverner, c'est prévoir, ce n'est pas se plier à une idéologie à court terme.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Thu, 20 Jan 2022 20:16:16 +0000 URL:

Je suis tranquille, mon véhicule le plus jeune va fêter ses vingt-quatre ans et mon véhicule professionnel ses cinquante-huit avec un passage aux mines tous les ans… Même exempté de chronotachygraphe !

----- COMMENT: AUTHOR: tuxmips DATE: Thu, 20 Jan 2022 19:11:11 +0000 URL:

Et surtout une voiture respectueuse de la vie privée …

Nos compagnies d’assurances n’ont pas besoin de savoir comment où nous allons, comment nous y allons et de mesurer nos infractions.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Thu, 20 Jan 2022 18:41:18 +0000 URL:

La voiture de demain aurait dû être une GSA modernisée, économe en carburant de synthèse. Tout le reste est une vaste fumisterie à commencer par la bagnole électrique et son pendant à hydrogène.

----- COMMENT: AUTHOR: tuxmips DATE: Thu, 20 Jan 2022 18:26:18 +0000 URL:

Bonsoir, Il me semble que c’est dans cette vidéo : https://jancovici.com/videos/2h-audition-a-lassemblee-nationale/ que JM Jancovici explique que la voiture de demain ne devrait pas peser plus de 500kg, ne pas consommer plus de 2L/100km et ne pas rouler plus vite que 110 km/h Et que dorénavant, nous allons devoir faire beaucoup mieux, avec beaucoup moins. Déjà les ventes de l’industrie automobile ont du mal à se tenir en raison de la pénurie de puce électronique. Pour ma part, je milite pour la voiture opensource. C’est à dire la voiture où vous avez aussi la possibilité d’acheter le livret technique. Avec les plans et les références des pièces. La voiture de demain avec son informatique embarquée me fait vraiment peur. Et en tous cas elle ne me fait absolument pas “saliver” ! Nous en sommes au point où vous devez mettre la nuit des lunettes jaunes pour ne pas être aveuglé par la froideur des éclairages des phares. Et que lorsque une ampoule claque, vous devez “réinitialiser” la bagnole. Mais WTF !!!! Oui : l’industrie automobile doit complètement se remettre en question. Et sincèrement, je pense que c’est vraiment mal barré. La voiture doit être pensée “autrement".

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Fossoyeur BASENAME: fossoyeur DATE: Wed, 19 Jan 2022 09:32:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Nous n'avons pas fini de toucher le fond. Notre bien aimé président suit consciencieusement le programme de ces vingt-cinq dernières années et promet la suppression des grandes écoles d'ingénieur et de commerce. Il a déclaré cela le 13 janvier dernier devant les universitaires.

Plutôt que remonter le niveau de l'université française en la réformant, sachant que les grandes écoles n'ont pas été encore assez sapées par la loi LMD — qui a divisé le nombre d'heures d'enseignement du cycle ingénieur par deux — parce qu'elles ont tant bien que mal survécu en restant plus qualitative que les universités, il faut les abattre.

Ce pays est décidément foutu, il érige en dogme l'égalité dans la médiocrité.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Dire qu'ils sont payés pour cela BASENAME: dire-qu-ils-sont-payes-pour-cela DATE: Wed, 19 Jan 2022 08:11:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Monde de merde TAGS: ----- BODY:

Cela vous a sans doute échappé tant l'actualité de ces derniers mois a été fournie, mais nous avons une assemblée nationale qui peut être autre chose qu'une chambre d'enregistrement puisqu'elle peut non seulement avaliser béatement les pets de l'esprit du gouvernement sous la forme de projets de loi, mais aussi produire des propositions de loi dont certaines sont vraiment totalement surréalistes.

Je pense en particulier à cette proposition de loi n° 4587 enregistrée à la présidence de l'assemblée le 19 octobre 2021. Vous la trouverez en fichier PDF à la fin de cet article car, même si le ridicule ne tue malheureusement plus, elle pourrait tout à fait disparaître par mégarde.

Je lis à l'article 4, alinéa 2 :

« Le nombre de vice-présidents de chaque sexe ne peut être inférieur au produit, arrondi à l’entier inférieur, du nombre de vice-présidents multiplié par le quotient du nombre de membres en exercice de l’organe délibérant de ce sexe divisé par le nombre total de membres en exercice de l’organe délibérant. »

Allez prendre un Actron et revenez. Oui, vous avez bien lu.

Sachez que c'est avec vos impôts que vous subventionnez grassement ce genre de chose. Sachez aussi que Madame Élodie Jacquier-Laforge est membre du MoDem et a priori de tendance majorité présidentielle. Il ne s'agit donc vraisemblablement pas d'un texte destiné à une quelconque obstruction parlementaire — à l'instar d'un amendement comme le célèbre amendement dit du cocotier déposé par un certain Nicolas Sarkozy lors d'une réforme des retraites — mais d'un texte tout ce qu'il y a de plus sérieux, renvoyé devant une commission qui va passer un temps certain à débattre du sujet et de la position des virgules.

Je m'étonne tout de même qu'il manque la définition du mot sexe, et surtout la notion de sexe éligible ou de l'organe délibérant d'un sexe. Je m'interroge sur le fait qu'en 2021, un membre du MoDem, généralement si ouvert, semble ignorer qu'il existe tout un tas de genres différents qui sont dès lors discriminés.

Je proposerais bien à ce député d'aller faire un tour en Belle Province où ces notions sont déjà entrées dans les mœurs et où la classe politique n'est pas en retard sur la France lorsqu'il s'agit de produire une ineptie.

[image:230:Jus de crâne canadien]

Mais reprenons. À l'heure où tout part à vau-l'eau dans ce pays, à l'heure où il est urgent d'y remettre un peu d'ordre républicain, nous avons un député du MoDem, cadre supérieur de son état si j'en crois sa biographie, qui ne trouve rien de plus important que de pondre une proposition de loi pareille. Cela devrait prêter à sourire si ce n'était pas aussi symptomatique du malaise actuel et de l'abstention lors des échéances électorales.

[file:229]

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Lettre ouverte, information sur un scandale politico-juridique BASENAME: lettre-ouverte-i DATE: Tue, 18 Jan 2022 08:23:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Pignoufferies de presse TAGS: ----- BODY:

Une fois n'est pas coutume, je relaie ici un courrier envoyé à plusieurs journalistes et avocats sans aucune réponse à ce jour, même pas un accusé de réception. Ayant mon propre serveur de mails, je puis assurer que ces messages sont bien parvenus à leurs destinataires.

J'ai par exemple envoyé à l'adresse gwg@goldnadel.com la chose suivante:

Cher Maître,

Lecteur de vos différents écrits, je tente ma chance après avoir essayé de contacter en vain la rédaction de CNews. Je tente aussi ma chance en raison d'un suicide récent de l'un des adhérent de mon association qui laisse une épouse et trois jeunes enfants. Ce suicide est le dernier d'une longue série. À la lecture du reste du message, j'espère que vous pourrez me mettre en contact direct avec Monsieur Pascal Praud.

Je me nomme Untel, âgé de x ans, de nationalité française, et je suis joignable au xx yy zz tt uu (heures de bureau) ou au 06 aa bb cc dd (lorsque cela passe, préférer le téléphone fixe). Je suis membre du bureau d'une association de défense des entrepreneurs contre les abus de la sécurité sociale. J'ai rejoint cette association devant moi-même me défendre contre cette institution qui m'a déclaré par deux fois décédé (de 2004 à 2006 puis de 2014 à 2017). Je ne me sens pas l'âme d'un lanceur d'alerte, mais c'est un peu ma position malgré moi. Ce que je vais vous confier dans la suite de ce message m'a déjà valu des menaces physiques, tant de la part de magistrats que de la part des représentants des différentes caisses.

Malgré tous ces déboires vis à vis de la Sécurité Sociale, je ne suis pas un "libéré de la sécu" et je n'ai jamais fait partie de cette mouvance. Bien au contraire, je me suis battu par deux fois pour être réintégré dans le giron de la sécurité sociale à la suite de ses erreurs. Pour la petite histoire, je n'ai été réintégré en 2017 qu'après avoir été contraint de lancer une citation directe du directeur de la CPAM de Paris. Au titre de mes activités associatives, depuis 2015, j'ai eu accès à des centaines de délibérés, arrêts et autres jugements produits par les pôles sociaux. J'ai eu accès à des centaines d'actes d'huissiers tous nuls sur la forme (les huissiers le savent, il m'a été répondu que jamais un seul d'entre eux n'a été condamné pour la production d'actes irréguliers pour des caisses de sécurité sociale). J'ai défendu certaines de ces affaires, d'autres ont été confiées à des avocats ou à des juristes. Ces affaires se déroulent sur l'ensemble du territoire national et je n'ai connaissance, à ce jour, que de deux jugements ayant respecté la loi. À chaque fois qu'un magistrat a respecté le droit, il a été muté ou mis à la retraite dans le mois suivant la décision (Limoges et Grenoble).

Notez bien que je ne discute pas ici de la chose jugée, ce n'est pas mon propos, mais du service de la justice et de la manière dont se déroulent ces affaires devant les Pôles Sociaux. En effet, vous ne pouvez ignorer qu'il existe plusieurs textes destinés au bon exercice de la justice. Parmi eux, le Code de Procédure Civile et le Code de l'Organisation Judiciaire. Aucun acte produit dans ces procédures ne respecte le Code de Procédure Civile, ce qui empêche la tenue de procès contradictoires et donc de la capacité d'un individu de se défendre (puisqu'il est dans l'incapacité de savoir quels sont les textes opposables à son adversaire, celui-ci ne se présentant jamais). En d'autres termes, aucune affaire n'est en état d'être jugée, mais les affaires sont tout de même tranchées au mépris du Code de Procédure Civile et du Code de l'Organisation Judiciaire. Systématiquement, ces caisses utilisent des textes qui ne s'appliquent pas à elles car elles refusent catégoriquement de fournir leur identité (forme juridique, représentation...), ce qui leur permet de toujours retomber sur leurs pieds avec la complicité des magistrats. En d'autres termes, il est impossible de produire une défense au fond puisque la forme n'est pas respectée.

Il faut savoir que lorsqu'on réussit à contraindre un magistrat à donner la forme juridique de la caisse de sécurité sociale que l'on combat, les réponses laissent particulièrement pensif. Ce sont des organismes privés, c'est un fait et tout le monde est d'accord là-dessus. Mais nous obtenons dans les différents actes :
- l'URSSAF machin est une Société par Actions Simplifiée (document jamais frappé d'une inscription de faux) ;
- l'URSSAF bidule est une société de secours mutuels (statut n'existant plus depuis 1945) ;
- l'URSSAF truc est une entreprise (sans préciser laquelle) ;
- l'URSSAF bidule est une société (sans précision) ;
- l'URSSAF chose est une entité privée créée par la loi (ce qui est impossible, la loi ne pouvant créer une entité privée) ;
- l'URSSAF n'est surtout pas une société mutualiste (alors que c'est la seule forme juridique qui est acceptable pour elle à la lecture du Code de la Sécurité Sociale) ;
- l'URSSAF schtroumpf est un organisme de sécurité sociale (ce qui n'est pas une forme juridique) ;
- la CIPAV est une société commerciale enregistrée au RCS de Paris,
liste naturellement non exhaustive.

Devant les tribunaux administratifs, ces caisses se présentent comme des sociétés mutualistes, ce qu'elles devraient effectivement être mais qu'elles ne sont pas (elles n'ont jamais fait la moindre démarche en ce sens, certaines caisses n'ayant ouvertement aucune forme juridique puisque leurs statuts ont été abrogés par le ministère de tutelle). Un Pôle Social, récemment, a même eu le culot d'écrire qu'il était normal que la justice administrative et les pôles sociaux tranchent une même affaire dans des sens radicalement opposés !

En d'autres termes, les magistrats des pôles sociaux, seuls compétents pour juger une affaire ayant trait à un organisme de sécurité sociale, donc seuls à même de dire qui est organisme de sécurité sociale et qui ne l'est pas, refusent d'appliquer le droit fondamental pour contraindre les différentes caisses à appliquer le droit. Il s'ensuit des condamnations iniques, irrégulières et des suicides, les pôles sociaux n'étant là que comme chambres d'enregistrement des différentes caisses puisqu'il est impossible de défendre une affaire au fond, les magistrats allant jusqu'à refuser les audiences de mise en état ! C'est bien pratique, cela leur permet de condamner au fond alors même que la défense n'a pu y aller.

Il y a même des cas où les caisses, demanderesses, ne se rendent pas à une audience de plaidoirie, sans dépôt de dossier, et où l'on apprend dans les jugements qu'elles ont versé des écritures en méconnaissance totale du principe du contradictoire. Les magistrats des Pôles Sociaux ne s'en cachent même plus !

J'ai saisi le Garde des Sceaux, lequel m'a répondu en deux lignes qu'il fallait que je me rapproche d'un avocat pour attaquer les magistrats. Problème, d'une part il est quasiment impossible de trouver un avocat voulant attaquer un magistrat (et il faut obligatoirement se constituer), d'autre part, vous attaquez un magistrat devant ses pairs (et ces gens font corps quitte à être totalement hors la loi en produisant une jurisprudence inepte).

Lorsque vous êtes contraints de récuser un magistrat pour des raisons parfaitement valables, le Premier Président de la Cour d'Appel devant statuer sur la récusation ne désavoue jamais le magistrat récusé (malgré des dénis de justice manifestes), utilisant pour cela des vices de procédures créés par les tribunaux eux-mêmes (je tiens des exemples à l'appui). Remarquez bien, il n'ose généralement pas non plus appliquer une amende civile pour récusation abusive. À titre personnel, j'ai récusé un JEX parce qu'il m'a écrit huit jour avant une audience de plaidoirie qu'il tranchera dans le sens de la caisse. Le premier président ne m'a pas répondu que ce n'était pas grave, mais que ma demande était irrecevable parce que le PV de récusation ne lui a pas été transmis par le greffe du tribunal (!). On se demande bien par quel moyen ma récusation lui est parvenue.

J'ai récusé une Cour d'Appel qui me refusait une mise en état pourtant obligatoire, le Premier a trouvé un autre moyen pour retomber sur ses pieds et surtout ne pas sanctionner le magistrat, ouvertement hors la loi. Naturellement, des témoins en ont attesté. J'ai donc saisi le Président de la République l'an passé, lequel m'a fait répondre par son chef de cabinet que l'affaire était grave, indigne d'un état de droit et qu'il allait saisir pour moi le Garde des Sceaux. Sans autre réponse à ce jour.

Ayant déjà eu des menaces sérieuses à mon encontre, je ne vous mettrai pas les preuves de ce que j'avance dans ce premier message. Si vous voulez vous emparer de ce dossier, particulièrement épais, je vous les fournirai naturellement par la suite. Parmi les preuves que je peux vous fournir se trouvent :
- un florilège des réponses des magistrats concernant la violation du Code de Procédure Civile ;
- des jugements annotés de toutes les violations des différents textes ;
- une étude juridique complète expliquant pourquoi les magistrats ne peuvent pas respecter le principe du contradictoire pourtant imposé par le Code de Procédure Civile ;
- les courriers d'alerte envoyés à la Présidence de la République, au Parquet Général près la Cour de Cassation (et sa réponse totalement hors de propos), au Cabinet du Premier Ministre et au Garde des Sceaux.

N'hésitez pas à revenir vers moi pour plus d'information.

Bien cordialement,

Signature

L'adresse mail est celle d'un avocat cathodique Gilles-William Goldnadel, qui s'érige souvent en redresseur de torts, mais qui n'a même pas eu la politesse de répondre à ce courrier. Remarquez bien, la même chose fut envoyée à Philippe Bilger sans plus de réaction. La moitié des rédactions parisiennes ainsi qu'une bonne partie de l'Assemblée Nationale ont reçu le même genre de message, autant souffler dans une contrebasse pour faire de la musique.

En revanche, les journalistes font leurs choux gras sur le fait que le ministre de l'éducation nationale a passé quatre jours à Ibiza. Ils ont les priorités qu'ils peuvent.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: L'emmerdeur BASENAME: l-emmerdeur DATE: Wed, 05 Jan 2022 08:03:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Déclaration de guerre TAGS: ----- BODY:

Les propos d'Emmanuel Macron dans le Parisien sont inacceptables. Je cite:

« C'est une toute petite minorité qui est réfractaire. Celle-là, comment on la réduit ? », fait mine de s'interroger Emmanuel Macron qui poursuit : « On la réduit, pardon de le dire (…). en l'emmerdant encore davantage. »

« Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l'administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu'au bout », poursuit un Emmanuel Macron à la tonalité surprenante. Un message cru qui tranche avec celui employé lors de ses vœux vendredi 31 décembre. Il exhortait par une tonalité sobre «une nouvelle fois (…). (les) 5 millions de non-vaccinés » à faire « ce geste simple. Pour (eux). Pour (leurs) compatriotes. Pour notre pays. »

Mon cher Emmanuel, c'est grâce à de tels propos qu'il y a une désaffection de plus en plus grande pour les urnes et de plus en plus de grondements dans notre société. Il y a effectivement cinq millions de non vaccinés — mais je te rappelle au passage que s'il y a des primo-vaccinations tous les jours, il y a aussi des gens qui refusent les doses de rappel, qui deviennent donc statistiquement des non vaccinés, et d'autres qui ont été vaccinés par obligation et qui n'en pensent pas moins. Ton analyse sur les réfractaires est donc totalement biaisée. Il n'y a pas cinq millions de réfractaires, il y a une minorité d'antivax purs et durs, une partie des gens opposés à la vaccination pour un tas de bonnes raisons et une partie des vaccinés qui sont pourtant opposés à cette vaccination obligatoire qui ne dit pas son nom.

Et plus le temps passe, plus la population aura de bonnes raisons pour refuser ces doses s'accumulant car, conformément à ce que j'écris depuis un an, le vaccin surtout ARNm ne fonctionne pas pour nous débarrasser du virus. Il peut aider, mais n'est de loin pas suffisant.

À titre personnel, j'ai lu assez d'articles scientifiques pour savoir que l'on joue aujourd'hui à l'apprenti sorcier avec une technologie fonctionnant in vitro mais absolument pas maîtrisée in vivo. Ce que j'ai pu lire récemment ne me permet même pas de savoir si cette technologie sera un jour maîtrisée in vivo. À chaque fois où la politique, la justice ou les experts de salon autoproclamés ont conduit à une politique publique, nous avons abouti à un scandale plus ou moins grand. Le sang contaminé, la dépakine, le chlordécone, le médiator, ça ne te rappelle rien ? Je ne souhaite pas un scandale sanitaire, mais rien de ce que j'ai pu lire jusqu'à présent ne permet de l'évacuer. Il est d'ailleurs assez amusant que si le principe de précaution est sorti à tire-larigot dès qu'il s'agit d'ondes radio (cf. les décisions ineptes de la justice concernant les hypersensibles), il n'en est jamais question dans le débat actuel.

Le verbe présidentiel n'a plus aucune tenue et c'est grave.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Accrochez-vous au pinceau, je retire l'échelle ! BASENAME: accrochez-vous-au-pinceau-je-retire-l-echelle DATE: Mon, 20 Dec 2021 09:48:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Monde de merde CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Il y a plus de dix ans, j'ai commencé l'écriture de ce billet comme thérapie de groupe. La décomposition déjà avancée de notre beau pays ne me laissait qu'un nombre de choix réduits, à savoir partir loin (ce qui n'est pas toujours possible), me supprimer pour en finir définitivement et ne pas assister au naufrage annoncé ou vider régulièrement mon sac de toute la bêtise abyssale accumulée sur tous les sujets. J'ai choisi la troisième possibilité, n'ayant pas encore le courage de me supprimer.

Je remercie ses lecteurs quotidiens vigilants et assidus, je n'aurais jamais pensé en avoir autant même s'il n'y a pas beaucoup de commentaires. Sans doute est-ce parce que je demande que les commentateurs soient identifiables pour des raisons de responsabilité juridique. Chaque article est lu plusieurs centaines de fois, certains arrivent à plusieurs dizaines de milliers de vues unique par type navigateur.

Si je devais faire un bilan, je puis dire que, modestement, ce que j'écris intéresse. Je trouverais presque cela navrant vu le monde que je dépeins. Cette année, je me suis fait traiter de complotiste pour avoir eu raison avant les autres. J'ai en effet écrit en février 2021, pour une association de médecins, qu'à la vue des statistiques consolidées, le vaccin ne nous permettrait pas de sortir de la crise. J'avoue avoir écrit ce papier sur un ton polémique. J'ai reçu une volée de bois vert. En juillet 2021, j'ai écrit pour la même association que les statistiques alors disponibles nous montrait que, quel que soit le taux de vaccinés dans la population générale, nous aurions fin septembre une reprise de la pandémie. Là encore, j'ai eu des remarques acerbes parce que je ne peux pas comprendre, je ne suis pas médecin. Je l'avoue, je ne suis ni un apprenti Diafoirus ni un Knock en puissance. Et je ne me suis trompé que de trois semaines. J'aurais préféré avoir totalement tort.

J'ai critiqué les dernières statistiques de la DREES, parce qu'elles sont biaisées, totalement. J'ai reçu des menaces à peine voilées. Pourtant, ce matin, sur France Inter, le monsieur vaccin du gouvernement a trouvé le moyen d'annoncer qu'il y a plus de patients vaccinés que de non vaccinés en réanimation après 65 ans. Personne n'a relevé l'information qui est totalement cohérente avec ce que l'on voit dans toutes les statistiques brutes de tous les pays comparables.

[image:228]

Je vous annonce donc que nous aurons des brimades supplémentaires en début d'année. Peut-être pas un confinement généralisé, il y a bientôt des élections. Mais les statistiques de nos voisins ne sont pas bonnes. Elles confirment sans aucun doute que, plus une personne est vaccinée, plus elle a de chance d'être positive au variant omicron. Les statistiques montrent aussi que cette chance d'être contaminé n'est pas linéaire en fonction du nombre de doses (elle est au moins au carré du nombre de doses). Comme les vaccins ne protègent que partiellement contre les formes graves, plus il y aura de vaccinés, plus il y aura de patients en réanimation, plus il y aura d'effets secondaires que l'on cache sous le tapis. Les derniers en date sont des réveils étranges et concomitants quelques mois après les injections de cancers pourtant en rémission depuis plusieurs années.

En France, la DREES a bidouillé les statistiques pour aboutir à des conclusions radicalement opposées aux conclusions que pourrait tirer un statisticien honnête (cohortes biaisées, critères confus, choix méthodologiques scabreux, tests non fiables avec faux positifs ou faux négatifs nombreux). On justifie aujourd'hui la vaccination avec des études ineptes d'un point de vue statistique. On continue à vacciner alors même que les signaux sont au rouge vif chez nos voisins pour à peu près les mêmes raisons, mais ceux-ci regardent un peu mieux les chiffres que nous, raison pour laquelle certains ont déjà reconfiné — parce qu'il n'ont plus le choix sauf à faire exploser les services de réanimation —, raison pour laquelle d'autres freinent un peu sur la vaccination obligatoire. Là encore, comme d'habitude, la France a raison contre le reste du monde. Sans doute ne sommes-nous pas en contact avec le même pathogène. Sans doute la population française est-elle différente de celle de nos voisins. Comment le savoir, les données françaises brutes sont indisponibles (si vous les avez, merci de me les faire suivre), les seules séries statistiques disponibles étant à peu près inutilisables car mélangeant plusieurs notions. Concernant les manipulations des chiffres par la DREES, je vous suggère de lire ce papier très instructif. Vous me direz que c'est sur un site sulfureux. Peut-être, mais c'est un travail de statisticien qui résume très exactement ce que j'ai pu écrire sur le sujet depuis un an. Ce n'est pas parce que cet article est disponible sur le site de France Soir qu'il ne contient pas des informations intéressantes.

La classe dirigeante de ce pays ne sait plus comment faire, engluée qu'elle est dans le mensonge le plus patent, la plus grande absurdité. Sa déliquescence est telle qu'elle emporte avec elle celle du pays tout entier vers un effondrement de plus en plus certain. Et pour survivre, bien que le pays s'enfonce de plus en plus dans la folie furieuse, je vais faire une pause indispensable à la conservation de ma santé psychique. Sauf naturellement si la bande de clowns grotesques qui commande à ce pays produit l'un ou l'autre pet de l'esprit que je ne pourrai ignorer.

Il y a vingt-cinq ans, j'ai répondu à un psychiatre de l'armée qui me demandait si le verre que j'avais devant moi était à moitié vide ou à moitié plein. Je lui ai répondu qu'il était deux fois trop grand. Je ne suis donc ni optimiste ni pessimiste pour l'année 2022 qui nous offrira son lot de surprises. Je vais tenter d'être réaliste. À chaque fois que nos dirigeants vont pousser le bouchon un peu plus loin — et ils vont être contraints de le faire, il est aujourd'hui trop tard pour traiter cette crise de manière froidement scientifique —, à chaque fois, leurs arguments fallacieux vont être plus manifestes et l'assentiment du ventre mou de la population qui s'est déjà fait piquer pour avoir le droit d'aller au restaurant diminuera. À chaque fois qu'un peu de liberté disparaîtra une fois de plus (annulation du pass qu'il soit sanitaire ou vaccinal, interdiction de déplacement, confinement…), à chaque fois qu'un effet secondaire plus ou moins grave tombera sur quelqu'un qui n'avait rien demandé, la pression montera dans la population jusqu'à ce que ce ras-le-bol devienne explosif car des gens qui se croyaient bien comme il faut sous tous rapports seront ostracisées pour une politique qui n'a jamais prouvé un quelconque début d'efficacité réelle. À chaque fois, ces petits faits vont gripper la machine de la vaccination obligatoire en y glissant un grain de sable au format six tonnes et en créant un opposant farouche de plus qui refusera de se plier à nouveau d'autant qu'il aura pris conscience qu'il a été abusé. Comme ces oppositions se feront de plus en plus entendre, l'hystérie gouvernementale et la censure n'en seront que plus forte. La manipulation des statistiques continuera, les exagérations et les exhortations des pitres au pouvoir aussi.

L'année 2022 montrera les gesticulations grotesques du gouvernement actuel poussant les français à un choix impossible pour des raisons qui apparaîtront de plus en plus futiles. Les gens refusant ce choix, cette vaccination obligatoire dans les faits, seront de plus en plus nombreux. Rassurez-vous, même si personne n'en parlera, vous serez bientôt légion, c'est ma note d'optimisme.

D'ici-là, essayez de passer un joyeux Noël. Bonne fin d'année.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Mon, 03 Jan 2022 09:38:42 +0000 URL:

Le vaccin ARNm fonctionne modérément (50% de protection à horizon de 3 mois pour le variant delta, 34% à six mois). Il est tout à fait normal que les plus de 65 ans soient plus nombreux à l’hôpital, même vaccinés.

Concernant la consigne, j’ai un document que je ne peux publier (je ne sais pas à combien d’exemplaire ce torchon a été envoyé et je ne veux pas que le praticien qui me la transmis ait des problèmes avec l’ARS du coin) et qui indique noir sur blanc qu’il faut laisser les gens à domicile même sous oxygène.

Dernière chose : aujourd’hui, le taux de létalité du covid est en-dessous de la grippe asiatique. Il faut donc raison garder et ne surtout pas céder à la psychose

----- COMMENT: AUTHOR: gilshe DATE: Thu, 23 Dec 2021 10:26:17 +0000 URL:

Pas très bien compris cette histoire des +65 ans. Par quel mécanismes biochimiques finiraient-ils plus facilement hospitalisés alors qu’ils ont été vaccinés ? N’est-ce pas tout simplement dû au fait que les vieux soient majoritairement vaccinés qu’on les trouve en plus grand nombre en réanimation ? Concernant la consigne de laisser mourir les vaccinés chez eux pour ne pas plomber les statistiques, je n’ai jamais entendu parler de ça. S’il ne reste qu’une place, on choisira d’hospitaliser le non vacciné car il a plus de chances de voir son état s’aggraver. Mais on ne laisse pas le vacciné mourir de sa belle mort pour autant.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Mon, 20 Dec 2021 19:05:14 +0000 URL:

OK, merci ! (Et encore merci pour toutes vos informations)

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Mon, 20 Dec 2021 17:05:17 +0000 URL:

Merci.

Pas le temps ce soir, j’essaie de faire un résumé dans les jours qui viennent.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Mon, 20 Dec 2021 15:20:55 +0000 URL:

Bonjour Grincheux,

https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.08.30.21262866v1, ça on le savait déjà (enfin pour d’autres tranches de population), mais c’est intéressant de le diffuser.

https://www.pnas.org/content/118/21/e2105968118 c’est un peu du chinois pour moi. J’en comprends que notre ami le coronavirus peut aller bricoler l’ADN de certaines cellules des malades. Mais je n’ai pas compris s’il faisait ça spontanément ou si c’était lié à la “vaccination".

Vous pourriez nous résumer ça en deux lignes SVP ?

Merci, et joyeux Noël à vous aussi.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Mon, 20 Dec 2021 11:08:02 +0000 URL:

Entendu à l’instant sur Radio Paris (20 décembre 2021, 12h02).

“On va faire porter aux enfants [en les vaccinant] la protection des adultes qui refusent la vaccination".

Mais espèce d’idiot qui devrait te faire rembourser tes études de médecine, le vaccin ne protège ni de l’infection ni de la transmission du virus (30% pour le omicron concernant la transmission). Donc tu ne peux pas dire cela sauf à être intellectuellement malhonnête et manipulateur ou à ne pas comprendre ce que tu racontes.

Rien que pour toi :
https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.08.30.21262866v1
https://www.pnas.org/content/118/21/e2105968118

Est-ce que tu vois au moins le problème ?

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Expérience de sociologie BASENAME: experience-de-sociologie DATE: Sun, 19 Dec 2021 09:20:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Monde de merde CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Pignoufferies de presse TAGS: ----- BODY:

Depuis aujourd'hui deux ans, nous ne pouvons plus ignorer que nous vivons dans un monde de fous. Rien n'a réellement changé, mais la crise sanitaire a permis de montrer quel était le vrai fond de nos sociétés et ce n'est pas réellement folichon.

Nous avons d'un côté des responsables — élus ou non — qui discréditent quasiment tous la parole publique, non en fonction de faits objectifs mais d'objectifs à court terme dictés par la peur ou par d'autres intérêts moins avouables. Le cas Véran est symptomatique puisqu'il nous assurait il y a moins d'un mois que jamais au grand jamais le pass sanitaire ne serait transformé en pass vaccinal. Mais ce n'est de loin pas le seul, tous ceux qui ont pris la parole un jour ou l'autre l'ont reniée. Pour que cela ne se voit pas trop, le secret défense sur les décisions prises n'est pas de trop.

Nous avons des scientifiques ou prétendus tels — pour mémoire les médecins, tout aussi bardés de diplômes qu'ils sont, considèrent que leur discipline est un art — qui sont incapables de comprendre des statistiques, voire qui les falsifient sans vergogne, mais qui ont l'oreille des responsables politiques. Les avis du conseil scientifique sont totalement ineptes mais les responsables politiques les suivent, pensant que cela les protégera au prétexte qu'ils n'ont fait que suivre des avis de pseudo-scientifiques.

Nous avons des organes d'information qui servent à la propagande en abreuvant la population d'informations lacunaires — je n'ai pas écrit fausses — lorsqu'ils ne prennent pas ouvertement la population pour un ramassis d'imbéciles. Souvenez-vous du patient intubé l'été dernier qui parlait tout à fait normalement (je vous défie de parler lorsque vous êtes intubé) ou du voyageur de commerce des services de réanimation qui fut filmé la semaine passée le même jour à Marseille et à Montreuil. Rappelez-vous le matraquage continuel sur le nombre de non vaccinés en services de réanimation. Pour mémoire, un vacciné en France est une personne qui a eu au moins deux injections et dont la dernière remonte à moins de six, cinq voire quatre mois (on ne sait plus très bien), les autres étant non vaccinés. C'est ainsi que dans un hôpital de l'est de la France, le chef de service de réanimation indique à l'ARS locale que, sur ses dix-huit postes de réanimation, il a actuellement dix-sept vaccinés et un seul non vacciné. L'ARS conclut pourtant à un seul vacciné. Pensez aussi à la surcharge des services de réanimation. On voit aujourd'hui dans tous les services de réanimation des gens qui n'ont rien à y faire. Sur un parcours de soin normal, un patient réanimé repart dans un service plus général. Pas en France, il n'y a plus de lits disponibles dans les services généraux. Conclusion : les services de réanimation ne sont pas remplis de patients Covid non vaccinés, mais de patients Covid en général dont on ne connaît pas l'état vaccinal et qu'ils sont contraints de garder faute de lits en médecine générale.

Nous avons des populations en majorité ignorantes qui sont incapables de mettre en regard de la propagande les faits. Soit par incapacité intellectuelle, soit par confort. Dans cette population ignorante se retrouve une grande partie des médecins, ce qui est de nature à me faire peur.

Tout ce beau monde se tient la barbichette. Tous les membres de chacune des catégorie peut se dire qu'il n'est aucunement responsable de la situation. Les responsables rejettent la faute sur les pseudo-scientifiques, ceux-ci ne sont responsables de rien, ils ne donnent qu'un avis consultatif (c'est très pratique pour se dédouaner). La population qui suit peut dire qu'elle suit les ordres même si ceux-ci sont totalement idiots. Les organes d'information prennent leurs directives des responsables politiques et ne seront jamais tenus responsables non plus. Quant à la chambre des députés, il ne s'agit que d'une chambre d'enregistrement qui suit les indications des partis. Les représentants de la population ne pourront pas être tenus responsables non plus.

Pire, la barbichette est aujourd'hui internationale. Il suffit qu'un gouvernement quelque part dans le monde pousse ses pions un peu loin pour qu'aussitôt il fasse des émules. Personne ne se pose la question de savoir si les décisions sont intelligentes ou non, il faut prendre des décisions et les populations acceptent docilement. Certains pays ont créé des camps, récemment, rares sont les voix qui se sont levées. J'attends donc la construction de camps en Europe, cela ne devrait pas trop tarder vues les récentes déclarations du ministre de la santé autrichien et de son homologue allemand. Le fait que ces deux personnes aient brisé un tabou lié à leur histoire n'augure rien de bon. Si ces deux pays franchissent le Rubicon, tout le monde suivra allègrement. Lorsqu'un état, quel qu'il soit, proposera et imposera le port d'une seringue rouge sur les habits des gens refusant la vaccination, personne là encore ne s'en offusquera. Et cela fera tache d'huile.

Nous vivons aujourd'hui dans une période qui rappelle à beaucoup de points de vue les années 1930 avec une montée du totalitarisme (sanitaire à défaut d'être racial), une division de la société (en fonction du statut vaccinal), le tout sous les applaudissements de la majorité de la population mondiale. Pourtant, à la différence des années 1930 où on ne devenait pas juif par hasard, il est possible de perdre son statut de bon citoyen — son pass vaccinal — simplement par refus de l'injection d'un produit qui n'a pas montré son efficacité pour la population générale et dont on passe sous silence et par pertes et profits les effets secondaires. Or en multipliant le nombre d'injections, on multiplie aussi les effets secondaires dont certains commencent à faire bouger les médecins ayant encore une once de rationalité. Il deviendra aussi manifeste en multipliant les injections que le vaccin n'arrivera pas à bout de ce virus, ce qui était déjà inscrit dans les statistiques de février 2020. Pire, on pourrait comme les Danois et les Britanniques s'apercevoir qu'en fait, la vaccination est même contre-productive.

La proportion de la population officiellement vaccinée va donc se réduire au fil du temps et, si elle continue à être stigmatisée et tenue pour responsable, la situation deviendra explosive. Accrochez-vous bien, ça va swinguer.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Tartufferies BASENAME: tartufferies-1 DATE: Sat, 18 Dec 2021 09:00:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Hier soir, en entendant Jean Castex, mon vistemboir a explosé. Il faut dire qu'il n'était gradué qu'en véran. Pour ceux qui ne le sauraient pas, le vistemboir est un appareil à mesurer la connerie. Je vais donc proposer au Bureau International des Poids et Mesures de créer une nouvelle unité, le castex, en tant que surmultiple du véran et d'enfermer Jean Castex non dans un asile psychiatrique — ce qui ne serait pas volé — mais au Pavillon de Breteuil, à Sèvres.

Nous sommes gouvernés par des idiots. En France, nous le savions depuis longtemps. Depuis deux ans, ces idiots font de la surenchère avec les idiots des autres pays et nous aboutissons à une situation totalement grotesque consistant à reprocher l'inefficacité d'un produit pharmaceutique à ceux qui ne l'ont pas pris. C'est une première mondiale.

Parlons un peu chiffres (source). Le taux de létalité du covid (symptomatique) est de 0,3 à 0,6%. Il est supérieur à une grippe saisonnière, mais largement inférieur à celui de la grippe espagnole (2 à 4%, jusqu'à 20% dans certains pays) et du même ordre que celui de la grippe russe, de celle de Hong Kong ou de la grippe asiatique. Le taux de létalité du covid est aussi à prendre avec des pincettes car il est aujourd'hui évident que les différents variants ne provoquent pas les mêmes taux de décès et que ce taux est surestimé, beaucoup de cas positifs étant asymptomatiques et jamais détectés. Il faut aussi relativiser ce taux de létalité, calculé sur les personnes détectées positives au taux des effets secondaires liés aux différents vaccins dont on ne sait rien. Seule une liste longue comme un jour sans pain est disponible, sans réelles statistiques, d'autant qu'un paquet d'effets supposés n'y figurent pas parce que difficilement reliés à la vaccination de masse. Les signaux sont faibles, mais cependant alarmants (syndromes de West chez les nouveaux nés, leucémies foudroyantes, maladies atypiques à prions…). J'ai cherché, aucune statistique n'est à ce jour disponible, seuls des événements inquiétants sont signalés ça et là. Mais quel est le taux réel de létalité des vaccins sur l'ensemble d'une population saine ? Personne ne le sait. À l'heure où on se gargarise du principe de précaution, on en fait ici fi et on devrait limiter l'usage de ces vaccins aux personnes dont on sait a priori qu'elles sont à risque.

Pour éviter ces décès, que fait-on ? On utilise un produit, un prétendu vaccin, qui ne protège pas de l'infection — et comme il ne protège pas de la maladie il y aura parmi les gens vaccinés à jour des cas grave et des décès, c'est une simple question de temps — et qui n'empêche pas la transmission. On se demande même, alors que la maladie est moins virulente que l'an passé, pourquoi les statistiques ne sont pas meilleures.

La situation est mauvaise parce que nous ne pourrons en sortir avec un vaccin sauf si celui-ci empêche au moins la transmission. Aujourd'hui, cette vaccination effectue une pression sélective sur un pathogène, ce qui est indiqué par les statistiques depuis bien plus de six mois et qui se voyait sans ambiguïté avec le variant delta depuis juillet dernier. Plus une personne est vaccinée, plus elle offre un terrain favorable à l'infection.

Hier, Castex, Véran, Macron et toute la bande de joyeux drilles viennent de prendre la pire décision qu'il soit. Ces imbéciles vont permettre à des personnes vaccinées de faire n'importe quoi, d'aller partout, sans que l'on connaisse leur statut sérologique, sous prétexte qu'ils ont eu une injection depuis moins de six mois. Comme ces personnes peuvent transmettre la maladie, le virus va continuer à circuler et, surtout, à muter. Ils vont aussi interdire aux personnes non vaccinées munies d'un test, donc non porteuses du virus et ne pouvant le transmettre, de se déplacer ou simplement de participer à des événements. Ce sont des Tarfuffe aux petits pieds qui n'ont pas le courage d'imposer une obligation vaccinale et qui espèrent comme cela convaincre les récalcitrants qui de toute façon n'iront pas vers la vaccination pour tout un tas de raison dont la plus grande qui est que ce produit ne fonctionne pas, ne fonctionne pas comme annoncé ou espéré.

Si rien ne change rapidement, par exemple avec une mutation du virus le rendant totalement inoffensif, la majorité actuelle a perdu les prochaines élections hier soir car aux français rétifs à la vaccination pour tout un tas de bonnes ou mauvaises raisons vont se rajouter en janvier et février prochains tous ceux qui vont perdre leur Ausweis en refusant la troisième dose et qui étaient déjà allés contraints et à reculons aux deux premières. Cela commence à faire beaucoup de monde.

Il est grand temps de recouvrer la raison. Parce que qu'à force de marcher sur la tête, il faudra bientôt remplacer le gel par du cirage !

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Sat, 18 Dec 2021 11:59:50 +0000 URL:

On vient de me souffler dans l’oreillette que notre phare de la médecine, le fumeux Véran, plaide pour la mise en place du pass sanitaire dans les entreprises. On n’est plus à une connerie près et au point où l’on est rendu…

Je traduis. Demain, donc, un gouvernement pourra empêcher un citoyen de travailler parce qu’il aura fait quelque chose de légal mais qui déplaît en haut lieu ou qu’il n’aura pas suivi à la lettre les recommandations du gouvernement sans être dans l’illégalité. La sanction n’est plus liée à l’infraction.

Dites, les gens ? Quand est-ce que vous vous réveillez ?

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Nous ne sommes plus en démocratie BASENAME: nous-ne-sommes-plus-en-democratie DATE: Wed, 15 Dec 2021 08:46:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Monde de merde CATEGORY: Mauvaise humeur TAGS: ----- BODY:

Je ne vous parlerai pas du fameux passeport sanitaire qui n'a de sanitaire que le nom même s'il y aurait beaucoup, trop à dire sur le sujet et que nous pourrions y consacrer plusieurs thèses d'état. L'application de ce funeste papelard montre assez bien comment la majorité d'une population peut s'accommoder de procédures ineptes dans l'espoir vain et régulièrement douché de continuer sa petite vie. Rétrospectivement, cela illustre assez bien ce qu'il a pu se passer sous l'occupation. Les résistants étaient minoritaires, la majorité de la population, si elle n'était pas ouvertement collaborationniste, se tenait dans un entre-deux confortable que j'appellerais une collaboration molle. Mais cette collaboration molle et rampante était certainement aussi efficace pour l'occupant que la collaboration pure et dure choisie par certains.

Non, je vais vous parler de la démocratie qui est morte le jour où nous sommes entrés dans la république des juges. Je vous parle ce de problème aujourd'hui parce que les fonctionnaires attachés au service de la justice ont une fois de plus le culot de manifester parce qu'ils ne sont pas contents de leur sort.

Vous le savez, je me bats contre la sécurité sociale parce que j'ai été par deux fois déclaré décédé et que je suis le défunt qui a sans doute payé le plus de cotisations sociales au cours de sa mort. Plus de 200 000 € pour fixer les idées. Cela vaut le coût de se battre. Je me bats d'ailleurs depuis 2014, en pure perte, et c'est justement parce que je connais très bien la justice, que notre belle justice est indigne d'être celle d'une république bananière, que je considère que la démocratie est morte.

Pourquoi ?

Parce que nous avons des magistrats qui ne sont pas là pour être au service de la justice, encore moins du justiciable. Nous avons des magistrats qui ne sont là que pour être des redresseurs de torts qu'ils se figurent, non pour appliquer la loi qu'ils ne connaissent pas — ou qu'ils violent ouvertement, nous y reviendront —, non pour l'interpréter, mais pour l'édicter en n'ayant de compte à rendre à personne sauf, de temps en temps, à ses pairs. Lorsque vous n'êtes pas contents, qu'un ou des magistrats se moquent ouvertement de vous en violant leurs serments et la moitié de codes de procédures, vous n'avez qu'une issue, porter l'affaire devant un autre magistrat où vous devez la plupart du temps vous constituer. Il faut donc espérer que vous tomberez sur un magistrat un peu plus intègre et que vous trouverez un avocat courageux pour le faire.

Depuis vingt ans que j'use mes fonds de pantalon sur les bancs des prétoires, j'ai croisé des magistrats honnêtes. Comme les poissons volants, ils ne constituent pas la majorité du genre et sont généralement honoraires, c'est-à-dire en fin de carrière. Tous les autres sont des carriéristes aux ordres, qu'ils soient aux ordres explicites de leur hiérarchie ou qu'ils se rangent à des ordres implicites pour ne surtout pas finir dans un placard. L'indépendance de la justice est une chimère et la moindre des choses que l'on puisse dire est qu'elle est tout sauf aveugle. En tout cas si la justice est aveugle, les magistrats, eux, ont du flair. Je vais l'illustrer avec quelques exemples.

2004. J'ai été condamné pour non paiement de salaires à une personne n'ayant jamais travaillé pour moi. C'était dans le cadre de la reprise d'une entreprise à la barre du tribunal, le salarié en question étant un salarié protégé payé normalement par le liquidateur judiciaire. Ce salarié avait demandé son licenciement et m'avait traîné devant les prud'hommes avant que je jouisse de l'entreprise en question. Condamnation exécutoire, personne insolvable, j'ai payé (mais jamais les cotisations sociales, il y a prescription et il ne faut pas me prendre totalement pour un imbécile). Le magistrat ne voulait pas se fâcher avec un mandataire judiciaire qu'il croisait tous les jours. Ça valait bien les 15 000 € qu'il m'a condamné à payer.

2006. Demandeur dans une affaire où un client refusait de me payer une prestation effectuée en ayant cassé du matériel. Le TGI de Nanterre me convoque à la première audience puis envoie toutes les convocations ultérieures à une adresse inconnue ne figurant même pas au dossier. Je suis marqué comparant sur les minutes du procès. Condamnation en première instance et en dernier ressort avec moult dommages et intérêts à un architecte de Courbevoie. Pour la bienséance, j'ai formé un pourvoi en cassation. Rejeté avant d'être examiné parce que, vous comprenez, un magistrat est assermenté ergo ne peut produire de faux en écriture alors même qu'un dépôt de plainte suivi d'une enquête pénale a prouvé que je ne pouvais pas être présent à l'audience contrairement à ce que le magistrat siégeant a déclaré. Bilan : 15 000 € de frais et de condamnation et un magistrat qui en sort blanchi malgré l'action pénale. Je ne savais pas que la décohérence quantique s'appliquait aux individus de plus de 1,80 m.

2006. Je reçois enfin le titre d'une propriété achetée en 2002 et vendue deux fois le même jour par un notaire véreux. Il m'a fallu aller jusque devant la cour de cassation, aucun magistrat ne voulant franchement taper sur les doigts du notaire en question qui a simplement été prié de prendre sa retraite. À plus de 70 ans, il a pu la prendre avec les félicitations de son ordre pour bons et loyaux services.

2010. 65 000 € d'impayés d'un premier client. Une audience devant le TGI, le délibéré n'a jamais été produit malgré toutes mes relance. 45 000 € d'un autre client, lequel a joué de la procédure et a obtenu malgré sa condamnation en appel de ne jamais payer. Un vice de procédure étrange et qu'aucun avocat interrogé n'avait encore vu à tel point que plusieurs d'entre eux m'ont avoué que c'était sans nul doute fait exprès pour planter l'exécution forcée qui s'ensuivrait.

2014. Après mon second décès, je décide de me battre contre la sécurité sociale parce qu'il en allait de ma situation financière. Notre chère sécu me demandant, alors qu'en même temps elle avait coupé toutes les prestations au mort que j'étais de payer des cotisations en tant que salarié et indépendant tout en me contraignant à m'assurer ailleurs. Là, cela frise le grandiose, le sublime. On tutoie les anges. Je me suis battu contre le RSI, deux URSSAF et une caisse de retraite. Le RSI a lâché l'affaire très vite. Pour les URSSAF, cela fut plus long mais lors des dernières audiences, elles n'étaient même plus à la barre. Durant de longues années, elles envoyaient des salariés pour la représenter, puis des avocats. Et lorsque cela a commencé à puer pour elles, elles ne se présentaient même plus aux audiences. Ce qui n'a pas empêcher les magistrats corrompus (et je pèse mes mots) de trancher en leur faveur en refusant de répondre aux questions posées. Essayez donc de ne pas vous présenter à une audience, votre adversaire aura toujours gain de cause. Sauf pour une caisse de sécu qui a même été notée comparante sur les minutes du procès. Il paraît qu'elle a plaidé. Mes témoins ne s'en souviennent pas, nous étions pourtant seuls dans une cave après la récusation de l'un des magistrats, récusation refusée parce que le greffe du tribunal a refusé en audience de me fournir le PV de récusation, là encore devant témoins. Vice de procédure provoqué par le tribunal lui-même pour protéger un magistrat !

J'ai donc envoyé un courrier à la Présidence de la République, au Premier Ministre Jean Castex, au Garde des Sceaux et au Procureur Général près la Cour de Cassation. Deux réponses. Le cabinet de la Présidence me répond qu'elle envoie mon courrier au Garde des Sceaux qui ne m'a jamais répondu. Le Procureur Général me fait une réponse inepte qui prouve qu'il n'a même pas lu mon courrier. Je lui demande en effet si le Code de Procédure Civile s'applique aux pôles sociaux et de quelle manière je peux forcer un magistrat à l'appliquer, il me répond sans rire qu'il est incompétent pour les affaires de sécurité sociale. Risible si nous ne parlions pas ici du premier magistrat de France puisque ce n'est absolument pas la réponse à la question posée.

Les affaires continuant, j'ai été contraint de récuser une cour d'appel parce que j'ai eu l'ordre de plaider une affaire qui n'était pas en état. J'ai eu le PV de récusation. Il a fallu trois mois pour avoir la réponse. Je suis débouté sur de raisons incompréhensibles. La mise en état est obligatoire, mais on m'écrit doctement que le magistrat peut s'en badigeonner frénétiquement le nombril avec le pinceau de l'indifférence. En d'autres termes, un magistrat peut fouler au pied son serment, être au service de l'une des parties et non à celui de la justice, il est inattaquable et peut tout se permettre.

Cela explique pourquoi depuis 2014, pour la même caisse de retraite (la CIPAV), les magistrats m'ont répondu sans sourciller lorsqu'ils ont pris la peine de me répondre qu'elle était sui generis, une société de secours mutuels selon la loi de 1820 (la loi de 1898 fut abrogée explicitement par l'ordonnance du 19 octobre 1945 et la loi de 1850 implicitement par celle de 1898 et par une décision sénatoriale de 2019 !), une société commerciale enregistrée au RCS, une entreprise. Ils m'ont tous affirmés qu'elle n'était surtout pas une société mutualiste alors que ses statuts sont ceux d'une telle entité sauf à tomber dans un délit pénal. Les avocats de cette caisse eux-mêmes changent de discours à chaque audience. Pire, les magistrats des juridictions administratives indiquent qu'il s'agit obligatoirement d'une société mutualiste mais se permettent le luxe de rajouter qu'il n'est pas anormal que deux juridictions tranchent dans des sens radicalement opposés ! Là encore, des magistrats peuvent produire des jugements, des arrêts, des ordonnances qui violent la moitié du Code de Procédure Civile et qui n'ont ni queue ni tête soit par incompétence, soit par je-m'en-foutisme, soit parce qu'ils sont ou aux ordres ou carriéristes. La justice, lorsqu'elle sort des pattes d'un magistrat, on ne la reconnaît plus qu'à ses godasses.

Mais le pire, la cerise sur le gâteau est une injonction de faire que j'ai soumise au Tribunal Judiciaire de Paris. Un syndic tente de m'escroquer et, membre du conseil syndical de l'immeuble, je dois avoir accès aux documents comptables. Le syndic sachant exactement ce qu'il en est me le refuse depuis plusieurs années. J'ai donc envoyé une requête en ce sens avec toutes les preuves de ce que j'avançais. Requête refusée. Le magistrat n'a pas lu ou s'il a lu n'a pas compris. Il mélange le syndic avec le prestataire chargé de relever les compteurs (je n'aurais pas précisé le contrat de syndic liant la copropriété au syndic ISTA [sic] qui est en fait le prestataire gérant les compteurs d'eau) et, surtout, il a le culot de prétendre que les adresses et raisons sociales du syndic et du gestionnaire des compteurs ne figuraient pas dans la requête. Les deux y étaient en gras. Il y avait deux pages de textes et six pièces jointes, le magistrat n'a pas compris ou voulu comprendre en renvoyant au fond et à la procédure contradictoire. Je parle donc ici d'un dossier simple d'une dizaine de pages, guère plus. Un magistrat n'a pas compris un petit dossier, limpide. Comment traitera-t-il un dossier éminemment plus complexe ? De la même manière, en lisant un mot sur deux et en rendant une décision inepte en se disant que si le justiciable n'est pas content, il pourra toujours interjeter appel. Mais le problème est que devant les cours d'appel, le souci est exactement du même ordre. Le fait de comprendre ou non un document de deux pages n'est pas lié à l'argent mis dans la justice, mais au professionnalisme de ses agents. Vous me direz que s'il y avait plus d'agents, ils auraient le temps pour étudier les dossiers. Non, ça ne tient pas, parce que si ces agents traitaient les dossiers correctement dès le début, il y aurait aussi moins d'affaires allant au fond. Si les magistrats respectaient les codes de procédures, il n'y aurait pas de renvois dans tous les sens lors de toutes les audiences. Les magistrats sont entièrement responsables de la pourriture du système judiciaire français et s'en dédouanent à peu de frais en quémandant plus d'argent.

Les tribunaux râlent. Ces braves gens ont un manque de moyens chronique. Mais ils devraient surtout ne jamais oublier qu'ils passent 90% de leur temps à essayer de rattraper ce qu'ils ont foiré durant les dix premiers pourcents. Mettre plus de moyens de résoudra rien, sauf à ce que l'on rendre personnellement responsables tous les acteurs de cette gigantesque farce, c'est-à-dire soit en les élisant pour une durée déterminée, soit en permettant de les attaquer selon des procédures qui ne passent pas par leurs pairs qui ne font que les protéger.

Comme ces gens ronronnent entre eux et se protègent mutuellement, l'état de droit n'existe plus car n'importe quel justiciable est à la merci de cette engeance qui n'agit pas pour la justice, mais pour ses intérêts propres. Sauf à changer cet état de fait, ce pays est définitivement foutu.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Wed, 15 Dec 2021 22:12:00 +0000 URL:

Les magistrats français sont indignes de leur serment. C’en est pathétique. La première réforme à faire, c’est celle de l’ENM en tirant au sort ceux qui vont vers le siège et ceux qui vont vers le parquet. Quant au reste, tant qu’on ne les aura pas rendu responsables (et personnellement car il faut savoir que l’état paie les frais de justice des fonctionnaires), rien ne changera.

À titre personnel, ce qui me navre au plus haut point, c’est le nombre de faux en écriture que je vois de la main de magistrats, faux qui se transforment miraculeusement en vérité judiciaire voire en jurisprudence !

----- COMMENT: AUTHOR: tuxmips DATE: Wed, 15 Dec 2021 21:13:10 +0000 URL:

Il y a une trentaine d’année, dans un dossier, j’ai vu un juge dans un petit dossier confondre le maître d’œuvre avec le maître de l’ouvrage (ou l’inverse mais ça ne change rien). Comme c’était un petit dossier avec un petit enjeu financier, la seule voie de recours était la Cour de Cassation.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Problème de communication BASENAME: probleme-de-communication DATE: Sun, 05 Dec 2021 09:39:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Haines ordinaires CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Je hais les tradis CATEGORY: Mauvaise foi TAGS: ----- BODY:

L'image que l'on donne pour une bonne ou une mauvaise raison peut s'avérer désastreuse. Prenons le cas de l'Église de France et d'ailleurs surtout depuis la publication du rapport de la CIASE rendu public en octobre 2021.

En novembre 2021, le magazine Le Point publie une enquête sur la gouvernance de l'archevêché de Paris et la vie privée de Monseigneur Michel Aupetit. Côté gouvernance, il lui est reproché un certain autoritarisme. L'église n'est toutefois pas une démocratie et il faut faire avec des forces contraires qui, si elles sont minoritaires, sont bien actives. Je pense en particulier à l'application du motu proprio Traditionis Custodes qui s'attaque au rite tridentin cher aux traditionalistes de toutes obédiences. Côté vie privée, l'hebdomadaire évoque une possible relation intime qu'aurait eue l'archevêque de Paris avec une femme en 2012.

Le 25 novembre, Michel Aupetit envoie une lettre au pape François dans laquelle il présente sa démission. Il y reconnaît avoir eu un comportement ambigu mais nie avoir eu des relations intimes ou sexuelles. Le pape accepte sa démission le 2 décembre 2021.

Admettons.

Souvenez-vous maintenant de Philippe Barbarin. Philippe Barbarin, primat des Gaules, avait annoncé sa démission le 7 mars 2019, le jour de sa condamnation en première instance à six mois d'emprisonnement avec sursis pour non-dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs. Le même François, déjà pape, avait refusé cette démission par respect de la présomption d'innocence. Relaxé par la cour d’appel le 30 janvier 2020, Philippe Barbarin réitérait sa proposition de démission, soucieux de « tourner une page » après le scandale qui a divisé la communauté catholique. Cette démission fut acceptée le 6 mars 2020.

En d'autres termes, le pape refuse une première fois la démission d'un prélat condamné — certes en première instance — pour non-dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs (osons le mot, il s'agit de pédophilie), finit par l'accepter une fois le prélat relaxé sur des faits établis, mais accepte sans sourciller aucunement une démission d'un autre prélat parce qu'il aurait eu une relation intime avec une femme, ce que le prélat lui-même nie.

J'avoue avoir un peu de mal à saisir la subtile logique liant les deux faits. Rome voudrait envoyer un signal indiquant que les relations entre un prêtre et une femme sont plus problématiques qu'entre un autre prêtre et des enfants, elle ne s'y prendrait pas autrement.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Véran, démission ! BASENAME: veran-demission DATE: Fri, 03 Dec 2021 09:52:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Jusqu'à présent, je considérais que les chiffres obtenus par les organes officiels français étaient sincères. Or j'apprends ce matin par un syndicat de médecins (pour qui je relis régulièrement des publications scientifiques) la chose suivante. Le ministère de la santé pousse au maximum à ce que les patients positifs au covid avec un début de désaturation en oxygène restent à domicile le plus longtemps possible pour ne pas plomber les chiffres des vaccinés en réanimation. Cela a été confirmé par plusieurs infirmiers libéraux qui traitent ces patients comme ils le peuvent, c'est-à-dire avec les prescriptions d'usages (Doliprane !). Ni zinc, ni vitamines, ni antibiotiques à large spectre pour éviter une surinfection bactérienne.

Toutes les statistiques que j'ai donc présentées ici concernant la France sont biaisées et elles le sont en faveur des gens non vaccinés. Nous vivons dans un délire criminel.

Quoi qu'il en soit, en moyennant les biais de différentes sources, on peut s'attendre, la loi des grands nombres aidant, à obtenir des tendances plus réalistes et plus honnêtes. Je vais présenter ici une infographie honnête faite par Dominique Peretti à partir des chiffres officiels de la mortalité (sources VAERS), je vous laisserai conclure.

La question est de savoir si les morts reportées par les statistiques de VAERS sont purement des coïncidences malheureuses ou s'il y a une tendance de fond.

[image:226:Répartition uniforme reutérienne]

Posons les choses. L'agence Reuters nous indique que ces statistiques ne prouvent pas que les vaccins sont responsables de ces morts. Très bien, mais dans ce cas, si cette assertion était vraie, nous aurions une distribution homogène des décès, ce qui n'est trivialement pas le cas dans l'exemple de répartition uniforme (au sens de reutérien du terme) présenté plus haut. Dans les statistiques VAERS se trouvent des données complètes. En particulier, on y trouve le type de vaccin administré, la dose et le nombre de jours entre l'injection et le décès.

[image:227:Âge - délais entre injection et décès]

La moindre des choses que l'on puisse constater est que ces distributions ne sont pas homogènes. Si les vaccins ne provoquaient rien, vue la taille des échantillons, on devrait avoir une répartition homogène en fonction des classes d'âge (comprendre un dégradé de gauche à droite) et non des paquets de données en bas à droite de chacun des diagrammes.

Plus étrange, les différents vaccins ne provoquent pas les mêmes résultats en fonction de la dose (première ou deuxième). En effet, si pour le Pfizer, les résultats semblent identiques

[image:225]

il n'en est rien pour le Moderna

[image:224]

où les décès apparaissent bien plus vite après la deuxième dose qu'après la première. La réaction semble donc plus violente.

Pour fixer les idées et vérifier que les tailles des échantillons ne sont pas signifiants, l'auteur va tracer deux séries de diagrammes. La première série représente les données réelles incluant le type de vaccin. La seconde série garde des échantillons de mêmes tailles mais en rendant le type de vaccin aléatoire.

[image:223]

On se rend compte que l'effet observé est bien corrélé au type de vaccin et non à la taille de l'échantillon (1166 pour Pfizer, 761 pour Moderna). L'auteur regarde ensuite ces cohortes en retirant l'âge des données.

[image:222]

Le vaccin Janssen semble être le moins dangereux (répartition plus uniforme), ce qui pourrait s'expliquer par la technique de génération de la protéine spike (vecteur viral pour Janssen, ARNm pour les deux autres). La létalité semble aussi être corrélée à la quantité d'ARNm injectée (Pfizer 30 mcg, Moderna 100 mcg).

Je ne doute pas un seul instant que personne n'ait fait dans les ministères ou des comités Théodule divers et variés ce genre de travail élémentaire. Malgré cela, malgré le fait que l'on sache maintenant que la vaccination ne fonctionnera pas ou très marginalement, on s'avance gaiement vers une vaccination obligatoire à grands coups d'ARNm pour toute la population, enfants compris.

Conclusions ?

Si vous n'avez pas suivi, allez vous inscrire pour une troisième dose immédiatement.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Complotistes ! BASENAME: complotistes DATE: Wed, 01 Dec 2021 08:56:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Une fois n'est pas coutume, deux billet dans la même journée.

L'ANSM reconnaît à mots couverts le risque de la vaccination ARNm. C'est un tout petit début.

[file:220]

Plus intéressant, je lis ici :

Arteriosclerosis, Thrombosis, Vascular Biology
Session Title: Damps, Infection and Cardiovascular Metabolism

Abstract 10712: Mrna COVID Vaccines Dramatically Increase Endothelial Inflammatory Markers and ACS Risk as Measured by the PULS Cardiac Test: a Warning

Steven R Gundry Originally published Circulation. 2021;144:A10712


Abstract

Our group has been using the PLUS Cardiac Test (GD Biosciences, Inc, Irvine, CA) a clinically validated measurement of multiple protein biomarkers which generates a score predicting the 5 yr risk (percentage chance) of a new Acute Coronary Syndrome (ACS). The score is based on changes from the norm of multiple protein biomarkers including IL-16, a proinflammatory cytokine, soluble Fas, an inducer of apoptosis, and Hepatocyte Growth Factor (HGF)which serves as a marker for chemotaxis of T-cells into epithelium and cardiac tissue, among other markers. Elevation above the norm increases the PULS score, while decreases below the norm lowers the PULS score.The score has been measured every 3-6 months in our patient population for 8 years. Recently, with the advent of the mRNA COVID 19 vaccines (vac) by Moderna and Pfizer, dramatic changes in the PULS score became apparent in most patients.This report summarizes those results. A total of 566 pts, aged 28 to 97, M:F ratio 1:1 seen in a preventive cardiology practice had a new PULS test drawn from 2 to 10 weeks following the 2nd COVID shot and was compared to the previous PULS score drawn 3 to 5 months previously pre- shot. Baseline IL-16 increased from 35=/-20 above the norm to 82 =/- 75 above the norm post-vac; sFas increased from 22+/- 15 above the norm to 46=/-24 above the norm post-vac; HGF increased from 42+/-12 above the norm to 86+/-31 above the norm post-vac. These changes resulted in an increase of the PULS score from 11% 5 yr ACS risk to 25% 5 yr ACS risk. At the time of this report, these changes persist for at least 2.5 months post second dose of vac.We conclude that the mRNA vacs dramatically increase inflammation on the endothelium and T cell infiltration of cardiac muscle and may account for the observations of increased thrombosis, cardiomyopathy, and other vascular events following vaccination.

Vive la troisième dose.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Wed, 01 Dec 2021 16:08:36 +0000 URL:

Je vous pose aussi ceci.

High COVID-19 vaccination rates were expected to reduce transmission of SARS-CoV-2 in populations by reducing the number of possible sources for transmission and thereby to reduce the burden of COVID-19 disease. Recent data, however, indicate that the epidemiological relevance of COVID-19 vaccinated individuals is increasing. In the UK it was described that secondary attack rates among household contacts exposed to fully vaccinated index cases was similar to household contacts exposed to unvaccinated index cases (25% for vaccinated vs 23% for unvaccinated). 12 of 31 infections in fully vaccinated household contacts (39%) arose from fully vaccinated epidemiologically linked index cases. Peak viral load did not differ by vaccination status or variant type [[1]]. In Germany, the rate of symptomatic COVID-19 cases among the fully vaccinated (“breakthrough infections”) is reported weekly since 21. July 2021 and was 16.9% at that time among patients of 60 years and older [[2]]. This proportion is increasing week by week and was 58.9% on 27. October 2021 (Figure 1) providing clear evidence of the increasing relevance of the fully vaccinated as a possible source of transmission. A similar situation was described for the UK. Between week 39 and 42, a total of 100.160 COVID-19 cases were reported among citizens of 60 years or older. 89.821 occurred among the fully vaccinated (89.7%), 3.395 among the unvaccinated (3.4%) [[3]]. One week before, the COVID-19 case rate per 100.000 was higher among the subgroup of the vaccinated compared to the subgroup of the unvaccinated in all age groups of 30 years or more. In Israel a nosocomial outbreak was reported involving 16 healthcare workers, 23 exposed patients and two family members. The source was a fully vaccinated COVID-19 patient. The vaccination rate was 96.2% among all exposed individuals (151 healthcare workers and 97 patients). Fourteen fully vaccinated patients became severely ill or died, the two unvaccinated patients developed mild disease [[4]]. The US Centres for Disease Control and Prevention (CDC) identifies four of the top five counties with the highest percentage of fully vaccinated population (99.9–84.3%) as “high” transmission counties [[5]]. Many decisionmakers assume that the vaccinated can be excluded as a source of transmission. It appears to be grossly negligent to ignore the vaccinated population as a possible and relevant source of transmission when deciding about public health control measures.

Source : https://www.thelancet.com/journals/lanepe/article/PIIS2666-7762(21)00258-1/fulltext

Je sens qu’on n’a pas fini de rigoler (jaune).


Fichiers attachés: ----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Wed, 01 Dec 2021 14:06:14 +0000 URL:

C’est très exactement mon propos. Maintenant, de vous à moi et étant reviewer pour quatre revues internationales, “the abstract was not peer-reviewed before publication” me fait doucement rigoler. Le type qui a écrit cela ne sait pas comment fonctionne le reviewing.

Dans une revue d’article, on reçoit tout l’article, y compris l’abstract. La seule chose qu’on ne connaît pas (normalement), c’est la liste des auteurs.

----- COMMENT: AUTHOR: tuxmips DATE: Wed, 01 Dec 2021 13:58:50 +0000 URL:

Bonjour, Concernant Le Dr Gundry, va falloir creuser un peu. Visiblement il est contesté. https://en.wikipedia.org/wiki/Steven_Gundry La vérité doit probablement se trouver au milieu du gué (ie entre l’article de l’ansm et celui de Gundry).

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Un français sur deux BASENAME: un-francais-sur-deux DATE: Wed, 01 Dec 2021 08:28:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Pignoufferies de presse CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Loin de moi l'idée d'emprunter un titre de roman érotique à Valéry Giscard d'Estaing (presque, pour les incultes et les électeurs de gauche, il s'agissait de Deux français sur trois), ce un français sur deux provient d'un débat entendu ce matin sur France Inter.

Il paraît que dans le secteur privé français, un emploi sur deux est actuellement occupé par quelqu'un qui n'a pas les compétences pour le poste. En d'autres termes, cette personne a dépassé sa limite d'incompétence au sens de Peter. C'est assez vrai et je pense pour ma part que c'est encore le cas dans la fonction publique en général. Pour être tout à fait honnête, je pense même que dans la fonction publique hors hospitalière où l'illusion est plus dure, cette statistique est dépassée, une partie des carrières s'effectuant maintenant à l'avancement automatique indépendamment de tout résultat.

Le sous-entendu de l'économiste en question était que si les salariés occupaient de tels postes, c'est parce que les employeurs ne payaient pas au juste prix des gens compétents pour ces postes. C'est peut-être vrai, mais ce n'est pas le seul problème. C'est faire assez vite fi d'une concurrence interne et d'un tas d'emplois ineptes que l'on rencontre dans les grandes structures qui peuvent se payer le luxe d'héberger des parasites.

En effet, il convient de distinguer les petites entreprises des grands groupes.

Dans une petite entreprise, il est impossible de faire illusion. Soit vous êtes à votre place et cela se passe raisonnablement bien, soit vous avez franchi votre seuil d'incompétence et vous partez. Vous partez de gré parce que l'employeur vous change de poste ou vous montre la porte, ou de force parce que l'entreprise va au tapis. Dans les deux cas, vous êtes dehors ou remis à un poste vous correspondant.

Dans un grand groupe, en revanche, la situation est un peu différente. La dilution des talents est forte et tout cela se moyenne finalement assez bien pour maintenir en dessous de leurs limites de compétence et assez loin de cette dernière assez d'employés pour que l'entreprise fonctionne encore à peu près correctement. Les autres sont utilisés à ce qu'on appelait naguère des bullshit jobs pompeusement qualifiés de chef de projet, de référence machin chose ou de tout autre titre ronflant et vide de sens consistant à produire une ou deux fois par mois un document que personne ne lira sauf peut-être la grignoteuse. La conséquence immédiate est que la partie des employés effectivement productive est frustrée. Elle l'est d'autant plus qu'elle est généralement encadrée par des supérieurs hiérarchiques qui ne savent plus en quoi consiste l'activité de leurs subalternes. Dans mes vingt-cinq ans de carrière, j'ai très, trop souvent vu cela. Et à chaque fois que je l'ai constaté, le résultat fut à la hauteur d'une catastrophe industrielle d'ampleur biblique parce que les exécutants finissaient par faire n'importe quoi sciemment ou non, le responsable ne sachant pas à quel moment le projet lui échappait ni comment le remettre sur les rails s'il s'en rendait finalement compte. Si l'entreprise est assez grande, certains projets passent à la trappe, s'il elle ne l'est pas assez, cela peut aller assez rapidement au dépôt de bilan.

Mais il existe aussi un autre facteur qu'il ne faut pas sous-estimer sous peine de ne pas comprendre ce qu'il se passe dans les grandes entreprises. En France, on bourre le crâne des étudiants dans les grandes écoles techniques en leur disant qu'à quarante ans ils devront faire autre chose que ce pour quoi ils ont été formés sinon ce seront des ratés. On met donc à des postes de responsabilités techniques, peut-être par effet de corps, des gens qui n'en ont pas la carrure, les débutants pissant la copie de chefs de projets alors qu'ils n'en ont pas les capacités. Un chef de projet, un responsable technique quelconque ne peut encadrer une équipe que s'il sait de quoi retourne exactement le travail qu'il distribue en terme de compétences et de quantité. Un débutant n'a pas cette expérience, aussi bon soit-il. À quarante ans, on prend les responsables techniques pour leur donner une sucette qui est un poste de chef de département ou de section alors qu'ils ne savent toujours pas de quoi on parle réellement, ils ne se sont jamais vraiment frottés aux problèmes. C'est comme cela que je me retrouve à intervenir dans des réunions soit disant techniques où plus personne ne sait de quoi il retourne.

Le problème suivant est que ces personnes doivent recruter puisqu'il sont aussi chargés de la gestion de leurs équipes. Ils doivent recruter des jeunes, c'est difficile. Il y a vingt-cinq ans, les meilleurs allaient dans des filières techniques rudes et austères. Aujourd'hui, ça tombe bien, ils grenouillent dans des sections de chargés de projet ou autres libellés du même genre. On ne sait pas réellement ce qu'ils valent, mais au moins, en tapant dans une grande école du groupe A, il ne pourra pas leur être reproché d'avoir recruté n'importe qui. De toute façon, si la production du recruté est mauvaise, ça ne se verra pas trop dans la masse des chargés de projets de l'entreprise. Ils doivent aussi de temps en temps recruter des gens un peu plus capés pour sauver des projets. Là, ils se retrouvent dans la situation de devoir embaucher des gens généralement plus compétents qu'eux, ce qui leur pose un problème sérieux. Il ne faudrait surtout pas que leur hiérarchie s'aperçoivent qu'elle pourrait utiliser des gens plus compétents que ceux qui sont actuellement en place. Les candidats trop compétents sont donc refusés d'emblée parce que ces recruteurs ont la peur panique que quelqu'un pourrait leur voler leur poste promis. Ils ne font donc entrer les loups dans la bergerie que lorsqu'ils en sont contraints.

Le problème de cette inadéquation des postes avec la compétences des occupants n'est donc pas un problème purement économique, mais un problème de gestion des ressources humaines à tous les niveaux de hiérarchie des entreprises. C'est aussi un problème de la formation initiale puisqu'il n'y a aucune raison qu'on mette dans le crâne des futurs cadres techniques qu'ils devront quitter les domaines techniques à quarante ans. Et cela perdure depuis des années parce que les entreprises y ont intérêt pour acheter la paix sociale interne même en y payant le prix fort.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Fri, 03 Dec 2021 07:30:29 +0000 URL:

En électronique pure, c’est un peu moins vrai. Il n’y a pas de vraie rupture comme en informatique par exemple. Les problèmes électroniques ennuyeux (le “ça fonctionne presque") proviennent toujours d’un oubli par les gens qui utilisent des composants complexes des règles de base (impédances, propagations, j’en passe) qui ne sont plus que très marginalement enseignées dans les écoles à telle enseigne que pour une simple prestation, on m’a demandé sur un schéma de circuit de type RLC de dessiner l’allure de la tension en un certain point…

----- COMMENT: AUTHOR: rico DATE: Fri, 03 Dec 2021 06:38:23 +0000 URL:

Cela me fait penser au célèbre “syndrome de l’imposteur” qui, j’en suis sûr, tu a dû toi-même ressentir à un moment où a un autre de ta carrière ;) (en tour cas, moi oui !) Ce syndrome est, paraît-il, très répandu, en particulier dans nos métiers techniques où la veille technologique et l’autoformation représentent pas loin de 50% de notre travail… Si tu lèves le pied ne serait-ce qu’un peu, c’est game over et, à 45 ans passé, je commence à sentir que ça devient de plus en plus dur de surnager dans un univers professionnel où on vit un bouleversement technologique tous les 2 ans…

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Point d'étape BASENAME: point-d-etape DATE: Mon, 29 Nov 2021 10:16:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Monde de merde CATEGORY: Je hais les politiciens TAGS: ----- BODY:

Georges Bernanos, retiré à l'affection du Trésor Public le 5 juillet 1948, a porté un avis définitif sur l'état de décomposition d'une société qui n'était pas encore dans l'état de la nôtre :

Les civilisations sont mortelles, les civilisations meurent comme les hommes et cependant elles ne meurent pas à la manière des hommes. La décomposition, chez elles, précède leur mort, au lieu qu’elle suit la nôtre.

Notre civilisation est morte, mais nous ne le savons pas encore. Et elle est morte sous un tonnerre d'applaudissements.

À ce jour :

cette liste n'étant de loin pas exhaustive, il y a des mouvements importants en Australie par exemple, mouvements qui ne font qu'un entrefilet dans les médias nationaux.

Toutes ces mesures sont justifiées par un virus dont il ne faut pas sous-estimer la dangerosité, mais dont la létalité demeure faible, est en diminution et qui frappe une partie de la population mondiale parfaitement identifiée aujourd'hui. Pire, ces mesures sont tout au moins chez nous couvertes par un secret défense bien pratique lorsqu'il faudra demander des comptes.

Nous sommes dans un Absurdistan bureaucratique mondial. À aucun moment il n'est question de prendre du recul, de s'interroger sur les erreurs commises. Il n'est jamais question de rectifier le tir. Toujours, il faut fuir en avant en continuant une gesticulation pathétique et stérile, en tapant encore plus fort sur de nouveaux boucs émissaires (actuellement, les jeunes) que l'on désigne coupables d'un mal que personne n'est capable d'endiguer. Il y a un genre de démence vaniteuse de tous les décideurs disposés à entreprendre n'importe quoi pour garder une petite place dans le monde qui vient au mépris absolu de l'intérêt général.

Si malgré cela, vous êtes persuadé que la crise actuelle est sanitaire, rendez-vous directement sur Doctolib.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Totalitarisme BASENAME: totalitarisme DATE: Fri, 26 Nov 2021 10:15:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Monde de merde CATEGORY: Je hais les politiciens TAGS: ----- BODY:

En préambule, je dois signaler que je n'ai aucun goût pour le complotisme. Je ne pense pas qu'il y ait actuellement un dessein coordonné. En revanche, je trouve que la période actuelle n'incite pas réellement à l'optimisme sur ce qui arrivera dans quelques mois.

D'une part, nous avons un retour des solutions ou prétendues telles qui ne fonctionnent pas. Il est affolant de constater que lorsqu'un problème revient et que la précédente solution ne donne aucune satisfaction, tous les hommes d'état et de gouvernement se rassemblent, palabrent longuement pour trouver ce qu'ils devront faire, à savoir exactement la même chose que ce qui n'a pas fonctionné précédemment parce que là, c'est sûr, cette fois, ça va mieux fonctionner.

Le bon peuple a accepté le « pass sanitaire », il acceptera bien un tour de vis supplémentaire. Ce fameux pass a-t-il résolu le problème ? Non. Non parce qu'il ne renseigne nullement de l'état sérologique du porteur. Non parce que les vaccinés, même à deux, trois ou dix doses sont infectants en peuvent aller partout.

Mais comme cela ne fonctionne pas, ce n'est pas que les décisions sont ineptes, c'est qu'on n'y est pas allé assez à fond.

Le problème est qu'à chaque nouvelle décision et dans un bon nombre de pays, les gouvernements rajoutent des mesures iniques et pour la plupart liberticides. Le ministre de la santé autrichien annonce qu'il faudra attraper de force les non vaccinés pour les attacher et leur injecter le produit inefficace de force (venant d'un autrichien, cela devrait donner à réfléchir). Certains candidats Les Républicains ou assimilés à la primaire de la droite indiquent qu'il faudra peut-être construire des camps pour les réfractaires. Les gouvernements d'autres pays, citons ici l'Australie, indiquent la même chose. Dans le cas de ces pays, il ne s'agit pas de propos de bistrots tenus par des candidats putassiers, mais par des gens aux responsabilités.

Nous arrivons donc dans un monde où les gens testés négatifs ne peuvent plus se déplacer, les tests n'étant plus valables que 24 heures, mais où ld'autres personnes qui sont potentiellement infectées et infectantes peuvent se promener où bon leur semble. Nous arrivons dans un monde où les détenteurs d'un pass violentent ceux qui, pour une bonne ou une mauvaise raison, ne veulent pas de ce vaccin. Nous arrivons dans un monde qui érige en dogme un racisme sanitaire tout aussi délirant à tous points de vue que le racisme biologique utilisé par feu le NSDAP.

Vous me direz que nous ne sommes pas dans un état totalitaire et que je pourrais aller voir ce qu'il se passe dans une vraie dictature. Je vous répondrai que les habitants de ces pays ne se sont pas levés un jour, par hasard, dans une dictature. Celle-ci est toujours venue par petites touches sur un terreau favorable et a généralement bien profité de la faiblesse ou de l'attentisme de la population voire de son assentiment explicite.

Aujourd'hui, une grande majorité de la population française est fière de son pass sanitaire. Elle ne veut même pas savoir que ça ne fonctionne pas puisque le gouvernement lui a explicitement montré que son ennemi était celui qui ne se vaccinait pas. Elle a sa carte du parti, son Ausweis moderne et désactivable à distance lui permettant de faire ce qu'elle veut à partir du moment où elle se conforme à l'avis éclairé de son maître. Elle va faire sa troisième, sa quatrième dose lorsqu'on lui demandera de le faire de peur de perdre son précieux sésame. Et comme il n'y a aucune raison que cela se passe mieux (pour rappel, la maladie en question est non immunisante, l'exemple le plus médiatique actuellement étant tout de même notre Jean Castex national), elle finira par taper sur ceux qui refusent ce vaccin.

Demain, qu'en sera-t-il ? Aura-t-on un pass écologique ? Un machin qui va comptabiliser son empreinte carbone et qui vous empêchera de faire un plein d'essence (attention à ce propos à la disparition de l'argent liquide) ? Aura-t-on un pass nutritionnel ? Un bidule qui refusera de payer vos courses lorsque vous n'aurez pas assez d'aliments de Nutriscore ©® A ou B ? Aura-t-on un système vous envoyant directement une amende pour ne pas avoir traversé dans les clous ou dépassé la vitesse autorisée de 1 km/h (attention aux limiteurs de vitesses intelligents qui arrivent dans les véhicules, vous pourriez arriver à ne pouvoir démarrer votre véhicule qu'après avoir authentifié votre carte bancaire, je m'étonne même que personne n'y ait déjà pensé…) ?

Tout cela ressemble furieusement au score social mis en place par le gouvernement Chinois et interdisant à certains citoyens moult services ou une simple entrée dans certains bâtiments même publics.

Vous me direz que nous n'en sommes pas encore là. Certainement, mais ça se rapproche. Et cela devrait donner à réfléchir sérieusement.

[image:219]

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: En essayant continuellement la même chose, on finit par réussir ! BASENAME: en-essayant-continuellement-la-meme-chose-on-finit DATE: Thu, 25 Nov 2021 18:12:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

…donc plus ça rate, plus on a de chance que ça marche.

Certes, il est dur, ce proverbe shadok. Mais les penseurs qui nous gouvernent semblent l'avoir érigé en axiome.

Je suis atterré de la conférence de presse tenue aujourd'hui par notre verreux Véran. Je n'arrive même plus à savoir si c'est un parfait imbécile arrivé à son poste par hasard ou en léchant les bottes et qui a atteint ce que Peter appellerait son niveau d'incompétence, ou s'il s'agit d'un authentique nuisible, conscient de ce qu'il fait, et qu'en un autre temps on ne se serait pas privé de passer par les armes. Une fois de plus, on impose des choses à contretemps dont on sait déjà qu'elles n'auront aucun effet. Une fois de plus on annonce des chiffres qui n'ont aucune réalité et qui sont sortis au doigt mouillé pour faire peur. En effet, le huit fois plus de chance d'avoir une forme grave en n'étant pas vacciné est de cet acabit-là, pour mémoire, le chiffre réel que j'ai déjà produit ici est de seulement deux, à relativiser lorsqu'on rajoute le risque induit par le problème d'anticorps chafouins évoqué dans le dernier article ici même. En d'autres termes, il est tout à fait possible qu'après une troisième, une quatrième ou une n-ième dose du vaccin actuel, une personne qui n'aurait jamais eu naturellement le covid l'attrape et en décède.

Mais le papier ne refuse jamais l'encre, les journalistes ne sont qu'une chambre d'écho qui ne vérifie jamais ce qu'elle répète et le principe de Brandolini énonce que « la quantité d'énergie nécessaire pour réfuter des idioties est supérieure d'un ordre de grandeur à celle nécessaire pour les produire ». Et des idioties sur le sujets, le gouvernement et les médecins en produisent plus qu'à leurs tours.

Résultat des courses, une grande partie du bon peuple va se précipiter dans les vaccinodrômes toute contente d'avoir sa troisième piqûre (les statistiques d'utilisation de Doctolib sont éloquentes !), ceux qui refuseront seront montrés du doigt alors qu'ils ne sont pas plus contagieux voire moins que les premiers et seront contraints de se faire tester toutes les 24 heures alors qu'on aura aucune connaissance du statut sérologique des bons veaux vaccinés qui pourront aller partout et disséminer le virus qui n'en demandait pas tant.

Nous sommes aujourd'hui au croisement des expériences de Stanford et de Milgram portant sur des continents entiers. C'est inouï, les gens se laissent faire. Les veaux vont gentiment à l'abattoir et vont encore se faire injecter un produit tous les six mois, produit dont on sait que l'efficacité est tout à fait limitée pour rester poli.

Je ne sais plus quoi écrire ce soir tellement je suis abattu. Une petite chose, sans doute, vous aurez mérité ce que vous allez avoir. Et ce n'est pas faute de vous l'avoir dit.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Goebbels n'osait pas en rêver BASENAME: goebbels-n-osait-pas-en-rever DATE: Wed, 24 Nov 2021 08:31:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Pignoufferies de presse CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Haines ordinaires TAGS: ----- BODY:

Je m'étais promis de ne plus rien écrire sur le covid jusqu'à nouvelle avancée scientifique sur le sujet mais je ne peux pas rester de bois face à ce qui a été doctement asséné hier soir, dans l'émission le téléphone sonne de Radio Paris par son animatrice Fabienne Sintes. Je ne vais pas lui faire l'honneur de l'appeler journaliste tout comme je n'appellerai pas cette station de radio par son nom actuel puisqu'elle n'est plus capable que de relayer les dépêches de l'Allgemeine Fransöze Propagandastaffel. J'assume, il y a aujourd'hui autant de journalistes à l'AFP qu'il en reste à France Inter et ces organes sont devenus des outils de propagande bien pires que ne l'était en son temps l'ORTF pilotée par son ministre de l'information. Zut, j'ai lâché le nom de la station ! Veuillez me pardonner et désinfecter votre écran.

Hier soir, donc, quelques instants avant la fin de l'émission, Fabienne Sintes a déclaré qu'elle faisait entièrement confiance au discours des scientifiques comme elle le faisait pour un pilote de ligne lorsqu'elle prend l'avion. Ce ne sont peut-être pas ses mots exacts, mais c'est l'esprit de sa déclaration.

Ma grande, plusieurs choses sont choquantes. Un pilote de ligne a passé un diplôme puis un brevet, suit une formation continue et est mis sur la touche lorsque c'est un incapable. On peut donc avoir confiance en lui, il ne prétend pas être un spécialiste, c'est un véritable professionnel évalué continuellement. On ne peut pas en dire autant de tes scientifiques de plateau. Tu en reçois régulièrement un avec qui j'ai eu l'honneur de travailler lorsque la grande école avec laquelle je collaborais avait un contrat avec son hôpital pour développer des systèmes médicaux. À cette époque pas trop lointaine, c'était un spécialiste de la réadaptation fonctionnelle. Je suis content de savoir que c'est actuellement l'un des pontes français sinon mondiaux de la virologie. La formation continue fonctionne bien mieux qu'on le prétend dans ce pays.

Mais ce n'est pas le plus grave. Tu appelles scientifiques des gens qui sont des artistes et qui le prétendent eux-mêmes. Tu appelles scientifiques des gens qui ont le record, toutes matières confondues, du nombre de retraits d'articles par publication tant leurs études sont bidonnées (principalement du point de vue de la méthodologie ou des statistiques). Veux-tu que je te rappelle par le menu le cas Raoult ? Tu appelles scientifiques des gens qui sont des bobologues, qui essaient d'appliquer des traitements trouvés par de vrais scientifiques, sous prétexte qu'ils portent des blouses blanches et qu'on leur donne du professeur, de l'infectiologue ou du virologue. Les vrais scientifiques, ceux qui peuvent avoir un avis sur la question, ne sont pas au contact des patients, ils passent leur vie dans les laboratoires. Et ces gens-là publient. Ils publient beaucoup et leurs articles sont disponibles. Si j'arrive à me les procurer, il n'y a aucune raison que tu n'y arrives pas.

En déclarant ton ignorance alors que tu n'arrêtes pas d'animer des émissions sur le sujet, tu te montres indigne de ta carte de presse. En effet, un journaliste n'est pas là pour passer les plats, pour déformer la vérité, mais pour structurer l'actualité, pour informer. Et pour faire ce travail, il faut avoir quelques compétences ou l'humilité de s'attacher des personnes capables d'analyser la production scientifique sur le sujet traité en boucle depuis quelques mois. Il ne s'agit pas que de répéter ce que disent les autres en n'ayant pour sa défense que le fait de pouvoir dire qu'on n'était pas le seul à se tromper.

Les vrais scientifiques existent. Contrairement à ce que tu penses, il ne s'agit pas forcément de médecins, de spécialistes de la santé publique ou de mandarins quelconques qui daignent descendre de leurs tours d'ivoire et qui sont bien trop proche des malades pour avoir le recul nécessaire. Ils ne sont certes pas médiatiques et leur discours est anxiogène puisqu'ils disent peu ou prou ce que j'écris moi-même depuis avril 2020. Mais ce sont eux qui peuvent donner des informations sur l'état de l'art actuel et non ces experts de plateaux même pas capables de répondre à une question précise d'une auditrice sur la vaccination et que tu n'as d'ailleurs pas pris la peine de relancer. Comprends-moi bien, je n'ai pas la prétention d'avoir raison. Je n'ai même aucune velléité à ce sujet, je préférerais me tromper. Je veux simplement que tu comprennes que contrairement à ce que tu prétends, si on ne connaît pas tout, on en sait largement plus que ce que tu veux bien dire et ce qu'on sait aujourd'hui sur le sujet ne va pas réellement dans le sens de tes allégations radiodiffusées.

Nous vivons aujourd'hui dans une psychose et ce n'est pas prête de retomber. Loin de moi l'idée de dire que le covid est anodin, mais il s'agit aujourd'hui de trouver un juste milieu entre la protection de la population et le risque d'attraper la maladie et non d'entretenir la psychose comme savent le faire les principaux médias de ce pays. Les scientifiques, les vrais, savent très exactement ce qu'il en est des vaccins actuels (Pfizer et Moderna) en terme d'efficacité et d'effets secondaires. Il serait grand temps que les journalistes ou prétendus tels fassent leur travail et informent. Il ne s'agit pas de relayer les inepties que l'on trouve sur certains sites d'« information », mais d'analyser les publications scientifiques actuelles. Je sais, c'est ardu, difficile, mais c'est votre travail à moins que vous ne rendiez votre carte de presse. Pourtant, la période s'y prête puisque nous avons appris hier que notre cher premier ministre et que, ce matin, Brigitte Klinkert, ministre déléguée à l'insertion, l'était aussi. C'est d'autant plus facile qu'il y a des tas d'exemples autour de nous qui montrent sans ambiguïté aucune que le vaccin ne fonctionne pas aussi bien que vous le prétendez tous sans vergogne.

L'information n'est plus votre fort. Quand je vois comment vous avez couvert les manifestations prétendument antivax de Rotterdam alors que la manifestation violente n'avait strictement rien à voir avec cela — j'ai une connaissance qui habite dans le coin, vous aurez du mal à me faire croire le contraire —, quand je vois comment vous déformez l'état de l'art sur le covid, quand je vois comment vous arrivez à donner la parole à des gens qui s'autoproclament spécialistes du covid sous prétexte qu'ils travaillent dans un CHU et qu'ils ont une blouse blanche alors que certains n'ont plus vu un malade depuis longtemps, je ne m'étonne plus que certains aillent à la pêche aux informations sur des sites alternatifs et se mettent pour le coup à relayer n'importe quelle bêtise. Je franchis même une ligne d'un pas allègre, je suis convaincu qu'une partie des complotistes actuels n'existent que parce que les journalistes ne font plus leur travail d'analyse et de structuration de l'actualité.

Vous avez le droit de donner la parole à un chef de service de réanimation, c'est un témoignage, cela n'est rien d'autre. Ce n'est pas inintéressant, mais votre travail est de contextualiser ce témoignage en le confrontant aux faits établis, ce que vous n'avez jamais fait depuis le début de cette crise où tout est traité par l'affect. Vous ne faites plus du journalisme, vous ne distillez plus de l'information, vous relayez des témoignages orientés, ce qui n'est ni plus ni moins que de la propagande.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: La vaccination ne fonctionnera pas BASENAME: la-vaccination-ne-fonctionnera-pas DATE: Tue, 23 Nov 2021 09:32:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Pignoufferies de presse TAGS: ----- BODY:

Il y a quelques jours, je vous parlais de chiffres bizarres observés dans un certain nombre de pays concernant les tests positifs au covid. Je vous signalais que depuis quelques mois, sans que l'on ait d'explication, le nombre de tests positifs chez les doulement vaccinés à jour (moins de six mois depuis la dernière injection) était supérieur à celui que l'on observe chez les non vaccinés récalcitrants.

Hier, j'ai reçu dans ma boîte aux lettres un papier à critiquer. Il s'agit de ce qu'on appelle un preprint, mais il tient la route.

[file:212]

Hier aussi, assez étrangement, Jean-François Delfraissy indiquait sur Radio Paris la chose suivante:

[image:213]

Ce qu'il dit est assez édifiant et il est désespérant de constater que ces médecins ont mis neuf mois pour s'apercevoir de ce qui était déjà dans les statistiques de février 2021.

Mon rôle n'est pas ici de vous dire si vous devez vous faire vacciner ou pas. Il y a toujours plus en proportion de non vaccinés à l'hôpital que de vaccinés, mais les différences sont de moins en moins visibles (un tiers contre deux tiers en proportion de la population, ce qui signifie que l'efficacité réelle du vaccin à deux doses est de 50%). Cette étude montre aussi pourquoi la proportion diminue et risque même de s'inverser à mesure que l'on forcera les gens à une quatrième, une cinquième dose…

Il y a juste un problème de taille. Le conseil scientifique qui n'a de scientifique que le nom commence à pointer le fait que le vaccin est un échec. Il n'en est pas encore à dire cela aussi brutalement, mais il va y venir avec des circonvolutions d'usage. Que disent aujourd'hui les faits et la littérature ? Les faits indiquent que la proportion de vaccinés malades augmente, même notre cher premier ministre est touché. Ils commencent même à montrer que des vaccinés peuvent développer des formes graves.

Pour illustrer cela, évoquons ensemble si vous le voulez bien le cas de Gibraltar. J'en ai déjà parlé, il s'agit d'un petit pays avec plus de 99% de la population vaccinée.

[image:214]
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Le 17 novembre, il y a eu 87 nouveaux cas. À cette date, 40787 personnes avaient reçu une première dose. Parmi ces personnes, 39815 avaient déjà reçu une deuxième dose et, parmi elles, 14335 avaient reçu un rappel (la fameuse troisième dose qui n'est pas, rappelons-le une fois encore, un rappel). La population officielle de l'enclave est de 34003 habitants (https://www.gibraltar.gov.gi/statistics/key-indicators), ce qui signifie que Gibraltar a non seulement vacciné sa population mais aussi tous ceux qui y passent ou y vivent d'une manière ou d'une autre. Cela signifie aussi que l'incidence y était le 17 novembre de plus de 217 sur 100000. Ce seul exemple devrait immédiatement faire comprendre aux plus sceptiques que le problème n'est pas les non vaccinés que l'on montre du doigt, mais une efficacité tout à fait relative dudit vaccin et des politiques sanitaires qui ne tournent qu'autour de cela. En effet, si le vaccin était suffisant à lui tout seul pour revivre comme avant — rappelez-vous, c'est comme cela qu'il a été vendu, les gens ont couru dans des centres de vaccination pour pouvoir retourner dans les restaurants —, Gibraltar devrait être un havre de paix, un petit coin de paradis avec zéro covid. Visiblement, ça n'est pas le cas.

Vous me rétorquerez que je ne présente pas le nombre de morts. C'est exact, mais ce nombre de mort n'est pas significatif pour une population aussi petite. Un mort sur une population de 40000 âmes, cela revient à plus de 1600 morts pour la population française. En d'autres termes, ce n'est pas parce qu'il n'y a pour l'instant aucun mort à Gibraltar qu'il n'y en aura pas chez nous dans la même situation.

Les faits montrent donc que le vaccin ne fonctionne pas ou, en tout cas, nettement moins bien qu'on nous le vante depuis des mois. Lorsqu'on met à côté l'étude citée plus haut et que je qualifie de terrifiante à côté de ces statistiques, on devrait commencer à paniquer. Notez bien qu'on n'y parle pas encore d'effets secondaires ou indésirables. Il y est simplement expliqué pourquoi le vaccin ouvre une porte d'entrée dans l'organisme au virus.

Une fois encore, je ne suis pas médecin. En revanche, je sais lire et les chiffres sont un peu mon domaine. Les auteurs parlent dans cette étude d'anticorps neutralisants (ceux qui empêche de contracter la maladie) et d'anticorps facilitants (qui amplifient l'infection soit directement, soit indirectement en prenant la place des anticorps neutralisants et en réduisant leur efficacité). Un vaccin ne fonctionne que si les anticorps neutralisants sont plus efficaces, plus nombreux que les anticorps facilitants. Et c'est là que le bât blesse car cette étude conclut:

Cette étude d’épidémiologie moléculaire couplée à une analyse structurelle de la protéine de pointe indique que l’équilibre entre les anticorps facilitateurs et neutralisants chez les personnes vaccinées est en faveur de la neutralisation pour la souche Wuhan, les variants alpha et bêta, mais pas pour les gamma, delta, lambda et mu. L’évolution du SARS-CoV-2 a considérablement affecté l’équilibre ADE/neutralisation qui est aujourd’hui en faveur de l’ADE. Les futurs vaccins devraient tenir compte de ces données pour concevoir de nouvelles formulations adaptées aux variantes du SRAS-CoV-2 et dépourvues d’épitopes ADE dans la protéine de pointe.

En d'autres termes, sur les variants actuels, les anticorps facilitants l'emportent sur les anticorps neutralisants. En d'autres termes encore, plus on vaccine, plus on expose la population à une infection lors du premier passage du virus et, comme ces vaccins n'ont jamais protégé contre les transmissions, plus on infecte. Et plus on infecte, comme ces vaccins ont une efficacité relative contre les formes graves, plus on va voir de gens dans les services d'urgence qui n'auraient pas été touchés, ou moins gravement, en restant non vaccinés.

Préparez vous à manger la dinde de Noël seul dans votre coin, le vin est tiré, il faudra le boire jusqu'à la lie.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Mon, 29 Nov 2021 16:39:59 +0000 URL:

Celle que vous présentez tout en haut dans v1_covered.pdf .

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Mon, 29 Nov 2021 07:08:24 +0000 URL:

Je ne saisis pas bien. Quelle étude particulière ?

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Sun, 28 Nov 2021 16:40:56 +0000 URL:

Quand cette étude sera publiée, vous pourrez nous donner un lien SVP ?
Merci !

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Tue, 23 Nov 2021 16:48:23 +0000 URL:

Encore une fois, il faut faire la distinction entre deux choses, la constatation (les statistiques) et les explications scientifiques. Depuis février 2021, il suffisait de constater les chiffres pour s’apercevoir que la vaccination ne fonctionnait pas. En juillet 2021, il suffisait de constater les chiffres pour voir que le vaccin était contre-productif. La seule chose que l’on a de plus aujourd’hui, c’est que l’on sait pourquoi ça ne fonctionnera pas.

Si on avait collé des gens dont le métier est de manipuler des hypothèses et des statistiques au lieu d’avoir des bobologues au conseil scientifique, nous n’en serions pas là et cette vaccination à tout va aurait été abandonnée au début de l’été. Incidemment, la médecine n’en sort vraiment pas grandie puisque tous les grands pontes apparaissent comme des Diafoirus mâtinés de Knock. Ou pire mâtinés de shadoks puisqu’en essayant continuellement quelque chose qui rate, on finira bien par le faire fonctionner. Le pire, c’est qu’ils ne seront responsables de rien alors même que n’importe quel statisticien aurait fait mieux qu’eux et que tout était prévisible !

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Tue, 23 Nov 2021 16:09:03 +0000 URL:

Bonjour Grincheux,

Et merci pour cette avant-première. Mais cette étude passera-t-elle la barrière de la censure ?

J’avais déjà vu quelques articles sur le risque d’ADE (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32785649/ par exemple, ou https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33113270/) de ces pseudo vaccins, mais maintenant c’est donc sûr, ce n’est plus une simple hypothèse, c’est un risque avéré, presque une certitude : ces “vaccins” favorisent donc l’infection. Bravo !

Et bravo aussi aux crétins(*) dogmatiques comme Dupond-Moretti qui part en chasse contre les réfractaires à la thérapie expérimentale en affirmant sans la moindre honte « La seule façon d’endiguer la pandémie c’est de se faire vacciner, il y a plus aucune contestation possible. C’est scientifiquement, arithmétiquement établi » (alors même que le Premier ministre, doublement vacciné, vient d’être testé positif au Covid) (source : https://francais.rt.com/france/92917-irresponsables-individualistes-dupond-moretti-sattaque-non-vaccines).

(*) crétins parce que la première étape de l’intelligence consiste à reconnaître ses erreurs.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Hop ! BASENAME: hop DATE: Mon, 22 Nov 2021 08:45:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Je hais les écolos TAGS: ----- BODY:

Souriez, une fois de plus, c'est avec vos impôts. Souvenez-vous aussi, j'en ai déjà parlé ici même, l'obsolescence programmée, ça n'existe pas, ça n'a jamais existé. Plusieurs économistes sérieux travaillent sur le sujet depuis des années, en particulier Alexandre Delaigue. Mais il n'est de loin pas le seul à tel point que des journaux s'en mêlent.

Ce fumeux concept permet au consommateur de s'affranchir à peu de frais de sa responsabilité. Le consommateur veut toujours un produit moins cher et s'attend à la même fiabilité. Or ce n'est pas possible. Si au-delà d'un certain prix on paie généralement une marque, en-dessous d'un certain prix, on n'en a que pour son argent.

Jacques Bénigne Bossuet écrivait dans son Histoire des variations des Églises protestantes (1688):

Mais Dieu se rit des prières qu'on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s'oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je ? quand on l'approuve et qu'on y souscrit, quoique ce soit avec répugnance.

ce qui définit très exactement l'obsolescence programmée qui est une volonté exprimée du consommateur ou, en tout cas, une méconnaissance totale du processus de conception d'un produit industrialisé.

Le fabricant cherche à vendre un produit, donc à le rendre attractif et qualitatif. En général, plus que celui de la concurrence. Mais ce fabricant doit s'adapter au marché. Je ne connais, par exemple, aucune imprimante d'entrée ou de milieu de gamme de chez Hewlett-Packard qui ne soit pas vendue à perte par le fabricant. Entre les études, la conception mécanique et électronique, la fabrication, les frais de colisage et de transport, je ne vois pas comment il est possible de vendre des imprimantes laser couleur avec les consommables à moins de 400 € HT. Comment le fabricant fait-il pour survivre ? C'est très simple. Il rogne sur tout ce qu'il peut. Les pièces métalliques sont en injection plastique, les vis sont remplacées par des clips en plastique, les capteurs sont remplacés par de simples compteurs et les consommables contiennent les rouleaux (ou les têtes d'impression) pour éviter de devoir en gérer les dysfonctionnements. On les remplace à chaque changement de consommable autoritairement. Et sur certains modèles bas de gamme, il peut interdire d'utiliser des consommables qui ne viennent pas de chez lui ou en limiter l'usage.

Résultat, les gens s'offusquent, trouvent cela inadmissible. Pire, ils comparent cela à un fabricant automobile qui interdirait de mettre dans un moteur autre chose que l'huile de telle ou telle marque. Sauf que la comparaison est une fois de plus inepte, aucun constructeur automobile ne produit de l'huile ou de l'essence.

Les écologistes, les gouvernements et les consommateurs peuvent s'offusquer aussi longtemps que possible, cela ne changera rien tant que le consommateur ne sera pas prêt à mettre le prix pour que les produits soient réparables — on ne conçoit pas un produit de la même façon lorsqu'il doit être réparable que lorsqu'il est jetable — et plus fiables d'emblée — en électronique, le jeu des cost killers consiste à rogner sur les coûts en retirant tous les équipements de protection, en mécanique, il revient à être aussi proche que possible de la rupture.

Mais il y a un autre problème et non des moindres. On sait faire de l'électronique maintenable et parfaitement fiable. Mais c'est compliqué, fastidieux parce qu'il faut se restreindre aux composants de base qu'on sera à peu près sûr de trouver encore dans dix ou vingt ans. Un appareil réparable est donc plus cher, car plus difficile à concevoir, et plus imposant, car des fonctions réalisées par un composant spécifiques devront être éclatées dans plusieurs circuits de base.

Chose cocasse, alors qu'on nous rebat les oreilles sur les radios avec des spots offerts gracieusement par Radiofrance pour l'association Halte à l'Obsolescence Programmée (HOP), j'apprends avec un certain ahurissement que l'Union Européenne impose à partir de janvier 2022 dans les automobiles un système de limitation automatique de la vitesse en fonction de la géolocalisation (et de l'état de la route, le machin étant relié à une caméra, ce qui nous promet des systèmes merveilleux et aussi bien fichus que les Tesla qui freinent pour n'importe quelle raison). Je suis allé lire les textes parce que j'ai toujours un peu peur du diable qui est dans les détails. Et il y en a un, un gros. Les constructeurs ne doivent fournir les mises à jour du système (comprendre de la cartographie et des vitesses associées) que durant quatorze ans. Très bien. Mais que se passe-t-il au bout de quatorze ans ? Rien ne vous dit que le véhicule sera encore utilisable. Ce texte est d'ores et déjà converti en droit interne et sera appliqué par les mêmes qui nous bassinent avec la lutte contre l'obsolescence programmée.

Ce monde est définitivement foutu.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Et si on réfléchissait un peu, calmement ? BASENAME: et-si-on-reflechissait-un-peu-calmement DATE: Sun, 14 Nov 2021 10:19:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Pignoufferies de presse TAGS: ----- BODY:

Vous le savez, ou vous ne le savez pas, mais j'entretiens des relations intimes avec une association de médecins qui m'envoie depuis plus de dix-huit mois des papiers à critiquer du point de vue des statistiques ou de la méthodologie. C'est ainsi que j'ai écrit ici même tout le bien que je pensais des torchons d'un certain Raoult ou que j'ai pu écrire à la fin du printemps dernier que, vaccination ou pas, nous aurions une nouvelle vague de covid fin septembre. J'avoue, je me suis trompé d'un mois. Notez bien que cela ne me réjouit pas.

Vendredi dernier, j'ai reçu un coup de téléphone d'un membre de cette association, neurologue de son état dans un établissement parisien, et qui tenait à me faire savoir que depuis le début de l'été, son service avait reçu cinq patients victimes d'une maladie à prion que personne n'avait encore jamais vue, à évolution très rapide (entre deux et trois mois des premiers symptômes jusqu'au décès) et qui touchaient des gens beaucoup plus jeunes que ceux qui étaient atteints de la forme sporadique de la maladie (100 à 150 cas en France tous les ans).

J'ai un peu cherché dans les publications des grands journaux internationaux et j'ai pu trouver plusieurs autres cas similaires dont l'un en Floride et l'autre dans la Somme, en France, ces deux cas datant du printemps dernier. Il y a un point commun entre tous ces cas, la maladie s'est développée entre deux et quatre semaines après une injection d'un vaccin à ARNm. D'autre part, si dans les formes sporadiques les matières grise et blanche sont toutes deux attaquées par le prion, dans cette nouvelle forme, seule l'une d'entre elle l'est, ce qui est confirmé à chaque fois par autopsie.

Quand on lit les dépêches des différentes agences de presse, ces dernières nous certifient qu'il n'y a aucun risque. Ce n'est pourtant pas ce qu'écrit l'EMA qui est beaucoup plus réservée sur ce point et qui évoque de manière sybilline ce sujet. En effet, la protéine spike du virus est une protéine quaternaire avec des sites qui la rapproche d'un prion et il ne faut pas grand'chose pour qu'elle devienne pathogène d'autant qu'on la retrouve derrière la barrière hémato-encéphalique (soit la protéine y migre toute seule, soit l'ARNm s'y retrouve et code in situ la protéine). Quoi qu'il en soit, seuls 25% de l'ARNm injecté reste sur le lieu de l'injection, le reste allant à peu près n'importe où dans l'organisme pour y faire n'importe quoi. Les médecins de plateaux que j'abhorre de plus en plus prétendent qu'il n'y a aucun risque, voire que le vaccin ne fait que réveiller une maladie sous-jacente. La belle affaire, ce n'est pas la même chose de mourir d'une maladie à prion à l'âge de 75 ans que d'en décéder à 45 ans en pensant être protégé contre une autre maladie qui a un taux de létalité somme toute très faible. D'autant que lorsque j'écris « protégé », je devrais ouvrir les guilles avec des pincettes puisqu'il y a eu des semaines toutes choses étant égales par ailleurs, au début de l'été, où il y avait plus de morts du covid vaccinés à deux doses que de non vaccinés en Grande-Bretagne.

[file:211]

Statistiquement, les cas observés sont atypiques des formes sporadiques naturelles. Ils sont atypiques du point de vue de la forme de la maladie, du point de vue de l'âge des patients et surtout du point de vue de l'évolution rapide de la maladie. Il faut plusieurs années pour voir les premiers symptômes d'une maladie à prion (voir le cas du chercheur à la retraite qui s'est blessé il y a plusieurs années et qui a révélé l'infection au printemps dernier, forçant l'arrêt des recherches sur le prion en question), il faut un à deux ans entre les premiers signes et le décès. Dans le cas de cette nouvelle forme, tout est bouclé en deux ou trois mois.

Quand on rajoute qu'entre les semaines 38 et 42 de 2021 en Grande-Bretagne, il y a, après l'âge de trente ans, plus de cas positifs parmi la population des vaccinés à deux doses que parmi celle qui ne l'est pas (voir le fichier joint, page 13), que la justification donnée (page 12) est totalement oiseuse parce que la population à partir de 70 ans étant homogène — elle ne prendra pas de risques en courant les bars et les boîtes de nuit —, il n'y a aucune raison valable que les non vaccinés soient en meilleur état sérologique que les vaccinés à deux doses du même âge (on retire de l'équation la baisse d'immunité dûe à l'âge qui est une tarte à la crème des spécialistes de plateau). Subséquemment, cette explication se met en équation et, si on prend la peine de le faire, on s'aperçoit que la chance que cela soit le fruit du hasard est ridiculement faible. En d'autres termes, cette répartition ne peut être le simple fruit du hasard.

Je rajoute qu'il y a actuellement une croissance anormale des décès par crise cardiaque, y compris au volant au milieu de la circulation, ce qui m'a été raporté par les services de la Protection Civile du département.

La question est donc de savoir si on s'arrête un peu pour réfléchir puisque d'une part, la multiplication du nombre de doses semble offrir un porte ouverte au virus dans l'organisme et qu'il y a des effets de bord réellement non maîtrisés et qui commencent à se voir. J'écrivais il y a quelques mois que j'espérai que l'on puisse éviter une nouvelle affaire du sang contaminé. Je ne pensais vraiment pas que ce serait à ce point-là !

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Wed, 17 Nov 2021 17:17:51 +0000 URL:

Gibraltar, 100% de la population vaccinée à deux doses envisage d’interdire les célébrations de fin d’année en raison de l’accroissement du taux de malades dans la population. Caramba.

Quant à la NHS, celle-là même qui a lancé un appel d’offre pour des anticoagulants cinq fois plus important cette année que l’an passé, elle est en mode panique.

Je cite:

NHS panic as mortuaries fill with thousands of non-Covid deaths – urgent inquiry calls

NHS backlogs and pressure from the pandemic has seen British mortuaries filled with over 10,000 extra bodies over the last 18 weeks, all of which are non-Covid related.

Figures from the Office for National Statistics suggest that over the last four months, England and Wales registered 20,823 more deaths than the five-year average in the past 18 weeks. Only 11,531 deaths involved Covid. It means that around 45 percent of recent deaths were related to other causes.

Professor Carl Heneghan, director of the Centre for Evidence-Based Medicine at the University of Oxford, said: “I’m calling for an urgent investigation.”

He continued: “If you look at where the excess is happening, it’s in conditions like ischemic heart disease, cirrhosis of the liver and diabetes, all of which are potentially reversible.”

Worried that this is not just a natural occurrence, he said: “This goes beyond just looking at the raw numbers and death certificates. We need to go back and find if these deaths have any preventable causes.”

With the NHS suffering huge patient backlogs, the professor told the Telegraph: “This could be the fallout from the lack of preventable care during the pandemic, and what happens downstream of that.”

Calling for action to be taken, Profesor Heneghan said: “We urgently need to understand what’s going wrong and an investigation of the root causes to determine those actions that can prevent further unnecessary deaths.”

Weekly figures for the week ending November 5 showed that there were 1,659 more deaths than would normally be expected at this time of year.

Of those, 700 were not caused by Covid.

The excess is likely to grow as more deaths are registered in the coming weeks.

Data from the UK Health Security Agency show there have been thousands of more deaths than the five-year average in heart failure, heart disease, circulatory conditions and diabetes since the summer.

The number of deaths in private homes is also 40.9 percent above the five-year average, with 964 excess deaths recorded in the most recent week, which runs up to November 5.

Kevin McConway, emeritus professor of applied statistics at The Open University, said: “Numbers of deaths from all causes do usually increase at this time of year, but the total number remains above the average for the corresponding week in the five years 2015 to 2019.”

The expert added: “So, on that definition, we still have excess deaths, as we have had for 18 straight weeks now, and not all those excess deaths are due to COVID-19.”

(source: https://www.express.co.uk/news/uk/1522592/NHS-news-mortuaries-fill-panic-deaths-inquiry-covid)

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Mon, 15 Nov 2021 07:22:37 +0000 URL:

Bonjour. Je ne peux pas vous donner les sources pour ne pas mettre en porte-à-faux le neurologue en question qui cherche à faire intégrer les cas dans la pharmacovigilance et demande aux familles des autopsie. Aujourd’hui, il passe pour un farfelu aux yeux de beaucoup de monde.

Vous trouverez néanmoins un témoignage dans l’Heure des Pros du 12 novembre 2021 ainsi que des coupures de presse américaines.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Sun, 14 Nov 2021 20:43:37 +0000 URL:

Bonsoir Grincheux,

et grand merci pour ces infos, pour le moins inquiétantes.
Vos sources sur les maladies à prion sont-elles accessibles publiquement ? Et si oui pouvez-vous SVP nous les communiquer ?

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Tout est bon pour l'écolo BASENAME: tout-est-bon-pour-l-ecolo DATE: Mon, 08 Nov 2021 13:23:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Pignoufferies de presse CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Je hais les écolos TAGS: ----- BODY:

Je dois me faire vieux, il faut maintenant que je regarde plusieurs fois un reportage pour voir qu'on me prend pour une buse.

Depuis le début de la fumeuse COP26, TF1 nous a fait pleurer sur la banquise de Ittoqqortoormiit, riante bourgade de l'est du Groenland, banquise qui ne s'est plus formée cette année à l'approche de l'automne. On voit dans le reportage un journaliste qui annonce benoîtement qu'il est 06h00 du matin et que c'est une catastrophe. Non qu'il était 06h00 du matin, mais que cette banquise n'était pas encore formée. On y voit aussi des habitants pleurer sur le fait qu'il ne sauront plus quoi faire si les glaciers disparaissaient. Pour information, au moment où j'écris ces lignes, la température sous abri y est de -10°C (ressentie -14°C), le vent du nord souffle à 50 km/h, il neige (0,3 cm/heure). La nébulosité est totale et il y a déjà une couche de neige de plus de 1,5m (moyenne).

Pour mémoire, cette localité est au-delà du cercle polaire et il est impossible d'avoir un tel jour à une telle heure. À 06h00 du matin, il y fait nuit noire. Soit  le reportage n'a pas été fait à Ittoqqortoormiit mais plus au sud (ce dont je doute un peu), soit il n'a pas été fait le 7 novembre 2021 (ce dont je doute nettement moins).

Jetons donc un pavé en destination du marigot puant dans lequel clapotent les supporters bêlant de la petite Greta.. Il n'est pas question ici de discuter d'un réchauffement climatique d'origine anthropique ou non, mais de l'honnêteté de journalistes qui ont dû trouver leurs cartes de presse dans un paquet Bonux. Tout d'abord si l'extension de la banquise arctique est actuellement dans la moyenne basse de 1981-2010 qui sert de référence, l'extension minimale de 2021 est supérieure de 40% à celle de 2012.

[image:209]

Mais il y a plus grave et pour le coup moins pardonnable. Il existe une carte mis à jour quotidiennement qui montre l'étendue de la banquise. Pour simplifier, ce qui est appelé banquise n'est pas des glaçons voguant allègrement sur les eaux comme un iceberg en direction du Titanic, mais une étendue ininterrompue de glace. Le 7 novembre 2021, on s'aperçoit que la côte d'Ittoqqortoormiit était prise dans les glaces et que la banquise va plus au sud et et plus au large.

[image:210]

L'océan s'est donc figé très vite, sur de grandes distances, après le passage des journalistes de TF1. Plus sérieusement, je pense que personne n'a été choqué de voir une belle lumière à 06h00 du matin à une telle latitude. Le message est passé, la banquise n'est pas là, c'est la faute au grand méchant réchauffement climatique.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Climato-anxiogène BASENAME: climato-anxiogene DATE: Mon, 01 Nov 2021 14:15:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les écolos CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Je hais les politiciens TAGS: ----- BODY:

Ce midi, j'ai entendu sur Radio-Paris — j'écris à dessein Radio-Paris tant cette radio de service public, France Inter pour ne pas la nommer, est devenu un organe de propagande — un reportage qui semblait issu tout droit de l'Allgemeine Französische Propagandastaffel et durant lequel on pouvait entendre une greluche arrivée sans doute par avion à Glasgow chouiner parce que voir les responsables du G20 lancer une pièce dans la fontaine de Trévi avant de se rendre à la COP26 était une image d'une violence rare. Une image et non un geste.

Comme le notait à juste titre Saint Thomas d'Aquin, l'aplomb des abrutis est probablement ce qui les caractérise le plus. C'est la condition nécessaire. Audiard, en rajoutant que c'est même à cela qu'on les reconnaît en énonce la condition suffisante.

Ma pauvre amie — rassure-toi, c'est une simple figure de rhétorique —, ma pauvre amie, donc, les mots ont un sens. Une image violente, c'est par exemple le calvaire d'Omayra Sanchez, jeune colombienne aux grands yeux noirs qui est morte le 16 novembre 1985 après l'éruption du volcan colombien Nevado del Ruiz après cent quarante ans de sommeil.

[image:207:Image réellement violente:center]

Je ne peux pas t'en vouloir, tu n'étais pas née à ce moment. Moi, vois-tu, je m'en souviens très bien, comme je me souviens de tout un tas de catastrophes naturelles qui, contrairement au discours alarmiste actuel, n'ont évolué ni en intensité ni en nombre.

[image:208:Monde entier. Catastrophes naturelles vs nombre de décès]

Les sources de ce graphique est un document issu d'un organisme dépendant de l'ONU et qui se trouve sous le titre human cost of disasters. Il existe d'autres séries statistiques indiquant que si le nombre de déclarations augmente (ce qui est un artefact en raison de l'augmentation du nombre de pays déclarant des sinistres et de l'évolution des zones habités), le nombre de catastrophes n'a pas augmenté dès lorsque que le panel de déclarants est stable. Le coût financier de ces catastrophes est aussi resté stable.

Mais revenons à ce qu'est une image violente.

Une image violente sera celle renvoyée par des populations criant famine faute de pouvoir se nourrir en raison de l'augmentation des prix de la nourriture de base faute d'énergie. Oui, il faut de l'énergie pour produire une nourriture bon marché et abondante. Le bio ne nous sauvera pas, on sait depuis des années qu'il est illusoire d'avoir plus de 15% de parcelles cultivées en bio sans avoir une chute des rendements. Une autre image violente sera celle des mégapoles sans énergie, surpeuplées de gens qui ne pourront plus se déplacer ou simplement se chauffer faute d'électricité.

Non, toi, ce que tu trouves violent, c'est l'image de chefs d'état ou de gouvernement qui jettent une pièce dans une fontaine.

Ce que je trouve violent, ce sont les imbéciles dans ton genre qui auraient bien fait de ne pas sécher l'école. D'une part, le dioxyde de carbone n'a qu'un effet marginal sur le réchauffement observé. Cela a été démontré par Tom V. Segalstad (site personnel Tom V. Segalstad http://www.co2web.info), professeur associé de géologie à l’université d’Oslo (et qui a été expert du GlEC). S’appuyant sur l’évolution des proportions des deux isotopes du carbone (13C/12C), il estime que le pourcentage du CO2 anthropique est d’environ cinq pour cent et en déduit qu’un quart seulement de l’augmentation de la concentration de CO2 observée depuis une soixantaine d’années est attribuable aux émissions anthropiques de CO2. L’explication est qu’il y a une forte dépendance de l’absorption du CO2 à la température de l’océan : lors des périodes de réchauffement (par exemple pendant le grand el Niño de 1997/98), l’océan dégaze du CO2 et inversement en absorbe d’avantage pendant les périodes de refroidissement (par exemple en 1991/92 suivant l’éruption du Pinatubo). D'autre part, l'eau, à elle seule, est responsable des trois quarts de l'effet de serre sans que cela ne semble déranger personne.

Ce que je trouve violent, c'est que des écervelées dans ton genre suivent les messages hystériques de la petite Greta qui prétend qu'on lui aurait volé ses rêves et sa jeunesse alors que vous êtes toutes deux des privilégiées. Ta place est pour le moment comme la sienne, à l'école. Et avant de prétendre ranger le monde et le diriger, commence par ranger ta chambre.

Pour répondre à tes angoisses, à notre époque (oui, nous, les vieux qui avons ruiné ton futur), on retournait les bouteilles consignées au magasin qui les renvoyaient à l'usine pour être nettoyées et à nouveau utilisées (sans être cassées puis fondues comme aujourd'hui). Il n'y avait que très peu d'ascenseurs et les escaliers roulants n'étaient pas légions. On ne connaissait pas le mouvement écologiste.

Lorsque j'étais jeune, on ne prenait pas sa voiture pour se déplacer de deux rues. On marchait jusqu'à l'épicerie du coin où l'on achetait les produits de saison, on prenait son vélo(cipède) pour aller voir les copains. Nous n'avions pas d'oranges en plein été ou de tomates en février. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

Mes parents ne connaissaient pas les couches jetables. Les couches des bébés étaient lavées, souvent à la main. Les vêtements séchaient dehors, sur une corde qui faisait le tour du jardin. J'avais un réveil que je remontais tous les soirs.

Dans la cuisine, on s'activait un peu pour préparer les repas. Il n'y avait pas tous ces robots électriques spécialisés pour tout préparer sans effort. Faire à la main les pâtes pour les petits gâteaux de Noël nous prenait plusieurs jours.

Quand on envoyait un colis par la Poste, on emballait les pièces fragiles de vieux papiers journaux ou d'ouate dans des boîtes ayant déjà servi. On n'utilisait pas de bulles en plastique ou de mousse de polyuréthane. On n'avait pas de tondeuse à essence, mais des tondeuses à pousser ou des tondeuses électriques sur coussin d'air lourdes comme un cheval mort. On travaillait physiquement et on n'avait pas besoin d'aller courir sur des tapis roulant (fonctionnant à l'électricité) dans des centres de remise en forme. Mais c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

Quand on avait soif, on buvait l'eau du robinet. On n'utilisait pas de tasse ou de bouteilles en plastique à jeter. En pique-nique, on utilisait une vaisselle en fer blanc. On remplissait les stylo(graphe)s grâce à une bouteille d'encre au lieu d'en racheter de nouveaux. On remplaçait les lames des rasoirs au lieu de jeter les rasoirs entiers après quelques utilisations. Mais c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

Les gens prenaient le bus, le métropolitain, le train et les enfants se rendaient à l'école à bicyclette ou à pied au lieu d'utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi 24 h sur 24. On ne prenait pas l'avion pour aller passer des vacances à l'autre bout du monde. Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d'une année sur l'autre, les crayons de couleurs, gommes, taille-crayon et autres accessoires duraient tant qu'ils le pouvaient. Nous n'avions pas un cartable nouveau tous les ans ni des cahiers jetés fin juin, ni de nouveaux crayons et gommes en septembre. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste !

On n'avait qu'une prise de courant par pièce et pas de bandeaux multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d'aujourd'hui.

Nos parents roulaient dans des voitures qui faisaient moins d'une tonne pour 50 à 60 ch et qui consommaient moins de 10 l aux 100 km pour les plus grosses, pas dans des SUV déplaçant deux tonnes avec des moteurs de 150 ch. Nous n'avions ni smartphone (utilisés frénétiquement), ni internet, ni deux cents chaînes de télévision. Nous avions tout au plus un poste de radio et un téléviseur noir et blanc qui captait deux chaînes pour toute la famille. Lorsqu'il nous fallait téléphoner, nous allions à la Poste ou nous cherchions une cabine téléphonique. Les courriers électroniques n'existaient pas, nous envoyions des cartes postales ou des télégrammes. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste !

Alors arrête de m'emmerder avec tes idées et tes slogans à la noix et ton mouvement écologiste !

Tout ce qu’on regrette, c’est de ne pas avoir eu assez tôt la pilule, pour éviter d’engendrer la génération des jeunes cons comme toi, qui s’imagine avoir tout inventé, à commencer par le travail, qui ne savent pas écrire dix lignes sans faire au moins vingt fautes d’orthographe, qui n’ont jamais ouvert un bouquin autre que des bandes dessinées, qui ne savent pas qui a écrit le Boléro de Ravel, qui ne savent pas mieux où passe le Danube quand on leur propose Vienne ou Athènes, mais qui croient tout de même pouvoir donner des leçons aux autres, du haut de leur ignorance crasse !

Ça fait du bien de pouvoir encore écrire ce genre de chose. Il faut se méfier, si j'en crois Dostoïevski, ça ne durera pas parce que la tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toute réflexion afin de ne pas offenser les imbéciles.

Merci de ne pas imprimer ce message afin de préserver l'environnement, mais ne vous privez pas de faire suivre !

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Tue, 02 Nov 2021 21:51:50 +0000 URL:

Et pour cause… Je pense qu’elle ne sait pas lire.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Tue, 02 Nov 2021 21:18:15 +0000 URL:

Ouaouh, saignant ! Bonsoir, Grincheux, Merci pour ce magnifique article ! C’est beau… C’est grandiose. Mon seul regret est que cette… euh, comment vous dites ? Ah, oui, “greluche", ne le lira certainement pas.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Amenez-moi le con qui a fait ça ! BASENAME: amenez-moi-le-con-qui-a-fait-ca DATE: Sun, 10 Oct 2021 13:35:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Haines ordinaires CATEGORY: Mauvaise humeur TAGS: ----- BODY:

J'ai la chance d'avoir dans mon garage une Citroën XM. La XM, c'est un vaisseau amiral, un OVNI de la route. Ou un tank qui n'a pu être vendu que parce que Citroën a viré les chenilles et la tourelle, c'est selon. Il fallait pourtant que je me décide à lui remplacer les sphères, la suspension devenant raide. C'est une Hydractive II, il y a huit sphères :

Je sais changer des sphères, ce n'est vraiment pas le problème. La sphère du conjoncteur ainsi que les deux vérins avant ont été changées en une petite demi-heure, clef à chaîne et massette en main. Il y a un peu plus de place que dans une Xantia par exemple même si la sphère de suspension côté conducteur est placée bien près du bocal de liquide hydraulique. La question est de savoir où se trouve la régulatrice. Cette régulatrice est fixée entre les deux roues et il faut obligatoirement monter le véhicule sur pont (ou sur rampes). Je mets plus de temps à monter le véhicule sur les rampes qu'à changer la sphère, mais c'est fait.

J'attaque donc l'arrière en montant la voiture sur les rampes. Position haute maximale et un coup de clef à chaîne et de massette pour débloquer les sphères de suspension, on purge le circuit moteur tournant pour ne pas tuer les clapets. Sphères de suspension changées.

La question est maintenant de savoir où se trouve la sphère SC-MAC et la régulatrice. Un coup de baladeuse et j'entrevois la SC-MAC a un endroit improbable. Je cherche la régulatrice que je ne trouve pas. Internet me fournit l'emplacement de cette sphère qui est cachée derrière l'échappement et une tôle de protection thermique. Très bien, il faut déposer une partie de l'échappement. Là, ça devient amusant. L'échappement de la XM 2.0i essence est composé d'un pot catalytique suivi d'un premier silencieux installé sous l'habitacle, d'un deuxième silencieux installé dans la largeur du véhicule derrière le réservoir d'essence et d'un troisième silencieux sous la malle. Pour accéder à ces deux sphères, il me faut au moins déposer les deux derniers silencieux. Comme la ligne d'échappement avait 75000 km dans les tuyaux, je décide de déposer en un seul morceaux les deux silencieux. C'est un peu pénible, un peu lourd, mais on y arrive. La tôle de protection thermique ne résiste pas et le changement de la régulatrice est faite en quelques minutes.

Arrive le tour de la sphère SC-MAC. Pour fixer les idées, elle n'est pas réellement accessible. On aurait pu imaginer une trappe dans le coffre du véhicule pour y accéder comme sur certaines Mercedes utilisant la suspension Citroën. Non, cela aurait été trop simple. Cette sphère est vissée sur un support parfaitement rigide dans un renfoncement au dessus du bras de suspension arrière gauche. Utiliser un support de Xantia aurait été trop simple. Non, il s'agit d'un support spécifique rajouté à la va-comme-je-te-pousse, support qui est vissé par le dessus sur le châssis par trois boulons. Pour mémoire, au-dessus de ce support se trouve la tôle du coffre et il est impossible de faire passer une quelconque clef puisqu'il y a la sphère qui gêne.

[image:206:Emplacement de la sphère SC-MAC:http://jilks.fr/wordpress/category/xm-01]

La photographie précédente n'est pas de moi. Elle provient d'un blog et montre l'emplacement de cette fichue sphère une fois la tôle de protection déposée. Il est d'ailleurs assez étrange qu'il n'y ait pas plus de tuyauterie, mon engin en ayant en ce lieu dans tous les sens. L'auteur a aussi déposé le panier de roue de secours, ce que j'ai refusé de faire, ayant peur de casser le bouton de maintien.

Après étude de l'objet, couché sous la voiture, je constate que l'écrou n'est pas solidaire du support comme sur la Xantia, mais qu'il est libre et ne sert qu'à retenir la sphère de l'autre côté. Je retire le capillaire avec une clef de 9 et j'avise le gros écrou qui me faisait de l'œil. C'est du gros et je vais chercher dans la caisse à outil du tracteur la plus grosse clef à molette de ma collection qui ouvre à 46. Trop petit. J'essaie de passer un pied à coulisse, il m'est impossible de faire une mesure, le pied ne passe pas dans le fatras de tuyauterie et entre les pièces mécaniques.

Retour sur internet où j'apprends après une heure de recherche que la clef idoine pour démonter ce machin est une clef de 50. Parfait, je n'ai pas. Je descends en ville pour essayer d'en trouver une. Peine perdue, la plus grande clef disponible est une clef de 32. Je ne trouve même pas une clef anglaise, c'est dire si l'esprit fantassin se perd. Heureusement, je me souviens qu'il y a un collectionneur frénétique dans la même ville que je connais un peu. Je passe le voir au culot lui demander si par le plus grand des hasards il n'aurait pas une telle clef et me répond que si, bien sûr, il faut une clef de 50 pour la crémaillère de la Traction et pour un ou deux truc sur le Type H. Il me la prête gentiment.

À nouveau sous le véhicule avec cette fois-ci clef de 50 et massette, je libère la sphère et je pensais en avoir fini, que cette sphère pourrait passer entre le support et la tôle. Eh non, ça ne passe pas. L'ingénieur qui a pondu cette pièce ne s'est même pas préoccupé de savoir s'il était possible de changer cette sphère sans démonter tout le train arrière ! Je trouve sur internet, une fois encore, une photographie de la pièce où l'on devine trois boulons. Je vous laisse imaginer un recoin inaccessible où l'on travaille à tâtons. Dans ce recoin se balade une sphère (sphère en place, il est impossible d'accéder aux boulons avec une clef à cliquet et je n'imagine pas démonter ces boulons avec une clef à fourche vu le peu de place pour la faire tourner et la longueur desdits boulons !), sphère qu'il faut dégager avec une main en tâtonnant avec la seconde pour tenter de dévisser ces boulons. Après deux heures de bataille, j'ai réussi à en dévisser deux. J'arrivais bien à toucher le troisième, mais pas à enquiller la clef sous la sphère. Deux sur trois, on devrait pouvoir faire pivoter le support. Effectivement, j'ai réussi à faire pivoter le support de deux centimètres et la sphère est sortie. Je mets derrière le support la nouvelle (que je ne peux pas fixer sous peine de ne pas pouvoir reposer les deux boulons) et je tente de remettre le support en place. Naturellement, le système de montage n'a aucun guide et réussir à l'aveugle de remonter les deux boulons dans les écrous soudés au châssis sans foirer le filetage est une gageure et un sacré jeu de patience. Je finis par y arriver. Remonter la sphère sur son écrou de 50 et connecter le capillaire n'a pris que quelques minutes. Il faut maintenant remonter la tôle thermique, ce qui fut rapide, et les deux silencieux. Là, c'était un tout autre travail. Si la fixation sur les silent-blocs n'a pas posé de réel problème, il fallait relier le silencieux intermédiaire  au tube provenant du premier silencieux. Après 75 000 km, il y avait de la rouille. Je n'ai jamais pu relier le tout sans avoir une fuite assez importante parce qu'un bout de métal est parti.

Je suis donc bon pour changer la ligne d'échappement. Youpi !

Si j'avais eu un ingénieur capable de me faire ce genre de chose, je pense que je lui aurait fait bouffer son té. J'admets que la production soit aisée (on a alors accès à la pièce par le dessus), mais la maintenance est délirante. De plus, être obligé de démonter les deux tiers d'une ligne d'échappement pour changer deux pièces qui sont des consommables est aberrant sauf si on veut aussi obliger à changer les échappements par la même occasion. Un échappement neuf se démonte sans problème. Un échappement un peu âgé ne se démonte pas ou alors il ne se démonte qu'une seule fois. Et on s'étonne de voir des XM qui roulent avec une sphère SC-MAC totalement dégonflée alors que c'est une pièce de sécurité qui empêche que le véhicule plonge de l'arrière en cas de coup de frein ! Je veux bien aussi que je ne suis pas un mécanicien de métier, mais je serais assez curieux de voir le nombre d'heures de main d'œuvre dans le manuel d'atelier Citroën nécessaire pour changer cette fichue sphère.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Le mal français BASENAME: le-mal-francais DATE: Fri, 01 Oct 2021 09:30:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

La farce a commencé et, je ne sais pas pourquoi, je sens que je n'ai pas fini de rire (jaune) jusqu'aux prochaines élections. Je vous laisse méditer un florilège des dernières bêtises d'un candidat :

[image:205:Hors sol]

Il n'y a pas à dire, notre ami Xavier Bertrand s'y voit déjà. Mais le pire est lorsqu'il annonce des primes exceptionnelles. Ce cuistre devrait pourtant savoir que beaucoup d'entreprises sont tout juste bénéficiaires — quelques centaines d'euros — et on se demande réellement comment elles feront pour payer de telles primes. Passons, ce n'est pas lui qui les payera.

[image:204:Poujadisme (allégorie):Poujadisme (allégorie): poujadisme (allégorie)]

Mais ce genre d'annonce passera auprès des électeurs dont une bonne partie travaille dans ce genre d'entreprises.

Plusieurs choses me dérangent aux entournures. Ni Xavier Bertrand, ni Valérie Pécresse du reste, ne sont aujourd'hui membres des Républicains. On se demande dès lors pourquoi leur désignation se fera par un congrès du parti et non une primaire ouverte. On se dit aussi que si Xavier Bertrand est désigné, le parti en question n'a rien compris d'autant qu'en face, l'ectoplasme appelé Parti Socialiste, envoie Anne Hidalgo avec l'espoir de saccager la France avec autant de conscience qu'elle a saccagé Paris. Et pour cela, elle a de la ressource, la bougresse ! Un signal fort serait d'envoyer Valérie Pécresse, même si c'est l'envoyer au casse-pipe.

Mais une chose est bien plus fondamentale. J'ai de plus en plus la fâcheuse impression que les politiciens français n'ont aucune colonne vertébrale. Ils ne viennent pas défendre leurs idées et les soumettre aux votes des électeurs, ils essayent d'aller à la pêche aux idées pour défendre des idées qui ne sont pas les leurs, ce qui expliquerait leur absence de constance. C'est ce que m'expliquait une connaissance qui avait fait l'ENA, les jeunes postulants visaient un parti politique dans le seul but de faire carrière. Et il leur importe peu que ce parti politique représente effectivement leurs idées. C'est comme ça qu'on se retrouve avec un majorité de la classe politique incapable de défendre leurs points de vue, leurs idées profondes, et qu'on se retrouve avec des décisions politiques qui suivent le cours du veau pour paraphraser Robert Lamoureux.

À quelques exceptions près, on se retrouve donc avec des socialistes de droite et de gauche, qui arrivent même à s'indigner lorsque Éric Woerth propose de donner le droit de vote aux élections locales aux propriétaires de maisons secondaires alors que c'est dans la logique des choses. Ils seront les seuls à payer la taxe d'habitation mais sans avoir un droit de regard sur les dépenses locales. Cela ne semble choquer personne.

Le fait de faire carrière et de sortir du même sérail provoque donc un appauvrissement des idées politiques et, de fait, une désaffection de l'électeur qui boudera les urnes même si on lui propose un vote par correspondance. L'électeur boude les urnes parce que de l'extrême gauche à la prétendue extrême droite marxiste, tout se vaut à peu près. Et on s'étonne là-dedans du phénomène Zemmour. On ne devrait pourtant pas. C'est le seul qui a le courage d'aborder tous les sujets même si les réponses sont parfois ou souvent ineptes. Au moins a-t-il posé les questions comme, du reste, François Fillon le fit lors de la dernière élection présidentielle. Attention tout de même, Guy Béart chantait dans les années 1960 que « le premier qui dit la vérité, il sera exécuté ». Pourvu qu'on n'en arrive pas là.

Dans les six prochains mois, nous allons assister à une nouvelle course aux idées absurdes, à des propositions toutes plus débiles les unes que les autres alors que nous avons une crise majeure devant nous et qu'il faudrait s'y préparer. Le prix de l'énergie est en hausse, cela n'est pas forcément temporaire contrairement à ce qui est répété à l'envi par le gouvernement, et cette hausse provoquera une hausse de tous les prix. Attendez-vous à swinguer dans les mois qui viennent avec une inflation pas forcément maîtrisée ni temporaire. Il est donc urgent de remettre à plat le système social français dans sa globalité, c'est-à-dire de virer les partenaires sociaux qui vivent sur la bête (ils prélèvent 20 milliards d'euros par an sur les cotisations sociales, voir les bilans des caisses publiquement disponibles) pour y mettre un peu d'ordre et nous permettre de réindustrialiser un peu le pays. Parce que, là encore, on entend le bruit sourd des bottes de la réindustrialisation. Mais elle ne pourra se faire que si elle est au moins compétitive par rapport à nos voisins européens. Or on en est loin, on en est très loin. Réindustrialiser la France sans remettre à plat son système social revient a essayer de courrir un 400 mètres haies avec des brodequins de plomb au pied.

Une fois encore, nous aurons un concours d'idées moisies, bricolées et mises en œuvre n'en doutant pas par l'assemblée nationale qui n'est aujourd'hui plus qu'une vulgaire chambre d'enregistrement. Pourtant, il y aurait tellement à faire à commencer par une réforme de l'éducation nationale pour qu'ele produise autre chose que 80 % d'une classe d'âge illettrée au niveau du bac.

Je ne peux que conseiller aux lecteurs d'investir dans des anciennes fermes à la campgne avant que cela n'augmente encore. Ça permet d'avoir un potager, des poules et des lapins, des arbres fruitiers. Je leur conseille aussi d'investir sans plus attendre dans les conserves et les fusils de chasse. Il faudra bientôt faire le gros dos en espérant que ça passe rapidement et aucun des candidats actuels ne sera à la hauteur de ce qui nous attend.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Élections locales BASENAME: elections-locales DATE: Tue, 22 Jun 2021 12:14:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Il n'a pu vous échapper que se sont tenues, dimanche dernier, deux élections locales en même temps et que l'abstention y a atteint des sommets.

Personnellement, je navigue entre deux domiciles, l'un dans le diocèse le plus crotté de France selon Talleyrand, l'autre dans l'une des rues les plus crottées de Paris selon Hidalgo. Il me faut donc faire un choix et j'ai décidé de voter à Paris. Ne pouvant me déplacer, j'ai donné une procuration en précisant bien à la personne qui l'a acceptée que cela faisait des années que je n'avais plus de carte d'électeur. Je viens de vérifier, ma dernière carte d'électeur a plus de dix ans.

La carte d'électeur est obligatoire lorsque je me déplace pour voter à Paris, elle n'est pas requise lors d'une procuration. En revanche, elle permet de savoir dans quel bureau il faut se présenter pour effectuer son devoir.

La personne ayant accepté ma procuration se déplace donc et indique que je n'avais pas de carte d'électeur pour entendre que, oui, la ville de Paris a eu du mal à les envoyer par la Poste, du reste comme les professions de foi que je n'ai pas reçues non plus.

Cela n'a pas eu de conséquences dans mon cas. Depuis le temps que je vote à Paris, je sais à peu près dans quel bureau je dois me rendre. Cependant, quid des gens qui ont déménagé ? Comment savaient-ils où se rendre ? Par ailleurs, en ville, la carte d'électeur est obligatoire pour pouvoir voter. Les électeurs sans carte se sont-ils déplacés alors que les textes leur interdisent en pareil cas l'accès au bureau de vote ?

Je ne sais pas si ce genre de chose est de nature à invalider une élection, mais il est inadmissible qu'en 2021, la mairie de Paris soit incapable d'envoyer les cartes d'électeur et les professions de foi des candidats. En revanche, ils sont très forts pour discuter des meilleurs moyens pour taxer leurs administrés.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Sat, 26 Jun 2021 15:01:19 +0000 URL:

Ce cher Talleyrand a effectivement mis en concurrence deux diocèses… dans deux écrits différents.

----- COMMENT: AUTHOR: aredius44 DATE: Sat, 26 Jun 2021 14:30:32 +0000 URL:

“le diocèse le plus crotté de France” !!! Luçon n’est pas dans la région de Pompadour et alentours ! A Nantes c’est la première fois de ma vie que je ne reçois pas l’enveloppe du 2e tour ! bof … je ne suis pas assez doué pour comprendre ce que recouvre les noms de listes ! https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2021/06/23/comprenez-vous-le-langage-politique-moderne-abstentionnistes-des-efforts/

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Impôt minimal sur les sociétés BASENAME: impot-minimal-sur-les-societes DATE: Mon, 07 Jun 2021 06:39:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: La pikettrie du vendredi CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Tout le monde sait que c'est la vache qui paie les taxes sur le lait. Tout le monde sauf notre cher, à tous les points de vue, Piketty.

Vendredi dernier, ce cuistre radiophonique a trouvé le moyen de déclarer péremptoirement qu'il fallait remonter le taux minimal mondial d'impôt sur les sociétés — rien que cela — d'au moins dix points pour que nous puissions avoir en France plus de soignants dans la hôpitaux.

La question qui se pose est de savoir pourquoi dans le pays qui est déjà l'un des deux plus taxé, imposé au monde, nous avons un avons un système de soin totalement défaillant. Une autre question de pose : pourquoi les irlandais ne crèvent-ils pas dans la rue  alors que l'impôt sur les sociétés plafonne à 12,5% ? Ces deux seuls exemples devraient montrer à quiconque est muni d'un soupçon d'intelligence et d'honnêteté qu'il n'y a aucune corrélation entre le niveau de l'impôt sur les sociétés et l'état général des finances d'un pays. Se pose aussi la question qui n'a jamais effleuré ce cuistre de savoir pourquoi les pays capables de gérer leurs finances correctement devraient être pénalisés par les autres, France en tête. C'est d'autant plus ridicule lorsqu'on a une idée des sommes en jeu. Grâce à cela, la France espère récupérer 5 milliards d'euros par an. Bruno Le Maire s'en est réjoui devant les journalistes de TF1 oubliant que ce déficit en 2019 était de 73 milliards d'euros. C'est donc trop peu de plus d'un ordre de grandeur et notre ministricule oublie que c'est in fine le consommateur français qui paiera. Mais c'est symbolique comme l'IGF, l'ISF, l'IFI, la CVAE et plein d'autres vexations fiscales totalement contre-productives.

Pire, on pourrait en France augmenter l'impôt sur les sociétés, du reste on pourrait augmenter tous les autres impôts, le pays ne fonctionnerait pas mieux. Il ne fonctionnerait pas mieux parce qu'il y a une évaporation un peu partout de l'argent du contribuable. Entre la sécurité sociale mise en coupe réglée par les partenaires sociaux qui se permettent le luxe de piquer vingt milliards d'euros annuellement dans les caisses (cf. les bilans des caisses dont certains sont disponibles publiquement sur le site de l'ACOSS), les impôts locaux qui finissent dans des baronnies locales pour faire plaisir aux copains, les strates administratives délirantes et redondantes, les fonctionnaires en nombre totalement incongru pour les tâches qui leur incombent, nous sommes des gros gâtés, nous savons où passent nos impôts.

C'est parce qu'il y a des cuistres payés comme Thomas Piketty, payés grassement par nos impôts, que la France plonge depuis de très longues années. Assez étrangement, dans les pays que ce cher Thomas pointe du doigt comme des paradis fiscaux, il ne pourrait pas avoir fait la carrière qu'il a fait chez nous sur le dos du contribuable à déblatérer ses opinions destructrices.

Il n'y a qu'un problème en France, nous avons des milliers, que dis-je des dizaines, des centaines de milliers si ce n'est plus de Piketty en puissance. Cela va de think tanks qui relèvent plus du bulldozer de la pensée que de l'intelligence à tous les électeurs cherchant des solutions simples allant sur l'échiquier politique du Rassemblement National à la France Insoumise en passant par tous les crypto-socialistes de gauche et de droite. Il y a aujourd'hui tellement de gens qui vivent sur la bête qu'ils sont devenus majoritaires et que toute réforme est devenue illusoire sinon impossible. Les fonctionnaires d'un côté qui ne sont jamais assez nombreux si l'on excepte les enseignants ou les hospitaliers non administratifs pour faire des tâches de plus en plus légères (se souvenir ici du principe de Parkinson) ou tous les bénéficiaires du sacro-saint modèle social français de l'autre ne vont jamais voter pour quelqu'un qui voudra les remettre au travail. Et il ne faut pas oublier ceux qui rêvent de vivre sur la bête comme les futurs retraités.

Il est peut-être temps de réinstaurer un suffrage censitaire ou de retirer le droit de vote aux gens qui vivent du système, ceux-ci ne vivant qu'au détriment des autres. Non que j'y sois favorable dans l'absolu, mais cette absence continuelle de réformes nécessaires nous amène tout droit à une guerre civile entre les gens qui paient, de moins en moins nombreux, et ceux qui reçoivent, qui le sont de plus en plus.

Et de cela, mon cher Thomas, tu seras avec tes semblables comptable.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Grandeur et décadence BASENAME: grandeur-et-decadence-3 DATE: Tue, 25 May 2021 06:42:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les financiers CATEGORY: Mauvaise humeur TAGS: ----- BODY:

Ce matin, vers 6h45, j'ai entendu sur France Inter une chronique économique par laquelle j'apprenais que l'action d'une société appelée « Solutions 30 » s'est effondrée hier à la bourse de Paris après avoir été suspendue depuis le 10 mai dernier.

Je vous avoue que cela ne me fait ni chaud ni froid. En revanche, les motifs m'amusent. Et ils m'amusent d'autant plus que je connais bien le problème et l'historique de la société en question qui, contrairement à ce qui a été dit dans cette chronique, fut une entreprise française.

Reuters affirme le 24 mai que Solutions 30 s'écroule lundi à la reprise de sa cotation à la Bourse de Paris et reste sous pression avec de nouvelles accusations du fonds activiste Muddy Waters concernant ses pratiques comptables. L'action, dont la cotation était suspendue depuis le 10 mai, a été réservée pendant environ une heure avant d'ouvrir en baisse de près de 77%. Elle perd encore 71,11% à 2,998 euros à 10h28.

Mazette !

Je continue par ce que ce l'on peut lire sur Boursorama :

Le groupe luxembourgeois coté à Paris a annoncé dimanche la mise à disposition de son rapport financier annuel pour l'année 2020, réclamé par l'Autorité des marchés financiers (AMF), et confirmé la reprise de cotation de son titre lundi à l'ouverture. Le spécialiste de l'installation des compteurs électriques, qui fait état d'un chiffre d'affaires de 819 millions d'euros pour 2020, déclare que son rapport financier annuel intègre un rapport du cabinet d'audit EY indiquant son "impossibilité d'exprimer une opinion" sur les comptes de l'entreprise.

Solutions 30 ajoute être en "profond désaccord" avec cette position "inhabituelle", qui ne constitue "ni une certification, ni une certification avec réserve, ni une opinion défavorable".

Le groupe réfute également la conclusion d'EY selon laquelle des "anomalies non détectées pourraient être à la fois significatives et avoir un caractère diffus".

Solutions 30 réaffirme par ailleurs qu'il examine la possibilité de nommer un nouveau réviseur d'entreprise et qu'il a engagé un processus de sélection de banquiers conseils afin d'activer la recherche d'actionnaires de référence dans le cadre d'un projet pouvant aller jusqu'à un retrait de la cote.

Le groupe, connu notamment en France pour l'installation des compteurs Linky et le raccordement des particuliers aux réseaux de fibre optique, rappelle que "son modèle d'affaires est simple" car "la totalité des interventions du groupe sont gérées de manière centralisée, avec une traçabilité sur l'ensemble de la chaîne".

Il ajoute que "la position de trésorerie du groupe a été constatée en totalité au crédit des comptes bancaires du groupe pour un montant de 159 millions d'euros figurant à l'actif du bilan au 31 décembre 2020".

Solutions 30 avait vu le cours de son action chuter de près de 38% en Bourse le 15 décembre dernier après des attaques, renouvelées depuis à plusieurs reprises et encore lundi, du fonds activiste Muddy Waters.

Le spécialiste de la vente à découvert a remis en question la fiabilité des comptes de Solutions 30 et l'a accusé de liens avec des pratiques de blanchiment d'argent.

"Nous n'en avions pas besoin pour le savoir mais cette issue renforce notre conviction que S30 est probablement impliqué dans du blanchiment d'argent", lit-on dans un communiqué publié lundi par Muddy Waters en réaction à celui diffusé la veille par Solutions 30.

Le groupe a rejeté ces accusations à plusieurs reprises.

C'est de bonne guerre. Je suis donc aller voir la page Wikipedia de l'entreprise en question, laquelle ne contient pas vraiment la vérité. En effet, même la personne indiquée comme ayant fondé l'entreprise n'est pas la bonne. Et croyez-moi, je sais de quoi je parle. Si vous ne me croyez pas ce qui est votre droit le plus strict, vous pouvez demander l'historique au greffe du tribunal de commerce de Paris.

Je sais même tellement de quoi je parle que j'ai encore été entendu il y a quelques mois et à plusieurs reprises par la justice pour un délit de la part d'un employé de l'entreprise Solutions 30, ce qui prouve que même après avoir claqué la porte de cette entreprise il y a longtemps, très longtemps même, des documents officiels mentionnant mon nom circulaient toujours. Ce fut avec un grand plaisir que j'ai reçu des enquêteurs de la Police Nationale chez moi puis du Pôle Financier. Je n'ai plus de nouvelles de cette affaire, je suppose que affaire a été réglée d'une manière ou d'une autre. En tout cas, j'ai présenté les documents prouvant que je n'avais plus aucun lien avec cette entreprise depuis fort longtemps et cela dut être suffisant aux magistrats instructeurs.

Quoi qu'il en soit, j'ai quitté cette aventure lorsque des actionnaires aux pratiques louches pour rester poli ont mis la main sur l'entreprise. Ça ne date pas d'hier. Mais j'ai suivi encore les aventures de cette entreprises quelque temps en tant que fournisseur jusqu'au moment où je me suis énervé très fort à la suite de monstrueux impayés et de pratiques pour le moins douteuses qui nous ont emmené devant les tribunaux, lesquelles n'ont assez étrangement jamais rendu leur décision. N'importe qui ayant pu côtoyer leur service comptable savait qu'il y avait des choses louches. Certains fournisseurs étaient payés rubis sur l'ongle, d'autres totalement ignorés jusqu'à ce qu'ils arrêtent la fourniture de services vitaux pour ce qui s'appelait encore PC30.

Les cabinets d'audit comptables sont capables de certifier des comptes louches, il existe des spécialistes sur la place et j'en connais au moins un d'envergure internationale avec lequel j'ai déjà eu maille à partir. Lorsqu'un commissaire aux comptes refuse de certifier une comptabilité, cela signifie qu'il a de sérieux doutes quant à leur véracité, que cela se voit un peu trop et qu'il trouve que ça sent trop mauvais pour qu'il engage sa responsabilité. En tant que chef d'entreprise, lorsqu'un commissaire aux comptes d'un client me demande un document, je le lui fournis. Lorsqu'il s'agit du mien, je fais diligence, je communique avec lui et surtout pas au travers de communiqués de presse.

L'action a donc dévissé. Mais elle a dévissé à la suite de ce qu'il s'est passé ces derniers mois. Les journalistes devraient creuser bien plus profond et regarder tout ce qu'il s'est passé au moment où l'équipe dirigeante ayant délocalisé l'entreprise à Luxembourg a pris le contrôle de l'entreprise qui avait à l'époque son siège rue de Cléry, dans le IIe arrondissement de Paris.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Tue, 25 May 2021 12:14:07 +0000 URL:

Je viens d’effectuer quelque recherche. Ce n’est pas la première fois que le titre dévisse sur de telles allégations. Déjà en décembre 2020, ce fut une panique à la suite d’un rapport que vous trouverez sur internet sous le nom S30-20201209.pdf. Je pense que ce rapport était publié pour que cela devienne public et je comprends un peu mieux pourquoi j’ai été entendu par le pôle financier, il suffit de bien regarder le diagramme page 40.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Les hirondelles sont de sortie BASENAME: les-hirondelles-sont-de-sortie DATE: Sat, 22 May 2021 12:21:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Haines ordinaires TAGS: ----- BODY:

Les forces de l'ordre ont manifesté cette semaine devant la chambre des députés pour évoquer un malaise profond et la dangerosité de plus en plus grande de leur profession. J'avoue avoir été surpris d'apprendre que le ministre de l'intérieur, censé les défendre, avait manifesté avec eux, du reste avec toute une brochette d'hommes et de femmes politiques ou non qui n'avaient pas peur du ridicule.

Pêle-mêle, on entend que la fonction de policier est mal considérée, que les délinquants qu'ils arrêtent sont relâchés par la justice, qu'ils risquent leur vie. Très bien, on enfonce des portes ouvertes en oubliant de séparer les morts en mission des morts en service et en oubliant que depuis 2014, il y a bien plus de gendarmes morts en mission que de policiers (source) et que le nombre de policiers tués dans l'exercice de leur fonction suit une tendance à la baisse même s'il n'existe pas de statistiques réelles et utilisables.

Effectivement, la justice en France peut être laxiste. Elle l'est avec les habitants des quartiers à l'émotivité à fleur de peau, elle ne l'est pas avec le dangereux criminel qui a été pris roulant à 82 km/h sur une route départementale à plusieurs reprises. Elle ne l'est pas non plus lorsqu'elle valide une amende reçue par une femme de 75 ans qui avait commis l'irréparable puisqu'elle était sortie à plus de 100 m de son logis sans masque, sans papier d'identité et surtout sans justificatif de domicile. La maréchaussée a trouvé le moyen condamner l'impétrante à une amende de 135 €, prouvant par là que ni l'uniforme, qu'il soit du gardien de la paix ou du magistrat, n'empêche pas d'être idiot.

Effectivement, la position de la police n'est guère enviable. Mais à partir du moment où cette police tapera toujours sur les mêmes (automobilistes roulant ou en stationnement par exemple) en se désintéressant totalement de ce qu'il se passe dans les quartiers émotifs de nos magnifiques banlieues, son image ne s'arrangera pas. Nous sommes dans un pays malheureusement jacobin, la loi est en théorie la même pour tous, mais dans les faits, on en est loin. En France, vous roulez à 140 km/h sur une autoroute déserte, ça peut vous valoir le tribunal, vous faites un rodéo dans une banlieue chaude, vous ne risquez rien. Vous vendez quelques légumes sur un marché à la sauvette, vous risquez beaucoup plus qu'un dealer d'herbe. Loin de moi l'idée de dire qu'il faut laisser passer sans rien dire celui qui roule à 140 km/h sur l'autoroute, mais si on condamne cette personne, il n'y a aucune raison qu'on ne tape pas sur les doigts du vendeur d'herbe.

Ceci étant dit, il existe un autre problème dans la police nationale. Ce problème tient en trois lettres: IVP. IVP, c'est un joli nom pour dire interdit de voie publique. Il y a des policiers qui sont en effet dans ce statut. Cela me semble tout à fait normal. Ce qui l'est moins, en revanche, c'est que cette carte suit à peu près la carte de l'ensoleillement en France. Dans certains commissariat de la côte d'Azur, le taux d'IVP monte à 20% et plus alors qu'au nord de la Loire, il est rare de dépasser les 6%. Et ces IVP, placés là avec l'accointance des syndicats, font aussi augmenter la moyenne d'âge. Sur la voie publique marseillaise, la moyenne d'âge du policier est de 50 ans, ce qui n'aide pas pour traquer les jeunes des cités sensibles.

Le malaise des policiers est donc multifactoriel. Oui, il y a une augmentation des violences, mais non, il n'y a pas plus de morts en mission. Cette augmentation ressentie est largement due au fait que la justice ne fait pas son travail pour arrêter les délinquants en devenir, ceux qui sont défavorablement connus des services de police pour emprunter une litote. Mais il y a aussi un désamour de plus en plus profond de la part de la population générale poursuivie par le zèle de certains services qui ne rend pas le français moyen enclin à soutenir sa police nationale comme il l'aurait fait il y a quelques dizaines d'années parce que son ressentiment à lui est que cette police nationale n'est là que pour lui casser les pieds, refuser de prendre ses plaintes (pour ne pas qu'elles entrent dans les statistiques) et ne pas régler ses problèmes d'insécurité due à la présence de jeunes émotifs.

La police n'en sortira qu'à plusieurs conditions. Il faut qu'elle se souvienne qu'elle est là pour protéger et servir la population et non servir d'auxiliaire du trésor public. Et il faut aussi qu'elle fasse le ménage dans ses rangs car il y a des fonctionnaires de police qui ne sont pas dignes de porter l'uniforme.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Contre les uns ne signifie pas pour les autres BASENAME: contre-les-uns-ne-signifie-pas-pour-les DATE: Mon, 17 May 2021 07:37:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Mauvaise humeur TAGS: ----- BODY:

Avant de me lancer dans ce que certains appelleront certainement la dialectique du vide, je tiens à une remarque liminaire. Je ne suis ni pro-palestinien, ni pro-israélien, ni antisémite d'ailleurs. J'accepte à la limite que l'on me taxe d'antisioniste, ce que j'assume, j'expliquerai pourquoi. Je resterai dans cet article sur une analyse froide de ce qu'il se passe actuellement au Proche-Orient en général et en Israël et ses territoires conquis en 1967 en particulier.

J'ai eu l'occasion de parcourir ce pays à pied il y a quelques années du nord au sud et d'est en ouest, allant de Haïfa à Hébron et de Jéricho à Jérusalem. J'ai pu dormir chez des druzes du plateau du Golan annexé qui ne voulaient surtout pas redevenir syriens puisque depuis qu'ils ont été annexés, ils avaient l'eau, l'électricité et le gaz. J'ai pu aller avec des arabes musulmans à Hébron ou des juifs que l'on n'appelait pas encore ultra-orthodoxes à Safed. J'ai vu des descentes de militaires israéliens un samedi à Hébron parce que les boutiques du centre ville devaient être fermées même si elles étaient tenues par des musulmans qui préféreraient avoir le vendredi comme jour de repos. J'ai pu constater que les militaires en question étaient des arabes israéliens encadrés par une police militaire à kippa. Sans doute les militaires devaient-ils parler arabe, mais il fallait les surveiller par d'autres militaires juifs pour éviter la fraternisation. J'ai des photographies dans mes archives pouvant prouver mes dires.

Il y a quelques années, le conflit était un conflit religieux, entre d'une part les israélites — et non les juifs — et les musulmans — et non les palestiniens —, que ces derniers soient ou non de nationalité israélienne. Les arabes chrétiens que l'on oublie souvent en étaient les arbitres et servaient de tampon au milieu de la bataille. Il était d'ailleurs assez surprenant de constater que dans une localité où se trouvait une école tenue par des chrétiens, les enfants de la bonne société, quelle que soit leur religion, allaient tous étudier chez les bons pères. La situation n'était pas saine, mais il y avait un genre de statu quo permettant à chacun de vivre. Il y avait bien de temps en temps des flambées de violence, généralement dues à des exactions d'un parti ou d'un autre.

J'ai été par exemple choqué des conséquences du sionisme à Jérusalem. Tous les juifs pieux et sionistes rêvent de se faire enterrer dans le Jardin des Oliviers. Le Jardin des Oliviers, ce n'est pas un lieu bucolique avec un ruisseau qui coule au milieu, notre perception est biaisée par la lecture des évangiles. Le Jardin des Oliviers, c'est un cimetière qui se trouve aujourd'hui à l'est de Jérusalem, au milieu de quartiers arabes. La place y est comptée et il faut l'agrandir. J'ai vu, personnellement, des habitants des maisons en lisière de ce jardin partir travailler le matin, les bulldozers entrer en action pour raser leurs maisons et les premières tombes installées dans l'après-midi avant que les habitants ne reviennent. On ne peut pas vraiment dire que c'est fait pour apaiser la situation.

J'ai été choqué par les conséquences du sionisme à Hébron où se trouvent les tombeaux des patriarches. Une colonie implantée sur les hauteurs de la ville déverse le samedi ses habitants armés qui prennent d'assaut l'ancienne cathédrale croisée qui sert aujourd'hui de mosquée pour s'en servir de synagogue. Le vendredi, les musulmans du centre ville d'Hébron prient avec la Torah devant leurs yeux et passent trois portiques détecteurs de métaux successifs tenus par des militaires pour entrer dans ce bâtiment. Là encore, j'ai des photographies qui l'attestent.

J'ai été choqué parce que les transports en commun des grandes villes refusaient de marquer les arrêts dans les quartiers palestiniens.

J'ai été choqué parce qu'il y avait des routes au milieu du désert réservées aux israéliens et d'autres aux palestiniens.

J'ai été choqué par le morcellement continu de la Cisjordanie par de nouvelles colonies qui ne se justifiait qu'en utilisant la bible comme un cadastre et qui rendait tout retour à la situation d'avant 1967 impossible. J'ai été outré de l'inaction de la communauté internationale qui appelle de ses vœux la paix alors qu'elle refuse de combattre cette colonisation. Il est d'ailleurs assez surréaliste de constater que cette même communauté internationale inscrit la Nouvelle-Calédonie sur la liste des territoires à décoloniser alors même qu'elle ne dit rien ou pas grand'chose pour les territoires palestiniens.

Mais malgré tout cela, le conflit restait un conflit inter-religieux, entre d'un côté les israélites et de l'autre les musulmans.

Aujourd'hui, c'est un peu différent. La communauté internationale laissant faire, qu'avons-nous en présence ? Nous avons d'un côté de plus en plus d'ultra-orthodoxes juifs qui mettent de l'huile sur le feu un peu partout, nous avons une population civile israélienne modérée juive ou non juive — mais qui est allée jusqu'à boycotter les dernières élections, ce qui n'a rien arrangé —, nous avons de plus en plus de colons dans les territoires occupés pour rendre la solution à deux états non viable et nous avons le bloc palestinien, hétéroclite puisque nous y trouvons entre autres le Hamas, le Hezbollah, les druzes et les chrétiens de toutes obédiences. Notez bien que j'écris le bloc palestinien et non les musulmans de Cisjordanie. Le bloc palestinien est aujourd'hui composé des musulmans de Cisjordanie, mais aussi de tous les non musulmans de Cisjordanie et de tous les citoyens israéliens non israélites qui se radicalisent peu à peu dans les territoires Israéliens d'avant 1967.

Pourquoi ?

La raison est assez simple, il y a la démographie. Le taux de natalité des habitants arabes est supérieur à celui des habitants juifs. Et parmi la population juive, le taux de natalité des ultra-orthodoxes est largement supérieur à celui de la population juive générale. Le fait d'avoir annexé la Cisjordanie en 1967 et de refuser depuis une solution à deux états abouti à terme à avoir une population juive — j'utilise ce mot pour indiquer l'origine de la population et non une quelconque pratique religieuse — minoritaire sur son territoire alors même que, depuis 2018, l'Arabe n'est plus une langue nationale. Pire, la constitution israélienne indique maintenant qu'Israël est le foyer national du peuple juif (sic). C'est faire très peu de cas de toutes les populations non juives y résidant actuellement et de toutes les populations y vivant avant 1948. C'est faire très peu de cas aussi de la démographie qui indique que la population juive sera minoritaire chez elle à moyen terme. Le gouvernement israélien, sous prétexte de flatter la partie la plus dure de sa population, cristallise contre lui non seulement les musulmans, mais l'ensemble de la population arabe, que celle-ci soit de Cisjordanie occupée ou des territoires historiques de 1948.

En quelques années, le conflit est passé d'une guerre de religion à une guerre de peuples utilisant comme prétexte la religion. Pire que cela, lorsque la communauté internationale s'indigne, la réponse est toujours la même. En étant contre les exactions israéliennes, on est forcément pro-palestinien ou antisémite. Lorsqu'on ose critiquer la politique israélienne, on est forcément antisioniste, donc antisémite. Or les mots ont un sens. Ce glissement sémantique est odieux et devrait discréditer immédiatement quiconque l'utilise. Ce n'est malheureusement pas le cas.

Je ne suis ni pour les uns, ni pour les autres. Je constate simplement que la politique israélienne est en grande partie responsable de ce qu'il se passe actuellement — je ne parle pas du passé mais de ce qu'il se passe aujourd'hui — et, à la vue des événements récents, je pense même que la droite dure tenant actuellement le gouvernement israélien cherche le conflit pour rester au pouvoir. Ce conflit est instrumentalisé par Nétanyahou et ses sicaires car il y trouve avantage, tout cela avec la bénédiction de la communauté internationale.

C'est pourtant une vue à court terme. À moins d'expulser tous les non juifs des territoires israéliens, la démographie vaincra et le seul moyen pour Israël de survivre sera d'instaurer un apartheid encore plus prononcé que l'apartheid rampant actuel qui refuse de dire son nom.

Il faudra bien un jour où l'autre que la communauté internationale se réveille. Non pour soutenir les palestiniens, mais pour lâcher les israéliens qui ont une politique déplorable vis à vis des arabes vivants sur leur territoire. Si elle ne le fait pas, elle sera responsable de la libanisation de l'état d'Israël qui n'aura pu se faire que grâce à sa bénédiction.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Tue, 18 May 2021 06:26:59 +0000 URL:

J’ai entendu ce matin un responsable de la droite dure israélienne et du gouvernement de Tel-Aviv indiquer doctement que le peuple juif a des droits immémoriaux sur la terre d’Israël parce que le peuple palestinien est une construction du XXe siècle qui a été créé de toute pièce et apporté en terre d’Israël.

Il n’y a que moi que cela fait bondir ? Sauf erreur de ma part, le “peuple juif” est arrivé en Palestine après les thèses sionistes de Theodor Herzl datant du XIXe siècle.

Il va être urgent de faire (re)lire à tous ces gens l’ouvrage de Shlomo Sand “Comment le peuple juif fut inventé". Et surtout la dernière postface, les réactions ayant été vives, même en se prévalant d’études génétiques.

Sand y conteste l’affirmation selon laquelle son livre a été contredit par la recherche génétique récente publiée dans Nature. Dans l’édition américaine de poche de “Comment le peuple juif fut inventé", il écrit :

« Cette tentative pour justifier le sionisme par la génétique n’est pas sans rappeler les procédures utilisée à la fin du dix-neuvième siècle par des anthropologues qui, très scientifiquement, partaient à la découverte des spécificités des Européens. À ce jour, aucune étude basée sur des échantillons d’ADN anonymes n’a réussi à identifier un marqueur génétique spécifique des Juifs, et il est peu probable qu’une étude le fasse jamais. Il s’agit d’une amère ironie de voir les descendants des survivants de l’Holocauste se mettre à la recherche d’une identité juive biologique : Hitler aurait certainement été très heureux ! Et c’est d’autant plus répugnant que ce type de recherche est effectuée dans un État qui a mené pendant des années une politique déclarée de « judaïsation du pays » dans lequel, aujourd’hui encore, un Juif n’est pas autorisé à épouser un non-juif ».

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Hymne à l'arsouille BASENAME: hymnbe-a-l-arsouille DATE: Thu, 13 May 2021 08:28:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Pignoufferies de presse CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Je hais les politiciens TAGS: ----- BODY:

Il n'a pu vous échapper qu'on nous rebat actuellement les oreilles avec la commémoration de l'accession au pouvoir de François Mitterrand en 1981. Quarante ans déjà, quarante ans de déclin continuel de la France. Les hordes de jeunes décérébrés ayant entendu depuis leur plus tendre enfance la doxa entretiennent le mythe. Mais pour les plus vieux, ceux qui ont connu la France avant Tonton, se souviennent de la claque prise et de ce qu'étaient réellement les années Mitterrand que l'on paie encore cher.

En fêtant les quarante ans de l'arrivée de la gauche mitterrandienne au pouvoir en ce sinistre jour du mois de mai 1981, nous célébrons en réalité la haine de l'autre, de l'autre sous toutes ses formes. Le socialiste possède un mécanisme de pensée simpliste qui consiste à désigner au plus grand nombre un ennemi commun. Et cet ennemi, comme l'aurait dit Brel, est un régiment. Il s'agit du juif, du Kapital, de l'étranger, de l'actionnaire, du rentier, de celui qui ose travailler le week-end sans compter ses heures, de l'école privée, de la retraite par capitalisation ou de tout autre individu qui ose sortir du rang pour s'assumer par lui-même. Cette idéologie était qualifiée de négative par Hayek car elle ne peut qu'engendrer l'envie et la haine de l'autre.

Le socialisme, c'est a minima la politisation de la jalousie sociale et je défie quiconque de me démontrer le contraire. Mais c'est souvent bien pire que cela à terme puisque ce qu'il y a de vraiment fascinant avec la gauche bien pensante, c'est qu'elle obtient quasiment systématiquement l'opposé de ses niaiseries. Son désir de liberté finit au goulag, son anticléricalisme priera bientôt à la mosquée et son antiracisme se transforme peu à peu en guerre raciale.

Je conçois que l'on puisse se dire de gauche jusqu'à l'âge de dix ans. Au-delà, cela relève de la pathologie mentale, que ce soit celle qui consiste à imposer à autrui ses volontés ou que ce soit celle qui consiste à raisonner comme un gamin de cinq ans. En fait, à bien y réfléchir, je ne trouve aucun exemple d'une société dite de gauche et libre. Remarquez bien, je connais aussi des sociétés dites de droite et pas libre non plus. Et là, n'importe quel adorateur de la gauche me rétorquera que ce n'était pas le vrai socialisme. Très bien, mais dans ce cas, vu qu'il a échoué partout où il a été tenté, peut-être que le socialisme est vicié dès l'origine et qu'il faudrait renvoyer cette doctrine dans les oubliettes de l'histoire.

Mais revenons aux faits et aux quarante ans de l'accession au pouvoir de l'arsouille. Les chiffres sont têtus et il serait dommage de s'en priver.

Entre 1950 et 1980, le niveau de vie des français a triplé. Pour fixer les idées et bien comprendre de quoi l'on parle, il s'agit du même accroissement que celui que l'on a observé entre la mort de Louis XIV (1715 pour les imbéciles et les électeurs de gauche) et la seconde guerre mondiale (1940 chez nous). Cette réussite impressionnante est due en particulier aux réformes capitalistes mises en place dans le bloc occidental à partir de 1950, n'en déplaise à la gauche.

Or le 10 mai 1981 intervient « la rupture avec le capitalisme » imposée par François Mitterrand et voulue par les socialistes français et leur programme commun. Alors que le Royaume-Uni avec Thatcher et les États-Unis avec Reagan se lancent dans la libéralisation de l'économie, la France tombe dans l'étatisation de l'économie vantée et planifiée par le sherpa Jacques Attali qui continue, quarante ans plus tard, son travail de sape (le sherpa parce que malheureusement ce cuistre sévit toujours et l'étatisation parce que nous en sommes resté là). Les conséquences du 10 mai 1981 sont dramatiques pour la France et pour les Français mais le mythe a la peau dure.

Le socialisme mitterrandien est une catastrophe biblique. Ceux qui s'en souviennent auront noté les augmentations délirantes des produits de base et le matraquage fiscal de ces années. De 1981 à 1984, le nombre de chômeurs réels a augmenté de plus d'un million, le franc a perdu 100% de sa valeur face au dollar US et 50% face au mark (RFA). Le ministre de l'économie, un certain Jacques Delors, a été contraint de dévaluer par trois fois le franc sans obtenir de résultat. L'endettement extérieur de la France a dépassé 80 milliards de dollars US et, pour la première fois depuis la guerre, le pouvoir d'achat réel français a baissé.

Mais le socialiste mitterrandien n'est pas qu'une catastrophe économique du passé, nous baignons encore aujourd'hui dedans puisque personne n'a pu ou voulu s'affranchir de la marque de l'arsouille. Le socialisme mitterrandien, c'est aussi une réforme de l'éducation. Vous avez oublié le fameux rapport Legrand, je vais vous rafraîchir la mémoire.

Le rapport Legrand est un rapport achevant une funeste mission qui est celle de détruire l'école. En effet, il part du postulat délirant qu'un bon élève ne peut provenir que d'une catégorie sociale privilégiée. Ce cuistre devrait regarder les cahiers des élèves de mes grands-parents, instituteurs dans un patelin rural de France où les enfants n'apprenaient et ne parlaient Français qu'à l'école, il aurait vu immédiatement que son hypothèse de travail tenait autant la route qu'une Dauphine sans le traditionnel sac de sable dans le coffre. Il a donc été décidé pour y remédier d'instaurer l'égalitarisme dans les rangs en « en rendant impossible la mise en évidence de la supériorité intellectuelle (sic) ». La mitterrandie, c'est cela, et on en paie encore le prix aujourd'hui. L'éducation nationale, malgré des budgets de fonctionnement énormes sinon délirants, produit des générations de jeunes semi-illettrés condamnés au chômage de longue durée. Vous seriez surpris de voir la qualité des écrits des étudiants au niveau bac+5 que je vois passer. Ils écrivent très mal, ils ne comprennent pas ce qu'ils lisent. Mais il reçoivent un diplôme qui a moins de valeur que le papier sur lequel il est imprimé.

L'arrivée de Mitterrand au pouvoir, c'est aussi des choses que l'on veut oublier. Je citerai en une liste non exhaustive :

Tout cela, c'est ce qui est visible. Mais il y aussi l'invisible. L'ère Mitterrand, ce sont aussi les magouilles à côté desquelles celles tournant autour du SAC gaulliste sont des enfantillages, des affaires et des courtisans courbés. Mai 1981, c'est aussi l'état culturel de Jack Lang, l'argent distribué à tout-va, la réforme Savary, l'étatisation absolue de la recherche et de l'université. C'est l'état omnipotent obèse.

« À la confiscation politique du pouvoir, encore aggravée par rapport à l'égocentrisme gaullien, il [François Mitterrand] ajouta la confiscation financière de l'argent public et les profits mal acquis, dus à la corruption et à la plate délinquance, sous haute protection de l'état », écrit Jean-François Revel dans ses Mémoires. Courtisans, prébendes, pratiques mafieuses, l'état socialiste se dote de tous les attributs d'un état voyou. Pour Revel, Mitterrand et ses sycophantes « établirent et enfoncèrent dans les replis les plus intimes de la chose publique un régime de concupiscence, de dilapidation et de corruption, déshonneur de ces temps par ailleurs ‘'tellement infectés et souillés par l'adulation'', comme dit Tacite (Tempora illa adeo infecta et adulatione sordida). Jamais président de la République française ne sa vautra avec autant de placide vulgarité et de tranquillité goulue que Mitterrand dans les avantages et commodités de sa fonction pour ses plaisirs personnels et ceux de ses parasites, flatteurs et courtisans. »

Qu'en reste-t-il quarante ans plus tard ? De Jack Lang à Jacques Attali dont les pets de l'esprit sont toujours adulés et font toujours la une des médias, du repris de justice Bernard Tapie nommé ministre aux dogmatiques socialistes Pierre Mauroy, Jean-Pierre Chevènement, Régis Debray ou Laurent Fabius, le président Mitterrand s'est entouré d'une cour de serviteurs aussi incompétents que zélateurs.

Mais d'autres partisans restent dans l'ombre. Le nom de Guy Penne ne vous dira sans doute rien. Il s'agissait du dentiste personnel de l'arsouille, celui qui lui avait limé les dents du haut (si, si !) et qui fut nommé après cet acte hautement symbolique et politique conseiller à l'Elysée pour les affaires africaines.

La France vient donc de fêter le 10 mai dernier une période très sombre de son histoire, période qu'elle n'a pas fini de payer et que beaucoup continuent d'encenser. Les socialistes français restent sous l'emprise du marxisme économique dogmatique et n'ont visiblement rien compris à l'histoire. Le nez dans l'évidence, ils la nient toujours. Les faits ne mentent jamais. C'est ce que Mitterrand et les socialistes n'ont jamais voulu savoir. Et ils n'en convainquent allant jusqu'à nier qu'ils s'étaient opposés au vote des femmes dans les années 1920 et 1930, que De Gaulle avait permis la contraception (qu'ils avaient aussi refusé aux femmes) et que Giscard avait lancé la possibilité de l'avortement.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: La technique vue par un journaliste économique BASENAME: la-technique-vue-par-un-journaliste-economique DATE: Tue, 11 May 2021 06:42:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Pignoufferies de presse CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Tous les matins, un certain Dominique Seux sévit ver 07h45 sur France Inter. Ses chroniques vont de particulièrement intéressantes à totalement ineptes. Ce matin, nous avons été des petits gâtés, elle fut totalement inepte. Il était question de sécurité informatique, d'un pipe-line piraté par on ne sait qui aux États-Unis, de télétravail cible facile pour des pirates et de pandémie en général.

Mon cher Dominique, vous étiez totalement à côté du sujet et vous ne devriez parler que de ce que vous maîtrisez.

Les pirates informatiques existent depuis qu'existe l'informatique. Ils sont opportunistes et se sont développés avec elle. En revanche, ce ne sont pas forcément des flèches. La recrudescence des attaques actuelles n'est pas due à la massification de l'outil informatique, mais à son appauvrissement génétique déplorable. Elles sont aussi dues à la politique de Microsoft qui ne permet pas les mises à jours de systèmes anciens qui sont utilisés dans le milieu médical (il n'est pas rare de voir un équipement de radio, par exemple, ne fonctionner qu'avec Windows XP, j'en croise encore très régulièrement) et au fait que la sécurité informatique est toujours le parent pauvre (pourquoi les gens qui sont en télétravail n'auraient pas un simple VPN pour accéder aux serveurs de leur entreprise ?). Cela fait des années que les spécialistes alertent et prêchent dans le désert. Cela fait des années qu'ils alertent en disant que si le terrorisme international s'allie avec une bande de pirates, cela pourrait faire mal. Tant qu'il n'y aura pas une catastrophe d'ampleur, rien ne changera parce qu'il y a une raison financière derrière cela.

Lorsque j'ai débuté dans le métier de l'électronique, la conception d'un produit complexe passait par une étude poussée et on mettait en regard du cahier des charges des composants permettant d'atteindre le but recherché. Une fois que c'était fait, on attaquait la conception des cartes puis le code embarqué. Aujourd'hui, on fonctionne à l'envers. On passe directement du cahier des charges à l'écriture des programmes en utilisant des briques toutes faites, qu'il s'agisse de cartes électroniques, de systèmes d'exploitation ou de bibliothèques dont plus personne dans les équipes de développement ne connaît les limites. Et c'est aussi comme cela qu'on a des circuits électroniques qui fonctionnent à 98% du temps, qu'il faut régulièrement réinitialiser. Je ne me souviens pas avoir une seule fois redémarré mon premier ordinateur, un Goupil G3/6809 durant toute son existence.

Pour fixer les idées, il m'est arrivé à plusieurs reprises à remettre des projets sur les bons rails, projets qui étaient tous sur une mauvaise pente en raison d'une erreur de base, à savoir de mauvais choix en terme d'architecture ou de logiciel. Là où on aurait utilisé dans les années 1980 un microprocesseur 6502, un 6809 ou pour les plus joueurs un 8085 avec un peu de ROM et de RAM, il n'est pas rare de voir dégainer aujourd'hui une carte-mère avec un processeur x86 ou un ARM quelconque, un système Linux embarqué, beaucoup de Go de stockage, plusieurs Go de RAM et une machine virtuelle Java par dessus. Le développement n'est pas cher, on n'a plus besoin de personnes qualifiées pour écrire du code, mais simplement de gens sachant à peu près empiler des briques préexistante. Le résultat est dramatique.

Pourquoi ?

Le noyau Linux est devenu un truc horrible avec des failles de sécurité potentielles à tous les coins du code (en particulier, la gestion des modules est déplorable avec des pointeurs NULL un peu partout). Même chose pour le système d'exploitation dans son intégralité. Ces failles sont parfaitement documentées et il existe sur internet des bouts de code permettant de lancer ces attaques sans trop de difficulté. Une fois une faille identifiée, elle pourra être utilisée sur tous les appareils connectées à un réseau quelconque utilisant la même version du noyau Linux. Les attaques se propagent toutes seules et on arrive aujourd'hui à avoir des systèmes Linux compromis lorsqu'ils sont gérés par des administrateurs systèmes un peu légers.

Le simple fait d'avoir du code écrit à façon, ou le simple fait d'avoir des firmwares génétiquement différents (pour les objets connectés, il est possible d'utiliser FreeRTOS, QNX Contiki et bien d'autres systèmes comme des noyaux L4 par exemple) et des architectures matérielles différentes régleraient ce problème. En effet, les attaques n'ont de sens que si le bénéfice qu'un pirate en retire est supérieur à l'énergie qu'il doit mettre pour arriver à ses fins. Être contraint d'étudier tous les systèmes à attaquer assez finement pour en découvrir les failles en découragera plus d'un rapidement. En ce sens, le fait d'avoir la majorité des serveurs sous Linux avec une architecture x86 est un risque inconsidéré. Le fait d'avoir des objets connectés qui ne peuvent pas être mis à jour facilement en est un autre (exemple : les smartphones sous Android qui, passé un certain temps, ne sont plus mis à jour par les constructeurs).

Et c'est comme cela qu'on se retrouve avec des ransomwares un peu partout. C'est aussi comme ça qu'on se retrouve dans un réseau de banques dont je tairais le nom à effectuer des opérations sensibles sur des clefs USB depuis que le cœur du réseau fonctionnant auparavant sous OpenVMS a été migré sous Windows Server.

Il est déjà trop tard. plus l'écosystème informatique en général (voitures autonomes comprises) s'appauvrira, plus le risque de terrorisme numérique deviendra grand. Pour lutter contre cela, une seule solution, refaire de la conception à l'ancienne. Ces développements coûtent un peu plus cher, mais nous prémunirait contre ce genre d'attaques.

Pourtant, on ne peut pas vraiment dire qu'on en prenne le chemin.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Socialisme et philanthropie (forcée) BASENAME: socialisme-et-philanthropie-forcee DATE: Fri, 07 May 2021 08:52:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: La pikettrie du vendredi CATEGORY: Pignoufferies de presse TAGS: ----- BODY:

Cet article vaut à lui tout seul une nouvelle catégorie de papier que j'intitule bien volontiers la pikettrie du vendredi.

Thomas Piketty est un cuistre, c'est une histoire de famille. Malgré cela, force est de constater qu'on n'a malheureusement pas cassé le moule.

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Fig. 1 : preuve de la dégénérescence de fin de race

Ce matin, donc, se tenait comme tous les vendredis depuis le début de l'année sur Radio Paris France Inter un débat dispensable entre Dominique Seux des Échos — le journal, il ne s'agit pas d'un nobliau de province et Thomas Piketty, grand pourfendeur du capital à telle enseigne qu'il a tant truandé ses publications que cela commence à se voir.

J'écris que ces débats sont dispensables car Dominique Seux, qui est ce qu'il est, essaie d'argumenter face à un type pétri d'idéologie crasse qu'il veut appliquer à tout le monde sauf à lui. Pour s'en rendre compte, il suffit d'aller jeter se renseigner sur la vie de ce brave Thomas et ses publications. Et surtout ne pas oublier les critiques faites par ses pairs. Il y eut en particulier une vidéo d'une conférence sur Youtube où, face à ses pairs de Chicago (de mémoire, la vidéo a opportunément disparu), cet honnête économiste de salon se faisait chapitrer comme un collégien en étant contraint d'avouer qu'il avait un peu, un tout petit peu arrangé les faits et les statistiques selon son idéologie.

Bref, ce type est aussi économiste que je suis pape. Il surfe sur la vague sociale pour ne pas dire socialiste française et vit sur la bête en faisant un mal certain parce que le français moyen qui ne comprend rien à l'économie adhère facilement à ses solutions simplistes qui sont toutes résumées en une phrase simple : il n'y a pas assez d'état et pour qu'il y ait plus d'état, il faut encore plus d'impôts dans le pays qui est déjà le plus taxé au monde.

Jamais ce cuistre ne se pose la question de savoir pourquoi nous sommes économiquement en perte de vitesse constante depuis quarante ans. On ne change pas une équipe qui gagne et Piketty est un gagnant !

Ce matin, donc, ce sinistre individu a toujours ramené Dominique Seux à son employeur, un actionnaire milliardaire. Le moyen est mesquin, mais ça donne une idée de la déontologie de ce détestable individu qui vit pourtant aux frais de la princesse depuis toujours et qui n'a, lui, jamais produit un travail réellement productif. Qu'on ne me parle surtout pas des torchons qu'il publie, ils sont ineptes et ne peuvent abuser que les gens qui ne comprennent rien au sujet. Ce matin, alors que le sujet était le divorce du couple Gates et l'avenir de leur fondation, la seule chose qui l'intéressait était leur pognon. Il fallait les taxer plus.

Qu'on me comprenne bien, je ne prendrai pas la défense de Melinda et Bill Gates. Je considère que Bill Gates, technologiquement, a fait fortune en pillant l'informatique et en bridant les technologies. Je considère aussi que leur fondation philanthropique est une arme à double tranchant. Effectivement, il y a une action philanthropique, mais il y a aussi une vitrine publicitaire pour les outils Microsoft que l'on ne peut nier.

Cette fondation fait vivre directement 1600 employés et finance des programmes humanitaires un peu partout. Elle n'a jamais poussé dehors les états dans lesquels elle gère ces programmes. Elle s'est substituée à des états qui n'étaient pas capables de gérer ou de financer ces programmes et taxer les époux Gates bien plus aux États-Unis n'aurait rien arrangé pour les pays dans lesquels la fondation opère.

Par ailleurs, ce cuistre de Piketty n'a aucune idée des travaux d'un certain Laffer. Arthur Laffer qui sans doute n'a jamais lu ou compris la pensée complexe de Piketty est un économiste libéral américain, ce qui doit suffire à notre cher Thomas pour éviter de lire ses travaux pourtant anciens puisqu'il a aujourd'hui quatre-vingts printemps. Arthur Laffer est en particulier l'auteur de la courbe portant son nom et qui tente de montrer que « trop d'impôt tue l'impôt ». En effet, selon la courbe de Laffer, le rendement d'un impôt est relativement bas au-dessous d'un certain seuil mais baisse aussi au-delà d'un autre. Il faut donc un juste milieu pour qu'il soit efficace. Rendons toutefois à César ce qui revient à César. En effet, les premières études sur la relation entre le taux d'imposition et la croissance remontent au XIVe siècle avec les écrits d'Ibn Khaldoun. Adam Smith suggérait le phénomène en écrivant : « l'impôt peut entraver l'industrie du peuple et le détourner de s'adonner à certaines branches de commerce ou de travail ». Jean-Baptiste Say concluait qu'« un impôt exagéré détruit la base sur laquelle il porte ». L'économiste français poursuit en précisant : « par une raison contraire, une diminution d'impôt, en multipliant les jouissances du public, augmente les recettes du fisc et fait voir aux gouvernements ce qu'ils gagnent à être modérés. »

Nul n'étant prophète en son pays, Frédéric Bastiat qui n'avait malheureusement pas étudié correctement les écrits de Piketty écrivit : « si un impôt est graduellement et indéfiniment élevé, par cela même qu'à chaque degré d’élévation il restreint un peu plus la consommation ou la matière imposable, un moment arrive nécessairement où la moindre addition à la taxe diminue la recette. »

Laffer n'est donc que le dernier d'une longue série qui conclut toujours que l'augmentation d'impôt est contre-productive à partir d'une certaine pression fiscale. Tout le monde le sait, depuis longtemps, sauf Thomas Piketty, ce qui lui permet de risquer qu'il faut avant tout taxer au maximum le couple Gates pour que l'état (quel état d'ailleurs ?) gère pour eux leurs œuvres de bienfaisance, en rajoutant que la fondation existant, ils continueraient à la financer. Bien entendu.

C'est oublier que c'est justement parce que le taux d'imposition n'est pas délirant pour eux qu'ils financent cette fondation. C'est oublier aussi que c'est parce qu'ils financent une telle fondation que leur imposition est réduite. Mais Piketty n'est plus à une grossière approximation près.

Mon cher Thomas, vue ta compréhension de l'économie de base, il serait de bon goût de rembourser immédiatement tes études qui ont, je te le rappelle, été payées par les impôts de français. Faire autant d'études pour dire de telles conneries montre que leurs impôts ont été très mal utilisés.

De toute façon, ce pays est foutu. Il y a quelques années, je me suis entretenu avec une chinoise (ayant fait ses études en Chine) qui me disait que la France figurait dans les manuel d'histoire et de géographie comme le seul pays communiste d'Europe de l'ouest. Il y a quelque jours, une chinoise vivant à Paris l'a déclaré dans le magazine d'Arte 28". Écoutez bien la réaction des journalistes.

[video:203]

Fig. 2 : émission du 4 mai 2021 (extrait)

Il n'y a rien à rajouter.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Histoires de pneumatiques BASENAME: histoires-de-pneumatiques DATE: Mon, 19 Apr 2021 08:53:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Haines ordinaires CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

J'ai dû changer les pneus avant d'un tracteur Massey-Ferguson 825, un vénérable petit tracteur de 1961 me permettant de passer le gyrobroyeur sur une grande partie de mon terrain. Il y a quelque temps que je savais que je devais les changer, mais j'ai toujours procrastiné, ce tracteur n'allant que très rarement sur la route. Or la semaine passée, je me suis aperçu en voulant passer le gyro que le pneu avant gauche était à plat. Je me suis donc convaincu qu'il était temps de changer les pneus du train avant.

J'ai alors commandé des pneus agricoles. Vue l'utilisation de l'engin, j'ai considéré que des pneus à carcasse diagonale de type BKT 8181 en 16*5.50 seraient amplement suffisants. Il s'agit de pneus indiens, mais je ne risque pas le tête-à-queue avec ce genre de véhicule. J'ai acheté cela avec les chambres à air correspondantes.

J'attaque la roue avant gauche. Le vieux pneu, un Dunlop antédiluvien, n'oppose au démontage qu'une résistance tout à fait symbolique aux démonte-pneus. Je vais pour remonter le nouveau pneu et là, une fois le pneu monté, je m'aperçois que la chambre à air est percée ! Naturellement, j'ai bien veillé à ne pas pincer la chambre à air au montage. Je redémonte et, un coup de rustine plus tard, remonte le pneu qui va prendre place sur la fusée avant gauche en râlant copieusement parce que remonter une roue sur une fusée folle est un combat de tous les instants. Mais la roue finit par être en place et serrée.

Au tour de la roue avant droite qui portait un antique pneu d'origine Firestone. Je m'aperçois que la chambre à air était elle aussi poreuse. Mais, malgré une pression faible, ce peu n'était pas déformé. Par endroit le caoutchouc laissait voir la trame. Bref, ce pneu était en sale état et l'absence de déformation aurait dû me mettre la puce à l'oreille.

Roue sur le sol, j'essaie de désolidariser le pneu de la jante. Impossible avec les démonte-pneus. Je saute dessus avec des chaussures de sécurité, rien à faire. Je réussi à les décoller avec des coups de masse ! Le pneu n'était pas monté à la graisse à pneu mais à la colle de type colle néoprène ou approchante ! Qu'à cela ne tienne, la jante est maintenant désolidarisé du pneu et j'essaie de sortir la chambre à air. Problème : une chambre à air, même crevée, contient toujours de l'air à la pression atmosphérique et ce fichu pneu est tellement rigide qu'il m'est impossible de la sortir, il n'y a pas la place et la résistance est tellement forte que je me pince un certain nombre de fois les doigts jusqu'au sang. Poreuse pour crevée, je la perce avec un clou pour tenter de la vider au maximum et pouvoir la tirer entre la jante et le pneu. Peine perdue, même avec une pince, je n'arrive qu'à la déchirer.

Une seule solution : attaquer ce pneu à la scie puisque je n'arrive pas à sortir la chambre et qu'il est impossible de faire passer la jante avec la chambre. Là, je comprends pourquoi ce pneu est aussi rigide. Il ne contient pas de tresse métallique comme certains pneus, mais des fils d'acier de pas loin de 1 mm chacun, tressés entre eux. La scie égoïne ne sera d'aucun secours, il faut attaquer à la scie à métaux. Et je ne sais pas si quelqu'un d'entre vous a déjà attaqué un pneu de grandes dimensions à la scie à métaux en prenant garde de ne pas attaquer la jante. Il y a le problème de la matière, la scie à métaux m'aimant pas attaquer le caoutchouc et celui consistant à ne pas attaquer la jante, parce que pour le coup, la scie à métaux se retrouve dans ce qu'elle sait faire.

Quelques longues dizaines de minutes plus tard, le pneu est coupé et je peux enfin l'ouvrir pour le retirer de la jante. Je comprends alors pourquoi je n'avais pas pu retirer la chambre à air. La personne qui l'avait montée l'avait aussi mise à l'envers et pour ne pas que la valve se débine dans la jante avait, plutôt que de la replacer à l'endroit, décidé de la coller ! Maintenant, il faut retirer les résidus de colle. Résidus enlevés, le nouveau pneu est remonté en une dizaine de minutes.

J'oublie de préciser que ce pneu Firestone a eu une existence sans doute bien remplie puisqu'il fut monté vraisemblablement d'occasion sur ce tracteur. Son code date indique qu'il a été fabriqué en janvier 1959. Je n'avais encore jamais changer un pneu de 62 ans d'âge. Je ne suis pas sûr que les BKT tiennent aussi longtemps.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Pénurie BASENAME: penurie DATE: Sat, 10 Apr 2021 08:40:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Je hais les financiers TAGS: ----- BODY:

Il ne vous a sans doute pas échappé que nous traversons actuellement une crise sanitaire. Je ne vais pas vous entretenir ici de la gestion de cette crise, il y aurait beaucoup trop à écrire. Je considère pour ma part qu'elle est gérée à la va-comme-je-te-pousse, de manière à rassurer l'électeur moyen si tant est qu'il existe, mais absolument pas froidement, rationnellement, scientifiquement. Contrairement à la politique, la science est froide. Voir aujourd'hui tous les responsables politiques du mode entier se ruer sur les vaccins alors qu'on a une petite idée de l'efficacité à long terme de la vaccination sur des pathogènes relativement stables grâce au recul que l'on a aujourd'hui sur un vaccin aussi courant que celui contre la rougeole qui a permis en soixante ans de faire émerger des cas graves chez l'adulte montre une gesticulation des plus pathétiques. Nous ne nous sortirons pas de cette crise grâce à un vaccin sauf si la chance est de notre côté. Le seul moyen de nous en sortir est de trouver un traitement curatif pour éviter les cas graves. Pour deux raisons : on ne vaccine pas contre une maladie aussi peu mortelle et aussi contagieuse car la pression sélective sur le virus ne permettra que de faire émerger des résistances au vaccin, ce qui du reste est déjà le cas. La seconde raison est qu'il n'y a aujourd'hui qu'une seule maladie qui a été éradiquée grâce à la vaccination, la variole, et il a fallu deux siècles pour cela. La vaccination n'est donc qu'une course à l'échalote et il faudra repasser dans les centres très régulièrement pour une efficacité toute relative. Les laboratoires eux-mêmes indiquent qu'ils ne sont pas bien sûrs que leurs produits évitent d'attraper le mal ou de le transmettre, simplement qu'ils permettent d'éviter de déclarer une forme grave. Notez bien qu'on ne peut même pas compter sur les températures pour améliorer les choses vu ce qu'il se passe actuellement en Afrique où, malgré des températures clémentes, le virus circule avec une déconcertante désinvolture. Remarquez bien, chez nous, alors que le ministricule de l'éducation nationale trouvait encore le moyen de pérorer sur les établissements scolaires qui ne seraient pas des foyers d'infection juste avant leurs fermetures, le retour des tests d'un lycée parisien où travaille une amie de mon épouse ont montré que 60% des lycéens étaient porteurs du virus. Pas des anticorps, non, du virus.

Ce matin, je veux vous parler d'une conséquence de cette crise. Je travaille dans la conception électronique. À ce titre, j'ai besoin de composants en petites quantités, typiquement entre 10 et 500 pièces, j'évite de stocker plus que cela. J'ai naturellement un fonds de composants dans lequel je puise, mais il faut de temps en temps que je remplisse mes armoires. Depuis quelques mois, c'est devenu de plus en plus difficile, même pour des composants de base. L'an passé, le transistor à effet de champ PF5102 a été déclaré obsolète. Très bien, il est possible de le remplacer par le J112. J'en ai acheté une centaine et je suis arrivé en début d'année au fond du tiroir. J'ai tenté d'en racheter quelques uns. Rupture de stock partout. Ce composant qui coûte normalement une vingtaine de centimes était annoncé au pris de 4,50€ HT pour une disponibilité à 366 jours (comprendre supérieure à un an sans date précise). J'ai heureusement réussi à attraper un paquet de 50 pièces, le dernier et tout à fait par hasard, chez Radiospares. Problème réglé, au moins pour un temps.

Hier, j'ai dû refaire un stock de composants passifs. Des inductances classiques sont annoncées pour le mois de septembre. Des diodes aussi triviales qu'une 1N5822 et que je touchais l'an passé pour 20 centimes sont maintenant à plus de 4€ HT (celles qui étaient indiquées au prix habituel ne sont plus en stock, j'ai appelé le cataloguiste). Même des boutons poussoir des plus standard sont en rupture de stock. Il m'en fallait une vingtaine, j'ai réussi à en trouver quatre ! Quant aux composants plus complexes, je préfère ne pas en parler. Les modules GNSS Ubox sont actuellement indiqués en fin de vie chez Digikey par exemple mais heureusement en nouveauté chez Mouser. Il faut donc constater que la production de ces composants, généralement faite dans des pays asiatiques, n'est pas au niveau de celle d'avant la crise sanitaire. Par ailleurs, les composants que j'utilise pour prototyper ne sont pas ceux qui sont utilisés dans les équipements grand public, donc l'argument des chinois qui feraient des stocks ne tient pas. La simple observation des faits montre que toute la production est désorganisée. L'usine de fabrication des composants ne doit sans doute pas avoir de matières premières, quant à l'usine de matières premières, elle doit sans aucun doute avoir un autre problème à résoudre qui fait qu'elle ne peut produire correctement.

Et cela ne s'arrête pas aux composants. Je travaille depuis des années avec un sous-traitant qui me fabrique mes circuits électroniques. J'en ai testé plus d'un, je reste fidèle à SafePCB pour plusieurs raisons. D'une part il y a un bureau en France et s'il ne s'agit pas du sous-traitant le moins cher sur le marché, il s'occupe de l'importation et grave exactement ce que je lui demande, stackup compris. D'autre part, si la fabrication est chinoise, il y a un service technique qui est capable de vous appeler lorsqu'il y a ce qu'il semble être une erreur sur un circuit. La qualité est au rendez-vous et comme le dit l'adage, le prix s'oublie, la qualité reste. Ce sont les seuls que j'ai pu tester qui sont capable de produire des cartes en six ou huit couches au 1/8 mm en trous traversants avec des trous au milieu des pastilles. D'autres fabricants testés m'ont produit des cartes qui sont dans mon petit musée des horreurs. J'ai donc commandé chez eux la semaine passée des circuits de test pour un client avec un délai de huit jours ouvrés sortie d'usine. Je les ai eu en quatre, livrés à mon bureau. En d'autres termes, l'entreprise en question tourne à vide aujourd'hui, ce qui devrait être un signal fort.

Je ne sais ni quand ni comment nous sortirons de cette crise, mais la réorganisation risque d'être violente, qu'il s'agisse du plan économique ou du plan social. Préparez-vous. Achetez une maison à la campagne avec un lopin de terre pour avoir un potager, des poules et des lapins, non pas pour quitter les villes en période de confinement, mais pour voir un peu plus loin que cela parce que ça va tanguer. Entre les entreprises du secteur aérien qui licencient à tour de bras — et ce n'est que le début —, le secteur automobile qui va au tapis — nous avons en France les écologistes les plus bêtes du monde qui sont incapables de faire la différence entre le pétrole fossile et le pétrole de synthèse contrairement aux écologistes allemands par exemple — et tous les emplois aujourd'hui subventionnés par l'état pour éviter de voir le chômage bondir mais qu'il faudra payer d'une manière ou d'une autre par nos impôts, nous ne sommes pas encore réellement entrés dans la crise. Vous ne voyez aujourd'hui que la partie émergée de l'iceberg, à savoir le confinement, le chômage partiel que vous avez aimés. Vous adorerez la partie immergée ! Si en plus nous ne pouvons plus acheter les produits de base qu'on ne fabrique plus chez nous, nous aurons beaucoup de mal à nous en sortir.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Grandeur et décadence BASENAME: grandeur-et-decadence-2 DATE: Thu, 25 Mar 2021 17:24:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Haines ordinaires CATEGORY: Je hais les marketeux TAGS: ----- BODY:

Je viens de claquer une poignée de modules LoRa Lambda62. À 14 € HT pièce, ça commence à faire mal. Je ne me suis pas obstiné, non, j'ai relu la documentation bien attentivement entre chaque essai, jusqu'au moment où, de guerre lasse, j'ai contacté le fabricant.

J'avais un datasheet en version 2. Effectivement, j'avais noté une subtile différence pour ne pas dire une incohérence entre le texte dans ce qui pourrait être de l'Anglais et le schéma du module. Quitte à choisir, j'ai considéré qu'il y avait moins de chance que le schéma soit erroné. Erreur.

Après avoir râlé sur ce point avec le support technique du fabricant, celui-ci m'envoie un datasheet en version 5, puis en version 6. Cette fois-ci, le schéma n'est plus tout à fait le même.

Notez bien que ce module utilise d'après son datasheet un commutateur radio-fréquence de référence PE4259. Ce composant peut se commander de deux manières différentes. Le datasheet du module Lambda62 ne propose que la manière la plus tordue. Pour éviter de claquer d'autres modules et surtout de graver des circuits pour rien, j'ai demandé au support technique un avis sur ce point. Silence radio (si j'ose dire). J'ai donc attaqué à nouveau ce matin. C'est mon côté roquet.

J'ai obtenu la réponse suivante :

Good afternoon, The PE4259 is not the antenna switch that is used in the LAMBDA modules. It’s an AS213-92LF and the only way to use 1 I/O to operate the switch would be to use a transistor circuit to invert the signal to one of the IC inputs.

If you have any further questions please do not hesitate to contact us.

Comment dire ? Si je comprends bien, après la discussion que nous avons eu il y a plus de quinze jours, deux nouvelles versions
du datasheet ont été produites et le schéma électronique du module ne correspond toujours pas au circuit réel. Je me suis donc fendu d'un mail à peine aimable dans lequel je ne m'étonnais pas d'avoir détruit plusieurs modules. Et que croyez-vous que j'ai obtenu comme réponse ?

Hi, I have passed your comments to our marketing team regarding the schematic in the datasheet.If you have any further questions please do not hesitate to contact us.

Sans commentaire.

Je passe sous silence le fait qu'il n'y a aucune raison pour que ce signal, généré par le module, passe par un circuit externe pour retourner sur le module. En effet, ce signal est généré par le processeur radio intégré dans ce module qui, lui seul, sait s'il est en train d'émettre ou s'il est en attente de réception.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Escrologisme BASENAME: escrologisme DATE: Sat, 12 Dec 2020 13:43:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Pignoufferies de presse CATEGORY: Je hais les écolos TAGS: ----- BODY:

Je viens d'entendre pas plus tard qu'il y a une heure des énormités au sujet du réchauffement climatique. Je passe sous silence les hénaurmités habituelles, il y a eu largement pire cette fois-ci et, j'avoue, je ne l'avais pas vu venir. En règle général, je vois les grotesques disciples gretaesques venir avec leurs gros sabots de non-comprenants, mais là, j'ai été surpris.

Une espèce de jeune blanc bec de vingt-et-un ans causait dans le poste, interrogé qu'il était par un journaliste de Radiofrance. Dire que l'on paie des gens pour cela me déprime ou me révolte, c'est selon, surtout qu'on les paie grâce à nos impôts. L'espèce de jeune militant pour le climat (sic) en question a trouvé le moyen de dire qu'il fallait protéger les océans parce qu'ils étaient responsables de la moitié de l'oxygène produit quotidiennement. Jusque-là, rien à redire. Mais il a rajouté qu'il fallait donc protéger les virus qui barbotent dans les océans parce que ce sont eux qui font la photosynthèse.

Alors là, mon grand, je te conseille d'ouvrir un manuel de leçons de choses parce qu'un virus, ce n'est même pas tout à fait vivant. Un virus, c'est une capside contenant un génome sous la forme d'ADN ou d'ARN et qui est bien incapable de faire quoi que ce soit. Il doit infecter, c'est-à-dire parasiter une cellule pour utiliser les organites à son profit et se reproduire. Il ne consomme aucune énergie, il n'a aucune interaction avec l'extérieur si l'on excepte son hôte. Aucun virus sur terre n'a jamais synthétisé le moindre sucre en consommant du dioxyde de carbone et en rejetant de l'oxygène. Ou alors s'il en existe un, qu'on me le montre, que je vois la gueule qu'il a ! Au lieu de militer pour le climat, tu aurais dû ne pas sécher les cours de sciences naturelles. Qu'un imbécile ne comprenant rien parce qu'il sort de l'Éducation Nationale (voir la dernière enquête PISA où nous sommes bons derniers en sciences, ce qui permet de faire croire n'importe quoi aux jeunes générations !), passons. Mais qu'un journaliste sachant a priori journaliser ne reprenne pas une telle erreur est sidérant. Ça donne une bonne idée du niveau intellectuel ou du niveau de connaissances générales du journaliste moyen de la maison ronde sans laquelle nous n'aurions pas d'émissions de qualité.

Je comprends mieux le discours alarmiste indiquant que la terre se réchauffe parce qu'on a mesuré 38°C en Sibérie cette année. Surtout comme me disait mon épouse que les enseignants ont l'interdiction d'étudier les différents climats et les courbes associées en cours de géographie. La Sibérie, pour les imbéciles et les écologistes de salon possède un climat continental sur sa plus grande partie (ouest et centre). Sur sa partie orientale, il s'agit plus d'un climat océanique mais d'une côte est, donc soumis aux flux arctiques. Il fait donc, sur la partie soumise à un climat continental, très froid en hiver et très chaud en été. La température dépasse fréquemment les 35°C. Une mesure à 38°C ne signifie donc rien, sauf pour les cerveaux formatés des gens qui se figurent que la Sibérie est un grand désert de glace sous prétexte qu'en hiver, on y gèle parfaitement bien avec des températures pouvant descendre à -70°C.

Mais le message d'un inculte est passé sur les ondes pour frapper d'autres incultes. Cette époque me navre.

Le journaliste aurait pourtant pu dire que malgré l'arrêt de l'économie cette année durant plusieurs mois, l'accumulation de CO2 n'a été que 7% plus faible que l'an passé, ce qui prouve exactement ce que disent les scientifiques travaillant sur le sujet, à savoir que 95% du CO2 accumulé tous les ans n'est pas d'origine anthropique. Je sais, ce discours n'est pas audible. Et lorsqu'il l'est arrive un second problème. En effet, une fois que l'on a constaté cela, on voit assez rapidement que la seule explication cohérente avec les observations est que la température moyenne provoque une augmentation de la concentration de CO2 et non le contraire. Il y a plein d'explications à cela dont un équilibre océanique avec des pressions partielles de gaz, je ne vais pas entrer dans les détails. Ce n'est pas vendeur, pas taxable, ça ne va pas dans le sens de la doxa officielle. Mais il va falloir s'y faire.

Dernière chose, avant de m'insulter en me traitant de climato-sceptique, merci de prendre en considération que je ne suis pas en train de dire qu'il faut polluer à tout va, bien au contraire. Que l'on commence à consommer ce qui est indispensable, que l'on maîtrise la consommation d'énergie. Mais qu'on le fasse scientifiquement, c'est-à-dire pas avec des véhicules électriques qui ont un rendement de 10 à 15% pour les meilleurs (entre la source primaire et la roue) ou des véhicules à hydrogène qui sont une lubie délirante (il faut produire l'hydrogène, le compresser et le stocker, ce qui n'est pas une mince affaire). C'est-à-dire par en fermant des centrales nucléaires qui n'émettent quasiment pas de gaz à effet de serre pour les remplacer par des champs d'éoliennes qui doivent être adossées à des centrales thermiques dans le rapport de 1 à 1 (pour garantir l'intermittence et le fréquence du réseau).

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Mon, 14 Dec 2020 07:05:05 +0000 URL:

Très certes. Je n’ai râlé que sur ce point, mais le reste était à l’envi. Toujours les mêmes à-peu-près, toujours les mêmes poncifs destinés à faire peur et à toucher l’émotionnel. Pas plus tard que ce matin, tiens, on causait dans le poste d’un cimetière de Londres qui se dégrade, la faute au méchant réchauffement climatique parce que des arbres de 300 ans dépérissaient. Bien, très bien. Sauf qu’on oublie qu’il y a 300 ans, les arbres qui en avaient déjà 300 dépérissaient parce le climat s’était alors refroidi.

Dès qu’on parle climat, on est dans l’affect, dans l’émotion. Et les rapports à destination des politiques du GIEC ne fait rien d’autre.

----- COMMENT: AUTHOR: rico DATE: Mon, 14 Dec 2020 06:52:40 +0000 URL:

Bonjour Grincheux, Juste une toute petite précision : s’il est possible que le journaliste ait un faible niveau intellectuel, le fait qu’il ne souligne pas l’erreur ne démontre que son incompétence en biologie. Ne tirons pas sur les ambulances ;)

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Branquignoles BASENAME: branquignoles DATE: Mon, 02 Nov 2020 09:40:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Mauvaise humeur TAGS: ----- BODY:

Cela n'a pu vous échapper, nous sommes à nouveau confinés. Et nous le sommes parce que pas un seul gouvernement n'a le courage d"imposer les mesures qui, justement, devraient s'imposer à nous, à savoir confinement généralisé de la population mondiale durant un mois, sans autre dérogation que d'aller aux services d'urgences hospitalières quel qu'en soit le motif à partir du moment où il s'agit bien d'urgence, et les courses de première nécessité façon drive avec les super et hypermarchés fermés comme les autres magasins. Le confinement actuel est une vaste blague et ne servira pas à grand'chose car, même s'il a une petite efficacité, gageons que sans un traitement curatif, nous serons reconfinés une troisième fois, voire une quatrième. Je parle bien de traitement curatif puisqu'il est désormais acquis que l'immunité à ce virus ne tient pas dans le temps.

Mais préoccupons-nous de notre pseudo-confinement actuel. Nous avons la joie de devoir à nouveau remplir des autorisations de déplacement. Ce matin, je me suis battu durant une demi-heure avec le site officiel et mon navigateur pour avoir cette fichue attestation et pouvoir descendre au village. Une demi-heure ! Les champs étaient bien remplis mais rien ne se passait lorsque j'appuyais sur l'énorme bouton bleu « générer le PDF ». J'ai laissé tomber Seamonkey et je suis passé par Chromium qui semblait un peu mieux fonctionner. Je précise à toutes fins utiles que mon Seamonkey est parfaitement à jour et s'annonce comme Firefox. Passons.

Ou plutôt non, ne passons pas. Cette page est un truc infâme contenant un bout de code JavaScript. Hier, lorsque j'ai téléchargé ce script, j'ai obtenu ceci:

(function() { var z="";var b="766172205f3078323336313d5b275c7837375c7833365c7837
305c7833315c7834355c7836625c7834395c7834315c7837375c7836665c7837335c783364272c27
5c7836325c7837615c7835345c7834345c7836385c7835315c7836615c7834345c7837365c783633
5c7834665c7833325c7835355c7837335c7834665c7832665c7836325c7833385c7834665c783661
5c7837375c7836365c7834345c7837365c7833385c7834625c7837325c7837375c7836665c783266
5c7834345c7833375c7834355c7836665c7836365c7837335c7834665c7833305c7835305c783534
...
2c20275c7837335c7835335c7832345c78323927295d285f30783531343339625b5f307831323336
28273078313665272c20275c7835365c7832385c7837315c78343127295d29293b7d66696e616c6c
797b6966285f3078313132623732295f30783538663239655b5f3078313233362827307831366627
2c20275c7834635c7836355c7834645c78346527295d3d5f30783131326237323b7d7d2829293b";
eval((function(){for (var i=0;i<b.length;i+=2){z+=String.fromCharCode(parseInt(b
.substring(i,i+2),16));} return z;})());})();

Vous ne rêvez pas, il y a des branquignoles quelque part qui s'imaginent que personne ne peut aller voir dans ce blob ce qui est fait. Pour la petite histoire, le code JavaScript est interprété dans votre navigateur, donc fini toujours en clair quelque part. Un petit coup de node.js nous donne quelques informations:

hilbert:[~/qrcode] > node qr.js
var _0x2361=['\x77\x36\x70\x31\x45\x6b\x49\x41\x77\x6f\x73\x3d','\x62\x7a\x54\x4
4\x68\x51\x6f\x66\x73\x4f\x30\x50\x54\x66\x44\x76\x38\x4b\x72\x77\x6f\x2f\x44\x6
9\x4d\x4f\x5a\x44\x76\x63\x4f\x32\x55\x73\x4f\x2f\x62\x38\x4f\x6a\x77\x37\x45\x6
...
43\x6f\x64\x65'](0xff&_0x21f3d7>>(-0x2*_0x4f9997&0x6)):0x0){_0x52464d=_0x31a35c[
'\x69\x6e\x64\x65\x78\x4f\x66'](_0x52464d);}return _0x15ff69;});}());var _0x533c
b4=function(_0x5a5b7c,_0x413260){var _0x546290=[],_0x404c61=0x0,_0x2718b4,_0x1d3
458='',_0x9e7132='';_0x5a5b7c=atob(_0x5a5b7c);for(var _0x3afd5c=0x0,_0x43996e=_0
...
1236('0x16a', '\x6b\x65\x6e\x33')]=_0x4e55fd[_0x1236('0x16b', '\x48\x37\x40\x74'
)](_0x1236('0x16c', '\x75\x64\x40\x47'),_0x13f431[_0x1236('0x16d', '\x73\x53\x24
\x29')](_0x51439b[_0x1236('0x16e', '\x56\x28\x71\x41')]));}finally{if(_0x112b72)
_0x58f29e[_0x1236('0x16f', '\x4c\x65\x4d\x4e')]=_0x112b72;}}());

Vous ne rêvez pas, il y a de l'obfuscation dans l'obfuscation.

Ce matin 2 novembre 2020, la même page nous donne directement:

parcelRequire=function(e,r,t,n){var i,o="function"==typeof parcelRequire&&parcel
Require,u="function"==typeof require&&require;function f(t,n){if(!r[t]){if(!e[t]
){var i="function"==typeof parcelRequire&&parcelRequire;if(!n&&i)return i(t,!0);
if(o)return o(t,!0);if(u&&"string"==typeof t)return u(t);var c=new Error("Cannot
find module '"+t+"'");throw c.code="MODULE_NOT_FOUND",c}p.resolve=function(r){r
eturn e[t][1][r]||r},p.cache={};var l=r[t]=new f.Module(t);e[t][0].call(l.export
s,p,l,l.exports,this)}return r[t].exports;function p(e){return f(p.resolve(e))}}
f.isParcelRequire=!0,f.Module=function(e){this.id=e,this.bundle=f,this.exports={
}},f.modules=e,f.cache=r,f.parent=o,f.register=function(r,t){e[r]=[function(e,r)
{r.exports=t},{}]};for(var c=0;c<t.length;c++)try{f(t[c])}catch(e){i||(i=e)}if(t
.length){var l=f(t[t.length-1]);"object"==typeof exports&&"undefined"!=typeof mo
dule?module.exports=l:"function"==typeof define&&define.amd?define(function(){re
turn l}):n&&(this[n]=l)}if(parcelRequire=f,i)throw i;return f}({"y3A0":[function
...
"./form":"oVPx"}]},{},["d6sW"], null)

Tiens donc ? Un bout de code qui n'est plus chiffré et qui, vraisemblablement, n'est plus le même que celui que j'ai pu voir hier soir. Comme sur la page officielle figure un petit encart indiquant ceci:

Le code source de ce service est consultable sur GitHub.

Je suis allé consulter la page et j'ai même pris la peine de télécharger l'outil en question pour voir jusqu'où on allait se moquer de moi. Je n'ai pas été déçu parce que je ne retrouve pas le code téléchargé ce matin depuis la page officielle dans le code disponible sur GitHub. C'est assez étrange.

Une autre chose me dérange. Le gouvernement indique un peu partout — mais notez-le bien sur aucun site officiel du gouvernement à l'heure où j'écris ces lignes — qu'aucune donnée n'est collectée. Je cite par exemple :

Quid des données personnelles ?

Le Ministère de l'Intérieur indique sur son site que le générateur d'attestation ne stocke aucune donnée personnelle, ce qui semble être corroboré par les analyses du code du formulaire. L'attestation est générée en format PDF accompagnée d'un QR Code qui pourra être scanné par les forces de l'ordre lors d'un contrôle. Ce code contient toutes les informations que vous avez renseignées via le formulaire, il permet à la police de respecter les gestes barrière, cela leur évite d'avoir à s'approcher des personnes en cas de contrôle ou de toucher leurs smartphones (au cas où il faudrait zoomer sur l'attestation par exemple).

(source).

Certes, le JavaScript que j'ai pu consulter ne semble pas enregistrer de données. Mais le code ayant changé entre hier et aujourd'hui, qu'en sera-t-il demain ?

Je me suis penché sur le qr-code généré par mon attestation de ce matin. Je peux le lire sans problème et générer un qr-code strictement identique grâce à la ligne de commande suivante :

hilbert:[~/qrcode] > cat qr_attestation.sh 
qrencode -o covid.png "Cree le: `date +%d/%m/%Y` a 07h00;$(printf '\r\n\r\n')Nom: GRINCHEUX; \
$(printf '\r\n\r\n')Prenom: Le;$(printf '\r\n\r\n')Naissance:01/10/1942 à Chilleurs-au-bois; \
$(printf '\r\n\r\n')Adresse: 45, route de Parmonts, 01100 Éparvaux;$(printf '\r\n\r\n')Sortie:\
`date +%d/%m/%Y` a 08:00;$(printf '\r\n\r\n')Motifs: travail"
# motifs courses famille

Il n'existe aucun moyen d'authentifier ce qr-code qui n'est ni chiffré ni signé par une clef asymétrique. Donc, si j'en crois la description de l'application de vérification fournie à nos forces de l'ordre qui indique dans ses fonctionnalités :

CovidReader est capable de détecter toute attestation falsifiée, c’est-à-dire qui n’aurait pas été générée par le site du ministère de l’Intérieur. À ce moment-là, une alerte rouge met en évidence le faux document.

Ainsi, une application qui n'a accès à aucun système d'authentification dans le qr-code est capable sans que le serveur distant n'ait gardé trace des informations, de garantir que le qr-code a été généré sur la plate-forme officielle. Pour ce faire, sans autre moyen technique, il faut a minima que cette plate-forme ait conservé une somme de hashage des données voire les données complètes.

J'ai alors repris le code fonctionnant sur le site officiel ce matin à 9h30, rien ne permet de générer ne serait-ce qu'une somme de hashage.

Aussi y a-t-il plusieurs informations à tirer :

  1. si l'application CovidReader est capable de trier les qr-codes générés par la page officielle et ceux générés ailleurs alors que ces qr-codes ne contiennent aucune signature numérique, le gouvernement joue sur les mots en disant qu'il ne garde aucune trace des données. Effectivement, les données ne sont peut-être pas conservées telles quelles, mais il faut néanmoins en garder au moins une trace sous la forme de somme de hashage ;
  2. les développeurs de l'application sont des branquignoles car il est nettement plus simple de signer numériquement le qr-code par une clef asymétrique. Si le cahier des charges ne le contient pas, c'est au prestataire d'aiguiller son client vers ce qui peut se faire techniquement parlant en répondant au cahier des charges. Cela permettrait aux forces de l'ordre un contrôle en évitant toute requête sur un serveur distant. Visiblement, la cryptographie n'est pas dans leurs domaines de compétence ou, pire, ils ne sont pas là pour fournir un produit qui réponde au besoin, simplement pour facturer le maximum en se retranchant derrière les inepties d'un cahier de charges griffonné entre la poire et le fromage par un énarque à la cantine de Matignon ;
  3. le code disponible sur github ce matin n'est pas un code permettant de valider le qr-code généré puisque, dans les faits, il ne sauvegarde strictement rien et n'effectue aucun calcul de somme de hashage. Il n'y a même pas de moyen de connexion à une quelconque base de données ;
  4. le code fonctionnant sur le générateur officiel a changé en moins de vingt-quatre heures et ne peut être celui fourni sur github sauf à ce que l'application CovidReader ne puisse authentifier les qr-codes.

Dire qu'après cela notre cher gouvernement s'étonne encore que plus personne ne le croit alors qu'il nous prend ouvertement pour des imbéciles… J'aimerais à ce propos bien entendre les arguments bafouillés de la CNIL sur ce sujet précis.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Syndrome de Stockholm, exemple BASENAME: syndrome-de-stockholm-exemple DATE: Fri, 30 Oct 2020 10:19:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Pignoufferies de presse CATEGORY: Je hais les politiciens TAGS: ----- BODY:

Ce matin, j'écoutais Radio Paris — je parle de Radio Paris depuis que ce poste sert une certaine propagande, mais je l'écoute encore parce que les autres me hérissent encore plus le dessous de poil ! — et je suis tombé entre le café et les tartines sur la chronique du très dispensable Pierre Haski.

Je n'ai rien a priori contre ce monsieur qui est très certainement respectable, mais il y a des choses qu'on ne peut pas dire surtout lorsqu'on se targue d'être journaliste, qui plus est, responsable d'une rubrique géopolitique à une heure de grande écoute. Ce monsieur prétend que, je cite, il serait tentant, mais faux, de lire l'actualité tragique actuelle comme la confirmation du choc de civilisations de Samuel Huntington. Il prétend aussi que la solution n'est pas l'exclusion des musulmans mais l'inclusion.

Cette chronique dégouline de bons sentiments, faisant fi du paradigme de pensée islamique et donc, en conséquence, de celui des musulmans du monde entier qu'ils soient croyants, pratiquants, athées ou mécréants.

Ce monsieur oublie que l'islam est une religion de soumission d'un peuple à un dieu et que l'homme est soumis à dieu qu'il soit croyant ou non. C'est d'ailleurs par ce principe de soumission que certains djihadistes justifient l'assassinat des mécréants qui sont ceux qui ne se soumettent pas à dieu même s'il est écrit dans le Qu'ran que le juif, le chrétien et le sabéen auront leur salaire auprès de dieu.

C'est ce principe de soumission qui fait qu'en terre musulmane, il n'existe que de très rares lieux de culte non musulmans. C'est ce même principe qui fait que les habitants des terres musulmanes récitent leurs cinq prières par jour et se conforment aux préceptes de la charriah sans broncher alors qu'il n'y a pas plus de croyants en Arabie Séoudite qu'il y a de pratiquants catholiques chez nous. Je parle de croyants pour les premiers et de pratiquants pour les seconds parce que le fait de pratiquer l'islam n'est pas une adhésion à la foi musulmane mais une stricte obligation car il n'y a aucune différence entre la règle et le siècle. Et c'est pour cette raison que l'immense majorité des musulmans du monde entier s'est levée contre la France en 2004 et 2005 lors de la préparation puis l'adoption de la loi contre les signes religieux à l'école.

Prétendre que les musulmans du monde entier sont les premières victimes des terroristes est à la fois juste et irrémédiablement faux. Les terroristes islamistes sont une partie congrue des musulmans, mais l'immense majorité des musulmans laisse faire. A-t-on vu une manifestation en pays musulman déplorer les attentats en France ou contre les représentations françaises ? Et il y en a eu hier : trois personnes dans une basilique à Nice, il a failli y en avoir à Avignon, il aurait pu y en avoir à Vienne où cent cinquante turcs ont voulu s'attaquer à des arméniens… Il y a même eu un pauvre vigile autochtone donc musulman qui a été sauvagement agressé par qu'il ne faisait que travailler indirectement pour le consulat général de Djeddah ! Des tentatives, il y en a tous les jours. Heureusement pour nous, il y a aussi beaucoup d'échecs.

Est-ce que les musulmans de France se lèvent contre cela ? Pas vraiment. Quant à leurs instances représentatives, mieux vaut ne pas en parler. Ou plutôt, parlons-en. Quand le président du CFCM Mohammed Moussaoui prétend qu'il faut, sous prétexte de fraternité, limiter les caricatures en France, c'est tout de même un appel à la charriah sous prétexte de fraternité. Celui-ci est revenu tardivement sur ses déclarations, mais il n'en reste pas que cette idée représente la pensée profonde d'une grande partie des musulmans de France et, d'ailleurs, du monde entier.

Tout cela pour en arriver au fait que l'inclusion prônée par Pierre Haski est un vœu pieux. L'inclusion est possible à partir du moment où cette population veut s'inclure et être inclue. Or ce n'est manifestement pas le cas, on s'en serait rendu compte depuis quarante ans que les problèmes ne font qu'empirer par les calculs électoraux à court terme des différents gouvernements et malgré toutes les politiques mises en pratique.

Reste un problème. Comment faire la différence entre les petites communautés que l'on trouve généralement dans des coins reculées de France et qui ont y été installées pour reconstruire la France après la seconde guerre mondiale, qui n'ont rien demandé à personne, mais dont personne non plus ne connaît la position sur la carte de la radicalisation et ceux qui sont ouvertement connus comme radicalisés ? Cela risque fort d'être difficile et certains vont payer pour les autres.

Mais attention, les musulmans de France qui ne sont pas radicalisés portent eux aussi leur responsabilité. Ils ne se lèvent que très rarement pour déplorer la situation actuelle et qui ne dit mot consent. Seuls se font entendre certaines personnalités, comme Hassen Chalghoumi, qui est un personnage assez trouble et qui ne représente personne, peut-être même pas lui. Ne me croyez pas sur parole et allez regarder sa biographie, c'est édifiant. Pensez à la taqîya. On comprend alors mieux pourquoi il est rejeté par ses pairs.

Nous avons donc une situation où même les plus modérés de la communauté musulmane n'appellent pas au calme. Au mieux, ils se taisent. Quant aux autres, ils veulent en découdre. Et nous devrions les inclure alors que toutes les politiques depuis quarante ans ont échoué et qu'ils ne veulent surtout pas être inclus ? Il n'est plus temps aujourd'hui d'inclure, il est temps de renvoyer chez eux les fauteurs de troubles et de remettre un peu d'ordre. Ces agitateurs, ces radicalisés sont connus et ont pour la plupart la double nationalité — une grande partie des musulmans de France d'origine étrangère, même nés en France, conservent la nationalité de leurs parents outre la nationalité française, ce ne sont donc pas des apatrides si on leur retire la nationalité française. Mais sous prétexte des droits de l'homme, cela ne sera fait que lorsque nous en seront contraints et forcés, c'est-à-dire lorsqu'il sera trop tard pour éviter un nouveau bain de sang.

Aujourd'hui, nous sommes au pied du mur. Si les musulmans de France ne se lèvent pas comme un seul homme pour défendre la France contre leurs corrélégionaires, il faudra exclure car les Français attachés à la France risquent de prendre les armes. Et plus le gouvernement attendra, plus la purge sera violente.

L'avenir n'est pas rose. La population finira par s'armer, officiellement ou non, pour simplement se défendre.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: La France n'est pas un coupe-gorge BASENAME: la-france-n-est-pas-un-coupe-gorge DATE: Mon, 19 Oct 2020 14:50:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Je n'aime pas réagir sur l'actualité à chaud. Plus exactement, je m'étais promis de ne pas réagir sur les événements de vendredi dernier. C'était avant d'entendre les récupérations des invertébrés politiques près à toutes bassesses, la palme revenant tout de même à notre madone du Poitou qui arrive tout de même à twitter des choses exceptionnelles. Elle se re-twitte elle-même histoire que personne ne puisse rater ses pets de l'esprit.

[image:198: Marie-Ségolène scribebat]

Non, ma grande, il ne s'agit pas d'une agression, fût-elle effroyable, il s'agit d'un meurtre avec préméditation, d'un vulgaire assassinat. Quelqu'un comme toi qui n'est pas capable d'appeler une bêche une bêche devrait être condamnée à s'en servir. D'un autre côté, je suis un peu naïf d'attendre plus de toi que des petits-fils de Charlemagne.

J'ai aussi entendu l'ancien ministre de l'intérieur, ancien premier ministre Bernard Cazeneuve sur Radio Paris. Ce particulier-là demande de nouvelles lois pour contrer ces agissements. Mais que n'as-tu fait lorsque tu étais aux affaires ? Comme tous les autres depuis plus de trente ans, tien. En tout cas, rien pour lutter contre ces dérives qui n'ont pas surgi comme par enchantement vendredi soir. Par ailleurs,  il serait bon d'arrêter de pondre lois sur lois à chaque nouveau fait divers sous le coup de l'émotion. Il faudrait déjà taper sur les magistrats pour faire appliquer les lois existantes et, surtout, une fois que ces lois sont effectivement appliquées, que les peines en découlant le soient aussi. Et jusqu'au bout.

Pire, aujourd'hui, le sinistre gastéropode qu'est Bruno Le Maire a trouvé le moyen de déclarer qu'il fallait contrôler les cryptomonnaies, preuve s'il en est que ce type est complètement hors sol. Mon cher Bruno, et si tu me lis, j'attends une réponse sérieuse, crois-tu franchement que les cryptomonnaies ont été responsables de cet attentat ? Crois-tu qu'elles ont joué dans l'attentat contre le Père Jacques Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray ? Tu serais moins ridicule en demandant l'interdiction de vente de feuilles de boucher !

[image:200:Preuve du délit]

Et c'est sans compter sur la récupération du Rassemblement National qui, de toute façon, n'aurait pas mieux fait que tous les autres larrons réunis, Mélenchon en tête.

Rappelez-vous. Nous avons recueilli des réfugiés afghans, syriens, libyens, soudanais par bateaux entiers parce que c'étaient des chances pour la France (sic) en même temps que les organisations djihadistes péroraient qu'elles envoyaient parmi ces gentils migrants des fanatiques. Une grande partie de la gauche bien pensante a applaudi aux actions de Cédric Herrou. Des ONG dégoulinantes de bonnes intentions entretiennent le flux des migrants en sauvant de la noyades des pauvres gens sur des embarcations de fortune alors que si ces ONG n'étaient pas là, ces pauvres migrants n'y seraient pas non plus, les passeurs comptant sur elles pour terminer le trajet.

Mais rassurons-nous, la France n'est pas un coupe-gorge.

[image:199:Nul n'est prophète en son pays]

Mon cher Éric, la France devient tous les jours un peu plus un coupe-gorge. Mais notre classe politique semble le découvrir à chaque nouveau fait divers et l'oublier aussitôt. Et elle devient un tel coupe-gorge en raison de politiques déplorables menées depuis plus de trente ans et de lavage de cerveaux de la part d'associations dispensables comme SOS Racisme qui deviendra crédible lorsqu'elle décidera de mettre un s à Racismes voire de fondations encore plus dispensables.

Cette situation n'est pas récente, elle ne fait que s'aggraver. Elle s'aggrave progressivement, par petites touches insidieuses, parce que personne, pour une raison ou pour une autre, ne désire faire de vagues. C'est comme cela que nous arrivons à avoir des pans du territoire national en dehors de tout contrôle, aux mains des trafiquants de tous poils, des lieux dans lesquels pompiers, forces de l'ordre ou simplement les gens censés relever les compteurs électriques ne mettent plus les pieds. C'est aussi comme cela que dans les quartiers moins sensibles où ils patrouillent encore, ils n'arrêtent plus les fauteurs de troubles. Un officier parisien me déclarait il y a quelques années qu'il n'arrête plus personne. Cela faisait plus de vingt ans qu'il arrêtait régulièrement les mêmes personnes et il était un peu fatigué.

L'assassinat de vendredi soir n'est que la conséquence logique de ce délitement continuel, du sentiment d'impunité d'une racaille qui constitue à l'évidence une bonne partie de la population aujourd'hui. Parmi ces racailles, il n'y a pas que la racaille islamiste, heureusement d'ailleurs. Mais la racaille islamiste est de loin la pire. C'est la pire parce qu'il y a une erreur que les occidentaux font toujours en dissociant l'ethnie de la religion, seul moyen de parler de laïcité. Cette différence n'existe pas dans les pays exportant le djihad où le simple fait d'être arabe signifie qu'on est musulman (voire islamiste, il ne s'agit que d'une question de niveaux) même si l'on est athée ou d'une autre religion. Il existe effectivement un islam modéré, mais celui-ci est minoritaire. Pour s'en convaincre, il suffit de constater que les imams modérés se font remplacer par des religieux qui le sont nettement moins. Et lorsqu'il est question de religion, une grande partie de la population de culture musulmane, même si elle est incroyante, va se lever comme un seul homme.

Pour ne pas heurter ces gens-là, on a décidé des petites entorses au principe de laïcité comme, au temps des accords de Munich, Arthur Neville Chamberlain et Édouard Daladier ont laissé tombé leur allié tchécoslovaque sur l'autel d'une paix illusoire. Cela a commencé par des horaires aménagés pour les femmes musulmanes dans certaines piscines, par des repas halal dans certaines cantines, par des petits renoncements pour conserver la paix civile. Mais chaque petit renoncement a amené des demandes plus insistantes et plus importantes. Il ne faut plus aujourd'hui heurter la sensibilité des élèves en cours de biologie ou de sport, par exemple.

La preuve de ces petits renoncements qui ne suffisent jamais est justement le drame de Samuel Paty. Il avait lui-même proposé aux élèves qui pourraient être heurtés de sortir de la salle, ce qui déjà est inacceptable dans un collège public d'un pays qui se veut laïc. Mais il a pris la peine de le faire. Malgré cela, le père d'une élève qui n'était pas dans le cours en question puisqu'aux dernières nouvelles elle était à l'extérieur de la salle, appelle à son châtiment. Et un tiers fait presque cent kilomètres pour servir de bourreau. Normal.

Naturellement, personne n'était au courant, depuis les forces de l'ordre qui avaient déjà reçu une plainte de la part de l'enseignant ainsi qu'une plainte du père de l'élève en question. Il s'est trouvé un agent de police pour la prendre, ce qui est délirant vu le mal qu'on peut avoir pour déposer une plainte lorsqu'on a un motif légitime pour le faire ! Naturellement, personne dans son collège n'a fourni l'adresse de son domicile au père de l'élève en question — une de ses collègues vient de vendre la mèche, des employés du collège en question, de ma même confession que ce père d'élève, l'auraient parfaitement renseigné. Naturellement, personne, y compris les hauts responsables de l'éducation nationale n'ont vu cela arriver.

Fixons les idées. Il y a peu ou prou 8 à 10% de musulmans en France en 2020. À l'horizon 2050, le Pew Research Center estime qu'il y aura entre 12,7 et 18% de la population qui sera musulmane. Sur ces musulmans, seule une minorité est pratiquante. Mais il n'en reste pas moins que cette population, même non pratiquante, est musulmane et suivra dans son immense majorité ce qui heurtera sa sensibilité religieuse parce qu'il n'y a aucune distinction entre la religion et l'origine ethnique. Un principe comme le principe de laïcité ne peut être compris par cette population.

Aujourd'hui, nous sommes rendu à un point où on assassine un prêtre catholique durant son office, où on assassine un enseignant parce qu'il a parlé dans un cours traitant de la liberté d'expression des caricatures du gardien de chèvres pédophile — le gardien, pas les chèvres —, où l'on assassine des journalistes. Une partie de la population s'en réjouit, une petite partie le fait ouvertement. Forcément tout ceci va bien finir. Forcément.

Le terroriste a été abattu, ce qui en fait un martyr, alors que nous aurions été avisés d'utiliser les seringues hypodermiques du vétérinaire du coin pour l'envoyer achever la route de Cayenne à Saint-Laurent-du-Maroni en cassant des cailloux tout le reste de sa vie, douze heures par jour, avant de l'enterrer à la mode Duterte, c'est-à-dire avec des abats de porc dans la bouche. Ces réfugiés dont personne n'avait là encore entrevu la radicalité se seraient radicalisés eux-mêmes, dans leur chambre, sans que leur famille ne soit au courant. Il est peut-être temps d'utiliser la technique des Allemands durant la seconde guerre mondiale : expulser la famille au grand complet du territoire. Là, pas de problème, ce sont des réfugiés, donc des gens qui ne sont pas nationalité française. Lorsqu'on est réfugié, qu'on est reçu dans un pays parce qu'on risque sa vie dans son pays d'origine, on se fait oublier, on n'assassine pas des enseignants ! Même chose d'ailleurs pour les binationaux qui représentent l'immense majorité des gens originaires d'Afrique du nord. Il est grand temps de faire le ménage avant que cela ne dégénère franchement.

La question que je me pose, et je n'ai pas de réponse, est de savoir combien de temps la population française supportera encore cela sans prendre les armes. Car ne nous leurrons pas, nous allons vers une guerre civile. On nous dira à ce moment que nous sommes intolérants, naturellement, on oubliera la responsabilité de toute la classe politique et toutes les petites compromissions jour après jour effectuées pour des raisons électoralistes.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Thu, 22 Oct 2020 20:27:04 +0000 URL:

Et encore, je n’ai pas tout mis. En particulier, je n’ai rien écrit sur la déplorable cérémonie à la Sorbonne ou à la minute de silence à la rentrée prochaine. Il fallait marquer le coup, c’est certain, mais la cérémonie ou la minute de silence sont ineptes et risibles s’il n’y a pas en même temps un réel tour de vis dans certaines populations. Quand on voit pourtant que l’exécutif veut, par la voix de la dispensable Schiappa, étendre le travail rémunéré aux jeunes guetteurs qui servent les trafiquants de drogue, je me dis qu’on n’a vraiment pas le cul sorti des ronces dans ce pays et, qu’en tout cas, on ne prend pas le chemin d’une paix civile.

INSERTION - Marlène Schiappa annonce dans Le Figaro l’extension du Tapaj, un dispositif déjà expérimenté visant à fournir un travail rémunéré à la journée pour les jeunes de 16 à 25 ans qui font le “chouf", c’est-à-dire les guetteurs au profit des trafiquants de drogue. L’objectif de la mesure est d’empêcher leur basculement dans la délinquance.

Notez bien : l’objectif est d’empêcher leur basculement dans la délinquance en travaillant pour… des dealers ! Allez comprendre cela et faites-les bosser pour un SMIC avec des horaires à respecter alors qu’ils peuvent se faire beaucoup plus d’argent en faisant les guetteurs !

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Thu, 22 Oct 2020 20:06:54 +0000 URL:

Bonjour Grincheux, Merci pour cette information que nul autre media n’avait effleurée… Tout ça me rappelle un proverbe de mon arrière grand mère, “fais du bien à un vilain, y te chiera dans la main".

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Mon, 19 Oct 2020 20:20:12 +0000 URL:

Le seul que j’ai trouvé avec un peu de dignité : Jean Lassalle. On aime ou n’aime pas, mais il vient d’écrire la chose suivante. Je cite :

La France pleure le professeur lâchement et férocement assassiné à quelques mètres de l’établissement où il travaillait pour avoir tout simplement exercé son métier d’enseignant d’histoire-géographie. Le Canard enchaîné, précisément l’un des symboles de la libre expression et de l’impérieuse nécessité d’informer dans notre pays, dont les sources sont rarement discutées, a publié le présent article il y a bientôt huit jours.
L’ensemble des éléments évoqués est d’une gravité absolue. A cette heure-ci et à ma connaissance, il n’a reçu ni le moindre démenti, ni la moindre confirmation et à plus forte raison l’ombre du début d’une explication des plus hautes instances de l’État. Dans le contexte gravement anxiogène que nous vivons et alors que le monde entier nous témoigne de sa solidarité, combien de temps faudra-t-il encore avant qu’une voix enfin autorisée apporte une réponse à ces terrifiantes questions ?
J’adresse un courrier à Monsieur le Président de la République en lui demandant de bien vouloir nous faire part des informations dont il dispose et de son sentiment.

Fin de la citation.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: R.I.P. BASENAME: r-i-p DATE: Mon, 10 Aug 2020 17:01:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Monde de merde CATEGORY: Mauvaise humeur TAGS: ----- BODY:

Bali de Mastor, 8 mai 2006, 10 août 2020.

Tu n'étais qu'un chat, mais avec bon cœur et excellent caractère. La fille de la maison pouvait te promener en te tirant la queue, te bourrer les oreilles de miettes de Petits Lus, tu la laissais faire. Lorsque tu voyais un chaton tomber d'une table dans une émission animalière, j'ai été surpris de te voir sauter au pied du téléviseur pour voir s'il y avait quelqu'un à sauver…

Je savais bien que depuis quelques années, tu étais diabétique alors que tu as toujours eu une alimentation correcte et tous les soins nécessaires. L'an passé, j'ai bien vu que ton diabète n'était plus sous contrôle mais, aux dires du vétérinaire, il suffisait d'augmenter les doses. Comme un idiot, j'ai fait confiance et j'ai augmenté tes doses d'insuline.

Jeudi dernier alors que tu ne mangeais plus depuis quelques jours, le vétérinaire disait encore que c'était normal. Il a fallu que je retourne vendredi voir un autre vétérinaire du même cabinet pour que des analyses soient faites. Pêle-mêle, j'apprends que tu avais une infection, que ta créatine était haute, que tu avais plus de 4 g de sucres par litre de sang et que ta fonction rénale était atteinte. Mais pas de panique, on arrive à soigner et à stabiliser l'immense majorité des animaux souffrants d'un tel problème. Vendredi soir, le vétérinaire m'indique que tu n'étais pas à l'article de la mort et que je pouvais partir quelques jours comme prévu.

J'ai voulu le croire même si au fond de moi-même, la créatine anormale signifiait suspicion de cancer mal placé. Après tout, ce n'est pas moi le spécialiste. Je t'ai fait un dernier câlin, un dernier gratouillis sur la tête, entre les oreilles, et une perfusion t'a été posée pour te requinquer. Je t'ai dit qu'on se reverrait dans quelques jours, quand tu iras mieux.

Pour te requinquer !…

Ce matin, alors que je suis à l'autre bout de la France, coup de téléphone : « votre chat est à l'agonie, il s'agit sans doute d'un cancer du pancréas à évolution rapide. Il faudrait songer à l'endormir, je vous laisse réfléchir jusqu'en début d'après-midi. »

L'endormir ! J'ai toujours adoré ce genre de litote. Non, on ne va pas l'endormir, on va appeler les choses par leurs noms, on va l'empoisonner. Peut-être sous anesthésie, mais on va tout de même l'empoisonner pour abréger ses souffrances. En début d'après-midi, il vomissait du sang et il n'y avait plus aucune autre solution que de l'« endormir » sans délai, sans que je puisse rentrer chez moi pour le revoir une dernière fois, qu'il ne se sente pas abandonné. Parce que ceux qui disent qu'un animal ne peut pas se sentir abandonné n'ont jamais eu de relation avec un animal (j'exclus tout de même le morpion pubien et les animaux les moins évolués).

Comprenez-moi bien, je ne sais pas si j'aurais été capable de lui tenir la patte dans un tel moment ou si j'aurais supporté de le voir avec une perfusion, une sonde urinaire et dans un état aussi lamentable. Je pense simplement que cette boule de poils qui a traversé la vie de la famille, ses hauts et ses bas, ses joies et ses peines, sans jamais se plaindre méritait de mourir autrement et que, même s'il avait fallu abréger ses souffrances, nous aurions dû être là.

Je ne tiens rigueur à personne de la mort de ce sacré de Birmanie, les êtres naissent, ils meurent, c'est un fait inéluctable et je n'ai aucun moyen de m'y opposer. En revanche, je tiens rigueur à un vétérinaire, l'an passé, alors que ce chat avait perdu un tiers de son poids en un temps très court, d'avoir tenté de stabiliser son diabète en augmentant les doses d'insuline (de chien !), c'est-à-dire en combattant les symptômes au lieu d'en chercher les causes qui ont visiblement fini par dégénérer en cancer foudroyant. Je tiens rigueur à un vétérinaire les souffrances visibles de cet animal durant de longs mois et sa triste fin.

J'espère que tu nous pardonneras de ne pas avoir pu être là. Il s'agit juste d'un malheureux concours de circonstances et non d'un abandon. Je ne sais pas encore si je récupérerai tes cendres ou ton corps, mais une chose est sûre, je ne te laisserai pas être incinéré dans une incinération collective.

Je vais essayer de me souvenir de tous les bons moments passés ensemble. Une chose me rassure, s'il existe un paradis des chats, tu y es en belle place.

----- COMMENT: AUTHOR: gilshe DATE: Sun, 16 Aug 2020 17:02:18 +0000 URL:

A chaque fois que je perds un animal, il me faut au bas mot 6 mois pour récupérer un peu. Quel que soit l’animal : chien, chat, corbeau, perroquet, pie… Depuis le temps, je devrais savoir comment on fait pour moins souffrir mais à vrai dire, je n’en sais trop rien. Mon petit remède, qui me permet de me reconcentrer, à défaut de pouvoir oublier, est de me procurer très vite à la SPA du coin, un nouvel animal. Je suis ainsi devenu un spécialiste des secondes mains. Par je ne sais quel mystère, s’occuper d’un animal et lui offrir une vie la plus heureuse possible, excite le sens de l’honneur. Cet honneur agacé, c’est ce que je remarque dans votre désarroi d’avoir dû laisser votre chat seul. Les animaux, on s’en occupe gratuitement et, le comble, c’est qu’on leur doit quelque chose.

----- COMMENT: AUTHOR: gregelec DATE: Tue, 11 Aug 2020 10:33:25 +0000 URL:

La mort est l’un des deux moments les plus importants de la vie c’est pour cela qu’il faut la garder pour la fin !

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Écologisme forcené BASENAME: ecologisme-forcene DATE: Mon, 27 Jul 2020 12:09:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Il paraît que nous avons en France un furieux besoin de logements. J'avoue ne pas forcément être d'accord, ce qui pose problème en France n'est pas le logement, mais le fait que les emplois qui n'ont pas encore été détruits malgré l'acharnement des gouvernements successifs depuis bientôt quarante ans soient très mal répartis. Si les emplois étaient répartis sur l'ensemble du territoire, nul doute qu'il n'y aurait aucun problème de logement.

Nous avons donc un tel problème et, depuis de nombreuses années, s'accumulent des lois, des règlements et des textes divers défendant toujours plus le toujours gentil locataire contre l'affreux capitaliste exploitant et propriétaire (toujours aussi). Dans les faits, il est impossible pour un propriétaire de se débarrasser d'un locataire indélicat et, lorsque par extraordinaire il arrive à le faire, il récupère généralement un appartement dans un état lamentable. Il y a un peu plus de dix ans, j'ai aidé mes parents à nettoyer un appartement d'un centre ville de province après deux ans d'impayés de loyer, j'ai gazé pour éliminer la vermine, il y avait cinquante centimètres de merde sur plus de cinquante mètres-carrés. Ils ont récupéré cet appartement en juin dernier après le départ d'un autre locataire, il avait été repeint en… noir ! Tout le mobilier avait été détruit (armoire, lit, chaises de cuisine pliées…).

Dans les faits, donc, il est de plus en pus difficile de trouver un appartement à louer car les propriétaires ont été échaudés et préfèrent laisser un appartement vacant que de prendre le risque de récupérer un taudis. Les locations de courte durée ont encore aggravé la situation puisque les propriétaires préfèrent louer sur de courtes périodes, au moins, après le temps de la location, le propriétaire a l'assurance que le locataire, indélicat ou non, part.

Il y a donc des zones dites tendues et qui ne sont tendues que par la légisghorrée française. Comme cela n'est pas suffisant, l'écologisme débridé dans lequel nous vivons vient de proposer d'interdire à la location des biens immobiliers qui ne seraient pas vertueux du point de vue de l'isolation thermique. C'est un peu plus compliqué que cela, mais dans les faits, un juge pourra interdire une telle location et un appartement pourra être déclaré insalubre. D'après ce que je lis, un appartement de beaux quartiers parisiens, dans un immeuble hausmannien, sous prétexte que la façade sur rue est en pierres et la façade sur cour en briques, pourra être déclaré grâce à ces seuls critères insalubre par décision de justice, voire dans certains cas automatiquement, l'administration française ayant tous les droits.

Il faudra donc forcer les propriétaires à investir dans l'isolation intérieure (mais des études ont montré qu'il fallait plus d'un siècle pour que cela soit rentable dans de tels immeubles) ou dans une isolation extérieure qui pose au moins deux problèmes que sont la mutilation des façades souvent historiques et la condensation. Il y aura donc encore moins de biens mis en location.

Là où cela va piquer fortement, c'est dans le parc de HLM, que celui-ci soit privé ou public. Parce que s'il existe des passoires énergétiques, c'est bien là. Il sera assez amusant de voir les premiers effets de bord de cette loi dispensable sur les bailleurs sociaux.

Encore une fois, c'est un problème bien vu, bien réglé, pris par le mauvais bout et avec des effets faciles à imaginer. Il n'y a pas à dire, la moitié de l'humanité est plus bête que la médiane. Cette statistique est encore vérifiée parmi nos chers élus.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Rémunération des doctorants BASENAME: remuneration-des-doctorants DATE: Wed, 22 Jul 2020 08:31:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

J'ai entendu ce matin d'une oreille tout d'abord distraite puis assez attentive une certaine Frédérique Vidal causant sur Radio Paris.

Oui, je parle de Radio Paris et non de France Inter puisque la pluralité n'étant absolument plus respectée sur cette radio d'état, ce poste sert plus d'organe de propagande que de radio de service public. Si vous ne me croyez pas, faites la liste des différents invités dans les tranches 6h/9h et 18h/20h sur un ou deux mois et regardez ce qu'il en sort. Mais revenons au sujet, ce matin, donc, parlait dans le poste une certaine Frédérique Vidal.

Et cette personne affirmait haut et fort que tous les doctorants de tous les laboratoires français auraient dès demain — ce qui signifie dès la promulgation d'une loi grassouillette et pleine d'effets de bord sans doute rigologènes — une rémunération pour vivre décemment de leurs travaux de recherche.

Ben tiens. Lorsque j'étais doctorant, on se débrouillait avec le financement du laboratoire — personnellement, j'avais de la chance, j'étais payé sur la grille des maîtres de conférence —, on faisait des piges à droite et à gauche (travaux pratiques, cours du soir que personne ne voulait donner, cours le samedi matin à l'autre bout du département dans une antenne éloignée du laboratoire et j'en passe). Cela nous permettait de vivre correctement tout en assurant ses quarante heures minimales de travail hebdomadaire sur son sujet de recherche.

J'entrevois déjà un effet de bord amusant. Dans un pays ruiné qui ne compte que sur les universités publiques et, à la marge, les grands établissements publics eux aussi pour effectuer des travaux de recherche, il existe un moyen assez simple de respecter une telle loi : refuser l'inscription en thèse de tous les doctorants potentiels qui n'ont aucun financement.

Le problème de la recherche en France n'est vraiment pas celui-là. Son problème est d'être une recherche étatique aux mains de grands machins comme le CNRS que tous les pays nous envient certainement et qui contraignent les entreprises, mêmes les grandes, à rester leurs simples supplétifs. Cela va même tellement loin que lorsqu'une entreprise embauche un doctorant sous contrat CIFR, elle se retrouve généralement le dindon de la farce. Elle se retrouve à payer en partie le doctorant, à se battre avec le laboratoire universitaire pour que le doctorant travaille dans les locaux de l'entreprise et qu'il fasse effectivement ce pour quoi il est payé, et se retrouve généralement avec des histoires de brevets dans les pattes déposés par le laboratoire universitaire, le doctorant étant contraint d'écouter son directeur de thèse bien plus que son employeur. Ne me dites surtout pas le contraire, j'ai déjà donné. Et j'ai déjà donné et à plusieurs reprises.

Le problème n'est pas en France la rémunération des doctorants. C'est un épiphénomène, même si pour ceux qui n'ont pas de financement, la vie du thésard n'est pas simple. Le problème est, en France, que l'on a sabordé la recherche privée avec la conscience d'un pays communiste en prenant les financeurs pour des imbéciles et on s'étonne, naïvement, que l'argent privé ne coule pas à flot vers les laboratoires universitaires. Une entreprise privée veut bien payer un laboratoire, mais cette même entreprise ne veut pas, alors qu'elle a payé une grande partie des opérations de recherche, que le fruit de son financement soit breveté, même conjointement, par un laboratoire universitaire. Une entreprise veut bien payer un doctorant sur un contrat CIFR, mais pour que le doctorant soit son employé et non celui d'un laboratoire universitaire. Le problème, en France, c'est qu'une fois la thèse de doctorat en poche, il faut encore trouver un poste de chercheur et que ces postes se comptent tous les ans sur les doigts de la main, la plupart du temps dans des laboratoires sclérosés avec des chercheurs dont certains n'ont rien publié depuis des années parce qu'ils sont attachés statutairement à des matières obsolètes. Pire encore, ces postes sont dans les faits donnés par un genre de cooptation dont le fonctionnement est totalement délétère. Une commission se réunit et permet ou non à un candidat de postuler sur un emploi de chercheur. Problème : cette commission étudie du papier et elle se retrouve à juger des candidats sur des publications dont rien ne lui permet d'affirmer que ces publications sont la production du candidat. J'ai eu connaissance de dossiers où les articles présentés avaient été écrit par d'autres chercheurs et simplement cosignés par le candidat. J'ai aussi vu certains candidats adoubés par cette commission parce que l'un des membres de la commission attendait un retour de la part du directeur de thèse du candidat en question. Tout cela n'est pas réellement sain.

Certains postes sont donc attribués à vie à des gens qui n'ont objectivement pas le niveau pour les occuper, les autres s'orientant vers des laboratoires étrangers où ils sont reconnus à leur juste valeur. Le problème de la rémunération des doctorants est donc un faux problème, il s'agit avant tout de réformer totalement la recherche en France pour que son fonctionnement soit sain. Une fois ce premier travail effectué, travail ingrat et difficile tant les oppositions seront nombreuses, il sera possible de s'attaquer à ce problème de rémunération. Ne pas le faire est une fois de plus se battre contre une conséquence alors qu'on en chérit les causes.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: La défense de notre modèle social BASENAME: la-defense-de-notre-modele-social DATE: Tue, 14 Jul 2020 11:46:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Par le plus grand des hasard, je viens de tomber sur l'interview donnée par notre charmant président de la république, loué soit son nom, pour le 14 juillet.

J'y entends cet élément de langage que je ne peux plus entendre. Il faudrait, selon lui, défendre notre modèle social. C'est bien, c'est dit. Mais le défendre contre qui ? Contre les gens comme moi qui sont ultraminoritaires ? Soyons sérieux, le français adore son modèle social, la légende qui vient avec lui et sont persuadés, les imbéciles, que sans ce sacro-saint modèle social, ils seraient tous en train de crever dans la rue.

Or, lorsqu'on réfléchit à peine plus loin que le bout de son nez, on s'aperçoit très vite que le chômage est la conséquence de ce fichu modèle social ; que les faibles salaires, les faibles retraites et la faiblesse de l'économie sont aussi sa conséquence directe ; que le système de santé agonisant n'est dû qu'à ce satané système que l'immense majorité des Français veut absolument conserver.

Mais il faut toujours défendre ce système. Je pose donc à nouveau la question : contre qui ou contre quoi ?

La seule réponse logique est ainsi qu'il faille le défendre contre lui-même parce qu'il porte en lui les gènes de sa propre destruction.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Grandeur et décadence BASENAME: grandeur-et-decadence-1 DATE: Sun, 12 Jul 2020 09:01:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais l'informatique CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Je fus l'un des premiers à installer un système Linux sur un ordinateur en France, avec une pile de disquettes, Internet n'étant pas encore ce qu'on connaît aujourd'hui. Je me souviens même du premier serveur installé dans mon laboratoire qui tournait avec un noyau 1.0.9, ce qui ne nous rajeunit pas vraiment et j'ai même participé au développement du noyau pour des architectures exotiques comme les Sparc (à l'époque en 32 bits) et les Alpha. J'ai arrêté de participer à ce développement au cours de la vie du noyau 2.4 puisqu'il était impossible de suivre les modifications internes, surtout les changements de mémoire virtuelle, et tous les bidouillages introduits pas un développement effectué principalement sur architecture x86. Néanmoins, entre les noyaux 1.0 et 2.2 inclus, l'évolution de ce système d'exploitation en faisait quelque chose de prometteur. Vingt-cinq ans plus tard, que peut-on en dire ?

Durant toute une période, j'ai migré mes serveurs d'Unix propriétaires (Ultrix, OSF/1, Solaris, HP-UX) vers Linux parce le système était efficace, carré. Aujourd'hui, je constate que j'effectue la démarche inverse. Je ne réinstalle pas des Unix propriétaires, non, mais des NetBSD (sur serveur) ou des FreeBSD (principalement sur station de travail). Je n'installe plus des système Linux que sur des machines qui utilisent des outils bien particuliers ou pour des besoins spécifiques comme des ordinateurs portables dont les paramètres réseau, par exemple, doivent pouvoir être changés facilement par l'utilisateur sans attaquer avec vi des fichiers de configuration.

Comment en suis-je arrivé là?

Il est bizarre de voir que ce que les développeurs de Linux reprochaient à Windows au tournant des années 2000 se retrouve aujourd'hui presque intégralement dans Linux. Le développement se faisant quasiment exclusivement sur architecture amd64, le code n'est pas réellement propre et des tas d'hypothèses sont faites, hypothèses qui se vérifient sur amd64 mais pas forcément sur d'autres architectures (voir pour cela les problèmes sur Sparc64). Et même sur architecture amd64, il est devenu bien difficile de faire fonctionner de manière fiable des machines dans des configurations particulière — typiquement, une machine diskless peut aujourd'hui gravement dysfonctionner, soit par plantages totaux en cas de fichier de swap sur un disque NFS (problème officiellement corrigé, mais mon noyau ne semble pas être au courant), soit par destruction du serveur X par systemd pour des raisons incompréhensibles lorsque la machine se met à swapper. Mais il y a bien pire, une partie des principes Unix comme KISS (Keep It Simple, Stupid) est de plus en plus bafouée. Un exemple parmi tant d'autres, l'inénarrable systemd.

Pour démarrer un système Unix, il existe principalement deux techniques :

Ces deux techniques sont trop simples et on a vu arriver un daemon à tout faire dans Linux pour, soi disant, simplifier le problème. Il s'agit de systemd. Systemd, c'est un truc qui fait tout, qui sert à tout, qui a une syntaxe délirante et des fichiers de configuration planqués un peu partout (/lib/systemd/system, /lib/systemd/user, /etc/systemd/system, /etc/systemd/user et peut-être même ailleurs). C'est une usine à gaz avec des fuites qui empêche un démarrage rapide de toute machine ayant moins de 1 Go de mémoire puisque pour des raisons de rapidité (sic), tous les services devant démarrer sont lancés en même temps jusqu'à ce que toutes les dépendances soient satisfaites. Sur les machines un peu courtes en mémoire, ça fait chauffer le dérouleur de pages, et ça peut le faire chauffer longtemps. Mais il paraît que c'est un progrès indéniable.

Vous allez me dire que les machines classiques actuelles ont plusieurs gigaoctets de mémoire, que cela n'est pas un problème. C'est pourtant un problème puisque Linux est malheureusement de plus en plus utilisé dans l'électronique embarquée où on n'a pas forcément une telle quantité de mémoire à disposition. Un autre problème de systemd est qu'il est associé à un noyau en particulier. Lorsqu'un noyau pose problème, il peut être aujourd'hui impossible de démarrer sur un noyau plus ancien qui n'aura pas la bonne version de systemd, celle-ci étant unique pour l'ensemble des noyaux. Mais le pire est tout de même les effets de bords de systemd avec les autres daemons du système comme udev. Le noyau Linux a eu la bonne idée depuis des lustres de nommer les interfaces Ethernet en eth. Premier problème, d'une version à une autre, l'énumération ne se faisait pas forcément dans le même sens. Pour madame Michu qui n'a qu'une seule interface réseau, ce n'est pas grave. Pour quelqu'un qui utilise des serveurs avec plusieurs cartes Ethernet, cela peut rapidement devenir compliqué. Plutôt que de fiabiliser l'ordre d'énumération puisqu'il n'y a aucune raison que d'un noyau à un autre, l'ordre d'énumération sur une même machine ne change, un cataplasme sur une jambe de bois a été rajouté. Deux si je veux être précis. Historiquement, udev peut renommer les interfaces en fonction de leur adresse Ethernet. Plus récemment, les noms de périphériques ont été changés et ce qui était eth0 a pu devenir au gré d'une mise à jour de noyau enp0s31f6, ce qui était très pratique pour les gens qui utilisaient un firewall bloquant tout par défaut sur une machine à distance. Mais encore, en lisant la documentation et en acceptant d'ouvrir un peu tous les ports le temps de la migration, il était possible de s'en tirer.

Or arrive sur ces entrefaites l'inénarrable systemd qui, lui aussi, veut avoir son mot à dire sur le nommage des interfaces. À titre personnel, les interfaces réseau de l'un de mes serveurs sont les suivantes :

Root rayleigh:[~] > ifconfig
br0: flags=4163<UP,BROADCAST,RUNNING,MULTICAST> mtu 1335
inet 192.168.1.1 netmask 255.255.255.0 broadcast 192.168.1.255
inet6 fe80::c48a:96ff:fede:8a07 prefixlen 64 scopeid 0x20<link>
inet6 2001:7a8:a8ed:1::1 prefixlen 64 scopeid 0x0<global>
ether c6:8a:96:de:8a:07 txqueuelen 1000 (Ethernet)
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RX errors 0 dropped 0 overruns 0 frame 0
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TX errors 0 dropped 0 overruns 0 carrier 0 collisions 0

eth1: flags=4163<UP,BROADCAST,RUNNING,MULTICAST> mtu 1492
inet 192.168.254.1 netmask 255.255.255.0 broadcast 192.168.254.255
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TX errors 0 dropped 0 overruns 0 carrier 0 collisions 0

eth1:1: flags=4163<UP,BROADCAST,RUNNING,MULTICAST> mtu 1492
inet 192.168.254.81 netmask 255.255.255.0 broadcast 192.168.254.255
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eth1:2: flags=4163<UP,BROADCAST,RUNNING,MULTICAST> mtu 1492
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ether 00:08:02:af:da:70 txqueuelen 1000 (Ethernet)

eth1:3: flags=4163<UP,BROADCAST,RUNNING,MULTICAST> mtu 1492
inet 192.168.254.83 netmask 255.255.255.0 broadcast 192.168.254.255
ether 00:08:02:af:da:70 txqueuelen 1000 (Ethernet)

eth1:4: flags=4163<UP,BROADCAST,RUNNING,MULTICAST> mtu 1492
inet 192.168.254.84 netmask 255.255.255.0 broadcast 192.168.254.255
ether 00:08:02:af:da:70 txqueuelen 1000 (Ethernet)

eth1:5: flags=4163<UP,BROADCAST,RUNNING,MULTICAST> mtu 1492
inet 192.168.254.85 netmask 255.255.255.0 broadcast 192.168.254.255
ether 00:08:02:af:da:70 txqueuelen 1000 (Ethernet)

eth1:6: flags=4163<UP,BROADCAST,RUNNING,MULTICAST> mtu 1492
inet 192.168.254.86 netmask 255.255.255.0 broadcast 192.168.254.255
ether 00:08:02:af:da:70 txqueuelen 1000 (Ethernet)

eth2: flags=4163<UP,BROADCAST,RUNNING,MULTICAST> mtu 1500
inet 192.168.253.1 netmask 255.255.255.0 broadcast 192.168.253.255
inet6 2001:7a8:a8ed:253::1 prefixlen 64 scopeid 0x0<global>
inet6 fe80::208:2ff:feaf:da71 prefixlen 64 scopeid 0x20<link>
ether 00:08:02:af:da:71 txqueuelen 1000 (Ethernet)
RX packets 20477825 bytes 11652375271 (10.8 GiB)
RX errors 0 dropped 0 overruns 0 frame 0
TX packets 21845494 bytes 13687329761 (12.7 GiB)
TX errors 7 dropped 0 overruns 0 carrier 7 collisions 0

lan0: flags=4163<UP,BROADCAST,RUNNING,MULTICAST> mtu 1500
inet 192.168.0.128 netmask 255.255.255.0 broadcast 192.168.0.255
inet6 fe80::5246:5dff:fe72:efa2 prefixlen 64 scopeid 0x20<link>
ether 50:46:5d:72:ef:a2 txqueuelen 1000 (Ethernet)
RX packets 0 bytes 0 (0.0 B)
RX errors 0 dropped 0 overruns 0 frame 0
TX packets 9402 bytes 614631 (600.2 KiB)
TX errors 0 dropped 0 overruns 0 carrier 0 collisions 0
device interrupt 20 memory 0xf7e00000-f7e20000

lo: flags=73<UP,LOOPBACK,RUNNING> mtu 65536
inet 127.0.0.1 netmask 255.0.0.0
inet6 ::1 prefixlen 128 scopeid 0x10<host>
loop txqueuelen 1000 (Boucle locale)
RX packets 17945139 bytes 6569208488 (6.1 GiB)
RX errors 0 dropped 0 overruns 0 frame 0
TX packets 17945139 bytes 6569208488 (6.1 GiB)
TX errors 0 dropped 0 overruns 0 carrier 0 collisions 0

tap0: flags=4163<UP,BROADCAST,RUNNING,MULTICAST> mtu 1336
inet 192.168.2.1 netmask 255.255.255.0 broadcast 192.168.2.255
inet6 fe80::6cb8:b3ff:fed0:235f prefixlen 64 scopeid 0x20<link>
ether 6e:b8:b3:d0:23:5f txqueuelen 100 (Ethernet)
RX packets 51661 bytes 18867944 (17.9 MiB)
RX errors 0 dropped 0 overruns 0 frame 0
TX packets 66902 bytes 4769816 (4.5 MiB)
TX errors 0 dropped 0 overruns 0 carrier 0 collisions 0

tap1: flags=4163<UP,BROADCAST,RUNNING,MULTICAST> mtu 1335
inet6 2001:7a8:a8ed:1::1 prefixlen 64 scopeid 0x0<global>
inet6 fe80::30f3:6dff:fe94:8c9b prefixlen 64 scopeid 0x20<link>
ether 32:f3:6d:94:8c:9b txqueuelen 100 (Ethernet)
RX packets 1545324 bytes 1307060028 (1.2 GiB)
RX errors 0 dropped 0 overruns 0 frame 0
TX packets 1371546 bytes 810892202 (773.3 MiB)
TX errors 0 dropped 0 overruns 0 carrier 0 collisions 0

tap2: flags=4163<UP,BROADCAST,RUNNING,MULTICAST> mtu 1335
inet6 fe80::7807:ceff:fefe:4c12 prefixlen 64 scopeid 0x20<link>
ether 7a:07:ce:fe:4c:12 txqueuelen 100 (Ethernet)
RX packets 0 bytes 0 (0.0 B)
RX errors 0 dropped 0 overruns 0 frame 0
TX packets 35056 bytes 1824754 (1.7 MiB)
TX errors 0 dropped 0 overruns 0 carrier 0 collisions 0

Il y a du monde. Vous noterez qu'il n'y a plus de eth0 mais un lan0. Pourquoi ? Parce que cette saleté de systemd a décidé depuis sa dernière mouture d'entrer en conflit avec le renommage des interfaces par udev et eth0 était renommé en je ne sais plus quoi. Heureusement que l'interface en question était une interface du LAN, ce qui ne m'empêchait pas de prendre la main à distance pour corriger le problème. Tout cela ne fait pas bien sérieux et n'est pas vraiment très sec. Cela me donne même l'impression d'essuyer du plâtre avec des briques.

Hier, j'ai installé sur un ordinateur portable tout neuf une Debian testing. Lors de l'installation, je me suis aperçu de la présence de liens étranges dans /. Typiquement, /bin était un lien vers /usr/bin, /sbin un lien vers /usr/sbin et /lib vers /usr/lib. Je me suis dit qu'il s'agissait de liens lors de l'installation. Non, ces liens restent sur le système final.

J'ai donc cherché un peu dans la documentation et je suis tombé sur des justifications totalement oiseuses :

Amélioration de la compatibilité avec les autres Unix / Linux dans le comportement. Après la fusion avec /usr, tous les binaires deviennent disponibles respectivement dans :

simplement parce que /bin devient un lien symbolique vers /usr/bin, resp /sbin vers /usr/sbin… Cela signifie que les scripts/programmes écrits pour d’autres Unix ou d’autres Linux et portés à la distribution courante n’auront plus besoin de correction pour les chemins de système de fichiers des binaires appelés, ce qui est par ailleurs une source majeure de frustration. /usr/bin et /bin (resp. /usr/sbin et /sbin…) deviennent tout à fait équivalents.

J'ai rarement lu un truc aussi bête. /bin et /sbin contiennent les binaires nécessaires du démarrage du système, /usr/bin et /usr/sbin les autres. C'est simple, carré. Par ailleurs, les scripts doivent utiliser une variable PATH, donc ce problème n'existe pas.

Mais ce n'est pas la seule justification puisque je peux lire aussi:

Amélioration de la compatibilité avec les systèmes de compilation GNU : la majeure partie du logiciel Linux est construite avec GNU autoconf / automake (c’est-à-dire GNU autotools), qui ignorent la division /usr spécifique à Linux. Le maintien de la division /usr nécessite une gestion non triviale du projet dans le système de génération en amont et dans les packages de votre distribution. Avec la fusion /usr, ce travail devient inutile et le portage des paquets vers Linux devient plus simple.

J'utilise les autotools depuis vingt-cinq ans, je n'ai jamais constaté cela sauf si les scripts sont écrits par des pieds, mais dans ce cas, pourquoi mettre un cataplasme sur une jambe de bois ? On corrige en amont, on ne fait pas n'importe quoi en aval ! Les autotools sont justement faits pour gérer ce genre de problème. Quant à parler de la compatibilité Solaris, il y a un point que les gens oublient, c'est que Solaris est livré comme un tout et que, à l'instar des BSD, /usr concerne le seul système. La dernière fois que j'ai eu un Solaris entre les pattes (un 10, j'avoue), les programmes autres que ceux du système étaient dans /opt ou /usr/local. Chez Debian, ce n'est pas le cas, ils sont dans /usr/bin. J'attends donc avec une certaine impatience la conceté suivante, la fusion de /usr/bin avec /usr/sbin. Parce que les arguments que je lis pour la fusion de /bin avec /usr/bin et /sbin avec /usr/sbin s'appliquent de la même manière.

Un système Unix, un vrai, doit pouvoir démarrer avec une partition racine qui contient /etc, /bin, /sbin et /lib. Je sais qu'avec Linux, il est possible de bricoler avec initramfs, mais cela reste un bricolage qui ne devrait pas exister. /usr, /usr/local et /opt le cas échéant, doivent pouvoir être montés bien plus tard puisque ces partitions ne sont pas des partitions critiques. L'intérêt de la chose est de pouvoir démarrer sur une tout petite partition, même montée en utilisation normale en lecture seule. Cela permet de réparer un système endommagé, surtout lorsqu'on a les utilitaires de base compilés en statique.

Après avoir lancé cette argumentation, la réponse des développeurs de Debian fut laconique. Pour eux, dans une telle situation, il faut utiliser une image GRML appelée depuis le programme d'amorçage (grub2).

Là, j'avoue que les bras m'en tombent et je me demande pourquoi il faudrait faire simple quand on peut faire outrageusement compliqué. Comparons par exemple un NetBSD avec un système Debian/Linux. Je vais passer sous silence que le code du noyau NetBSD est un code qui est d'une qualité nettement supérieure au noyau Linux puisqu'une modification n'est poussée dans l'arborescence des sources que lorsqu'elle a été testée avec succès sur l'ensemble des architectures dites tier 1, ce qui n'est pas le cas avec Linux où elles sont poussées quand elles fonctionnent sous amd64 et advienne que pourra.

Il existe en particulier un répertoire /rescue dans NetBSD. Il contient tous les utilitaires nécessaires à la maintenance du système, compilés en statique et son contenu évolue avec le système. Ces utilitaires sont donc toujours à jour et il n'est pas nécessaire de maintenir à jour une image complète GRML.

La fusion de / avec /usr est une mauvaise idée parce que c'est une source de problèmes potentiels. Il faut que / (contenant /usr) soit en état d'être montée. Cette partition, dans un système Debian, fait plusieurs dizaines de gigaoctets puisque tous les paquets s'y trouvent. Si maintenant /usr est distincte de /, on se retrouve avec un initramfs qui doit monter / et /usr. Il faut donc que deux partitions soient en état d'être montées et que initramfs soit utilisable pour que le démarrage se passe correctement.
C'est bien pour cela que je trouve très bête (et je suis poli) le fait d'avoir ces liens de / vers /usr alors que le bon sens voudrait au contraire que l'on sépare bien ce qui est de l'ordre du mécanisme de démarrage de ce qui est de l'ordre de l'utilisation du système une fois celui-ci démarré. Certaines décisions me semblent prises sous l'effet de la mode — pour ne pas dire sous l'effet de la drogue — par des gens qui n'ont pas réfléchi plus que cela à ce qui se faisait par ailleurs. Si /bin, /sbin, /usr/bin et /usr/sbin ont été séparés depuis trente ans, il y a peut-être des raisons fondamentales, ceux qui ont fait ces choix n'étant pas plus bêtes que nous.

Dans un NetBSD, il n'y a typiquement pas besoin d'avoir une image GRML quelque part parce qu'il existe ce répertoire /rescue et que /bin, /lib et /sbin (et /etc) ne servent qu'au démarrage.

Exemple :

legendre:[~] > uname -a
NetBSD legendre.xxx.fr 9.0_STABLE NetBSD 9.0_STABLE (CUSTOM) #6:
Sat Jun  6 16:01:51 CEST 2020 root@grincheux.de-charybde-en-scylla.fr:/usr/src/netbsd-9/obj/sys/arch/amd64/compile/CUSTOM amd64
legendre:[~] > du -hs /bin
1.7M    .
legendre:[~] > du -hs /sbin
12M     /sbin
legendre:[~] > du -hs /lib
18M     /lib
legendre:[~] > du -hs /rescue
20M     /rescue
legendre:[~] > du -hs /stand/amd64/9.0
23M     /stand/amd64/9.0

Pour peu que / soit une partition séparée (en lecture seule), il est toujours redémarrer même en cas d'effacement d'une bibliothèque critique puisque /rescue est là pour cela. Ce répertoire permet de démarrer un NetBSD en single user tout en permettant de travailler sur le vrai système sans jouer du mount -o bind et autres joyeusetés qui sont assez rapidement plantogènes pour peu que le noyau de l'image ne soit pas celui en cours sur le système à dépanner. En mettant un lien de /sbin vers /usr/sbin, cette possibilité est interdite par construction puisque cela augmente les chances que cela se passe mal. En effet, lorsqu'on est contraint de travailler en single user, il y a souvent des partitions qui ne sont plus en état d'être montées, donc il y a beaucoup plus de chances que cela se passe mal.

Exemple sur un serveur Debian :

rayleigh:[~] > uname -a
Linux rayleigh 5.6.0-2-amd64 #1 SMP Debian 5.6.14-1 (2020-05-23) x86_64 GNU/Linux
rayleigh:[~] > du -hs /bin
12M     /bin
rayleigh:[~] > du -hs /lib
2,0G /lib
rayleigh:[~] > du -hs /usr/lib
9,6G /usr/lib
rayleigh:[~] > du -hs /usr/bin 1,1G /usr/bin rayleigh:[~] > du -hs /usr/sbin 64M /usr/sbin rayleigh:[~] > du -hs /sbin 17M /sbin

Pour démarrer, le système doit accéder à une partition en forme (assez en forme pour être montée au moins en read only) de 13 Go, voire deux partitions en forme dans le cas où /usr est distinct et où on joue avec initramfs. Et si une bibliothèque cruciale est corrompue, on n'a que ses yeux pour pleurer, car il n'y a aucun utilitaire compilé en statique pour réparer. Quiconque a déjà essayé de recompiler un apt en statique verra de quoi je veux parler. Remarquez bien, pour démarrer correctement un Linux de nos jours, il faut aussi que l'initramfs soit correct. Encore un truc qui est une aberration sans nom puisque les scripts appelés ne sont pas forcément ceux de /etc, mais ceux qui ont été copiés dans l'initramfs. Je conçois qu'on embarque des modules dans un système de fichiers spécial pour contourner les problèmes d'initialisation liés au bios. Mais on peut faire largement mieux avec un système comme grub2 sans passer par cette horreur qu'est l'initramfs et qui est une source d'ennuis

Ce n'était pas forcément mieux avant. Mais certains choix qui ont été fait par les concepteurs des systèmes Unix l'ont été pour d'excellentes raisons. Abandonner ces concepts simples peut torpiller un système d'exploitation. Personnellement, je ne suis pas plus gêné que cela tant qu'il me restera des BSD restant dans la philosophie Unix.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Tue, 14 Jul 2020 08:10:27 +0000 URL:

Mais il y a un cron dans systemd. Sinon, ce ne serait pas drôle.

Le principal problème que je vois dans systemd, c’est que ce truc est indémerdable parce qu’il veut tout faire et que, non seulement il veut tout faire, mais en parallèle. On est dans de la programmation concurrente sans avoir les ressources accessibles (du style libpthread lorsque cette saleté a le PID 1). Or des tâches simples exécutées séquentiellement sont bien plus efficaces que les mêmes tâches exécutées en parallèle, surtout sur les systèmes un peu légers en mémoire.

Systemd a été introduit pour deux raisons principales, une bonne et une mauvaise. La mauvaise, c’est pour jouer à celui qui a la plus grosse et montrer qu’un poste de travail démarre plus vite qu’un Windows. C’est ridicule, on ne passe pas son temps à redémarrer une machine. Le second, c’est pour offrir un mécanisme unifié pour libérer les ressources sans que cela soit fait par des scripts dépendant des daemons à lancer. Sauf que, si sur le papier le mécanisme est intéressant, dans les faits, c’est une grosse poilade parce que les daemons fonctionnent tous différemment. Lorsqu’un daemon commence par se forker deux fois en abandonnant son rôle de session leader, le résultat peut être assez drôle.

D’où les joyeusetés de “Type=” et les daemons qui partent en boucle sur erreur lorsque l’erreur est traitée bizarrement par l’unité systemd. La palme étant les mécanismes permettant de convertir à la volée les scripts SysV en unités systemd. Là, on est très rapidement entre le trip sous acide et le royaume du chapelier fou.

Donc si on veut faire un truc aussi moisi que systemd, on va jusqu’au bout de la démarche, sans introduire par dessus des mécanismes pour intercepter l’exécution des scripts de /etc/init.d pour les remplacer par des unités systemd.

Le système SMF de Solaris est un truc étrange, mais qui n’a pas la prétention de faire la moitié de ce que fait systemd (au moins sous Solaris 10). Et le fait qu’un Unix propriétaire fasse une connerie pour se démarquer ne doit pas contraindre les développeurs Linux à faire la même connerie.

Quant au mélange entre / et /usr, je préfère ne pas m’appesantir dessus.

----- COMMENT: AUTHOR: seb DATE: Tue, 14 Jul 2020 05:48:34 +0000 URL:

Bonjour, Merci pour ton article très intéressant. J’ai aussi un “certain” historique (20 ans !) sur les systèmes Unix “Pro” Solaris et HP-UX. Linux “Pro” est arrivé plus tard. J’ai aussi connu THE Linux perso (Redhat, Slackware) avec une bonne vingtaine de “biscottes” à insérer pour l’installation : insérez la une, la trois, la une, la quatre, la une, … puis les CD sont arrivés, jusqu’à 6 : là aussi il fallait les faire valser… ! J’ai même utilisé (en 2000) un firewall (Coyote Linux) qui fonctionnait sur 1 disquette 3″1/2 (1,44 Mo) sur un petit PC, avec 2 interfaces réseau, sans écran, sans clavier, sans disque dur et très peu de mémoire vive ! J’ajouterais une remarque : dans les commandes en ligne de Linux, des fonctionnalités identiques se voient partagées par plusieurs commandes. Par exemple, on peut ajouter une option grep dans une commande find… Tout cela doit bien faire gonfler chaque binaire et rendre les développements et la maintenance bien plus complexes. Le principe initial était d’avoir des commandes simples qui s’agrègent pour réaliser des actions complexes. Pourquoi pas ne plus faire qu’un seul binaire (genre Busybox) qui ferait tout dans systemd ! Je sais bien que l’on ne peut pas figer les systèmes mais quand même… systemd amène, des fonctionnalités qui manquaient : les dépendances entre “services", le contrôle “uniformisé” de chaque service, … Je pense que cela a été inspiré-copié de Solaris, qui a aussi ajouté un bouzin du même genre : SMF. Lui-même avait repris cela de Windows avec ses “f[a|u]meux” services ! J’avais une question quand systemd a “envahi” Linux, qu’elles ont été les réactions de la communauté des développeurs, utilisateurs avancées, Linus, … ? D’où vient ce machin ? Le problème de systemd est qu’il envahit, comme tu l’écris, tout le système maintenant et que les anciens mécanismes SYSV-BSD persistent ! La prochaine étape serait-elle la crontab, qui elle aurait bien besoin de synchronisation, de contrôle, de log … à l’instar des ordonnanceurs ? Bon courage Seb

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Le cas Dupond-Moretti BASENAME: le-cas-dupond-moretti DATE: Thu, 09 Jul 2020 11:02:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Grincherie en panne CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Le fait que le nouveau garde des sceaux ait réussi, dès sa nomination, à mettre tous les syndicats de la magistrature vent debout contre lui me le rend éminemment sympathique. Je connais bien trop cette sale engeance pour lui accorder le moindre crédit et je ne suis pas loin de penser que l'état actuel de la France est en grande partie dû à l'incurie de la plupart des magistrats qui, tellement indépendants et incontrôlables, sont en roue libre depuis trop longtemps et s'érigent plus en redresseurs de torts supposés — quitte à faire passer des défendeurs pour des victimes de la société — qu'en juges destinés à appliquer et à faire appliquer le droit si pas à la lettre, au moins dans son esprit.

Il faut dire qu'il a encore quelques jours, il déclarait encore à qui voulait bien l'entendre qu'il était totalement inacceptable dans un état qui se voulait de droit que les magistrats non seulement n'aient aucun compte à rendre mais encore ne soient responsables d'aucune de leurs décisions.

Je ne sais pas s'il pourra faire quelque chose pour changer cet état de fait, mais le simple fait qu'il l'ait dit fait que je lui laisse le bénéfice du doute.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Tracasserie administrative BASENAME: tracasserie-administrative DATE: Wed, 08 Jul 2020 07:51:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Il y a quelques mois, j'ai eu l'insigne honneur, en raison de l'inaction de mon expert-comptable, de participer à une audience correctionnelle pour non dépôt des comptes annuels de l'exercice 2018 de ma société. Je tente depuis d'effectuer ce dépôt sans succès et ce qui devrait être une simple formalité administrative — dont on se demande bien à quoi elle sert — se transforme en parcours du combattant.

Administration, allégorie.

Mon expert-comptable a en effet omis de me fournir la plaquette de dépôt des comptes annuels, cette plaquette étant différente de la liasse fiscale à déposer au service des impôts des entreprises (laquelle liasse a tout de même été fournie après injonction par ledit service et avec deux mois de retard). Je lui ai bien rappelé à plusieurs reprises de me fournir ce document sans succès. Après plus d'un an de bataille, cette charmante personne s'est permis d'antidater la plaquette de dépôt des comptes histoire de pouvoir dire que, vous comprenez, elle n'était pas responsable, c'était moi qui n'avais pas fait le nécessaire. Forcément, cela m'a un peu énervé. J'admets que l'on fasse des erreurs, mais lorsque ces erreurs ont été faites, j'ai horreur que l'on refuse de les assumer et que l'on fasse porter le chapeau à quelqu'un d'autre ! Les services du procureur qui m'ont convoqué m'ont très clairement indiqué que certains experts-comptables étaient coutumiers du fait, que la situation était inadmissible, mais que ces experts-comptables n'étaient jamais inquiétés alors même qu'ils étaient parfaitement connus.

Ceci étant, j'avais déposé en temps et en heure les comptes de 2019. Je dois dire que je ne paie plus un expert-comptable pour faire du juridique, je trouve que la facturation est énorme pour pondre une fois par an une assemblée générale d'approbation des comptes. Cela fait presque vingt ans que je dépose des comptes pour plusieurs sociétés, je sais faire au moins aussi bien qu'un expert-comptable.

Sauf que… sauf que la mafia des greffiers des tribunaux de commerce et des experts-comptables vous met tous les bâtons dans les roues qu'ils peuvent pour vous contraindre d'en passer par les services des experts-comptables voire en vous renvoyant vers des avocats spécialistes.

Depuis quasiment vingt ans, je dépose des comptes pour des SARL, SAS ou autres SA. Je sais donc faire. Cette année, la plaquette m'est revenue parce qu'elle n'avait pas été certifiée conforme par le président de la SAS. En vingt ans, je n'ai jamais certifié conforme la plaquette en question puisqu'elle est signée par l'expert-comptable et qu'il s'agit du document original. Je ne mettais qu'un coup de tampon « document original ». Pas une fois, et cela n'a jamais posé de problème à mes deux greffes précédents. Cette fois-ci, la plaquette m'a été retournée avec naturellement une mise à l'amende idoine. L'assemblée générale ordinaire avait, certes, approuvé les comptes de 2018 et 2019, mais n'avait déposé que 2019 en expliquant pourquoi. Autre mise à l'amende. Naturellement dans deux courriers recommandés différents, avec deux nouvelles mises à l'amende pour émission de deux courriers recommandés.

J'ai interrogé un juriste spécialisé dans les assemblées générales de sociétés commerciales qui n'a rien trouvé à redire à mon assemblée générale ordinaire. J'ai tout de même reconvoqué une telle assemblée, je n'ai que cela à faire, et j'ai pris la peine d'aller moi-même au greffe du tribunal de commerce pour déposer ces documents pour que l'on me réponde de vive voix que telle ou telle chose ne va pas plutôt que de m'envoyer un courrier recommandé pour chaque virgule mal placée.

Arrivé hier matin devant le greffe du tribunal de commerce, je suis avisé par un écriteau que celui-ci n'est ouvert que pour la délivrance des extraits Kbis. Un collègue de mon grand'père se serait écrié « et merde pour les autres ! » Un employé du tribunal m'ouvre tout de même la porte pour me renseigner. Je lui explique le problème et il me répond qu'il voudrait bien me laisser entrer, mais qu'il était là depuis l'ouverture, que le greffe était censé être ouvert, mais qu'il n'avait vu personne de la matinée, le rideau de fer étant même resté fermé. Il ne savait pas si ce guichet daignerait ouvrir dans l'après-midi et me rajoute qu'il faudrait téléphoner pour obtenir un rendez-vous. Mais pas téléphoner au greffe du tribunal du commerce, personne ne répondant, si vous voulez avoir ce service, il faut téléphoner au standard du tribunal judiciaire et se faire passer le greffe du tribunal de commerce par le standard. Bon à savoir, cela confirme que ce service est juste là pour encaisser de paiement des actes en se moquant du monde.

Il me rajoute même, maniant la litote, que le Covid-19 était un argument bien pratique pour que certains tirent au flan, qu'en l'occurrence cela faisait plus de quatre mois que le greffe en question fonctionnait au ralenti. Dans la discussion, il m'annonce encore que si vous cochez certaines cases comme le fait de ne pas être natif de la région, de ne pas recourir à un avocat ou un expert-comptable pour rédiger les assemblées générales, le greffe vous en fera voir de toutes les couleurs alors que si vous êtes un natif du cru, vous pouvez ne pas déposer vos comptes, tenir des assemblées générales totalement illégales voire utiliser des actionnaires décédés, personne ne vous tiendra rigueur. Il termine en me disant qu'il sait parfaitement de quoi il parle, subissant lui-même ce racisme de bas étage.

Pour l'une de mes anciennes entreprises, je n'avais pas de greffe du tribunal de commerce, mais le greffe du tribunal d'instance, chambre commerciale. C'était du velours, les décisions de justice étaient prises par des vrais juges (même s'il y aurait aussi à y redire) et non par des potentiels concurrents des entreprises jugées. Les tribunaux de commerce sont une des hontes françaises. Ils sont tenus par des gens qui ne sont pas là pour être au service des gens qui les paient mais pour leur soutirer le maximum d'argent et prouver par leurs capacités de nuisances leurs existences tout en avalisant tous les écarts des copains ou en poussant les heureux bénéficiaires de leurs services dans les bras de professionnels véreux sans lesquels il est quasiment impossible d'effectuer les démarches obligatoires.

Il est grand temps de réformer cette spécificité. Il est surtout grand temps d'enfin considérer que ce pays est corrompu jusqu'à la moelle et pue comme un bordel à marée basse.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: La tyrannie de l'écologisme BASENAME: la-tyrannie-de-l-ecologisme DATE: Tue, 30 Jun 2020 09:13:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les écolos CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

C'est fait, le second réacteur de Fessenheim est arrêté. Les écologistes ont gagné et il va falloir investir sans plus tarder dans des groupes électrogènes. Et cette fermeture est une honte absolue, surtout lorsqu'on se targue comme les « escrolos » de lutter contre le réchauffement climatique.

Cette centrale en parfait état n'a pas été fermée pour des raisons de sécurité, ni parce qu'elle fut mise en service en 1977 et qu'elle serait obsolète. Les réacteurs de même type ont montré qu'ils pouvaient fonctionner largement plus que 43 ans. Non, elle a été fermée sous des prétextes fallacieux et purement politiciens par François Hollande et cette fermeture n'a pas été retoquée par l'actuel occupant de l'Élysée.

Cette centrale produisait deux fois 880 MW (puissance nette). À titre de comparaison, les chiffres sont têtus, une éolienne moyenne en France a une production maximale de 2 MW avec un facteur de charge de 24%, lui aussi moyen. Sur une année moyenne aussi, ce facteur de charge est de moins de 7% pendant 10% de l'année. En d'autres termes, pendant 10% de l'année, l'éolienne moyenne produit moins de 140kW. En étant particulièrement optimiste, on pourrait en conclure qu'il faudrait remplacer cette centrale par 12500 éoliennes. À titre d'information, on peut installer quatre éoliennes par kilomètre-carré, on aura donc une emprise au sol de 3125 km² soit un peu moins que la surface du département du Haut-Rhin (3525,17 km²).

Sauf que la fréquence du réseau doit être fixe et parfaitement contrôlée (elle sert d'étalon de fréquence). Cette fréquence varie en fonction de la consommation et de la production d'énergie. Plus la consommation est importante à production fixe, plus la fréquence baisse. C'est pour cette raison que le réseau d'énergie a besoin de sources pilotables à la demande et non de sources intermittentes et qu'il faut absolument des centrales électriques réagissant à la demande. Cela tombe bien, l'Allemagne vient de mettre en service une centrale non polluant et très faiblement émettrice de dioxyde de carbone à Datteln et brûlant principalement la source de charbon locale, la lignite, qui est une plaie environnementale. Quelques écologistes locaux ont bien râlé, sans succès.

Récapitulons. Nous fermons sous la pression des écologistes une centrale en parfait état à très faible empreinte carbone. Nous remplaçons cette centrale par une source pilotable en Allemagne produisant infiniment plus de dioxyde de carbone, le tout sous des prétextes écologistes. Ce n'est ni sérieux, ni cohérent.

Le réseau européen a été totalement déstabilisé il y a quelques mois — souvenez-vous, les horloges pilotées par la fréquence secteur prenaient du retard —, depuis quelques mois, nous frôlons très régulièrement le blackout (janvier 2019, 9 août 2019, 7 octobre 2019 date à laquelle RTE a autoritairement coupé plusieurs sites industriels pour protéger le réseau, plus récemment encore…). Notre consommation augmente régulièrement, d'autant plus que les véhicules électriques qui sont une aberration écologique consomment eux-aussi. Et nous voulons réussir à augmenter la production électrique en utilisant des sources renouvelables.

La fermeture de Fessenheim et l'ouverture de Datteln nous montre que c'est impossible. Pire, cela nous montre que la fermeture d'une centrale nucléaire pour des raisons écologiques impose l'utilisation de centrales thermiques grandes émettrices de CO2. Dans cette perspective, la percée des écologistes tendance pastèque (vert dehors, rouge dedans) ne me rend pas furieusement optimiste pour l'avenir de certaines villes.

Well done, old chap !

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Mon, 20 Jul 2020 07:38:30 +0000 URL:

Si vous voulez de l’électricité quand vous en avez besoin, sachant qu’elle ne se stocke pas et qu’on a aussi fermé les usines de turbinage, il faut prendre en compte le facteur de charge le plus défavorable et non le facteur de charge moyen.

----- COMMENT: AUTHOR: maison85 DATE: Fri, 17 Jul 2020 15:06:08 +0000 URL:

Bonjour, Comment arrivez-vous à 12500 éoliennes ? 1 tranche nucléaire: 1.000MW 1 éolienne: 2MW facteur de charge 25% ->0,5MW. 1 tranche=2000 éoliennes. Merci. http://www.apere.org/fr/observatoire-eolien https://www.renouvelle.be/fr/actualite-belgique/premier-repowering-de-parc-eolien-en-wallonie

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Sun, 05 Jul 2020 10:46:03 +0000 URL:

Je me permets de rajouter que, du point de vue de l’écologie, il n’est pas idiot d’adosser une borne de recharge à un groupe électrogène diesel dont le moteur tourne à son couple maximal (donc à la consommation minimale et au rendement optimal), même si cela fait régulièrement rigoler les réseaux sociaux (les mêmes qui votent écologistes, notez-le bien).

Le rendement global entre la source de l’énergie primaire et la batterie est aussi, dans ce cas, bien supérieur à celui de la distribution de l’électricité depuis une centrale électrique.

Dans tous les cas, ce qui est idiot est de rouler à l’électrique. Plus idiot encore (parce que c’est possible), c’est la pile à hydrogène puisque l’hydrogène est fabriqué par craquage du pétrole (l’hydrolyse a un rendement moisi, et comme on se prend en plus le rendement du réseau électrique…).

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Sun, 05 Jul 2020 10:41:58 +0000 URL:

Merci. Les chiffres sont têtus.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Sun, 05 Jul 2020 10:14:15 +0000 URL:

Ouaouh… Impressionnant, merci !

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Sat, 04 Jul 2020 12:40:57 +0000 URL:

Bonjour.

Je passe sous silence la production des commandes moteur, ces moteurs fonctionnant à des tensions relativement faibles et à fort courant (on ne peut pas se permettre des tensions de l’ordre de plusieurs kV dans une voiture). On parle de monocristaux de silicium qui sont très coûteux à produire (et très polluants). Je passe aussi sous silence l’énergie qu’il faut mettre dans la production des batteries et leur recyclage très complexe. Il faut ajouter à cela un calcul basique que personne ne veut faire et que je vais faire en prenant en compte les chiffres annoncés par Tesla.

J’ai fait le calcul entre le puits et le litre d’essence à la pompe, y compris le raffinage. On arrive à 96% parce qu’il y a très peu de déchets au passage. Et j’ai fait ce calcul du point de vue énergétique entre un puits au Moyen-Orient et une pompe en France (y compris le super tanker et le camion citerne). Le véhicule électrique sur un réseau de distribution de 230V en basse tension a déjà un rendement max de 45% (25% sur un réseau 120V). Et en tout état de cause, un véhicule électrique, une fois tout mis bout à bout, a un rendement énergétique inférieur à celui d’une 2CV ou d’une GSA (moteurs à refroidissement par air avec des rendements de 30 à 35%) parce qu’il ne faut pas oublier les différents rendements par conversion (charge/décharge, conversion de l’énergie, commande moteur et j’en passe).

Je ne compte pas encore l’énergie pour construire et recycler la bagnole électrique (parce qu’on parle de monocristaux de silicium, ce qui est délirant, la consommation d’énergie étant quadratique en fonction de la puissance des composants).

Par ailleurs, il faut aussi comparer des choses comparables. Dans un litre d’essence, on a grosso-merdo 33 MJ d’énergie, soit 9,2 kWh. On va prendre une 2CV6, 29 ch DIN au frein, consommation 5l/100 km, rendement du moteur 34%. Pour 100 km, on consomme donc 5*9,2=46 kWh dont 16 kWh à la roue (pour avancer). Tiens, c’est amusant, Telsa indique 18 kWh/100 km à 90 km/h. On ne tombe pas loin ! Mais en oubliant les rendements de conversion et en récupérant l’énergie au freinage (enfin, le peu qu’on puisse récupérer, on ne peut récupérer plus de C/10 sauf à fusiller à court terme la batterie).

Mais faisons le calcul dans l’autre sens. 18 kWh/100 km de consommation à 90 km/h. Chez Telsa, benmerdalors, c’est forcément au sens SAE (on mesure ce qui est consommé en sortie de batterie et sans accessoire). On consomme donc 18 kWh sur une heure et sept minutes, ce qui nous ramène la consommation toujours au sens SAE à 4 Wh/s, soit la bagatelle de 19,3 ch (toujours au sens SAE en considérant le rendement de 100%). Or c’est électroniquement et mécaniquement impossible. On va se prendre un rendement de 80% dans la commande moteur et le rendement mécanique (en ayant de la chance parce qu’on n’a pas le droit de travailler en trop haute tension dans une voiture, donc les courants sont énormes et que la mécanique reste de la mécanique, et qu’il faut travailler en dehors du spectre audio). La consommation annoncée revient donc à 15,5 ch au sens DIN. Là, de deux choses l’une, soit Tesla nous prend pour des truffes, soit ils génèrent de l’énergie à partir de rien. Quand à côté, ils nous annoncent des véhicules de 320 à 598 ch (SAE), je rigole (à 300 ch, vous avez le droit d’utiliser votre voiture 20 mn en tuant ta batterie).

Conclusion : on a donc une voiture (Tesla) qui consomme un peu moins qu’une 2CV6 (en énergie pure), qui a moins de puissance disponible qu’une 2CV4 de 1970 mais dont la consommation cachée (pour remplir le réservoir) a, au mieux, un rendement de 45% lorsqu’elle est chargée à domicile (chiffres Enedis). Sans parler construction ou recyclage, ou même parler de la production d’électricité, on a donc aussi une bagnole (Tesla) qui consomme réellement le double d’une 2CV6 par km parcouru (à 90 km/h) pour une puissance moitié moindre à la roue.

Bien joué !

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Wed, 01 Jul 2020 19:46:42 +0000 URL:

Bonjour Grincheux, “… les véhicules électriques qui sont une aberration écologique …” Vous pouvez développer SVP ? (Ça peut être des liens vers les explications) Merci !

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Grandeur et décadence de la magistrature BASENAME: grandeur-et-decadence-de-la-magistrature DATE: Wed, 24 Jun 2020 09:00:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: Mauvaise humeur TAGS: ----- BODY:

Hier, j'ai continué mon tour de France pour compléter mon guide Gault & Millau des tribunaux de France et de Navarre. Je n'ai vraiment pas été déçu du déplacement. C'est une occupation comme une autre.

La dernière réforme des pôles sociaux m'a envoyé dans une cour d'appel assez loin de mon domicile et joignable uniquement par des petites routes de campagne dont une bonne partie de petites routes départementales en moyenne montagne. Deux cents kilomètres de virages avec des tracteurs (les moissons ont commencé), des touristes qui se baladent avec leur camping-cars, des groupes de randonneurs. La route est agréable et extrêmement bucolique. Googlemaps indiquait trois heures de route, ce que je savais être très optimiste. Michelin indiquait quant à lui 3h40, ce qui s'avérera bien plus proche de la réalité.

Ma XM étant chez le garagiste pour cause d'automatisme de chauffage coincé sur chaud, la DS23 ainsi que le Type 23 étant planqués, ne pouvant m'y rendre décemment avec le MF825, j'ai résolu de m'y rendre avec la décapotable, une antique 2CV. Je pars confiant et un peu nerveux — j'ai une sainte horreur de batailler avec des magistrats corrompus — vers 8h30 pour une audience qui doit normalement se tenir à 14h00. Le début du trajet se passe bien, je me trompe deux fois de route puisque sur les départementales, les panneaux indicateurs ne semblent pas s'intéresser aux villes du département d'à-côté. Heureusement que mon téléphone fait aussi GPS !  Au bout d'une centaine de kilomètres, il me faut trouver de l'essence. Et là, j'ai un petit problème. La 2CV6 accepte d'origine de l'essence sans plomb sans poudre de perlimpinpin, mais seulement du super, c'est-à-dire du SP98 et non de l'ordinaire (SP95). Toutes les pompes que je trouve sur mon passage sont en rupture de SP98 avec un petit panneau à chaque fois indiquant une livraison pour mardi soir. Heureusement que je n'attends pas d'être sur la réserve pour chercher un pompiste ! Je finis par trouver ce que je cherche et je continue ma route. J'arrive à l'entrée de la grande ville du coin où se trouve cette cour d'appel, trouve un endroit pour avaler rapidement un sandwich et dépose ma voiture au parking du palais de justice.

Ce palais de justice porte bien son nom. Lorsqu'on le voit, on peut être rassuré, nos impôts sont bien utilisés. Les travaux semblent récents et onéreux — il y a même une exposition pour voir combien ces travaux ont été pharaoniques — et je me surprends à penser à l'absence de décence des magistrats qui râlent copieusement contre le manque de moyens de leur ministère de tutelle alors même qu'il était sans aucun doute possible de restaurer un palais de justice pour un budget deux à trois fois moindre en ayant exactement les mêmes fonctionnalités. Un ancien président l'a dit, ce n'est pas cher, c'est l'état qui paie. C'est pourtant d'autant plus étrange que certains travaux fleurent bon le bricolage. Il y a un sas devant les salles d'audiences, ce sas étant en verre avec des portes qui se ferment automatiquement (il y a un groom). Ces cloisons en verre montent bien à cinq ou six mètres et, pour qu'on ne distingue pas ce qu'il se passe à l'intérieur des salles d'audiences, la seconde porte restant elle ouverte, un coup d'acide a été passé au rouleau pour tenter d'opacifier le bas du verre. Le résultat est absolument ignoble. Passons, mais le droit est respecté, la porte de la salle d'audience est objectivement ouverte. Le sas, quant à lui, est fermé, mais il ne s'agit pas de la porte de la salle d'audience, n'est-ce pas ? La loi est donc respecté à la lettre. On passera sous silence l'esprit de la loi.

Trouvant ma salle d'audience, je remarque une fois de plus que le rôle est inexistant. Pour être tout à fait honnête, depuis que je pratique les tribunaux, je ne l'ai vu affiché que par deux d'entre eux : le tribunal de commerce de Paris et le tribunal de grande instance de Nanterre qui, pourtant, n'est pas connu pour avoir un grand respect des règles de procédure. En revanche, à la place du rôle, je trouve l'indication suivante :

Audience collégiale chambre sociale

Quoi de plus normal, nous sommes en appel et je n'ai pas accepté une audience à juge unique. J'entre dans la salle avec deux témoins. Les juges étant tellement imbus d'eux-mêmes et de leur supériorité en prétendant non appliquer le droit existant mais en édictant le droit, il est nécessaire de pouvoir faire acter tout ce qui se dit dans un prétoire. Je vais me présenter devant un greffier jovial voire hilare en entendant mon nom. Ça commence bien. Très bien, ne t'en fais pas, j'ai une certaine habitude de ce Grand Guignol. Je retourne m'asseoir en respectant les mesures barrières imposées aux français parce qu'ils sont assez incultes pour ne pas comprendre le mot prophylaxie. Comme on les assomme de féminicide alors que le Larousse de 1924 parle d'uxoricide. Il n'y a pas à dire, nous vivons dans une époque qui a réussi à résoudre tous les problèmes de société en appelant un chien un chat !

Mais revenons à cette salle d'audience. L'affreuse petite sonnette retentit. D'une porte, à droite apparaissent l'un derrière l'autre le président puis ses assesseurs. Tiens ? Non ? La collégialité est réduite à un seul juge, sans doute est-il plusieurs dans sa tête. Je pense intérieurement que, finalement, la vie à deux, c'est mieux. Devenez schizophrène !

D'emblée, ce magistrat débite un petit laïus sur le fait que des personnes dans la salle ne semblent pas bien connaître la procédure, qu'il a reçu des courriers et qu'il faut absolument pour respecter le principe de la procédure contradictoire, que toutes les parties discutent entre elles. Ce petit discours était sans doute entièrement à mon intention. Je l'ai apprécié à sa juste valeur même si j'ai pensé intérieurement que c'était justement parce que je connais bien la procédure que je refuse de parler au prétendu baveux de la partie adverse. Je ne bronche pas, je souris intérieurement en me disant que j'allais m'amuser avec lui.

Arrive l'appel des causes. Il y a un tas de dossiers qui ne concernent pas des caisses de sécurité sociale puis arrive mon dossier, bon dernier. J'ai une certaine habitude, je suis un poil à gratter et il ne faut surtout pas donner des idées aux baveux qui pourraient s'en inspirer. Enfin, s'en inspirer si tant est qu'ils les comprennent parce que j'ai rarement, très rarement, vu un avocat qui rentre d'emblée dans le lard d'un magistrat sur des problèmes procéduraux. Bien au contraire, ils se couchent parce qu'il ne faut surtout pas se fâcher avec un magistrat qui pourrait le leur faire payer. Ils sont donc parfaitement et intégralement responsables de la situation de la justice. Si à chaque accroc dans la devise de l'École Nationale de la Magistrature qui est, pour mémoire, je défendrai le droit, un baveux se levait pour remettre le magistrat fautif en place, ceux-ci rendrait le droit au lieu de l'édicter avec un sentiment d'impunité.

Bref, arrive donc mon tour. Je me lève et vais docilement jusqu'à la ligne jaune dessinée au scotch de couleur sur le sol. Il faut respecter deux mètres avec le magistrat, mais la baveuse de la partie adverse peut baver sur moi. Deux poids, deux mesures, c'est tout à fait normal. Un tribunal est une pantomime destinée à faire comprendre au manant ou au justiciable qu'il n'est rien en l'impressionnant. Avec moi, c'est raté. Ça me faisait un peut d'effet il y a vingt ans, la première fois que j'ai atterri dans un tribunal, mais aujourd'hui, tout ce spectacle me laisse de bois. Le spectacle est ridicule, risible et méprisable, surtout lorsque des arrêts illégaux sont rendus au nom du peuple français qui n'a pas son mot à dire et l'immense majorité des magistrats du siège sont haïssables parce qu'ils traitent les gens qui se représentent sans avocat comme des moins que rien parce qu'ils n'en connaissent pas les codes. Je sais parfaitement qu'un adage prétend que celui qui est son propre avocat a un idiot pour client, mais comme aucun avocat ne veut faire le sale boulot, il faut bien s'y coller soi-même.

Le baveux de la CIPAV prétend que l'affaire est en état d'être jugé. N'attendant pas que le juge me donne la parole, je coupe le baveux en lui indiquant qu'il n'en était rien et que ce n'était pas à lui de prétendre que l'affaire était en état. J'ai la parole, je la garde et ne lui laisse plus placer un mot. J'indique alors au président que je ne discuterai pas avec cet avocat mais seulement avec la CIPAV, que cela plaise ou non au baveux, que cela plaise ou non à la CIPAV et que cela ne te plaise ou non, mon cher président. La CIPAV a eu mes conclusions, je ne sais pas ce qu'elle en a fait, ce n'est pas mon problème. En revanche, je n'ai pas reçu les siennes. Et je refuse de discuter avec ce baveux parce que la CIPAV qui prétend être un organisme de sécurité sociale est contrainte à passer des appels d'offres de marchés publics pour, entre autres, sa représentation devant les juridictions. Autant l'appel d'offres de 2016 est particulièrement foireux avec plein de trous dans la raquette, autant celui de 2019, toujours d'actualité, est parfaitement clair. Le marché concerne la représentation de la CIPAV et de ses dirigeants devant toutes les juridictions de France. Chose étonnante, lorsqu'on cherche dans un moteur de recherche l'adjudication, il y a bien un lien sur le site du BOAMP (bulletin officiel des adjudications de marchés publics) mais ce lien est mort. Qu'à cela ne tienne, j'ai demandé aux archives de la commission européenne qui m'a renvoyé l'adjudication sous la forme d'un fichier PDF signé dans la journée. Je connais donc le nom du seul cabinet d'avocat apte à représenter les intérêts de la CIPAV. Je mets l'adjudication sous le nez du président en respectant naturellement les principes de prophylaxie, il ne faudrait pas que je le rende malade. Il me répond que la CIPAV n'est pas tenue à la passation de marchés publics et je pense tout haut — il faut toujours penser tout haut avec ces cuistres — que la CIPAV a donc été condamnée par erreur à plusieurs reprises par une chambre correctionnelle parisienne pour entorse aux règles des marchés publics. Je note, madame le président, je note pour plus tard et je me mords violemment l'intérieur de la bouche pour ne pas répondre autre chose. Je me suis demandé un instant si cette comédie n'était pas faite pour que je perde mon calme et pour pouvoir me coller un outrage à magistrat.

Je continue donc en demandant au magistrat une mise en état car je n'ai eu aucune réponse de la CIPAV concernant mes écritures qui était des écritures à titre incident envoyées il y a plus de deux mois. Comme depuis six ans la CIPAV n'a jamais respecté les mentions minimales prescrites par le code de procédure civile pour que ses écritures soient recevables par un magistrat, j'insiste. Le baveux d'en face prend bien garde de me les donner, j'aurais eu un argument pour récuser le magistrat s'il n'avait pas déclaré les écritures irrecevables pour irrespect, entre autre, du 960 du CPC. Le magistrat me répond alors que la procédure étant orale, il n'y a pas de mise en état devant les cours d'appel. Sauf que cela ne tient pas. Il existe des exemples, même récents, où des cours d'appel ordonnent explicitement des audiences de mises en état. je demande alors au magistrat si d'après lui la cour d'appel de Grenoble qui vient d'ordonner une mise en état sur une affaire comparable était dans l'illégalité. Elle ne me répond pas et continue à m'expliquer comme si j'étais un enfant que cela n'existe pas. Parfait, je note encore pour plus tard.

Renvoi fin janvier 2021.

Je rajoute tout de même que le problème sera le même, je refuserai toujours de parler à un baveux qui ne peut justifier de sa capacité à représenter une caisse qui n'existe pas et je retourne à ma place. Je m'aperçois alors que l'un de mes témoins avait ostensiblement enregistré l'audience, ce qui est un délit pénal. Je n'imagine pas un seul instant que le magistrat n'ait rien vu, le téléphone clignotant comme un arbre de Noël. Nous sortons de la salle sans saluer, il ne faut tout de même pas exagérer, je veux bien être pris pour un idiot, mais il y a des limites à ne pas franchir et je réfléchis à la suite à donner. En tout état de cause, j'ai deux témoins qui ont attesté de ce qu'il s'est dit, je les en remercie.

Chemin de retour, encore quatre heures de route. Arrivée chez moi à 20h00. Tout cela pour dix minutes à tout casser d'audience avec un magistrat qui, une fois encore, s'assoit ostensiblement sur le code de procédure civile. En d'autres termes, il s'agit d'une nouvelle audience où les règles qui s'appliquent à la CIPAV et qui s'appliquent à moi ne sont pas du tout les mêmes. J'ai à nouveau l'impression de courir un marathon à handicap, avec des gueuses de fonte aux pieds, alors que mon adversaire, la CIPAV, est chaussée de magnifiques chaussures de sport. La justice n'est pas aveugle, elle est définitivement complaisante.

Depuis deux ou trois ans, je sais que cette histoire terminera devant une juridiction pénale. Il n'y a qu'en se tapant un magistrat pour l'exemple qu'on pourra à nouveau parler de justice en France. Comprenez-mois bien, je ne suis pas en train de dire qu'il faut absolument me donner raison, ce n'est absolument pas mon propos. J'accepte d'avoir tort, j'accepte une condamnation. Mais je ne l'accepterai que dans le respect des lois existantes et pas parce que les magistrats veulent sauver la sécurité sociale en bafouant leur serment.

Parce que la vraie question, la seule qui ait un véritable sens et que je ne poserai jamais par écrit n'est pas de savoir si Monsieur Le Grincheux doit ou non une somme d'argent à des organismes qui n'existent pas mais de savoir si la devise de l'ENM et le serment des magistrats ont encore un quelconque sens dans notre beau pays.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Wed, 24 Jun 2020 09:45:51 +0000 URL:

L’un de mes témoins vient de me souffler à l’oreille (je n’ai pas des yeux dans le dos) que les avocats semblaient outrés qu’un blaireau ne portant pas la tenue se permette de balayer du revers de la main une avocate avec de tels arguments.
Ils minaudaient entre eux… Tu sais les mecs qui se penchent vers l’autre et qui pchi-pchi-pchi avec l’air goguenard…

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Le tirage au sort confirmé comme imposture démocratique BASENAME: le-tirage-au-sort-confirme-comme-imposture-democratique DATE: Sun, 21 Jun 2020 12:40:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Je hais les écolos TAGS: ----- BODY:

Il n'a pu vous échapper qu'un grand machin se tenait ces jours-ci. Ce grand machin s'intitule pompeusement Convention citoyenne pour le climat. Rien que cela. À titre personnel, je pensais naïvement qu'un tirage au sort pouvait être démocratique dans le sens où tous les pans de la société seraient représentés. Or les résultats de cette convention m'ont laissé quelque peu pantois tant ils étaient proches de la doxa écologiste, totalement ignorant de l'économie. Il est vrai que nous sommes en France et que l'économie doit toujours se plier à l'idéologie, mais ici, c'en est presque grotesque. L'immense majorité du jus de cerveau ressemble à s'y méprendre à la production des cerveaux malades de la frange la plus radicale les gauchistes, de ceux que j'appellerais ici les Khmers verts et risque fort de se transformer en usine à taxes — comme si la France avant encore besoin de taxes supplémentaires ? — ou en interdictions de tous genres. Presque de tous genres puisque les membres de cette docte assemblée pourront continuer à grignoter de quinoa bio venant d'Amérique du Sud en clipper. On me souffle dans l'oreille qu'il n'y a plus de clipper depuis longtemps et que cette céréale viendrait plutôt en gros conteneurs sur de gros bateaux fonctionnant au mazout.

Pêle-mêle, nous avons les mantras sur le logement. Il faut contraindre ces salopards de propriétaires à isoler les logements. Très bien, sauf que, sauf que c'est un enfer une fois de plus pavé d'excellentes intentions. D'une part, pour avoir participé à une étude effectuée par l'un des plus grands énergéticiens de France sur l'ensemble d'une ville ancienne, il faut plus d'un siècle pour que les travaux d'isolation soient rentables, que ce soit sur l'empreinte écologique (il faut dépenser de l'énergie pour fabriquer des isolants et, mine de rien, la laine de roche ou la laine de verre demande de l'énergie pour être fabriquées) ou l'aspect strictement financier. Un propriétaire ne fera pas ces travaux avec les rendements locatifs tels que nous avons en France, ce n'est pas rentable. Le risque est d'augmenter la pénurie de logement dans le parc privé et la désaffection des centres ville, là où ces imbéciles d'écologistes veulent que les gens habitent pour éviter les transports polluants.

Je passe sous silence le couplet sur les transports, on frise le sublime. Il faut taxer, taxer et encore taxer pour convaincre l'utilisateur de changer de véhicule pour un véhicule propre (comprendre électrique). Sauf que le véhicule électrique est plus polluant qu'un véhicule thermique, une fois tout pris en compte, ce qui va de la source primaire de l'énergie jusqu'à la roue en passant par l'extraction des matières nécessaires au batteries et le recyclage du véhicule en fin de vie. La pile à hydrogène est elle-aussi une vaste fumisterie puisque l'hydrogène est fabriqué par craquage du pétrole, le rendement de l'hydrolyse étant ridicule, et que ce gaz à la fâcheuse tendance à diffuser dans le métal. Là encore, la physique doit se plier à la vision politique de l'écologie. Personne pour réfléchir plus loin que le bout de son nez pour constater que l'avenir du moteur est le moteur thermique, mais qu'il est urgent de trouver comment pomper le CO2 atmosphérique pour le transformer en pétrole.

Mais le plus beau, le plus beau est la proposition suivante :

[image:196:Fig. 1 : jus de crâne de cerveaux avariés]

En dehors de délibérés ou d'arrêts de nos chers magistrats des chambres sociales, j'ai rarement lu des choses plus ineptes. D'une part ces véhicules roulent très peu, d'autre part, il s'agit de patrimoine (industriel, scientifique, économique ou populaire), voire de véritables œuvres d'art qu'il faut sauvegarder. Que pensent ces chers représentants ? Qu'il faut les réduire à des bibelots imposants pour assouvir leur foi en un air pur qui ne le serait pas plus sans ces véhicules de collection.

Alors je te préviens, toi le cuistre qui pourrait approcher avec un fer à souder ou une perceuse l'un de mes véhicules anciens, tu risques fort de tâter des balles de ma carabine 6mm et de constater un trou dans ta carcasse de déficient mental avant d'avoir pu faire le moindre trou dans un organe vitale du véhicule !

Ce coup de gueule étant posé, je ne peux que m'interroger sur le caractère représentatif de cette auguste assemblée. Je sais bien que la moitié de l'humanité est plus bête que la médiane, mais tout de même, il y a ici une belle concentration d'imbéciles et il doit y avoir un biais statistique loin d'être négligeable.

Les 150 participants et 25 suppléants ont été tirés au sort à partir des listes électorales et de 255 000 appels téléphoniques. Vous avez bien lu, les tirés au sort ont pu refuser et il y a donc eu pas loin de 255 000 refus. Je n'ai aucune information quant au motif des refus, sans doute y a-t-il eu des refus car le comité de gouvernance, déjà connu, était idéologiquement orienté et que beaucoup de tirés au sort avaient bien d'autres choses à faire que de perdre du temps. Par ailleurs, les statistiques montrent qu'il suffit d'un millier de personnes prises au hasard pour obtenir une image correcte de la population française. On n'a donc pas besoin de rectifier énormément l'échantillon, contrairement à ce que j'ai pu lire ici ou là. Une autre information passe sous silence. Quinze personnes ont démissionné, remplacés par les vingt-cinq suppléants pour terminer avec cent soixante membres. Pourquoi autant de membres (10 % tout de même) ont-ils démissionné ?

La seule explication valable est que les débats étaient une fois de plus phagocytés par l'idéologie écologiste, l'échantillon initial étant déjà fortement biaisé dans ce sens. Les déviants ont donc préféré partir.

Pourtant, le pire est à venir, il faudra certainement voter sur ce tombereau d'inepties par référendum.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Assurance perte d'exploitation BASENAME: assurance-perte-d-exploitation DATE: Fri, 22 May 2020 07:36:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Cela devait arriver. Ce matin, j'ai appris qu'un cafetier parisien venait d'assigner la compagnie d'assurance AXA pour obtenir que sa fermeture résultant de la crise sanitaire actuelle soit indemnisée par son assurance perte d'exploitation.

Nul doute qu'il se trouvera un juge quelque part pour accéder à sa demande. Je connais assez bien cette engeance, ils ne sont pas là pour faire respecter le droit, ils s'érigent la plupart du temps en redresseurs de torts (supposés) et se fichent comment une guigne des effets de bord de leurs petites décisions.

Or regardons ce qu'est une prime d'assurance. Une prime se compose d'une partie de taxes, puis d'abondement à des fonds divers obligatoires — comprendre de sommes d'argent qui tombent dans le puits sans fond de notre état obèse — et, enfin, permet à la compagnie d'assurance de supporter le risque pour vous. Hors appétit de l'état, une prime est calculée en fonction des risques couverts et de la probabilité de réalisation de ces risques. Elle n'est pas calculée au doigt mouillé, il y a toute une caste de gens appelés actuaires qui s'y collent pour que la compagnie d'assurance puisse vivre, c'est-à-dire en générant assez de cash flow pour que les sinistres puissent être couverts avec une grande probabilité. Si un contrat perte d'exploitation n'a pas prévu explicitement le cas d'une crise sanitaire, le risque n'a pas été pris en compte dans le calcul de la prime. C'est aussi simple que cela.

Le fait qu'une décision probable contraignant une compagnie à couvrir un risque non prévu dans un contrat d'assurance aura plusieurs effets :

Loin de moi l'idée de prétendre que les compagnies d'assurance sont des philanthropes. Comme toutes entreprises, elles sont là pour gagner de l'argent, soit pour elles-mêmes (cas des assurances mutuelles), soit pour leurs actionnaires. Si elles existent toujours, c'est parce que leurs gestions sont à peu près saines et que le droit contractuel a encore une certaine valeur dans ce pays. Casser la confiance dans un contrat reviendra à bouleverser le rapport entre les souscripteurs d'un contrat, dans le cas des assurances, mécaniquement, à augmenter les prix puisqu'ils faudra qu'elles tiennent compte dans leurs calculs d'un risque supplémentaire, le risque juridique.

Well done, old chap !

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Wed, 03 Jun 2020 14:09:19 +0000 URL:

Il y a en fait deux types de contrats. Ceux qui ne couvrent explicitement que certains risques et ceux qui couvrent tout à l’exclusion de certains risques.

Ici, le débat est tout autre. Lorsque le souscripteur du contrat et la compagnie d’assurance se mettaient d’accord pour couvrir un risque concernant une fermeture administrative, les deux s’entendaient sur une fermeture administrative consécutive à un manquement de l’assuré, limitée à celui-ci, et non d’une fermeture administrative sur l’ensemble d’un pays. Le fait que l’assuré plaide de toute mauvaise foi que le risque est couvert revient à changer les termes du contrat qu’il a lui même signé. Le souscripteur l’a lui-même reconnu. Il ne fait qu’entrer dans une faille (et encore) de la rédaction d’un contrat lui permettant d’en changer les termes.

C’est aussi en toute mauvaise foi que le magistrat fait la même lecture du contrat. Mais peut-on attendre plus d’un magistrat que des petits-fils de Charlemagne ?

----- COMMENT: AUTHOR: clweb DATE: Wed, 03 Jun 2020 14:00:33 +0000 URL:

En général les assurances notifient les exlusions à leur “garanties".
Si la crise sanitaire n’est pas expressément exclue, il n’y a pas de raison pour ne pas payer la perte d’exploitation.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: L'indigence de l'électronicien professionnel BASENAME: l-indigence-de-l-electronicien-professionnel DATE: Fri, 15 May 2020 09:28:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Je viens encore de tomber sur un problème qui ne devrait pas exister.

Ceux qui me lisent se souviennent qu'il y a quelques mois, j'ai remis en place le service support de Texas Instruments qui ne comprenait même plus les schémas qu'ils fournissaient dans les Application Design du composant de base qu'est le TL5001. J'ai passé plusieurs mois à comprendre l'origine du problème avant de leur écrire une tartine dont la seule réponse fut que je connaissais maintenant mieux leurs composants qu'eux.

Pour un client, je dois utiliser un circuit de compensation d'une tension différentielle d'entrée d'un amplificateur opérationnel. Les amplificateurs à compenser étant des TL974 de Texas Instruments, j'utilise dans la compensation des TL972 puisque je n'ai besoin que de deux amplificateurs et non quatre. Problème, ces amplificateurs ont une grande bande passante et partent très vite en oscillation sur des problèmes de phase dans la boucle de contre-réaction.

J'en passe donc par une étape de simulation Spice (avec ngspice pour être précis), histoire de trouver le filtre à avance de phase qui fonctionne. Manque de chance, Texas ne fournit pour ce circuit qu'un modèle Spice pour TINA-TI Spice, sa version maison de Spice. Ce modèle n'est pas utilisable directement avec ngspice. J'utilise donc le modèle fourni par STMicroelectronics, les deux composants des deux fondeurs étant censés être strictement identiques.

Je simule mon circuit. je constate deux choses intéressantes. Non seulement il n'oscille pas, mais la tension statique de sortie qui devait être de Vin+Vd — où Vin est la tension d'entrée et Vd la tension différentielle à compenser — est de Vin-Vd ! Autant le fait que cela n'oscille pas ne me dérangeait pas plus que cela, autant le fait d'avoir une tension statique erronée en sortie était plus problématique. Je cherche, je creuse, je fais confiance à ngspice puisque l'expérience me montre que c'est un outil digne de confiance, je ne comprends pas.

Je décide donc d'attaquer en désespoir de cause la conversion du modèle de Texas pour qu'il fonctionne avec ngspice. Une heure plus tard, le modèle fonctionne. Je simule et là, au moins, j'ai la bonne tension statique en sortie et je peux commencer à concevoir mon filtre déphaseur.

Cette mésaventure me pose un problème quasiment philosophique. Le modèle de ST est trivialement faux. Mais combien de concepteurs électroniques utilisent-ils ce modèle sans se poser de questions en prenant les résultats fournis comme argent comptant ? Cela explique peut-être la qualité tout à fait relative de certains produits électroniques. Entre les fondeurs qui se contrefichent de la validité de leurs datasheets, les modèles des composants qui sont totalement à côté de la plaque et le niveau de l'ingénieur moyen, je pense avoir un début d'explication.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Confiné ou con fini ? BASENAME: confine-ou-con-fini DATE: Wed, 06 May 2020 07:12:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Je hais les politiciens TAGS: ----- BODY:

J'ai commandé un certain nombre de composants électroniques pour peupler des circuits d'assez grandes dimensions (740 mm * 500 mm) qui m'ont été livrés hier par DHL. Petit problème, cette livraison de composants devait être faite par UPS qui fonctionne encore en équipes réduites malgré les tournées bien plus nombreuses à faire. Comme il faut toujours être aimable avec les livreurs et que je n'ai pas grand'chose à reprocher à UPS, j'ai accepté de récupérer le colis au bureau de tabac à quelques kilomètres de chez moi pour soulager mon livreur habituel.

Je remplis donc une attestation de déplacement dérogatoire et j'en profite pour sortir faire quelques courses. Le but de ma sortie était simple : dans l'ordre aller récupérer ce colis, faire un tour au supermarché du coin puis chercher un peu plus loin un chronopost qui n'est plus livré à domicile. Les deux premières étapes se passent sans aucun problème. Je récupère aussi le chronopost dans le bourg voisin, mais au départ du parking, je tombe sur une patrouille volante de la gendarmerie. J'avais mon attestation de déplacement, je pensais avoir la paix. Erreur.

Devant moi, un petit jeune roulait dans une voiture immatriculée 85 (Vendée pour ceux qui ne connaîtraient pas la liste des départements français avec les préfectures et les sous-préfectures) dans l'ancien système. Pas une voiture récente, donc. Et cet automobiliste qui présente pourtant un document ressemblant à une attestation se fait traiter plus bas que terre et termine sur le côté avec un amende bien sentie. J'observe la scène en me disant que si les pandores réagissaient comme cela dans les cités sensibles de la préfecture du coin, les pavés doivent voler assez vite. Arrive mon tour.

À ce point du récit, il faut que je vous signale que la 2CV (immatriculée en Haute-Savoie pour des histoires de dimensions de plaques minéralogiques) est toujours chez le garagiste — si vous avez suivi mes aventures, une bougie a décidé de vivre sa vie en cassant le filetage de la culasse — et que je roule actuellement dans une XM immatriculée dans le département de la Seine. Une voiture 75 au fond de la campagne, encore un salopard de parisien qui est venu se mettre au vert ! Cette XM a un problème depuis son retour du contrôle technique, le chauffage est bloqué sur chaud. Je roule donc avec les fenêtres ouvertes. Cela a son importance pour la suite du récit.

Je me fais donc arrêter par un gendarme pas réellement aimable. Je prépare mon attestation et la présente par la fenêtre ouverte, ce qui me semblait le plus naturel. Il commence par me hurler dessus, parce que le règlement indique que je dois lui montrer l'attestation au travers du pare-brise et surtout pas par la fenêtre ouverte et que je dois être confiné dans mon département. Je lui réponds qu'il me doit d'abord le salut réglementaire et, qu'ensuite, éventuellement, nous discuterons. J'obtiens un salut tout juste réglementaire, mais j'en obtiens un.

Il regarde l'attestation et m'indique qu'il verbalisera. Je coupe le moteur et lui demande en quoi mon attestation est mal remplie, parce que si elle est mal remplie, il faudra qu'il m'indique sur son procès-verbal en quoi elle serait mal remplie. Selon lui, il paraîtrait que je n'ai pas le droit d'être confiné dans ce département parce que mon véhicule est immatriculé dans la Seine. Il n'y a pas à dire, le képi est un sale truc qui empêche le cerveau de fonctionner et la discussion promettait donc d'être fort passionnante.

Derrière moi, les véhicules s'agglutinaient déjà. Il faut dire que je bloquait la place principale du village. Je demande donc à ce pandore borné la référence de la loi, du décret ou de n'importe quelle circulaire indiquant qu'il était interdit d'être confiné ailleurs que dans le département d'immatriculation de son véhicule, accessoirement le texte qui contraignait un véhicule à avoir une immatriculation dans le département de garage habituel (dans l'ancien système d'immatriculation, il suffisait d'une résidence dans le département d'immatriculation, dans le nouveau, cette condition n'existe même plus). Pas de réponse sauf un rangez-vous sur le côté. Ah non, mon gars, on va régler le différend ici, je ne bougerai pas. Et comme ça ne te plaît pas, que tu as le grade de gendarme, que l'autre motard est un adjudant, va me chercher ton supérieur qui verbalise le pauvre type roulant dans une voiture vendéenne. Il s'exécute en maugréant et le chef arrive. À peine moins borné puisqu'il couvre son subalterne et qu'il m'indique que je dois être confiné dans mon lieu de résidence et que pour prouver que je réside ici, il me faut une attestation de résidence.

Tu ne me prendrais pas par hasard pour un imbécile ? Donne-moi la référence d'un texte quelconque indiquant qu'il faut adosser à ta fichue attestation de déplacement une attestation de domicile. Par ailleurs, tu ne m'as pas demandé de pièce d'identité, tu ne sais même pas où j'habite. Tout ce que tu as vu, c'est un véhicule immatriculé à Paris, c'est un peu court. Et je dois te dire, tout adjudant de la gendarmerie que tu es que j'ai appris un seul truc à l'armée, le jeu du plus con et que j'y excelle parce que j'ai beaucoup d'endurance. Tu veux me coller une amende alors que mon attestation est bien remplie et que j'ai un colis dans le coffre qui indique clairement que je réside dans un village à quelques kilomètres et que j'y ai une activité professionnelle ? Parfait, mais je n'en resterai pas là. Maintenant, mon cher, tu prends tes responsabilités, je prendrai les miennes.

La conversation a pris une demi-heure. Durant une demi-heure, j'étais au milieu de la chaussée et j'entravais la circulation.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Fri, 08 May 2020 10:32:01 +0000 URL:

Tenez, je viens de tomber sur cela :
https://www.lefigaro.fr/automobile/immatriculation-les-anciennes-plaques-ne-seront-pas-supprimees-20200102

L’administration n’ayant pas réussi à pondre un Cerfa ou une procédure quelconque permettant de passer dans le nouveau système d’immatriculation, il est donc possible de rester avec les anciennes plaques minéralogiques. Ma DS23ie et mon Type 2350 remercient l’inaction sclérosante de l’administration française.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Thu, 07 May 2020 21:13:54 +0000 URL:

Si ce n’était pas con, ce ne serait pas un règlement (proverbe militaire).

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Thu, 07 May 2020 20:54:50 +0000 URL:

Ouahhhh ! Merci pour cette explication. Bon, on est bien en idiocratie française… J’avais bien remarqué que les anciennes plaques étaient plus petites à l’avant, mais je ne savais pas que la loi imposait maintenant toutes ces contraintes. La plus absurde étant sans nul doute l’obligation d’avoir un indicatif départemental sur un système national !

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Thu, 07 May 2020 13:24:01 +0000 URL:

Jusqu’au début des années 1980 (la 205 Peugeot a exactement le même problème et c’est loin d’être la seule voiture), les plaques d’immatriculation n’avaient pas les mêmes dimensions à l’avant et à l’arrière. Pas une grande différence, quelques millimètres. Or le nouveau système d’immatriculation impose des dimensions identiques à l’avant et à l’arrière. Les plaques avant aux anciennes dimensions sont interdites même à l’avant pour des véhicules qui ne peuvent en mettre des plus grandes.

Il faut donc soit utiliser des plaques de dimensions standard, qui dépassent du capot à gauche et à droite (ou de la cavité du pare-choc dans le cas de la 205), soit trouver un garagiste acceptant de frapper une plaque acier (il faut la plier) aux anciennes dimensions, mais à fond blanc si le véhicule n’est pas en collection. Sur la DS, personne ne m’a jamais verbalisé pour avoir des plaques noires alors qu’elle est en carte grise normale, mais pour une 2CV toute bête, j’ai hésité. Bref, il faut à l’avant une plaque plus petite. Comme les tailles des caractères ainsi que la police sont aussi imposées, il n’y a plus la place pour le numéro du département (le F est conservé parce obligatoire comme plaque de l’Union Européenne). À l’arrière les dimensions sont les dimensions standard.

Le seul garagiste que j’ai trouvé pour faire cela était en Haute-Savoie, j’ai donc une plaque 74.

Pour information :
- il est interdit de coller un sticker sur la plaque en changeant de département (c’est toléré pour un logo officiel de département). Le masquer ou le remplacer par un logo non officiel est interdit et verbalisable. Il faut que le sticker soit de coefficient réflecteur identique à la plaque (quasiment impossible) ;
- il est interdit d’utiliser des plaques noires sauf à avoir un véhicule de collection (catégorie floue, j’ai bien écrit véhicule de collection, pas véhicule en carte grise collection) ;
- les plaques doivent avoir les mêmes couleurs à l’avant et à l’arrière. Exit donc les plaques anciennes blanche devant et jaune derrière. Elles sont de dimensions normalisées identiques et portent un numéro d’homologation qu’il est interdit de masquer ;
- les phares blancs ne sont que tolérés, la couleur officielle en France est le jaune (et est bien plus efficace la nuit surtout par temps humide) ;
- il est normalement interdit depuis le 1er janvier de cette année de rouler avec un véhicule immatriculé dans l’ancien système d’immatriculation. Sauf qu’il est dans les faits impossible de passer dans le nouveau un véhicule immatriculé dans l’ancien système, il n’existe pas aux dernières nouvelles de Cerfa pour cela (dixit la préfecture la dernière fois que je le suis renseigné, c’est-à-dire à l’automne dernier) !

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Thu, 07 May 2020 11:38:35 +0000 URL:

Bonjour Grincheux,

Rien de neuf dans le domaine de la connerie…

Mais juste pour ma culture, pouvez-vous m’expliquer pourquoi des histoires de dimensions de plaques minéralogiques imposent à la 2CV d’être immatriculée en Haute-Savoie ?
Je n’ai jamais eu de problème de plaque avec mes 2CV…

Merci, et bonne journée

----- COMMENT: AUTHOR: aredius44 DATE: Wed, 06 May 2020 15:43:15 +0000 URL:

https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2020/05/02/nous-sommes-des-faussaires-de-lattestation-de-deplacement-derogat

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Wed, 06 May 2020 07:28:34 +0000 URL:

Aucun des deux pandores ne m’a demandé mes papiers, ni les papiers du véhicule. Donc de prune il n’y aura pas.

De toute façon, la seule chose qu’ils auraient pu me reprocher, c’est une entrave à la circulation puisque j’étais au milieu de la chaussée.

----- COMMENT: AUTHOR: gregelec DATE: Wed, 06 May 2020 07:22:25 +0000 URL:

Dommage on ne connais pas la fin de l’histoire …

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Les pépins d'Orange BASENAME: les-pepins-d-orange DATE: Fri, 24 Apr 2020 11:20:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Je hais de plus en plus Orange. À un point tel que cela devrait donner une bonne définition de l'infini.

J'habite au fin fond de la campagne. Lorsque j'ai demandé un branchement téléphonique, il y a quelques années, il a fallu batailler trois mois. Je vais être honnête, au bout de quinze jours, j'avais une prise téléphonique dans ma grange et j'avais fait un piquage pour la maison. Mais il y avait tellement de friture sur la ligne qu'il était impossible de l'utiliser même pour téléphoner aux dérangements. Après avoir copieusement râlé et m'être déplacé directement à la direction départementale de ce qui s'appelait encore France Telecom puisqu'au bout d'un mois le problème n'avait pas avancé d'un pouce, j'ai vu passer le sous-traitant du sous-traitant du sous-traitant de France Telecom (si, si !) qui a réussi à me fournir une tonalité digne de ce nom. Entre temps, j'utilisais un accès internet par WiMAX, l'internet pour les bouseux.

Or mon fournisseur d'accès internet pour les bouseux a mis la clef sous la porte, je me suis retrouvé au milieu d'un imbroglio juridique et j'ai décidé de prendre un accès ADSL puisque j'avais maintenant le droit à du 6,5 Mbps chez Nerim. J'ai demandé une seconde ligne en dégroupage total, cela fut impossible et je suis passé en dégroupage partiel (collecte Orange). Le début des ennuis.

Depuis six mois, j'utilise en alternances trois modems différents, soit en PPPoE, soit en PPPoA selon le sens du vent. La configuration qui fonctionnait un jour ne fonctionne plus le lendemain. Depuis six mois, Orange m'a retiré une ligne en partie neuve avec une nouvelle distribution tellement l'ancienne était moisie. Depuis six mois, je n'arrête pas d'avoir des problèmes. Et à chaque fois le service technique d'Orange tente de me faire payer une prestation.

Depuis quinze jours, mon accès internet est de nouveau devenu instable. Tellement instable que le robot d'Orange a décidé de limiter le débit sur la ligne à 2,4 Mbps en débit descendant, 500 kbps en montant. Envoyer des fichiers de fabrication de 800 Mo à mes fournisseurs est un peu longuet. Cela n'a pas provoqué d'alarme plus que cela du côté d'Orange. Or une ligne qui devient brutalement instable ne le devient pas par l'opération du Saint Esprit. Qu'à cela ne tienne, c'est au client de s'apercevoir de la chose. J'accepterais cela à partir du moment où il n'y avait pas un mécanisme automatique réduisant le débit chez Orange. Ils ne peuvent donc pas prétendre ne pas être au courant !

J'ai donc appelé le support technique de Nerim qui m'indique dans un premier temps que la ligne est bonne aux essais. Très bien, mettez donc la ligne sous surveillance. Je les rappelle le lendemain pour m'entendre dire qu'il y a un défaut d'isolation sur l'un des câbles de la paire. Ah oui ? Je débranche l'installation pour n'utiliser que la prise de test en tête de l'installation. J'essaie un autre modem, même chose. Je laisse donc tomber ce défaut mineur (isolation à 780kR, pas de quoi fouetter un chat). Je tente à tout hasard le changement de filtre.

Vendredi dernier, dans la soirée, j'entends mon antique S63 tinter. Le S63, c'est ce bon vieux bigophone en plastique gris avec un cadran rotatif. Il ne ment pas, lorsqu'il tinte, c'est soit une tonalité de présignalisation (celle dans laquelle passe les informations comme le numéro de l'appelant), soit une manipulation sur la ligne. Depuis lors, alors qu'officiellement, il n'y a eu aucune intervention sur la ligne, ma connexion internet est parfaitement stable, mais toujours bloquée à 2,4 Mbps sans aucune raison valable. L'isolation des deux câbles de la paire par rapport à la terre est parfaite. Il paraît que c'est parce que j'aurais changé le filtre ADSL. Il faudra m'expliquer comment un filtre qui n'est connecté qu'à la paire téléphonique peut provoquer un défaut d'isolation par rapport à la terre !

Le support de Nerim ne peut qu'attendre le bon vouloir d'Orange pour le rétablissement de la ligne à son débit nominal (6,5 Mbps/1 Mbps aux dires d'Orange). Et je ne suis plus embêté par le téléphone puisque je n'ai plus de tonalité ni de tension sur la ligne. Je rappelle donc les dérangements d'Orange puisque, malheureusement, il faut encore que j'aie recours à leurs services.

Et là, les dérangement d'Orange me promettent de m'envoyer quelqu'un pour vérifier la ligne chez moi. Je rappelle que la ligne sert de support à un accès internet ADSL, que si cet accès est stable, le problème ne provient pas de chez moi. En revanche, durant l'intervention qui n'a pas eu lieu, vendredi dernier, il est fort probable que le technicien ait retiré la jarretière téléphonique de la partie analogique et ait oublié de la rebrancher.

Mais pour corriger cela, il est obligé de venir chez moi — alors que l'intervention doit se limiter au central téléphonique — et il fera cela, confinement oblige, quand son emploi du temps lui en laissera le temps.

Reprenons donc : depuis six mois, tout le monde se rejette les responsabilités, depuis six mois, à chaque fois qu'un sous-traitant d'Orange corrige un problème, il en provoque un ailleurs et tente de déclencher une facturation. Depuis six mois, j'ai toujours un service qui dysfonctionne.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Fri, 24 Apr 2020 13:00:09 +0000 URL:

Dans mon coin, c’est surtout les ivrognes qui défoncent le samedi soir les poteaux télégraphiques dans les virages. Je me suis battu durant deux ans pour qu’ils viennent changer des poteaux (qui ne tenaient plus que par les câbles !). À peine fait, l’un des poteaux est à nouveau par terre.

----- COMMENT: AUTHOR: gregelec DATE: Fri, 24 Apr 2020 12:49:46 +0000 URL:

Cela me rappelle un client pro en 2002 (un garage) qui se plaignait depuis 3 ans de friture sur sa ligne RTC. FT lui dit que cela ne viens pas de la ligne que c’est son installation donc il me demande de passer en RNIS, j’installe l’autocom RNIS et la c’est le drame !…

Pas de connexion RNIS heureusement on avait fait un renvoi d’appel sur sa ligne fax avant les travaux.

Appel à FT vous etes sur que l’autocom est bien configuré ? Bon on vous envoi un tech. Resultat des courses 3 km de lignes à changer câble pourri par les chasseurs…

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Claude Reboul BASENAME: claude-reboul DATE: Wed, 22 Apr 2020 09:42:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Monde de merde CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Je viens d'apprendre avec une certaine tristesse que Claude Reboul est décédé le 15 mars dernier à l'âge de 75 ans.

Claude Reboul, c'était un artiste atypique. Je l'ai connu parce qu'il jouait du limonaire au bout de ma rue quand je suis arrivé à Paris. À l'époque, je lui avais acheté un disque, il se présentait comme l'organiste barbare. C'était un artiste atypique, écrivain, musicien, chanteur, certains diraient un artiste fou. Je savais qu'il avait dans son Auvergne profonde quelques véhicules Citroën anciens, nous en avions discuté à l'époque. Je ne savais pas, en revanche, ce qu'il en ferait.

Dans ses mains, le Citroën Type 12 devient un instrument de musique utilisant quarante-deux trompes de camion.

[image:192:le Mécanophone]

Une AC4 boulangère devient la voiture de Gaston Lagaffe.

[image:193:la Gaffomobulle]

Des vidéos du Méconophone sont disponibles sur Youtube. Je vous conseille d'aller les regarder. J'espère que ses inventions loufoques vont survivre, paix à son âme. 

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Le cas Léa Salamé BASENAME: le-cas-lea-salame DATE: Tue, 21 Apr 2020 08:07:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Pignoufferies de presse CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

J'ai longuement hésité avant de me convaincre d'écrire cet article et je ne l'ai fait que parce que la matinale de France Inter a récidivé et qu'il est impossible de les contacter autrement que par téléphone ou au travers de Twitter. Il n'est plus possible de mettre directement des commentaires sur leur page.

J'ai longuement hésité parce que ce n'est pas la première fois que Gérald Darmanin est interviewé dans la matinale, sans aucun contradicteur et avec des journalistes qui ne sont là que pour passer les plats si ce n'est la brosse à reluire. Gérald Darmanin est, pour ceux qui l'ignoreraient encore, le sémillant ministricule de l'action et des comptes publics, celui-là même qui déclarait sans rire il y a quelques semaines que la France avait de la chance, le Covid19 lui est tombé sur la figure alors que ses finances publiques étaient saines. Je rappelle à toutes fins utiles que le déficit calculé en dépenses sur recettes était de l'ordre de 11% l'an passé, nous ne devons donc pas avoir la même définition des finances publiques saines. Mais il est vrai que je n'ai pas eu la chance d'avoir fait Sciences Po, je ne puis donc pas comprendre.

Il y a quelques semaines, donc, il claironnait déjà que le gouvernement allait reporter à moins qu'il allait annuler les charges sociales des entreprises confrontées à la crise actuelle. Cela m'avait déjà fait bondir. Ce matin, ce cuistre réitère.

Vous vous rappelez, Gérald Darmanin est ministre. Et en tant que ministre, il ignore que les charges sociales ne sont pas gérées par le gouvernement. Les charges sociales sont gérées par les partenaires sociaux au travers de grandes entreprises (eh oui !) qui n'existent pas (eh oui, encore !) que sont les URSSAF, les différentes caisses de la SSI et plein d'autres organismes juridiquement mal identifiés gravitant dans la galaxie de la sécurité sociale. Le gouvernement n'a donc pas ses mots à dire. Il peut discuter des taux, ce qu'il fait tous les ans dans le projet de loi de finance de la sécurité sociale, il peut discuter d'un tas de choses comme des différentes couvertures, mais il n'a pas la possibilité de reporter ou d'annuler ces cotisations sauf à prétendre que la sécurité sociale serait un organisme privé. Or depuis sa création en 1945, la sécurité sociale est une juxtaposition d'entités privées sous l'égide de l'état. Je passe sous silence les caisses nationales qui n'assurent personne puisqu'elles gèrent les différents régimes et qui peuvent être des organismes publics ou parapublics. L'exécuteur de ses basses œuvres de la sécurité sociale s'appelle l'URSSAF ou plutôt les URSSAF.

Autour de moi, je n'ai pas trouvé un seul chef d'entreprise qui n'a pas été prélevé des charges URSSAF le 15 mars dernier. Même chose pour avril. Je n'ai pas recensé cela sur l'ensemble de la France, je me suis contenté de sonder autour de chez moi. Pour le 15 mars, la réponse de l'URSSAF du coin était que les charges dues le 15 mars correspondaient à une période précédant la crise sanitaire. Pour le 15 avril, il n'y a pas d'explication, sans doute tous les salariés de l'URSSAF étaient chez eux et les ordres de prélèvement envoyés automatiquement. Dans ce sens, ça fonctionne toujours.

Le gouvernement peut faire des moulinets avec ses petits bras, les URSSAF sont des états dans l'état qui ne rendent de compte à personne, même pas à la justice parce qu'elles ont le privilège d'avoir des justices d'exception qui leur lèchent les bottes. En ce sens, les URSSAF ne sont même plus des parasites parce qu'un parasite, pour vivre, doit éviter de faire mourir son hôte sous peine de mourir avec lui ! Les URSSAF s'en contrefichent, il leur faut de l'argent, toujours plus d'argent. Et nous voyons à quoi cela sert puisque dans le pays le plus taxé au monde, nous manquons du matériel et des consommables de base dans tous les hôpitaux de France.

Lorsque ce sémillant ministre de 37 ans, qui n'a jamais eu à travailler de sa vie — sa biographie est édifiante — se permet de dire cela, il insulte tous les auditeurs. Pire, il les prend pour des imbéciles car, soit il ment éhontément en sachant qu'il n'a pas le pouvoir de contraindre les URSSAF, soit il ne sait pas de quoi il retourne, ce qui est tout de même problématique lorsqu'on arrive à un tel niveau de responsabilité. Et il le fait impunément parce qu'en face, Léa Salamé gère l'entretien sans qu'il y ait de contradicteur, ce qui serait un minimum. Cette contradiction doit arriver par un autre invité qui pourrait lui répondre directement — et non un auditeur puisqu'il n'y a pas de droit de suite —, soit par un journaliste ayant un peu creusé le sujet pour couper l'invité à chaque déclaration péremptoire et erronée. Or il n'y a plus de journaliste dans la matinale de France Inter, il n'y reste plus que des présentateurs.

Ce matin, il nous a donc débité que le gouvernement allait reporter les charges patronales, pas les salariales parce que les charges salariales sont payées par le salarié (sic). Ah bon ? D'une part, mon grand, c'est l'employeur qui paie les charges patronales et les charges salariales. Je n'ai jamais eu écho d'un salarié qui envoyait lui-même un chèque à un organisme quelconque pour payer ses propres charges. Dans l'ordre, l'employeur doit payer les salaires — sinon les prud'hommes s'en chargent en référé à délibéré exécutoire —, les impôts des salariés — tu te souviens de cela, mon grand, c'est toi qui en est responsable ! Et il faut les payer parce que sinon l'administration fiscale dégaine des avis à tiers détenteurs —, les charges salariales — ne pas les payer est un délit et envoie l'employeur en correctionnelle puisque c'est considéré comme un vol même si la trésorerie est exsangue — puis enfin les charges patronales. Et lorsqu'il reste quelque chose, l'employeur peut payer les autres charges de l'entreprise et accessoirement se payer un peu. En d'autres termes, l'employeur risque aujourd'hui la correctionnelle avant la liquidation par le tribunal de commerce. C'est de cela que l'on parle avec tes réformes fumeuses.

Mais ce n'est pas tout, il nous a dit, sans que cela défrise notre Léa nationale qu'un décret qu'il avait pondu avait force de loi. Plus exactement, il nous a dit que c'était une loi (re-sic). Ben tiens, un décret est une loi ! Hans Kelsen doit en faire des loopings dans sa tombe ! Un décret n'est pas une loi et ne l'a jamais été, tout au moins depuis l'abolition de la IIIe République.

Donc en résumé, nous avons un ministre qui soit ne sait pas ce qu'il raconte, soit se permet ouvertement de mentir aux auditeurs, le tout sous le regard bienveillant d'un interviewer qui, soit ne prépare pas ses entretiens — je n'irai pas jusqu'à prétendre qu'elle est incompétente, je n'en sais rien et lui laisse le bénéfice du doute —, soit n'est là que pour faire de la figuration en évitant de poser les questions qui fâchent.

Je veux bien que les postes de Radiofrance soient des stations d'état. Mais de là à transformer France Inter en Radio Paris, il y a un pas.

----- COMMENT: AUTHOR: elagabal DATE: Tue, 28 Apr 2020 08:49:33 +0000 URL:

Merci pour toutes ces informations !

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Thu, 23 Apr 2020 07:34:04 +0000 URL:

Je vous mets en pièce jointe les chiffres de 2013, le graphique est éloquent et cela ne s’est pas arrangé depuis.

Vous constaterez que le poids des cotisations sociales (qui sont planquées dans un certains nombres de coins, pas seulement en charges salariales et patronales) sont les plus importantes d’Europe et, très souvent, du monde. C’est ce qui permet à la sécurité sociale française d’être un état dans l’état puisque son budget est à peu près le double de celui de l’état (800 milliards d’euros contre 400). Dans les faits, la sécurité sociale commande au gouvernement, pas le contraire. Ce n’est malheureusement pas récent puisque dans un courrier de 1958, le général De Gaulle qui avait pourtant poussé les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 écrivait qu’il était urgent d’abroger la sécurité sociale puisque son principe avait été dévoyé (sic). Si l’histoire vous intéresse, en lisant les JORF de janvier 1946, vous constaterez que les partenaires sociaux ont attendu la démission du général pour créer dès le lendemain et en toute illégalité (puisque s’appuyant sur des textes pas encore entrés en vigueur) les premières caisses dans le but d’affilier autoritairement tout le monde et de casser la concurrence qui, dans les textes au moins, existe.

Le problème n’est pas ce budget, mais ce qu’elle en fait. Si tout le budget de la sécurité sociale était utilisé efficacement, nous aurions le meilleur système au monde. Sauf que l’efficacité d’un système n’est pas corrélée à son coût. Il faudra un jour que quelqu’un m’explique pourquoi une prise en charge dans un hôpital public coûte beaucoup plus cher que dans une clinique privée par exemple (https://www.lequotidiendumedecin.fr/hopital/la-prise-en-charge-deux-fois-plus-chere-lhopital-qua-la-clinique-selon-latih). Personnellement, j’ai ma petite idée sur le sujet. Les cliniques sont responsables de leurs fonds, c’est-à-dire qu’elles investissent quand il le faut dans du personnel et du matériel et que toutes les dépenses non indispensables sont évitées. Elles ne se retrouvent pas avec du personnel pléthorique comme à l’accueil du pavillon de cardiologie de la Pitié.

La seconde infographie que je vous indique n’est pas de moi, mais est issue d’un document de l’EN3S, la glorieuse école de la sécurité sociale, à peine remise en forme (l’infographie, pas l’école). Cela vous permettra de comprendre, je pense, où passe l’argent. Tous ces comités, tous ces machins et autres agences permettent de rémunérer les “actionnaires” des caisses de sécurité sociale que sont les partenaires sociaux. Un vieil article que je n’arrive pas à retrouver au moment où j’écris ces lignes mentionnait qu’il y avait à peu près dix mille membres des syndicats représentatifs, donc des partenaires sociaux, qui était payés directement ou indirectement par ces différents organismes sans fournir de travail pour ces organismes.

Dernier point : la gestion collectiviste et strictement comptable empêche une gestion saine. Je vous donne un simple exemple. La ville de Moûtiers, il y a quelques années, a lancé une souscription pour offrir un appareil d’IRM (de mémoire) à son hôpital dont le service de traumatologie était saturé en hiver en raison de toutes les stations de ski. Cet appareil fort onéreux et qui n’avait pas coûté un sou à notre chère sécu a été démonté sur son ordre pour le déplacer à Annecy ou Chambéry (je ne sais plus exactement) parce que l’hôpital de Moûtiers n’avait pas eu l’aval de la sécu pour installer un tel appareil dans ses locaux ! D’après la coupure de presse en question, il était resté démonté. Là, je vous parle de matériel. Mais pour les consommables ou les médicaments courants, c’est un peu pareil. Il y a des centrales d’achat qui négocient toujours le prix le plus bas pour les hôpitaux. Or les laboratoires pharmaceutiques doivent amortir les études de leurs produits. Lorsqu’ils ont la possibilité de vendre au prix réel ou à prix cassé à la sécu, ils préfèrent vendre au prix réel, ce qui explique qu’en cas de tension sur les marchés des produits pharmaceutiques, la France arrive à être en panne de produits de base comme le paracétamol ou en soit aujourd’hui à utiliser des anesthésiants vétérinaires !

----- COMMENT: AUTHOR: elagabal DATE: Thu, 23 Apr 2020 02:52:33 +0000 URL:

Bonjour Le Grincheux, “Les URSSAF s’en contrefichent, il leur faut de l’argent, toujours plus d’argent. Et nous voyons à quoi cela sert puisque dans le pays le plus taxé au monde, nous manquons du matériel et des consommables de base dans tous les hôpitaux de France.” J’ai conscience que ma demande ne porte pas sur le cœur de l’article, mais auriez-vous quelque chose permettant de développer ce point ? Un autre article, de vous ou d’un autre ? Il m’intéresserait beaucoup d’avoir les preuves que l’argent prélevé est ensuite gaspillé (si c’est bien ce que vous dites dans cette phrase). Il y a longtemps que je m’étonne entre l’énormité des prélèvements et les… faiblesses, disons, de la couverture sociale et des services publics.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Les zélotes de Gandalf BASENAME: les-zelotes-de-gandalf DATE: Sun, 05 Apr 2020 08:41:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Si nous vivons une période résolument moderne, on ne peut pas réellement dire à l'instar de Philippe Meyer que le progrès fait rage. En effet, la crise sanitaire que nous traversons met à jour les plus bas instincts des hommes et tire un trait sur plus de cent cinquante ans de méthodologie scientifique. Accessoirement, il est intéressant de constater que, même dans des agglomérations votant bien à gauche depuis des lustres, le règne du chacun pour soi devienne une sorte de règle tacite, bien avant le bien général. Combien parmi mes connaissances parisiennes fustigent ceux qui ont pu partir avant le confinement généralisé (parce que c'est une fuite devant l'ennemi), en se considérant courageux de rester (parce qu'ils n'avaient pas le choix) tout en se sentant obligés de sortir de chez eux pour des motifs scabreux (pratique sportive…) et en étant convaincus qu'une telle petite entorse d'une heure par jour n'aura aucune conséquence ? J'espère en tout cas que ceux qui habitent dans des immeubles modernes ont bien pensé à boucher les trappes des ventilations mécaniques passant d'un appartement à l'autre, vous savez, ces trappes qui permettent à un appartement de bénéficier des odeurs de friture ou de soupe aux choux de l'appartement d'à-côté.

Outre les incohérences humaines ayant de forts relents de lutte des classes refoulée — les riches peuvent partir au vert avec leurs gens (sic) alors que nous, les pauvres, sommes contraints de rester – qui ne rendent pas optimiste, il y a un autre sujet que je trouve personnellement beaucoup plus gênant. Avec cette crise sanitaire est arrivé un sauveur. Et avec tout nouveau messie arrivent malheureusement ses zélotes.

J'arrive à comprendre que l'homme ait peur de la maladie, peur de la mort. Depuis la nuit des temps, l'homme a créé des légendes pour se faire peur et des dieux pour se rassurer. Parfois des dieux à la fois pour se faire peur et pour se rassurer. Pourtant, depuis cent cinquante ans, la méthode scientifique a fait ses preuves. Cette méthode n'a pas pour but de remplacer un dieu ou une croyance, elle n'est pas elle-même une religion, mais elle permet d'acquérir le plus efficacement possible la connaissance du monde qui nous entoure. Depuis la fin du XIXe, il nous semblait que c'était un fait établi. Pourtant, en quelques semaines, tout l'édifice a été mis à mal. Il a suffi à Gandalf, nouveau messie de Marseille de se lever, de faire de la communication pour que cet édifice patiemment construit se lézarde, aidé par des zélotes qui ne comprennent souvent rien à rien.

En aparté, je dois évoquer ici la discussion que j'ai eu avec l'un de ces zélotes qui comparait Gandalf à Einstein. Gandalf est un incompris comme Einstein parce qu'il penserait selon un nouveau paradigme. Ah bon? Peut-être, mais Einstein n'a jamais été le révolutionnaire que l'on présente aujourd'hui. Einstein était un ingénieur tout à fait moyen mais il s'agissait d'un excellent observateur. Il fonctionnait par analogies. En particulier, il a pensé, un jour après un repas copieux — ce sont ses biographes qui l'affirment —, que lorsqu'on était dans une boîte totalement fermée et opaque, on n'avait aucun moyen de savoir si on était statique soumis à un champ gravitationnel ou en accélération constante dans un référentiel galiléen. Tous les autres paramètres étant égaux par ailleurs, si on faisait entrer un faisceau lumineux par un trou sur une paroi de la boîte, la vitesse de la lumière étant finie, l'impact sur la paroi opposée ne devait pas être rigoureusement en face du trou. Une fois cette analogie posée, analogie que tout le monde avait devant le nez, il a demandé à un mathématicien de l'aider à résoudre ses équations qu'il a posées dans la mécanique newtonienne. Einstein n'a jamais pensé en dehors du système, il a pensé dans le système et a poussé la réflexion jusqu'au bout, ce qui a abouti à la relativité générale. Le génie d'Einstein est d'avoir regardé là où personne n'avait eu l'idée avant lui de regarder, pas d'avoir produit une nouvelle mécanique qui provenait d'on ne sait où, magiquement. Et c'est pour cela que sa mécanique résiste autant aux expériences, elle n'est que la généralisation de la mécanique de Newton et non une nouvelle façon de voir les choses. C'est dans ce sens là qu'il était génial, mais son génie avait aussi ses limites puisqu'il a rajouté un terme dans une équation pour satisfaire sa croyance religieuse (la constante cosmologique). Invoquer les mânes d'Einstein est donc osé. Mauvais exemple, changer d'exemple !

Reprenons donc les bases. La démarche scientifique, qui a fait ses preuves, ne consiste pas à prouver qu'une action provoque un résultat, mais qu'en l'absence d'action, il est impossible d'obtenir le résultat escompté. La nuance est de taille et devrait interdire la publication dans des revues de médecins de statistiques entrant dans la catégorie des statistiques à la con. Il y a quelques années a été publié un article, le plus sérieusement du monde, avec statistiques à l'appui, indiquant doctement que la pratique du piano chez les japonais aboutissait à un risque accru de développer un cancer du poumon. J'ai utilisé cet article comme exemple de mélange entre corrélation et causalité lorsque je donnais encore des cours de statistiques. Pour ceux qui seraient intéressés, la raison véritable est que, au Japon, la pratique du piano est relativement rare et que les pianistes se retrouvent très souvent dans des piano bars remplis de fumeurs. Le piano n'est donc responsable de rien. Dans la catégorie des statistiques à la con, on trouve aussi que se coucher avec ses chaussures augmente le risque de se réveiller avec un mal de crâne. À titre personnel, j'aurais tendance à appeler ce mal de crâne un mal aux cheveux, une véritable gueule de bois.

Mais reprenons la démarche scientifique. Si la pratique du piano chez les japonais aboutissait à un risque accru de développer un cancer du poumon, il aurait fallu démontrer que sans la pratique du piano, il est impossible de développer un cancer du poumon ou, à la limite, que le risque de développer un tel cancer est statistiquement différent. Même chose avec les chaussures et le mal de crâne. On comprend alors tout de suite l'intérêt de la démarche scientifique qui est le seul moyen, en invalidant les hypothèses les unes après les autres, d'aboutir à une certitude.

Un seul problème: si cette démarche est efficace, elle est amorale, froide, mathématique, elle permet d'accéder au plus vite à la connaissance. Elle n'évite pas les effets collatéraux, au moins à court terme. Et c'est cela que les gens refusent parce que, appliquée à la médecine, elle n'évitera pas les morts. La démarche scientifique permettra de trouver au plus vite un traitement ou un vaccin, si tant est qu'ils existent, au Covid19 actuellement en circulation. Mais il y aura forcément des morts au passage, au moins dans les premiers temps. La véritable question, celle que personne ne veut se poser, est donc de savoir s'il faut utiliser des malades pour faire avancer la connaissance sur le virus en question quitte à les sacrifier pour sauver à l'avenir les personnes contaminées, ou s'il faut essayer de pomper comme des Shadoks pour tenter de sauver tout le monde sans avoir de traitement efficace.

La tactique de Gandalf et de ses zélotes est le pompage. La stratégie devrait être de faire avancer la connaissance.

Qu'un type dans un coin décide de pomper le regarde. Mais que ce même type utilise des arguments d'autorité en court-circuitant les circuits de reviewing et en faisant de la communication au travers de réseaux sociaux est beaucoup plus discutable, le pire de ses arguments étant qu'il aurait — j'utilise un conditionnel à dessein — publié plus de 2000 articles. Un simple calcul montre qu'en une carrière de cinquante ans — il aurait commencé à publier à dix-huit ans ce qui est tôt sans prendre ni week-ends ni vacances —, il aurait publié un article tous les neuf jours. Naturellement, je passe sous silence ceux qui auraient été refusés par ses pairs. Restons sérieux, aucun scientifique ne peut publier durant sa carrière 2000 articles scientifiquement intéressants. À titre d'exemple, mon ancien directeur de thèse, une tronche dans son domaine et académicien des sciences, a dû publier quelques bouquins et une centaine d'articles durant toute sa carrière.

Pire, n'importe quel scientifique se comportant comme Gandalf, c'est-à-dire en falsifiant des études — ou en publiant des études qu'il savait biaisées, ce qui revient au même — aurait passé pour un amateur. Réitérant comme il l'a fait, sans corriger les critique de son premier torchon, il aurait été mis au ban de la communauté scientifique à laquelle il prétend vouloir appartenir. Là, que s'est-il passé ? Rien.

Les enseignements sont donc les suivants. Les hommes ont besoin en ces temps difficiles d'un espoir et cet espoir est incarné dans un homme, Gandalf. La rationalité n'a plus court puisque, même en prouvant que son produit miracle n'a pas l'effet escompté, ils veulent son traitement. Et nous voyons aussi que la médecine n'est vraiment pas une science puisqu'il suffit d'affirmer que quelque chose fonctionne pour que tout le monde le croit. En effet, contrairement à toutes les autres pratiques scientifiques, la charge de la preuve est inversée. Il ne s'agit plus pour un médecin de prouver que telle ou telle prescription fonctionne, mais à ses pairs de prouver qu'elle ne fonctionne pas comme attendu, ce qui explique a contrario les succès des médecines alternatives. La prochaine étape sera sans doute la guérison des tumeurs au cerveau avec une injection en intraveineuse d'urine de cheval, la tisane de mamie Jeanine et un demi verre de rhum agricole à faire tomber les dents et du 180 km/h avec sa Mobylette !

Non seulement c'est aux détracteurs de Gandalf de prouver qu'il se trompe, mais il faut encore qu'il puisse y avoir un débat scientifique, ce qui est refusé par ses zélotes, même si ceux-ci en sont réduits à quia. Le débat est impossible, dès qu'une tentative est faite, le sacro-saint serment d'Hippocrate est mis dans la balance pour couper court à toute discussion, oubliant que dans ce serment se trouve aussi le principe en premier lieu, ne pas nuire. Les scientifiques qui prennent position contre les arguments de Gandalf ont donc perdu dès qu'ils acceptent le débat, raison pour laquelle tous les pays du monde se jettent sur le remède miracle au détriment des études sérieuses. Allez en effet trouver des patients pour accepter de prendre autre chose que son traitement. Gandalf, sans jamais avoir prouvé que son traitement a un début d'effet, sera responsable de nombreux morts du fait du retard pris par les études rigoureuses.

La médecine n'en sort pas grandie. J'ai cru durant très longtemps qu'il s'agissait d'une science, même appliquée et imparfaite. Or il ne s'agit pas de cela, il s'agit d'un art au sens le plus brutal du terme, de foi en des remèdes miracles que certains médecins prescrivent pour justifier de leur existence. Et cela devrait faire peur à quiconque ayant besoin d'un médecin.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Tue, 07 Apr 2020 19:36:09 +0000 URL:

Bin leur dieu y commence à devenir sérieusement sénile et à yoyotter de la touffe ! J’avais déjà entendu ça à propos du sida. Bon, là, au moins, y’avait une certaine logique : tu baises, tu meurs, “tu périras par où tu as péché". Mais ici… Bon : “je les contamine tous et les adeptes du porno en mourront” ? Ça me rappelle quelque chose… Ah, oui : “tuez-les tous, dieu reconnaîtra les siens".

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Tue, 07 Apr 2020 07:10:25 +0000 URL:

D’après l’une de mes navrantes connaissances, le Covid19 serait un châtiment divin pour que disparaisse la pornographie de la surface de la Terre.

Comme quoi les traditionalistes catholiques bien de chez nous sont aussi attaqués pour ne pas dire tarés que les islamistes les plus tordus.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Sun, 05 Apr 2020 14:27:01 +0000 URL:

Dans le cas qui nous intéresse, la lenteur des réactions de ses pairs est navrante. Les académies de médecine et de pharmacie ont bien pris position. Mais trop légèrement, trop tard. Le mal était fait.

----- COMMENT: AUTHOR: clweb DATE: Sun, 05 Apr 2020 13:28:24 +0000 URL:

Ce 21e siècle est caractérisé par le retour des superstitions et des experts auto-proclamés. Il suffit de voir l’influence des anti relais téléphoniques, anti Linky et autres. Et ce sont souvent les mêmes qui vont encenser les médecines “alternatives” et l’homéopathie. Des prises de position dictées par des intuitions et propagées par des personne charismatiques en mal de notoriété. On se croirait revenu au XIXe siècles où des “spécialistes” mettaient en garde sur les effets nocifs du chemin de fer sur la santé.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Diafoirus n'est vraiment pas mort ! BASENAME: diafoirus-n-est-vraiment-pas-mort DATE: Fri, 27 Mar 2020 11:21:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

J'espère que Didier Raoult sera comptable du bordel généralisé et mondial qu'il a réussi à faire. Et je pèse mes mots en parlant de bordel.

[image:191]

Le gouvernement français vient de publier un arrêté autorisant l'utilisation de l'hydrochloroquine. Les séides du gourou sont contents. Mais pas un se s'est posé la question de savoir pourquoi ?

Je vais donc vous éclairer.

Des patients sont arrivés à l'hôpital Bichat avec des avocats pour avoir la pilule miracle. Il est certain que les hôpitaux n'ont que cela à faire actuellement, à savoir gérer des cas de gens asymptomatiques qui viennent leur casser les pieds dans les services d'urgence surchargés (source : Le Téléphone Sonne d'hier, sur Radio Paris). Dans la région Grand Est, plusieurs personnels des hôpitaux se sont faits agresser par des gens, venus de l'extérieur, pour obtenir la même molécule miracle. Parmi ces gens se trouvaient des médecins libéraux ! ll était donc nécessaire de publier quelque chose permettant aux gens de recevoir de la merde s'il le voulait en couvrant les prescripteurs qui ne sont pas tous des idiots prêts à suivre n'importe qui. Parce que figurez-vous, un médicament bien connu donné hors autorisation de mise sur le marché à des doses anormales, ça peut donner le Médiator. Je ne sais pas si ça vous parle.

Mais ce n'est pas parce que le gouvernement vient de publier un arrêté au Journal Officiel de la République Française que l'hydroxychloroquine soigne le Covid19 !

Aujourd'hui, il y a quatre pistes sérieuses pour un traitement : deux antiviraux et de traitements à base de vitamines. Ces traitement sont en phase de test. Enfin, difficilement parce que le gourou marseillais a tellement réussi son coup, que les patients refusent pour certains autre chose que l'hydroxychloroquine. Certains médecins participant aux tests (et tout aussi compétents que Raoult) osent enfin monter au créneau sur ce sujet, en pointant le temps perdu à cause du ponte de la Timone. Pourra-t-on un jour chiffrer le nombre de morts qu'il aura sur la conscience ? Ce n'est même pas sûr.

Mais il y a pire. Une étude récente montre que l'hydroxychloroquine peut améliorer les choses. Oui, mais surtout pas seule. Seule, on sait que cela ne fonctionne pas. En revanche, avec une adjonction de zinc, il y a un certain mieux. Pour être exact, le zinc a une efficacité thérapeutique, l'hydroxychloroquine ne permet que d'améliorer l'assimilation du zinc par les cellules. Raoult parle-t-il de zinc dans sa pseudo-étude ? Non, mais cela n'empêche pas ses séides de prétendre qu'il avait raison.

Peut-on faire un peu de science sur le sujet ? Ou est-on définitivement dans la foi ?

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Sat, 04 Apr 2020 20:57:51 +0000 URL:

Ben non. J’ai aussi lu ces articles. La chloroquine aide le zinc à passer je ne sais plus quelle barrière cellulaire pour qu’il soit efficace. Et de toute façon, Gandalf n’a jamais parlé de zinc.

Plus exactement, le principe actif ciblant un mécanisme nécessaire à la reproduction du virus est le zinc et non la chloroquine. Tout ce que fait la chloroquine, c’est aider le zinc à aller au bon endroit. Et les auteurs de l’étude en question indiquent très clairement qu’elle ne sert qu’à cela.

Et, de grâce, ne répétez pas trois ou quatre fois les mêmes commentaires.

----- COMMENT: AUTHOR: poilagratter DATE: Sat, 04 Apr 2020 15:19:29 +0000 URL:

C’est le zinc qui est un adjuvant de la chloroquine, et pas l’inverse. De toute façon, on va très bientôt avoir des résultats sur des grandes cohortes. Sans doute, cela permettra d’y voir plus clair

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Sat, 04 Apr 2020 13:21:23 +0000 URL:

Dernière chose, il n’a admis que ses statistiques étaient falsifiées que contraint et forcé. Ce qui ne l’a pas empêché de refaire une étude bidon par la suite.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Sat, 04 Apr 2020 13:20:12 +0000 URL:

Sauf qu’il n’a rien montré de tout cela. Mais alors rien du tout. Il a même dénombré des effets secondaires ayant nécessité l’arrêt de son traitement miracle. Eh oui, il y a une page dans le Vidal d’effets secondaires fréquents et très fréquents (c’est-à-dire dans plus de 10% des cas sur des sujets en bonne santé) à la dose de traitement antipaludéen préventif (six fois moins que dans la protocole raoultien qu’il file à des gens pas exactement en bonne santé).

Je conçois qu’on essaie de “trucs” lorsqu’on est en mode panique. Je ne conçois pas qu’on puisse essayer ces “trucs” en essayant de justifier sa position par des études foireuse et en empêchant par effet de bord les études sérieuses d’être menées correctement.

Dans le premier cas, on a la décence, la moralité, la déontologie de dire qu’on ne sait pas. Dans l’autre, on est dans la falsification et l’usurpation. Gandalf n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai.

Et le pire, le pire, c’est qu’il restera en poste. Dans n’importe quel milieu scientifique fonctionnant normalement, ce genre d’attitude vaut une mise au ban de la communauté scientifique. Ne me poussez pas trop, j’ai quelques exemples dans mon domaine de prédilection, largement moins médiatique je vous l’accorde. Là, il ne se passera rien. Dans quelques cas bien précis (et hors de l’utilisation faite par Gandalf du produit), on trouve un léger effet avec, en particulier du zinc, la OH-chloroquine étant un adjuvant nécessaire pour que le zinc agisse efficacement. Les zélotes de Gandalf ont déjà péroré que le gourou avait donc raison, même si l’utilisation du produit est tout autre. Et on n’entendra que cela parce qu’on est dans une guerre de communication visant, n’ayons pas peur des mots, le prix Nobel.

----- COMMENT: AUTHOR: poilagratter DATE: Sat, 04 Apr 2020 13:10:23 +0000 URL:

Je suis bien d’accord que du point de vue statistique, son étude ne tient pas. Il n’a d’ailleurs pas dit le contraire. L’idée, c’est d’essayer un traitement qui réduit la charge virale à zéro en 6 jours,au lieu de 20 sans traitement, ce qui permet de remettre des gens au travail, ou au minimum sur pied très rapidement, et (oui) d’éviter que es cas, pris au tout début, évoluent vers des formes graves.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Sat, 04 Apr 2020 13:00:28 +0000 URL:

Il y a une chose que vous n’avez pas bien compris. Je me contrefiche éperdument de savoir si la pilule miracle fonctionne ou non, ce n’est pas le débat. Le débat qu’il faut avoir, c’est de savoir entre science et croyance, laquelle des deux doit prévaloir sur l’autre.

Les zélotes de Gandalf ont une réponse, c’est la foi. Ils ont réussi à faire de la pseudo-science indigne de la médecine médiévale, sous fond de complotisme (Paris contre Marseille, les laboratoires pharmaceutiques contre les molécules bien connues alors que c’est Sanofi et non Mère Teresa qui fabrique le Plaquenil…) et de foi, parce que c’est de cela que l’on doit parler si on a le courage de nommer les choses. Et ces zélotes ont réussi à exporter cette pseudo-science dans le monde entier.

À l’heure où j’écris ces lignes, une seule étude irait (notez bien le conditionnel) dans le sens du gourou de Marseille, étude qui souffre d’un tas d’incohérence dont un design qui a subtilement changé en plein milieu de l’étude sans aucune explication. Les autres concluent sans montrer d’effet. Sauf que… Sauf que l’AFP elle-même ne fait pas la distinction entre du dénombrement et des statistiques et a publié une soi-disante étude d’un institut de sondage en étude médicale qui montrerait un léger mieux (sans réellement connaître les données d’entrée). Avec des statistiques comme cela, entrant dans la catégorie des statalacons, on peut démontrer que la pratique du piano
donne plus de chance à un japonais d’avoir un cancer du poumon (véridique, ce fut publié dans une grande revue médicale internationale), ou que se coucher avec ses chaussures augmente la probabilité de se lever avec un mal de crâne (là encore, véridique), parce qu’on mélange sans vergogne corrélations et causalités.
À un certain moment, il faut s’arrêter de faire n’importe quoi et faire de la science et non de la magie, surtout lorsque les faits montrent l’erreur.

Parmi les faits invalidant les propos de Raoult figurent des gens qui sont sous traitement de OH-chloroquine en traitement de fond et qui, bizarrement, sont touchés de formes graves de Covid19, principalement en Afrique.

Pour mettre les points sur les ‘i’, j’ai aussi lu le dernier torchon de Gandalf. Je l’ai lu parce que ma formation de scientifique à poil dur me permet de le faire. Pour votre information, j’ai été durant de nombreuses années reviewer pour quatre revues internationales, donc débusquer les statistiques et les raisonnements foireux, je sais faire.

Didier Raoult a sorti sa nouvelle “observation” de patients traités par OH-chloroquine et azithro, vous pouvez lire tout le document ici : https://www.mediterranee-infection.com/…/COVID-IHU-2-1.pdf

En fermant les yeux sur les données manquantes, l’absence de données brutes pour contrôler les statistiques (il faut dire qu’il s’est tellement fait allumer sur sa première étude, donc ne pas filer les données brutes est presque logique…), les perdus de vue sans précisions ou les critères de jugement qui évoluent au gré du temps, on peut globalement tirer ce genre d’informations :
- quand il prend 80 patients qui poussent les portes de son IHU, malades depuis 4 jours, il a 90% de formes légères au départ (notez bien ce point, c’est important pour la suite) ;
- 6 jours après, il y a encore 80% de formes légères (moins les 6% des patients perdus on ne sait où…). 15% ont le critère d’hospitalisation français (besoin d’oxygène mais pas d’intubation), 5% sont des cas critiques partant en réanimation, et 1% décède.

On peut aussi s’apercevoir que les données d’entrée sont foireuses puisque les tests sont fiables à 59% (dans un sens et dans l’autre) et qu’une partie des positifs le sont sur critères symptomatiques, sans test. Et vas-y que je te tire les chiffres vers le bas (en incluant des gens qui, si cela se trouvent, n’avaient qu’un rhume ou une grippe saisonnière) comme les chiffres du reste de la France sont tirés vers le haut (par manque de détection). Et là, Gandalf et ses zélotes pérorent !

Or, c’est ce que l’on observe AUSSI chez les patients qui n’ont pas de traitement et qui sont hospitalisés partout en France, y compris en Alsace ou en région parisienne, une fois qu’on a un peu étudié les chiffres pour en retirer les biais grossiers.

On notera aussi que ce qui fait augmenter le pourcentage de mortalité dans la population, c’est les patients très âgés (10% de mortalité au dessus de 70 ans). Dans son observation, il y a 10 patients de plus de 70 ans, et un qui meurt. Ça fait 10% de mortalité aussi.

Je vous le fais en simple dénombrement. Mais si vous le voulez, je vous colle des statistiques dessus histoire de montrer à quel point cette étude se range dans la catégorie “foutage de gueule de niveau international” !

La leçon de tout ça: sans groupe de patients témoin appariés en fonction de l’âge, du sexe, des comorbidités etc, on ne saura JAMAIS si l’OH-Chloroquine a un effet ou pas !

La deuxième leçon c’est qu’il a réussi a réunir 80 patients et écrire ou faire écrire - parce que 2000 papiers sur l’ensemble d’une carrière, ça ne fait pas, mais alors pas sérieux du tout. Le stakhanovisme a ses limites ! - son papier en quelques jours : ça montre bien que dans un contexte épidémique, si on le voulait, réunir une vraie cohorte bien faite avec un groupe témoin est possible, qu’il n’y a pas besoin d’attendre 5 ans comme si on faisait une étude en cancérologie ou sur des maladies lentes ou rares ! Et c’est même possible sans mettre en danger la vie des patients puisque 85% d’entre eux guérissent spontanément. Non Gandalf refuse de le faire.

Un peu de rigueur de nuirait pas, bien au contraire. D’autant plus que s’il avait fait une seconde étude sérieuse, le problème serait tranché.

Donc je ne suis pas médecin, mais tout ce que je constate, c’est qu’une partie non négligeable des médecins est prête à tout pour justifier de son existence par des prescriptions, fussent-elles d’un placebo voire d’un produit néfaste, sous couvert de l’urgence de la situation, urgence qui ne l’est pas tant que cela puisqu’on aurait pu faire des études sérieuses sur le sujet, il fallait seulement le vouloir. Et ça, ça me pose un réel problème, parce que c’est la porte ouverte à tous les excès.

----- COMMENT: AUTHOR: poilagratter DATE: Sat, 04 Apr 2020 12:26:21 +0000 URL:

Il ne me semble pas que tu sois médecin (sauf si cette situation a changé récemment!). Donc, comment peux-tu juger?

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Le vrai visage des gens BASENAME: les-pretendus-chantres-du-liberalisme DATE: Thu, 26 Mar 2020 09:02:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Monde de merde CATEGORY: Mauvaise humeur TAGS: ----- BODY:

La crise sanitaire actuelle aura au moins eu un avantage. Elle nous aura au moins permis de voir le vrai visage des gens, ce qui permet de comprendre pourquoi ce pays en particulier et le monde va aussi mal. J'avoue humblement que même si je n'avais pas, jusqu'alors, une très haute estime de mes frères humains, j'ai été désagréablement surpris.

Il y a tout d'abord les sycophantes. On trouve parmi eux les adorateurs béats de Didier Raoult qui ont perdu tout esprit critique, toute démarche scientifique dès qu'on ose discuter des travaux pseudo scientifiques du gourou. Que le français moyen ne comprenne rien à ces études ne me choque pas outre mesure. Mais lorsqu'on commence à discuter avec des médecins ou des scientifiques qui, a priori, possèdent le bagage théorique nécessaire pour analyser les publications, on se prend à avoir peur. On a beau leur expliquer, leur démontrer que ses travaux ne tiennent pas la route scientifiquement parce que la démarche scientifique ne consiste pas à valider ce que l'on croit, mais à démontrer que l'on ne peut pas observer ce que l'on veut en l'absence de ce que l'on croit. On peut leur mettre sous les yeux une étude bien mieux ficelée qui réfute les résultats miraculeux du bon docteur, rien n'y fait. Le fonctionnement est sectaire, Raoult a raison contre l'ensemble de ses pairs qui sont tous des imbéciles. généralement, la discussion s'achève par une bordée d'insultes de la part des séides raoultiens.

Je ne vois pour ma part qu'une seule explication. En ces temps troublés, l'homme a pris conscience de sa fragilité et il lui faut absolument un espoir pour continuer à vivre. En d'autres temps, cet espoir étant dans la religion ou dans la science, aujourd'hui, elle se situe dans la foi dans l'hydroxychloroquine même si les gens sérieux savent qu'elle n'améliore en rien l'état des patients sur une étude effectuée en double aveugle. Mais je ne sais pas pourquoi, je pense qu'on va en arriver à administrer cette molécule en comptant sur l'effet placebo puisqu'il fonctionne tout de même dans un certain nombre de cas non négligeables. Dans ce cas, pourquoi ne pas donner de l'Oscillococcinum à tout le monde ? Les effets secondaires sont moindres puisqu'on ne note que l'apparition de diabète à très haute dose et qu'on est très exactement dans la vocation thérapeutique du produit.

Mais il y a encore plus grave. Je suis libéral dans l'âme. Je considère donc que chacun est responsable de ses choix, que chacun doit les assumer et que l'état ne devrait être là que pour assurer cette liberté à l'ensemble de la population. Or ce que je peux lire depuis une quinzaine de jours dans les publications des libéraux français me navre. Beaucoup sont contre le confinement parce que cela nuit à leur sacro-sainte liberté. Ceci n'est plus du libéralisme mais de l'anarcho-capitalisme.

Le libéralisme, c'est la liberté pour soi, mais c'est aussi la liberté pour les autres de ne pas être gênés dans leur propre exercice de leur liberté. En d'autres termes, si le confinement m'empêche de circuler librement, s'il entrave ma liberté, il permet aussi à l'autre de garder sa liberté qui est d'être volontairement ou non contaminé par le virus circulant actuellement, d'autant que je ne peux lui garantir de ne pas le lui transmettre même involontairement.

La sagesse populaire indique que la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. C'est vrai. Et c'est sans doute pour cela que le libéralisme a mauvaise presse en France, parce qu'il n'y a que très peu de vrais libéraux. Il y a des individualistes forcenés, des anarcaps, des minarchistes, mais très peu de vrais libéraux.

La liberté, en quelque sorte, c'est l'esclavage, puisqu'elle consiste aussi à ne pas nuire à autrui pour qu'il puisse bénéficier de sa propre liberté. Beaucoup de libéraux de salon devraient réfléchir à ce point.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Massacre BASENAME: massacre DATE: Thu, 26 Mar 2020 08:31:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Je commence à en avoir plus qu'assez, mes oreilles saignent. Je sais bien que la langue française est assez particulière pour devoir écrire que ces grandes orgues sont les plus belles des plus beaux sauf à vouloir pratiquer sa langue comme un cochon, mais suis-je le seul à tiquer légèrement sur les néologismes actuels ?

Le coronavirus nous a heureusement sevré des « féminicides ». Heureusement, parce qu'en Français, on parle d'uxoricide, bande de flapis décérébrés !

Quant aux « gestes barrière », est-ce que le mot prophylaxie vous parle ? En plus, c'est bien, un nouveau mot qui permet au Scrabble de caser en même temps un x et un y !

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Thu, 26 Mar 2020 09:26:29 +0000 URL:

Bonjour Grincheux. N’oublions pas la dangerosité, la pénibilité, etc. J’attends avec impatience qu’un journaliste nous explique que tel travail est pénibilitogène. Bonne journée !

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Des stats et des médecins BASENAME: des-stats-et-des-medecins DATE: Tue, 24 Mar 2020 09:21:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Matheux pervers TAGS: ----- BODY:

Lorsque je dois me faire soigner, je vais voir un médecin. Alors que les médecins laissent en retour les statisticiens travailler. Ces deux métiers sont différents et les médecins, fussent-ils professeurs de médecine, ne savent vraiment pas faire des statistiques.

On lit depuis quelques jours que la chloroquine — à moins qu'il ne s'agisse d'hydroxychloroquine — soigne le Covid19. Des gens se ruent par centaines à l'hôpital de Marseille pour recevoir ce produit, heureusement délivré aujourd'hui sous ordonnance en raison de sa dangerosité même comme antipaludéen à titre préventif. Cela n'est pas réellement sérieux et montre que l'homme a besoin d'un messie.

Plusieurs choses me dérangent aux entournures. Le professeur de médecine en question et dont je tairai le nom prétend qu'il agit dans l'urgence et qu'il est impossible de faire des études correctes rapidement. C'est se moquer du monde puisque certaines équipes y arrivent sans problème. Certaines arrivent même à faire passer en urgence leurs papiers dans des revues à comité de lecture. Prétendre le contraire est se moquer du monde.

Loin de moi l'idée de trancher définitivement sur l'intérêt thérapeutique de la molécule, sur son bénéfice/risque ou sur son efficacité. La question n'est vraiment pas là. Le problème est d'avoir une médiatisation à outrance sur une document publié par un chercheur refusant de passer par les circuits classiques de reviewing et faisant de la communication sur Youtube. Qu'il ait raison ou tort importe peu, c'est sa démarche qui est contestable car rien n'est scientifiquement prouvé. Plus exactement, un papier relativement ancien permet de montrer qu'in vitro la chloroquine permet une amélioration dans certains cas. Rien n'a jamais été montré in vivo.

Mais arrêtons-nous simplement sur les statistiques du papier du bon docteur. Ceux qui me connaissent savent que j'ai été enseignant dans le supérieur et que, parmi les cours que j'ai pu donner, se trouvait un cours de statistiques. Oh, pas des statistiques très évoluées, des statistiques pour des ingénieurs qui allaient faire du traitement du signal, mais cela me permet de voir assez rapidement quand on me fait passer des vessies pour des lanternes et cela me permet de qualifier une étude surtout lorsque c'est une blague, une grosse blague.

Pourquoi qualifié-je cette étude de grosse blague ? Pour tout un tas de raisons. La première est que l'on fait des statistiques, pas du dénombrement. Il serait bon que les pontes de la faculté, une bonne fois pour toute, fassent la différence. On ne calcule pas une probabilité ou une statistique de la même façon lorsqu'on veut voir une amélioration ou une détérioration. Là, on nous la fait à l'envers, erreur classique des débutants. Mais c'est loin d'être le seul grief :

  1. La méthodologie est très légère. L'échantillonnage est très faible puisqu'il est de trente-six patients sur quarante-deux initiaux. Il y a en effet un critère d'exclusion à six jours sur une histoire d'absence de suivi. Je ne sais pas quoi dire, on retire 15% brutalement sous prétexte qu'on les a perdu de vue ! On n'est plus vraiment dans le trait de crayon !
  2. Vingt-six patients forment le groupe HC (hydroxychloroquine) et sont traités dans un même institut. Pourquoi pas. Mais les patients contrôle ne sont pas dans le même centre. Ils sont situés dans quatre centres autour de Marseille et ne sont pas exposés au même protocole de soin. Deux problèmes : sont-ils contaminés par exactement le même virus (pour rappel, il s'agit d'un coronavirus donc d'une saleté qui mute très vite) et comment ont-ils été sélectionnés ? Visiblement, ils ont été sélectionnés au doigt mouillé, au pif, parce qu'ils avaient six jours de suivi. Visiblement les patients contrôle sont au nombre de seize. Seize patients, pour la randomisation, c'est un tantinet rapide et expédié.
  3. Il y a des perdus de vue. Tenez-vous bien, dans le groupe HC, il y en a six. Là, il faut regarder de près. Sur les six perdus de vue, il y a trois transferts en réanimation. Ainsi, on a perdu de vue trois patients qui ne pouvaient pas s'échapper puisqu'en soins intensifs. Il y a aussi eu un mort qui à jour+2 était négatif au test PCR — ce qui prouve que soit l'hydroxychloroquine est efficace, soit que le test indique des faux négatifs, soit encore que la charge virale n'est qu'un facteur aggravant —, un patient reparti chez lui et un dernier qui avait des nausées après traitement par le produit et qui était toujours positif au test PCR. Vous avez bien lu : un négatif PCR est mort sans que personne ne cherche le problème méthodologique. Il peut s'agir d'un simple biais ou d'un problème bien plus grave de méthodologie.
  4. Il est impossible mathématiquement parlant de comparer des variables quantitatives avec le test du t de Student avec des nombres aussi faibles de patients. Dans le jargon, on dit qu'on est dans l'herbe, dans le bruit de mesure, avec une erreur importante. Visiblement, cela ne dérange pas nos éminences.
  5. Il y a, lorsqu'on creuse un peu, des différences énormes (des biais) entre la population HC et celle de contrôle. Les patients contrôle étaient plus jeunes (37 ans contre 51 dans la population HC), si bien qu'on ne peut avoir aucune idée de savoir si leur charge virale était plus importante ou non car la variable de charge virale est un mélange de variables quantitatives (le taux de virus dans les prélèvements) et de variables catégorielles (positif ou négatif au test PCR). Cela n'a aucun sens puisqu'on mélange des pommes et des poires.
  6. Le groupe HC est en fait un mélange entre des patients soumis à une prescription d'hydroxychloroquine seule et de six patients prenant en plus de l'Azythromycine. Que cherche-t-on à prouver avec cela outre le fait qu'on ne sait toujours pas faire des statistiques correctement ?
  7. À la fin de l'étude, on conclut que la charge virale baisse plus pour le groupe HC que pour le groupe contrôle. Vingt contre seize en faveur du groupe contrôle, là encore, on est dans l'herbe.

Conclusion : trois patients en réanimation, un mort, une intolérance, un parti à domicile en étant positif au test PCR contre aucun mort, pas de réanimation et une bonne tolérance dans le groupe témoin.

Par ailleurs, l'absence d'étude en double aveugle ne permet pas de retirer de l'équation l'effet placebo dont tous les praticiens s'accordent à dire qu'il est responsable de 30% de l'efficacité d'un traitement. Mazette !

Oui, vous avez bien lu. C'est donc une blague, une vaste blague. La valeur de cette étude est nulle. Dans aucune revue sérieuse avec des reviewers faisant leur travail, elle ne pourrait passer. Je sais à peu près de quoi je parle puisque j'ai été reviewer de longues années pour certaines revues IEEE. Sa médiatisation est absolument incompréhensible sur le plan scientifique et, lorsque l'équipe qui a fait cette étude commence à mettre les patients sous hydroxychloroquine pour des raisons éthiques et de serment d'Hippocrate (sic), cela donne plus une indication sur leur quête de gloire que de vérité scientifique.

Les membres de cette équipe font un pari avec une molécule dont les effets secondaires sont loin d'être anodins, peut-être sur une intuition. Cette pseudo-étude est reprise partout, dans beaucoup de pays. Elle repose pourtant sur du vent scientifiquement parlant.

Hier soir, au journal télévisé de TF1, un urgentiste a dit ouvertement ce qu'il pensait de ces expérimentations, je ne suis pas sûr que le message soit bien passé puisque ce matin, la communication du ministre de la santé indique que, avec l'accord unanime des médecins, ce traitement pourra être donné aux patients.

Sans commentaire.

Objet du délit : [file:190]

Autre article traitant du sujet. Encore un dernier pour la route.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Wed, 25 Mar 2020 16:44:54 +0000 URL:

Autre chose, très pédagogique.

https://www.youtube.com/watch?v=h18tSEYukqE

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Wed, 25 Mar 2020 16:43:46 +0000 URL:

Ça sent mauvais pour le mandarin :

http://www.zjujournals.com/med/EN/10.3785/j.issn.1008-9292.2020.03.03

Cette étude montre qu’il n’y a aucune différence avec les groupes contrôles (pas traités) : “The median duration from hospitalization to virus nucleic acid negative conservation was 4 (1-9) days in HCQ group, which is comparable to that in the control group[2 (1-4) days, (U=83.5, P>0.05)]. The median time for body temperature normalization in HCQ group was 1 (0-2) after hospitalization, which was also comparable to that in the control group 1 (0-3). Radiological progression was shown on CT images in 5 cases (33.3%) of the HCQ group and 7 cases (46.7%) of the control group, and all patients showed improvement in follow-up examination".

Cette étude prend un petit groupe de patients comme Raoult, mais utilise un bien meilleur protocole (avec un groupe placebo). Et elle trouve qu’il n’y a aucun effet significatif de la chloroquine.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Si ce n'était pas con, ce ne serait pas un règlement ! BASENAME: si-ce-n-etait-pas-con-ce-ne DATE: Fri, 20 Mar 2020 11:01:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Haines ordinaires TAGS: ----- BODY:

Mon comptable n'ayant pas fait le travail pour lequel il est payé, grassement, je n'ai pas pu faire l'assemblée générale d'approbation des comptes de 2018 ni, par conséquence, les déposer. J'ai donc été convoqué devant le tribunal de police le 30 mars courant pour me faire tirer les bretelles avec à la clef une amende de 1500 €.

Le procureur du coin n'a visiblement que cela à faire. Je dépose scrupuleusement mes comptes tous les ans pour toutes mes entreprises depuis 2003. Certaines années, j'ai l'accusé de réception mais d'après le greffe les comptes n'ont pas été déposés, preuve qu'ils font vraiment bien leur travail. Certaines années, j'ai même eu le droit à une absence de dépôt alors même que le greffe a pris soin de débiter mon chèque. Sans doute l'effet du « en même temps » gouvernemental. Un voisin n'a jamais déposé ses comptes et son entreprise fonctionne avec un actionnaire décédé depuis douze ans, ça ne semble pas déranger notre charmant procureur. Mais moi, la première fois que je ne peux pas déposer mes comptes en raison d'un cabinet comptable déficient, je me prends une convocation.

J'ai naturellement indiqué à mon cabinet comptable que j'engagerai sa responsabilité si, d'aventure, les choses tournaient mal.

Lorsque ce cabinet comptable a entendu que j'engagerai sa responsabilité, il a décidé de produire la plaquette que j'aurais dû déposer l'an passé. Naturellement en l'antidatant au 7 janvier 2019 histoire de pouvoir dire que, vous voyez Monsieur le Procureur, nous avions bien fait notre travail et nous ne sommes pas responsables. Or elle fut produire devant moi fin février 2020. C'est dommage parce que j'ai la preuve que le 7 janvier 2019, le bilan comptable ne pouvait être prêt. Lorsqu'on antidate des documents, il vaut mieux ne pas les antidater n'importe comment parce que là, j'ai de quoi engager la responsabilité du cabinet comptable sur un faux en écriture. C'est d'autant plus dommage que j'ai aussi des courriers du service des impôts des entreprises qui me rappelle à l'ordre, certaines déclarations étant faites bien tardivement. J'ai un souvenir ému d'une déclaration d'impôt sur les sociétés qui a eu plus de six semaines de retard !

Je vais donc à la Poste (souvenez-vous de l'épisode d'hier) pour envoyer un recommandé au greffe du tribunal. Naturellement, il s'agit d'un recommandé urgent. Je me fais éconduire comme un malpropre, la poste n'acceptant pas de courrier recommandé parce qu'elle est en situation d'urgence. Mais des courriers simples, pas de problème, vous les mettez dans la boîte dehors. Est-ce que je peux vous acheter un timbre ? Non, nous sommes en situation d'urgence.

Bon, certes, mais alors, si vous n'avez rien à faire, vous allez m'expliquer pourquoi vous êtes cinq avec des masques… Si c'est pour répondre ce genre de chose et ne pas faire votre travail, autant fermer le bureau et rester chez vous.

Je leur remets aussi un courrier qui est arrivé par erreur chez moi (même nom de famille, mauvaise localité, mauvaise rue, bref, seul le nom était identique au mien.), je me fais engueuler — il n'y a pas d'autre mot — parce que ce serait à moi d'aller l'apporter à la bonne adresse. Parfait, vous me prenez pour un imbécile, je vous laisse le courrier sur votre comptoir, vous en faites ce que vous voulez. Je ne suis pas responsable de vos erreurs et je ne vais pas aller à 10 km pour remettre ce courrier à son destinataire. Il n'y a pas cela sur l'attestation de déplacement dérogatoire.

Mais revenons à mon recommandé. Je peux envoyer un courrier simple à ma voisine. La poste va le traiter. Le courrier simple à ma voisine n'a a priori aucune caractère d'urgence. Sauf naturellement s'il s'agit de lui notifier un départ de feu de cheminée et que je suis trop confiné pour aller frapper à sa porte.

Mais je ne peux pas envoyer un courrier urgent et nécessitant un accusé de réception pour une procédure en cours. Parce que ce n'est pas urgent aux dires de la Poste qui, de toute façon, se contrefiche des conséquences.

Pire, je pensais que le refus de recommandé était pour protéger les facteurs. Même pas puisqu'il est possible d'envoyer des recommandés en enveloppes prépayées, naturellement en rupture de stock et limitées à 50 g, ce qui n'aurait pas été suffisant, mon pli faisant 99 g, enveloppe comprise.

Certains jours, je souhaite que le monopole du courrier explose en France, qu'on puisse enfin passer à un service de qualité. J'admets que l'on doive se confiner, j'ai parfaitement conscience des risques. Mais j'aimerais que l'on m'explique sans rire la différence de risque entre un courrier classique et un pli recommandé.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Avoir la poisse, c'est un art ! BASENAME: avoir-la-poisse-c-est-un-art DATE: Thu, 19 Mar 2020 17:44:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Je suis confiné comme tout le monde. J'ai pourtant dû, en tant qu'indépendant, me faire une autorisation à moi-même pour aller poster un recommandé urgent. Direction, le bureau distributeur et non la petite poste de mon village, en ces temps troublés, c'est plus prudent.

Et j'y suis allé avec la 2CV, ma XM étant bloqué chez le garagiste pour quelques menus travaux ainsi qu'un contrôle technique. N'ayant pas eu de nouvelles, je considérais cette voiture perdue jusqu'à la fin du confinement.

Je disais donc être allé au bureau distributeur pour trouver porte close. Qu'à cela ne tienne, je corrige mon autorisation de sortie pour aller à un second bureau distributeur, lui aussi fermé, mais qui avait la bonne idée d'indiquer l'adresse du bureau de poste ouvert le plus proche. Je m'y rends. Ou plutôt devrais-je écrire, j'essaie de m'y rendre. En effet, dans une longue descente, j'entends le « plop plop » caractéristique d'une bougie ayant décidé de vivre sa vie hors de la culasse en aluminium du moteur de la 2CV. Pas de problème, j'ai toujours un bout de caisse à outil pour ne pas être pris au dépourvu. Lorsqu'on roule en 2CV, en DS23ie ou en Type23, il faut bien cela. Pourtant, j'arrive encore à me faire surprendre, même par une pièce aussi peu subtile qu'un rupteur.

Moteur chaud, impossible de reposer la bougie. Je vais chercher la clef à bougie et je me rappelle que j'avais sorti la clef à bougie de la voiture récemment. Coup de téléphone à madame en lui expliquant où se trouvait cette fichue bougie et qu'il serait bon de me l'apporter. Heureusement, je n'étais pas très loin, cinq ou six kilomètres à vol d'oiseau. Une autorisation de sortie signée plus tard, elle m'apporte cette clef à bougie. Je tente de poser la bougie à la main, le moteur ayant refroidi et je m'aperçois qu'elle bouge étrangement. Je la visse au maximum, toujours à la main, puis je sors ma clef à bougie pour terminer. Là, cette fichue bougie tourne dans le vide. Filetage foiré.

[image:189:Fig. 1 : objet du délit]

Il paraît que c'est un grand classique. À titre personnel, c'est la première fois que ça m'arrivait.

Je suis donc bon pour un camion-plateau. Je téléphone à mon assurance qui envoie au dépanneur que je connais (il s'agit de mon garagiste habituel) un ordre de mission comportant une adresse à l'autre bout de la France. On perd une heure. Finalement, à force de téléphoner à l'assurance et au garagiste, tout ce petit monde se synchronise et un plateau arrive pour me récupérer.

J'apprends tout à fait par hasard que ma XM est prête. Je pars donc déposer la 2CV avec le plateau pour repartir avec mon tank qui vient de passer haut la main son contrôle technique avec un résultat vierge. Pas mal pour une voiture de 23 ans aux cerises.

C'est donc moins pire que je ne m'y attendais puisque j'ai au moins un véhicule pour circuler. Entre temps, il faudra tarauder la culasse pour y rajouter un support de bougie en acier rapporté. On croisera les doigts pour que l'autre bougie ne me fasse pas le même coup trop rapidement.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Quarantaine BASENAME: quarantaine DATE: Tue, 17 Mar 2020 09:25:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Je ne voulais pas réagir sur le sujet, le bruit étant largement supérieur au signal sur ce sujet. Mais la communication lamentable du gouvernement ainsi que l'attitude des français — toute aussi lamentable — m'incite à rajouter mon grain de sable dans la gueule du débat.

Refaisons un bref historique de la situation. Lors de la seconde quinzaine de décembre 2019, un nouveau virus pathogène apparaît dans une sombre province chinoise. Ce virus provoque dans un nombre de cas non négligeable des pneumonies atypiques. Un médecin chinois tire la sonnette d'alarme. Rien n'y fait, tout continue presque comme avant. Au bout de quatre semaines, le gouvernement chinois comprend ce qu'il se passe et confine des régions entières. D'autres pays asiatiques touchés mettent les moyens pour éviter une propagation rapide (quitte à utiliser d'autres techniques que le confinement comme Taiwan ou la Corée du Sud).

Pendant ce temps, que faisons-nous ? Nous blablatons. Agnès Buzyn, ce monument inoxydable de la médecine, nous indique que le risque que l'épidémie arrive sur le sol français était infime. Tout cela juste avant de démissionner pour aller voir si la campagne des élections municipales de Paris pourrait lui être profitable. Nous envoyons des militaires récupérer les français travaillant dans les zones à risque alors qu'il aurait fallu les mettre en quarantaine sur leur lieu de travail avant de les rapatrier pour éviter une propagation du virus. Résultat, un premier foyer d'infection a brusquement surgit autour de la base aérienne qui a participé à l'opération.

Mais ce n'est pas tout. La France a aussi envoyé 17 tonnes de matériel (masques, gels et autres) à la Chine. Je vous rappelle que ces masques sont fabriqués en Chine et que la Chine peut tout à fait et contrairement à nous subvenir à ses propres besoins. La Chine a refusé le cadeau qu'elle aurait renvoyé en Italie. De toute façon, quel que soit l'endroit où ce matériel se trouve actuellement, il n'est plus en France et fait défaut.

Parallèlement à cela, le nouveau ministre de la santé nous a signalé que ce n'était qu'une petite grippe durant des semaines, que seules les personnes à risque, donc d'un âge certain, avaient des complications. Durant ces mêmes semaines, les épidémiologistes tiraient la sonnette d'alarme car il n'y avait aucune raison que la progression de l'épidémie soit différente en France que dans les autres pays touchés au préalable. Chez nous, c'était juste une petite grippe, chez les autres, il y avait des restrictions de circulation, des contrôles aux frontières et dans les aéroports. Chez nos voisins suisses, l'âge médian de mortalité était pourtant de 47 ans. On a commencé à avoir des doutes lorsque des trentenaires sans antécédents sont décédés dans le sud de la France en raison d'une interaction avec des corticoïdes.

Et nous sommes arrivés à la situation surréaliste où les italiens pouvaient librement rentrer en France en provenance de zones contaminées alors que les français ne pouvaient pas entrer en Italie (frontières terrestres ou aéroports). Il y a quelques jours, certains pays africains (Maroc, Madagascar) ont même annulé tous les vols à destination ou en provenance de la France, signifiant par là qu'ils jugeaient la situation sanitaire en France plus mauvaise que chez eux.

Mais ce n'était pas grave. Nous avons maintenu les élections municipales. Mais en fermant au préalable les bistrots.

Les scientifiques, les vrais, continuaient à alerter en criant dans le désert. Dans l'est de la France, depuis le 11 mars, les services d'urgence sont surchargés et les patients sont triés en fonction de leurs âges. L'armée n'a pas été sollicitée pour installer des hôpitaux de campagne et les patients sont ventilés entre Besançon et Nancy.

Pire, le français a montré qu'il était un imbécile. On ferme un stade, les supporters du Paris-Saint-Germain font la fête juste à l'extérieur du stade, sans doute en vertu d'un certain darwinisme. On annonce la fermeture des bistrots, le français s'est rué dans les bars et autres cafés samedi dernier parce qu'il savait qu'il en serait privé durant quelques semaines (je rappelle qu'en Italie ou en Espagne, les villes étaient déclarées villes mortes). On lui dit de rester chez lui, il va s'exposer dans les jardins publics et autres squares. Et c'est le même qui va gueuler lorsque l'un de ses proches sera sacrifié parce qu'il n'y aura plus de lit d'urgence dans les hôpitaux. J'ai coutume de dire que l'Italie ne sert qu'à faire croire que la France est organisée, là, pourtant, même l'Italie fait mieux que nous.

[image:188:Fig. 1 : compréhension des consignes]

Et c'est sans compter non plus avec la soviétisation de la médecine. La gestion étatique de l'hôpital fait que nous avons aujourd'hui entre deux et trois fois moins de lits d'urgence pour mille habitant que tous les pays comparables. C'est sans compter avec les élucubrations du phare français de l'économie qu'est Bruno Le Maire qui impose un prix au gel hydro-alcoolique sans ce soucier que le prix imposé est inférieur au prix de revient (fabrication, stockage et distribution) du produit et que les industriels, capables de produire à marge nulle, ne vont pas produire pour perdre de l'argent. La pénurie de soignants, de matériel et de consommable se fait cruellement sentir.

Là encore, le gouvernement n'a pu anticiper alors que la progression de l'épidémie suit exactement avec quelques semaines de retard ce qu'il s'est passé dans tous les pays comparables. Pire, l'augmentation des cas est même supérieure en France.

La situation empirant logiquement, nous avons eu le droit hier soir, à un discours délirant de notre président de la république adoré. Je passe sous silence les contradictions comme le fait de se confiner chez soi en ayant des interactions sociales avec ses voisins, je ne vais m'attacher qu'au fond. De confinement de la population, il ne fut pas question. Même le mot n'a jamais été utilisé. Il n'y a par ailleurs aucune obligation parce que pour circuler, il suffira d'une déclaration sur l'honneur sur le Cerfa idoine. On croit rêver !

Une fois de plus, c'est trop peu et trop tard.

Une telle crise sanitaire qui aurait pu être jugulée avec un mois de traitement de choc va perdurer plusieurs semaines, vraisemblablement plusieurs mois, parce que la classe politique (majorité comme opposition) est en-dessous de tout. Elle va se chiffrer en centaines de milliards d'euros d'argent public, donc d'argent du contribuable. Et tout cela dans le pays le plus taxé au monde. Forcément, ça va bien finir.

À partir de midi, les déplacements seront enfin entravés. Légèrement. Enfin. Pour une quinzaine de jours. Prévoyez néanmoins au moins le double, plus raisonnablement six semaines.

Si j'en ai le temps, je vais tenir un journal.

27 avril 2020, confinement, jour 43.

Cher journal. Je t'appelle cher journal parce que je n'ai plus personne avec qui discuter. Le dernier coup de vent a fait définitivement tomber un poteau de la ligne téléphonique qui avait déjà été endommagé par un ivrogne il y a quelques mois et même le téléphone est aujourd'hui silencieux. L'isolement devient difficile à supporter. Je commence à délirer en parlant tout seul. J'ai même cru que le chat m'avait insulté alors que je l'ai mangé lundi.

Dehors, la nature a repris ses droits. Les hautes herbes et les corbeaux ont fait leur œuvre, on ne voit plus le corps du facteur dans l'allée mais l'odeur est insoutenable et ça attire des mouches.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Évolution BASENAME: evolution DATE: Mon, 02 Mar 2020 09:42:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Je suis l'heureux propriétaire d'un Citroën Type 23-50 Robustacier. Un 23-50, c'est un authentique poids lourd fabriqué par Citroën sur un châssis datant de 1935 et carrossé par Heuliez qui faisait des choses remarquables avant que Marie-Ségolène Royal ne s'en mêle. J'avais acheté cet engin en 2003 parce que j'en avais assez de transporter dans la malle de la DS — la vraie, la 23ie — de l'outillage pour la restauration de ma masure. Les impondérables étant ce qu'ils sont, la vente de la maison a été refusée par les impôts alors que j'avais déjà commencé les travaux et je n'ai jamais pu utiliser l'engin pour les raisons pour lesquelles je l'avais acheté. Un passage devant la cour de cassation plus tard (procès gagné), il n'était en effet plus roulant puisque l'essence moderne m'avait cassé le haut moteur et qu'il devait passer chez le carrossier pour se refaire une beauté. Le moteur n'était pas un problème, il s'agit d'un 11-MI des plus classiques, mais le carrossier qui officie malheureusement toujours dans le coin de Besançon a toujours remis le chantier à plus tard. J'ai donc trouvé un autre carrossier qui, lui, avait envie de travailler, mais à l'autre bout de la France. Seul problème, il ne pourra commencer à travailler sur l'engin qu'en octobre 2020 pour une histoire de bail trop longue à expliquer ici. Bref, je suis toujours contraint de louer un véhicule dès que je dois utiliser un camion.

[image:187:Fig. 1 : nid de Type 23 Robustacier chez Heuliez]

Ce week-end, j'ai donc été contraint de louer à nouveau un fourgon grand volume avec un hayon. Comparons donc un Iveco moderne avec un Robustacier sorti de chaîne en janvier 1964 sur un châssis datant de 1935.

  Iveco Citroën Type 23-50
Dimensions en mètres (L*l*h) 6,85*2,10*3,10 6,80*2,30*3,10
PV en tonnes 2,95 2,60
PTAC en tonnes 3,5 5
Charge utile en tonnes 0,55 2,4
Volume utile en mètres cube 20 34
Type de cabine classique avancée
Consommation en litres aux 100 km diesel : 20 (pied très léger, 15) essence (SP95) : 15 à 17
Boîte de vitesses mécanique, six rapports mécanique, quatre rapports non synchronisés

Concernant la boîte de vitesse, je dois signaler que les quatre premiers rapports des deux boîtes sont sensiblement les mêmes. Le fourgon Iveco peut donc rouler plus vite que le Citroën, mais sa consommation reste toute de même largement supérieure.

Nous pouvons donc constater qu'en soixante ans, il n'y a pas eu de progrès sensibles. Le confort du 23-50 n'a rien à envier à celui d'Iveco. Les seules choses en plus sont la climatisation automatique et le lecteur de CD. On pourrait parler de la direction assistée, mais celle du Type 23 étant à vis et secteur, elle n'a jamais réellement posé problème. Côté boîte de vitesses, celle du Citroën n'a officiellement des synchronisations que sur les 3e et 4e. Les six vitesses de son concurrent sont censées être synchronisées. Certes, mais sans un bon double débrayage, elles craquent tout de même et il faut aider la boîte.

Parlons du confort. L'Iveco est un tape-cul dont le confort n'est amélioré que par un siège sur suspension pneumatique. Pour le reste, ça secoue autant que l'antique Citroën avec ses ressorts semi-elliptiques. En terme de tenue de route, l'Iveco tient la route. Toute la route. Comme la caisse grand volume (mais faible poids) est bien carrée et posée sur le châssis au-dessus des roues, non seulement le centre de gravité est placé très haut et se ressent comme tel, mais il est aussi extrêmement sensible au vent latéral. Le Robustacier, au contraire, est plus ramassé et plus caréné, ce qui le rend nettement moins sensible au vent. La caisse du Type 23 est posée sur le châssis et non au-dessus des roues sur un faux-châssis.

Je n'ose même pas parler de la différence de volume utile et de charge qui n'est pas à l'avantage de l'engin moderne.

Alors oui, je roule certainement moins vite dans les côtes lorsque je dois tomber en 3e avec le Type 23. Mais pour tout le reste, dans le match Iveco moderne contre Citroën antique, ce n'est pas le fourgon moderne qui gagne !

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Grève des baveux BASENAME: greve-des-baveux DATE: Tue, 21 Jan 2020 17:18:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Ce matin, j'étais convié à une nouvelle audience du juge de l'exécution du tribunal dont dépend mon logis.

En effet, j'ai actuellement deux affaires en cours, l'une concernant la CIPAV, l'autre concernant l'URSSAF de la région A. Pour simplifier les choses, nous dirons aussi que je réside dans une région B qui dépend d'une autre URSSAF, si tant est que l'on puisse dépendre d'une union qui n'existe pas et n'a jamais existé.

Dans le rappel des faits et de la procédure, je dois dire que j'ai déjà :

Ces deux procédures ont échoué, mais les deux magistrats ont senti le vent du boulet. D'assez près. Et les bougres sont rancuniers.

Ce matin, donc, je me rends au tribunal judiciaire qui a remplacé le tribunal de grande instance. J'entre dans la salle d'audience habituelle où se tenait trois baveux et un pauvre bougre qui ne savait visiblement pas ce qu'il faisait là. L'un des baveux me demande ce que j'attendais là — j'ai évité de répondre : « et toi ? » — et m'annonce qu'en raison de la grève des barreaux il demandera le renvoi. Je lui réponds que je m'y opposerai pour plusieurs raisons :

Je dois vous dire que le baveux n'était pas content. Sur ces entrefaites arrive mon amie le juge de l'exécution. Celui-ci déclare l'audience ouverte et me fusille du regard en m'intimant l'ordre de sortir de la salle, un greffier devant m'attendre pour m'amener dans une autre salle devant un autre magistrat. Très bien, Madame le juge, bonne journée à vous.

Pour être tout à fait honnête, il y avait ce jour deux audiences : la première à laquelle je devais assister, la seconde en comparution immédiate. Il restait donc des salles d'audience disponibles. De toute façon, de greffier il n'y eut point et c'est un appariteur qui nous a emmené dans un coin de couloir sur des bancs. Arrive alors un greffier qui nous emmène à la cave. À la cave !

Nous descendons un escalier dont la dernière touche de peinture a dû être passée par les américains en 1945, peut-être encore l'armée allemande juste avant son départ. Une porte sur laquelle est affichée un petit panneau indiquant une serrure hors d'usage s'ouvre sur un couloir humide et on nous fait asseoir sur un nouveau banc en attente du magistrat. Je continue ma discussion avec l'avocat fâché d'être au sous-sol d'autant qu'il devait à la fois se substituer à tous ses collègues pour l'audience ordinaire et pour celle concernant le Grincheux, donc être à deux endroit en même temps. Pas facile. La porte reste ouverte derrière moi, mais la cave ne s'ouvrant qu'avec un badge, je considère pour ma part qu'il s'agit d'une nouvelle audience à huis-clos. Ce n'est que la deuxième mais il faudrait bien que cela ne devienne pas une habitude.

Le magistrat arrive et nous ouvre une petite bibliothèque, ma foi assez cosy. Nous prenons place. Le baveux attaque bille en tête en indiquant que je refusais le renvoi et que le droit de grève était un droit constitutionnel. Je le laisse débiter ses billevesées sans dire un mot.

Une fois que cet importun s'est tu, je lui demande s'il avait bien terminé. Parce que s'il y a une chose qu'il n'avait pas le droit de dire, c'est que je l'empêche de faire grève. Je me contrefiche de la grève des avocats. Infiniment. En revanche, je suis ici pour que le droit soit appliqué. Jusqu'à preuve du contraire, mon cher maître, tu n'es pas et tu ne peux pas être le représentant de la CIPAV. Tu ne substitues pas le grand vainqueur de l'appel d'offre que la caisse a eu l'obligation de passer. Donc, mon cher, tu fermes le claque-merde qui te sert d'orifice buccal. Jusqu'à preuve du contraire, tu es dans l'impossibilité de donner au tribunal la forme juridique de la caisse et de prouver qu'elle avait été constituée conformément aux textes en vigueur. Donc les demandes de la caisse sont irrecevables qu'elle soit ou non comparante ou représentée. Le baveux m'indique alors représenter le représentant du représentant (sic). Ben tiens, mon cochon, c'est pour cela que les écritures sont signées par le représentant du représentant, sans doute ! Mon cher maître, je te conseille d'éviter de me prendre pour une truffe, il y en a qui ont déjà essayé. Cela s'est plutôt mal passé pour eux.

Le magistrat m'indique que mes écritures sont très intéressantes et qu'il y a des points que la caisse devrait avoir une chance d'éclaircir. Elle prononce un renvoi au 17 mars 2020. J'essaie encore de m'y opposer, arguant que cette affaire est tout de même pendante devant le juge de l'exécution depuis plus d'un an et qu'une forte somme d'argent est aujourd'hui bloquée depuis décembre 2018. Je rajoute que lors de l'audience de novembre dernier la CIPAV n'était ni présente ni représentée. Le président me rétorque que le représentant de la CIPAV est arrivé en retard. Je lui réponds que dans ce cas, comme je suis resté jusqu'aux mots « l'audience est levée », pour cette audience, la CIPAV n'était ni présente ni représentée. Avant l'heure, ce n'est pas l'heure, après l'heure, ce n'est plus l'heure. Rien à faire, renvoi. Mais dernier renvoi me dit-elle. J'en prends acte, rendez-vous le 17 mars 2020. Merci Madame le président, courbette, aïe mon dos.

Seconde affaire contre l'URSSAF de la région A. L'audiencier régional de la région B n'est pas présent. Sur le ton de la plaisanterie, je risque que, sans doute, l'audiencier est solidaire des avocats et fait elle aussi la grève. Le président me répond qu'il y a beaucoup de malades de la grippe. Certes, mais cela n'empêche de justifier de son absence. La grippe a réellement bon dos. Et je vois le baveux qui se lève pour dire qu'il substituait l'audiencier de l'URSSAF. J'avoue, c'est la première fois que je vois un avocat substituer un non avocat. Tout fout le camp !

Je discute encore le bout de gras pour rappeler au juge que l'URSSAF de la région A ne saurait être représentée par un salarié de la région B. En tout état de cause, je m'y opposerai par tous les moyens à ma disposition. Et je pense, mon cher juge, que tu as un petit aperçu de mon pouvoir de nuisance. Tes collègues ont été sauvés in extremis par un défaut de procédure, aujourd'hui, on ne m'aura plus aussi facilement et les procédures iront jusqu'au bout, qu'importent les dégâts collatéraux. Par ailleurs, l'URSSAF qui a reçu mes écritures devant vous, donc qui ne saurait prétendre ne pas les connaître, n'a pas jugé bon de répondre à des conclusions incidentes. Vous conviendrez que c'est tout de même étrange.

Même chose, renvoi au 17 mars, même heure. J'ose un « même lieu ? »

Avant que la séance soit levée, je questionne le magistrat. Puisque vous avez visiblement lu mes écritures et que vous considérez qu'elles sont intéressantes et que les caisses doivent absolument pouvoir s'expliquer, je dois vous dire que j'ai tout de même un petit problème. Je vous pose cette question parce que je ne suis pas un professionnel du droit. Que se passera-t-il lors de la prochaine audience ? Parce que pour ma part, je refuserai catégoriquement — comprendre je vous claquerai une procédure dans les gencives — de débattre si l'URSSAF de A est représentée par l'URSSAF de B ou que l'avocat de la CIPAV ne justifie pas de l'appel d'offre valable et remporté. Le juge me répond qu'elle prononcera sa décision sur le siège. Dont acte.

À ce propos, voulez-vous mes dernières écritures ? Le juge m'indique qu'elle ne peut les accepter que si je les ai remises aux parties adverses. Je lui réponds que c'est tout naturel. Mais comme je ne connais pas le cabinet qui a remporté l'appel d'offre de la CIPAV, j'ai donc envoyé les écritures en courrier simple à la CIPAV. Quant à l'URSSAF, celle de B n'a pas à connaître les écritures destinées à celle de A, mes écritures n'étant pas exactement publiques. Et ne demandez pas un accusé de réception, depuis que la cour d'appel m'a écrit qu'un accusé de réception n'est pas une preuve de réception du courrier par la bonne personne, je n'envoie plus mes écritures qu'en courrier simple. Mais vous conviendrez d'une chose, Madame le président, jamais aucune des parties adverses n'a indiqué ne pas avoir eu mes écritures. Je ne peux pas en dire autant.

La suite au prochain épisode.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Épidémie de rougeole BASENAME: epidemie-de-rougeole DATE: Sat, 07 Dec 2019 14:31:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Pignoufferies de presse CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Dans un premier temps, je dois dire que je ne suis pas opposé aux vaccins même si j'ai failli mourir après un double rappel hépatite B et rage. Je suis en revanche fermement opposé au vaccin contre les rougeole, oreillons et rubéole, au moins pour les enfants. Je ne discuterai pas du bien fondé des adjuvants dans les préparations, ce n'est absolument pas mon domaine et, n'ayant aucune compétence sur le sujet, je me risquerai à écrire des âneries.

J'écris aujourd'hui cet article en raison de l'actualité des Îles Samoa. On y déplore aujourd'hui plus d'une soixantaine de décès dus à une forme aiguë de rougeole qui aurait été apportée dans les îles par un touriste. Peut-être, je ne vais pas discuter de ce point.

Mais on nous dit que la couverture vaccinale n'étant que de 30%, il est normal qu'il y ait autant de complications et autant de victimes, comprendre de décès. J'ai même entendu que les habitants de ces îles n'étaient pas immunisés contre la rougeole. Billevesées, ils sont en contact avec les européens depuis le XVIIIe siècle. S'ils n'avaient pas été immunisés, il y a longtemps qu'il y aurait eu des pandémies de rougeole. Bizarrement, ce n'était pas le cas récemment et on peut affirmer sans grand risque d'erreur que la résistance à la maladie est peu ou prou la même que dans les autres populations puisque ce n'est plus un isolat depuis longtemps. La question qu'il faut se poser, la seule question intéressante, est de savoir pourquoi sur une population de 250 000 personnes, les complications sont aussi nombreuses. En effet, contrairement à ce qui est asséné ici ou là, le taux de mortalité pour la rougeole était en France de 6 à 7 décès pour 100 000 cas dans les années 1920 (source INED). En tout état de cause, l'hygiène et les préparations médicamenteuses ayant fait d'énorme progrès, il ne devrait pas y avoir plus de 15 décès si toute la population avait contracté la rougeole, ce qui n'est manifestement pas le cas.

Pour enfoncer le clou, regardons un peu l'évolution de la mortalité à la suite de complication de la rougeole en France.

[image:186:Fig. 1 : courbe infirmant les théories vaccinales]

Le virus de la rougeole a été isolé au milieu des années 1950. Pourtant, on constate que le nombre de décès a considérablement chuté avant la présence d'un vaccin contre cette maladie. Notez bien que le graphique présente un nombre de décès et non un pourcentage et que la population s'est accrue durant la même période. Le vaccin a lui tout seul ne peut donc pas être responsable de la chute de la mortalité.

Revenons un peu sur ces histoires de rougeole et sur les approximations des médecins. Commençons par regarder de près comment ces gens font des statistiques. Cela tombe bien, j'ai donné un certain nombre de cours de statistiques et de dénombrement lorsque j'enseignais dans le supérieur. Durant longtemps, je me suis demandé d'où venait l'affirmation au demeurant fausse qu'il fallait 95% de la population vaccinée pour que le virus arrête de se propager. C'est enfantin, un malade de la rougeole peut contaminer 20 personnes, donc 1-(1/20)=0,95, donc si la population est vaccinée à 95%, le virus cesse de se propager. J'aime autant vous dire que si j'avais trouvé une telle ineptie dans une copie d'étudiant, je ne lisais même pas la suite. Pourtant, cette monumentale erreur — mystification, n'ayons surtout pas peur des mots — a la vie dure et on la retrouve partout.

Le vaccin contre la rougeole n'est pas quelque chose d'anodin et comporte un certain nombre d'effets pervers. Le graphique de la figure 1 montre qu'avant la vaccination généralisée, à partir des années 1930 où la médecine était efficace, la rougeole était une maladie bénigne pour l'immense majorité de la population. Il y avait effectivement de temps en temps des complications (5% des cas), quelques décès, mais très peu en regard de la population touchée (quasiment tout le monde, donc 750 000 cas par an pour fixer les idées). L'immunité spécifique vis à vis de cette maladie s'était construite par rapport à cette maladie exclusivement humaine (il n'y a aucun réservoir en dehors de l'homme) et cette immunité spécifique rendait cette maladie bénigne par la circulation permanente du virus. Dans une population où le virus ne circule pas, la maladie n'est pas bénigne et peut être associée à des taux de mortalité important (Ex. Îles Fidji en 1875 avec un taux de mortalité de 26%).

La vaccination irréfléchie au niveau mondial a eu des conséquences déplorables. D'une part, ce vaccin est un vaccin sans rappel (une injection est censée protéger, sauf que l'efficacité étant assez aléatoire, les USA en sont à préconiser trois injections, se demandent s'il n'en faudrait pas quatre tout en ayant un sixième des personnes vaccinées qui ne sont pas effectivement protégées). D'autre part, comme on vaccine vers l'âge de deux ans, on se retrouve avec des cas de rougeole déplacés vers les âges dangereux, soit avant l'âge de deux ans, soit chez les adultes. Par le fait, le taux de complications et de décès augmente. C'est pour cette raison que, malgré des épidémies nettement plus restreintes que dans les décennies précédentes, il y a beaucoup plus de morts en proportion.

Un autre effet de bord doit être mentionné. Le virus circulant est sélectionné par la vaccination. Or un virus, dans le cas général, n'a pas intérêt à être trop virulent. S'il l'est trop, il risque de faire mourir l'hôte avant que celui-ci n'ait réussi à contaminer un autre sujet et la maladie s'éteint d'elle-même. Ainsi, dans le cas d'une couverture vaccinale (qui rappelons-le n'est pas efficace à 100% dans le cas de la rougeole), le simple fait de vacciner brouille les cartes puisque le virus va être sélectionné pour être de plus en plus agressif.

La situation actuelle risque de dégénérer en scandale sanitaire à moyen au long terme et ce que nous voyons actuellement se produire aux Îles Samoa devraient faire réfléchir. En effet, la population qui a eu, étant enfant, la rougeole maintient son immunité en étant au contact du virus circulant. S'il n'y a plus de virus circulant, rien ne permet d'affirmer qu'elle continuera à bénéficier de l'immunité acquise en ayant contracté la maladie. Les réponses à la vaccination montrent que 16% des personnes vaccinées avec trois doses ne développent pas une immunité suffisante. Le dénombrement montre aussi que les cas de rougeole sont de plus en plus sévères.

N'importe quel scientifique sachant lire des statistiques arriverait à la conclusion évidente qu'il est urgent d'arrêter cette vaccination car les effets de bord commencent à se voir.

Pourtant, on assiste à l'exact opposé, il faut vacciner de plus en plus. La seule chose que les agences gouvernementales vont gagner, ce sont des populations de plus en plus opposées à la vaccination. Et cela, pour le coup, sera un réel problème.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Cuistrerie BASENAME: cuistrerie DATE: Mon, 02 Dec 2019 15:34:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Il vous a sans doute échappé que les membres du Modem, encore plus que les autres, sont des malfaiteurs en puissance.

Le jeudi 28 novembre dernier, par 80 voix et 10 abstentions, les députés ont voté en première lecture la création d'un troisième droit de propriété et sa généralisation à l'ensemble des logements. Je rappelle à toutes fins utiles que nous avons 577 députés. Dans une copropriétés, l'assemblée générale ne peut se tenir qu'avec 50% des tantièmes présents ou représentés. À la chambre des députés, il suffit d'un seul péquin pour voter une loi en catimini à l'unanimité et engager l'avenir du pays !

Jusqu'ici, il existait la propriété classique, la propriété par démembrement (usufruit et nue-propriété). Cet uhluberlu du Modem (pléonasme) propose de rajouter un droit de propriété le bâti du foncier. Le propriétaire pourra être propriétaire du bâti mais pas du terrain sur lequel le bien est bâti. À l'heure où j'écris ces lignes je ne sais pas encore si la généralisation sera faite sur l'ensemble des propriétés bâtis ou sera uniquement proposée pour tout nouvel achat avec en prime un droit de préemption des communes qui pourraient comme cela garantir à peu de frais leurs gabegies financières sur le dos des propriétaires. Naturellement, le foncier n'appartenant plus au propriétaire du bien, celui-ci sera redevable d'un loyer ad vitam.

La mesure a été renvoyée à des ordonnances à l'initiative du rapporteur. Je sens que nous allons rigoler, lorsqu'il y a un truc idiot à proposer, les députés se bousculent pour le rédiger. Souvenez-vous de l'amendement pour avoir le droit de pisser en paix du sieur Ruffin. Encore un jour où il aurait dû manger des gaufres avec ses enfants.

[image:184:Fig. 1 : connerie du cuistre en chef]

Nous avons des coûts de logement qui explosent en France parce qu'il y a une pénurie de logements, pénurie résultant du fait que les propriétaires sont de moins en moins bailleurs, le locataire ayant dans les faits tous les droits. Le foncier explose donc parce que dans les zones tendues, il faut de plus en plus de nouveaux logement pour obvier à la défection des propriétaires bailleurs. Et pour corriger le tir, plutôt qu'assainir le secteur à la source, c'est à dire en rééquilibrant la relation propriétaire-locataire, que pense l'esprit tordu d'un gars du Modem ? Qu'il faut une fois de plus rogner dans le droit de propriété.

Si cette nouvelle lubie est généralisée, je pense que les propriétaires qui se sont endettés sur 25 ou 30 ans pour être chez eux vont demander un remboursement de sa part à l'état. Si ce n'est pas généralisé, qui est-ce qui perdra encore dans l'affaire ? Ceux qui ne peuvent pas acheter au prix réel et qui vont se retrouver avec des baux, fussent-ils emphytéotiques.

Français, vous aurez ce que vous méritez et vous n'êtes vraiment pas très méritants. Vous méritez les gilets jaunes (qui n'ont rien compris aux causes de leurs malheurs), vous méritez la catastrophe qui vient (explosion de la dette), vous méritez vos retraites de misère et votre système de santé de pire en pire tous les jours. Vous méritez la misère qui vient et un pays en voie de sous-développement.

Et vous, hommes politiques de gauche, de droite, de tous les extrêmes, centre compris, vous êtes des cuistres. Vous êtes responsables de tous les maux du pays. Et ce qui me navre au plus haut point, c'est que vous ne serez jamais responsables de vos décisions ineptes.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Le début de la fin BASENAME: le-debut-de-la-fin DATE: Tue, 19 Nov 2019 16:59:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Depuis 2014, je suis en conflit ouvert avec la sécurité-sociale-que-le-monde-nous-envie-à-tel-point-que-personne-n'en-veut-chez-lui. Je ne suis pas en conflit pour éviter de payer mais parce qu'à la suite d'une erreur de leur part, j'ai perdu durant quasiment trois ans tous les droits ne serait-ce qu'à l'assurance maladie tout en étant contraint de cotiser deux fois, une fois en tant que salarié, une seconde fois en tant qu'indépendant.

En cinq ans, j'ai pu voir l'indigence de la justice française. Lorsqu'on parle de la justice d'exception qui traite les affaires de sécurité sociale, nous sommes rassurés, nous pouvons dire que nous sommes dans une réelle république bananière. En effet, outre la violation du code de procédure civile, ces tribunaux ne sont pas là pour rendre justice mais pour faire rentrer dans le rang toute tentative de rébellion ou tout déviant social, fût-ce de force. La justice sociale, en France, est à la justice ce que la musique militaire est à la musique. Une supercherie.

Ce matin, j'avais rendez-vous pour deux dossiers devant le juge de l'exécution du tribunal de grande instance le plus proche de mon logis. Cela fait bientôt deux ans que je vais de renvoi en renvoi.

En effet, aux dires de l'URSSAF, il faut absolument condamner Monsieur Le Grincheux non pas parce qu'il aurait tort du strict point de vue du droit, mais parce que si le tribunal lui donnait raison, toutes les URSSAF de France et de Navarre seraient bien embêtées pour recouvrer des cotisations (sic). Je trouve cet argument aussi léger qu'inacceptable. Je n'ai pas à servir de victime expiatoire aux URSSAF.

La convocation à l'audience de ce matin faisait suite à une récusation du juge de l'exécution en charge du dossier. En effet, après six audiences dont cinq renvois, celui-ci continue à prétendre m'avoir indiqué la forme juridique de l'URSSAF dans un délibéré de sursis à statuer. Même en chaussant mes lunettes, je n'arrive pas trouver cette indication du reste obligatoire sur l'acte introductif où elle ne figure non plus. Comme en plus, il m'écrit ouvertement qu'il viole l'article 59 du code de procédure civile et qu'il se tamponne de toute une ribambelle d'articles du même code et du code des procédures civiles d'exécution, j'ai été contraint de le récuser. Non de gaîté de cœur, mais parce que quelqu'un capable d'acter que l'URSSAF est une entité de droit privé qui existe parce qu'elle existe (donc on l'appellera Yahvé) ne peut décemment mettre une affaire en l'état. Or le code de l'organisation judiciaire est très clair, un magistrat doit d'abord statuer sur la forme avant de statuer sur le fond.

Ce matin, donc, je tombe nez à nez avec le juge récusé, lequel faisait une tête pas aimable en me voyant. Je passe outre à tel point ces gens bouffis de suffisance m'indiffèrent même lorsque la peur change de camp. Le greffier, devant la salle d'audience me salue d'un « bonjour, Monsieur Le Grincheux ! » en souriant… Les baveux sont déjà tous dans la salle d'audience à bavasser. Vers 9h00, ils sont tous priés de se rendre dans une autre salle. Ne restent plus dans la salle habituelle que l'audiencier de l'URSSAF — qui n'a pas le droit de représenter l'URSSAF avec laquelle je suis en litige sauf à violer le R121-7 du CPCE —, mes deux témoins et moi. Il faut toujours avoir des témoins en pareille circonstance.

J'annonce à l'audiencier de l'URSSAF que, faute d'avoir reçu les écritures de l'URSSAF, je suis au regret de déposer des conclusions incidentes pour forcer la mise en état de l'affaire. On me répond que je les ai eu par courrier recommandé. Très bien, dans ce cas vous devez pouvoir me montrer un accusé de réception signé de ma main ou le courrier qui vous aura été retourné par la Poste. Seule réponse : « Monsieur Le Grincheux, ne m'agressez pas ! Je ne fais que mon travail ! » Naturellement, moi, je peigne la girafe et je n'ai qu'à suivre les procédures initiées par mon amie l'URSSAF. Et de toute façon, ma grande, tu ne fais pas ton travail puisque la loi t'interdit de représenter l'URSSAF avec laquelle j'ai maille à partir. Tu ne fais ici que de la mauvaise figuration.

À ce moment, un vigile du tribunal ferme les portes de la salle d'audience, interdisant à quiconque d'entrer ou de sortir de la salle. J'ai le privilège d'une audience à huis clos. Intéressant. Sans doute ne faut-il pas ébruiter mes arguments ou faire savoir qu'un simple justiciable, même pas avocat, s'est permis de remettre un juge en place en le récusant après de nombreuses tentatives amiables de discussion. Entre nous, si les avocats remettaient plus souvent en place des magistrats en utilisant les possibilités offertes par les textes, la justice ne pourrait être que mieux rendue en France. Parce que force est de constater que si Saint Louis rendait la justice sous un chêne, les magistrats ont une nette tendance à la rendre comme des glands, n'ayant aucune opposition dans l'immense majorité des cas. Un avocat qui reçoit un délibéré truffé de contresens juridiques patents conseillera à son client d'interjeter appel, rarement d'engager la responsabilité du magistrat qui ne peut ignorer avoir écrit de telles inepties juridiques, surtout après être sorti de l'École Nationale de la Magistrature.

Mais ne digressons pas trop.

L'odieuse petite sonnette retentit. L'audience s'ouvre. Apparaissent l'un derrière l'autre, d'une porte à droite, le juge de l'exécution suivi de son greffier. Le juge n'en mène pas large et on voit qu'il ne tient l'audience qu'à contrecœur, contraint et forcé. L'appel des causes sera vite fait, il n'y a que deux affaires :

J'indique au président que je n'ai toujours pas les écritures de l'URSSAF, que ça commençait à devenir une sale habitude de l'URSSAF et que je me vois donc contraint de lui remettre des conclusions incidentes pour forcer la mise en état que l'URSSAF refuse depuis bientôt cinq ans dans tous les dossiers. Je rappelle que l'URSSAF avait refusé de me communiquer les écritures lors de la dernière audience et qu'elle prétendait déjà me les avoir transmises. Je signe une décharge et accepte les billevesées de Yahvé, pardon, de l'URSSAF.

Seconde affaire. Il s'agit d'une révision d'un procès, des pièces ayant été dissimulées par la défenderesse. Mais où se trouve l'avocat de la défenderesse ? Personne ? De toute façon, je n'ai reçu les élucubrations de la CIPAV qu'hier et ne suis pas en mesure de répondre à toutes ces fadaises en aussi peu de temps. La CIPAV avait plusieurs mois pour conclure, rien ne l'empêchait d'envoyer ses écritures plus tôt.

Renvois pour les deux affaires fin janvier 2020.

Le juge avait l'air sincèrement soulagé de ne pas avoir à juger ces deux affaires. Au moins dans l'immédiat.

Audience levée à 9h10.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Manifestation contre l'islamophobie BASENAME: manifestation-contre-l-islamophobie DATE: Mon, 11 Nov 2019 09:23:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Monde de merde TAGS: ----- BODY:

Il restera certainement dans les livres d'histoire que la manifestation du dimanche 10 novembre 2019 sera le Munich de la guerre qui s'approche à grands pas. Les panneaux brandis par la foule en délire, honteux, ne peuvent être couverts par la liberté d'expression ou d'opinion. Manifester contre l'islamophobie — si tant est qu'elle puisse se réduire à elle-même — est une chose, manifester pour l'imposition d'un islam politique en est une autre.

[image:182:Fig. 1 : gentil manifestant apolitique]

Que l'on me comprenne bien, je n'ai jamais soutenu le Rassemblement National ni aucune de ses émanations directes ou indirectes, j'ai seulement travaillé quelques années pour des gouvernements de pays du Moyen-Orient. Je vivais au milieu des villes arabes et j'avais la chance d'avoir un visa particulier me permettant de me déplacer librement das ces pays, contrairement aux travailleurs expatriés qui ne pouvaient en voir que ce que les autorités leur laissaient entrevoir.

La vision que nous avons en France de l'islam est particulièrement biaisée car nous y voyons surtout des chérifiens et des adeptes du soufisme. Historiquement, nous n'avons pas été en contact avec le sunnisme pur et dur avant que les imams formés et payés par les gouvernements du Moyen-Orient n'arrivent en France. La situation s'est d'ailleurs assez étrangement dégradée depuis leur arrivée.

Ce que le français de base refuse de voir, surtout lorsqu'il compare l'islam actuel à la chrétienté du Moyen-Âge, c'est que l'islam est figé et irréformable. Ce qu'il refuse de voir, c'est aussi que l'islam n'est rien d'autre qu'un projet politique.

L'islam est irréformable car il faut que les textes restent inchangés et éternellement dans la langue d'origine. Prétendre que cette langue est l'arabe classique est une énorme erreur et consiste à croire qu'une langue n'a pu évoluer en plus de mille ans. Or la langue du Qu'ran et des textes associés est une langue archaïque difficile à comprendre aujourd'hui même pour les exégètes. La rhétorique est absconse, les versets s'invalidant mutuellement sont tellement nombreux qu'il est parfaitement possible à n'importe quel inculte se prétendant imam de lui faire dire n'importe quoi ou son contraire. On y trouvera pas exemple que le juif, le sabéen et le chrétien trouveront leurs salaires auprès de dieu alors que quelques sourates plus loin, ils seront tous trois considérés comme des mécréants à trucider.

Cet islam, figé au VIIe ou VIIIe siècles se comprend lorsqu'on le regarde pour ce qu'il est. Contrairement à une idée trop répandue, l'islam n'a pas été créé à partir de rien. Il a remplacé, certes, un polythéisme plus ancien mais aussi le judaïsme en leur ajoutant un projet politique. Ce projet politique était en avance sur son temps, nettement. Le commerce et les arts en ont bénéficié, ce qui explique l'expansion de l'islam en quelques décennies de l'Andalousie jusqu'à l'Inde. L'islam a simplement apporté le progrès.

Pour être sûr que ce projet politique ne soit pas dévoyé, les textes fondateurs devaient rester inchangés. Or si l'islam était un net progrès lors de son élaboration, les autres civilisations ont continué leur petit bonhomme de chemin et ont fini par le dépasser, grosso modo au temps des cathédrales. D'où la reconquête de l'Andalousie et le repli de la civilisation musulmane sur elle-même à partir de la fin du Moyen-Âge. Il existe quelques exemples où le repli fut plus tardif somme la zone d'influence turque, mais en règle générale, cette civilisation s'est effondrée parce que son projet politique était devenu totalement obsolète.

Sauf qu'aujourd'hui, la vision arabo-musulmane reste la même, à savoir celle d'un islam conquérant imposant sa loi islamique, alors que le contexte international n'est plus du tout le même. Il y a toujours d'un côté les musulmans et de l'autre les mécréants. Et la différence entre les deux groupes devient d'autant plus grande que le mode de vie occidental arrive au Moyen-Orient, provoquant un rejet encore plus important puisque ce mode de vie est rapidement qualifié de contraire à l'islam. La schizophrénie guette pourtant puisque si la chariah interdit la pornographie, tous les jeunes possèdent des smartphones avec grand écran et des abonnements étranger leur permettant l'accès en ligne à ces vidéos légères. Corollaire s'il en fallait un, la technologie elle-même est contraire aux principes de l'islam.

Nous avons donc d'un côté un groupe constitué principalement par les pays occidentaux, d'un autre un autre groupe constitué par les pays arabes du Moyen-Orient qui financent aujourd'hui les mosquées du monde entier, distillant leurs visions de l'islam politique et appuyant sur le sunnisme. Et c'est là qu'est l'os. Le chiisme possède un clergé hiérarchisé. Ce faisant, le croyant de base ne peut pas interpréter les textes comme il le désire. Ces textes sont interprétés par des exégètes, des savants (ce qui n'empêche pas de tomber sur des imbéciles, mais le clergé hiérarchisé permet de canaliser un peu le tout). Dans le sunnisme, rien de tel. Tout le monde peut interpréter les textes comme il le veut, même s'il est infichu de les lire dans la langue originelle et qu'il est totalement inculte. Je devrais écrire surtout s'il est totalement inculte, puisqu'il sera plus aisément manipulable.

[image:183:Fig. 2 : qu'ran alternatif avec la reconnaissance de la shoah un jour sur deux (quand ça les arrange)]

Vous me rétorquerez que ce n'est pas grave puisque la société musulmane comme toutes les autres se sécularisera. Je vous répondrai que non, ni à court ni à moyen terme. Nous avons une sale habitude qui consiste à coller sur le monde musulman notre propre vision de la religion et la sécularisation de la société. La loi de séparation de l'église et de l'état de 1905 n'a aucun sens pour un musulman. Pourquoi ? Parce que, justement, l'islam est un projet politique conçu comme tel et qu'il n'y a aucune différence entre l'islam, l'islamisme, le musulman et le fait d'être d'ethnie arabe. Il ne s'agit que de degrés différents de prosélytisme, pas de différences de position. Tous les cuistres qui discutent de cela en France devraient faire comme moi, s'immerger durant de longues périodes dans la population arabe du Moyen-Orient et ne pas déblatérer dans les studios de radio ou de télévision leur connaissance du monde arabe tel que vu depuis la fenêtre de l'hôtel Hilton de la capitale du coin.

Il n'y a pas, en proportion, beaucoup plus de croyants au Moyen-Orient que de pratiquants, toutes religions confondues, en Europe occidentale. Mais ils font tous leurs cinq prières par jour. Pire, lorsque j'étais avec un copte égyptien à Ad Dharan, celui-ci faisait les cinq prières pour ne pas avoir de problème. On ne peut donc distinguer l'islam de l'appartenance ethnique et l'appartenance ethnique de la pratique — je parle bien de pratique et non de croyance. Ce faisant, en contrariant l'islam, on contrarie aussi la population arabe qui s'agglomère comme un seul homme.

Quant à la différence entre l'islam et l'islamisme, ce n'est qu'une question de degré. Les études sociologiques indiquent que 15 à 25% des musulmans européens sont capables de prendre les armes pour leur religion — à relativiser aux 14% des tunisiens de 15 à 35 ans qui se disent aujourd'hui croyants, proportion encore plus faible au Maroc chez les chérifiens. Un musulman sur quatre à un musulman sur six, en Europe, peut donc être qualifié d'islamiste. Mais c'est faire assez peu de cas du reste, du ventre mou, la plupart du temps assez peu éduqué et influençable qui peut assez facilement gonfler les troupes et les gonfler de l'intérieur. Les mêmes études parlent de 50 à 60% de la population musulmane. Nous arrivons donc à 70 à 80% de la population musulmane de France qui est, pour mémoire, de plus de six millions d'individus.

Nous avons donc sous les yeux une bombe à retardement. Et plus nous attendrons, plus ce problème deviendra explosif. Ce n'est pas grave, aujourd'hui, nous discutons des différences entre islam et islamisme, occupation oiseuse s'il en est. Nous sommes aujourd'hui comme les byzantins. Nous discutons du sexe des anges alors que les armées musulmanes sont déjà chez nous.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Pôle Emploi BASENAME: pole-emploi DATE: Sun, 03 Nov 2019 09:59:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Sous prétexte de clientélisme bassement électoraliste, les cadres vont encore faire les frais de la réforme des allocations chômage. Ils sont déjà sollicités fiscalement puisqu'ils échappent à toutes les baisses d'impôts ou presque et vont l'être encore plus avec la prochaine réforme des retraites.

Une fois encore, ce pays rate ses rendez-vous avec l'histoire. Il aurait été de bon ton de remettre tout le système à plat, ce qui est nécessaire depuis au moins quarante ans. Mais comme il n'existe plus d'homme d'état ou simplement d'homme politique courageux, aucune réelle réforme n'a été entreprise sur ce sujet.

Les indemnités chômage des cadres vont donc être dégressives. Et elles seront dégressives car, paraît-il, les cadres ne connaissent pas le chômage. Cette affirmation est tout simplement mensongère dans le cas général. En effet, le cadre est là pour encadrer les employés (d'où son nom) et si les employés barbotent dans un chômage de masse, le cadre risque fort d'être lui aussi touché puisqu'il n'aura plus personne à encadrer.

Les statistiques sur l'emploi des cadres sont particulièrement biaisés parce qu'on est cadre que lorsqu'on paie les cotisations du statut cadre. On entend régulièrement que les salaires des cadres augmentent sans cesse. C'est faux, les salaires des cadres, contrairement à ce qui est affirmé ici et là, ne cessent de chuter. Pour s'en convaincre, il ne faut pas regarder les salaires des cadres en place mais les salaires sur nouvelle embauche. Effectivement, pour les cadres en place ayant la chance de ne pas changer d'employeur, les salaires progressent. Pour les autres…

Quant aux statistiques de l'emploi des cadres en général, elles sont elles aussi totalement biaisées. Les employeurs recherchent des cadres jusqu'à dix ans d'expérience. Au-delà, vous êtes soit trop cher, soit trop qualifié. Pour vous en convaincre, regardez un peu les annonces sur un site spécialisé comme celui de l'APEC. De guerre lasse, les cadres en situation de chômage passent à autre chose : prestation ou création d'entreprise. Il est fou de voir le nombre de cadres pointant chez Pôle Emploi partir dans la création ou la reprise d'entreprise. Ces gens disparaissent des statistiques des cadres. Il n'y a donc pas moins de chômage d'anciens cadres, mais moins de chômeurs au statut cadre.

Pourquoi les cadres, passé un certain âge, ne comptent que sur eux-mêmes ? La raison est simple. Lorsque vous avez un poste à responsabilité, il est impossible de postuler à un niveau hiérarchique inférieur. Ça ne passe pas. Par ailleurs, aujourd'hui, aucune entreprise ne va engager un cadre supérieur à l'année. Le coût du travail en France étant délirant, elles préfèrent des jeunes payés au lance-pierre en s'offrant le luxe de se payer une personne compétente pour un besoin précis et un temps limité. Passé 45 ans, le cadre supérieur faisant partie d'un plan social ne peut compter que sur lui-même ou sur la prestation. Là encore, il disparaît de la population des cadres.

Une fois de plus, plutôt que de constater le problème typiquement français de l'emploi en général, puis d'essayer d'en corriger la source, le gouvernement va taper sur la classe moyenne supérieure en refusant de voir que le cadre n'est pas plus favorisé que les autres travailleurs en France. La seule différence, c'est que le cadre ne va pas tout attendre de l'état nounou.

Ce faisant, le gouvernement français devrait se souvenir que, parmi les cadres, nombreux sont ceux qui ont voté LREM, non pas par adhésion mais par défaut.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Changement de sphères BASENAME: changement-de-spheres DATE: Sat, 02 Nov 2019 14:09:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Haines ordinaires CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

J'ai failli intituler très prosaïquement ce papier J'ai les boules.

Il y a un peu plus de deux ans, j'ai fait changer un train de pneus sur la Xantia de mon épouse. Naïvement, pour cela, je suis allé chez le garagiste Citroën du bourg d'à-côté histoire de le tester. J'étais en effet fâché avec son prédécesseur puisqu'il s'était fait de la publicité sur mon dos en exposant ma DS sans jamais n'avoir réussi à changer un roulement de bras de suspension en neuf mois. Ce garagiste ayant une affaire qui périclitait avait décidé de vendre son affaire. Comme le garage Renault chez qui je faisais entretenir mes véhicules était bien plus loin, c'était une bonne occasion de tester le nouveau venu.

Et je l'ai testé. Une facture, une seule, et son incompétence. Il fallait changer les sphères avant, de mémoire, ainsi que prendre les pneus du train arrière, les monter à l'avant et installer un nouveau train de pneus à l'arrière. Je lui naturellement indiqué ce qu'il convenait de faire.

J'ai commencé par tiquer lorsque le garagiste en question m'a assuré qu'il fallait toujours changer toutes les sphères en même temps, en l'occurrence les cinq sur ce véhicule. J'ai eu une GSA, une BX, une DS23ie, une XM et mon épouse une Xantia et jamais je n'avais encore entendu cela. Que l'on change les sphères par train, c'est logique. Mais il faudra me justifier le fait qu'il faille toutes les changer en même temps. Cerise sur le gâteau, pas de sphère disponible chez Citroën, seulement chez l'un de ses fournisseurs qui les a vendues à prix d'or.

Comme ce gougnafier a refusé de mettre les pneus neufs à l'arrière, au bout de quatre pertes de contrôle du véhicule au milieu de la circulation, nous avons fini un tête-à-queue dans une pile de pont. Tôlerie à faire, voiture immobilisée plus d'un an entre expertises, contre-expertises auxquelles ce charmant garagiste a toujours refusé de se présenter. Diagnostic : les pertes de contrôle sont vraisemblablement dues au montage non conforme des pneumatiques, mais on ne vous l'écrira pas parce que ce n'est pas sûr à 100%, vous avez très bien pu commettre une erreur de conduite (sic).

Entre temps, j'apprends que ce garagiste n'en est vraiment pas à son coup d'essai et que Citroën a entamé une action pour qu'il perde l'agrément d'agent Citroën. C'est d'ailleurs chose faite aujourd'hui où ce charmant monsieur est garagiste indépendant.

Il y a quelques jours, la suspension de ce véhicule est devenue subitement dure à l'avant droit. C'est symptomatique de l'implosion d'une sphère de suspension. Je teste, effectivement, c'est dur. Les sphères vendues comme neuves étaient d'une marque que je ne citerais pas et qui produit des sphères juste regonflées et vaguement reconditionnées. Ces sphères ont fait 5000 km en à peine un an puisqu'elles ont été fabriquées en juin 2017, posées en août de la même année et que ce véhicule a passé plus d'un an en étant immobilisé.

J'ai donc commandé des sphères avant pour Xantia non hydractive, de marque IFHS, chez Citroservices. Pourquoi IFHS ? Parce que ce sont des sphères neuves et non reconditionnées et, qu'après les sphères d'origine Citroën, ce sont les plus fiables.

Ce matin, j'attaque la mécanique. Changer des sphères à l'avant, c'est normalement une histoire de cinq minutes par sphère. À l'arrière, c'est plus compliqué, il faut débloquer la sphère sous pression pour ne pas vriller le vérin et il faut au moins des chandelles ou des rampes, mais à l'avant, c'est assez trivial.

Je mets donc la voiture en position basse et je dépressurise le circuit (en dévissant d'un quart de tour, pas plus, avec une clef de douze, la vis sur le conjoncteur-disjoncteur). Pas de fuite de liquide, je sors la clef à sangle et je constate que les sphères sont rayées, signe qu'elles ont été montées avec un outil. Or une sphère se monte à la main. Toujours.

J'installe la clef à sangle, j'essaye de dévisser la sphère côté conducteur. Pas moyen, je m'échine dessus durant quelques dizaines de minutes sans succès. Côté passager, même constat. Je me refuse de faire comme certains, utiliser un chalumeau pour dilater le pas de vis car le dôme de suspension est en élastomère. Une seule solution, acheter une clef à chaîne, et pas une clef de jeune jouvencelle.

À la coopérative agricole, rupture de stock de clef à chaîne. Reste le bricocasto du coin. Je m'y rends. Au rayon automobile, je trouve une clef à chaîne à 3,99 €. Un peu légère. Mais en discutant avec le patron de l'enseigne, celui-ci m'emmène au rayon carrelage où se trouve une clef de compétition avec un manche de plus de 30 cm. Prix en conséquence puisqu'elle me fut vendue 29,62 €.

De retour chez moi, j'essaye de passer la chaîne autour des sphères. Ça passe tout juste parce qu'officiellement, c'est une clef à sangle qui est recommandée pour ces opérations. Rien à faire, aucune des deux sphères ne bouge d'un poil. Pris d'un doute, je vérifie tout de même le sens du filetage, on ne sait jamais. Sur le U23, j'ai bien des écrous avec pas inversé. Rien à dire, je tournais bien dans le bon sens.

Refusant encore de sortir le chalumeau, je cherche une massette et une planche de bois martyr. Avec ces accessoires, j'arrive enfin à décoller les deux sphères.

Si vous avez bien suivi, le circuit hydraulique était à la pression atmosphérique. Il ne devait donc rien couler du pas de vis en retirant les sphères. J'ai eu droit à un geyser de LHM saturé d'azote sur des deux sphères. La sphère côté conducteur, moins sollicitée, avait une membrane percée mais il restait encore un peu d'azote. Côté passager, la sphère était pleine de LHM, membrane en lambeaux. Mais plus intéressant encore, sur le pas de vis, je ne trouve aucune trace d'oxydation pouvant expliquer leurs blocages, mais des traces suspectes de Loctite. Je nettoie les deux pas de vis des traces de ce produit je change les deux joints et je revisse les nouvelles sphères à la main.

Nous avons donc un agent Citroën qui a remplacé des sphères par des sphères reconditionnées d'une qualité douteuse tout en les faisant payer le prix des sphères d'origine Citroën — les reconditionnées portent les frappes à froid de la marque puisque l'entreprise en question ne reconditionne que des sphères d'origine Citroën — et qui ne sait pas que les sphères se montent à la main et surtout sans ces merdouilles de type Loctite.

Et naturellement, encore une fois, aucun moyen de prouver l'arnaque.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Le cas Vincent Lambert BASENAME: le-cas-vincent-lambert DATE: Fri, 12 Jul 2019 07:24:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Je hais les tradis TAGS: ----- BODY:

Je ne voulais pas réagir à chaud. Vincent Lambert étant officiellement décédé, je peux maintenant écrire ce que je pense de cette regrettable affaire.

Force est pourtant de constater que l'état français a réussi à faire ce à quoi s'acharnait depuis des années une partie de sa famille. Il a réussi à tuer Vincent Lambert. À titre personnel, j'aurais souhaité que le ministre des solidarités et de la santé reste neutre et j'avoue que je ne me suis pas remis du fait qu'elle se soit pourvu en cassation. Faut-il rappeler qu'Emmanuel Macron, quelque temps avant cela, avait déclaré qu'il ne voulait surtout pas s'en mêler ? Visiblement, la parole du président de la république n'engage pas ses ministres. Vous allez me répondre que le chef de la troupe ministérielle n'est pas le président de la république mais le premier ministre, c'était vrai sous la Ve république, mais depuis le quinquennat, nous sommes dans une VIe république qui ne dit pas son nom puisque ce bidouillage chiraquien a sensiblement déplacé le centre des pouvoirs.

Cette affaire est une tartufferie comme nous n'en subissons que rarement. Et heureusement. Vous allez me dire que Vincent Lambert aurait dû écrire ses directives anticipées, qu'en tant qu'infirmier, il était bien placé pour savoir qu'il en avait les possibilités. Certes.

Mais en tant qu'infirmier, il était sûrement aussi en état de comprendre ce que cela signifiait. Contrairement à ce qui est clamé haut et fort, l'état refuse le droit de mourir dans la dignité en refusant l'euthanasie contrairement à une grande partie de nos voisins. Ce n'est même pas une histoire de religion puisque des pays catholiques comme l'Espagne sont vraiment en avance sur ce point. Et c'est pour cela qu'en France, malgré les risques encourus, il y a entre 3000 et 4000 euthanasies illégales par an.

Le problème est que la mort dans la dignité est, du point de vue de la loi française, quelque chose qui se pense du point de vue du médecin et non du point de vue du patient. La loi parle de dignité, mais il n'en est rien. Il ne s'agit que d'un mot, d'un concept totalement dénué de sens. Elle refuse au patient le choix de sa mort et ne propose qu'une sédation profonde et continue avec l'arrêt de l'hydratation et de la nourriture. Or les soins palliatifs, justement, sont tout sauf l'arrêt des soins. Le patient français a donc le choix entre souffrir (déraisonnablement) ou mourir dignement de soif (sédaté), donc entre la peste et le choléra. Et l'état a l'outrecuidance de demander aux gens de choisir, allant jusqu'à reprocher aux français comme l'a fait récemment le ministre en charge des affaires sociales le fait que les français ne rédigeaient pas leurs fameuses directives anticipées. Pourquoi sont-ils si peu nombreux à le faire ? Peut-être parce que la question posée n'est pas de savoir si un patient refuse ou non l'acharnement thérapeutique déraisonné, mais si on accepte de mourir de faim ou de soif ? Cela renverse un peu les perspectives.

Pour le médecin, l'honneur est sauf. Jamais il n'aura directement tué son patient. Il l'aura juste laissé mourir de soif, une agonie de plusieurs jours. Quelqu'un qui meurt de soif, même sédaté, ce n'est franchement pas beau à voir. L'image laissée aux proches est déplorable, qu'il s'agisse de l'image du patient ou de celui du corps médical qui n'en sort pas grandi et qui a, in fine, droit de vie et de mort sur un patient au travers de concertations entre médecins.

Le patient est sédaté profondément et irréversiblement. Preuve s'il en est que le médecin, au moins dans le cas de Vincent Lambert, n'avait aucune preuve de l'état réel de son patient. Si était dans un état irréversible et végétatif, pourquoi donc le sédater ?

La république ne sort pas grandie de cette affaire car elle s'immisce une fois de plus dans un domaine privé. Mais le corps médical n'en sort pas grandi non plus puisque ses membres, sous prétexte d'avoir un jour ânonné le serment d'Hippocrate, se permettent de laisser mourir un patient faute de soins (l'hydratation est un soin) sous prétexte de ne pas vouloir provoquer sa mort par un acte volontaire. Pourtant, l'arrêt de l'hydratation est un acte volontaire.

Que l'on me comprenne bien. Je ne suis pas en train de prendre position sur le cas Vincent Lambert et je m'en garderai bien puisque nous ne savons strictement rien des affaires familiales. Pourquoi la moitié de la famille voulait-elle le faire mourir, pourquoi l'autre moitié voulait-elle le maintenir en vie ? Il y a peut-être des raisons obscures ou sordides que je ne connais pas. Je prends aujourd'hui position sur l'hypocrisie de la loi française sur ce sujet, hypocrisie qui nous concerne tous.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Brexit et conséquences BASENAME: brexit-et-consequences DATE: Sat, 01 Jun 2019 07:26:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Je suis effaré d'entendre les commentaires sur les résultats des élections européennes, qu'il s'agisse des résultats en général ou de ceux de la Grande-Bretagne en particulier. Mettre dans un même sac les nationalistes (polonais, hongrois…), les nationaux-socialistes (le Rassemblement National bien de chez nous) et les diverses extrêmes droites en chouinant que tous ces partis n'arriveront pas à former un groupe est pour le moins étrange lorsqu'on se targue à la fois d'avoir une carte de presse et d'être un analyste politique.

En particulier, les journalistes de tous bords nous disent pour la Grande-Bretagne que le parti du brexit du cuistre Nigel Farage est sorti grand gagnant avec 35% des suffrages exprimés. Certes, mais 35% des 37% du corps électoral qui est allé voté, soit, à la louche, 10% du corps électoral. Pas de quoi pavoiser d'autant que les listes partisanes du remain mises bout à bout totalisent plus d'électeurs mais en ordre dispersé. Ce résultat n'indique qu'une seule chose, que les britanniques en ont assez de cette incertitude qui s'éternise d'autant plus que certains s'aperçoivent qu'ils ont été roulés dans la farine, que le Commonwealth n'est pas l'ancien empire britannique et qu'il y aura des lendemains qui déchanteront certainement, le seul avantage de Londres étant sa place financière, place financière dont la primauté risque d'être remise en cause par ce brexit. En effet, le départ annoncé — parce que rien n'est fait, et même si la Grande-Bretagne sort de l'Union, je suis convaincu qu'elle reviendra en pleurnichant dans quelques années — risque même d'être le catalyseur qui manquait à l'Union pour continuer son intégration. Les pays européens sont des petits pays et, sans l'Union Européenne, sont condamnés à disparaître des cartes géopolitiques.

Mais revenons aux conséquences du brexit à court terme.

Vous savez ou vous ne savez pas, je conçois des équipements électroniques. J'utilise pour mon malheur des galvanomètres d'Anders Meters, une entreprise anglaise. Pourquoi ? Cette entreprise avait un catalogue complet et ses appareils de mesure coûtaient trois fois moins cher que ceux de ses concurrents asiatiques pour une qualité identique.

En électronique, lorsqu'un composant arrive en fin de vie et va être retiré des catalogues, le fabricant indique dans l'ordre avant d'arrêter la fabrication :

Le processus dure plusieurs années. Avec le brexit, tout s'est accéléré. J'ai commandé il y a quatre mois des galvanomètres et aucune mention d'aucune sorte ne permettait d'imaginer que toute la production des appareils à aiguille s'arrêterait brutalement sans préavis. Or, cette semaine, j'ai voulu en commander à nouveau. Je n'en ai trouvé nulle part, ni chez le fabricant qui indiquait la fin de la production, ni chez les cataloguistes. Conclusion : Anders Meters en vendait assez puisqu'il n'y a plus en stock nulle part aucun de ses galvanomètres. Heureusement qu'il ne me reste plus de faces avant, j'aurais pu m'en servir comme presse-papiers !

Problème : il n'existe pas de produit comparable. S'il existe bien un fabricant asiatique, la dimension des galvanomètres n'est pas identique, ils sont beaucoup plus chers et difficiles à trouver à moins de commander un plateau de cent unités. D'autres galvanomètres existent, vendues par des boutiques spécialisées, mais je n'ai pas réussi à identifier le fabricant. Ils conviendraient sans doute pour des prototypes ou des bricolages, pas pour des appareils de série puisque l'approvisionnement n'est pas garanti.

J'ai donc décidé de concevoir mes propres systèmes de mesure, systèmes numériques parce que je ne suis pas équipé pour fabriquer des galvanomètres à aiguille. Il fallait donc dans un premier temps transformer les faces avant de mes équipements. Dans un second temps, il me fallait remplacer les cartes de mise en forme des signaux pour galvanomètres analogiques par une carte numérique. Et là, je me suis aperçu que ce n'était pas évident du tout. S'il y a encore dix ans il existait un circuit trivial, un simplement comparateur logarithmique, permettant de câbler simplement un vu-mètre, ce circuit n'est plus produit et il convient soit d'utiliser un microprocesseur (!) soit de câbler à l'ancienne un comparateur logarithmique à base de comparateurs classiques et de réseaux de résistances. Un travail de fou lorsqu'on veut une précision de 1 à 2%.

Ce petit exemple m'incite à croire que la panique est encore devant les britanniques qui restructurent violemment leurs entreprises pour essayer de ne plus produire que des équipements à très forte valeur ajoutée. La question est de savoir ce que feront les entreprises incapables de suivre ce chemin. Toutes celles qui seront en concurrence frontale avec les entreprises du reste du monde — en particulier avec les entreprises asiatiques — risquent de le payer très cher, surtout s'il n'y a aucun accord de sortie avec l'Union.

Mais les britanniques n'arrivent pas à se mettre d'accord, personne ne sachant réellement quoi faire Ainsi, si la Grande-Bretagne sort de l'Union, ce sera vraisemblablement sans accord. Il s'agit là du pire scénario, non pour l'Union, mais pour la Grande-Bretagne qui a bien plus besoin de l'Union que l'Union de la Grande-Bretagne.

Ceci devrait servir de leçon à tous les gouvernements européens, surtout ceux qui utilisent l'Union Européenne comme un bouc émissaire à peu de frais, utilisant l'Union pour faire passer les points de politiques nationales qu'ils refusent d'assumer et oubliant que la commission n'est qu'un organe aux ordres des conseils où les décisions sont prises, pour la plupart, à l'unanimité.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Citroën me prendrait-il pour une buse ? BASENAME: citroen-me-prendrait-il-pour DATE: Thu, 23 May 2019 07:29:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Hier matin, à l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je devais partir pour défendre un dossier devant un tribunal de grande instance à une heure de route de mon logis. J'entre donc dans ma voiture, une Citroën XM et la démarre. Aucun problème, mais je dois dire que ce véhicule possède un système d'anti-démarrage codé dont le clavier est caché par un petit volet derrière le levier de boîte de vitesses. Et c'est là qu'est l'os, hélas.

Au moment de fermer ce volet — il est désagréable de changer les vitesses volet ouvert puisque ce volet reste en position ouverte et tape dans la main —, je me rend compte qu'il ne revient pas en position normale, restant anormalement enfoncé. J'essaie de l'ouvrir à nouveau, rien, il reste désespérément en position fermée. Le moteur tournait, mais comment redémarrer le moteur après mon audience ? Je tente durant quelques instants d'ouvrir ce fichu boîtier sans succès. Pas le temps d'investiguer, je coupe le moteur et vais prendre mon antique 2CV. Elle est rustique, agricole, mais il n'y a ni joint de culasse, ni électronique, ni climatisation, ni pot catalytique, ni ABS, ni ESP, ni système d'anti-démarrage codé. Un châssis, un moteur, un volant, bref, pas d'emmerde et on peut toujours compter sur elle.

Dans l'après-midi, après avoir réussi à démonter par le dessous le système de fermeture défectueux, je téléphone à la concession Citroën du coin pour avoir le prix de la pièce détachée. On m'annonce plus de 200 € HT et hors main d'œuvre parce qu'il faut changer tout le système, y compris le clavier. Je tique un peu, d'autant que la pièce cassée se démonte, et commence donc à parcourir les forums de discussion traitant de Citroën XM.

Et surprise, j'apprends que le clic de fermeture est une pièce disponible chez un fabricant de poubelles bien connu !

[image:180]

Fig. 1 : fermeture fautive, pièce à conviction

Cette pièce, vendue pour la modique somme de 3,50€ TTC par le service après-vente du fabricant de poubelle, et sans doute fabriquée par ce même industriel, se transforme donc par la magie de PSA en pièce hors de prix. Cela me rappelle furieusement « la vache à mille francs » :

[video:181]

Membre de la Ligue Hydraulique Militante, je n'ai que des Pitroën du père Citron (sic les chansonniers des années 1920), 2CV, DS23ie, Type 23-50, XM, mon épouse roule en Xantia. Je regrette toujours la GSA et la BX, et si je m'écoutais, il y aurait une Traction, une SM voire un Type N (Belphégor). Mais je ne suis pas franchement sûr d'acheter un jour un nouveau véhicule fabriqué par PSA vue la façon qu'ils ont de prendre les gens pour des idiots.

Je passe sous silence le service déplorable des garagistes de la marque. La dernière fois que j'ai laissé la Xantia de mon épouse à un garage Citroën, nous avons failli nous tuer à quatre reprises et cela nous a coûté plus de 3000€ HT de remise en état du véhicule parce que ce garagiste n'a pas voulu mettre un train de pneus neufs à l'arrière. Il paraîtrait que c'est interdit par la loi. Résultat des courses, véhicule incontrôlable même sur route sèche à 50 km/h, nous avons fait quatre tête-à-queue dont le dernier s'est mal terminé.

----- COMMENT: AUTHOR: gilshe DATE: Fri, 31 May 2019 08:07:07 +0000 URL:

Ah ! Enfin un billet ! Je craignais que nous ne fussiez définitivement dévoré par la paperasse… Vous ne semblez vous investir que sur les choses que vous pouvez espérer maîtriser intellectuellement. Enfin, à l’exception des rouages administratifs, nous ne sommes après tout que des êtres humains. L’ancien et le moderne s’effacent au profit d’un temps plus personnel, celui de l’appropriation intellectuelle. Tant que vous ne connaîtrez pas tous les subtils rouages de votre XM, les véhicules plus récents ne présenteront aucun attrait pour vous. C’est apaisant. Cela me rassure de vous lire. Il y a quelque chose de l’ordre de l’émulation. Ne nous laissez pas en plan. Publiez davantage de billets !

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Wed, 29 May 2019 13:23:38 +0000 URL:

Et non. Contrairement à une idée reçue, on met toujours les pneus qui adhèrent le plus à l’arrière car on peut toujours récupérer (si on a l’habitude) un dérapage des roues avant avec un coup de volant. Si l’arrière décroche sans prévenir, on ne peut que subir. Un cascadeur s’en tirera parce qu’il aura provoqué le décrochage. Mais si le décrochage n’est pas voulu, c’est irrécupérable. À 50 km/h, dans un virage pour peu qu’on freine légèrement, le simple temps de réaction fait que l’arrière est déjà passé à l’avant sans autre forme de procès.

Tous les fabricants de pneus indiquent que les pneus neufs se montent à l’arrière et jamais à l’avant.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Wed, 29 May 2019 13:15:58 +0000 URL:

Bonjour Grincheux, Eh oui, tout tout le camp, même chez Dédé… Je suis cependant perplexe à propos de l’anecdote des pneus. Vous écrivez “…ce garagiste n’a pas voulu mettre un train de pneus neufs à l’arrière". Je suis extrêmement surpris, car la doctrine officielle est justement “il faut mettre les pneus neufs à l’arrière". Ce qui pour moi est une grosse connerie car c’est à l’avant qu’on a besoin de la meilleure adhérence : si l’avant passe, l’arrière suivra vaille que vaille (d’expérience). Alors que si l’avant tire tout droit en virage, y’a pas moyen de s’en sortir, toute la voiture continuera tout droit. Pour ma part j’ai dû insister pour que mon garagiste me monte des pneus neufs à l’avant. Dans votre rage vous n’avez pas fait un lapsus calami, une inversion avant/arrière inopinée ? Bonne journée, Jean-Pierre

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Il l'a dit ! BASENAME: il-l-a-dit-3 DATE: Fri, 04 Jan 2019 07:58:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Vous souvenez-vous d'Yves Cochet ? Yves Cochet, c'est un écologiste pur et dur, et comme tout écologiste, il est un peu dogmatique pour ne pas dire complètement idiot. Je pèse mes mots, l'écologie ne peut être disjointe de la gestion générale de la société, donc de la politique. En faisant de l'écologie la mère de toutes les batailles, on aboutit forcément à une catastrophe.

Mais ce cuistre qui a failli tomber dans le juste oubli d'où il n'aurait jamais dû revenir a trouvé le moyen de formuler, si j'ose dire, une saillie que je vous livre.

 

 

[image:179:Fig. 1 : pet de l'esprit 100% écologique]

Ce pet de l'esprit garanti sans méthane, instillé dans l'Obs, ou matière grise est purement scandaleux. Non seulement ce type est le chantre de la décroissance — ce en quoi il faudrait déjà lui expliquer que la croissance n'est pas forcément matérielle —, mais sous prétexte que nous avons pris de l'avance technologiquement, nous devrions nous effacer au profit de ceux qui n'ont pas suivi le même développement. Pire, nous devrions nous effacer au profit de migrants qui arrivent chez nous pour tout un tas de raisons plus ou moins avouables.

Il s'agit de la première étape. Quelles seront les étapes suivantes ? La stérilisation forcée pour tous les européens de souche pour qu'il y ait encore plus de place pour les migrants ? Le Lebensborn pour les migrants ? Le suicide collectif ? Une solution finale pour débarrasser le vieux continent de ses habitants historiques ?

Depuis longtemps, on sait que l'écologisme est un fascisme. Aujourd'hui, l'écologisme a fait un grand pas puisqu'il devient un nazisme décomplexé. C'est effrayant et personne ne semble vraiment relever ce qui transparaît de ce discours.

 

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Sat, 12 Jan 2019 10:58:20 +0000 URL:

Attention, il y a de la concurrence. je ne suis pas sûr qu’en euthanasiant seulement les dix premiers, il soit parmi les heureux élus.

Excellent année à vous aussi.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Sat, 12 Jan 2019 10:55:42 +0000 URL:

Bonjour et bonne année, pour commencer. Organiser un championnat du monde de la connerie et euthanasier les dix premiers, ça lui est pas venu à l’esprit ?

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Pensée du jour, Strasbourg BASENAME: pensee-du-jour-strasbourg DATE: Fri, 14 Dec 2018 09:31:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvais esprit CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Pour déradicaliser rapidement et définitivement un djihadiste, il suffit bien souvent de leur mettre un peu de plomb dans la tête.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Naufrage (ter) BASENAME: naufrage-ter DATE: Wed, 12 Dec 2018 10:02:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Certains jours, je déprime en constatant l'état de ce pays.

Directeur technique d'une entreprise, j'ai été licencié économique il y a exactement un an. L'entreprise qui m'employait est allé au tapis en raison d'un énorme problème de gestion, elle courait toujours après de nouveaux clients sans traiter correctement les clients en cours donc sans réussir à les fidéliser. J'ai accepté un CSP et j'ai cherché un autre emploi tout en ne me faisant aucune illusion. En effet, entre 1995 et 2015, 95% de l'emploi dans mon secteur a été détruit et cela ne s'est pas arrangé depuis. Il reste bien quelques acteurs à la marge qui arrivent encore à vivoter dans des domaines d'activité bien particuliers mais, ceux-ci n'ayant aucune visibilité sur l'avenir, ils ne vont pas prendre le risque d'embaucher. Ils vont encore moins prendre le risque d'engager quelqu'un avec un CV comme le mien (plus de vingt ans d'expérience, un diplôme de troisième cycle, une thèse professionnelle, une thèse de doctorat et un tas d'expériences à l'étranger). Soit je suis trop cher, soit je suis trop âgé, soit on me répond que je suis surqualifié et que je partirai au bout de six mois…

Dans ce qu'il reste de mon domaine d'activité, les employeurs recherchent typiquement des jeunes ayant entre deux et cinq ans d'expérience, pas chers (et aux compétences douteuses, ce n'est pas le problème, ils feront la culbute avec le crédit d'impôt recherche en truandant un peu les comptes d'activité). Et on voit le résultat. Pour la petite histoire, j'ai passé un entretien durant lequel j'ai pu regarder les schémas électroniques de produits. Je me suis bien gardé de les critiquer ouvertement, mais ce que j'ai vu n'était ni fait ni à faire. Effectivement, le taux de retour de certains produits était loin d'être symbolique. Un autre que je ne citerai pas cherche un chef de service radio avec cinq ans d'expérience au maximum. Comment voulez-vous, en sortant actuellement d'une école d'ingénieur, être à la tête d'un service s'occupant de radio hyperfréquence avec uniquement cinq ans d'expérience ? C'est impossible. Et c'est d'autant plus difficile qu'on y parle électronique analogique et hyperfréquences, deux matières oubliées dans les formations ou étudiées à la marge en quelques heures quand on a de la chance. Et ça l'est encore d'autant plus que je subodore qu'il y a dans ce service des vieux techniciens radio, de l'ancienne école, qui ne vont pas se laisser faire par un blanc-bec tout frais émoulu d'une école d'ingénieur.

N'ayant donc aucune illusion, j'ai joué le jeu en cherchant un emploi de salarié mais je tente aussi de lancer en parallèle une activité propre. Pour ceux que ça pourrait intéresser, c'est par ici.

En un an, j'ai répondu à des dizaines d'annonces et les seules pistes sérieuses n'ont pas été trouvées à la suite de réponse à des annonces mais à la suite du dépôt de mon CV sur le site de l'APEC. Et je ne suis même pas sûr qu'il y avait un quelconque poste derrière chacun de ces appels. En effet, j'ai plus l'impression que ces appels entrants était du fait de cabinets de recrutement qui avait ouï dire que telle ou telle entreprise pourrait rechercher un nouveau collaborateur et qui essayait, sans avoir le moindre contrat les liant à leur client final, de pousser la main de ladite entreprise. Ma zone de recherche s'étendait sur l'ensemble des bassins d'emploi français. On m'a appelé pour des postes en Belgique et en Suisse, mais ce n'était pas faisable. Malheureusement.

Notons tout de même que je suis fatigué d'avoir des entretiens téléphoniques avec des jeunes qui se présentent comme DRH, qui ont au plus 25 ans (à leur façon de parler) et qui n'ont aucune espèce de compétence dans le domaine électronique. Ces types essaient de mener un entretien téléphonique technique avec des gens pointus alors qu'ils n'en parlent même pas la langue ! Comment voulez vous que l'on s'entendent ?

Hier, donc, j'ai eu mon entretient de fin de CSP. Nous parlons de choses et d'autres. Je me suis étonné ouvertement de ne pas avoir trouvé plus d'offres correspondant à mon profil et je pensais encore naïvement que le problème était circonscrit à mon domaine d'activité. D'après le cabinet de placement qui me suivait, il n'en est rien. Sur les douze derniers mois, ils n'ont pas réussi à placer un cadre supérieur ou cadre dirigeant sur l'ensemble de la région. C'est la première fois que cette situation se produit. Jusqu'à présent, il était difficile de placer des gens sans aucune qualification, mais les demandeurs avec des qualifications de l'enseignement supérieur arrivaient encore à trouver un emploi. Depuis un an, la qualification n'est plus un gage pour retrouver un emploi. Notez bien que je parle de « retrouver un emploi ». Je n'ai pas encore parlé des salaires proposés qui sont indécents. Pour information, on m'a proposé 21k€ annuels bruts dans une métropole de province, 26k€ dans une autre, 1500€ net par mois à Paris pour des postes de directeur technique ou scientifique… Je n'ai pas eu l'heur de refuser puisqu'on m'a fait comprendre dans les trois cas que je partirai dès avoir trouvé autre chose, ce qui ma foi aurait été exact.

Je comprends mieux tout à coup pourquoi Pôle-Emploi voulait m'envoyer faire des stages de maçonnerie.

C'est pourquoi, je ne pardonnerai jamais à Emmanuel Macron son petit discours d'avant-hier. Non seulement il s'agit d'un pleutre, mais il va nous envoyer encore plus vite dans le mur.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Mon, 06 May 2019 09:33:09 +0000 URL:

Certes. Mais c’est un peu comme les poissons volants. Ils existent mais ne constituent pas la majorité du genre.

----- COMMENT: AUTHOR: olympicos DATE: Sat, 04 May 2019 18:47:17 +0000 URL:

Je veux bien croire qu’il existe beaucoup «de vieux techniciens radio, de l’ancienne école, qui ne vont pas se laisser faire par un blanc-bec tout frais émoulu d’une école d’ingénieur». Pour vous donner un peu d’espoir, il y a aussi des jeunes, qui doivent être sortis d’école depuis peu d’années, qui ont montré, dès le lycée, une sacré capacité à jouer avec des ondes et de la matière et à faire de la physique expérimentale intelligente : https://odpf.org/images/archives_docs/19eme/memoires/groupeR/memoire.pdf

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Naufrage (bis) BASENAME: naufrage-bis DATE: Tue, 11 Dec 2018 11:30:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Dans le prolongement de mon papier d'hier, la seule porte de sortie a été claquée sans bruit. Il fallait dynamiter la sécurité sociale, chère, inefficace, pour la remplacer par quelque chose d'inspiration allemande, suisse ou batave. Ou en étant moins violent, proposer aux gens d'y rester à charges sociales constantes ou de passer à un autre système, plus efficace, avec au passage 25% de salaire en plus, immédiatement, pour tout le monde sans surcoût pour l'employeur (aujourd'hui, les petits cadeaux de Noël de Macron seront payés immédiatement par les employeurs et, avec un certain retard, par les salariés sous forme d'inflation ou de chômage supplémentaire.).

Jamais les syndicats, assis sur la sécurité sociale qui est une de leurs sources de financement, n'auraient pu bloquer le pays si les salariés avaient eu le choix et avaient vu une hausse immédiate de leur salaire net de 25%. Jamais. Avec 25%, on est bien au-dessus des 100 € d'augmentation du SMIC d'ici fin 2019 et du million de nouveau smicards, ceux qui était juste au-dessus de cette rémunération minimale. En d'autres termes, avec cette augmentation, nous venons d'appauvrir un million de personnes parce que, comme la vache à lait ne paie pas les taxes sur le lait, les entreprises vont être contraintes d'augmenter leurs prix, ce qui se traduira par une inflation gommant peu ou prou cette augmentation du salaire minimal.

Encore une fois, nous avons une classe politique à la hauteur des décisions à prendre et qui se targuent de gérer l'état alors qu'ils seraient incapables de tenir une épicerie de quartier à flot.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Naufrage BASENAME: naufrage DATE: Mon, 10 Dec 2018 20:33:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Ce soir eut lieu une allocution télévisée d'Emmanuel Macron à la suite des événements récents.

Ce fut pathétique. Nous avons encore une fois pu constater le courage politique et la colonne vertébrale des mollusques qui nous servent de gouvernants.

Les annonces qui ont été faites l'ont été à l'encontre des smicards et des retraités ayant moins de 2000€ de pension par mois. Les premiers auront une augmentation de 100€ sur le SMIC d'ici fin 2019, les seconds se verront exonérés de l'augmentation de la CSG. Rien n'a été dit pour tous ceux qui n'ont pas la chance d'être salariés et qui peuvent crever la gueule ouverte. Rien non plus pour les entreprises qui devront se débrouiller avec cette hausse du salaire minimal.

En d'autres termes, nous allons dépenser quelque 10 à 12 milliards d'euros de plus tous les ans sans faire aucune économie. Et nous allons le faire parce que nous sommes en panique totale. Pire, je vous file mon billet que, le budget allant exploser l'an prochain, on aura même le culot d'aller pleurnicher à Bruxelles et menacer l'Europe d'une vague populiste si on ne nous laisse pas exploser les déficits en refilant joyeusement la dette aux générations futures.

En d'autres termes, pour ceux qui n'auraient pas compris, nous accélérons vers le mur. Nous nous permettons même le luxe de le faire en klaxonnant. C'est tellement plus festif ! Rendez-vous donc en 2020 pour une crise économique sans précédent. D'ici-là, les français devraient prendre le temps d'apprendre à faire pousser des patates. Le pire est que je ne suis même pas sûr qu'à ce moment-là le Français comprenne ce qui l'a envoyé dans le mur. Il accusera les riches, ces salauds de riches d'être partis à l'étranger, cet ordure de patron de l'avoir licencié, les salopards de libéraux d'avoir mené une politique économique néo-libérale en France (dont on attend encore la définition précise), mais jamais ces imbéciles d'électeurs d'avoir voté avec leurs pieds et d'avoir refusé toute réforme.

Je ne suis même pas sûr qu'ils comprennent un jour ce que le socialisme leur aura apporté : la misère. Ce sera toujours la faute de l'autre.

Pourtant, nous avions aujourd'hui une fenêtre de tir pour réformer ce qui devait l'être depuis très longtemps. Et nous avons raté le coche. Il nous fallait un De Gaulle, nous avons eu un Daladier.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Référendum d'initiative citoyenne BASENAME: referendum-d-initiative-citoyenne DATE: Sat, 08 Dec 2018 09:19:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Je hais les politiciens TAGS: ----- BODY:

Depuis quelques jours, nous voyons fleurir dans les revendications des « gilets jaunes » la mise en place d'une manière ou d'une autre d'un machin qu'ils appellent pompeusement le référendum d'initiative citoyenne. Cela leur semble la solution à tous leurs maux. Souvent, ces manifestants nous expliquent que cela fonctionne très bien en Suisse. C'est un fait.

Pourtant, il n'en sera rien en France. Pourquoi ?

La carte sociologique française n'a rien à voir avec la carte suisse. De la même manière, le niveau d'éducation pour ne pas dire d'instruction n'est pas le même non plus. En Suisse, tous les contribuables ou presque règlent les impôts directs que sont l'impôt sur le revenu et l'impôt sur le patrimoine, même si c'est de manière symbolique outre d'autres impôts directs tant fédéraux que cantonaux ou municipaux. Tous les Suisses font ainsi partie du même corps de contribuables. Il n'y a pas comme en France, 46% de la population qui vit directement ou indirectement des subsides versés par les 54% autres. Il n'y a pas comme en France un pourcentage délirant de salariés du secteur public qui ne voteront jamais pour la réforme d'un état obèse.

Et c'est bien pour cela que, lorsque par votation, on demande aux Suisses s'il faut supprimer la redevance audiovisuelle, ceux-ci ont répondu par la négative. C'est bien pour cela que les Suisses, lorsqu'ils se prononcent, le font pour le bien général et la bonne gestion de l'argent du contribuable — son argent — et non pour le bien particulier de chaque électeur à court terme. Il ne viendrait à l'idée à aucun Suisse de prétendre que lorsque l'état paie, c'est gratuit. Cela n'a l'air de rien, mais la différence est énorme avec la France.

Le référendum d'initiative citoyenne, en France, sera la manière de ne surtout pas réformer l'état et de ponctionner encore plus la classe moyenne en la mettant au service exclusif des classes populaires et des fonctionnaires qui sont aujourd'hui majoritaires et qui ne vont surtout pas voter pour aller dans le sens de la réduction de l'état et du poids de la sécurité sociale.

En France, le résultat des élections est truqué depuis des années par ce biais sociologique parce que l'intérêt général n'est plus la somme des intérêts particuliers. Et comme nous avons dépassé le point de bascule (en nombre d'emplois publics et nombre de bénéficiaires de prestations sociales), le pays est irréformable par élections, ce que certains partis politiques qui poussent ce genre de concept savent parfaitement. Ils ne le font pas pour la représentativité, mais pour leurs intérêts électoraux à court terme.

Le but d'un tel référendum n'est pas de pouvoir réformer le pays avec une légitimité populaire, mais justement de le figer et d'asseoir la revendication de ces partis. En d'autres termes, le référendum d'initiative citoyenne, c'est la mort économique de la France à court terme.

Je réfléchis pour ma part depuis longtemps aux problèmes de représentativité. Il est urgent de réformer les corps et code électoraux. Pour une démocratie saine, il me semble de plus de plus que certaines modifications doivent être faites :

Sans ces principes de base, la démocratie directe glissera encore plus vers l'ochlocratie. Et on mettra ce glissement sur les institutions de la Ve République. Or ces institutions ne sont pas responsables de l'état du corps électoral qui fait que ce pays est irréformable. Quelles que soient ses institutions, la France aurait terminé dans le même état, cet état étant les résultats de la politique de Mitterrand lors de son premier septennat, qui a appliqué entre 1981 et 1986 un programme déjà vicié lors de sa conception en 1971, programme qui a créé des pauvres et des assistés en assez grand nombre pour peser dans le résultat de toutes les élections.

Cette conclusion est déjà peu ou prou celle de Ayn Rand qui a théorisé en son temps que la différence entre un état providence et un état totalitaire n'est qu'une question de temps.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Sun, 09 Dec 2018 21:49:33 +0000 URL:

Saleté de correcteur orthographique. Je vais de ce pas me flageller !

Merci pour la correction.

----- COMMENT: AUTHOR: poilagratter DATE: Sun, 09 Dec 2018 20:53:01 +0000 URL:

Ne pas confondre Hannah Arendt et Ayn Rand !!!

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Pays de Shadoks ! BASENAME: pays-de-shadoks DATE: Wed, 05 Dec 2018 12:46:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Il fallait s'y attendre. Le gouvernement réfléchit à la réintroduction de l'ISF.

Pourtant, il suffit de faire son bilan sur les trente-cinq dernières années pour voir qu'il est nocif à l'économie française. Cela ne fait rien, c'est un symbole et le gouvernement réfléchit à sa réintroduction. Il faut montrer les « riches » du doigt, les proposer à la vindicte populaire, en espérant faire d'une population pauvre une nation riche. Et comme l'ISF n'a pas porté ses fruits, n'a pas permis de réduire les inégalités, il faut le réintroduire en espérant qu'il fasse mieux cette fois-ci.

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L'assujetti moyen à l'ISF est de la classe moyenne supérieure qui n'a pas les moyens de se payer des fiscalistes ou de procéder à des montages baroques pour s'en affranchir. Souvent et jusqu'à l'introduction du bouclier fiscal, il n'avait pas assez de revenu pour payer l'intégralité de ses impôts. Mais on le montrait comme un « riches ». Prendre aux « riches » n'a jamais enrichi les « pauvres » que dans les délires marxistes les plus graves et n'importe qui ayant dépassé le niveau de réflexion d'un enfant devrait comprendre que cela ne fonctionne pas comme cela.

N'importe qui mais ni le gilet jaune, ni l'électeur français d'ailleurs, ni même le gouvernement. Donc on va encore taper sur les mêmes, les « riches », qui sont toujours moins nombreux.

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Ce ne serait pas grave si la France n'était pas gouvernée par la démagogie depuis 1981. Ce ne serait pas grave si nous avions une économie qui fonctionne, sans les boulets de la fiscalité délirante amassée depuis des années pour payer un état toujours plus dispendieux. Ce ne serait pas grave si nous avions une autre sortie de crise possible que l'implosion complète de l'économie. Mais c'est grave parce que dans un pays déjà ruiné, nous rajoutons une couche pour faire fuir les capitaux sous un prétexte fallacieux qui ne permettra de toute façon pas de faire de la redistribution, si tant est que le concept de redistribution ait un fondement. En effet, faut-il ponctionner pour redistribuer ou laisser chacun vivre avec l'entièreté des fruits de son travail ?

Cela ne fait rien, cela n'a pas fonctionné, remettons-en donc une couche, nous ne sommes pas allés assez loin ! Pourtant, nous crevons aujourd'hui de ce collectivisme.

[image:178]

Ce pays est fou, ce gouvernement est débile, les gilets jaunes sont manipulés. Forcément, ça va bien finir. Personnellement, je ne vois plus qu'une seule chose, une distribution d'iode massive tant le crétinisme fait rage !

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Fri, 07 Dec 2018 08:54:30 +0000 URL:

Mélenchon et son âme damnée débile Ruffin exultent. Il ont réussi à pervertir le mouvement en remplaçant une révolte comme la fiscalité délirante française en un mouvement appelant à plus de taxes. Belle performance, je préfère ne pas en parler, ne voulant pas arranger mon ulcère ce matin.

Ce qui me navre au plus au point, c’est que le Français ne comprend pas ou ne veut pas comprendre (parce qu’on ne me dise pas que Mélenchon ne le sait pas, on ne fait pas une carrière politique durant quarante ans en étant totalement idiot) que la situation actuelle est le résultat de trente-cinq ans de populisme, que la situation était vérolée dès 1945 avec notre très chère sécurité sociale que même De Gaulle qui avait pourtant signé l’ordonnance du 19 octobre 1945 avait voulu abroger tant elle avait été pervertie, et que ce même Français est comptable de cette situation eu égard à ses différents votes. Il est myope, ne voit ni à moyen ni à long terme, et ne veut que des améliorations à court terme, immédiatement et pour sa petite personne, exactement le populisme de la France Insoumise. Rien à en attendre sauf une implosion économique.

Pire encore, il faut écouter ce qui se dit actuellement sur Twitter. Ce sont pour la plupart des ignares économiques totaux qui veulent être gouvernés par des symboles comme le rétablissement de l’ISF.

Mélenchon n’est qu’un opportuniste qui souffle sur les braises et qu’il est urgent de renvoyer dans la fosse commune de l’histoire (comme le disait Aragon).

Et si j’ai du courage, j’expliquerai dans un billet pourquoi le référendum d’initiative populaire en France est une vaste blague poussée par l’extrême gauche. Cela fait quelques années que je réfléchis à la représentation, je ne pensais pas avoir raison à ce point.

----- COMMENT: AUTHOR: rico DATE: Fri, 07 Dec 2018 06:57:48 +0000 URL:

Et tu ne parles pas de Mélenchon qui se prend pour le Marat des temps modernes… Puisse-t-il finir comme son modèle,le plus tôt sera le mieux…

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: правда TV BASENAME: tv DATE: Mon, 03 Dec 2018 08:41:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Pignoufferies de presse CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Hier soir, je suis tombé par le plus grand des hasards sur une émission politique spéciale diffusée par France 2. Je me suis accroché, je l'ai écoutée jusqu'au bout au mépris de ma santé mentale puisque, après tout, je suis contraint de payer la redevance audiovisuelle pour avoir des médias de qualité. Que devrais-je dire, des Marx Merdias.

Cette émission devait faire le point sur les demandes des gilets jaunes. Cela fut un déballage des programmes politiques de la France Insoumise (se retrouvaient Méchancon, pardon, Mélenchon qui exultait, puis son âme damnée Ruffin), des économistes atterrants comme Piketty et autres badernes du même tonneau. En dehors de François-Xavier Bellamy qui, seul, a essayé de poser les bonnes questions mais qui fut le dernier à avoir la parole donc qui était inaudible, tous les autres se sont roulés sans vergogne dans la fange de la démagogie. En revanche, force fut de constater que les seules personnes avec un discours construit, que l'on y adhère ou non, était les gilets jaunes invités. ils étaient dignes, polis, face à des vieux routiers de la politique qui n'attendaient que de récupérer leur mouvement. Quant aux jeunes loups aux dents longues de la politique en marche, ceux-ci étaient pathétiques tant leur discours était creux et totalement déconnectés de la réalité. Coller Gabriel Attal sur un sujet comme l'ISF face à la France Insoumise est aberrant parce que d'une part le marcheur ne brille pas par son intelligence et d'autre part il n'avait aucune idée des conséquences de l'ISF. Quand Mélenchon ou Ruffin parlent de symbole, on doit leur rétorquer immédiatement que la conséquence d'un rétablissement de l'ISF est une mise en danger des entreprises pour telle ou telle raison et que la conséquence à moyen terme est un chômage plus important et une précarisation des salariés, juste le contraire de ce qu'ils prônent. Au lieu de cela, ce fat a répondu qu'on allait évaluer la suppression de l'ISF. Ce n'est pourtant pas le débat, cela fait trente-cinq ans que l'on évalue les dégâts de l'ISF. On a donc aujourd'hui une excellente idée des conséquences de l'ISF. Six millions de chômeurs et neuf millions de pauvres, ce n'est donc pas suffisant pour la France Insoumise.

On y a parlé de l'ISF et de sa suppression inique et de son rétablissement. Et on ne a parlé en vase clos puisqu'il n'y a jamais eu de contradicteur. Les deux journalistes eux-mêmes devaient concourir pour le prix anti Albert Londres tellement ils étaient en dessous de tout. Lorsqu'on se targue d'inviter de telles énergumènes (Piketty, Mélenchon, Ruffin…), on travaille un peu ses fiches. Le journaliste est censé être là pour opposer aux délires des invités des faits. Il n'est pas là pour prendre position. Or, en refusant d'indiquer aux téléspectateurs des faits simples sur les conséquences d'un impôt aussi idiot et dogmatique que l'ISF sur l'économie française, ces journalistes ont ouvertement pris parti pour la franche la plus rouge écarlate du plateau.

L'ISF est en grande partie responsable de la situation actuelle du pays. Depuis l'annonce de sa suppression, l'investissement dans les entreprises a retrouvé un taux correct (24%) alors qu'on en était encore loin l'an passé où les capitaux fuyaient l'économie française. Mais non, pour la France Insoumise, il faut fermer les frontières. Pour le Rassemblement National aussi d'ailleurs, ce qui transformera la France en un genre de pays de l'est avant la chute du rideau de fer. Ce n'est pas en fermant les frontières qu'on arrivera à taxer et surtaxer encore le contribuable. Ça fonctionnera un temps, le temps pour eux de s'organiser. Et cela fera fuir tous ceux qui travaillent dur pour ne pas se faire spolier.

Et on ne fera jamais un pays de riches avec une population uniquement composée de pauvres.

Nous n'avons pas entendu non plus que la France est la championne du monde, toutes catégories confondues, du taux de prélèvement obligatoire. Devant le Danemark, mais la pression est acceptée par les danois parce qu'ils ont un pays qui fonctionne, des services publics tout à fait correct, une sécurité assurée, ce qui n'est plus le cas en France depuis de trop longues années. La question que devait poser l'un des deux journalistes sauf à devoir rendre sa carte de presse et les avantages fiscaux qui viennent avec elle, c'était de savoir comment font les pays similaires à la France avec quinze à vingt points de moins de prélèvements obligatoires. À l'éternelle augmentation du SMIC, personne n'a répondu qu'en dynamitant la sécurité sociale, nous pourrions immédiatement à coûts constants pour les employeurs, avoir un SMIC à 1500€. J'oubliais, c'est bien connu, sans la sécu, on crève dans la rue ! Il s'agit d'un totem, d'un tabou, ce n'est même pas discutable.

Personne n'a évoqué non plus que le contributeur de l'ISF était principalement la classe moyenne supérieure, pas les plus riches pour utiliser le jargon de la France Insoumise et que certains n'avaient même pas de quoi payer leur impôt sur les revenus ainsi que l'ISF. Personne n'a évoqué que ces heureux contribuables n'avaient souvent qu'un appartement en héritage dans les grandes villes, rien de plus. Non, ce sont des salauds de riches, il faut les faire casquer.

Cette émission était pourtant le moment de mettre toute cette classe politique face à ses contradictions en mettant en perspective leurs idées — testées pour la plupart depuis 1981 avec les résultats que l'on connaît — et la réalité des faits qui sont têtus. C'était le moment de faire de la pédagogie. Au lieu de cela, seuls ont pu s'exprimer des idéologues de la frange la plus gauchiste de la classe politique sans la plus petite contradiction qui aurait pu faire le lien entre les décisions passées (35 heures, 5 semaines de congés payés, ISF, sécurité sociale monopolistique et j'en passe) et la situation actuelle. Quant à faire le lien entre les revendications des gilets jaunes sur l'ISF et l'avenir, c'était encore plus compliqué. Notez bien que je n'en tiens pas rigueur aux jilets jaunes, ceux-ci ne s'étant peut-être jamais posés les bonnes questions. En revanche, j'en veux énormément à ces prétendus journalistes.

Le pompon final est tout de même détenu par celui qui a trouvé le moyen de dire que la démagogie ne doit pas gouverner la France. Je ne puis qu'y souscrire. Mais je pose la question. Ne serait-on justement pas dans la situation actuelle parce que la démagogie était au pouvoir depuis 1981 ?

Bref, un magnifique exemple de pignoufferie de presse subventionnée grâce à vos impôts (et pour votre bien).

Pourtant, il y avait quelques chiffres à donner en préambule. Entre 2011 et 2017, les revenus des 10% des français les plus pauvres sont passés avant redistribution de 450 à 350€ mensuels. Le revenu médian est toujours aux alentours de 2000€ mensuels. Pour que ces pauvres puissent vivre, on a massivement reporté les aides fournies à la tranche des français situés entre 20% à 50% de richesse à la tranche entre 0 et 20%. Mais on a aussi continué à augmenter les prélèvements dans tous les sens. Le résultat est assez simple : les français qui gagnaient en 2011 entre 1 et 1,8 fois le SMIC se sont massivement appauvris au profit des 20% des français les plus pauvres. C'est ce ventre mou qui est aujourd'hui affublé de gilets jaunes. C'est ce ventre mou qui n'a plus de courage de s'élever dans l'échelle sociale parce que la fiscalité ne l'invite pas à le faire. À quoi bon se lever, travailler 70 heures par semaine pour que l'état me vole au moins les deux tiers de ce que je gagne ?

Ceux qui sont encore au-dessus du revenu médian ne sont pas, pour l'instant, dans la rue. Ils ont aujourd'hui trop à y perdre. Mais ça ne saurait tarder si le mouvement continue. Les revendications seront alors un peu différentes parce que la classe moyenne souvent réfléchit différemment.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Sun, 09 Dec 2018 21:51:13 +0000 URL:

En premier lieu la sécurité sociale. Mais ce délire collectiviste a poussé d’autres aberrations comme l’IGF puis l’ISF.

----- COMMENT: AUTHOR: poilagratter DATE: Sun, 09 Dec 2018 20:36:46 +0000 URL:

Démagogie= démocratie! pour avoir des voix, un politicien est obligé de dire à ses futurs lecteurs ce qu’ils ont envie d’entende. Donc, de faire des promesses catégorielles. J’avais donné l’exemple d’une nation où les électeurs retraités représenteraient plus de 50% des votants, et où bien sûr, on peut deviner le résultat d’un référendum d’initiative populaire sur une réforme des retraites… mais pas seulement: le politicien qui concourt pour une représentation nationale n’aura jamais le courage d’aller contre cette majorité. Mais je n’avais pas pensé à l’alliance objective entre fonctionnaires, bénéficiaires des allocations, et retraités (à distinguer des allocations). Là, on n’est plus dans un exemple théorique mais dans le présent. Donc, oui, démocratie=démagogie. Et aussi: le salaire médian n’est pas 2000€, mais 1500€… Enfin: qui est responsable de la situation du pays, l’ISF? ou la Sécu?? il faut choisir !

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Gilets jaunes BASENAME: gilets-jaunes-1 DATE: Sun, 02 Dec 2018 09:32:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Hier se tenait le troisième jour de grogne des « gilets jaunes ». Ceux-ci ont été visiblement accompagnés à leur corps défendant par des hordes de casseurs. J'ai pour ma part beaucoup de difficulté à croire que ces trois mille casseurs (selon la préfecture de police de Paris) aient pu passer impunément les barrages de police munis de lunettes de ski, de casque de moto et de barres de fer à tel point que je me demande si ce n'était pas voulu pour décrédibiliser une révolte populaire et dissuader le manifestant pacifique de rejoindre le mouvement.

De toute façon, ce mouvement n'accouchera pas de grand'chose pour plusieurs raisons. Ou plutôt ce mouvement aura des conséquences, mais des conséquences néfastes. Pourquoi ?

De ce que j'ai pu voir et entendre, les revendications sont assez disparates. Mais il en ressort quelques grandes lignes :

Le gouvernement fait la sourde oreille. Il ne le fait pas de gaîté de cœur, il ne le fait que parce qu'il n'a pas le choix. Cela fait maintenant quarante ans que l'on applique en France sur un terreau de collectivisme échevelé des recettes qui ne fonctionneront jamais parce qu'elles n'ont jamais fonctionné ailleurs et parce que ce sont les deux seules théories fumeuses qui sont inscrites dans les manuels d'économie de l'École Nationale d'Administration. Ces deux théories sont d'une part le marxisme et d'autre part le keynésianisme.

Le marxisme n'a jamais fonctionné nulle part non parce qu'on n'en a jamais fait assez, non parce qu'il fut dévoyé, mais parce que son hypothèse fondamentale est une erreur grossière. Le jeu économique n'est pas un jeu à somme nulle. En d'autres termes, ce qu'un riche possède, il ne l'a pas forcément volé à un pauvre. La lutte des classes s'effondre d'elle-même et tout le merveilleux édifice tombe à la renverse. Le marxisme, c'est un peu comme les sciences shadokes, la première pierre est de biais et, ensuite, tout est logique. Mais personne ne remet en cause les fondations de l'édifice.

Le keynésianisme a fonctionné une seule fois, dans un pays dans une situation très particulière qui n'est plus du tout celle des pays industrialisés modernes. Le keynésianisme a fonctionné au début des années 1930 dans un pays (les USA) qui n'avaient pas énormément d'infrastructures. Son multiplicateur entre les investissements publics et la croissance a eu quelques effets deux ou trois ans avant que la dépense publique mette l'économie américaine à genou et plonge le pays tout entier dans une crise profonde. Les USA ne sortiront de cette crise qu'avec la reprise insufflée par l'effort de guerre. Prétendre que les théories de Keynes ont relevé les USA est mensonger, ces théories n'ont donné qu'un bol d'air avant de détruire profondément l'économie à tel point que la population des grandes villes américaines mourait de faim.

Et comme des ceux théories n'ont jamais fonctionné nulle part, elles devront fonctionner en France. Nous le tentons depuis 1981, tant avec les socialistes de droite que ceux de gauche au pouvoir. Pire, dès qu'une réforme va dans un sens qui n'est pas celui du socialisme rampant, la population hurle à l'ultralibéralisme. Pourtant, la France est sans doute parmi les pays développés, l'un des plus éloignés du libéralisme et ce, qu'il s'agisse de sa conception de l'économie ou de ses institutions. Alors que sa constitution a pour objectif de circonscrire précisément les prérogatives de l'état, toutes les politiques menées sont faites pour étendre l'emprise de l'état au détriment de sa population, l'arme absolue de l'état étant la sécurité sociale qui n'est pas là pour être au service de l'assuré mais qui l'est pour asservir la population. Dans un pays où la moitié de la population ne paie pas le principal impôt direct qu'est l'impôt sur les revenus et qui attend ses allocations, la révolte n'est pas aisée. Quant à la réforme…

Certaines voix s'élèvent pourtant ça et là. D'aucuns parlent de la France comme d'une Union Soviétique en moins bien. Certains pays, ouvertement communistes, ont fait des études sur notre beau pays (sous la présidence Chirac) pour savoir comment le communisme pouvait perdurer dans le fonctionnement de l'état dans un pays moderne sans parti unique. D'autres encore considèrent que la France est avec la Corée du Nord et Cuba l'un des derniers pays communistes. Pourtant, ce n'est pas près de changer. L'Europe de l'est était séparée du monde libre par un rideau de fer, en France, ce rideau de fer est dans les esprits et nous n'avons aucun parti politique qui défende autre chose que le crypto-socialisme. Il ne faut donc rien apprendre de la classe politique, pas un de ses membres n'ayant pris la peine d'ouvrir un ouvrage de l'école de Wien, de Hayek ou de Friedman.

Ainsi, les seules solutions envisagées par le gouvernement sont des rustines. Plutôt que de baisser les taxes sur les carburants, il envisage des aides. Il faudrait donc lever des taxes supplémentaires pour aider les gens à payer les taxes de ceux qui ne peuvent plus payer les taxes de ceux qui n'ont plus le pouvoir de payer les taxes. Ça me paraît logique. Il faut des aides pour acheter des véhicules électriques. Les gens envoient un signal fort disant qu'ils n'arrivaient plus à vivre, il faudra qu'ils trouvent de quoi rallonger les aides en question pour acheter un nouveau véhicule. Encore une fois, c'est parfaitement logique.

Le gouvernement est donc totalement à côté de la plaque. Mais les manifestant le sont aussi. En effet, parmi les slogans répétés un peu partout, on peut entendre « rends l'ISF d'abord ». Pas facile d'expliquer à certains que l'ISF est un impôt contre-productif qui fait perdre en IR et TVA cinq fois plus qu'il ne rapporte. Il fallait supprimer l'ISF. Et surtout, il ne fallait pas créer l'IFI.

Il fallait supprimer l'ISF pour mettre la France au niveau de la concurrence fiscale des autres pays européen, rendre notre économie compétitive et attractive. L'ISF n'était qu'un boulet au pied de notre économie. Il fallait supprimer l'ISF car, contrairement à ce que certains pensent, sa suppression n'a pas profité aux plus riches qui pouvaient au travers de structures complexes y échapper. Le principal contributeur de l'ISF était la classe moyenne supérieure. Il fallait supprimer cette hérésie parce que l'ISF était basée sur le patrimoine détenu et ne tenait aucun compte du revenu. Même avec le bouclier, sans épargne, il fallait vendre ses biens pour l'acquitter. L'ISF était donc une expropriation, expropriation d'autant plus saumâtre que si le seuil de déclenchement fut relevé à 1,3 million d'euros, l'assiette n'a pas bougé et était toujours fixée à 780000 euros. Il fallait supprimer l'ISF parce que c'était le plus gros racket de la classe moyenne supérieure 340000 personnes payaient 5,5 milliards d'ISF chaque année, ce qui faisait une moyenne de 16000 euros par assujetti, seulement une moyenne. Un contribuable qui détenait 10 millions d'euros de patrimoine payait 98000 euros d' ISF par an, même s'il n'avait que des résidences secondaires et un revenu insuffisant pour payer l'ISF. Avant le plafonnement du Conseil Constitutionnel à 75 % (IR + CSG-RDS + ISF), certains contribuables ont payé plus de 100 % d'impôts sur leurs revenus, qui étaient donc intégralement confisqués à cause de l'ISF. Ils sont passés de 100 % d'impôts, voire bien plus, à 75 % de leur revenu confisqué. Il ne leur restait que 25 % de leur revenu. La gauche appelle cette spoliation la « justice sociale » et la « redistribution des richesses », mais pour que l'état les « redistribue » avec l'efficacité que l'on sait, il doit d'abord les voler à ceux qui les ont créées et qui les détiennent. Il fallait supprimer l'ISF parce que le patrimoine avait déjà été lourdement taxé lors de sa constitution. Il fallait supprimer l'ISF parce que cet impôt a entraîné une hémorragie de capitaux durant plus de 35 ans en affaiblissant considérablement l'économie française par défaut d'investissement et par défaut de consommation. Il fallait supprimer l'ISF parce que, au bout de 35 ans, nous avons pu voir que le principe de taxation des plus riches pour donner aux plus pauvres ne fonctionnait pas, notre économie étant aujourd'hui en voie de tiers-mondisation. Nous avons six millions de chômeurs, neuf millions de pauvres. Le bilan de l'ISF est donc largement négatif. Il fallait supprimer l'ISF parce que cet impôt pose de gros problèmes d'actionnariat dans les PME françaises. Beaucoup ont fermé, d'autres sont parties sous des cieux plus cléments. Je passe sous silence les détails, mais il fallait posséder des parts de capital à une certaine hauteur ainsi qu'un poste de dirigeant dans l'entreprise, poste payé à sa juste valeur (sic), bref, tout ce qu'il fallait pour planter une entreprise.

Pourtant, une bonne partie des manifestants appellent au rétablissement de ce qui les a créé le problème. Mais Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je? Quand on l’approuve et qu’on y souscrit (livre IV de l’Histoire des variations des églises protestantes, œuvres complètes, éd. Vivès, p. 145). Et il risque de rigoler longtemps en contemplant la France.

Il n'y aura donc que deux solutions pour résoudre la crise et ne pas attendre, attentiste l'implosion finale :

La libéralisation de l'économie, qui permettrait à coût constat pour l'employeur et à protection constante pour le salarié, de passer immédiatement le SMIC à 1500 € nets ne se fera pas. On ne touche pas à un totem (pour le peuple) et un moyen de financement (pour les partenaires sociaux).

Le gouvernement ne peut pas réduire la pression fiscale d'autant que le déficit de l'état n'est pas de 3,2%. L'an passé, en calcul dépenses/recettes, il était supérieur à 11%. Une note récente de Natixis([file:174]) indique qu'en cas de baisse de la pression, la note de la France (état et sécurité sociale) serait dégradée. Donc augmentation des taux d'intérêt et, comme nous empruntons pour payer les fins de mois, cela va très bien se passer.

Ainsi, le gouvernement ne bougera pas. Il donnera tout au plus à la marge de nouvelles aides qu'il financera en accablant encore un peu plus la classe moyenne supérieure. Il ne renoncera surtout pas à la fiscalité qu'il a déjà voté et à celle qu'il a voté depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes (taxe sur les abonnements téléphones…).

Et nous aurons comme en Italie aux prochaines élections deux partis en tête, la France Insoumise et le Rassemblement National. Nous l'aurons voulu. Et il nous faudra attendre l'implosion finale, ces deux partis ne pouvant strictement rien faire sinon achever ce qu'il reste d'économie.

Nous n'aurons peut-être même pas à attendre les prochaines élections. J'espère que vous n'avez que des dettes dans les banques parce que l'avenir n'est pas riant. En début d'année, je pronostiquais encore une implosion à horizon de cinq ans, je ne pensais pas que cela viendrait aussi vite. Nous y sommes.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Inversion de valeurs BASENAME: inversion-de-valeurs DATE: Fri, 23 Nov 2018 10:01:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Monde de merde TAGS: ----- BODY:

Avant-hier est tombé un verdict de la cour d'assises du département de la Manche. Cette cour d'assises a trouvé le moyen d'acquitter le prévenu, un homme de 21 ans, un réfugié originaire du Bangladesh, du viol d'une lycéenne fin 2015 à Saint-Lô sans toutefois remettre en cause la sincérité de celle-ci. Outre le bel exercice d'équilibriste, ce verdict est purement scandaleux.

Notons pour être tout à fait exact que le prévenu était accusé du viol de deux lycéennes. Pour l'agression de la première victime, il fut condamné à deux ans de prison avec sursis. Rajoutons même que sans sursis, il n'aurait pas passé une nuit en prison, les peines inférieures à deux ans étant aménagées. Il voit tout de même son nom inscrit au fichier des délinquants sexuels.

Pour la seconde agression, le procureur a demandé dans son réquisitoire six ans de réclusion criminelle. Mais l'avocate de la défense — il paraît pourtant que les femmes sont plus promptes à défendre les violences faites aux femmes que les hommes — a trouvé le moyen de plaider les difficultés d'interprétation de la part de son client qui n'avait pas les codes culturels pour prendre conscience qu'il imposait une relation par crainte ou par surprise. Et la cour, des jurés puisque nous sommes aux assises, a estimé que l'accusé n'avait pas conscience d'imposer un rapport sexuel.

Cette décision est grave et j'espère que le parquet aura le courage de faire appel aussi vite qu'il le fait dans d'autres affaires lorsqu'elles sont politiques. J'espère, mais j'ai comme un immense doute. En effet, par cette décision, la justice française dans sa grande sagesse délivre indirectement des permis de violer aux migrants sous prétexte qu'ils « n’ont pas les code culturels leurs permettant de comprendre qu’un rapport sexuel non consenti est un viol ». Je ne sais pas si vous voyez bien la jurisprudence qui peut sortir d'une telle décision et comment il est possible de faire voler en éclat les principes de notre droit grâce à une seule décision de justice.

Mais de cela, l'avocat de la défense n'a cure. Il faudrait alors lui rappeler quelques écrits de Saint Thomas d'Aquin:

La législation humaine ne revêt le caractère de loi qu’autant qu’elle se conforme à la juste raison; d’où il apparaît qu’elle tient sa vigueur de la loi éternelle. Dans la mesure où elle s’écarterait de la raison, il faudrait la déclarer injuste, car elle ne vérifierait pas la notion de loi; elle serait plutôt une forme de violence.

Cette violence est tous les jours plus forte et il y aura un jour où le peuple de France va se révolter. Peut-être demain, peut-être dans quelques mois ou quelques années, mais ce jour se rapproche tous les jours grâce à ce genre de décision. Et ce jour-là, il y aura du sang dans les rues et des têtes au bout des piques.

Quant à la victime dont le statut n'est pas remis en cause par le président de la cour, de qui ou de quoi est-elle la vistime ? De son agresseur ou de la justice ?

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Gilets jaunes, doublures en rouge vif BASENAME: gilets-jaunes DATE: Sat, 17 Nov 2018 09:09:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Haines ordinaires CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Aujourd'hui est un jour de révolte. Une révolte sans syndicat, ce qui est un bien, mais aussi une révolte par des gens qui, pour le peu que j'en ai entendu, sont au mieux schizophrènes, et c'est un mal. Et j'ai peur de cette révolte tant les gilets jaunes sont cousus de fils rouges.

Le niveau de taxation est délirant en France. La majorité qui ne sait plus comment racler les fonds de tiroirs vient de proposer de taxer les modifications de régime matrimonial outre toutes les autres vexations fiscales pondues depuis le début de l'année. Le carburant, que l'on trouve à la pompe à 50 centimes d'euro en Louisiane revient à 1,64 € au supermarché du coin (prix de la semaine passée avant une baisse de 15 centimes sans doute en prévision de cette journée de blocage). La CSG a augmenté, dans mon coin autant les taxes fonctières que les taxes d'habitation ont été multipliées par deux en un an.

Et pourquoi ? Pour avoir plus de moyens de transport ? Pour entretenir les infrastructures ? Pour avoir des forces de l'ordre qui le font respecter ? Non, pour permettre à l'état de payer ses fins de mois. Et cela ne suffit même pas puisque jusqu'à la fin de l'année, nous vivrons à crédit. Quant à la cure d'horrible austérité, il faut savoir que jamais la dépense publique n'a atteint de telles sommes en France.

Ce qui me fait peur, réellement, c'est que tous les gilets jaunes interrogés ne remettent en cause que les taxes et les impôts. Or ces prélèvements ne sont que la conséquence d'un état providence complètement délirant. Plutôt que de descendre dans la rue pour manifester contre les prélèvements toujours plus nombreux, il conviendrait de se battre contre les dépenses délirantes. Il est en particulier inadmissible qu'un monstre qui coûte aussi cher que la sécurité sociale soit aussi inefficace et si peu assurantiel. Même aux États-Unis, qui ne sont pourtant pas un modèle en terme de système de santé, on est mieux soigné pour moins cher ! À titre d'information, une assurance santé pour une famille classique de trois personnes coûte 800$ par mois aux frais réels. Largement moins que notre chère sécurité sociale que le monde nous envie, mais que personne ne veut copier — sauf Michael Moore, mais pour lui faire comprendre quelque chose… à l'imposible nul n'est tenu !

Et j'entends ce matin des députés de tous les bords essayer de récupérer ces mécontentements. La gauche demande un nouvel ISF, le gouvernement annonce des primes diverses et variées. Tout le monde oublie ou pire ne veut pas voir que l'ISF n'a fait qu'appauvrir la France durant ces dernières décennies et que les primes venaient du budget de l'état, à savoir de l'argent public qui n'est autre que l'argent du contribuable.

Et j'entends les gilets jaunes, de bons socialistes et étatistes en puissance puisqu'il partent du principe qu'il faut encore prendre aux plus riches pour leur donner de l'argent à eux. Deux problèmes : les plus riches quittent de plus en plus ce pays dément, les plus riches commençant à la classe moyenne supérieure ; et si l'état ne vous ponctionnaient pas autant, ne croyez-vous pas, chers gilets jaunes, que vous pourriez vivre correctement ?

Ces simples réflexions, je ne les ai pas entendues. Ce mouvement sera donc un désastre puisque le gouvernement pliera. Oh, pas sur les taxes et autres vexations fiscales, non, il créera des primes comme il sait si bien le faire. Les gilets jaunes rentreront chez eux et les mêmes qui sont toujours plus taxés le seront encore plus. Ils croiront tous deux avoir gagné. Et la France aura une fois de plus perdu.

Si ce mouvement était là pour remettre à plat le système français existant depuis 1945 et responsable de l'état du pays, je serai le premier à descendre dans la rue. Mais remplacer un système déjà étatique par un système qui le sera encore plus n'est pas une bonne nouvelle.

Il n'y a vraiment pas à dire, ce pays est définitivement foutu. Il faudra une génération, voire deux pour que cela change si tant est que cela puisse encore changer car les classes moyennes qui le peuvent sont déjà en train de s'exiler. Il ne restera bientôt en France que des pauvres qui râleront contre les autres pays qui sont nettement mieux gérés. Il ne faut pas être grand clerc pour imaginer la suite. Au mieux, ce pays terminera comme la Grèce, au pire en guerre civile entre les pauvres qui vont toujours demander plus d'aides sociales, attisés par des séides de la France Insoumise, et les riches qui auront à peine plus d'argent mais qui seront encore plus ponctionnés, le tout dans une chômage de masse tant le travail sera lui aussi taxé.

Bossuet écrivait déjà

Mais Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je? Quand on l’approuve et qu’on y souscrit. (livre IV de l’Histoire des variations des églises protestantes)

Cela n'a jamais été plus vrai.

Pauvre France.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Sun, 18 Nov 2018 11:03:58 +0000 URL:

Entendu ce jour :

“on m’avait dit que ce serait les autres qui payeraient… je viens de me rendre compte que je fais partie des autres…”

Mince alors !…

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Sat, 17 Nov 2018 09:21:45 +0000 URL:

Je précise ma pensée car je viens d’entendre la porte-parole des gilets jaunes du Val-d’Oise.

Il n’y a pas à dire, le Français est un grand schizophrène dont le ressort est la jalousie de celui qui est au-dessus de lui : il se révolte à juste titre contre le racket fiscal, il exprime son « ras-le-bol fiscal », mais il soutient le principe du racket fiscal de l’ISF, parce qu’il ne le subit pas.

Si on veut résumer sa pensée : Non au racket fiscal pour moi, oui au racket fiscal pour les autres, les salauds de « riches ».

La porte-parole des gilets jaunes du Val d’Oise se plaint du gel de diverses allocations sociales. Mais ces allocations sont financées par quoi ? Par le racket fiscal de la catégorie supérieure. Toujours les mêmes vaches à lait qui entretiennent les parasites sociaux de son espèce.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Piraterie BASENAME: piraterie DATE: Thu, 25 Oct 2018 22:44:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Le site Sécurite Sociale Infos subit actuellement une petite attaque ciblée.

Je vais donc aider quelque peu les pirates en herbe en donnant quelques informations sur le système en question.

La machine faisant tourner le site public ainsi que la base de données est une machine Compaq ES40 à quatre processeurs — quatre vrais processeurs, des Alpha EV6, pas des merdouilles de x86 — et porte le doux nom de Fermat. Tenter d'injecter du code x86 n'aboutira à rien. Par ailleurs, je ne suis pas assez idiot pour faire tourner un site sensible sur un système d'exploitation courant ou avec un serveur web classique. Notez aussi que la base de donnée est répliquée en permanence vers un site distant et qu'il y a des archives de l'arborescence du site ainsi que de la base de données. Naturellement aussi sur plusieurs serveurs distants, nous ne sommes jamais trop prudent.

$ show system/full
OpenVMS V8.4 on node FERMAT 26-OCT-2018 00:30:08.02 Uptime 418 13:59:06

Oui, vous avez bien lu, il s'agit d'un vénérable système OpenVMS utilisé par un véritable (au sens Fortran du terme). Naturellement, sur ce système, je n'utilise pas de serveur Apache, mais un WASD des familles.

Donc, s'il vous plaît, arrêtez les attaques classiques qui n'aboutiront de toute façon pas, cela ruine mes deux connexions internet. Demandez plutôt à un expert OpenVMS, mais faites attention, le monde est petit et nous nous connaissons presque tous.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Mon, 10 Dec 2018 08:28:59 +0000 URL:

Erreur de typo. Je vous remercie.

----- COMMENT: AUTHOR: poilagratter DATE: Sun, 09 Dec 2018 23:28:50 +0000 URL:

Le site est inaccessible ?

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Le modèle social que le monde nous envie BASENAME: le-modele-social-que-le DATE: Wed, 24 Oct 2018 17:20:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Ayn Rand déclarait que

la différence entre un état providence et une dictature n'est qu'une question de temps.

Nous sommes beaucoup plus près de la dictature que vous ne pouvez le penser.

Comme vous le savez, je participe à l'aventure d'un petit site internet sans autre prétention que d'informer le Français moyen, si tant est qu'il existe, de la ruine à laquelle aboutira inéluctablement notre sacro-saint modèle social. Il serait intéressant de créer de la richesse avant de la redistribuer, notre modèle a pour conséquence d'augmenter le nombre de pauvres, le reste de la population glissant toujours plus vers la pauvreté en raison des charges qui ne cessent d'augmenter. Les jeunes et les moins jeunes s'exilent, le retraités font de même. Seuls les immigrants sont attirés pour partager les restes d'un état providence déresponsabilisant.

Mais nous n'en sommes pas là, le changement de ce modèle qui nous envoie vers la misère est un combat politique et le Français n'aura que ce qu'il mérite. Et force est de constater qu'il n'est pas réellement méritant.

Non, nous nous arrêtons à fournir l'information juridique montrant de manière indiscutable que la sécurité sociale dans son intégralité n'est qu'une entreprise de spoliation totalement illégale au regard du droit français. Oui, vous avez bien lu, la sécurité sociale n'existe pas juridiquement parlant. Mais comme il s'agit dès sa création d'un état dans l'état, qu'elle brasse aujourd'hui deux fois le budget de l'état, elle se croit intouchable. De toute façon, personne n'ose la toucher. Ni le gouvernement, ni les magistrats.

[image:173]

Et nos révélations dérangent. Lorsque le site internet http://www.securite-sociale-infos.net fut créé, il apparaissait en troisième page de Google en tapant juste comme mots-clef sécurité sociale information. Aujourd'hui, il n'apparaît plus dans les résultats alors qu'il y a plusieurs dizaines de pages de textes et de nombreux documents. Le robot Google ne prend même plus la peine de venir indexer ce site alors qu'il le fait plusieurs fois par semaine pour d'autres sites hébergés sur la même machine.

Oui, vous l'avez bien compris, quelqu'un a demandé à Google de déréférencer ce site. L'information dérange.

Alors faites-le connaître autour de vous. Et faites savoir que la censure rode et veille.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Cassez ce thermomètre que je ne saurai voir BASENAME: cassez-ce-thermometre-que-je DATE: Mon, 22 Oct 2018 11:31:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

La semaine passée, dans un lycée de Créteil géré tant bien que mal par l'éducation nationale, un élève menace une enseignante avec une arme. Que cette arme soit factice ou non importe peu. L'agression est filmée et reprise sur les réseaux sociaux. Un responsable syndical que je ne nommerai pas pour ne pas lui faire de publicité a doctement déclaré que ce lycée n'avait aucun problème avec les élèves parce que depuis de longues années, un travail de fond avait été entrepris pour améliorer les relations entre les élèves et les proofesseurs. Je rétorquerai pour ma part que si un tel travail était nécessaire, il y avait déjà un petit problème à résoudre. Passons.

Aujourd'hui, lundi, un hashtag #PasDeVague commence à se faire remarquer.

S'ensuivent deux propositions surréalistes :

Nous voyons donc qu'il y a une réelle prise de conscience de l'ampleur du problème. Interdisons les téléphones portables, interrogeons-nous sur les tashtag, regardons ailleurs. Avec un peu de chance et un suivi assidu des préceptes d'Henri Cueille, le problème disparaîtra de lui-même.

Ou pas.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Manu, un ami qui vous veut du bien BASENAME: foutage-de-gueule DATE: Tue, 09 Oct 2018 21:13:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Déclaration de guerre TAGS: ----- BODY:

Notre cher président, qui a tout de même réussi l'insigne exploit de nous faire regretter François Hollande, a trouvé le moyen de déclarer à des chefs d'entreprise que, je cite avec les pincettes de circonstance, « votre amie, c'est l'URSSAF ». Ce cuistre a même cru bon rajouter « parce que c'est ce qui fait qu'en France, contrairement aux États-Unis, à l'Inde et beaucoup de pays fascinants de prime abord quand on parle de levées de fonds ou autre, le jour où vous êtes malade, au chômage, vieux, c'est grâce à l'URSSAF que vous payez parfois zéro dans beaucoup de ces situations ».

Eh bien mon cochon, se faire reprendre par le gamin de l'Élysée, par un type qui n'a jamais risqué un centime de sa poche dans une entreprise et qui serait, au demeurant, incapable d'en faire vivre une ne serait-ce que quelques années, c'est un peu fort. Prétendre que grâce à l'URSSAF on ne paie rien dans beaucoup de situation est un mensonge. On a largement payé, et souvent bien plus que si on avait une assurance privée. À titre personnel, j'ai calculé que j'ai déjà payé en trente ans plus que ce que j'aurais payé en prenant à vie la meilleure assurance chez Globality (par exemple, je n'ai pas d'actions chez eux) et en décidant de commencer à manger les pissenlits par la racine à l'âge avancé de quatre-vingt-quinze ans.

Ceci étant dit, les familles des personnes qui se suicident tous les jours à cause de l'URSSAF seront ravis d'apprendre que l'URSSAF est leur amie. La sécurité sociale est tout de même responsable de plus de mille deux cents suicides de travailleurs non salariés par an. On ne parle pas de simples salariés mais de gens qui, a priori, sont aptes à fournir des emplois salariés à d'autres travailleurs. Plus exactement seraient aptes s'ils ne s'étaient pas suicidés et si engager un salarié n'était pas en France un risque inconsidéré.

Les gens qui se retrouvent ruinés, à la rue, sans ne pouvoir bénéficier d'aucune aide parce qu'ils sont des anciens travailleurs non salariés, seront aussi ravis d'avoir une telle amie.

Les gens qui se retrouvent au chômage parce que les propriétaires d'une entreprise en ont assez de se faire plumer et décident de fermer ou de vendre pour partir sous des cieux plus cléments seront contents d'apprendre que l'URSSAF est, là encore, leur grande amie.

Quand à moi, je vais être désobligeant mais je l'assume. Sombre connard ! Je devrais t'envoyer, puisque le courrier vers l'Élysée est gratuit, une copie de tous les courriers amicaux que j'ai reçus de ma douce et grande amie. Ils sont d'une si remarquable tendresse que je devrais t'en faire profiter. Surtout ceux par lesquels ma douce amie me demande des cotisations pour des périodes où toutes mes activités de travailleur non salarié étaient fermées, déclarations faites au CFE de l'URSSAF avec un accusé de réception, sinon, ce ne serait pas drôle. Je passe sous silence les cotisations appelées durant deux ans et neuf mois — pas loin de cent soixante mille euros — alors qu'en même temps ni le RSI, ni la CPAM ne voulaient m'affilier. Je n'avais même plus de carte vitale. Je passe sous silence le fait que l'URSSAF en particulier et la sécurité sociale en général sont responsables de l'état du pays, de son économie exsangue et de ses six à huit millions de chômeurs.

L'URSSAF n'est qu'une association de malfaiteurs déclarée d'utilité publique et défendue par les plus hautes sphères de l'état. J'en ai maintenant les preuves irréfutables. Ce machin informe juridiquement parlant n'est l'amie que de ceux qui n'en subissent pas les conséquences et qui en vivent en asseyant grâce à elle leur pouvoir.

Vous aurez plus d'informations ici : http://www.securite-sociale-infos.net

Les informations publiques sont encore parcellaires. Ces dossiers ne resteront pas secrets, mais nous avons à ce jour contactés plusieurs dizaines de journalistes car nous leur avons réservé des dossiers complets sur les placements financiers des caisses, entre autres dans les paradis fiscaux, et sur l'illégalité de quasiment toutes les caisses de sécurité sociale. Aucun de ces journalistes ne s'est connecté pour accéder aux données.

Naturellement, lorsque je parle d'illégalité, je parle d'organismes non valablement constitués au regard du droit français — nous en avons les preuves indiscutables — et qui exercent illégalement des activités de sécurité sociale — ce qui est un délit pénal. Sauf que… sauf que ces caisses ont un budget double de celui de l'état et que personne ne s'attaquera au totem qu'est la sécurité sociale avant que la France soit dans un état pire que ne l'a été la Grèce. L'état protège les caisses. Une partie des magistrats du siège se moque ouvertement du monde et s'érige en défenseur du système oubliant que ces mêmes magistrats avaient prêté serment de dire le droit. Et les Français souffrent. Ils souffrent de plus en plus et c'est loin d'être fini.

Vous l'aurez compris, si je disparais dans d'atroces souffrance, ce ne sera pas forcément un accident. Je précise aussi que je n'ai aucune tendance suicidaire pour me noyer dans vingt centimètres d'eau dans un étang de la forêt de Rambouillet.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Silence BASENAME: silence DATE: Mon, 17 Sep 2018 08:24:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Je ne vous ai pas oublié. Loin de là.

Je n'ai pas été supprimé par un sicaire ou un séide de la sécurité sociale averti par un sycophante de ce qu'il s'écrit en ce lieu, rassurez-vous. Aucun problème de santé non plus. Ma haine du monde ordinaire en général et de ce qui devrait me servir de beau pays en particulier ne s'est pas émoussée. Et j'ai toujours un tas de sujet de grincherie en retard.

Je vous prépare simplement une petite surprise et cette surprise sortira jeudi 20 septembre 2018.

En effet, à force d'être pris pour un imbécile par les juridictions sociales, j'ai décidé de changer de braquet. Avec quelques autres personnes, nous avons écumé les archives tant nationales que départementales, nous avons lu et relu les textes de loi et les journaux officiels, nous avons travaillé, creusé sans relâche. Grâce à ces travaux, je saisis aujourd'hui les juridictions pénales dès qu'un magistrat tord le droit, utilise des ordonnances non ratifiées pour me débouter ou ose faire une entorse au code de procédure. Et on peut dire que certains magistrats ont depuis quelques jours un réveil pénible. Après tout, un magistrat est là pour dire le droit et non s'ériger en défenseur d'un système.

Le 20 septembre 2018, les journalistes auront tout le dossier sécurité sociale dans les mains. Ils n'en feront peut-être rien. Un mois après, le dossier sera dans les mains du public.

Il s'agit d'un scandale d'état. D'un scandale juridique et financier que tous les gouvernements depuis la IVe République — que dis-je ? — depuis le GPRF ont couvert pour acheter la paix sociale au travers des syndicats dits représentatifs.

Un beau teaser, non ?

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: J'ai testé pour vous BASENAME: j-ai-teste-pour-vous DATE: Wed, 25 Jul 2018 09:25:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

J'ai dû me rendre à Paris avec un peu de matériel pour une installation chez un client. De mon bureau jusqu'à Paris, il y a peu ou prou quatre cent soixante-quinze kilomètres. Par l'autoroute, on peut le faire en un peu plus de quatre heures, mais, avec un utilitaire, le prix du péage revient à plus que doubler celui du carburant. Ayant un peu de temps, j'ai décidé de prendre le chemin des écoliers. La nationale ou plutôt la départementale depuis que l'état a déclassé ces routes pour faire entretenir leurs nids-de-poule par les collectivités locales.

Le trajet se décompose à peu près comme suit :

Avant le changement des limitations de vitesses, c'était simple. Tout était à limité à 90 km/h sauf l'autoroute qui, elle, l'était à 130 sauf à certains endroit où la vitesse, sans aucune raison, était limitée à 110 km/h. Ce sont des endroits très judicieux pour installer les photomatons de Perrichon.

Aujourd'hui, il est quasiment impossible de connaître la limitation effective de vitesse sur route et, lorsqu'on la connaît, de l'appliquer sans être à un moment ou un autre en infraction. Je m'explique.

Sur les trente premiers kilomètres de départementales se trouve un radar automatique régulièrement bâché (vous pouvez aussi essayer la laque à cheveu, c'est très efficace aussi). Il s'agit de départementales sans séparateur, dont normalement limitées à 80 km/h depuis le 1er juillet dernier. Or se trouve un panneau de limitation à 90 km/h peu avant ce radar. Le panneau dépend du conseil départemental qui fait de la résistance, le radar, de la préfecture qui est censée appliquer l'arrêté de modification des vitesses. Quel est donc le réglage de ce fichu truc ? Sur l'autoroute, j'ai pu constater de nouvelles zones de limitation de vitesse à 110 km/h. J'ai eu beau chercher, rien ne vient justifier cela. Parfaite visibilité, présence des bandes d'arrêt d'urgence. Rien, sinon que je fais le pari qu'il sera bientôt installé de nouveaux radars.

Sur les deux cents derniers kilomètres, c'était délirant. La route est par moment à trois voies sans séparateur, à quatre voies avec ou sans séparateur, à deux voies… Lorsqu'elle est à deux voies, c'est facile, on applique le 80 km/h. À trois voies, 80 ou 90 km/h selon que l'on circule du côté permettant le dépassement ou non. Il y a un moment où la trois voies est à l'ancienne, sans ligne continue, je n'ai pas su à quelle vitesse était limitée cette portion. Dans le doute et sachant qu'il y avait là encore un radar, j'ai appliqué le 80 km/h. Sur les portions à quatre voies, c'était surréaliste. Anciennement, elles étaient limitées à 90 ou 110 km/h. Aujourd'hui, les zones à 110 km/h ont toutes disparu sauf une. Quant aux autres, elles sont toutes à 90 km/h, certaines portions étant même limitées à 70 km/h, là encore sans aucune raison valable. Même pas une intersection ou un manque de visibilité.

J'ai donc fait mes mille kilomètres en emmerdant tout le monde mais sans perdre de point. Enfin, j'espère.

J'ai pu constater plusieurs choses :

Ainsi, je suis arrivé au bout de mon voyage beaucoup plus stressé que si je l'avais fait à 90 km/h. J'étais stressé par le comportement des autres véhicules, beaucoup plus dangereux qu'avant, par ces fichues limitations de vitesses qui sont juste impossible à repecter parce qu'elles changent continuellement et par les poids lourds qui me poussaient.

Mais je suis en sécurité, j'ai treize mètres de plus pour éviter un accident qui aurait peut-être pu être évité si tout le monde se concentrait sur l'environnement de son véhicule et non sur des tâches annexes comme la surveillance de son tachymètre.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Thu, 26 Jul 2018 07:02:18 +0000 URL:

C’est effectivement un motif que je n’ai pas évoqué. Le second reste tout de même le pognon déjà budgétisé dans les comptes de l’état.

----- COMMENT: AUTHOR: rico DATE: Thu, 26 Jul 2018 06:07:52 +0000 URL:

J’ai ma petite théorie quant aux véritables motivations ayant conduit à la limitation à 80 km/h, qui selon moi, n’ont rien à voir avec le prétexte fallacieux de la Sécurité Ren^WRoutière : Depuis maintenant une 20aine d’années, l’état se désengage de sa mission d’entretien du réseau routier, en concédant les concessions à des compagnies privées pour le réseau autoroutier, et en transférant toujours plus de routes aux collectivités locales, mais toutefois sans leur transférer les fonds afférents.

Le résultat de cette “politique” commence à se voir : le réseau est globalement très dégradé, en particulier le réseau secondaire, où il devient dangereux de rouler à 90 km/h par endroit. 80 km/h, c’est la réponse de nos édiles à cet état de faits. La SR n’est qu’un prétexte pour le justifier.

D’ailleurs, je livre ce lien à ta sagacité : https://www.batiactu.com/edito/routes-non-concedees-un-changement-braque-s-impose-53653.php?MD5email=&utm_source=news_actu&utm_medium=edito&utm_content=article

Tu as là matière à un billet saignant comme tu sais les rédiger ;)

Amicalement,

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: La Poste, cette entreprise formidable que le monde nous envie BASENAME: la-poste-cette-entreprise-formidable DATE: Fri, 13 Jul 2018 07:24:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

J'attends un colis pour un client. Le fournisseur en question, je ne sais pourquoi, m'a envoyé ma commande le même jour en utilisant deux transporteurs différents, Chronopost et Colissimo. J'ai eu le colis traité par Chronopost il y a deux jours, pour une fois à l'heure dite. En revanche, j'attends toujours celui géré par Colissimo.

Je viens de recevoir ce matin le courrier électronique suivant :

Votre colis ne sera finalement pas livré aujourd'hui.

Madame, Monsieur,
Colissimo vous informe que votre colis n° xxxxx expédié par yyyyy ne sera finalement pas livré aujourd'hui. Veuillez nous excuser du désagrément que peut provoquer cet imprévu. La livraison de votre colis sera traitée dans les meilleurs délais. La Poste vous remercie de votre confiance.

Plus loin, la Poste m'explique, je cite :

En raison du Tour de France de cyclisme, la livraison de vos colis risque d’être perturbée sur les étapes concernées.

Nous vous remercions de votre compréhension et nous vous informons que La Poste met tout en œuvre pour vous livrer dans les meilleurs délais.

La Poste me remercie pour ma confiance… D'une part, je n'ai pas le choix puisque je ne maîtrise pas le transporteur utilisé par mes fournisseurs. D'autre part, je n'ai pas envie de lui donner ma confiance quand elle me prend vraiment pour un imbécile. En effet, cette commande date de lundi dernier. Lundi, nous étions le 9 juillet 2018 et l'étape du Tour de France était un contre la montre à Cholet, je viens de vérifier. Du 10 au 12, les étapes avaient lieu en Bretagne et, aujourd'hui vendredi 13, le départ est donné à Fougères pour une arrivée à Chartres.

Il faudra donc m'expliquer comment un colis envoyé de Lyon vers Brive-la-Gaillarde peut être gêné par une course se déroulant à l'autre bout de la France sauf à me démontrer que tous les employés de la Poste suivent le Tour de France devant leurs téléviseurs.

Il n'y a pas à dire, ce pays est définitivement foutu.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Mécanique (presque) amusante BASENAME: mecanique-presque-amusante DATE: Mon, 11 Jun 2018 17:17:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

J'aime assez tripatouiller dans la mécanique. Mais jusqu'à présent, je ne faisais que dans la mécanique à essence. Un moteur à essence, c'est propre. Il peut bien y avoir quelques fuites d'huile ici ou là, mais globalement, ça reste propre pour peu que cela soit raisonnablement entretenu.

J'avoue, si la 2CV ne m'a jamais posé de problème, je me suis déjà énervé sur ma DS23 injection parce que c'est tout de même un délire d'ingénieur entre l'hydraulique, l'injection et le gros moulin rugueux et agricole de 2347 cm3. Mais je pense ne jamais m'être énervé comme j'ai râlé sur un MF 825.

Le Massey-Ferguson 825 est un tracteur du début des années 1960. Il développe 25 ch à la prise de force, ce qui est pas mal du tout pour son moteur Perkins A4.107 de seulement 1760 cm3 à injection indirecte, la meilleure si l'on en croit Perkins. Et il fait cela avec un appétit d'oiseau puisqu'il consomme quatre litres de carburant par heure à pleine charge. Il n'a qu'un problème, il faut lui changer quelques joints. Typiquement quelques joints spi et papier. Pas grand'chose, mais il faut le faire et je ne suis pas équipé pour cela. Cela fait bientôt deux ans que je cherche sans trouver. Pourtant, des concessionnaires de matériel agricole, il y en a beaucoup par chez moi. L'an passé, j'ai eu un devis pour plus de 2000 € TTC. Naturellement, j'ai refusé, il ne faut pas me prendre pour un idiot.

Cette année, j'ai trouvé un mécanicien agricole qui veut bien me changer ces joints, mais il demande que je lui amène l'engin. Je découvre horrifié que le réservoir de carburant était totalement vide. Je le remplis, réamorce les deux pompes et donne un coup de démarreur. Le moteur démarre normalement à froid, tourne quelques instant puis cale. Je tente le redémarrage, rien à faire. Normalement, un moteur Perkins fume blanc au démérrage (gasoil imbrûlé). Là, rien. Mais on avait bien l'échappement des seules admissions d'air.

Je vérifie la première pompe destinée à gaver le filtre à gazoil. Elle fonctionne. Je nettoie le filtre à gasoil. Il est comme neuf. Je vérifie que le carburant arrive de l'autre côté du tracteur à la pompe à injection. C'est bon. Or rien n'arrive aux injecteurs. Il va donc falloir en passer par le démontage de cette pompe en évitant de la déposer pour ne pas refaire un calage de la pompe et de la distribution.

Première étage, acheter une pochette de joints pour une pompe Rotodiesel DPA. Pour 30€ sans les frais de port, la pochette complète est arrivée en 24 heures. C'est un tracteur, pensé-je, ça doit être accessible. Grossière erreur, pour accéder au capot de la pompe, il faut démonter les tuyaux des injecteurs 1 et 2 ainsi que l'échappement. Je soulève le capot, le satané ressort reliant le régulateur au levier d'accélération se fait la malle. Je savais bien qu'il était là et j'avais pourtant fait attention. Le problème n'est pas qu'il soit parti, le problème est que je n'ai pas pu voir dans quel trou il était enfiché. Heureusement, j'ai trouvé un document constructeur indiquant que si le quatrième chiffre du numéro de série est un 4, le ressort soit se fixer dans le trou central du levier et le trou le plus haut du régulateur. Ça tombe bien, côté régulateur, c'était le cas. Je démonte, je nettoie, je change les joints, y compris les joints toriques des leviers qui sont vraiment tordus à remettre. Je remonte. Idem pour la pompe intermédiaire sur l'axe. J'en profite pour changer un filtre à gasoil sur l'arrivée de la pompe. Même chose que la pompe haute pression avec changement des joints en liège. Naturellement, au passage, comme il est impossible de purger le système, je mets du carburant un peu partout. Et le gasoil, ça ne s'évapore pas.

En faisant tourner le démarreur, je constate maintenant que du carburant est éjecté par la pompe. Je rebranche les injecteurs et l'échappement, ne voulant pas qu'un tel moteur fonctionne en échappement libre. Il y a un filet blanc qui sort du pot, mais insuffisant pour démarrer. Je purge donc la pompe à injection et je remets encore un peu de gasoil sur le sol. Rien n'y fait.

Je lâche l'affaire, je viens de passer trois heures sur le bestiau et il se fait tard.

Ce matin, je charge la batterie pour être sûr que le démarreur entraîne assez vite le moteur pour le faire démarrer. Il s'agit, je vous le rappelle d'un diesel sans réel préchauffage. Batterie chargée, je lance le démarreur. Une fumée blanche faiblarde, mais vraiment faiblarde. Les injecteurs doivent être encrassés eux aussi. Mais alors, je n'ai aucune envie de démonter la rampe à injection. J'insiste un peu et au bout d'une dizaine de seconde,  il y eut un grand nuage blanc qui est sorti du pot et l'engin s'est mis à tourner sur ces quatre pattes.

Moralité : remise en état 30€ et moins de quatre heures de main d'œuvre. Lorsqu'un professionnel se permet de demander 2000€ pour cela, c'est soit qu'il n'a pas faim, soit qu'il prend les gens pour des imbéciles, soit encore qu'il n'a aucune envie de travailler.

Mais qu'il est vraiment doux d'entendre le son rugueux du Perkins le soir au coin d'une grange.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Grandeur et décadence de la SNCF BASENAME: grandeur-et-decadence-de-la DATE: Sat, 19 May 2018 09:57:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Hier soir, j'ai pu constater de mes yeux un affaissement assez prononcer de la voie SNCF sur un talus permettant l'accès à l'un des viaducs de Vignols expliquant sans doute pourquoi je n'entendais plus é Micheline passer plusieurs fois par jour.

Le quotidien Le Populaire du Centre a publié le 2 mars 2018 un article expliquant ce qu'il s'est passé. Je le cite in extenso.

Depuis le début de semaine, les usagers de la ligne ferroviaire Limoges-Brive via Saint-Yrieix-la-Perche doivent monter dans des navettes par autocar pour traverser le tronçon entre Objat et Pompadour. Le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine demande des comptes.

Cette contrariété est due à un affaissement de la voie sur une vingtaine de centimètres, aux environs de Vignols (Corrèze). Il a été constaté lors du passage d’un train mardi soir. Depuis la circulation ferroviaire est interrompue sur ce secteur pour des raisons de sécurité.

Une expertise a été demandée « pour déterminer le calendrier et les conditions permettant d’envisager la réouverture à la circulation de ce tronçon » dans des conditions de sécurité optimales, indique dans un communiqué la région Nouvelle-Aquitaine.

Fermée au moins jusqu’au 11 mars

Dans l’attente du passage de ces experts, la ligne devrait rester fermée au moins jusqu’au 11 mars. La région a fait savoir qu’elle attendait « la totale implication du gestionnaire d’infrastructures, SNCF Réseau, pour permettre au plus vite la réouverture du tronçon », tout en précisant s’être engagé « à hauteur de 18,3 millions d’euros dans la régénération de nombreuses sections de la ligne ».

À noter que ce tracé faisait partie de ceux concernés par la préconisation de fermeture des petites lignes dans le rapport Spinetta que le Premier Ministre, Édouard Philippe, n’a pas suivie. Lundi, dans nos colonnes, le maire d’Objat, Philippe Vidau, souhaitait « que l’on ait le courage politique de dire une bonne fois pour toutes si on ferme ou pas cette liaison Brive-Limoges ».

Les incidents de cette même semaine liés à la vétusté du réseau viennent confirmer que cette ligne a besoin d’importants travaux de rénovation. Reste à savoir si les financeurs seront prêts à porter ce lourd investissement pour un tracé relativement peu fréquenté.

Nous sommes le 19 mai, rien n'a encore été fait. Par ailleurs, il faut tout de même avoir le courage de signaler que si cette ligne est peu fréquentée, ce n'est pas parce que personne ne veut prendre le train, mais parce que les circulations sont à des horaires totalement inadaptés. Les gens qui vont travailler à Limoges vont attraper un train dans l'une des gares de la ligne Brive-Limoges passant par Uzerche quitte à commencer leur voyage par vingt kilomètres de routes de moyenne montagne, été comme hiver.

Mais ce que cet article ne dit pas, c'est que cet affaissement n'est pas uniquement le fruit de la vétusté de la ligne. En effet, l'an passé, la SNCF a fait couper tous les arbres retenant ce talus. Tous, sans exception. Or ce talus fait bien plus de dix mètres de haut à l'endroit de l'affaissement. Sans les arbres et différents arbustes qui retenaient le talus, celui-ci n'a pu que s'affaisser aves les fortes gelées de l'hiver.

C'était parfaitement prévisible. Sauf par la SNCF. De là à dire que c'était voulu, il y a un pas que je franchis allègrement.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Tue, 22 May 2018 08:49:51 +0000 URL:

Fatigue ou hargne, je ne saurais dire. En tout cas, c’est corrigé. Merci pour la relecture…

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Tue, 22 May 2018 07:23:57 +0000 URL:

Bonjour,

Un petit coup de fatigue, le soir ?

“j’ai pu constater de mes yeux un affaissement assez prononcer de la voie". -> prononcÉ

“C’était parfaitement prévissible” -> préviSible

Bonne journée, et ma compassion pour vos voyages en train.

JP

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: URSSAFeries BASENAME: urssaferies DATE: Tue, 15 May 2018 09:42:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Vous le savez sans doute depuis le temps où vous me lisez, j'ai un certain nombre de déboires avec nos chers — à tous les sens du terme — organismes dits sociaux.

Ce matin, j'avais convié l'URSSAF à une petite sauterie devant le juge de l'exécution. En effet, outre le fait que le jugement principal rendu contrairement au droit en première instance et en premier ressort sera dans les plus brefs délais inscrit en faux, c'est la seconde fois que je suis contraints à saisir un JEX sur ce dossier précis.

La première fois fut à Paris. En effet, l'URSSAF de la région B prétendait exécuter pour son propre compte le jugement obtenu par la région A. Naturellement, l'URSSAF fut déboutée de toutes ses demandes. Mais l'URSSAF est une créature butée qui revient sur sa proie plus vite que la vérole sur le bas clergé. Que dis-je, l'URSSAF est d'autant plus bornée qu'elle est non comprenante. Et comme devant les chambres sociales ses arguments passent sans aucun problème, les juges n'étant vraiment pas regardants, l'URSSAF espère qu'il en sera de même devant un juge de l'exécution. Or lorsqu'on plaide devant un JEX, l'URSSAF ne joue plus à domicile. Et elle le sait.

L'URSSAF donc revient avec le même dossier, le même huissier et un commandement à fin de saisie-vente où la simple mention de l'URSSAF B a été remplacée par l'URSSAF A. Or l'huisier en question, s'il reste à prouver qu'il peut bien recouvrer des sommes pour l'URSSAF B, ne peut être qu'un correspondant pour l'URSSAF A. De toute façon, la forme juridique de l'URSSAF ne figure toujours pas sur l'acte, ce qui devrait entraîner de facto sa nullité.

Pire, je reçois des conclusions de la part de l'URSSAF A qui sont un exercice magnifique d'enfumage. Je les reçois à la dernière minute et il m'est matériellement impossible de répliquer. Non seulement l'URSSAF A ne fournit toujours pas ses statuts signés et enregistrés, ce que je lui demande toute de même dans mes écritures, mais un arrêté de création. Oui mais non. Un tel arrêté de création ne peut être valable tout seul. Il doit être accompagné d'autres documents sauf à former un abus de droit à lui tout seul. N'insistez pas, je ne développerai pas.

Je pars donc serein à 8h00 du matin pour me rendre au tribunal à quarante-cinq kilomètres de là. Dans l'antichambre, je tombe non sur un avocat mais sur l'audiencier régional, mon camarade de prétoire depuis trois ans. Je ne pousse pas la délicatesse jusqu'à saluer cet imbécile en costume rose, il y a des limites que la bienséance m'interdit de franchir.

Chose intéressante, l'URSSAF A se fait représenter par l'audiencier régional de l'URSSAF B, vous vous souvenez, le type en costume rose. Or le code de procédure civile est très clair. Seul un employé d'un organisme peut, s'il est muni d'un pouvoir spécial, représenter son organisme. Là se posent deux questions. Les URSSAF existent-elles ? Et si oui, sans en avoir les statuts, comment un employé de l'URSSAF B peut-il représenter l'URSSAF A alors que nous ne connaissons — officiellement, parce que je sais maintenant ce que sont les formes juridiques des URSSAF — ni la forme de l'URSSAF A, ni celle de l'URSSAF B et encore moins les liens qui les lient ? Sauf si, Madame le Président, vous connaissiez ces formes juridiques et que vous refusiez de me les indiquer.

Je garde l'argument au cas où il faudrait batailler. Et il a fallu batailler, mais sans en arriver à ces arguments que je réserve pour la fois suivante.

Nous arrivons à l'appel des causes. Tiens, le baveux en exercice de la CIPAV. Vu le nombre de dossiers devant lui, il doit y avoir comme un air de contestation dans l'air. Deux affaires sont appelées et renvoyées. Un troisième subit un désistement. Arrive mon tour, le président sans me laisser parler me dit simplement « Monsieur Le Grincheux, nous vous rappellerons plus tard ».

Comment ça ? Sans même m'avoir demandé si l'affaire était prête ? Elle pensait sans doute que, me présentant sans avocat, j'étais un pur néophyte et que j'allais me laisser faire sans rien dire. Je lui coupe la parole pour lui signifier que, sauf son respect, je n'étais pas d'accord, n'ayant eu les écritures de l'URSSAF qui avait deux mois et demi pour les produires que très récemment, le cachet de la poste du le pli de l'URSSAF faisant encore malheureusement foi, qu'il y a des énormités dans les écritures de l'URSSAF et que je dois absolument y répliquer par écrit d'autant que l'URSSAF se permet de luxe d'intimer le tribunal non de me donner tort parce que j'aurais tort, mais de me donner tort parce que si le tribunal appliquait le droit et me donnait raison, cela entraverait la capacité des URSSAF à recouvrer des cotisations sur l'ensemble du territoire. Je veux bien être condamné, je l'accepte. Mais pas sur des états d'âme de l'URSSAF, sur des points de droit et rien que sur eux.

Il ne faut pas exagérer.

Renvoi obtenu.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: 10 mai 1727 BASENAME: 10-mai-1727 DATE: Thu, 10 May 2018 15:41:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Le 10 mai 1727 naissait Anne Robert Jacques Turgot qui œuvra comme contrôleur général des finances auprès du roi Louis XVI. Le contrôleur général des finances était l'ancêtre de notre ministre de l'économie et des finances et Bruno Le Maire serait bien aviser de s'inspirer de la pensée de son illustre précédesseur. Turgot n'a laissé que moins de deux cents pages d'écrits, mais ses travaux ont durablement marqué la pensée économique moderne.

En effet, proche des conceptions de Locke et de Voltaire, il empêcha la levée de nouvelles taxes et évita le recours à l'emprunt tout en s'acharnant à éviter la banqueroute. Il supprima dans le même temps la corvée royale. Grâce à ces mesures, il réduisit le déficit du royaume. Mais les attaques contre des privilèges hors d'âge suscitèrent l'opposition du parlement qui pousse Turgot à la démission en 1776. Louis XVI déclarera « il n'y a que Monsieur Turgot et moi qui aimions le peuple ».

Parmi les grands faits de Turgot figure la suppression d'une partie des douanes intérieures au royaume qui rendaient difficile sinon impossible le commerce, notamment des grains, entre contrées éloignées. De fait, après le ministère de Turgot, il n'y aura plus de grandes famines en France car disparaît la situation absurde où une région qui avait un surplus agricole ne pouvait l'envoyer dans une région où les récoltes avaient été mauvaises.

Turgot a aussi fortement influencé l'œuvre d'Adam Smith. Il était d'ailleurs très en avance sur Smith sur la question fondamentale de la théorie de la valeur. Turgot était pré-marginaliste et avait compris que la valeur était subjective alors qu'Adam Smith va se fourvoyer dans la théorie de la valeur travail, qui sera reprise par David Ricardo, puis par Karl Marx pour finalement nous donner le gloubiboulga du Capital avec ses trois volumes complètement insipides qui partent tous de cette prémisse fausse.

Turgot est en quelque sorte le Ministre des Finances compétent en finances publiques et en commerce international dont la France aurait besoin.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Anniversaire BASENAME: anniversaire-2 DATE: Wed, 09 May 2018 10:45:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Haines ordinaires CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Pierre Desproges aurait eu soixante-dix-neuf ans aujourd'hui. J'aurais bien aimé lui souhaiter son anniversaire.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: 80 km/h BASENAME: 80-km-h DATE: Mon, 30 Apr 2018 07:17:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Pignoufferies de presse TAGS: ----- BODY:

Depuis quelques jours, nous avons la chance d'entendre sur les medias publics une campagne de sensibilisation — restons polis — afin de préparer les esprits au passage à la vitesse de 80 km/h le 1er juillet prochain sur les routes à double sens de circulation.

Outre le fait que ce choix s'est fait en dépit du bon sens et de l'avis des principaux intéressés, seuls les avis des associations dispensables et lucratives sans but étant entendus, la majorité des études sérieuses contredit l'assertion simpliste que la réduction de la vitesse de 90 à 80 km/h réduira les morts sur la route. Pour la bienséance, je rappelle que moins de 1700 personnes sont mortes l'année dernière dans ce cas de figure et que dans les deux tiers des cas, on peut impliquer un tiers qui est la fatigue, l'alcool, la prise de médicament ou l'utilisation de stupéfiants. Je passe sous silence les pneumatiques pas chers que l'on trouve sur internet et que des soi-disant professionnels se permettent de monter transformant une voiture en mobile incontrôlable. Il est aussi étrange qu'une telle décision ait été prise lorsque la cour des comptes s'émouvait de la baisse de rentabilité des radars automatiques.

Mais il paraît que c'est pour notre bien et que cette nouvelle expérimentation à l'échelle nationale durera deux ans, le temps de savoir si les chiffres bidonnés des trois expérimentations effectuées depuis 2015 ne l'ont pas trop été. Rassurez-vous, si dans deux ans le nombre des morts aura baissé, vous garderez le 80 km/h car la mesure est efficace. S'il n'a pas baissé, vous garderez aussi le 80 km/h voire vous passerez à 70 km/h car cela aurait été pire sans ce 80 km/h.

Vous devez toutefois savoir une chose. Les forces de l'ordre, lorsqu'elles arrivent sur un lieu d'accident doivent remplir une fiche à fins de statistiques. Lorsque la cause n'est pas identifiée, il est facile de cocher la case « vitesse excessive » parce qu'il faut bien en cocher une. On se retrouve donc avec des statistiques qui valent ce qu'elles valent, c'est-à-dire pas grand'chose. Ce qui n'empêche nullement nos chers gouvernants d'en tirer des conclusions péremptoires et définitives.

Ce qui tue, ce n'est pas la vitesse, en tout cas pas le fait de rouler à 90 km/h plutôt qu'à 80 km/h. Ce qui tue, ce sont tous les petits accrocs dans le code de la route et que personne ne sanctionne parce qu'il est très facile de mettre des radars automatiques au bord des routes et qu'il est beaucoup plus coûteux de réellement surveiller ce qu'il se passe sur les routes. Pas plus tard que la semaine passée, alors que je roulais à 80 km/h sur une route sinueuse (et sans grande visibilité), je me suis fait dépasser par un type immatriculé 31 sur un passage à niveau dans une courbe munie d'une ligne continue bien visible. Si le type en question avait cinquante mètres de visibilité, c'était beaucoup. Je lui ai fait un appel de phare — si un véhicule était venu en face, il y avait de forte chance qu'il me mette au fossé —, le type a pilé pour bien me montrer qu'il me faisait un doigt d'honneur. Mais je roulais à 80 km/h, j'étais donc protégé. Je passe sous silence les refus de proprité, les dépassements par la droite, le non respect des distances de sécurité et les gens qui vous poussent sur les routes parce que les limitations de vitesse ne sont jamais pour eux. Ce qui tue, ce sont les routes qui ne sont plus entretenues.  Dans mon coin, dans certains virages, il faut vraiment faire attention. La dégradation de l'enrobée a très vite fait de vous projeter à l'extérieur du virage.

On peut donc décréter qu'il faut rouler à 80 km/h pour économiser des vies. Mais on le fait avec des arguments sérieux. Et comme les arguments sérieux manquent cruellement, on raconte des bêtises en comptant sur l'inculture crasse du français moyen formaté par ce qu'il reste d'éducation nationale pour gober les slogans tapageurs. J'ai en effet entendu à de nombreuses reprises hier qu'un choc à 80 km/h est deux fois moins grave car deux fois moins puissant qu'un choc à 90 km/h. Nous allons donc parler mécanique du solide en considérant que les deux solides sont déformables. L'énergie à dissiper dans le choc est au maximum de (625×(m1+m2))/2 où m1 et m2 sont les masses respectives des deux mobiles. Je parle ici d'un choc frontal où les deux mobiles se dirigent l'un vers l'autre sur une même droite. Si ce n'était pas le cas, il faudrait intégrer des fonctions trigonométriques qui réduiraient cette énergie.

Dans le cas d'un choc à 80 km/h, cette énergie serait de (494×(m1+m2))/2. La différence est donc de 20% et non de 50%. Prenons maintenant le cas optimiste d'un piéton du modèle zombie qui traverse la route hors agglomération en regardant son smartphone. Si, si, je sous assure, cela existe et pas seulement en ville. Considérons que le Grincheux arrive avec sa 2CV qui fait 600 kg avec le conducteur et le plein fait. L'énergie à dissiper dans le choc est grosso-modo à 90 km/h de 625×600/2+(1.2×75/2)×cos2(π/3)=187511,25 J. J'ai mis un π/3 parce que le piéton, généralement, traverse la route avec un angle à 60° et qu'il marche statistiquement à 4 km/h (soit 1,1 m/s). À 80 km/h, l'énergie aurait été de 148211,25 J, soit une réduction de 21%. On est loin des 50%, même pour un choc de face. Et je défie quiconque de résister à un tel choc. Et je parle d'une 2CV. Si je me décide à rouler dans un véhicule de mon époque, il faudrait au bas mot multiplier sa masse par deux, donc l'énergie à dissiper, celle du piéton étant négligeable dans le calcul.

La propagande a des limites. Mais lorsqu'il s'agit de faire rentrer des sous dans les caisses de l'état puisqu'il a été montré que les radars automatiques flasheront au moins quatre fois plus qu'aujourd'hui tout en évitant d'entretenir les routes… Et les seuls qui se battent contre cette mesure n'ont pas le courage de bloquer le pays en semaine. Les petites manifestations bon enfant le samedi ou le dimanche ne servent à rien. C'est en semaine qu'il faut les faire.

Il n'y a pas à dire, ce pays est définitivement foutu.

----- COMMENT: AUTHOR: clweb DATE: Fri, 29 Jun 2018 15:34:14 +0000 URL:

Ce qui m’étonne toujours ce sont ces accident “sans cause évidente” du style choc frontal sur une route droite avec bonne visibilité. Nos forces de l’ordre feraient bien d’examiner les smartphones des conducteurs, car il n’y a pas que les piétons qui ont le nez dessus.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Le suicide économique de la France a quelque chose de fascinant BASENAME: le-suicide-economique-de-la DATE: Thu, 15 Mar 2018 10:49:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Monde de merde TAGS: ----- BODY:

Un rapport tout ce qu'il y a de plus officiel a été écrit par Nicole Notat. Nicole Notat est, pour ceux qui ne s'en souviendraient pas, une ancienne secrétaire générale de la CFDT. À ce titre, si elle connaît certaines entreprises, ce sont surtout les plus grosses et uniquement du côté des salariés qu'elle se targait de représenter en partie. Jean-Dominique Senard est l'ancien patron de Michelin. Le rapport, quant à lui, s'intitule pompeusement :

L'entreprise, object d'intérêt collectif.

Nicole Notat et Jean-Dominique Senard avec le concours de Jean-Baptiste Bartefy, inspecteur des affaires sociales.

Ce rapport était attendu. En 2014 déjà, souvenez-vous, notre actuel président de la république alors qu'il n'était que ministre de l'économie de François Hollande voulait changer l'objet social de l'entreprise. Le conseil d'état, dans sa grande sagesse, avait retoqué cette proposition, jugeant que cela revenait à multiplier les contraintes et les risques de pénalisation pesant sur les entreprises.

Nicolas Hulot, le tout à fait dispensable ministre d'état des gels douche, avait annoncé la couleur en décembre aux représentants du MEDEF :

Nous allons faire évoluer l’objet social des entreprises, qui ne peut plus être le seul profit, sans considération pour les hommes et les femmes qui travaillent, sans regard sur les désordres environnementaux.

L'idée générale de ce rapport est que l'entreprise doit considérer qu'elle est d'intérêt général. J'avoue avoir toujours eu beaucoup de mal avec la notion d'intérêt général. En effet, l'intérêt général a ceci de pervers qu'il est le principe fondateur de toutes les dictatures, ancienne Union Soviétique en tête. La conséquence même du principe d'intérêt général est la dictature puisque l'intérêt général doit écraser tous les intérêts particuliers quels qu'ils soient et surtout s'ils contreviennent à l'intérêt général. L'intérêt général n'étant que rarement la somme des intérêts particuliers, les défenseurs de l'intérêt général deviennent assez rapidement les juges zélés de ce qui est bien ou mal.

En écrivant cela, j'enfonce des portes ouvertes et je ne prétends surtout pas que l'intérêt particulier est supérieur à l'intérêt général. J'affirme en revanche que l'intérêt général n'est soutenable qu'à partir du moment où l'intérêt particulier est garanti. Pour reprendre l'exemple précédent de l'Union Soviétique, l'intérêt particulier était tellement combattu que plus personne n'avait intérêt à travailler. Contrairement à l'image qu'on peut se faire du pays et pour y avoir passé avant sa chute, ce qui m'a le plus frappé n'était pas les magasins vides mais le fait que pas un soviétique ne pouvait acheter ce qui s'y trouvait. L'Union Soviétique était donc un pays surdéveloppé technologiquement puisqu'on y produisait par an une bombe thermonucléaire — l'intérêt général — et une chaussure de taille 42 — l'intérêt particulier — par habitant.

Ces remarques liminaires sont importantes pour la suite. En effet, dès les toutes premières pages du rapport, l'aspect ubuesque du texte saute aux yeux.

La première recommandation consiste à changer le code civil en ajoutant un second alinéa à son l'article 1833 :

La société doit être gérée dans son intérêt propre, en considérant les enjeux sociaux et environnementaux de son activité.

Or une entreprise n'a pas à considérer autre chose que son intérêt propre. Si elle considère autre chose, ce n'est plus une entreprise privée mais un objet juridique mal identifié d'intérêt général qui ressemblerait assez à une association selon les acceptions de 1901 ou 1908. Nous passerons sous silence les associations de la loi de 1898 qui a été abrogée.

Jusqu'ici, l'article 1833 du code civil est le suivant :

Toute société doit avoir un oblet licite et être constituée dans l'intérêt commun des associés.

Même datant de 1804, le libellé est simple. il exclut tout association frauduleuse et reconnaît la liberté d'association des personnes ainsi que leur droit de propriété sur l'objet de l'association. J'ajouterais que cet article se suffit à l'ui-même puisque l'intérêt commun des associés est avant tout que la société fonctionne, ce qui suppose implicitement que l'affaire en question agisse en bonne intelligence avec les tiers que sont les salariés, les clients, les fournisseurs, l'opinion publique et tous les acteurs que j'oublie.

Mais revenons à l'alinéa que ce rapport propose d'insérer. Il ajoute plusieurs risques puisque l'entreprise pourra être poursuivie pour non respect de l'un ou l'autre de ces deux nouveaux critères alors même qu'ils sont particulièrement flous et pourraient donner lieu à toutes sortes d'interprétations amusantes. L'introduction de cet aliéna est même contraire à la notion de responsabilité limitée qui a eu pour effet de considérablement développer l'esprit d'entreprise en occident. L'accroissement des risques et des contraintes pourrait décourager l'entreprise et aboutir à terme à une régression.

Par ailleurs, si la sauvegarde de l'environnement est une nécessité, l'écologie actuelle n'est qu'une dictature destinée à imposer une fiscalité de plus en plus lourde sur des gens qui polluent certainement le moins. Et cette écologie veut même imposer la définition de ce qu'est une entreprise.

La deuxième recommandation est du même bois :

Confier aux conseils d'administration la formulation d'une raison d'être visant à éclairer l'intérêt propre de la société et de l'entreprise ainsi que la prise en considération de ses enjeux sociaux et environnementaux.

La raison d'être d'une entreprise. Rien que cela. La raison d'être d'une entreprise est le plus bel outil marketing existant. Il permet de raconter de belles histoires, dire que les entreprises vous aiment et vous vendent justement tel ou tel produit parce qu'elles vous aiment et œuvrent sans cesse pour vous. En légalisant la raison d'être, on avalise une escroquerie intellectuelle puisque l'entreprise n'est là que pour avoir une trésorerie positive, donc pour payer ses employés. Accessoirement dégager des bénéfices pour ceux qui ont investi. Naturellement, cette raison d'être serait optionnelle, mais dès lors qu'elle serait définie, l'entreprise deviendrait une entreprise à mission qui aurait dans ce cas l'obligation de se doter d'un comité d'impact destiné à vérifier que cette mission est bien remplie. Un comité de plus.

Utiliser la vieille garde syndicale pour produire en tel rapport pourrait faire penser que les entreprises en sortiraient affaiblies. Rien n'est moins sûr tant les concepts du rapport sont flous. Mais il pourrait sortir de ce rapport totalement inutile quelques nouveautés particulièrement dangereuses comme cette raison d'être qui est bien plus perverse que ce qu'elle paraît au premier abord.

Il faudrait surtout que notre classe politique comprenne une fois pour toute qu'une entreprise ne peut poursuivre son intérêt propre que jusqu'au moment où cet intérêt propre devient contraire à l'intérêt général. En d'autres termes, une entreprise qui bafoue continuellement l'intérêt général ne peut perdurer que dans un système monopolistique. Nous avons d'ailleurs de très beaux exemples en France avec certaines entreprises monopolistiques comme la SNCF, les caisses de sécurité sociale et j'en passe. Aucune de ces entreprises ne pourraient survivre dans une économie concurrentielle.

Ce faisant, notre classe politique oublie que la seule création de richesse réalisée sur cette terre l'est du fait des activités marchandes. Le chiffre d'affaire de ces activités sont à l'origine de tous les salaires, de tous les revenus et de tous les impôts. Par conséquence, les activités marchandes sont aussi à l'origine du traitement des fonctionnaires et de la protection sociale.

L'entreprise a donc un rôle social et ce rôle social s'appelle profit. Étant entendu que ce profit est ce qui reste une fois que les employés ont été payés, les charges, les cotisations, les impôts divers et variés et autres vexations fiscales, les investissements comme les programmes de recherche. Le profit est ce qui reste une fois que tous les frais destinés à garantir la pérennité de l'entreprise ont été réglés. Le profit n'est pas de l'égoïsme de la part des entrepreneurs, ce n'est qu'une récompense de leurs efforts qui sert indirectement à tous puisque l'entrepreneur est déjà le dernier à pouvoir se servir. Pire, les entreprises qui ne font pas de profit sont vouées à disparaître ou tout au moins changer de modèle économique. Cette absence de profit n'est pas le signe d'une générosité particulière mais d'un échec.

C'est là que réside l'énorme, l'indispensable valeur sociale de l'entreprise. Pas dans un rapport qui n'est qu'une effraction étatique, rien de moins qu'une atteinte au droit de propriété.

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----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Ils l'ont dit BASENAME: ils-l-ont-dit DATE: Wed, 14 Mar 2018 09:48:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Cela vous a sans doute échappé mais nous venons de fêter dans la joie et l'allégresse et avec force petites bulles pleines de CO2 les trente ans du GIEC. Le GIEC est le machin dispensable dépendant de l'ONU qui doit nous convaincre du réchauffement climatique anthropique.

Le GIEC ou Groupe d'Experts Intergouvernemental de l'évolution du Climat est un groupe d'experts autoproclamés dont le but est d'étudier et de regrouper les différents travaux scientifiques ou prétendus tels traitant des changements climatiques. Sauf que dans ses statuts est stipulé :

le GIEC a pour mission d'évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d'ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d'origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d'éventuelles stratégies d'adaptation et d'atténuation. Il n'a pas pour mandat d'entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l'évolution des variables climatologiques ou d'autres paramètres pertinents. Ses évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue.

Ainsi, ces statuts disent clairement que les rapports du GIEC ne sont pas des rapports scientifiques. Ce n'est pas parce que ses productions se fondent sur des publications scientifiques qu'ils sont des publications scientifiques. Ce n'est pas non plus parce que le GIEC a analysé des milliers de publications scientifiques que sa synthèse est une vérité absolue. De l'aveu même du GIEC, ses rapports sont des « jugements d'experts » qui ont effectué des analyses de publications scientifiques choisies parce qu'elles corroborent leur thèse de départ. D'autres publications sont ignorées parce qu'elles n'entrent pas dans le canevas proposé par les statuts du GIEC qui exigent de se concentrer sur l'influence de l'homme par opposition à celle de la nature sur le climat. Relisez bien les statuts du machin.

On arrive donc à un grand n'importe quoi érigé en vérité absolue par une classe politique majoritairement scientophobe, à des modèles climatiques complètement faux et à la naissance d'un dogme bien loin d'une quelconque vérité scientifique à tel point que de plus en plus de scientifiques — et non d'experts — prennent position contre les travaux de ce groupe d'experts.

Il n'empêche que le mal est profond et que longue sera la route pour faire comprendre jusqu'où le GIEC est allé dans l'usurpation scientifique. Ce faisant, la petite sauterie donnée à l'occasion du trentième anniversaire du bidule nous a permis d'entendre quelques phrases savoureuses dont voici un florilège.

Nicolas Hulot, l'inénarrable ministricule d'état des noyaux qui pètent et des trous qui fument a cru bon de déclarer :

Le GIEC, c’est la science et la conscience de la lutte contre le changement climatique. La France s’engage avec ses financements, et ses chercheurs à ce que cette coopération scientifique inédite, qui a permis notamment d’aboutir sur l’accord de Paris, soit protégée et reste une référence

C'est beau comme du Rabelais. La conscience de la lutte contre le changement climatique. C'est ronflant et creux, mais on apprend par une phrase sournoise que cela nous coûte des sous. En revanche, mon cher Nicolas, tu réviseras tes classiques parce que le GIEC n'est pas la science et n'a jamais été une coopération scientifique, bien au contraire. Il s'agirait plutôt d'un tripatouillage continuel des statistiques.

Frédérique Vidal dont tout le monde a oublié qu'elle est ministre de l'inculture en tant que porteuse du maroquin de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'inovation — je modérerai mes propos lorsque les stagiaires bac+4/5 qui me passent dans les pattes sauront à nouveau lire couramment — a rajouté :

L’histoire du GIEC, c’est en effet celle d’une interface fertile entre la science et la politique qui n’a cessé de gagner en pertinence et en efficacité pour installer peu à peu le savoir à sa juste place : celle d’éclaireur universel de l’initiative collective. Je tiens à en féliciter le GIEC et me réjouis que le soutien de nombreux Etats, et particulièrement de la France, permette au GIEC de poursuivre ses travaux si importants pour la prise de décision au sein du cycle des COP.

La dame en question est tout de même professeur des universités en biochimie, biologie moléculaire et cellulaire. À ce titre, elle doit savoir ce qu'est le processus de recherche. En sciences, on admet un résultat par réfutation, c'est-à-dire lorsqu'on a réfuté toutes les hypothèses permettant d'aboutir au même résultat, ce qui est explicitement exclu par les statuts du GIEC qui ne doit se concentrer que sur le réchauffement climatique dues aux activités humaines. Soit elle est totalement dogmatique, soit elle doit immédiatement retourner à ses chères études.

Mais le pompon revient sans conteste possible à Jean-Yves Le Drian, ministre tellement étranger aux affaires qu'il a conclu par :

L’importance des travaux du GIEC n’est plus à démontrer. Vous avez été le fer de lance de la prise de conscience mondiale face au réchauffement climatique. Vous êtes devenus la conscience scientifique et intellectuelle de notre engagement politique à lutter contre cette menace sur l’avenir de notre planète et de ses peuple.

Là, nous sommes dans le sublime. Cette phrase à elle toute seule devrait invalider tous les travaux du bidule. Un organisme autre qu'un lobby n'a pas à être la conscience scientifique et intellectuelle de quiconque. Comme il n' a pas à être un fer de lance pour aider les gens à prendre conscience d'un phénomène surtout si dans ses statuts figure la mention qu'il doit à tout prix démontrer ce phénomène. Cela relève de l'escroquerie intellectuelle.

Et pour faire bonne mesure, au milieu des petits fours, Le Drian rajoute :

Vos travaux doivent être soutenus à la mesure de ce qu’ils représentent pour notre avenir commun. […] Nous porterons notre contribution au fonds fiduciaire du Giec à un million d’euros par an jusqu’à la publication du 6e rapport

appelant plus tard « tous les pays pour qu’ils poursuivent ou accroissent leur soutien financier »

Ce n'est pas cher, c'est l'état qui paie. Et ce n'est pas comme si le pays n'était pas endetté jusqu'à l'os. Et nous apprenons que la France versera, tous montants confondus, peu ou prou 15% de la contribution globale du GIEC.

Mazette.

Quelle belle opération de green washing.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Thu, 15 Mar 2018 06:58:01 +0000 URL:

Oui, cela a déjà été évoqué ici, les sicaires du GIEC osant même prétendre que ce sont des suppôts du grand capital étant une entreprise privée. C’est un peu court comme argumentaire mais lorsqu’on veut se débarrasser de son chien, on l’accuse d’avoir la rage, n’est-ce pas ?

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Wed, 14 Mar 2018 20:41:21 +0000 URL:

Bonsoir,

La Société de Calcul Mathématique (http://www.scmsa.eu/accueil.htm) a publié quelques analyses sur les publications de ce fameux GIEC. Par exemple http://www.scmsa.eu/fiches/SCM_environnement.pdf, http://www.scmsa.eu/rechauff0.htm.

C’est un peu lourd à lire, mais très intéressant !

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Spécial journée de la femme BASENAME: special-journee-de-la-femme DATE: Sun, 11 Mar 2018 12:05:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

[image:171]

Fig. 1 : sans commentaire

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Féminisme à poil dur (et idées courtes) BASENAME: feminisme-a-poil-dur-et DATE: Fri, 09 Mar 2018 15:53:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais depuis quelques jours, on nous bassine littéralement avec les différences de salaires entre les hommes et les femmes. À tel point que notre gouvernement turbolibéral a annoncé vouloir imposer aux entreprises un logiciel (sic) permettant de vérifier que pas une tête ou un salaire ne dépasse.

D'une part, j'aimerais savoir quels sont les critères qui seront retenus dans l'algorithme, d'autre part, je souhaiterais savoir quel est l'éditeur qui proposera ce nouveau merdier — je pèse mes mots — et à quel prix puisque cela fleure une fois de plus bon le capitalisme de connivence et la rente, surtout que je prends le pari que le logiciel en question sera fourni sous forme de location ou avec une licence annuelle intéressante pour l'éditeur.

À titre personnel, je connais assez bien les logiciels dentaires et, de tous ceux que je pratique, un seul est correct et ne prend pas les praticiens pour des imbéciles ou un tiroir caisse. Je n'imagine pas qu'il en sera autrement avec cette nouvelle usine à gaz destinée à cimenter par la force un vivre-ensemble sirupeux.

J'aimerais pourtant revenir sur les inégalités de salaires entre les hommes et les femmes. Ce n'est plus un marronnier, c'est une forêt ! Il y a quelques années en arrière, un petit journal puisqu'il s'agit du Wall Street Journal expliquait que l'écart de salaire entre les hommes et les femmes n'était pas dû à une discrimination sexuelle. Non, non. Pourtant, d'après un important groupement féministe pour l'égalité des salaires des femmes qui sévit outre Atlantique et qui s'intitule le National Committee for Pay Equity, le 12 avril est la date jusqu'à laquelle les femmes doivent travailler en plus de l'année précédente pour avoir un salaire égal à celui des hommes sur un an. En effet, d'après les associations féministes représentées dans ce comité dispensable, les femmes touchent 20% de salaires en moins qu'un homme à travail égal… Les faits sont têtus et la logique montrent pourtant, de façon répétée, qu'il n'en est rien. Ce n'est pas pour cela que depuis quelques jours sont publiés des articles ici et là qui sont consacrés à l'abominable différence de salaire entre hommes et femmes.

Chose amusante, si ces articles sont tous d'accord sur le fait que les femmes sont moins bien payées que les hommes à travail égal, ils divergent tous sur la différence. Et tant qu'à faire de plus de 100%, ce qui devrait faire prendre conscience à n'importe quel bipède normalement constitué, c'est-à-dire porteur d'un cerveau en état de marche, que les tripotages statistiques sont assez grossiers et uniquement là pour accréditer le mythe d'une différence notable de salaire entre les hommes et les femmes.

La manipulation la plus grossière et partagée par l'intégralité de ces pseudo-statistiques est simple. Elle consiste à prendre pour un secteur donné toute la masse salariale des femmes qui est divisée par le nombre des femmes en questions. La même chose est faite du côté masculin et on compare les deux. Le résultat est stupéfiant et ne laisse aucun doute : les femmes gagnent en moyenne moins que les hommes. C'est évidemment une complète escroquerie intellectuelle. Pour plusieurs raisons puisque jamais n'a été pris en compte les parcours professionnels, les différences de temps de travail, les barèmes ou toutes les autres sources de revenus annexes. Churchill prétendait ne croire qu'en des statistiques qu'il avait lui même falsifié, visiblement, il a fait des émules.

Chose intéressante aussi, le WSJ indique que les hommes ont été aux USA plus touchés par le chômage en 2010 et 2011 que les femmes. Tiens ? Peut-être une raison structurelle à chercher du côté des secteurs qui emploient traditionnellement des hommes plus que des femmes. Il faut donc accepter que les hommes et les femmes travaillent globalement dans des secteurs différents. Comme ils travaillent dans des secteurs différents, on ne devrait pas s'étonner de trouver des différences aussi au niveau des salaires. Or jamais une étude sérieuse n'a été faite sur ce point. Bien au contraire, ce point est toujours caché sous le tapis.

En revanche, ces statistiques produites au doigt mouillé sont utilisées pour mettre ces disparités intolérables sur le dos d'une prétendue discrimination voulue par les employeurs forcément suppôts de Satan ou au moins de l'un de ses sicaires. Or pourquoi un employeur ouvertement turbolibéral payerait-il plus cher un homme qu'un femme à travail égal si une femme faisait le même travail. Cela ne résiste pas à l'analyse sauf à introduire dans l'équation le fait que l'employeur n'est pas très malin. Les employeurs seraient donc assez subtils pour discriminer activement les femmes et les empêcher d'accéder aux postes mieux rémunérés, mais trop sots pour le faire avec les hommes ?

Pire, si on regarde avec attention les séries statistiques collectées avec grand soin, on s'aperçoit que la thèse des employeurs sexistes est particulièrement risible. En effet, il ressort de ces statistiques que les femmes employées à temps plein travaillent en moyenne 8,01h par jour contre 8,75 h pour les hommes. Tiens, une différence de 9% qui est peut-être à rapprocher des 9% de différence salariale entendue il y a quelques jours.

Mais ce n'est pas tout. Un autre élément doit être pris en compte alors qu'il est très vite oublié par ces associations. Il s'agit du type de travail qu'occupent les hommes et les femmes. Statistiquement, un nombre suffisant de femmes choisit un travail un peu moins bien rémunéré mais aux horaires plus réguliers et aux conditions mieux adaptées à leurs demande, contrairement aux hommes qui choisissent des activités un peu plus risquées, un peu mieux rémunérées mais avec des contraintes un peu plus fortes aussi.

The cherry on the cake pour le JSW est que la différence salariale en les hommes et les femmes tend à diminuer voire à s'inverser au détriment de l'homme lorsqu'on tient compte de tous les facteurs et à-côtés définissant un poste donné. Une étude faite en 2010 par Reach Advisor a montré que parmi les travailleurs célibataires et sans enfant de 22 à 30 ans, les femmes gagnaient en moyenne 8% de plus que les hommes. Si l'on se rappelle que le taux d'instruction et la qualité des diplômes est notoirement meilleure chez les femmes que chez les hommes et que l'ensemble des économies occidentales font de plus en plus appel — par tertiarisation — à des travaux plutôt intellectuels, cet écart ne surprend pas tant que ça.

Mais ceci est sans importance puisque le dogme principal, qui pose la discrimination sexuelle comme préalable à toute analyse des différences salariales, est devenu absolument indiscutable au point qu'on ne retrouve plus que lui dans tous les articles de presse.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Justice indigne d'être bananière BASENAME: justice-indigne-d-etre-bananiere DATE: Thu, 08 Mar 2018 12:51:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: Mauvaise humeur TAGS: ----- BODY:

J'attendais un délibéré du tribunal des affaires de sécurité sociale depuis le 14 février dernier. Je l'ai enfin reçu hier par courrier recommandé, preuve que le président du tribunal était légèrement ennuyé avec mes écritures.

Je n'ai pas été déçu. Ayant une certaine habitude de ces juridictions sociales qui ne sont pas là pour dire le droit mais pour défendre la sécurité sociale contre vents et marées, je savais que j'allais être débouté. Je pensais que j'allais l'être de manière subtile. Même pas.

Le juge a tout simplement refusé de répondre à mes questions, mêmes celles posées in limine litis et celles posées avant dire droit.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, in limine litis est une expression latine du patois juridique du droit procédural signifiant dès le commencement du procès. Elle est utilisée pour rappeler que les moyens de forme doivent être évoqués dès le début de l'instance et avant tout moyen de fond, ceci afin d'éviter que la procédure ne s'éternise inutilement et éviter que le moyen soulevé ne soit, en réalité, qu'un procédé dilatoire. Les exceptions de nullité pour vice de forme doivent ainsi, être soulevées in limine litis c'est à dire avant toute défense au fond.

J'ai soulevé des exceptions de nullité in limine litis. Il y avait matière. J'ai posé d'autres questions avant dire droit, questions qui étaient importantes si le président du tribunal voulait dire le droit. Les questions soulevées étaient simplement des questions touchant la forme juridique de la caisse de sécurité sociale (ou prétendue telle) que j'avais en face de moi parce que j'ai la preuve qu'elle n'existe pas d'un point de vue strictement juridique et que ses actions relèvent d'une juridiction répressive. Rien de moins que cela.

Aucun des points soulevés n'a été tranché. Aucun des points n'est même évoqué dans le délibéré que j'ai reçu. Non seulement le juge se permet de répondre totalement à côté de la plaque, mais avec des arguments qui ont le tort de tordre le droit.

Ma réaction sera violente. Tout d'abord, le juge va se prendre une requête en omission de statuer. Pour la forme et le faire travailler un peu le sujet. Juste après, il fera un tour dans une chambre correctionnelle.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Justice bananière BASENAME: justice-bananiere-1 DATE: Wed, 07 Mar 2018 09:24:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Vous le savez, je suis en conflit depuis presque dix ans avec la sécurité sociale, celle-là même que le monde entier nous envie mais que personne ne veut avoir chez lui. En dix ans, elle m'a tout fait allant de la radiation sans préavis en me demandant de cotiser deux fois et en me contraignant à prendre une assurance santé en Allemagne — ce qu'elle a en plus le toupet de me reprocher — aux faux en écriture par huissier de justice assermenté en passant par les contraintes annulées sur le fond par un tribunal des affaires de sécurité sociale car correspondant à des périodes où je n'étais plus travailleur non salarié et pour lesquelles l'URSSAF dans sa grande mansuétude se permet de revenir sur la chose jugée lorsque cette chose ne lui plaît pas.

Un seul problème, officier de réserve de l'armée de terre, j'ai appris une chose dans les couloirs des casernes. Et je serai éternellement reconnaissant à l'armée de m'avoir appris le jeu du plus con, jeu dans lequel j'excelle car j'ai beaucoup d'endurance. Et contre la sécurité sociale, il faut avoir de l'endurance. En effet, le justiciable se bat dans des tribunaux d'exception financés par la sécurité sociale avec ses propres moyens financiers et sans presque jamais obtenir un article 700, ceux des caisses étant quasiment illimités. Or on ne gagne pas parce qu'on a raison, mais parce qu'on a quelques arguments pour soi, qu'on est de bonne foi et qu'on a le courage, la patience et les moyens financiers d'aller au bout de la procédure. Les caisses le savent, l'obstruction faite par les TASS servant à asphyxier financièrement l'heureux affilié pour qu'il rentre bien sagement dans le rang.

En effet, la sécurité sociale n'est qu'une machine à broyer le déviant. Par déviant, il faut entendre celui qui refuse le système (donc déviant dans son acception soviétique), mais il faut aussi entendre celui qui trouve qu'ayant cotisé toute sa vie, l'assurance santé peut aussi lui rembourser quelques kilomètres de taxi pour aller faire soigner son cancer dans la région d'à-côté puisque le traitement expérimental du professeur Machin donne de très bons résultats. Ce serait oublier un peu vite qu'un bon affilié âgé est un affilié mort. Par déviant, il faut aussi entendre les employeurs qui se battent contre les errements des caisses. Et des errements, il y en a.

Bref, en un mot comme en cent, je suis un déviant. Je le revendique tant je suis convaincu que ce qui mine notre économie est justement ce système social délétère. Et en tant que déviant, j'étais convoqué hier à 14h30 à la cour d'appel pour une affaire contre une caisse de retraite.

À ce point du récit, il faut tout de même que je vous fasse l'historique de la situation. Débouté par le TASS de mon département qui n'ouvre aucun dossier mais qui commence toute de même à se méfier de moi, j'ai été contraint d'interjeter appel sur une décision totalement ubuesque, le TASS m'ayant même refusé la rectification d'erreur matérielle.

Nous avions donc rendez-vous fin septembre 2017. La caisse de retraite avait mes écritures depuis la mi-juillet 2017, un accusé de réception du courrier faisant foi pour parler en patois pététique. L'avocat de la caisse, un baveux débutant mais d'une arrogance assez exceptionnelle pour un bleu, prétend que la caisse n'avait pas reçu mes écritures. Et, avec cet argument et malgré mon accusé de délivrance du courrier, il obtient un renvoi pour la fin novembre 2017. Il faut dire que la caisse devait être quelque peu gênée aux entournures.

À cette nouvelle audience, je me présente avec les mêmes écritures mais je tombe sur un autre avocat. Si le premier était arrogant, il n'y a plus de qualificatif pour le second. Il commence par m'aboyer dessus parce qu'il n'avait pas mes écritures. Le président me demande si je les avais envoyé à l'avocat. Je lui réponds que non puisque mon contradicteur est la caisse et non l'avocat que je ne connais pas, que je doute de la capacité juridique de la caisse et que j'ai donc envoyé par courrier mes écritures au directeur de l'objet juridique non indentifié. Le président me demande l'accusé de réception, je lui réponds que je l'ai envoyé en courrier simple puisque lors de la dernière audience, il m'avait indiqué qu'un accusé de délivrance de la Poste n'était pas une preuve recevable. Le baveux en chef accepte n'anmoins que l'affaire soit plaidée. Et nous attendons deux heures jusqu'à être appelés à la barre.

À la barre, cet avocat me file une liasse avec dix-sept pages de conclusions et des pièces annexes en osant prétendre qu'il n'a ajouter que dix lignes à ses anciennes écritures. Je constate à haute voix que je trouve bizarre qu'il prétende ne pas avoir reçu mes écritures alors qu'il y répond. Certes maladroitement, mais il y répond tout de même. Le président lui demande s'il se moque du monde puisque ses anciennes écritures ne faisaient que trois pages et me demande si je voulais un renvoi pour répondre. J'accepte le renvoi, il n'y a pas de raison. Rendez-vous le 6 mars 2018, hier, donc.

Or le mois dernier, j'ai reçu une nouvelle contrainte de cette caisse de retraite pour une période où mes activités étaient fermées, contrainte signifiée sciemment par la caisse à une fausse adresse et un nouvel appel des cotisation pour l'année 2018 cette fois à la bonne adresse. J'ai donc été contraint d'assigner la caisse devant le tribunal de grande instance pour obtenir les documents que je demande depuis maintenant quatre ans et que les juridictions sociales me refusent. À savoir les statuts datés, signés et enregistrés de cette caisse pour savoir quels sont les textes de loi qui s'appliquent. En ayant assez, j'ai donc produit un nouveau jeu d'écritures, lequel commence par un soulèvement d'exception d'incompétence matérielle parfaitement argumenté, demandant que la chambre sociale d'appel se déclare incompétente au profit d'une juridiction répressive. Il n'y a que cela que cette caisse et surtout son directeur comprendront.

Nous sommes les premiers à être appelés lors de l'appel des causes. Le président demande à l'avocat s'il avait reçu mes écritures. Comme je sais de source sûre que jamais la caisse en question ne fait suivre les écritures des parties adverses à ses avocats et que l'avocat en question est d'une mauvaise foi absolue, je lui rends la monnaie de sa pièce en affirmant que la caisse ne pouvait pas prétendre ne pas avoir reçu ce jeu d'écritures puisqu'elle les a reçues avec l'assignation devant le tribunal de grande instance par exploit d'huissier dont voici la note d'honoraires. Subséquemment, je demande au président par quelle voie je devais fournir mes écritures à la caisse puisque par courrier recommandé, elle nie les avoir reçues, par courrier simple, elle prétend que le courrier n'a sans doute jamais été délivré. L'exploit d'huissier est donc aussi et sans doute un faux en écriture. Silence dans la salle.

Le président constatant que je me représentais moi-même indique à l'avocat de la caisse que j'étais en droit de produire mes écritures lors de l'audience et me demande d'en fournir un exemplaire à l'avocat de la caisse. Nous serons rappelés avant le début des plaidoiries pour savoir si la caisse demande un renvoi.

Je retourne au fond de la salle avec le baveux de la caisse et son haleine fétide sur les talons, lequel prend mes écritures et se contente d'en regarder la fin. Le ton monte lorsqu'il voit que je soulève une exception d'incompétence. Ce monsieur en a assez d'attendre dans les salles d'audience pour une affaire comme la mienne et trouve qu'il est inadmissible que je demande renvoi sur renvoi. Le ton est monté des deux côtés puisque j'ai rappelé à ce cuistre que le premier renvoi avait été demandé par son substitut et qu'il s'était débrouillé pour que je sois contraint d'en demandé un second. Par ailleurs, mon cher maître, tu es payé pour cela. Grassement. J'aimerais pour ma part être payé comme toi à ne rien faire dans un prétoire. Moi, je prends un jour de congé et je fais mille kilomètres à chaque fois, donc tes états d'âme, tu peux les utiliser en suppositoire.

Le président nous demande de parler plus bas, le baveux de la caisse retourne s'asseoir. Puis nous sommes rappelés. L'avocat de la caisse éructe, au bord de la crise d'apoplexie, signalant au président au j'avais l'outrecuidance de soulever une exception d'incompétence et qu'il demandait un renvoi pour répondre à cela. Je m'y oppose, argumentant par un début de développement imparable et signalant que ce n'était pas à l'avocat de la caisse de répondre à cette exception mais à la cour. Le président refuse de prendre mes écritures et ordonne un renvoi contradictoire au 18 septembre 2018. Je lui explique que d'ici-là j'aurai saisi une juridiction pénale, cela ne lui a visiblement fait ni chaud ni froid.

Or une exception d'incompétence matérielle est quelque chose qui se juge sur place, sans renvoi. En renvoyant, elle se déclare implicitement compétente. À moins qu'elle ne veuille que gagner du temps, comme l'avocat de la caisse, par des manœuvres dilatoires.

L'affaire pénale est en bonne voie. J'ai eu d'excellente nouvelles hier soir.

----- COMMENT: AUTHOR: rachtapougne DATE: Sun, 11 Mar 2018 00:35:07 +0000 URL:

Bonjour et bravo!! J’ai subit les mêmes choses, de la part du rsi et de ses avocats incompétents, qui ont même été jusqu’à mentir à la juge et qui se sont fait défoncer en audience! Pétages de plombs du baveux, fâché tout rouge!! :D Tous les jugements partiaux, aucun des documents demandés fournis, des reports à n’en plus finir pour arriver à des jugements violant systématiquement les droits de la défense! Tout est en cour d’appel ou en cassation… l’attente, c’est c’qui est bon parait il!? :D Mouais… ben on va dire ça alors! Je ne sais pas si tu vois mon mail, mais on peut se contacter à l’occasion. J’ai vu sur Facebook que tu proposais ton aide… ça peut certainement nous servir d’échanger sur ce sujet. A bientôt? :) Bon wik!

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: In memoriam BASENAME: in-memoriam DATE: Mon, 05 Mar 2018 12:28:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvais esprit CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Fêtons dignement mes frères, aujourd'hui, la mort de Staline.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Mon, 12 Mar 2018 17:58:05 +0000 URL:

C’est certain. Mais, même avec sa musique, il n’a pas autant de morts sur la conscience que l’ancien séminariste reconverti en père des peuples.

----- COMMENT: AUTHOR: clweb DATE: Mon, 12 Mar 2018 17:28:59 +0000 URL:

Et le pauvre Prokofiev mort le même jour, éternel oublié.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Wed, 07 Mar 2018 07:01:55 +0000 URL:

Merci de nous raffraîchir la mémoire !
On a un peu trop tendance à l’oublier, le regrettable camarade Yossip Vissarionovitch…

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Pour inspirer le gouvernement BASENAME: pour-inspirer-le-gouvernement DATE: Tue, 27 Feb 2018 08:29:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Notre gouvernement actuel essaie de réformer le pays. Ne boudons pas notre plaisir, cela fait trente ans au bas mot que c'était nécessaire. Mais je ne suis pas réellement sûr qu'il attaque par le bon côté puisque le fond du problème est le sacro-saint paritarisme à la française et, ce qui en découle fort logiquement, la sécurité sociale que le monde entier nous envie. Enfin, c'est nous qui le prétendons.

Je pèse mes mots, après de longues réflexions sur notre situation actuelle, j'en suis arrivé à la conclusion que ce sont les syndicats représentatifs qui commandent au gouvernement au travers de la sécurité sociale et des entreprises d'état plutôt que l'inverse. Au lieu de réduire la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires sans séparateur, le gouvernement serait avisé de ressortir le rapport Perruchot tant il est inadmissible que des syndicats dits représentatifs et qui ne représentent que leurs propres intérêts soient capables de verrrouiller un pays tout entier en le portant à la ruine.

Ceci étant, tout part à vau-l'eau dans ce pays puisque nous avons le choix entre une classe politique faible — et rendue plus faible encore par le quinquennat puisque toujours en campagne — et une autre classe politique dogmatique.

La classe dogmatique est usante. À ce propos, l'amère de Paris, plus connue sous le sobriquet de notre Drame de Paris, est directement responsable par ses actions de la coupure de ce site internet et de bien d'autres durant une semaine. Et encore, une semaine, j'ai eu de la chance. En tant que professionnel, mes accès étaient prioritaires. Certains voisins n'ont plus de téléphone depuis trois semaines et Orange est incapable de leur dire quand ce sera rétabli. En effet, avec sa fumeuse idée de réduire les voies pour les automobilistes en construisant des pistes cyclables, l'un de ses engins de chantier a simplement coupé la moitié des lignes de la boucle locale de l'arrondissement, m'occasionnant au passage huit jours de chômage technique. Je vais peut-être me fendre d'une requête à la mairie de Paris pour demander réparation. Après tout, il n'y a pas de raison.

Quant à la classe politique faible qui cache sous le tapis toutes les turpitudes d'un système qu'elle ne veut voir, je me demande si elle n'est pas pire encore. À ce propos, un avocat me disait il y a de longues années que les tribunaux n'étaient engorgés que parce qu'ils le voulaient bien et qu'il passaient souvent quatre-vingt-dix pourcents de leur temps à récupérer les erreurs faites dans les dix premiers pourcents. Depuis que j'ai mon rond de serviette dans certains prétoires, j'avoue que c'est assez vrai. Et aucun garde des sceaux n'a osé s'attaquer à cela. Les juges sont indépendants, c'est-à-dire qu'ils ont parfaitement le droit de ne pas appliquer la loi, ils savent qu'ils sont jugés par leurs pairs. Quant aux officiers ministériels, c'est encore pire.

Vous le savez, je suis en guerre contre la sécurité sociale depuis de longues années. Cela commança par des cotisations payées deux fois puis une saisie sur mes comptes professionnels par un huissier qui, pour saisir, a juste commis en petit faux en écriture. Comme quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent, le justiciable moyen a une peur panique d'un huissier, cela passe. Mauvaise pioche, avec moi, ça ne passe pas. J'ai appris une chose à l'armée, c'est le jeu du plus con et j'avoue y avoir quelque endurance. La chambre nationale des huissiers de justice a juste demandé à l'huissier en question de prendre sa retraite. À quasiment soixante-dix ans, c'était mérité. Pourtant, ce sale type aurait dû se retrouver derrière les barreaux car je subodore que je n'étais pas le premier à qui il s'est permis de présenter des faux. Un autre d'une caisse de retraite (la CIPAV qui non seulement n'a aucune existence légale, mais n'entre plus dans l'organisation de la sécurité sociale depuis 2010 selon la sécurité sociale elle-même) se permet de signifier des contraintes à une adresse qu'il sait être une ancienne adresse en toute impunité.

Autres huissiers, autres mœurs me direz-vous ? Eh bien non. Dans ma nouvelle région, j'ai affaire à deux nouveaux huissiers. Le premier envoie son père — ancien huissier lui-même mais qui n'a même plus la qualité de clerc significateur —, ce qui ne semble déranger personne. Autant vous dire que j'en ai profité pour faire une déclaration de travail dissimulé auprès de l'URSSAF, il n'y a pas de raison. Le second a prétendu par deux fois être passé chez moi et n'y avoir trouvé personne alors que j'y étais. Lorsque je lui ai montré les images de videosurveillance montrant que son clerc avait juste jeté son avis de passage dans la boîte aux lettres, le ton a quelque peu changé. Aujourd'hui, cet huissier m'envoie toujours un courrier me demandant, pour éviter tout malentendu (sic), mes disponibilités pour me remettre tel ou tel pli.

Sachant que l'huissier en question m'a déjà envoyé des commandements aux fins de saisie-vente folkloriques puisqu'ils étaient au profit de l'URSSAF A alors que le jugement était au profit d'une URSSAF B, j'ai aimablement répondu à son courrier en lui indiquant pour éviter tout malentendu et lui éviter de faire du tourisme devant la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris de bien vouloir m'indiquer, comme la jurisprudence l'impose, la forme juridique du machin. Je parle de machin puisque, même après avoir cherché longtemps, je n'ai pu trouver sa forme juridique. Et même en admettant que ces unions résultent bien d'une fusion de caisses primaires et de caisses d'allocations familiales, il faudrait encore que ces caisses initiales aient une quelconque existence. Je ne développerai pas plus, n'insistez pas.

Naturellement, je n'ai obtenu aucun des documents demandés. Pas même la preuve que cet huissier respecte bien l'article 124-4 du code de la sécurité sociale. Ces gens se croient vraiment au-dessus des lois.

Subséquemment, je viens de saisir le juge de l'exécution avec un pavé de vingt-cinq pages et soixante-quinze pages de pièces. Je n'ai pas assigné directement l'URSSAF puisque je ne sais pas ce qu'elle est, j'ai assigné personnellement le directeur du machin qui ne pourra se faire représenter que par un avocat s'il ne daigne pas découvrir les joies de la France profonde. En effet, je ne voulais pas que mon acte soit déclaré nul eu égard à l'article 648 du code de procédure civile. Je ne suis vraiment pas à l'abri qu'on me reproche des choses qu'on ne reproche pas à mon contradicteur.

Subséquemment encore, je viens de saisir une juridiction civile pour que la forme juridique et les statuts des machins me soient fournis sous astreinte. Naturellement, avec des documents ayant force probante. Comme ces documents n'existent pas et que je le sais, je ne risque pas grand'chose.

Donc pour un trimestre de cotisation à une période où tant le RSI que la CPAM m'avaient fermé tous mes droits et que je n'avais plus aucune carte vitale, j'ai subi dans l'ordre :

Nous en sommes là. En droit, j'ai raison, le droit interne français me donne raison, la jurisprudence me donne raison. Ce n'est pas pour cela que le juge appliquera le droit, les caisses de sécurité sociale sont un état dans l'état qui a tous les droits et qui commande aux politiques et aux juges. Mais si par extraordinaire, il me donnait tort, il risque fort de se retrouver avec tout ce beau petit monde en correctionnelle.

Vous allez me dire que c'est une affaire parmi d'autres et qu'elles ne se passent pas toutes aussi mal. C'est à voir. J'ai gagné en novembre dernier contre l'URSSAF de la ville B. En effet, mes activités de travailleur non salarié ont toutes été fermées en janvier 2016. Ce n'est pas pour cela que les caisses de sécurité sociale ne continuent pas à m'appeler des charges délirantes sur des activités fermées. J'ai réussi à faire comprendre au TASS de B que, mes activités étant toutes fermées, il est tout de même assez étrange qu'en particulier l'URSSAF et la CIPAV me demandent des dons. L'URSSAF a été déboutée pour le second trimestre 2016. La CIPAV, je n'en sais encore rien, le délibéré tarde à sortir, le TASS devant être gêné aux entournures.

Or l'URSSAF continue à m'envoyer des avis de « dernier avis avant poursuites » pour les périodes postérieures à cette date, mais aussi pour le deuxième trimestre 2016, indication qu'une contrainte va s'ensuivre à brève échéance. En d'autres termes, un tribunal, son tribunal qu'elle paie grassement, lui a indiqué que ses demandes étaient illégales. Ce n'est pas pour cela que l'URSSAF ne revient sur la chose jugée lorsque cette chose lui déplaît.

L'huissier du machin a été mis au courant par courrier recommandé avec avis de réception. Je lui ai indiqué que s'il avait l'outrecuidance de passer me remettre une contrainte ou un commandement aux fins de saisie-vente pour une période postérieure à janvier 2016, il irait encore en correctionnelle.

Je ne pense pas qu'il ait compris.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: EHPAD's en grève BASENAME: ehpad-s-en-greve DATE: Tue, 30 Jan 2018 06:46:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Je hais les politiciens TAGS: ----- BODY:

Depuis quelques jours, on nous informe jusqu'à la nausée de la situation catastrophique dans laquelle se trouvent les EHPAD's. Les EHPAD's sont, pour ceux qui l'ignoreraient encore, ce qu'on appellait il y a quelque temps encore les maisons de retraite et qui facturent des sommes délirantes à leurs pensionnaires.

Vues les sommes réclamées, je pensais naïvement que notre sécurité-sociale-meilleur-système-auoproclamé-au-monde-que-personne-surtout-ne-veut-avoir-chez-soi ne finançait, dans sa grande bonté, rien ou presque comme elle le fait pour les traitements innovants du cancer, un cancéreux mort coûtant tout de même moins cher qu'un autre vivant en rémission (voir pour cela ici ou , qu'est-ce que ce serait si nous n'avions pas le meilleur… pardon, je me répète.). Il n'en est pourtant rien, notre chère sécurité sociale prétend régler les soins médicaux. Ainsi ne devrait rester à charge que le logement, logement dont le coût devrait être à peine plus élevé qu'un logement en copropriété classique. J'admets en effet qu'il faille des services supplémentaires. Mais 1800€ par mois pour un établissement au fin fond du Massif-Central pour une chambre de 25m², c'est juste se moquer du monde si on retire de l'enveloppe les soins médicaux qui, visiblement, n'arrivent même pas à être donnés.

C'est encore pire lorsque l'on sait que notre chère sécurité sociale se paiera sur la succession lorsque l'heureux et ancien cotisant se décidera enfin à mourir pour ne pas lui coîter trop cher. Et si la sécurité sociale ne le fait pas, ce sera l'état au travers de droits de succession.

Or ces gens ont cotisé pour la plupart toute leur vie. Toute leur vie, on a taxé leur travail (aujourd'hui à hauteur de 80%), leurs revenus, leur capital. Et on trouve encore normal de les laisser dans cet état d'abandon. On a inventé la vignette auto (pour les vieux, rappelez-vous), la journée de solidarité (2 à 3 milliards d'euros, où passent-ils ?). J'ai de plus en plus l'impression qu'on prépare la population à la création de nouvelles taxes pour financer les EHPAD's, taxes qui iront finalement au pot commun donc aux dépenses de fonctionnement de notre état obèse sans que cela ne règle le problème.

Et il se trouve encore des gens pour défendre un tel système.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Excursion TASSienne BASENAME: excursion-tassienne DATE: Wed, 17 Jan 2018 13:55:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Vous vous en souvenez sans doute. Ou peut-être ne vous en souvenez-vous pas. À la suite de l'affaire du forcené de Tulle, l'audience du 29 novembre 2017 contre la CIPAV a été renvoyée au mercredi 17 janvier 2018 à 9h00. C'est-à-dire ce matin. Il n'y a pas à dire, que c'est triste, Tulle, le mercredi, avec ou sans Hollande…

Après être passé par la fouille habituelle, je me dirige vers la salle d'audience. À l'ouverture des débats, la salle était remplie d'avocats. Je n'avais encore jamais vu ça, pourtant, j'y ai mon rond de serviette. À l'appel des causes, j'entrevois deux ou trois dossiers dont la hauteur se mesure en mètres linéaires. Cela promet d'être long. Je fais contre mauvaise fortune bon cœur sachant que le président prendra un malin plaisir à me faire passer en dernier. En effet, depuis le temps que nous nous pratiquons, elle commence à se dire qu'il ne faut surtout pas me laisser donner des idées aux avocats. C'est de bonne guerre.

Les affaires sont appelées dans un désordre absolu en fonction des préséances des barreaux. Albi avant Limoges, Brive après Tulle ou Ussel… Une avocate plaide un dossier de libéré en fondant son argumentation sur l'arrêt de la cour de cassation de novembre 2016, lequel impose aux caisses de détailler leurs prétentions. Ce faisant, elle appuie sur la nullité de la mise en demeure, celle de la contrainte qui s'ensuivit et sur le fait que la contrainte fait référence à des mises en demeure qui n'existent pas, en tout cas pas à la date spécifiée. Elle indique au président qu'elle demande au tribunal, comme il se fait régulièrement, une première décision sur la forme avant de plaider le fond. Refus poli parce que cela donnerait trop de travail du tribunal.

J'arrive à dire quelques mots à l'avocate en question qui m'a dit tout le mal qu'elle pensait de ce président, non pour cette affaire en particulier, mais pour son attitude en général. Je n'en écrirai pas plus.

Les affaires passent les unes après les autres. deux avocats, brillants, remettent le représentant de l'URSSAF à sa place. L'un ouvertement, l'autre en se moquant de lui, le flattant avec un certain excès appuyé. Je ne pense pas que du haut de sa suffisance il ait compris le message.

Et nous arrivons à mon tour. La salle était vide. Restaient le président et ses deux assesseurs (dont l'un sans sa médaille), le greffier, l'avocat de la CIPAV et moi. Je n'ai pas le temps de m'avancer à la barre que le président avait déjà donné la parole à mon contradicteur. Or j'étais demandeur, c'était à moi de parler. Mon contradicteur se lance dans une plaidoirie minimaliste. N'ayant pas le choix, je le laisse faire.

Puis vient mon tour de parler. Je demande donc au président si mon contradicteur satisfaisait aux exigences de l'article 124-4 du code de la sécurité sociale. Aux yeux d'un bœuf qui vient de paître du président, je réitère ma question. Inteloquée, elle me rétorque qu'un avocat n'a pas besoin de s'y conformer. Pourtant, je ne parle pas de l'article 416 du code de procédure civile réglant les représentations par les avocats, mais du 124-4 du code de la sécurité sociale qui impose à un prestataire intellectuel, ici un avocat, d'avoir une délégation de marché de la caisse. Faute par mon contradicteur de satisfaire à ce point précis, j'indique au tribunal qu'il devra retirer du dossier toutes les écritures de mon adversaire. Le président note, je ne sais ce qu'il en adviendra.

Je continue en signalant aimablement au tribunal que la CIPAV fonde ses écritures sur l'article R111-1 du code de la sécurité sociale. Or cela ne saurait perdurer puisque la CIPAV est l'une des douze sections professionnelles de la CNAVPL qui est implicitement exclue par cet article de l'organisation de la sécurité sociale. Par ailleurs, afin de savoir à qui je m'adresse puisque la CIPAV refuse de me dire qui elle est, j'annonce au président que j'ai fait ma petite enquête. Un administrateur de la CIPAV m'a en effet écrit que la CIPAV est une association de loi 1901. Or la préfecture de police de Paris où elle a toujours eu son siège est incapable de retrouver une quelconque immatriculation de cette association. Elle me l'a écrit.

Délibéré au 14 février 2018.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Nouvelle (proposition de) taxe fumeuse BASENAME: nouvelle-proposition-de-taxe-fumeuse DATE: Sat, 13 Jan 2018 11:19:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Cela m'avait échappé. Entre les réveillons de Noël et du nouvel an, il n'y a eu aucune trêve pour les députés cherchant toujours plus comment faire les poches des Français. Un groupe d'experts, rassurez-vous payés par vos impôts, fut réuni et un article fut publié dans un journal. Il y est écrit :

Un groupe d’experts missionné par la ministre des Transports Elisabeth Borne a publié un rapport d’étape dans lequel il envisage la mise en place d’une contribution sur les livraisons à domicile. L’Etat est à la recherche de financements pour réaliser des investissements dans le secteur du transport… et la création d’une taxe sur les livraisons à domicile est une piste à envisager ! Elle est en effet évoquée par le Conseil d’orientation des infrastructures (COI) dans un rapport d’étape publié récemment. Ce groupe d’élus et d’experts a été créé par la ministre Elisabeth Borne afin de préparer la future loi visant à moderniser nos modes de transports. Et pour le COI, "une taxation des livraisons à domicile serait souhaitable".

Vous avez bien lu, elle a osé. Naturellement, évidemment, l'idée ne vient pas d'elle. Elle n'est que le vecteur représentant la voix de son maître.

Ainsi, après les diverses taxes ponctionnées un peu partout entre l'achat de votre ordinateur, la taxe sur les supports de sauvegarde parce que vous pourriez — notez bien le conditionnel — y stocker des fichiers illicites violant les règles du droit d'auteur, les taxes sur les fournisseurs d'accès internet — pour les mêmes raisons —, les diverses taxes sur les télécommunications, celles sur votre téléphone, vous allez encore être taxé pour avoir commandé une simple pizza parce que vous être trop fatigué de travailler sept mois par an juste pour payer d'autres impôts, d'autres taxes, d'autres cotisations et une foultitude d'autres vexations fiscales.

Et malgré cela, le budget a déjà prévu d'emprunter 195 nouveaux milliards d'euros cette année. Ce n'est qu'une prévision qui, naturellement, est largement sous-évaluée.

Bientôt, ces experts vont trouver l'idée de nous faire payer l'air que l'on respire ou les ventilateurs en été sous prétexte que cela donne l'illusion d'avoir un peu d'air frais oubliant combien le gouvernement de son côté, en continuant à nous pomper l'air, ne brasse que du vent.

Je cite encore :

Avec l’essor du e-commerce, le flux de livraison double tous les trois ans. Il souhaite ainsi réduire le volume de celles réalisées au domicile du consommateur car "se développe à profusion un transport de colis sous-optimisé et qui est source de nuisances multiples", peut-on lire dans le rapport d’étape. "L’idée proposée à ce stade est celle d’un signal-prix pour réduire l'attractivité de la livraison à domicile", au profit des relais-colis. Néanmoins, rien ne dit que le gouvernement retiendra cette option. "Sa mise en oeuvre apparaît complexe et nécessite préalablement une étude approfondie", prévient en effet le COI.

Source de nuisances multiples et sous-optimisé. Si ces entreprises sont sous-optimisées, elles disparaîtront comme a disparu Mory une fois qu'elle n'a plus été capable de faire de la croissance externe. Entre temps, certaines fonctionnent très bien et arrivent à payer leurs salariés. Madame Borne, la source de nuisances multiple, c'est vous et vos semblables, c'est vous et vos pseudo experts.

 

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Fake news BASENAME: fake-news DATE: Fri, 12 Jan 2018 12:00:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Mauvaise humeur TAGS: ----- BODY:

Notre actuel président de la république s'est en partie fait élire sur la suppression de la taxe d'habitation. Plus exactement, il indiquait supprimer cette taxe d'habitation sans avouer qu'en plus de l'augmentation de la CSG, il y aurait un impôt de remplacement. Il aurait été avisé de supprimer plutôt la taxe foncière qui n'est qu'un loyer déguisé payé à l'état pour avoir le droit de posséder son bout de terrain, la taxe d'habitation au moins servant officiellement à payer les coûts subis par la collectivité pour le fait d'habiter chez soi.

Lorsque je prétendais que Macron n'était que le digne fils spirituel de Hollande, j'espérais tout de même me tromper. Fichtre non, il est vraiment au top et il sera difficile de faire mieux d'autant que sa rhétorique est très subtile. En même temps et en sens contraire, c'est pareil tout en étant différent voire en pire. L'avantage de cette rhétorique, toutefois, c'est qu'elle colle à tout et à son contraire.

Mais revenons aux déclarations du ministre auprès du ministre de l'intérieur. Jacqueline Gourault a en effet indiqué hier jeudi que la disparition de la taxe d'habitation donnerait lieu à la création d'un nouvel impôt qualifié de plus juste. Pourquoi ne suis-je même pas étonné ? Juste après cette déclaration, elle semblait revenir sur ses propos puisqu'elle intique sur Twitter que « la taxe d'habitation est définitivement abolie et ne sera pas remplacée par un autre impôt. La fiscalité locale sera entièrement repensée. »

Notez bien que la fiscalité locale sera entièrement repensée. S'il n'y aura peut-être pas de nouvel impôt, on pourra vous tondre ou vous saigner en repensant les impôts existants, les collectivités locales ayant besoin de ressources. Le ministre cependant n'a pas été plus précis, « ça doit s'emboîter avec la fin de la taxe d'habitation », a-t-elle simplement fait savoir, soulignant que les discussions ont d'ores et déjà débuté.

C'est bon signe, heureux contribuables que vous êtes.

Mais plutôt que de ponctionner une fois de plus le contribuable français qui est déjà l'un des plus taxés au monde si ce n'est le plus taxé, peut-être pourrions nous commencer à regarder comment les collectivités locales utilisent cet argent. J'ai été pour ma part effaré du dernier conseil municipal de ma commune. J'y ai en effet appris deux choses fort importantes :

Mais revenons à cette d'hypothèse d'un impôt en lien direct avec le territoire. Le grand débat est de savoir si on passe d'un système où les collectivités demandent une part d'un impôt national ou si on conserve des impôts locaux qui sont prélevés sur une assiette définie et avec des taux qui sont fixés. Le ministre semble être partisant de la seconde option.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Lettre ouverte au(x) cuistre(s) qui nous gouvernent BASENAME: lettre-ouverte-au-x-cuistre DATE: Wed, 10 Jan 2018 09:20:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

J'écris cuistre, mais à la réflexion, je me demande s'il ne s'agit pas de crétins absolus. En tout état de cause, ces imbéciles sont des nuisibles qu'il serait bon d'empêcher de nuire plus longtemps. Il y a des pays en voie de développement. Il en est, comme la France, en voie de sous-développement et la classe politique dans son intégralité n'y est pas étrangère.

En effet, la république en marche, c'est une connerie par jour à tel point que cela nous ferait presque regretter Hollande, l'autre pays du chômage.

Hier, c'était la réduction à 80km/h de la vitesse sur le réseau secondaire. Je rappelle à toutes fins utiles qu'Emmanuel Macron, durant la campagne présidentielle, s'était ouvertement déclaré contre. Je cite :

En France, les vitesses sont "impaires" : 30, 50, 70, 90, 110, 130, écrit le candidat. Cela participe de leur lisibilité […] Je suis naturellement favorable, dès lors que les conditions de danger l'imposent, à abaisser la vitesse à 70. Mais abaisser en section courante la vitesse à 80 interrogerait l'ensemble de l'édifice.

Mais que faire d'autre lorsqu'on n'a plus d'argent pour entretenir le réseau ? Je me souviens, lorsque j'ai passé le permis il y a presque trente ans, qu'il était facile de conduire la nuit. Il y avait des bandes blanches sur les routes principales, visibles, elles étaient en bon état. On pouvait aussi conduire la nuit en feu de croisement, les catadioptres rendant la route parfaitement visible. Aujourd'hui, les feux sont devenus blancs avec une prime d'éblouissement aux phares xénon, il faut rouler avec les phares pour avoir une idée de l'endroit où l'on met les roues même dans certaines agglomérations tant le revêtement est dans un état déplorable et qu'il faut deviner où se trouve le bord de la route.

Au lieu de cela, on limite la vitesse de circulation. Tout le monde sait que cela va éviter les 1500 morts en ville où, a priori, personne n'est censé rouler à plus de 50 km/h. Tout le monde sait que cela va éviter aux gens de conduire sous l'emprise d'alcool, de médicaments ou de stupéfiants. Tout le monde pense que cela évitera aussi à certains inconscient de faire marche arrière dans des virages sans visibilité, ou plus simplement de couper les mêmes virages.

À titre personnel, je conduis depuis presque trente ans et j'ai plusieurs centaines de milliers de kilomètres à mon actif même dans des pays très mal éduqués en terme de conduite comme l'Arabie Séoudite. En presque trente ans, j'ai eu trois accidents. Deux accidents à vitesse réduite, l'un lorsqu'une brave dame est sortie d'un stationnement pour faire demi tour devant moi, le deuxième sur une route de montagne où une greluche se croyant seule a coupé un virage sans visibilité lorsque j'arrivais. Le troisième sans tiers grâce à un garagiste qui m'a imposé de mettre des pneus neufs à l'avant d'un véhicule, ce qui m'a permis de faire plusieurs beaux tête-à-queue le même jour dont l'un s'est achevé dans la pile d'un pont de la SNCF. Jamais la limitation de vitesse à 80 km/h n'aurait évité ces accidents.

Pire, conduire en ville relève aujourd'hui d'un parcours du combattant. Les rues pas forcément très larges sont maintenant affublées de bandes cyclables. Entre les vélocipèdes et autres bicyclettes souvent à contresens, les gens qui ouvrent leurs portières en stationnement n'importe comment, les panneaux et autres feux cachés derrières des fourgons en stationnement et maintenant les piétons à qui il faudra laisser la priorité dès lors qu'ils sont en regard du passage piéton et non plus engagés, ne pas commettre d'infraction répréhensible relèvera d'une gageure. D'ailleurs, parmi les cyclistes accidentés tous les ans, pourrait-on connaître le nombre de ceux qui l'ont été sur des bandes cyclables à contresens ? Je n'ai pas réussi à trouver ces statistiques.

Plutôt que de payer le changement de tous les panneaux de limitation de vitesse dont le code de la route nous apprend qu'il en faut un tous les cinq kilomètres, le gouvernement aurait été avisé d'utiliser cet argent pour entretenir les routes. À moins que le dessein profond soit d'augmenter la manne de plus de 900 millions d'euros des procès verbaux établis par les photomatons qui poussent au bord des routes comme les champignons après la pluie. Mais je suis mauvaise langue, notre charmant premier ministre ayant signalé que le coût du financement des nouveaux panneaux sera entièrement financé par l'état. Débile, d'où crois-tu donc que provient l'argent avec le quel tu te gaves et avec lequel tu paies tes mesures ineptes ?

D'autant qu'il y a comme un biais dans le raisonnement. L'étude suédoise affirmant que chaque réduction de 10 km/h de la vitesse conduit automatiquement à une réduction des morts de 4% est maintenant connue comme bidonnée. Les études faites en France ne sont pas publiques parce que les résultats ne sont pas aussi bons et représentatifs qu'ils devraient l'être d'autant plus que cette réduction de vitesse s'est accompagnée d'une réfection des routes sur les mêmes tronçons. Le Danemark qui avait lui aussi limité la vitesse à 80 km/h s'est rendu compte que l'expérience était contre-productive et vient d'augmenter la limitation de vitesse à 90 km/h. Naturellement, ces gens n'ont rien compris et, une fois encore, la France, ce phare de la modernité, a raison contre le reste du monde.

Mais il ne faudrait pas croire que cette mesure débile est la seule que le gouvernement a dans ses tuyaux. Il s'agirait plutôt de l'arbre qui cache la forêt et lorsqu'on parle de cela, on évite de parler des autres sujets. Et pourtant, il y en a. Dans les mesures déplorables figurant dans les cartons se retrouve une petite perle. En effet, les politiciens français, du haut de leur magistère universel, se croient autorisés et capables de « repenser le capitalisme » (sic, jamais je ne me serais permis une telle formule), un système que l'humanité a mis des siècles si ce n'est des millénaires à raffiner.

J'avoue, j'hésite entre le rire et les larmes de désespoir et de colère. Qu'ils essaient déjà de réduire le chômage endémique à notre économie suradministrée pour commencer. S'ils y arrivent, ils pourront s'attaquer à repenser le capitalisme.

Non, ils veulent tout simplement repenser le capitalisme. Cela fleure bon le gouvernement en marche vers la démagogie, le ridicule achevé et la petite brouette de réglementations, instabilités et insécurités juridiques aussi inutiles que nuisibles pour l'économie française, mal français s'il en est.

Ce ne serait pas si grave s'ils connaissaient le capitalisme. Cela permettrait un début de réflexion. Mais ils ne le connaissent pas et l'abhorrent de toute façon de tout leur cœur. Ils vont tout au plus repenser le socialisme, seule chose qu'ils connaissent et que leurs esprits étroit arrivent à imaginer sans trop de peine.

Il y a en effet en France une maladie chronique et incurable consistant à vouloir aprioriser toute forme d'initiative individuelle ou entrepreneuriale estimant qu'elles ne peuvent s'inscrire que dans une ligne pensée préalablement par un état omniscient. Cela n'est pas récent, souvenez-vous du commissariat au plan. Ce formatage culturel dénit à l'homme libre, donc à l'entreprise, toute responsabilité pour forger son propre destin. Pire, il est à la base de tous nos maux et régressions depuis 1945 puisqu'il a inhibé toute prise de risque susceptible de déplaire aux règles imposées par l'état, ceux qui voulaient s'y soustraire ayant souvent compris rapidement qu'il valait mieux partir vers des cieux plus cléments.

Mais revenons à cet n-ième pet de l'esprit du gouvernement en marche. Il existe un principe médical que ce gouvernement devrait bien appliquer : primum non nocere. Pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'user leurs fonds de culottes en classe de Latin, cela peut se traduire par d'abord, ne pas nuire. Pourtant, en matière de nuisance, le projet de Nicolas Hulot qui se profile à l'horizon est un modèle. Je rappelle à toutes fins utiles que Nicolas Hulot est un autodidacte, photographe et animateur d'émission de télévision spécialisée dans le crash d'engins volants mal identifiés. À ce titre, n'étant absolument pas juriste, il serait inspiré de faire preuve d'un peu plus de modestie intellectuelle tant le sujet touché est sensible.

La question à laquelle notre juriste au pieds tendres veut répondre est celle de savoir comment il convient de définir une entreprise. Cette question métaphysique, pourtant, trouve sa réponse dans le code civil français (articles 1832 et 1833). Elle est même simple et succinte. Les esprits chafouins préntendront qu'elle est lapidaire.

Ces réponses sont apportées par les articles 1832 et 1833 que je cite in extenso :

Article 1832

La société est instituée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent par un contrat d'affecter à une entreprise commune des biens ou leur industrie en vue de partager le bénéfice ou de profiter de l'économie qui pourra en résulter.

Elle peut être instituée, dans les cas prévus par la loi, par l'acte de volonté d'une seule personne.

Les associés s'engagent à contribuer aux pertes.

Article 1833

Toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l'intérêt commun des associés.

L'article 1832 définit donc de manière simple, apolitique et sans idéologie l'entreprise. L'entreprise appartient à des personnes qui décident de s'associer pour créer des choses ensemble. Ce faisant, ils en partageront aussi bien les profits que les pertes.

L'article 1833 quant à lui indique qu'une société doit avoir une activité légale. Il est donc interdit de revendre de la viande humaine sur le marché ou des esclaves même en vie et d'un seul tenant. Ceux qui pensaient ouvrir un service « les Putes Bleues » c'est-à-dire un service téléphonique permettant de commander un ou une prostitué(e) en trente minutes au bas de chez soi y seront pour leurs frais.

Il est intéressant de signaler que le législateur, dans sa grande sagesse, avait décidé d'avoir une définition minimaliste de l'entreprise, ce qui permettait à la loi de réaliser les ajustements nécessaires. Or si on apprend insidieusement en ce début d'année 2018 que le gouvernement a confié une mission baptisée « entreprise et bien commun » à Jean-Dominique Senard, actuel patron de Michelin, et à Nicole Notat, ex-secrétaire générale de la CFDT, c'est bien Nicolas Hulot qui avait ouvert le feu le 11 décembre dernier lors d'une visite au Medef où il avait déclaré que :

L'objet social de l'entreprise ne peut plus être le simple profit, sans considération pour les femmes et les hommes qui y travaillent, sans regard sur les dégâts environnementaux.

Antoine Frérot, PDG de Véolia, lui emboîte le pas, ayant quant à lui déclaré qu'« [il] souhaiterais qu'il soit rappelé quelque part dans la loi tout ce qu'une entreprise apporte, et qu'elle ne sert pas seulement les intérêts des actionnaires et des patrons. Elle est d'intérêt général ».

Macron, Philippe, Hulot, Frérot, les nouveaux marxistes encore plus marxistes que Marx lui-même ! Ces gens-là refusent de comprendre qu'une entreprise est par essence privée. Je leur souhaite bien du plaisir lorsqu'il faudra expliquer aux investisseurs étrangers, dans notre monde ouvert, que leurs entreprises en France sont d'intérêt général. Par ces déclarations, nous sommes dans l'imposture intellectuelle la plus crasse et l'idéologie la plus débile du politiquement correct sirupeux consistant à transformer les entreprises en associations d'utilité générale.

Or une entreprise n'est qu'une société visant à permettre à des intérêts privés de s'épanouir et de créer de la valeur, même si la loi vient, par certaines interdictions, réduire le champ de liberté des entrepreneurs. Elle ne s'en prive pas puisqu'il suffit pour s'en convaincre de regarder le nombre de normes, de règlements tellement complexes qu'ils étouffent la croissance et l'envie d'entreprendre et donc au bout du compte, la croissance économique.

Il faudrait que tous ces responsables politiques comprennent une bonne fois pour toute que la définition d'une entreprise n'a rien à voir avec les solidarités que nous souhaitons tisser au sein d'une nation. Il s'agit de deux choses totalement différentes et le gouvernement se prépare à commettre une erreur terrible en succombant à l'idéologie car il n'y a que dans des pays marxistes que l'on souhaite changer l'objet et la définition d'une entreprise en expliquant qu'elle est d'intérêt général, ce qui revient de fait à nationaliser l'ensemble de l'économie.

Chose étrange dans un monde ouvert et que notre gouvernement veut d'ailleurs de plus en plus ouvert, ce même gouvernement veut aller vers une solution juridique totalement hallucinante. Il n'y a pas à dire, la vie à deux, c'est mieux, devenez schizophrène.

Souvenez-vous pourtant, ce n'est pas la première fois que ce genre de débat a lieu, même dans un passé récent. France Stratégie (payée par vos impôts) avait déjà pensé à nationaliser les biens immobiliers de tous les Français. Le gouvernement ne fait qu'un pas de plus en s'apprêtant à nationaliser toutes les entreprises de France en expliquant à tous les petits entrepreneurs de ce pays, à tous nos commerçants, à tous nos artisans, à toutes nos TPE, PME et PMI, qu'ils sont d'intérêt général.

Il y a juste un biais dans le raisonnement. La propriété privée des moyens de production implique le droit implicite aux bénéfices ou aux pertes privés. Le gouvernement n'aime peut-être pas cette idée-là, mais tous les idéologues de tous les pays qui ont essayé autre chose ont lamentablement échoué dans un océan de misère pour un ensemble de raisons qui sont des constantes universelles :

C'est ainsi. Cela l'a toujours été, n'en déplaise au gouvernement français.

Quant aux aspects environnementaux chers à notre ministre d'état, il serait bon de cesser l'hypocrisie ambiante. Je commencerai pour ma part à croire à l'écologie et aux politiques dites environnementales lorsqu'elles seront utilisées à d'autres fins qu'au capitalisme de connivence ou à l'augmentation de la pression fiscale. J'y croirai lorsque nous cesseront d'évoluer dans un système de consommation de masse fondé sur une production de masse. Je ne plaide pas pour la décroissance, mais pour la production et la réparation de matériel de qualité évitant la pollution de masse générée par les appareils irréparables, soit physiquement, soit économiquement. Aujourd'hui, la protection de l'environnement n'est qu'un prétexte de plus pour taxer les gens et cela devient plus une religion détestable qu'une réalité. Pour ces aspects environnementaux, nul besoin de changer la définition de l'entreprise sauf à prendre les français pour des imbéciles. C'est une évidence qu'il faut énoncer.

Vous pensez que j'en ai terminé ? Même pas. je vous ai signalé plus haut que la république en marche, c'est au moins une connerie par jour. On pourrait même croire qu'il s'agit du Parti Socialiste 2.0.

Nous avons ainsi eu quelques saillies sur une loi anti fake. C'est amusant et inutile mais cela occupe. La loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 traite déjà de ce sujet et il ne doit pas être une prérogative d'un juge, dans un état de droit, de dire en référé ce qui est vrai de ce qui est faux. Sans cela, il est fort propable que l'affaire Cahuzac ou d'autres affaires n'auraient jamais été rendue publique. Que l'on applique déjà la loi en l'état avant de se lancer dans une législorrhée aiguë.

Et la dernière pour la route : il est urgent de modifier les soldes en réduisant leur durée et en rajoutant des jours par ci par là en cours d'année.

Il est vrai qu'il n'y a rien de plus important à faire.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Failles matérielles de processeur BASENAME: failles-materielles-de-processeur DATE: Sun, 07 Jan 2018 10:27:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Pignoufferies de presse CATEGORY: Je hais l'informatique TAGS: ----- BODY:

La presse vient d'annoncer la découverte de deux failles dans les processeurs de type x86 (principalement Intel et ARM Cortex-A même si d'autres AMD et Power semblent aussi concernés). Il s'agit des exploits Spectre et Meltdown.

Il faut noter que les processeurs les plus touchés, les x86 d'Intel et les ARM Cortex-A n'ont a priori rien à voir entre eux. Par ailleurs, les ARM Cortex-A sont fabriqués par des fondeurs différents et il n'y a là aussi aucune raison que des processeurs sortis de deux usines de fondeurs différents soient affectés par hasard des mêmes dysfonctionnements.

Il y a quinze ans, j'avais écrit un papier sur l'évolution des processeurs qui concluait sur la nécessaire production de ce genre de faille en tant qu'effet de bord de l'évolution forcenée. En effet, les fondeurs se sont livré des batailles sur le front des consommations électriques et des fréquences tout en gardant les erreurs de jeunesse de leurs processeurs pour raisons de compatibilité.

Ainsi, les processeurs ARM et x86 possèdent des ABI étranges pour ne pas dire totalement moisies. Non seulement, elles embarquent des bugs de compatibilité (ah, le bug de la ligne A20 du 8086 ! Qu'est-ce qu'il nous aura ennuyé, celui-là !), mais pour des raisons tout aussi historiques, les instructions n'ont pas de format fixe. Ces instructions de format variable sont issues des différentes générations des processeurs CISC. Or un processeur CISC n'aime pas monter en fréquence. Pensez donc au processeur VAX qui comprenait je ne sais plus combien de formats de flottants et embarquait même un type de liste chaînée ! Il est illusoire de prétendre réussir à traiter toutes les instructions de manipulation de ces données en un nombre identique de cycles d'horloge, ce qui revient à dire que les pipelines sont très compliqués à rendre efficaces, les instructions courtes ayant tendance à les vider. D'autre part, les branchements et sauts qui sont efficacement traités par un processeur RISC — traitement des deux branches en parallèle et élagage de celle qui ne doit pas être exécutée, ce qui est rendu possible par une nombre fixe de cycles par instruction — se traduit par des contorsions de la logique et des suppositions du processeurs quant à la branche qui aura le plus de chance d'être la branche à exécuter.

Les x86 et les ARM sont devenus de vrais maîtres en la matière. Non seulement les instructions sont de formats variables (pour des raisons différentes, historiques pour les x86 et d'occupation mémoire pour l'ARM), mais ils doivent aussi fonctionner à de hautes fréquences en consommant le moins possible. Et si possible en ayant des instructions s'exécutant en un nombre de cycles pas trop différents de l'une à l'autre pour ne pas pénaliser les pipelines.

Ces contraintes aboutissent à l'utilisation de prédiction de sauts, d'exécution out of order et à une logique interne délirante si on veut la définir entièrement. Or un automate entièrement défini est très complexe et le nombre de cellules en cascade interdit souvent une montée en fréquence, ce qui fut le problème majeur lors de la conception des processeurs Alpha. Typiquement, l'ajout d'une simple condition de test peut réduire la vitesse de fonctionnement d'un facteur non négligeable en raison des simples délais de propagation entre portes logiques. La question que se sont posés les fondeurs est donc de savoir s'il était intéressant d'utiliser une machine entièrement définie ou s'il n'était pas plus légitime d'utiliser des états indéterminés sachant que ces états, en fonctionnement normal, ne seraient jamais atteints. Plus exactement en espérant que ces états ne seront jamais atteints. Or nous en sommes là, il est possible d'atteindre certains de ces états, ce qui conduit les processeurs à des états étranges et à des perméabilités entre espaces mémoires qui ne devraient jamais se voir.

Ce ne serait que risible si l'écosystème informatique entier n'était pas atteint de dégénérescence. En effet, il y a encore quelques années, il existait plusieurs architectures concurrentes. Je ne citerai que les Sparc/Sparc64, Power, PowerPC, MIPS, ARM, x86, IA64, AXP… Aujourd'hui, l'immense majorité des machines est conçue pour des raisons de coût autour des processeurs x86 (Intel ou AMD, je ne sais pas s'il existe encore d'autres fondeurs de x86) ou ARM appauvrissant d'autant les systèmes. Il reste bien quelques niches pour les Sparc, Power(PC) et MIPS, mais elles sont de plus en plus petites.

Je me souviens qu'il y a quinze ans, tout le monde me disait que les x86 étaient l'avenir parce qu'ils étaient moins chers et fonctionnaient plus vite. Certes, mais à quel prix ? Où en sommes-nous aujourd'hui ? En électronique, il est simplement impossible d'avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière. Le croire ne conduit qu'à des catastrophes industrielles. On ne peut pas avoir un processeur aussi complexe qu'un x86/amd64 sans en accepter la face cachée, les coupes sombres dans la logique interne. Je me rappelle aussi qu'on me rétorquait que les Sparc et autres Alpha étaient chers parce que Digital et Sun vendaient trop chers leurs processeurs vis à vis des coûts de conception et de fabrication. Le seul problème, c'est qu'ils en valaient le prix. DEC, avec ses équipes d'ingénieurs de haut vol, sortait un processeur tous les trois ou quatre ans, refusant de le sortir en cas de défaut. Intel sort de nouveaux cœurs tous les six mois à un an. Et on se retrouve avec des bugs à la noix depuis le Pentium et son fumeux bug FDIV.

Mais le monde de l'informatique n'a encore rien compris. Il faudra une catastrophe majeure pour qu'il se rende compte de ses bêtises.

Entre temps, les fondeurs aternatifs, tout au moins ce qui existent encore, ont une carte à jouer.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: N'est pas JFK qui veut BASENAME: voeux-du-president-de-la DATE: Wed, 03 Jan 2018 08:43:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Mauvaise humeur TAGS: ----- BODY:

J'ai lu ici et là quelques analyses de l'intervention de notre actuel président de la république le 31 décembre au soir pour ce qui est la traditionnelle cérémonie de ses vœux aux veaux.

Une phrase m'a fait quelque peu bondir. En effet, tu nous demandes la chose suivante :

Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour le pays.

Oui, je te tutoie. Je te tutoie parce que je tutoie tous ceux que j'aime et tu commences sincèrement à me plaire. Mais revenons au fond. Comment dire, monsieur le président, tu me demandes ce que je peux faire pour l'état ?

Figure-toi que :

Et tu oses encore me proposer de me lever le matin en me demandant ce que je peux faire pour l'état ?

Moi, je vais te demander autre chose. Je te propose de réformer l'état pour qu'il me foute la paix. Je ne veux aucune aide, aucune reconnaissance, aucun service de l'état en dehors de ce qui est strictement nécessaire pour appliquer un état de droit (justice, police, défense). Je paie de plus en plus pour des services hospitaliers en totale déconfiture, pour des routes qui ne sont plus entretenues, pour une éducation nationale de plus en plus indigente. Et malgré les sommes astronomiques prélevées, il y a de plus en plus de gens laissés pour compte. Il y a donc quelque chose de pourri au royaume du Danemark, pardon, de totalement moisi dans notre beau pays de France.

Que l'état s'occupe de ses tãches régaliennes, le reste, je m'en contrefous. Et ne me parle pas des aides aux plus démunis, les associations qui les aident vivent principalement grâce aux dons, elles n'ont pas besoin de l'état. Je n'ai donc pas besoin de l'état pour les aider.

Quand je pense que tu paies grâce à nos impôts des organismes pour réfléchir à la création de taxes nouvelles en faisant en même temps la pleureuse à la télévision, je me dis que les prisons sont réellement trop petites et je te donnerais bien quelques cours pour en construire une qui t'entoure et entoure aussi les pseudo élus d'une démocratie qui n'en a plus que le nom.

L'état, je le loge, je l'habille, je le nourris grassement et il vient encore me demander de lui donner ma voiture ? Mais ne t'inquiète surtout pas, quand je vois les français fiers de faire des selfies avec des élus, je me dis que vous avez encore de beaux jours devant vous.

Sur ces bonnes paroles, je vais commencer à travailler sept mois pour toi. Il ne faudrait surtout pas perdre une journée de travail.

Le jour où il y aura une réelle justice en France, toi et les élus dormirez derrière les barreaux. C'est le seul espoir qu'il me reste.

Bonne année !

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Le Grincheux 3 - URSSAF 0 BASENAME: le-grincheux-3-urssaf-0 DATE: Tue, 02 Jan 2018 18:53:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Ce qui devait arriver arriva.

Vous vous souvenez sans doute que j'ai traîné l'objet juridique mal identifié qu'est l'URSSAF devant un juge de l'exécution histoire de justifier mes impôts dont une partie file tout droit dans les poches du ministère de la justice. Je l'ai traîné devant un JEX parce que j'ai été débouté en première instance et que les juges de la cour d'appel n'ont pas daigné ouvrir mes mémoires.

Figurez-vous que j'ai eu en retour un jugement avec force de la chose exécutoire annulant le titre exécutoire précédent et condamnant l'OJMI tout aussi exécutoirement aux dépens.

Je me suis même payé le luxe de dépayser autoritairement l'affaire dans un autre tribunal que celui territorialement compétent puisque j'ai la joie d'avoir deux résidences fiscales. Le JEX pouvait m'envoyer sur les roses, se déclarant incompétent, nous serions retourné à la situation précédente et à la saisine d'un autre JEX.

En revanche, le fait d'avoir joué pour une fois à domicile change la donne. Le juge n'a pas tordu le droit pour donner raison à l'URSSAF. Nous avons parlé de droit, seulement de droit, et, visiblement, l'OJMI n'est pas capable de répondre à des arguments sérieux. Pour faire le guignol devant un TASS, l'audiencier régional est bon. Pour se faire étriller devant un JEX, il envoie son représentant, Yvan Labibine Ossouzov, prendre les coups.

Le résultat est le même. 3 à 0 pour le Grincheux qui prépare un 4 à 0 dans les jours qui viennent. Mais cette fois-ci au pénal puisque l'OJMI se permet encore d'appeler des cotisations sur des entreprises fermées depuis deux ans avec force taxations d'office. Et le machin ne pourra prétendre ne pas le savoir puisqu'il s'est déjà pris une condamnation dans la figure. Ce n'est pas ce qui arrête cette association de malfaiteurs déclarée d'utilité publique.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Wed, 03 Jan 2018 08:36:41 +0000 URL:

Un peu les deux. Correction faite, merci.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Wed, 03 Jan 2018 06:52:37 +0000 URL:

Félicitations !

N.B. : ” j’ai LA choix d’avoir deux résidences fiscales".
C’est “LE choix” ou “LA joie” ?

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Nouvel an BASENAME: nouvel-an DATE: Mon, 01 Jan 2018 09:48:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Pignoufferies de presse TAGS: ----- BODY:

Qu'est-ce donc d'autre que le premier janvier sinon le jour honni entre tous où des brassées d'imbéciles joviaux qui ne vous ont plus parlé depuis un an retrouvent votre numéro de téléphone pour vous rappeller l'inexorable progression du compte à rebours qui vous rapproche insidieusement du Père-Lachaise ?

Ce matin était encore pire que les autres puisqu'à 8h45, sur Radio Paris ou France Inter — je ne sais plus bien quel est le nom de cette station tant nous semblons aujourd'hui revenus aux temps sombres de la RTF — causait la madone de l'autoroute, la reine du macadam en la personne de Chantal Perrichon dont l'association nocive est grassement subventionnée par les prélèvements obligatoires qui ont salement augmenté une fois de plus aujourd'hui.

Certes, elle était peut-être la seule personne réveillée avec les idées claires pour causer dans le poste, mais il n'était pas nécessaire de lui donner une fois de plus la parole. Cela fait des années qu'elle nous ennuie avec sa violence routière, luttant contre la vitesse alors même qu'aucune étude sauf celles de son association lucrative sans but ne viennent corroborer ses allégations.

Oui, la vitesse tue. Mais parce qu'on n'a jamais vu un véhicule arrêté être une source directe d'accident.

Aujourd'hui, les statistiqutes sont formelles, il y a peu ou prou 3500 morts par an sur les routes de France. Un gros tiers en ville — où l'argument des 80 km/h ne tient pas —, un tiers encore dans des accidents où l'alcool ou les stupéfiants peuvent être directement montrés du doigt — un conducteur saoul est aussi dangereux à 50 km/h qu'à 90 km/h —, une partie liée à l'état déplorable des routes — défaut d'entretien ou obstacles à la noix posés ici ou là par des maires ayant compris qu'on ne peut décemment être maire d'un patelin sans avoir construit deux ou trois gyratoires, une zone 30 km/h et quelques ralentisseurs — et au défaut d'entretien des véhicules.

Pour résoudre tous ces problèmes, limitons donc la vitesse à 80 km/h puis, comme rien ne changera, bien au contraire, à 70 avant de baisser encore plus cette limitation. Une fois de plus, rien ne sera fait pour lutter contre l'alcool au volant. Rien ne sera fait pour lutter contre le non respect du code de la route. Pas plus tard que la semaine passée, je me suis fait littéralement pousser sur la voie des véhicules lents dans le col de la Nugère. C'était la nuit, il avait neigé et je trouvais que 80 km/h étaient largement suffisants dans ma XM et dans la montée d'autant que les virages étaient aléatoirement signalés. Cette vitesse n'était pas du goût des gens du cru qui, s'ils n'ont peut-être pas dépassé les 90 km/h, ont tout de même failli provoquer un voire deux beaux accidents. Rien ne sera fait non plus pour interdire la vente des pneumatiques à vil prix et de fabrication douteuse sur internet, ces savonnettes vendues moins de 50€ port compris pour des 195VR16. C'est trop difficile, ça ne rapporte pas assez d'argent. Mais réduire la vitesse à 80 km/h, c'est très bien. Surtout pour les finances de l'état qui n'espèrent qu'une subtantielle augmentation des procès verbaux des radars automatiques.

Mais la présidente de cette association milite pour limiter la vitesse à 80 km/h sur les nationales parce que ce serait moins dangereux. Je propose donc qu'on la mette dans un véhicule roulant à 80 km/h partant pour un choc frontal avec un autre véhicule roulant lui-aussi à 80 km/h mais dans le sens contraire et qu'elle revienne nous dire après l'accident s'il y a réellement une différence entre un choc frontal à 180 km/h et un autre à 160 km/h. Et s'il n'y a aucune différence, peut-être sera-t-on enfin débarrassé de cette importune.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Wed, 03 Jan 2018 08:36:02 +0000 URL:

Ne vous inquiétez pas, je me soigne.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Wed, 03 Jan 2018 06:49:12 +0000 URL:

Bravo.
Bravo et merci pour cette franchise si politiquement incorrecte.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: La neutralité du net BASENAME: la-neutralite-du-net DATE: Tue, 19 Dec 2017 12:32:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Pignoufferies de presse TAGS: ----- BODY:

La FCC propose de réduire à néant cette neutralité. Depuis, j'entends les prétendus libéraux de tous poils acclamer cette nouvelle en montrant au monde entier qu'ils ne comprennent rien à cette notion puisque sont mélangés les débits des connexions internet, le fait que dans certains pays l'infrastructure centrale est étatique et le fait que la concurrence mettra de l'ordre là-dedans.

Bien.

Certaines personnes, pour paraphraser Michel Audiard, seraient bien avisées de fermer le claque-merde qui leur sert d'orifice buccal, cela leur éviterait de passer pour des idiots, au moins devant des gens qui savent à peu près de quoi ils parlent. Personnellement, je connais assez bien le cœur du réseau internet puisque j'ai été amené à installer un certains nombre d'équipements qui y avaient trait. Je ne suis donc pas autorisé à en parler. Quand on regarde les choses de trop près, on n'a souvent pas assez de recul pour avoir une vision d'ensemble. Qu'à cela ne tienne, voici tout de même une petite analyse de la situation. Pour certains, je vais enfoncer des portes ouvertes, pour d'autres, je vais essayer d'illuminer un peu leur lanterne. Que les derniers restent dans leur médiocrité crasse et leurs certitudes.

Le réseau internet, c'est un ensemble de serveurs reliés par des liaisons de données sur lesquelles se trouvent quelques aiguillages appelés routeurs. Lorsque vous accédez au réseau par votre fournisseur d'accès internet, vous accédez directement aux serveurs situés sur le propre réseau de votre fournisseur et vous utilisez des liaisons inter-opérateurs pour joindre les serveurs situés sur les réseaux de tiers. Ces liaisons sont les liaisons de peering et ce sont elles qui vous permettent d'accéder à la totalité du réseau internet. Mais ce sont aussi celles qui provoquent des facturations inter-opérateurs donc des histoires de gros sous. Il ne faut pas croire que pour accéder à l'intégralité du réseau il suffit d'une seule liaison de peering puisque ce qui est vrai pour votre fournisseur d'accès l'est encore pour l'opérateur tiers au bout de la liaison de peering. Pour fixer les idées, lorsque je tape sur la machine www.google.fr, je traverse les réseaux de pas moins de quatre opérateurs. La liaison louée que j'ai installée il y a quelques années entre Paris (Orange) et Casablanca (Orange Maroc) passe elle aussi par plusieurs opérateurs qui sont Telia, Comcast et Vodaphone. Si Orange a bien un contrat de peering avec Telia et Orange Maroc avec Vodaphone, mon action sur Comcast en cas de problème sera inutile puisque Comcast ne contracte qu'avec Telia d'une part et Vodaphone (Espagne) de l'autre.

Dans tous ces nœuds de transit prévalait une règle simple. Tous les paquets passant sur l'infrastructure étaient traités de la même manière quelles que soient leur source et leur destination. Par ailleurs, aucun routeur sur le trajet des données n'avaient le droit de modifier le paquet en question (typiquement, les paramètres de QoS ou les étiquettes de service). C'est un peu inexact, je parle naturellement d'internet tel que nous le connaissons dans nos pays. Il existe des pays où cette neutralité n'est pas respectée, par exemple la Chine ou l'Arabie Séoudite qui sont, comme tout le monde le sait (surtout les libéraux), de grands pays de liberté.

Si la recommandation de la FCC est appliquée, tout ceci volera en éclat avec de fâcheuses conséquences. Tout d'abord, les fournisseurs pourront au mépris des accords de peering privilégier leur propre trafic ou limiter la QoS sur des services comme la VoIP pour leurs propres clients. Pourquoi ? Parce que cela leur permettra de garder le même service pour leurs abonnés au mépris des abonnés des tiers qui devront transiter par leur réseau. Les gros oéprateurs seront immédiatement privilégiés au détriment des petits qui auront moins de services hébergés donc de moyen de facturation. Utiliser autre chose que la VoIP de votre opérateur sera aussi beaucoup plus compliqué voire totalement aléatoire puisque que la QoS sera traitée en fonction des destinations. Cela vous fera une belle jambe si vous paquets sont étiquetés temps réel alors que le débit autorisé sur la cible en question est ridicule. Personne ne maîtrisera plus non plus la qualité d'un lien entre deux machines puisque cette qualité dépendra de tiers qui n'auront signé aucun contrat avec les deux fournisseurs d'accès aux deux bouts de la chaîne.

Ainsi, le réseau internet fonctionne à peu près correctement aujourd'hui parce qu'il y a cette notion de neutralité qui impose à tous les mêmes règles du jeu. Si cette notion n'existe plus que risque-t-il de se passer ? Les machines des GAFAM principalement hébergées aux USA donc avec des fournisseurs d'accès étatsuniens pourront se débrouiller pour que les services rament pour tous sauf pour les abonnés à tel ou tel fournisseur, contraignant alors les abonnés à migrer vers ces fournisseurs. Les plus anciens se souviendront avec émotion de l'affaire Free/Youtube. Ce n'était qu'une toute petite violation du principe de neutralité.

En tant que libéral, je m'insurge contre cette mise en coupe réglée du réseau internet au profit des acteurs américains (parce que c'est là le fond du problème) au détriment de nos libertés. Je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse se prétendre libéral en étant contre la neutralité du net (d'autant plus que les USA étant tout sauf libéraux et philanthropes, cela devrait allumer un petit voyant d'alarme). J'arrive encore moins à comprendre que les mêmes qui étaient contre les boîtes noires HADOPI et autres joyeusetés ne s'érigent pas contre cette nouvelle mesure d'autant que seule l'absence de la neutralité du net permettra aux états de mettre leurs pattes grasses de velues dans le fonctionnement du réseau. Je ne suis pas naïf, les états le faisaient déjà, mais avec l'abandon du principe de neutralité, ils n'auront même plus à se cacher. D'autant qu'il faudra créer des agences supplémentaires de surveillance du réseau là où la neutralité s'en affranchissait.

Dormez bien, braves gens. Le futur n'est pas radieux. Avec cette mesure, les états vont enfin pouvoir vous dire ce que vous avez le droit de faire et de penser sur le net. C'est pour votre bien. Et pour les finances des GAFAM.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Forcené de Tulle BASENAME: forcene-de-tulle DATE: Thu, 30 Nov 2017 07:22:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Hier, j'étais à nouveau convié à une petite sauterie devant le tribunal des affaires de la sécurité sociale de Tulle. Je suis un habitué, j'y ai maintenant mon rond de serviette. Pour être certain d'arriver à l'heure, à 9h00, je suis parti de chez moi à 7h15. Entre la route gelée, le brouillard et la conformation naturelle des routes corréziennes, autant ne pas prendre de risque, la guerre de tranchée avec le président du tribunal étant si affirmée qu'il pourrait bien me faire un tour de cochon si je n'étais pas présent lors de l'appel des causes.

Habituellement, j'arrive par l'ancienne N89. Or j'ai cassé le levier du clignotant de mon antique 2CV et j'ai dû emmener mon épouse à son travail n'ayant plus d'autre véhicule à sa disposition. Je suis donc arrivé à Tulle non de Brive mais de Naves au volant de la Grincheux-mobile. La ville était bouclée, totalement. Je sais qu'à Tulle, il suffit de trois voitures pour provoquer un embouteillage majeur, mais là, la circulation était à l'arrêt depuis l'intersection permettant la descente dans le centre ville. Après vingt minutes durant lesquelles les véhicules n'avançaient même pas au pas, je décide de monter vers la maison d'arrêt pour trouver une place de stationnement. J'en trouve effectivement une devant la maison d'arrêt, ce qui m'a permis, au pas de gymnastique, de rejoindre le tribunal et d'y arriver à l'heure.

Je n'avais pourtant pas besoin de me presser. Je me suis fait arrêter sur le pont devant le tribunal par la maréchaussée qui m'enjoignait aimablement mais fermement tout de même de lui dire où je me rendais. Je demande ce qu'il se passe, aucune réponse. J'apprends sur les marches du palais qu'un forcené s'était retranché avec une ceinture d'explosif à l'intérieur du commissariat de police. Un seul individu peut donc bloquer une ville entière.

Au tribunal, c'était le branle-bas de combat. Nous avons tout d'abord attendu dans la froidure de ce matin gris, sous la pluie du mois de novembre. Puis nous sommes entrés deux par deux pour une fouille totale avant d'attendre dans le hall. Vers 9h30, le président ouvre la salle d'audience et nous nous retrouvons avec un greffier, un seul assesseur qui ne savait s'il devait se mettre à la gauche ou à la droite du président et le président du tribunal. Je me demande jusqu'où cela était légal puisque la procédure est orale. Passons.

J'étais convoqué en tant que défendeur après un premier renvoi que j'avais demandé et obtenu car la CIPAV, demanderesse donc, dans sa grande bonté, a daigné m'envoyer ses conclusions la veille de la dernière audience, conclusions complement à côté de la plaque et que je ne pouvais démonter en aussi peu de temps. Hier, j'étais prêt. Et je comptais bien créer un incident d'audience noté au plumitif tout en ridiculisant le baveux de la CIPAV. J'étais chaud, j'avais bossé sur ma plaidoirie. J'avais tout ce qu'il fallait en main pour interdire à l'avocat de la CIPAV de prendre la parole et pour démoonter toute la défense de la CIPAV, laquelle ne peut prétendre se conformer aux dispositions du code de la sécurité sociale puisqu'elle n'appartient explicitement pas à cet organisation. C'est même pire que cela, elle ne dépend que du code de la mutualité. Les textes sont décidément chafouins.

Le président appelle les causes et nous arrivons à la CIPAV. Premier dossier. Je vois que l'avocat de la CIPAV était présent. Parfait mon cher maître, tu ne sais pas encore ce qui t'attend. Tu ne seras pas venu pour rien. Le baveux indique qu'en raison des problèmes matutinaux de circulation dans la ville, il n'avait pu se rendre à son cabinet et qu'il ferait un dépôt dans l'après-midi. Le défendeur n'étant pas là pour les mêmes raisons de circulation, personne ne s'opposant à ce dépôt, il fut accordé à la CIPAV. Circulez, braves gens, il n'y a rien à voir.

Arrive mon dossier. L'avocat annonce qu'il ne se souvient plus de mon dossier et qu'il ne sera pas en mesure de le plaider. Je ne comprends pas bien pourquoi dans le premier cas il a demandé à pouvoir déposer alors que dans mon cas, il demande à le plaider. Le président me proposer un dépôt que je refuse. Je lui rétorque que je désire plaider ce dossier, ayant des choses à dire publiquement, et que je m'en remets à la sagesse du tribunal pour soit retenir le dossier, soit le renvoyer mais qu'en aucun cas, je ne me résoudrai à un simple dépôt.

Renvoi au 17 janvier 2018. Mon cher maître, c'est reculer pour mieux sauter.

Juste après, je vais m'entretenir avec mon contradicteur pour savoir qu'il a bien eu mes écritures. Je n'envoie pas mes écritures à mon contradicteur, jamais. Je les envoie toujours aux caisses, charge à elles de les faire suivre. Et dans le cas de la CIPAV, je ne les envoie plus en recommandé avec accusé de réception puisque la cour d'appel de Limoges m'a indiqué en violant tous les textes qu'un avis de distribution d'un courrier recommandé n'était pas une preuve que le destinataire avait reçu le pli en question (sic). Autant dire que je ne les envoie même plus à la CIPAV qui ne les lit pas puisque j'ai la bénédiction d'une cour d'appel.

Au jeu du plus con…

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Juge de l'exécution BASENAME: juge-de-l-execution DATE: Wed, 22 Nov 2017 16:20:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Aujourd'hui, j'avais rendez-vous avec le juge de l'exécution de la bonne ville de Paris dans une affaire qui m'oppose à l'URSSAF du diocèse le plus crotté de France qui se substituait on ne sait comment à l'URSSAF d'un autre département, que dis-je d'une autre région.

Audience à 14h00. Connaissant bien le 4, boulevard du Palais, je me présente à 13h00 pour espérer pouvoir rentrer à l'heure. Peine perdue, je n'arrive à passer les barrières et la fouille qu'à 14h30. Naturellement, l'audience avait déjà commencé.

J'attire alors l'attention du greffier de l'audience qui m'indique que mon affaire n'avait pas encore été appelée. Visiblement, il n'y a pas d'appel des causes. Admettons. Je vais donc m'asseoir au fond de la salle. Au bout de la rangée de sièges se trouve un type que j'ai tout d'abord pris pour un clochard. Il ne sentait pas exactement encore la charogne, mais un bon bain n'aurait pas été un luxe.

Quelques affaires passent, certaines surréalistes, puis le Grincheux est demandé à la barre. Je m'aperçois que le clochard en question était l'audiencier de l'URSSAF qui m'attaque bille en tête. Je connaissais un imbécile de province, j'ai affaire à une ordure parisienne capable lui aussi de défendre la veuve contre l'orphelin en niant jusqu'à l'évidence. Au détour d'une phrase, je lui demande s'il bénéficie d'un pouvoir spécial, ce qui est le cas. Je les ai bien dressés.

Il demande dès l'entame que le tribunal se déclare incompétent au profit de celui du siège de l'URSSAF, d'autant plus qu'il paraît que je n'ai pas de domicile à Paris, mon domicile étant en province. Lorsqu'on n'a plus rien à dire, la mauvaise foi est de rigueur. J'arrive à peine à évoquer la substitution de l'URSSAF de la première région par la seconde et les problèmes de fond du dossier dont l'absence de forme juridique de l'URSSAF. Je précise à toutes fins utiles que je demande cette forme depuis maintenant trois ans sans succès et que les statuts qui m'ont enfin été adressés ne sont ni datés, ni signés et encore moins déposés, ces statuts ne permettant d'ailleurs pas de déduire la forme juridique du machin.

Le président du tribunal, jovial, ainsi que ses deux assesseurs laissent l'audiencier raconter ses insanités tellement grosses que je suis contraint de le couper. Il paraîtrait que je suis un libéré de la sécu, que je bataille contre le monopole. Ce n'est absolument pas le cas, je suis une victime. Et même si c'était le cas, c'est totalement hors sujet. C'est parce que la sécurité sociale m'a fermé tous mes droits que j'ai été contraint de m'assurer ailleurs et que je conteste ces cotisations, pas le contraire.

Et le même sale type, sans vergogne, ressort des condamnations en appel sur un dossier qui est encore une fois hors sujet histoire de bien prouver que je suis un libéré de la sécu. Mon petit bonhomme, ce n'est pas parce qu'une cour d'appel qui n'a pas ouvert un dossier m'a condamné que je suis un libéré de la sécu.

Bref, je suis sorti, moi qui suis plutôt calme, avec une tension de 45 (au moins). Le commandement de saisie-vente risque d'être annulé sur la forme, mais le fond reste, le juge refusant de statuer sur le fond alors même que la cour de cassation lui offre ce pouvoir. On va donc repartir pour un tour.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Le Grincheux 2 - URSSAF 0 BASENAME: le-grincheux-2-urssaf-0 DATE: Wed, 15 Nov 2017 11:42:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: Mauvaise humeur TAGS: ----- BODY:

Le facteur a failli défoncer la porte de mon logis ce matin. J'avais un recommandé.

Je l'attendais, il s'agissait d'un délibéré du tribunal des affaires de sécurité sociale du coin dans l'une des nombreuses affaires m'opposant aux caisses. Cette affaire m'opposait à l'URSSAF qui avait l'outrecuidance de me demander des cotisations pour des périodes où toutes mes activités non salariées étaient fermées. Jusqu'à présent, je me faisais condamner allègrement. Or, lors de la dernière audience, j'ai tellement bataillé avec l'audiencier régional de l'URSSAF — je commence à ne plus être impressionné par le théâtre de Guignol que sont les tribunaux, j'y suis même très calme maintenant, ce qui aide à se défendre — qu'il a eu l'injonction de la part du président de rédiger une note en délibéré. Note à laquelle j'ai bien entendu répondu histoire d'enfoncer quleque peu le clou.

Résultat, l'URSSAF est déboutée de toutes ses demandes. Mais nous ne sommes pas dans une république indigne d'être bananière pour rien. Lorsqu'une caisse gagne, elle bénéficie de l'article 700, d'amendes civiles et pénales, de pénalités de retard. Là, puisque j'ai gagné, le tribunal m'indique sans rigoler que ce serait inéquitable de me faire bénéficier du simple article 700. Pourtant, j'ai bien pris du temps pour répondre à leurs bêtises, à leurs erreurs. Je me suis déplacé. Contrairement aux gars de l'URSSAF qui sont incapables d'ouvrir un dossier avant la case tribunal (et encore plus rarement après), je ne suis pas payé pour cela. Je ne fais pas que subir.

Il est inéquitable !… Il serait en revanche équitable que le machin soit condamné pour m'avoir fait perdre mon temps.

Mais ne boudons pas notre plaisir, nous en sommes à 2-0.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Thu, 16 Nov 2017 07:06:29 +0000 URL:

Merci. La suite le 22 novembre à 14 heures au tribunal de grande instance de Paris. Les bouseux de l’URSSAF vont voir la capitale.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Thu, 16 Nov 2017 07:01:45 +0000 URL:

Bravo !

Et bon courage pour la suite.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Intercités 100% éco BASENAME: intercites-100-eco DATE: Tue, 14 Nov 2017 10:30:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

J'utilise souvent, trop, les se(r)vices de la SNCF. Pour ce magnifique fleuron français, je suis un grand voyageur le club. C'est vous dire si je suis l'un de ses usagé (sic).

Samedi dernier, j'ai essayé d'utiliser un train sur la ligne POLT. Je me suis étonné ne pouvoir avoir un billet classique avec mon abonnement. Il n'y avait que deux trains dans la matinée, trains pompeusement appelés Intercités 100% Éco. J'ai hésité à prendre le TGV jusqu'à Poitiers puis le TER pour finir, j'aurais dû. On ne se méfie jamais assez de ce qu'on ne connait pas.

Arrivé à la gare d'Orléans Austerlitz, à 8h29, j'entrevois un train de nuit. Voitures lits et couchettes pour tout le monde. Il y a une vingtaine d'années, j'utilisais assez souvent les trains de nuit, ne serait-ce que le Strasbourg-Bordeaux qui me permettant d'aller au Centre d'Essai des Landes. Je sais donc à quoi ressemble un compartiment de train de nuit.

Rien n'était conforme à mon souvenir. Les compartiments étaient dans leur jus (modèle 1970), sales, les couchettes intermédiaires se rabattant pour permettre de voyager correctement en journée si vous n'avez pas de jambes trop longues étaient soit coincées en position nuit soit dégondées, ce qui fait que vous aviez le choix entre la position couchées ou une banquette d'une vingtaine de centimètres de profondeur. Il y eut des scandales en première classe. Il y eu des râleries en deuxième classe. Personnellement, j'ai trouvé le confort indigne d'une troisième et je l'ai fait savoir au contrôleur.

Nous avons donc une compagnie nationale qui se permet de supprimer des trains de nuit et qui les fait circuler de jour. Je comprends mieux pourqui ces billets ne sont ni échangeables ni remboursables. Une fois que le client voit l'étendue des dégâts, il n'a pas le choix, il est contraint de monter dans le train. Pourtant, utiliser des voitures normales ne coûte pas plus cher.

Un tel mépris du client est impardonnable. À chaque fois que je suis contraint d'utiliser une entreprise d'état, je me mets à rêver d'un peu d'une salutaire concurrence.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Justice bananière BASENAME: justice-bananiere DATE: Mon, 13 Nov 2017 12:00:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Monde de merde CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Il y a des choses qui ont le don de m'énerver au plus au point.

J'ai narré ici mon expérience dernière devant une cour d'appel. Je n'ai parlé que de mon expérience, ayant préféré attendre un peu que ma mauvaise humeur se soit dissipé sur le reste. Peine perdue, je ne puis pas vraiment dire que cela s'est arrangé.

Parmi les affaires retenues devant cette chambre sociale en était une bien singulière. Un travailleur non salarié, visiblement batave ou anglais, en tout cas parlant très mal le français, était accompagné de son épouse. Le RSI avait fait appel d'une décision rendu par le TASS du diocèse le plus crotté de France, le mien. Pour que ce TASS déboute le RSI d'une contrainte et vue la façon qu'il a la plupart du temps d'avaliser toutes les demandes des caisses sans jamais ne se poser de question, le dossier devait contenir un certain nombre d'erreurs manifestes. Le RSI n'étant pas content, il a interjeté appel.

Cet homme ne comprenait visiblement pas ce qu'il faisait là. Il ne comprenait pas parce qu'il ne parlait pas notre langue et qu'il n'y avait aucun traducteur. De bonne foi, il s'était présenté sachant qu'il ne savait même pas ce qu'on lui reprochait. Il n'avait pas travaillé durant l'année 2013, année pour laquelle le RSI lui demandait des sommes faramineuses.

L'affaire retenue, s'ensuit alors un dialogue de sourds entre le président et ce brave homme qui arrive tout de même à dire au président qu'il n'avait pas travaillé durant cette période et que son entreprise était fermée. Délibéré en décembre. Je parie qu'il sera condamné n'ayant pu prouver sa bonne foi puisque personne ne lui a expliqué de quoi il retournait.

Bel exemple une fois de plus de notre justice. Et dire que nous donnons des leçons au monde entier dès qu'il s'agit de droits de l'homme !

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Le Grincheux 1 - URSSAF 0 BASENAME: le-grincheux-1-urssaf-0 DATE: Thu, 09 Nov 2017 08:58:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Jeu, set et match pour le Grincheux.

En 2009, l'URSSAF d'une belle ville de France mais certes un peu ouvrière, a décidé de me demander de payer par contrainte une deuxième fois une partie d'un trimestre de charges salariales. Je n'ai jamais su d'où cela venait, mon expert comptable non plus. Vue la somme réclamée (2300 euros), j'ai alors décidé de payer cette contrainte. En effet, ma simple défense m'aurait coûté plus cher que la somme demandée. Il s'agit pourtant d'une erreur fatale qu'il ne faut surtout pas faire, l'URSSAF dans sa grande bonté ayant trouvé quelqu'un qu'elle juge faible réitèrera. J'ai en effet été saisi en 2011 directement sur mon compte professionnel par un huissier qui avait commencé la procédure sans titre exécutoire (pas de contrainte, passage immédiat à la case saisie-vente sans signification !) et avec un faux en écriture, celui-ci m'ayant même déclaré qu'il lui était impossible de signifier tout le monde. Je lui ai appris son métier, il est aujourd'hui à la retraite bien qu'il avait noyauté les chambres départementale et régionale des huissiers de justice. Il essayait même à ce moment d'obtenir un strapontin à la chambre nationale, cela ne lui a servi que pour éviter la chambre correctionnelle. Heureusement, cet huissier ne savait pas que le compte principal de la société était tenu dans un établissement à l'autre bout de la France pour des raisons historiques et il n'a pu saisir que 400 €.

Payer deux fois des charges, c'est déjà fort de café. Se faire saisir pour payer une troisième fois la même période n'est pas passé. J'ai saisi le TASS du département. La procédure a duré plus de trois ans et j'ai été condamné en septembre 2015 à payer une troisième fois cette somme, le tribunal n'ayant même pas daigné ouvrir mon dossier. Le président de la juridiction s'est même payé le luxe de me déclarer en audience que l'URSSAF ne peut pas faire de telles erreurs. En revanche, mon expert comptable le peut certainement, ce n'est pas son métier. Je dois, pour être tout à fait honnête, ajouter que le même président m'a doctement indiqué que l'URSSAF n'était pas tenue à une comptabilité analytique. Je ne sais pas si vous voyez bien la contradiction entre les deux affirmations. Passons, ce sont des professionnels du droit — paraît-il —, ce ne sont pas des comptables.

Je tiens à ajouter ici que les URSSAF, qui sont les entreprises faisant le plus grand chiffre d'affaire au monde, bien loin devant les GAFA(M), ne sont pas tenues à une simple comptabilité à laquelle n'importe quel petit artisan doit s'astreindre.

Le tribunal m'a conseillé de payer ma dette au plus vite. Sachant que j'allais dissoudre la société, je n'ai pas bougé. J'ai attendu que l'URSSAF me demande de régler, bien décidé à saisir un juge de l'exécution. Entre temps, j'avais tout de même envoyé un pli d'huissier au directeur de l'URSSAF lui indiquant que s'il cherchait à faire exécuter un jugement obtenu par ce qu'on appelle une escroquerie au jugement, il pourrait lui en cuire à titre personnel en tant que représentant légal de l'URSSAF.

Rien. Strictement rien n'a bougé. Entre temps, j'ai procédé à la dissolution de la société. Naturellement, j'ai fait passer l'annonce légale dans un journal bien choisi, disponible uniquement sur abonnement, sans site internet, et qui traite toutes les demandes à la main. Il s'est passé plus d'un mois entre la publication de l'annonce légale et la publication au BODACC. Or c'est la publication dans le journal d'annonce légale qui donne le début de la période d'opposition à la dissolution et non celle de la publication au BODACC.

J'ai donc fait dans l'ordre la publication dans le journal, j'ai attendu vingt-huit jours depuis la date de la publication pour enregistrer le M2, imprimé que j'ai sciemment déposé au greffe du tribunal de commerce un vendredi dix minutes avant la fermeture. L'annonce a été publié au BODACC quarante jours après la publication de l'annonce légale. L'URSSAF n'avait que quelques minutes, dans les faits, pour s'opposer à la dissolution.

Je n'ai pas eu de nouvelles de l'URSSAF jusqu'à début du mois de septembre 2017, date à laquelle j'ai reçu un recommandé manuscrit contenant un relevé de dette avec force pénalités de retard. Je n'ai pas aimé. J'y ai donc répondu.

Messieurs,

J'accuse par la présente réception de votre courrier recommandé sobrement intitulé « relevé de dette » daté du 14 septembre courant.

Comme vous ne pouvez l'ignorer, la SARL Tartampion est dissoute depuis le 20 janvier 2016. Une publication a été faite au BODACC B (référence 2016xxxx au 31 mars 2016, annonce yyy) par le centre de formalité des entreprises. Je m'étonne que vos services n'en aient pas eu connaissance, ceux-ci étant généralement prompts à scruter scrupuleusement ces annonces.

En tout état de cause, l'URSSAF, à l'instar de tout autre créancier, est tenue de présenter ses créances devant le tribunal de commerce dont dépend le siège de liquidation dans un délai de trente (30) jours courant dès la parution de l'avis de dissolution dans un journal d'annonces légales. En l'occurrence, l'annonce légale est passée le 19 février 2016 dans La Corrèze Républicaine et Socialiste. Si, à l'issue de ce délai aucune opposition n'a été formée, la société est dissoute.

L'URSSAF d'Alsace n'ayant pas formé opposition à la dissolution de la SARL Tartampion dans le délai imparti, sa créance est aujourd'hui malheureusement forclose. Notez bien que je le regrette et que j'en suis profondément désolé.

Je vous prierais donc, sous huitaine et pour clarifier la situation, de m'adresser un courrier par lequel vous indiquez renoncer à cette créance. Dans le cas probable où vous ne vous exécuteriez pas, je me verrai dans la regrettable obligation de devoir déposer une plainte contre le représentant légal de votre organisme ainsi que le signataire du courrier pour intention caractérisée et tentative d'extorsion de fonds en bande organisée (divers articles du code pénal dont le 312-1). En effet, une simple recherche sur le site infogreffe.fr aurait montré, si besoin était, que cette société était dissoute depuis trop longtemps pour espérer faire valoir une quelconque créance. Aussi est-ce en toute connaissance de cause que l'URSSAF d'Alsace s'est permis de m'envoyer un courrier d'intimidation, espérant sans doute que j'allais me plier à ses exigences.

Pas de formule de politesse, il s'agit d'un courrier administratif. Je ne pensais pas obtenir de réponse. Figurez-vous que j'en ai eu une hier en courrier simple. Il y est écrit :

Suite à votre courrier du 17 octobre 2017, je tenais à vous remercier d'avoir porté à notre connaissance la dissolution de la société Tartampion ce qui en arrête le recouvrement.

Les remerciements de l'URSSAF et ses excuses dans le même courrier, c'est rare. Entre temps, j'évite de payer une troisième fois 2500 €. Ce n'est pas grand'chose, mais c'est déjà ça. Et c'est d'autant plus intéressant que ce qui est admis par une URSSAF — la dissolution de la société — ne l'est pas par une autre.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Pignoufferies de tribunal BASENAME: pignoufferies-de-tribunal DATE: Wed, 08 Nov 2017 12:51:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Hier, j'étais convié à une petite sauterie devant une cour d'appel, chambre sociale.

Clemenceau disait que la justice militaire était à la justice ce que la musique militaire était à la musique, à moins qu'il ne s'agisse du contraire. Je pourrais quant à moi déclarer que la justice des chambres sociales est à la justice ce que la justice militaire est à la justice, donc par extension ce que la musique militaire est à la musique. Qu'il s'agisse des TASS ou des chambres sociales des cours d'appel, cette justice rendue au nom du peuple français est une parodie puisque les dossiers ne sont jamais ouverts et, lorsque par hasard ou par chance ils le sont, les cours s'asseoient ouvertement sur le droit interne, violant le code de procédure civile, ce qui pourrait encore être compréhensible puisque ces juridictions sont quasiment des tribunaux arbitraux, mais aussi le propre code de la sécurité sociale lorsqu'il ne va pas dans leur sens.

Hier, donc, je me préparais à plaider contre la CIPAV. La CIPAV est une caisse de retraite des professions libérales. Plus exactement une prétendue caisse. Je comptais plaider puisque l'avocat de la caisse avait demandé en septembre dernier un renvoi parce que, paraît-il, le principe du contradictoire n'avait pas été respecté et que je n'aurais pas envoyé mes écritures à la caisse. Ces écritures avaient juste été envoyées par pli recommandé et j'avais sur moi l'accusé de distribution (non l'accusé de réception). Le tribunal m'a rétorqué que ce n'était pas une preuve légale de distribution, ce qui a été infirmé par les services postaux. Entre temps, j'ai retrouvé l'accusé de réception qui a été fourni au tribunal. Le sujet n'a pas été évoqué.

Avant l'appel des causes, l'avocat de la CIPAV vient me saluer. Voyant que j'étais seul, il me propose de faire un dépôt. Je refuse. J'ai des choses à dire et je compte bien faire un incident d'audience noté sur le plumitif. Il continue en me disant qu'il y avait beaucoup d'avocats et que l'audience durera bien trois à quatre heures. Personnellement, je m'en contrefiche, mon cher maître. Je veux plaider et, contrairement à toi, je ne suis pas payé pour attendre dans les salles d'audience.

Je lui demande tout de même si, c'est fois-ci, il avait bien reçu mes conclusions. Réponse négative. Pourtant, j'ai bien pris la peine de les renvoyer à la CIPAV. Le cuistre me demande si j'avais la preuve de cet envoi et je lui demande s'il me prend pour un idiot. En septembre, on me refuse un accusé de distribution et il faudrait que j'apporte aujourd'hui le même genre de pièce pour prouver la distribution d'un courrier ? Ce n'est pas très sérieux, mon cher maître. Comment ça, un individu même pas avocat te prend à ton propre jeu et tu n'aimes pas ça ? Attends, ce n'est pas encore fini, j'ai été officier de l'armée de terre et si j'ai retenu quelque chose, c'est le jeu du plus con. Et j'y excelle, j'ai beaucoup, mais alors beaucoup d'endurance.

Donc l'avocat de la CIPAV plaide sans jamais avoir lu mes écritures. C'est bon à savoir. Pourtant, il refusait de plaider en septembre dernier, selon lui, parce qu'il ne les avait pas reçues.

Ce n'est pas grave, nous ne sommes plus à une approximation près. Affaire retenue. Vous serez appelés plus tard.

La majorité des affaires sont renvoyées, certaines par défaut de combattants, d'autres en raison de QPC traînantes. Une affaire visiblement gérée par le MLPS avec un membre de l'association du bon docteur qui a cru faire appel sans même se présenter à la première audience. N'en reste que quatre. Nous sommes appelés troisièmes. Là, le baveux me sort une liasse appelée « conclusions 2 » non datée et qui m'aurait été envoyée. Or le 27 juillet 2017, si j'ai bien eu un jeu de conclusions, il s'agissait du premier, de deux pages, dans lequel la CIPAV indiquait faute d'avoir mes écriture (tu parles) qu'elle en restait à ses écritures de première instance. Elle aurait été plus avisée d'écrire qu'elle ne voulait pas répondre à mes arguments. J'ai effectivement reçu un second jeu, de dix-sept pages, deux jours avant l'audience de septembre par courrier électronique sans accusé de réception. Je demande donc au baveux de produire l'accusé de réception de cet envoi du 27 juillet 2017. Il me le sort, je lui rétorque par l'enveloppe recommandée du premier jeu. La date correspond, pièce retenue. Le baveux n'est pas content.

À partir de là, cela fut magnifique. Le baveux qui n'avait aucune envie de plaider en début d'audience voulait se débarrasser de l'affaire au plus vite et trouve le moyen d'indiquer au président qu'entre le jeu n°1 et le n°2 n'avaient été ajoutées qu'une dizaine de lignes. Le président le reprend en signalant qu'entre un document de deux pages et un de dix-sept, même en écrivant gros, il y a un peu plus de dix lignes supplémentaires.

Le président me demande alors si je voulais bénéficier d'un renvoi. Après réflexion, je l'ai pris. Rendez-vous en mars 2018, mon cher maître. Et je te conseille d'ici-là de respecter l'article 124-4 du code de la sécurité sociale.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: J'ai vu la mort en face BASENAME: j-ai-vu-la-mort DATE: Mon, 06 Nov 2017 10:32:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

J'ai vu la mort en face. Deux fois le même jour.

Au mois d'août dernier, j'ai fait changer les pneus de la Xantia de mon épouse. Plus précisément, j'ai fait changer les pneus du train avant en prenant garde de bien demander au professionnel de mettre les pneus du train arrière à l'avant et le nouveau train de pneus sur l'essieu arrière. Il m'a été rétorqué que c'était formellement interdit. J'ai laissé faire, je n'aurais pas dû.

Vers le 20 août, mon épouse tape un trottoir. J'ai pris cela pour un simple défaut de conduite. Vu ce qu'il s'est passé depuis, je n'en suis plus du tout sûr. Le 31 août, elle fait un premier tête-à-queue. Samedi 4 novembre, je réussi l'exploit à en faire deux. Le premier au milieu de la circulation, à 50 km/h sur route sèche. J'arrive à sauver le véhicule et surtout à ne toucher personne. Je continue ma route en roulant doucement, j'arrive néanmoins à en faire un second et à terminer dans la pile d'un pont SNCF qui n'en demandait pas moins. J'ai constaté au passage que l'ABS libère les freins, même sur les roues avant, lors d'un tête-à-queue. Une seule solution, subir et prier.

Pour ceux qui n'auraient jamais fait une telle figure, l'arrière décroche, ce qui provoque un survirage qui accentue le décrochage de l'arrière, ce qui permet de faire plusieurs tours consécutifs. À Montauban, j'ai pu faire 2,75 tours au milieu de la circulation… Le seul moyen de récupérer la situation, c'est de contrebraquer violemment en accélérant. Sauf que 50km/h, c'est 14m/s. Même pour un pilote chevronné, il est impossible de le faire sur une route, le temps de réaction étant d'une seconde au mieux. Au bout d'une seconde, l'arrière de la voiture est déjà passé devant et vous entraîne au fossé.

Or une Xantia, c'est un véhicule qui a un comportement sain et neutre, qui tient la route et non toute la route comme les Dauphines ou autres Volkswagen qu'il fallait lester d'un sac de sable. Il est parfaitement anormal qu'elle décroche aussi violemment et sans prévenir à des vitesses aussi faibles.

J'ai donc regardé ce que la réglementation indiquait. Celle-ci est très claire, les pneus neufs, ainsi que je l'avais expressément demandé, se montent toujours sur l'essieu arrière. Michelin n'indique rien d'autre. Je suis donc allé voir le professionnel car, après tout, l'état actuel de ce véhicule était en grande partie de sa faute. J'entendais qu'il le reconnaisse et que l'on trouve un terrain d'entente pour sa remise en état. À titre personnellement, je prendrais à sa place la remise en état à ma charge, sans faire jouer ma RCpro, histoire de ne pas renvoyer un client mécontent chez lui, client qui sera perdu et qui fera connaître à qui veut bien l'entendre son mécontentement. Visiblement, ce garagiste n'est pas commerçant.

Rien à faire. Pour ce garagiste, la perte de contrôle est entièrement de notre faute. Nous roulions certainement trop vite. Il est vrai qu'on n'a que très rarement vu un véhicule à l'arrêt sortir de la chausée. Pourtant, j'ai plusieurs centaines de milliers de kilomètres à mon actif, je n'ai jamais dérapé comme cela, même sur du verglas. Jamais, je n'ai senti un véhicule partir aussi brusquement. Et ce défaut de tenu de route n'est imputable qu'au montage de pneus neufs à l'avant du véhicule.

Nous avons eu de la chance, il n'y a pas eu de tiers impliqué, il n'y a pas eu de blessé, seulement de la tôle froissée. Le professionnel nous demande maintenant de faire fonctionner notre assurance, ce qui est hors de question.

Affaire à suivre, le dossier part aujourd'hui au service juridique de l'Automobile-Club.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Féminisme BASENAME: feminisme DATE: Mon, 30 Oct 2017 15:12:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Haines ordinaires CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Ce matin, j'ai assisté à une scène extravagante. Plus exactement, j'y ai pris part bien involontairement.

Sur une quelconque ligne du métropolitain parisien, loin des heures de pointes, j'ai pu voir monter dans une voiture des jeunes femmes habillées de sorte à bien être remarquées. Vulgaire ne serait pas le mot, mais pour fixer les idées, lorsqu'on s'habille de la sorte, on a un début d'idée derrière la tête. Je ne sais pas bien si vous voyez de quoi je veux parler.

À un signal discret, elles se sont mises à porter les mains aux fesses de tous les hommes debout. Sans doute une lutte féministe que j'ai dû d'autant plus mal comprendre que j'étais debout. Je pense qu'elles voulaient que nous nous retournions outrés. C'était mal me connaître.

Je me suis donc retourné vers ma greluche à moi, au demeurant pas vilaine, pour lui signaler que, maintenant que nous étions intimes, je pouvais lui proposer d'aller passer quelque temps dans un petit hôtel très bien situé fort opportunément pas très loin de l'endroit où nous nous trouvions. Un tel geste est une promesse, une invitation qu'il ne faut pas faire à la légère.

Je n'ai eu pour toute réponse qu'un silence consterné. Et quelques regards moqueurs des passagers assez proches pour avoir compris de quoi il retournait.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Mon, 27 Nov 2017 11:50:59 +0000 URL:

J’avoue ne pas tout avoir compris à votre commentaire.

----- COMMENT: AUTHOR: goalkeeperkorea DATE: Mon, 27 Nov 2017 11:46:10 +0000 URL:

La culture du viol encore bien présente dans les esprits des français.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Cuistrerie à l'état pur BASENAME: cuistrerie-a-l-etat-pur DATE: Fri, 13 Oct 2017 10:37:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Pignoufferies de presse CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Une fois n'est pas coutume, je vais écharper une émission de radiophonie publique donc payée grâce à nos impôts.

Ce matin était invitée sur France Inter une certaine Marie-Monique Robin. Marie-Monique Robin lutte contre le glyphosate. C'est un choix, c'est un combat, ce sont ses opinions. Mais le fait d'avoir des opinions et de les exprimer publiquement ne permet pas de dire n'importe quoi.

On peut en effet être pour ou contre le glyphosate. Mais lorsqu'on se targue d'être spécialiste autoproclamé, on doit le faire en respect de la démarche scientifique et non par pure idéologie. La moindre des choses, pour les journalistes, aurait été de la mettre en face de contradicteurs crédibles.

La démarche scientifique, ma chère — et c'est aussi valable pour le journaliste indigne de sa carte de presse avec lequel tu bavassais — procède par réfutation d'hypothèses. On ne dit pas : le glyphosate est peut-être cancérigène ergo on l'interdit. On doit dire lorsqu'on est honnête : les cancers observés ne peuvent être expliqués autrement que par une exposition au glyphosate ergo on l'interdit. C'est le b-a-ba de la logique et de la démarche scientifique, ne t'en déplaise.

Le problème est qu'avec ce genre de pratique, la population se méfie de plus en plus des scientifiques, totalement décrédibilisés par des charlatans. Et encore est-ce un moindre mal parce que l'envers de la médaille est le développement des théories du complot ou des pseudo-sciences.

Ce matin, on parlait du glyphosate. Mais cela est vrai pour beaucoup de domaines, réchauffement climatique anthropique en tête et quasiment tout ce qui touche le principe de précaution.

À ce titre, Jean-Robert Pitte, géographe et président de l'université Paris VI disait qu'il faut condamner le bourrage de crâne médiatique sur le changement climatique, un sujet qui souffre d'une grande démagogie. C'est vrai pour le réchauffement climatique, cela reste vrai pour le glyphosate et cela l'est encore pour beaucoup d'autres sujets.

Journalistes, continuez comme cela. Votre part de responsabilité dans la défiance du public à l'encontre des scientifiques grandit de jour en jour.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Back in the USSR BASENAME: back-in-the-ussr DATE: Thu, 12 Oct 2017 12:37:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Monde de merde TAGS: ----- BODY:

Si l'actualité est riche en sources de grincherie depuis quelques semaines, il aurait fallu marquer d'une pierre blanche la journée d'hier. Nous avons été particulièrement gâtés.

En effet, entre deux pets de l'esprit, l'édile débile de la capitale plus connue sous le sobriquet de notre drame de Paris vient de déclarer qu'elle interdira la circulation des automobiles thermiques à partir de 2030. Très bien ma grande. Il y a juste quelques menus problèmes à régler d'ici-là dont le rechargement desdits véhicules entre 20h et 6h du matin, donc la construction de deux ou trois barrages hydroélectriques sur la Seine ou l'installation de deux tranches nucléaires aux Buttes-Chaumont que l'on pourrait judicieusement coupler avec le crématorium du Père Lachaise pour faire des économies de gaz voire l'installation d'éoliennes autour de l'hôtel de ville tellement ton équipe et toi êtes habitués à brasser du vent. Sans compter que les parisiens qui ne t'ont rien demandé vont être très content de passer à l'électrique lorsqu'ils auront de longues distances à faire. Je ne parle même pas de l'état des transports en commun qui sont inutilisables dans bon nombre de cas, sales, mal fréquentés et notoirement insuffisants. D'ici 2030, je prends le pari que rien ne changera réellement pour améliorer cet état de fait.

Une autre annonce a fait nettement moins de bruit. Pourtant, elle est né d'un ensemble de cerveaux rémunérés par nos impôts et dernier avatar du travers bien français qu'était l'ancien commissariat au plan. Je veux parler ici de France Stratégie dont le but est de souffler au cabinet du premier ministre les idées les plus bêtes qu'il soit. Rassurez-vous, le centenaire de la révolution d'octobre combiné au cinquantenaire de la mort du Che les ont inspirés. Rassurez-vous encore, vos impôts sont bien employés.

Ces cerveaux, fort préoccupés du niveau intenable à terme de notre dette publique, ont commis un petit rapport dans lequel ils préconisent que l'état puisse décréter unilatéralement qu'il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels. Ainsi, l'état deviendrait le bénéficiaire d'une rente pour occupation du domaine public, à savoir des sols, de la part des autres propriétaires privés qui ont pourtant acheté leur terrain en pleine propriété. Ingénieux. Toute ressemblance avec les plus intéressantes pratiques mafieuses serait bien entendu totalement fortuite.

Il est grand temps que le niveau de notre dette publique commence à inquiéter le milieu politique. Fin juin 2017, les derniers chiffres consolidés nous indiquent qu'elle a atteint 2232 millards d'euros, ce qui correspond à 99,2% du PIB selont l'INSEE. Il paraîtrait qu'à l'heure où j'écris ces quelques lignes elle ait dépassé les 100%. Il est plus que temps qu'il faille réfléchir à la manière de réduire ces déficits. Et cela tombe assez bien, les stratège de France Stratégie sont judicieusement payés grâce à nos impôts pour réfléchir pour le premier ministre avec pour mission d'anticiper les politiques publiques de demain. Si vous ne me croyez pas, allez lire leur lettre de mission.

Pour être tout à fait exact, le rapport de France Stratégie ne se préoccupe pas que du cas très spécifique de la France. Comme à son habitude, la France s'érige en donneuse de leçon et a la prétention de répondre à la question de savoir comment assurer la résorption des dettes publiques en zone euro. C'est prétentieux. Certains pays comme l'Allemagne sont en excédent budgétaire. D'autres comme l'Italie sont en excédent brut primaire. Et aucun de ces pays ne compte diluer son excédent dans la vertigineuse dépense publique française.

Mais penchons-nous sur ce rapport. Ses auteurs craignent à juste titre que les disparités des dettes des états membres de la zone euro ne réveillent des oppositions entre ces pays. Cette crainte est attisée par le fait que les efforts budgétaires classiques seront lents à porter leur fruit et que, le niveau d'endettement étant ce qu'il est, il n'est pas inenvisageable qu'un choc économique supplémentaire à court terme ne mette un coup fatal à la zone euro. Les hypothèses étant posées, ils proposent trois pistes pour y remédier.

La première et non la plus aberrante — attendez un peu de voir la suite, vous n'êtes pas venus ici pour rien aujourd'hui ! — est un geste de solidarité entre les états membres. Ce geste de solidarité prendrait la forme d'un swap de taux favorables aux pays très endettés. Il faudra donc expliquer aux pays les plus respectueux de l'argent des contribuables qu'ils doivent être solidaires avec ceux qui n'ont jamais pu ou voulu tenir la dépense publique et payer pour eux. En Allemagne, des dents vont grincer. Mais pas seulement en Allemagne.

La dernière, sans doute la plus loufoque mais n'oublions pas que nous critiqons le jus de crânes de France Stratégie, est un rachat des dettes par la banque centrale européenne qui aura pour mission de les transformer en obligations perpétuelles à taux zéro. Comme de bien entendu, les états s'arrangeront pour que certains organismes soient contraints par la loi de prendre ces titres qui s'éroderont naturellement en cas d'inflation.

Entre les deux, une fulgurance appelée pudiquement, j'ouvre les guillemets avec des pincettes : « l'instauration d'un impôt exceptionnel sur le capital immobilier résidentiel ». Personnellement, j'aurais plutôt tendance à taxer la création de taxes en France. Là, non, le machin propose l'instauration d'un impôt exceptionnel. En terme fiscal, une contribution temporaire ou un impôt exceptionnel devrait provoquer aussitôt l'allumage d'un signal rouge chez tous les contribuables puisqu'on ne compte plus les impôts, contributions et autres vexations fiscales exceptionnelles s'installant tranquillement dans la durée (voir CSG, CRDS et quelques autres).

Pourtant si les première et dernière mesures concernent la zone euro, la saillie intermédiaire ne concerne plus que la France. Le raisonnement des auteurs du rapport est le suivant. Notre dette publique a fortement augmenté et atteint aujourd'hui près de 100% du PIB. Le patrimoine net immobilier des ménages est passé entre le milieu de années 1990 à nos jours de 125% à 255% du PIB (en partie tout de même en raison de la spéculation, mais il ne faut pas évoquer trop fort ce point). Or qu'est-ce qui fait la valeur d'un bien immobilier pour les auteurs de ce rapport ? Je pose la question ? D'après les auteurs du rapport, la moitié de cette valeur est celle du terrain sur lequel il est construit. Allons un peu plus loin, d'où le terrain tire-t-il sa valeur ? De son emplacement plus ou moins proche d'infrastructures et de services publiques.

Je cite donc la page 8 du rapport détaillé :

Pour un propriétaire, la part de la valeur du terrain dans le prix de son bien immobilier dépend crucialement de l’endroit où il est situé (région, commune, quartier), et en particulier de la nature des services et infrastructures publics se trouvant à proximité.

C'est assez pervers. Sans doute ne vous en doutiez vous pas, mais si votre bien immobilier possède une certaine valeur, ce n'est pas en raison d'une quelconque valeur intrinsèque, c'est grâce à la merveilleuse qualité des services publics à proximité et que, je vous le rappelle, vous payez déjà par vos impôts. Il ne faudrait pas oublier ce léger détail de l'équation. Ainsi, il est naturel que l'état cherche à récupérer son bien en se proclamant soudain propriétaire d'une partie de ce bien permettant de récupérer au passage un loyer sous la forme d'une rente ou d'une taxe (qui préexiste déjà puisqu'il s'agit de la taxe foncière, ne l'oublions pas non plus) pour l'occupation par un particulier d'une quote-part de son terrain.

Pour les auteurs de ce rapport, il ne s'agirait que d'un simple rééquilibrage comptable du bilan patrimonial de l'état (page 9). Tu m'en diras tant.

Cette expropriation — parce qu'il faut pout de même veiller à appeler un chat un chat — toucherait autant les grandes fortunes que les classes populaires qui ont économisé sou après sou pour avoir un toit pour la retraite. Ainsi, prévoyant que l'opposition sera forte, ceci se ferait dans la plus totale liberté. Un propriétaire pourrait refuser de payer sa cotisation annuelle pour occupation du domaine public, l'ensemble des cotisations serait prélevé dès la première transaction intervenant sur le bien, qu'il s'agisse d'une vente ou d'une transmission. Le rapport, en revanche, n'indique pas la proportion que l'état s'approprierait mais évoque pour l'Italie un taux de 25% de tous les terrains résidentiels. En d'autres termes, l'état se constiturait gratuitement sur le dos des heureux propriétaires un patrimoine foncier permettant d'apporter un genre de garantie hypothécaire à une bonne partie de sa dette tout en lui assurant des revenus supplémentaires.

À ce moment du raisonnement, il faut se demander ce qu'il se passera le jour où cette garantie hypothécaire devra fonctionner, point de détail oublié dans le rapport.

La dernière justification de la mesure, justification oiseuse s'il en est est que ce système ne constitue pas une réelle hausse fiscale puisque la valeur des biens des particuliers diminuant par amputation forcée, les impôts fonciers traditionnels baisseraient aussi. D'une part je ne vois pas ce qui empêcherait l'état d'augmenter les taux sur le foncier et, d'autre part, je suis en droit de demander alors pourquoi créer une telle usine à gaz. D'autant qu'en terme de fiscalité temporaire et festive (dixit Sapin), nous avons déjà le tristement célèbre exemple de la CSG. Mais au moins, les auteurs de ce rapport n'ont pas l'outrecuidance de nous assomer avec la fable de l'impôt citoyen que tout le monde adore payer car il y a très longtemps qu'en France nous avons dépassé le stade où l'impôt sert à payer les activité régaliennes de l'état, activités qu'il a d'ailleurs le plus grand mal à payer malgré des impôts toujours plus lourds et des dépenses plus grandes.

Bien au contraire, au travers de ce rapport, France Stratégie nous montre s'il était besoin que l'impôt est, en France, une véritable spoliation forcée qui aliène voire annihile le droit de propriété et dont le seul objectif est de boucher les dérives d'un état dépensier au-delà de toute raison.

Une saine gestion consisterait dans un premier temps à réduire les dépenses, véritablement, puis dans un second temps les impôts. Ce n'est envisagé ni dans ce rapport qui n'est qu'une idée parmi bien d'autres idées de taxes nouvelles, ni dans le budget 2018 du gouvernement qui est pour sa part une réalité et qui pénalise déjà l’immobilier à travers sa « rénovation » de l’ISF limité à la fortune immobilière.

Vous me direz qu'aujourd'hui, les opinions exprimées dans ce rapport n'engagent que leurs auteurs et n'ont pas vocation à refléter la position du gouvernement. Certes. Mais cela fait un rapport de plus à archiver, rapport contenant une idée fumeuse qui pourrait bien être appliqué un jour. Se posent alors deux questions. La première est de savoir, si ce rapport est archivé quelque part sans suite, à quoi sert le machin France Stratégie tout de même payé avec l'argent du contribuable. Plus généralement, il faudrait se poser la question de savoir à quoi servent les organes fumeux et autres comités Théodule attachés à nos (grands) frais au premier ministre. La seconde question, si ce rapport est un jour appliqué, est de savoir s'il ne faut pas redouter une gestion encore plus calamiteuse des deniers publics, ceux-ci étant garantis par la spoliation des propriétés privées.

Je pose donc la question : si l'on appelle esclavage un système dans lequel un état prélève 100% du travail de sa population, comment appelle-t-on un état qui prélève 57% plus la moitié des propriétés bâties de sa population ? En tout état de cause, il est grand temps de quitter, pour ceux qui le peuvent, ce pays crypto-communiste pourri jusqu'à la moelle. Dans quelques années, il n'y restera plus que les pauvres et quelques représentants de la classe moyenne qui, pour une raison ou pour une autre, n'ont pu s'expatrier.

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----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Le Grincheux 1 - URSSAF 0 BASENAME: le-grincheux-1-urssaf DATE: Wed, 27 Sep 2017 11:51:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Attention, ce titre quelque peu racoleur ne doit pas cacher que l'affaire est actuellement mise en délibéré avec toutefois l'injonction faite à l'URSSAF de produire une note en délibéré.

Ce matin, donc, j'étais convié à une petite sauterie devant le TASS du diocèse le plus crotté de France dixit Talleyrand qui savait, en terme de diocèse, de quoi il retournait. Levé à six heures du matin, départ à sept pour être sûr d'arriver à neuf.

La cour était en retard de même que mon interlocuteur habituel de l'URSSAF, une baderne avec la tête comme un compteur à gaz dont le métier est d'être un salopard fini. J'ai l'habitude de passer bon dernier, je sais donc de quoi ce type est capable. Ce qui m'étonne, c'est que personne ne lui ait encore fait la peau à la sortie du tribunal. Passons.

Ce matin, disais-je avant de me faire piéger par une virgule, j'attendais mon passage devant la cour. À l'appel des causes, je demande le renvoi pour le dossier concernant la CIPAV. En effet, la CIPAV, demanderesse, a eu l'outrecuidance d'envoyer à son avocat plaidant ses conclusions lundi matin à 9h12. Vous n'allez pas me faire accroire que les petites mains juridiques de la CIPAV embauchent avant 9h00 le lundi matin. Ces conclusions étaient prêtes de longue date, mais comme en appel ils se trouvés coincés, ils ont décidé de m'en faire part le plus tard possible. Leur avocat, pour une fois, a fait son boulot en me faisant suivre, toujours par mail, ces conclusions. Sauf qu'il utilise une adresse mail d'un domaine blacklisté un peu partout pour être l'un des plus gros pourvoyeurs de spam français. J'ai reçu ses conclusions hier soir fort tard. Un peu court pour répondre à de telles fadaises.

Renvoi obtenu. Si cela n'avait pas été le cas, j'aurais été contraint de récuser ce tribunal.

Contre l'URSSAF, où j'étais demandeur, le dossier était prêt. Naturellement, j'ai donné à mon contradicteur mes écritures. Celui-ci a râlé copieusement car j'aurais pu avoir la délicatesse de les lui envoyer plus tôt. Je lui rappelle tout de même qu'il ne se prive pas pour les envoyer la veille au soir de l'audience en règle générale et que la procédure est orale. Je peux donc lui donner, même si ça le défrise, mes écritures au dernier moment. De toute façon, comme il ne les lit pas…

Je l'ai fait pour deux raisons. J'ai vu ce triste sire devant la cour d'appel pas plus tard que la semaine passée et j'avais un peu peur qu'il ne cherche à se désister. La seconde raison est que j'ai achevé ces écritures un peu tard hier soir.

Je ne lui ai pas fait de remarque sur sa tenue, mais franchement, qui aurait l'idée de s'habiller avec une chemise rose à croisillons et une cravate rose rayée de noir, le tout dans deux tons de roses différents, en arborant un magnifique pantalon bleu pétrole à la coupe aléatoire ?

Les affaires sont appelées les unes après les autres. Enfin celles où étaient présents des baveux car il se tenait à 11h00 une réunion du barreau à la grande ville du coin (90 km de départementales, auriez-vous oublié que nous sommes dans le diocèse le plus crotté de France ?). Arrive le tour de mon contradicteur de l'URSSAF qui, n'ayant que trois affaires, a été jugé prioritaire. Je trouve cela à la limite honteux puisque ce type est payé pour cela contrairement aux gens qui défendent leurs causes. Là encore, passons.

J'ai eu le plaisir de voir mon contradicteur violenté par un avocat, le même que celui avec lequel je m'étais déjà écharpé dans un couloir de la cour d'appel et qui représentait alors la CIPAV. Mais vraiment violenté. Voir ce cuistre perdre toute contenance et être remis à la place de laquelle il n'aurais jamais du sortir était particulièrement jouissif. En substance, dans un dossier simple, la CRA de l'URSSAF parlait d'un fait sans précédent. J'aurais embrassé l'avocat s'il ne bavait pas autant puisqu'il lui a fait un cours de jurisprudence en lui montrant toutes les décisions similaires invalidant la réponse de la CRA de l'URSSAF, du plus petit TASS de Pau à la grande cour de cassation. Mais il n'y avait aucun précédent, naturellement. Enfin, dans cette affaire, le plaignant a eu de la chance, la CRA a répondu. Preuve qu'elle existe bien.

Sa seconde affaire était du même tonneau, mais pour éviter le ridicule, il a préféré se désister. En substance, le trésorier payeur d'une grande municipalité lui a donné en pleine audience un cours de comptabilité.

Et vient mon tour. Le président me donne la parole. Je rétorque que je ne ferai que quelques observations, la première étant qu'en tant que salarié, je n'ai aucun intérêt à me libérer de la sécurité sociale français. Je ne suis pas un membre des troupes du bon docteur Claude Reichman et de son MLPS et je me contrefiche du monopole de la sécurité sociale — ce qui est en tout état de cause faux en ce qui concerne le monopole, mais ce n'était pas le débat du jour. Je rappelle pour mémoire que j'ai été radié tacitement par le RSI à l'été 2014 et que c'est suite à cela que j'ai demandé ma désaffiliation. Je complète par le fait que toutes mes activités non salariées étant dûment fermées, je ne vois pas de quel droit l'URSSAF serait en droit d'exiger de quelconques cotisations après la fermeture de ces activités.

J'ai du parler trente secondes, une minute tout au plus. Et mon contradicteur se lance dans une plaidoirie parlant de droit européen, de monopole de la sécurité sociale. Je n'ai jamais parlé de droit européen dans mes écritures. Comme je n'ai pas parlé non plus de monopole. Il va jusqu'à me traiter de menteur. Je le laisse continuer en hochant la tête bien ostensiblement.

Le président, ayant vu cela, me demande si je voulais reprendre la parole. Je le remercie et me lance cette fois-ci dans une plaidoirie qui a duré une vingtaine de minutes. Non que je voulais le faire, mais parce que devant tels mensonges proférés avec autant d'aplomb, il faut répondre. Après tout, la procédure est orale. Donc allons-y.

Madame le Président, je ne remercierai jamais mon contradicteur de me faire passer pour qui je ne suis pas. Je le répète donc, je ne suis pas un libéré de la sécurité sociale. Je ne l'ai jamais été. Et je ne l'ai jamais été parce qu'en tant que salarié, je n'y aurais aucun intérêt. Je ne suis qu'un individu qui cherche à faire valoir ses droits, c'est-à-dire à exiger contre des cotisations une ouverture ou un maintien de droits, ou à demander à cette juridiction, en l'absence de toute couverture sociale, une annulation de toutes les procédures de recouvrement initées par l'organisme que représente mon contradicteur.

Or je vous rappelle qu'entre la fin de l'été 2014 et le 17 mai 2017, je n'ai plus eu, pour une raison que j'ignore, de couverture maladie au travers de la sécurité sociale. Vous avez toutes les preuves de cet état de fait dans mes écritures. Mon contradicteur est parfaitement au courant, plus précisément ne peut prétendre l'ignorer puisque je ne cesse de répéter la même chose depuis plusieurs années devant lui et devant cette juridiction. Mais il est de bonne guerre, puisqu'il n'a rien d'autre à me rétorquer, de me faire passer pour quelqu'un qui combat le monopole de la sécurité sociale. Lorsqu'on a besoin de se débarrasser de son chien, on l'accuse d'avoir la rage.

Ceci étant dit, une fois de plus l'URSSAF est prise en flagrant délit de mensonge. Une fois de plus, mon contradicteur est d'une mauvaise foi absolue. D'une mauvaise foi absolue. Je ne lui en veux pas, son métier est ainsi fait qu'il doit défendre la veuve contre l'orphelin. Mais il faut tout de même rester un minimum sérieux.

Le fond de l'affaire qui nous occupe aujourd'hui, Madame le Président, n'est pas de savoir si les URSSAF ont une quelconque existence légale. Je vous pose la question parce que j'aimerais tout de même savoir à qui je m'adresse, mais cette question n'est qu'accessoire.

Le fond de l'affaire que vous avez à juger, vous en conviendez, est de savoir si, oui ou non, l'URSSAF a le droit de demander des cotisations prévisionnelles après la fermeture d'une entreprise. À ce propos, je verse au dossier la fermeture de ma SARL le 20 janvier 2016 et la fermeture de mon EI le 31 décembre précédent.

Là, le président me reprend pour savoir ce qu'est une EI. In petto, j'ai trouvé la question assez étrange venant d'un président de TASS, mais je lui explique volontiers qu'il s'agit d'une entreprise individuelle, une forme juridique correspondant aux professions libérales. Peut-être faisait-elle cela pour informer les assesseurs sans les blesser, je ne saurai jamais.

Mon contradicteur me coupe alors la parole pour rappeler à la cour que si ma SARL avait bien été fermée, il n'en était rien de l'EI. Je sors donc de mes pièces fournies au tribunal mon P4-PL. Il me rétorque qu'il est rempli de ma main et que j'aurais pu le remplir n'importe quand.

Je précise pourquoi il était rempli à la main. Une seule raison : leur fichu formulaire est incapable de faire la différence entre une adresse de correspondance et une ancienne adresse de siège social. Les deux sont liés. Ce document a donc été rempli à la main pourqu'il le soit correctement. Mais il a été adressé en recommandé avec accusé de réception. L'avis de réception est malheureusement un peu vieux et illisible, mais l'URSSAF a répondu, en son temps et par un courrier personnalisé à ce P4-PL. Mieux qu'un recommandé, l'URSSAF ne peut prétendre ne pas avoir compris le formulaire.

Je donne donc la réponse de l'URSSAF à mon P4-PL au président. Mon contradicteur la lui arrache presque, ce qui me permet de lui dire qu'il avait cette pièce dans le dossier que je lui avais remis ainsi que dans tous les autres dossiers que j'ai pris la peine de lui adresser depuis dix-huit mois et qu'il n'a manifestement pas lus. Je lui précise qu'en raison de l'inaction de l'URSSAF, les autres caisses continuent à m'envoyer des appels de cotisation, les impôts essaient de me faire payer de la TVA, de la CFE, de l'IS…

Il grommelle, il paraîtrait que l'URSSAF n'était pas réponsable du fonctionnement de l'administration fiscale ou de celui des autres caisses et je lui rétorque que c'est pourtant à l'URSSAF de faire suivre le dossier à l'INSEE, au fisc et aux autres caisses. Silence.

Le président intime donc l'ordre à l'URSSAF de retrouver mon P4-PL et de se fendre une note en délibéré sur laquelle j'aurai mon mot à dire.

Naturellement, l'URSSAF va essayer de se désister. C'est mal me connaître.

En sortant du tribunal, je tombe sur les pompiers, les pompes funèbres et la police nationale. Quelqu'un venait de se suicider devant le tribunal.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Une sale engeance BASENAME: une-sale-engeance DATE: Tue, 19 Sep 2017 17:56:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Aujourd'hui, j'étais convié à une petite sauterie devant la chambre sociale de la cour d'appel d'une belle ville de France, mais un peu massacrée tout de même. J'y étais convié au motif que je refuserais de payer des cotisations sociales, plus exactement que je refuserais de payer des cotisations sociales entre l'automne 2014 et mai 2017 puisque je n'avais plus aucun droit ouvert auprès des organismes sociaux français. Je le refuserais d'autant plus que ma dernière activité non salariée fut fermée le 20 janvier 2016.

J'avais rendez-vous avec la CIPAV et avec un autre organisme volant (spoliant devrais-je dire) non identifié qu'est l'URSSAF du diocèse le plus crotté de France s'il faut en croire Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord qui savait de quoi il retournait.

J'en ai eu pour mon argent.

D'une part, le baveux censé représenter la CIPAV était un baveux commissionné par un autre cabinet pourtant de la ville qui nous a pris de haut en nous déclarant abruptement que, de toute façon, nous allions perdre et qui a eu l'outrecuidance de nous dire que nous n'avions pas déposé nos conclusions. Nous nous sommes expliqués à l'extérieur de la salle d'audience assez vertement.

Or ces conclusions ont été envoyées par courrier recommandé à la caisse début juillet. Cette caisse a tout de même envoyé par son avocat un courrier par lequel elle disait rester sur ses écritures de première instance le 27 juillet, n'ayant à ses dires pas reçu nos écritures. Le président du tribunal a trouvé là le moyen pour ordonner un renvoi au 7 novembre courant. Il s'est même permis d'affirmer que l'accusé de réception de délivrance du courrier au destinataire n'est pas une preuve que le courrier a bien été reçu. On se demande alors qu'elle est la valeur d'un courrier recommandé. Passons.

C'est bête, leur cabinet d'avocat principal a trouvé le moyen d'envoyer un jeu de conclusion le 15, réceptionné le 16 septembre, jeu de conclusion pompeusement appelé n°2. Je pose donc la question : pourquoi s'amuser à écrire un second jeu de conclusions sauf si, par inadvertance, ils n'ont pas retrouvé mes écritures ?

Donc, renvoi au 7 novembre 2017. C'est revuler pour mieux sauter. D'ici-là, le président du tribunal va sentir passer le vent du boulet. Voire le boulet en entier car il y a des choses qui ne se font pas.

Côté URSSAF, pas de plaidoirie. En premier lieu, puisque j'ai intimé mon contradicteur, audiencier régional de l'URSSAF à avoir par devers lui un pouvoir spécial de représentation et que pour une fois celui-ci en avait un, il m'a demandé de présenter le mien qui avait négligemment disparu du dossier du greffe. C'est de bonne guerre, mais, manque de chance, j'en avais une copie. Pas de plaidoirie donc car cela n'aurait servi à rien. Mon contradicteur étant bouché à l'émeri, cela n'aurait fait que hausser ma tension artérielle avec autant de résultat que de souffler dans une contrebasse pour faire de la musique. Et lorsque ma tension monte, je suis capable de dire des choses particulièrement désagréables. Mon contradicteur se lance alors dans une plaidoirie qui ne devait pas en être une d'après ses dires et qui n'avait de rapport de près ni de loin avec le schmilblick. À la fin de son palabre, je lève la main comme à l'école pour demander la parole au président qui me l'accorde. Je n'en attendais pas tant.

En effet, dans l'exposé de l'affaire ainsi que dans les conclusions de l'URSSAF, jamais n'était évoqué le fait que j'étais salarié depuis juin 2014. Il faudrait tout de même en commencer par là. Jamais non plus n'avait été évoqué le fait que durant plus de deux ans et demi, j'ai été contraint de prendre une assurance santé à l'étranger pour avoir une simple couverture santé puisque tant la CPAM que le RSI me la refusait. Jamais. Mais sans évoquer cela, il est facile de me faire passer pour un révolté, un libéré de la sécurité sociale, un disciple du bon docteur Claude combattant le monopole. Non, je ne suis pas un libéré, je suis quelqu'un qui se bat pour ses droits — qui refuse donc de payer des cotisations s'il n'y a pas de droit ouvert en contrepartie — et qui utilise le système jusqu'au bout puisqu'il est impossible à court terme de le changer.

Il faudra faire un exemple en épinglant un juge à un tableau de chasse. Aujourd'hui, nous avons certainement un très sérieux candidat.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Quand le pape insulte les climatologues BASENAME: quand-le-pape-insulte-les DATE: Fri, 15 Sep 2017 09:59:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les tradis CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: Je hais les politiciens TAGS: ----- BODY:

J'avais une assez bonne opinion du pape François. Mais ça, c'était avant.

Je considère sans doute à tort qu'un pape est le représentant de l'Église catholique et de quelques autres reconnaissant Rome et, qu'en tant que représentant de l'Église, il n'a pas a mettre sur la place publique sa vie privée. Qu'il confie son intimité à un livre parlant de ses petites fiancées, ses consulations chez une psychanalyste, ses convictions politiques allant jusqu'à indiquer que les communistes, ce sont des chrétiens [ce sont les autres qui ont volé notre bannière], prouvant si nécessaire ses lacunes historiques et l'enterrement définitif de Don Camillo.

Mais pire que tout, il se met aussi à insulter les spécialistes du climat. En effet, dans l'avion de retour de Colombie, le Pape a qualifié de stupides, d'entêtés aveugles ceux qui ne croyaient pas à la théorie des changements climatiques provoqués par l'homme et a dit que ceux qui persistaient le faisaient à leurs propres risques et périls, se joignant ainsi au chœur de ceux qui attribuent des ouragans comme Harvey et Irma aux climato-sceptiques, à commencer bien entendu par le président Trump, coupable de ne pas avoir signé les accords de Paris.

Le problème c'est que la réalité est bien différente, ce sont les scientifiques eux-mêmes qui le disent. On a parlé d'Irma comme si c'était l'ouragan le plus dévastateur de l'histoire. Malheureusement c'est faux, Irma est loin derrière que l'ouragan du Labour Day (1932), Camille (1969), Katrina (2005) et Andrew (1992), quant à Harvey il est classé 18e sur la liste. Les ouragans actuels ont interrompu une période de douze ans de calme pendant laquelle il n'y a eu aucun ouragan de force 4 ou 5 sur le territoire américain. Et cela n'a rien à voir avec la politique d'Obama. En conséquence, attribuer la force des ouragans aux changements climatiques à l'utilisation des combustibles fossiles est parfaitement ridicule puisque nous avons des témoignages d'ouragans dévastateurs depuis bien avant la révolution industrielle.

Bien entendu, la température de la Terre change et elle a toujours changé depuis l'origine du monde jusqu'à aujourd'hui. Mais ce type de changement climatique ne s'observe que sur des échelles de l'ordre de 30, 40 ou 50 ans et une journée d'ouragan ne veut rien dire. De plus, rien n'indique que les changements climatiques seront forcément catastrophiques. Si on ne peut pas nier l'impact de l'homme sur les changements de température, son rôle reste marginal face aux facteurs naturels : taches solaires, volcans, rayons cosmiques, comme l'a récemment rappellé le professeur Antonino Zichichi dans un entretien au journal Libero.

C'est d'ailleurs la NOAA, la plus haute autorité américaine sur l'étude des ouragans qui le dit : « Il est prématuré de conclure que les activités humaines – surtout les émissions de gaz à effet de serre qui causent le réchauffement de la planète – aient déjà eu un impact concret sur les activités des ouragans dans l'Atlantique et des cyclones tropicaux globaux… » Une observation confirmée par l'IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) qui est la plus haute autorité en matière de catastrophisme climatique. Dans son dernier rapport, cet organisme affirme que « … les données actuelles indiquent qu'aucune tendance significative n'a été observée dans la fréquence des cyclones tropicaux globaux au cours de ce dernier siècle… Aucune tendance significative dans le nombre annuel de tempêtes tropicales, ouragans et ouragans graves n'a été identifiée au cours des cents dernières années dans l'Atlantique Nord ».

Une étude publiée ces derniers jours par des scientifiques de l'Université Nationale de Séoul (Corée du Sud) émet même l'hypothèse qu'au cours de quinze prochaines années, la fréquence et l'intensité des ouragans diminuera à cause du refroidissement des eaux de l'Atlantique.

De plus, quand on se rappelle qu'en 1900 un ouragan de force 4 a causé plus de 10 000 morts au Texas et qu'un autre ouragan a provoqué 1 800 morts autour du Lac d'Okeechobee ou encore quand on pense aux 138 000 morts causés par Nargis en 2008 en Birmanie, on ne peut qu'être stupéfait qu'Irma n'ait causé que quatre morts jusqu'à présent lors de son passage en Floride.

Qu'est-ce qui explique que les taux de mortalité dus aux ouragans soient aussi bas aux Etats-Unis ? Tout simplement le progrès, les satellites et le développement des technologies qui permettent de tracer la direction et la vitesse des ouragans avec des systèmes qui permettent de donner l'alerte jusqu'à 36 heures à l'avance. Sans cette technologie, les morts se compteraient par milliers.

Tout cela signifie, n'en déplaise aux têtes pensantes qui conseillent le Pape, que ce ne sont pas les soi-disant politiques climatiques qui aideront les pauvres, avec l'illusion de pouvoir arrêter les vents et de réguler la température comme si la Terre avait un thermostat mais bien les politiques de développement qui permettent aux personnes d'être moins vulnérables aux phénomènes atmosphériques extrêmes qui ont toujours existé et qui existeront toujours.

Source: LNBQ, Riccardo Cascioli

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Sun, 15 Oct 2017 16:10:51 +0000 URL:

Il vaut mieux lire cela que d’être aveugle.

Je considère Claude Allègre comme une baderne les bons jours et un imposteur les autres. Il y a des tas de gens qui bossent réellement sur le réchauffement climatique avec une démarche scientifique et non dogmatique. Que le climat se réchauffe, c’est une évidence (sauf pour les vingt dernières années). Que l’homme y soit pour quelque chose est tout sauf certain. Pour être tout à fait exact, les études vont même actuellement dans l’autre sens.

Et je ne vois pas le rapport que vous faites entre le fait de dire haut et fort que le réchauffement n’est pas anthropique et le fait que cela me donnerait bonne conscience pour polluer. Mais si vous voulez vraiment aller par là, vous risqueriez d’être surprise. Ma DS23ie de 1975 ne consomme pas plus que la 607 qui se trouvait dans mon garage. Elle consomme même beaucoup moins en ville que ma XM actuelle. Nous parlons naturellement de véhicules qui ont les mêmes poids et mêmes puissances.

----- COMMENT: AUTHOR: poilagratter DATE: Sun, 15 Oct 2017 16:02:10 +0000 URL:

J’hallucine et suis consternée de voir que tu ne croies pas à l’origine anthropique du réchauffement climatique!!! alors vive Claude Allègre??? et certainement, c’est tes études de science, et ta thèse en climatologie qui te permettent d’être si affirmatif???

Même si pour les ouragans, effectivement, rien n’est prouvé (quoique quand même probable..t° de l’océan à 31° au lieu des 26° habituels), il n’en est pas de même pour le lien avec le CO2…

A moins que ces opinions ne servent qu’à te donner bonne conscience quand
- tu installes un climatiseur
- un chauffage à charbon
- tu conduis des voitures modèle 1950 avec la conso d’essence qui va avec
et j’en passe certainement..

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Sun, 17 Sep 2017 16:57:37 +0000 URL:

Concernant la relation de cause à effet entre le CO2 et le réchauffement j’ai lu il y a quelques années (mais j’ai malheureusement perdu la source) que l’augmentation du CO2 n’était pas la cause mais la CONSÉQUENCE du réchauffement…

Et je me rappelle que cette étude était fort pertinente et très bien étayée et documentée.

Une autre chose qui interpelle : https://imgur.com/r/damnthatsinteresting/vc5nzWS

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Sat, 16 Sep 2017 15:07:18 +0000 URL:

Certes. Mais aujourd’hui, il n’y a aucun consensus dans la communauté scientifique entre le taux de CO2 atmosphérique et le réchauffement observé. Cela irait même plutôt dans l’autre sens. Que cela se réchauffe est une chose, que cela soit dû à l’activité humaine en est une autre. Il n’y a aucune corrélation entre le taux de CO2 et la température moyenne.

Je vous rappelle qu’en terme de sciences, on pose des hypothèses et on les invalide. Ce qui n’est jamais fait pas les prétendus climatologues du GIEC. Pire, on arrive très bien à expliquer non seulement la hausse observée par d’autres phénomènes mais aussi à invalider les modèles utilisés. Ce qui ne donne pas un blanc-seing à polluer non plus.

----- COMMENT: AUTHOR: maison85 DATE: Fri, 15 Sep 2017 20:26:20 +0000 URL:

Bonjour,
Pour une fois qu’un religieux se met du côté de la science on ne va pas le lui reprocher. http://www.futura-sciences.com/planete/actualites/climatologie-vers-taux-co2-jamais-vu-depuis-200-millions-annees-19695/

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Paris 2024 BASENAME: paris-2014 DATE: Thu, 14 Sep 2017 11:45:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Mauvaise humeur TAGS: ----- BODY:

Les plus jeunes d'entre vous n'ont pas connu l'URSS ni les histoires qui tournaient autour du magnifique paradis des travailleurs surdéveloppé technologiquement puisque, d'après le regretté Pierre Desproges, on y produisait tous les ans une bombe thermonucléaire et une chaussure de taille 42 par habitant. À l'époque de l'URSS, disais-je avant d'être assez grossièrement interrompu par moi-même, il se racontait la blague suivant sur le journal l'Humanité. Ce torchon qu'aurait même désapprouvé Jaurès était censé lancer un concours dont le premier prix était un voyage d'une semaine en URSS. Le deuxième prix était un voyage de quinze jours en Union Soviétique. Mais il faut avoir vu l'Europe de l'est avant la chute du mure de Berlin pour comprendre tous les sous-entendus de cette histoire.

Pour les jeux olympiques, c'est un peu la même chose. Paris va les organiser parce que personne n'en veut. Tous les compétiteurs ont jeté l'éponge sauf Los Angeles qui préfère attendre quelques années avant de s'y coller en réutilisant les infrastructures que la ville avait déjà construite pour les jeux olympiques de 1984. Peut-être est-ce une façon de les amortir. Nous ne discuterons pas ici du fait de savoir si les jeux olympiques de 1984 à Los Angeles étaient une façon de réutiliser les infrastructures construites pour les jeux de 1932. En revanche, on peut se demander pourquoi une ville qui possède déjà une grande partie des infrastructures suggère qu'il est urgent d'attendre et de renvoyer à plus tard un tel événement.

Rien que cela devrait alerter n'importe qui muni d'un cerveau en état de marche. Personne n'en veut, plus personne ne sait pourquoi il faut organiser les jeux olympiques d'autant plus que jamais le budget de ce machin n'a été respecté. L'édile débile de Paris n'a même pas vu que tout les compétiteurs repoussaient le moment de cet événement présenté comme heureux.

Pire, toujours contente d'elle-même et ne ratant jamais l'occasion de dire une bêtise, elle a cru bon de déclarer :

Je veux leur dire, ainsi qu’à l’ensemble des Français, que ces Jeux seront un véritable accélérateur de la transition écologique, de la création d’emplois, et de la solidarité.

C'est important pour elle d'y croire ! Et il faut y croire puisque restent à trouver quelque sept milliards d'euros si le budget est respecté à la lettre ce dont personne ne croit. Une paille.

[image:164]

Fig. 1 : snif

Dans un communiqué, l'édile a loué « un moment historique ». « Cent ans après 1924, nous ramenons les Jeux à Paris. Cette victoire est d’autant plus belle qu’elle est collective et qu’elle est généreuse », a-t-elle notamment appuyé. « Mes premières pensées vont aux Parisiens et aux Franciliens, en particulier les habitants de la Seine-Saint-Denis, qui grâce aux Jeux vont voir leur quotidien s’améliorer, a-t-elle ajouté. Je veux leur dire, ainsi qu’à l’ensemble des Français, que ces Jeux seront un véritable accélérateur de la transition écologique, de la création d’emplois, et de la solidarité. »

Tu l'as dit, bouffie !

Ce faisant, force est de constater ton manque de logique. Très récemment, tu couinais devant la presse que tu étais brocardée parce que tu étais une femme et que tu étais d'origine espagnole. Je te rassure, tu n'es brocardée ni parce que tu es une femme, ni parce que es d'origine espagnole. Tu es brocardée parce que tu es dogmatique, que tu pourris la vie des franciliens en général et des parisiens en particulier avec des décisions idiotes et prises sans aucune concertation, que tu as réussi à transformer Paris en un gigantesque cloaque infesté de rats, en un indémerdable embouteillage continuel. Demande-toi pourquoi même des élus a priori de ton bord politique t'envoient des volées de bois vert je dois dire assez méritées. Pour illustrer le manque de concertation de la marie de Paris, je ne résiste pas à faire une autre digression. L'association 40 millions d'automobilistes vient de lancer une action originale que je ne puis que relayer ici.

Aujourd’hui, lundi 11 septembre 2017, l’association « 40 millions d’automobilistes » lance la première manifestation téléphonique, »Dis-le à Anne », pour protester contre les multiples mesures prises à l’encontre des automobilistes par la maire de Paris, Anne Hidalgo. L’association appelle tous les usagers à raconter directement au cabinet de la Maire les nuisances qu’ils subissent au quotidien en raison de sa politique de mobilité. Pour ce faire, un seul numéro : le 01 42 76 48 11*.

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Fermeture des voies sur berge à la circulation automobile, bannissement des vieilles voitures de la capitale, suppression des places de stationnement et autres restrictions de circulation… La vie des automobilistes Parisiens et Franciliens est devenue un calvaire, car loin d’améliorer la mobilité des usagers, ces mesures prises en cascade par Anne Hidalgo depuis le début de son mandat n’ont fait que renforcer la congestion routière… et exacerber la colère des usagers des grands axes de circulation, de plus en plus pollués, et des administrés.

On ne peut pas en vouloir à un élu de ne pas maîtriser tous les sujets… En revanche, il est inacceptable de refuser systématiquement d’entendre les personnes dont c’est le métier. Et c’est malheureusement la situation que l’association rencontre avec Anne Hidalgo depuis son élection : « 40 millions d’automobilistes » a formulé de nombreuses demandes de rendez-vous pour proposer des mesures qui ne pénaliseraient personne. Mais elles sont toutes restées sans réponse. Anne Hidalgo ne peut plus continuer à diriger la capitale sans tenir compte de l’avis de ceux qui y vivent et viennent y travailler .

C’est pourquoi l’association demande aujourd’hui à tous les usagers pénalisés dans leurs déplacements quotidiens par la politique de mobilité imposée par l’édile parisienne de participer à cette manifestation :

>>> Composez le 01 42 76 48 11*.

Si Anne Hidalgo refuse d’entendre « 40 millions d’automobilistes », elle devra écouter les doléances des 12 millions de Parisiens et de Franciliens qu’elle a pris en otage !

N’hésitez pas à réagir sur les réseaux sociaux avec le hashtag #DisleaAnne, que ce soit pour partager votre témoignage ou les circonstances de votre appel à Anne Hidalgo.

*Au cas où la mairie de Paris viendrait à bloquer cette ligne, « 40 millions d’automobilistes » invite les participants à poursuivre la manifestation en contactant le secrétariat de la Mairie au 01 42 76 40 40.

Mais revenons au sujet. Nous aurons les jeux olympiques en 2024, après un arrangement subtil avec Los Angeles. C'est donc une dépense publique de plus de sept milliards d'euros qui devrait être ordonnée pour organiser ce moment médiatique de premier ordre. Au-delà des apparences, la question est évidemment de savoir quelle transparence la ville de Paris donnera à une opération qui tombe très mal pour ses finances d'autant plus qu'il faudra, et c'est une obligation du CIO, légiférer pour introduire une loi d'exception pour ces jeux. En effet, durant les jeux olympiques, la loi nationale s'efface devant le règlement du CIO. C'est très pratique.

Selon une tradition bien ancrée en France, le circuit de financement des JO promet d'être extrêmement complexe et de perdre tous ceux qui chercheront à s'y retrouver. Bien évidemment, à ce stade, on nous promet des partenariats public-privé qui ne coûteront aux contribuables. Ou si peu. On apprend au détour d'un article de presse que le seul coût du village olympique devrait atteindre 1,3 milliard d'euros. Pour bien fixer les idées, ce coût revient au double des crédits gelés dans le budget de l'armée cette année. Une paille qui ne mérite pas qu'on s'y arrête.

Quant au budget de fonctionnement des jeux, il devrait tout devrait tout de même ponctionner près de 1,5 milliards d'euros à la ville de Paris. Rapporté au nombre d'habitants de Paris, cela fait tout de même mille euros par tête de pipe. Sans compter, bien entendu, les suppléments par l'intermédiaire de la région financée aussi par les heureux parisiens et autres joyeux franciliens. Notons bien que je ne suis pas convaincu du tout que le reste des français ne passera pas à caisse non plus, ces chiffres étant bien sûr des estimations dont l'histoire montre qu'elles ont toujours été inférieures à la réalité. Je ne parle naturellement que de ce qu'on vois dans le budget prévisionnel, pas comme l'aurait si bien écrit Frédéric Bastiat de ce qu'on ne vois pas ou pas encore.

Il s'agit donc d'une ruine en fanfare pour une ville déjà ruinée. En effet, le budget global des jeux équivaut peu ou prou à une année des dépenses de la ville de Paris. Il s'agit donc d'un effort colossal dans un contexte budgétaire sensiblement tendu, la gestion pratiquée depuis l'élection de Bertrand Delanoë ayant mis la ville à genoux.

Naturellement, je ne me permettrais pas d'affirmer ceci sans avoir quelques preuves de ce que j'avance. Ces preuves sont disponibles dans le rapport de la Chambre Régionale des Comptes d'Île-de-France daté de 2016 qui dépeint de façon très précise la situation financière de la ville-lumière. Quels que soient les dénis d'Anne Hidalgo, la situation financière de la ville s'est effectivement dégradée ces dernières années, au point que Standard & Poor's considère qu'il faudrait vingt-deux ans pour que Paris se désendette. Or le seuil d'alerte des finances territoriales est franchi à douze ans de durée de désendettement. Nous ne sommes pas encore à deux fois le délai mais,  patience, cela ne saurait trop tarder. Ainsi, la situation de la capitale est largement plus alarmante que l'édile ne veut bien le dire. Rajouter au tableau les coûts de l'organisation des jeux n'arrangera rien. Sauf que le dogme ayant dépassé depuis longtemps le débat public et l'intérêt financier, ces réalités simples sont impossible à aborder.

La question la plus simple est de savoir qui gagne de l'argent avec les jeux olympiques. Cette question, cruciale, est rarement abordée. Tout au plus parle-ton de plus de touristes dans les rues, de plus d'embouteillage par la réduction des voies de circulation. C'est un peu court. Pour répondre à cette question, il faut faire la somme des recettes publicitaires des chaînes de télévision diffusant les jeux. L'exemple de Rio ou de Londres permet d'illustrer le propos et montre que, dans la pratique, NBC a perçu un milliard de dolalrs américains de recettes publicitaires supplémentaires grâce aux jeux de Rio.

En d'autres termes, l'heureux contribuable français finance un événement qui profite à des acteurs privés dont une grande part est étrangères. Il s'agit essentiellement de médias. Le surcroît de dette publique ne sera pas ainsi perdu pour tout le monde.

Regardons de plus près le rapport de la Cour des Comptes :

En 2015, la capacité de désendettement de la Ville devait correspondre à 13 ans d’épargne brute pour passer à 18 ans en 2017 avant de redescendre à 15 ans en 2018. L’agence Standard & Poor’s, tout en conservant à la Ville son appréciation positive, a évalué quant à elle à 22 ans en 2017 sa capacité de désendettement, très au-dessus du seuil d’alerte traditionnel estimé à 12 ans, par référence à une durée moyenne de remboursement des emprunts.

La Ville de Paris récuse la notion de seuil d’alerte traditionnel en invoquant, sans la documenter davantage en l’état, l’évolution profonde du rapport à la dette que l’on constate dans d’autres grandes métropoles mondiales. Elle souligne également la prudence traditionnelle de ses prévisions budgétaires (cf. l’exécution du budget 2014) et l’importance de son patrimoine susceptible d’être mobilisé. S’appuyant elle aussi sur les ratios réglementaires, elle rappelle, outre la modération de son endettement par habitant (1 646 €), que, même si la dette parisienne, rapportée aux recettes de fonctionnement (51 % en 2014) atteignait 75 % en 2018, elle serait encore inférieure à la moyenne constatée (85 %) dans des plus grandes villes françaises. Mais la force de ces arguments ne peut faire oublier que la capacité de désendettement et le taux d’épargne brut, par le maintien d’un bon niveau d’épargne brute, sont deux indicateurs reconnus comme significatifs pour l’appréciation de la soutenabilité d’une stratégie financière.

L'édile de Paris prouvera si besoin était qu'il n'y a point d'effet sans cause, et que, dans le meilleur des mondes possibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux et madame la meilleure des baronnes possibles. Et ne m'opposez surtout pas Alain à Voltaire en me rétorquant que le pessimisme est d'humeur, l'optimisme est de volonté.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Les vacances de Monsieur Hulot BASENAME: les-vacances-de-monsieur-hulot DATE: Wed, 06 Sep 2017 16:55:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les écolos CATEGORY: Je hais les politiciens TAGS: ----- BODY:

Certains devraient rester en vacances perpétuelles. Cela leur éviterait de dire des bêtises, pire, cela leur éviterait d'en faire. Dixit le Figaro de ce matin :

Le ministre de la Transition écologique a présenté ce mercredi un projet de loi qui prévoit la fin de la recherche, et de l'exploitation des gisements existants, sur l'ensemble du territoire français. Il espère ainsi convaincre d'autres pays de suivre cet exemple.

La fin de la production des hydrocarbures est désormais programmée. Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a présenté ce mercredi le projet de loi qui entérine la sortie progressive et irréversible de la production de pétrole et de gaz sur l'ensemble du territoire français à l'horizon 2040. Dès la publication du texte, plus aucun nouveau permis de recherche d'hydrocarbures ne sera désormais attribué. Cette annonce constitue la première traduction concrète du «plan climat», présenté par Nicolas Hulot début juillet, et grave dans le marbre une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Le chef de l'État, cité par Christophe Castaner, a affirmé que la France était «à l'avant-garde de cette ambition (d'en finir avec les hydrocarbures)».

«Ce projet de loi nous permettra, lorsqu'il sera promulgué, de mettre fin immédiatement à tout nouveau permis d'exploration d'hydrocarbures», a déclaré Nicolas Hulot à l'issue du conseil des ministres. Les nombreuses demandes de permis de recherche, mises en attentes pas le précédent gouvernement, pourront donc être refusées. En revanche, «les situations légalement acquises seront respectées tout en se conformant au nouvel objectif de fin d'autorisation de renouvellement à l'horizon 2040», prévoit le projet de loi. Le texte signe la fin des 63 concessions existantes en France. Leur permis d'exploitation ne pourront être renouvelés au-delà de 2040. Le document met également fin au flou qui persistait autour du gaz de schiste. «A partir du moment où est interdite la recherche d'hydrocarbures et où aucun permis d'exploration de gaz de schiste n'a été délivré à ce jour, aucune exploitation de gaz de schiste ne sera plus possible en France», souligne le projet de loi. La fracturation hydraulique, seule technique efficace à ce jour, était déjà interdite depuis 2011 pour éviter la pollution associée à ce mode d'extraction. Mais cela laissait encore la porte ouverte à l'utilisation d'éventuelles nouvelles technologies.

Si ce texte a une forte symbolique sa portée reste tout de même relativement limitée. Chaque année le pays produit environ 800.000 tonnes de pétrole. Soit un modeste 1% de la consommation nationale. Le pays importe en effet 99% de son pétrole.

La France reste un très petit producteur d'hydrocarbures

Avec ces dispositions, la France entend limiter ses émissions de gaz à effet de serre en décourageant le recours aux hydrocarbures, qui polluent lors de leur utilisation. Elle veut ainsi tenir ses engagements pris lors de l'accord de Paris sur le climat et encourager d'autres pays à suivre la même voie. «Nous sommes le premier pays à prendre ce type de mesures. Je pense que d'autres pays vont emboîter le pas», a ainsi réagi Nicolas Hulot dans un entretien à l'AFP.

Le directeur général du WWF France, Pascal Canfin a également commenté le projet de loi: «si cette décision est essentiellement symbolique (...) elle n'en est pas moins importante puisqu'elle peut avoir un effet d'entrainement sur d'autres pays. Les jours des énergies fossiles sont désormais comptés, c'est une nouvelle page qui se tourne! Nous attendons maintenant du gouvernement qu'il prenne, à l'occasion des prochaines échéances comme les Assises de la mobilité, des mesures pour réduire notre consommation d'hydrocarbures». Ainsi que le souhaite le gouvernement, d'autres mesures suivront dans les prochains mois dans le cadre du Plan climat.

Il n'y a vraiment pas à dire. L'écologie est un sujet bien trop sérieux pour la laisser aux écologistes, surtout lorsque ceux-ci sont d'anciens pollueurs repentis. Ce sont les pires.

Le problème des hydrocarbures n'est pas un problème. Le problème, en revanche, est le cycle du carbone. Utiliser des hydrocarbures synthétisées par des bactéries génétiquement bricolées (voir des travaux de Craig Venter et des grands énergéticiens) en puisant le dioxyde de carbone de l'atmosphère n'a aucun impact sur le climat si tant est que la combustion des hydrocarbures fossiles en ait. J'utilise un conditionnel car pour les vrais scientifiques et contrairement à ce qui est claironné par le GIEC, le débat d'une part n'est absolument pas tranché, et d'autre part pencherait malheureusement dans la direction contraire.

En faisant ça, sombre crétin indigne de ton maroquin, tu ruines simplement la recherche et l'industrie pétrolière française et tu obères l'avenir. En effet, si tu t'étais un jour penché sur un livre d'histoire des techniques sans en sauter les pages, tu aurais compris qu'on n'a mis de l'essence dans des véhicules que parce que c'était la solution la plus efficace, pas parce qu'il fallait, comme les individus de ton espèce le pensent, sauver l'industrie pétrolière acculée à la faillite par la fin de l'éclairage à la lampe à pétrole.

Par ailleurs, tu ne veux plus ni centrale nucléaire, ni pétrole, ni nouveaux barrages hydroélectriques. Crois-tu simplement qu'avec des éoliennes qui ne fonctionnent qu'aléatoirement et des panneaux photovoltaïques tu arriveras à recharger tous les véhicules électriques ? Un simple calcul permet de répondre par la négative. Tu penses sans doute que les chiffres vont se plier à ton dogmatisme étroit.

Pauvre France. On croyait avoir tout vu avec la présidence Hollande, nous allons avoir encore pire. Quatre ans et demi de conneries enfilées comme des perles sur un fil, c'est long. Surtout vers la fin.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Wed, 13 Sep 2017 20:40:23 +0000 URL:

Tiens, je ne connaissais pas cette nouvelle édition du livre blanc de la SCM. Intéressant, surtout la partie courrier des lecteurs et ses réponses.

Petite précision qui a son importance : la SCM fut l’organisme qui a établi les premiers modèles climatiques en France. Il ne s’agit pas d’un obscur organisme qui ne sait pas de quoi il parle.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Wed, 13 Sep 2017 19:46:38 +0000 URL:

Ce fut comme d’habitude un plaisir de lire votre prose. J’aimerais apporter ma modeste contribution en vous signalant une étude extrêmement intéressante qu’on peut trouver sur http://www.scmsa.eu/rechauff0.htm .
Ça fait réfléchir n’importe quel esprit scientifique.
Enfin, VRAIMENT scientifique…

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Moralisation BASENAME: moralisation DATE: Sat, 05 Aug 2017 17:33:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Un député n'a plus le droit d'embaucher un membre de sa famille. La belle affaire d'autant que l'on parle de famille qu'il faudrait commencer par définir vu le nombre de nos représentants qui vivent maritalement. Cela a occupé le chaland alors que le problème n'est pas qu'un homme politique embauche un membre de sa famille mais que le membre en question soit payé grassement à ne rien faire.

Et vous a-t-il échappé que ce faisant, nos chers députés pourront toujours embaucher à ne rien faire quelqu'un de la famille de son voisin de banc (et réciproquement) ? Entre gens de bonne composition…

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Pets de l'esprit BASENAME: pets-de-l-esprit DATE: Fri, 04 Aug 2017 13:12:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Je viens de tomber sur une n-ième fulgurance de notre drame de Paris. L'édile ridicule — à ne pas confondre avec édicule —, entre deux inaugurations de travaux destinés à rendre la circulation plus fluide (le boulevard Voltaire passe à deux fois une voie, les travaux sont en cours !), vient d'annoncer qu'elle était fière d'avoir été sélectionnée pour les jeux olympiques de 2024.

Je ne sais pas si elle se rend bien compte de la stupidité de sa phrase. Il n'y a aucun mérite à ce que la ville de Paris soit sélectionnée alors que plus personne ne concourrait pour l'être. Le seul enjeu était de savoir si Paris allait gonfler son déficit en 2024 ou en 2028.

Non, ma chère Anne, tu n'as gagné qu'un concours de circonstances contre les parisiens dont l'immense majorité était contre. Je ne connais pour ma part aucun parisien qui soit content d'accueillir ces jeux. Je parle bien entendu de parisiens vivant ou plutôt esssayant de vivre dans ce que tu as fait de Paris. Je sais parfaitement que la municipalité actuelle se contrefiche des conditions du contrat, avec un peu de chance, elle aura été virée d'ici-là dans un éclair de lucidité. Seul compte pour cette belle équipe le bénéfice qu'elle pourra en retirer à court terme, ainsi que la communication de ses membres, des badernes politiciennes narcissiques, qui sera payée très chère par le contribuable.

Tu fais en fait partie d'une frange de la population particulièrement rapace qui, sous couvert de donner des leçons au monde entier, n'est formée que de créatures de communication privilégiant toujours les apparences et dont la seule rationalité consiste à faire payer très cher à autrui sa promotion personnelle.

Vivement que tu dégages, que l'on sauve Paris. Si c'est encore possible.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Économies BASENAME: economies DATE: Thu, 20 Jul 2017 12:48:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: Mauvais esprit TAGS: ----- BODY:

Jusqu'à présent, le format officiel de la photographie toujours officielle du président de la république était de 50 par 65 centimètres. Allez savoir pourquoi, celle d'Émmanuel Macron est de 50 par 70 centimètres. Outre le fait qu'elle est affreuse, rien ne justifie qu'elle ait cinq centimètres de plus que toutes les autres. Vue comme elle est cadrée, rien n'empêcherait de couper deux centimètres en haut et trois en bas.

Sauf que c'est une photographie officielle avec un cadre lui aussi officiel qui se trouve chez SEDI. SEDI, c'est le fournisseur officiel des mairies et des collectivités locales qui propose le cadre à 77 € HT. Or il y a en France quelque 36000 communes et au moins autant de photographies officielles et donc de nouveaux cadres potentiels. Ainsi, celui-là même qui demandait aux communes à la conférence des territoires de faire des économies vient de plomber leurs comptes de 2772000 € HT.

Remarquez bien, rien n'oblige de mettre un cadre. Quatre punaises ou de la gomme adhésives seraient largement suffisantes.

Remarquez aussi, il n'existe pas de loi obligeant les maires à afficher le portrait du nouveau président. Une solution serait donc de le ranger à la cave.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Les tribulations d'un baveux en cour BASENAME: les-tribulations-d-un-baveux DATE: Wed, 12 Jul 2017 16:43:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Je fréquente trop les avocats et les tribunaux pour avoir une quelconque attente de la justice de notre beau pays. Comprenez-moi bien, je ne parle pas ici de problème de financement de la justice, mais de la capacité de ses bras armés à ne pas passer 90% de leur temps à essayer de rattraper ce qu'ils ont raté les dix premiers pourcents de leur temps. Non seulement la justice est bien trop aléatoire pour mériter son nom, mais lorsqu'elle sort de certaines décisions, on ne la reconnaît plus qu'à ses godasses.

Jusqu'à hier matin, pourtant, je considérais encore la profession d'avocat comme étant au-dessus du commun des tribunaux. En effet, je pensais que si un avocat était mauvais, par le simple fait qu'il est un prestataire de justice, il devait se retrouver rapidement sans client. C'est une erreur, certains arrivent à se faire payer l'ensemble d'une procédure en avance et le client est coincé.

Hier matin, donc, je tuais mon temps dans une salle des pas perdus d'un tribunal de commerce quelconque. Je tuais mon temps en attendant d'être appelé pour une audience à huis clos concernant la mise en redressement judiciaire de mon employeur actuel.

Je ne connaissais pas cet avocat. En revanche, je connaissais assez bien le montant de ses factures. Vues ses performances dans les actions passées, j'avoue humblement avoir eu comme un dout quante à ses réelles compétences. J'en avait déjà fait part à mon employeur. Une chose est sûre, l'animal sait parler et se vendre, personnellement, je ne suis pas né de la dernière pluie. J'ai tout de même tiqué lorsqu'il m'a dit qu'il ne fallait pas que l'on s'étonne s'il se mettait à bafouiller, ruse disait-il pour nous donner la parole devant la cour. Le tribunal, selon lui, apprécie souvent. J'ai tiqué un peu plus lorsqu'il s'est mis à me raconter par le menu sa nuit passée en garde à vue, appelé en commis d'office, le droit des affaires n'ayant rien à voir avec le droit pénal.

Durant l'heure et demi à attendre dans cette salle, j'ai pu voir le beau monde de la justice consulaire et commerciale. J'ai même rencontré une vieille connaissance, administrateur judiciaire de son état, démarchant le chaland et les avocats présents comme d'autres font la pute. Rien de plus normal, si ce n'est que les tarifs ne sont pas les mêmes et que les robes de l'un sont plus sobres que les tenues des autres.

Et nous voici appelés. Devant nous, de gauche à droite, un greffier, modèle à talons aiguilles, un juge-commissaire, modèle chenu, un président à talons hauts et ratelier couleur tabac, un autre juge commissaire et, en bout de table, un procureur sur le point de s'endormir.

L'avocat démarre sans même que le tribunal nous ait permis de nous asseoir ou que le président ait pu dire un mot. Effectivement, l'animal bafouille et se fait couper la parole par le président qui lui signale que le dossier est incomplet et qu'il n'y avait par d'urgence à le plaider. Or ce dossier est un dossier papier qui se monte largement avant la première audience et, pour qu'il n'y ait aucune erreur, il est donné avec son mode d'emploi que tout avocat en droit des affaires devrait connaître sur le bout des ongles. Le baveux essaie alors de se raccrocher aux branches en essayant de justifier sa précipitation par le fait qu'il n'y aurait plus d'audiences avant septembre prochain. Il se fait alors couper par le greffier qui lui indique aimablement mais fermement qu'il y a des audiences en vacations extraordinaires toute l'année et que, en tant qu'avocat, il devrait être au courant.

Sur le mur, à gauche, était accrochée relativement haut une horloge. Je la regarde inconsciemment tant le temps me semble long. Elle n'était pas à l'heure, indiquant un peu plus de 9h00 alors qu'il était déjà 10h30 passées. J'ai une certaine habitude des tribunaux, je suis gêné, je ne sais plus où me mettre. Nous ne sommes pas en train de demander une faveur à un tribunal, nous essayons de défendre un dossier quasiment indéfendable. S'y prendre comme cela est une forme de suicide.

Le tribunal était tout de même particulièrement conciliant. Il aurait pu surseoir, se fendre d'une note en délibéré, renvoyer l'affaire. Il a décidé de rendre sa décision sur le siège malgré des pièces manquantes, des trajectoires de trésorerie montrées au tribunal sur un smartphone car ni l'avocat ni le mandataire social de l'entreprise n'avaient une copie du dossier avec eux. Personnellement, je ne me suis jamais rendu dans un prétoire sans avoir au moins une copie de toutes les écritures et des pièces pour remettre le cas échéant au président. Il y aurait eu un trou de souris, je pense que je m'y serais coulé.

Cet avocat a de la chance. Je ne suis pas son client, je ne suis là que pour m'assurer des droits des salariés. Il aurait été mon client, non seulement je le récusais sur place, mais j'en avertissais le bâtonnier. Et faire payer cela plusieurs dizaines de milliers d'euros, c'est juste du vol.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Connerie à l'état brut BASENAME: connerie-a-l-etat-brut DATE: Tue, 11 Jul 2017 17:25:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Si la connerie se mesurait, Xavier Bertrand serait à Sèvres à servir d'étalon.

Cela n'a pas fait grand bruit, mais il a eu une fulgurence comme ne peuvent en avoir que des cerveaux passablement malades ou totalement alcoolisés. Notez bien que le ou n'est pas forcément exclusif.

En effet, la nouvelle est sortie d'abord sur 20 minutes avant d'être relayée par FranceTVinfo.

Xavier Bertrand veut dire « welcome » à nos voisins outre-Manche. Lors d'un discours prononcé à Londres devant des entrepreneurs, le 27 juin, le président de la région Hauts-de-France a dit son souhait de laisser les Britanniques conduire à gauche à Calais. Ça montrerait qu'ils sont les bienvenus, a-t-il continué, suscitant dès lors l'emballement de nombreux titres de presse britanniques, comme le Daily Mail ou le Telegraph (en anglais).

Remarquez bien que dans un éclair de lucidité, se rendant compte de l'énormité de sa déclaration, tout étant fait pour rouler à droite, de la signalisation aux carrefours et aux bretelles d'autostrades, il rajoute que ce n'est pas si simple.

Tu l'as dit, bouffi !

Mais, interrogé par franceinfo, l'entourage de Xavier Bertrand précise que le projet est toujours au stade de la réflexion. La région a lancé un programme intitulé 'Welcome home' pour encourager les investissements britanniques, explique-t-on, précisant que l'idée serait de permettre la circulation à gauche que pour un week-end et non toute l'année, comme l'ont écrit certains journaux britanniques.

C'est encore plus intelligent. Autant d'argent gâché pour un week-end dans le simple but de permettre aux anglais de rouler à gauche chez nous. Ce ne serait pas dramatique s'il n'y avait pas de problèmes bien plus urgents à régler dans notre beau pays en général et dans sa région en particulier.

De son côté, le maire de Calais (Pas-de-Calais) explique que cette entorse à la circulation ne concernerait qu'une petite portion du réseau routier de la ville.

Donc, si j'ai bien compris, on veut attirer l'investisseur anglais sous prétexte qu'on roulerait quelques jours par ans à gauche à Calais. Et si on l'attirait tout simplement avec une fiscalité stable et non confiscatoire ? Et si on l'attirait dans un pays qui n'est pas sclérosé par des syndicats qui ne représentent plus qu'eux-mêmes ? Non, rien de ça, ils vont venir chez nous parce qu'on roule à gauche quelques jours dans l'année. La bonne blague !

Les ronds-points à l'envers, ce sera déjà drôle. Que sera la suite ? Prendre l'autoroute à contresens ? Ca me rappelle le conflit anglo-argentin dans les îles Malouines où l'on reconnaissait les belligérants par le fait que les argentins roulaient à droite, alors que les blindés anglais le faisait à gauche !

Ce ne serait pas totalement dramatique si ce n'était pas fait avec nos impôts.

Remarquez bien, cela va me permettre de proposer aux poids et mesures la définition suivante pour une unité que je viens de créer. Je propose donc le Bertrand comme unité de la connerie politique universelle, le Bertrand ou Bd correspondant à la connerie coûtant un jour de PIB de la France. Ça me semble une bonne définition.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Thu, 20 Jul 2017 19:17:35 +0000 URL:

J’ai entendu un jour une autre proposition : les voitures roulent à gauche mais les camions continuent à rouler à droite…

----- COMMENT: AUTHOR: spourre DATE: Fri, 14 Jul 2017 19:56:20 +0000 URL:

Bsr

Et si on alternait ?
Un jour, les véhicules dont le dernier numéro est pair roulent à gauche, et ceux dont le numéro est impair roulent à droite.
Le lendemain, on inverse (avec ceux qui restent).

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Monsieur Hulot à l'environnement BASENAME: monsieur-hulot-a-l-environnement DATE: Fri, 07 Jul 2017 06:06:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Il n'y a pas à dire, l'écologie est quelque chose de bien trop sérieux pour la laisser aux écologistes. Nous avons hérité d'un Nicolas Hulot bien plus proche de Tati qu'il veut bien le croire. Encore que Tati faisait sourire là où Hulot aurait plutôt tendance à me navrer.

Ce sinistre écologiste — synonyme de crétin indécrottable — vient d'annoncer qu'il sera impossible d'acheter une automobile à moteur thermique en France à partir de 2040. Rien n'a été dit pour les véhicules lourds. Sans doute ne polluent-ils pas.

Personne ne se pose la question de savoir comment nous allons produire l'électricité nécessaire à l'électrification du parc automobile. On ne veut pas de centrales nucléaires, on ne veut pas non plus de centrales thermiques, l'éolien ne fonctionne pas, le photovoltaïque est une vaste blague, l'hydraulique est déjà grandement utilisée et s'il était possible de construire de nouveaux barrages, je parie que ces mêmes écologistes s'y opposeraient pour diverses raisons. Mais on va augmenter la consommation d'électricité créée à partir de… à partir de rien sans doute ou d'une source non polluante et abondante.

Le problème du pétrole est le cycle du carbone. Avec un cycle court, le problème du pétrole et de ses émissions de carbone n'en est plus un. Mais pour cela, il faut pouvoir continuer à travailler sur le moteur thermique et sur la synthèse du pétrole. Avec une telle annonce, plus personne ne continuera à investir dans le moteur thermique et lorsqu'on se rendra compte que le véhicule électrique pose tout un tas de problème de production et de distribution électrique, il sera trop tard. Nous ne rattraperons plus le retard, sauf si, tartuffement, les constructeurs français continueront à vendre des véhicules thermiques ailleurs en attendant le naufrage français. De son côté, l'industrie pétrolière travaille depuis de nombreuses années sur du pétrole synthétique et elle commence à avoir de très bons résultats. Total — entre autres, mais BP aussi, je n'ai pas regardé toutes les autres compagnies — travaillent sur le sujet depuis au moins 2006. Faudra-t-il passer toutes les recherches effectuées par pertes et profits en raison d'un petit écologiste aux idées courtes ?

Une fois de plus, un gouvernement fait des choix aberrants à la place des scientifiques, choix que nous paierons au prix fort dans vingt ans. Hulot s'en contrefiche, il ne sera plus là dans vingt ans. Lorsqu'il présentait Ushuaïa, c'était déjà un guignol et l'intérêt principal de l'émission était de savoir quand et comment il se casserait la figure. Maintenant qu'il est au gouvernement, c'est toujours un guignol, mais un guignol dangereux. Et on attend toujours de savoir comment il se cassera la figure.

Pire que tout, c'est un non-sens absolu, même sur le strict point de vue réducteur de l'écologie.

Ce genre de mesure n'augure rien de bon du gouvernement actuel qui se dit en marche. En marche, oui, certainement même, mais en marche arrière.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Taux d'intérêt BASENAME: taux-d-interet DATE: Thu, 06 Jul 2017 14:11:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Une nouvelle en date du 1er juin 2017 m'avait malheureusement échappé. Ce 1er juin 2017, l'agence France Trésor a procédé à l'adjudiction de l'OAT 1,00% 25 mai 2027, de l'OAT 5,75% 25 octobre 2032 et de l'OAT 1,75% 25 juin 2039.

Vous avez bien lu, 5,75% sur quinze ans. En voici le détail :

OAT 5,75% 25 octobre 2032
Volume demandé : 3,195 milliards d'euros
Volume adjugé : 1,720 milliard d'euros
Prix limite : 165,40%
Pourcentage adjugé au prix limite : 100,00%
Taux de couverture (volume demandé / volume adjugé) : 1,86
Taux moyen pondéré : 1,10%
Prix moyen pondéré : 165,55%
Date de règlement : 05/06/2017
Code ISIN : FR0000187635

La source est naturellement l'agence elle-même.

Que dire sinon que c'est purement criminel ?

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Dernier avis avant poursuites BASENAME: dernier-avis-avant-poursuites DATE: Tue, 04 Jul 2017 13:27:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Déclaration de guerre CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

L'URSSAF est décidément un objet juridique non identifié dont le but social est d'emmerder au maximum ses heureux cotisants. Je pèse mes mots.

Outre le fait qu'en cas de procédure la charge de la preuve est inversée — c'est à l'heureux cotisant de prouver par tous les moyens à sa disposition qu'il a payé et non à ce machin de prouver que le cotisant n'a pas payé sous le prétexte que l'OJNI n'est pas tenu à une comptabilité analytique (sic) —, tous les recours amiables restent lettres mortes.

En effet, selon le président du TASS du coin qui m'a dit en audience lorsque je me suis ému de n'avoir jamais de réponse de cette commission même pour des demandes tout à fait légitimes, la commission de recours amiable de mon ancienne URSSAF se réunit tous les six mois alors qu'en même temps, elle doit statuer en moins d'un mois. Cherchez l'erreur. Ainsi, même en étant d'une parfaite bonne foi, la quasi intégralité des litiges avec l'URSSAF terminent devant des tribunaux qui sont généralement aux ordres. En tout cas, en ce qui me concerne, jamais un tribunal des affaires de la sécurité sociale n'a daigné ouvrir mes dossiers, allant jusqu'à être totalement à côté de la plaque dans leurs délibérés. Ce n'est pas grave, je les attends au tournant.

Ceci étant dit, je reçois régulièrement des appels de cotisations, des mises en demeure pour des activités qui n'existent plus, ce qu'ils ne peuvent ignorer puisqu'ils ont répondu explicitement à mes demandes de radiation. Je saisis régulièrement leur commission de recours amiable et je dois dire qu'il est plus facile de produire de la musique en pissant dans un violon ou en soufflant dans une contrebasse que de réveiller les membres de cette commission. Au mieux elle ne répond pas, au pire, elle avalise les demandes farfelues de l'URSSAF me contraignant à saisir une fois de plus le TASS.

Sur ces entrefaites-là, je viens de recevoir un « dernier avis avant poursuites », même pas signé. Des « derniers avis avant poursuites », personnellement, je sais aussi faire.

[image:163]

Fig. 1 : lettre savoureuse

Et ce n'est que le début. Nous avons rendez-vous en septenbre devant une cour d'appel pour le remboursement de plus de 60k€ hors intérêts de cotisations sociales puisque la sécurité sociale, tout en me demandant des cotisations délirantes au travers de l'URSSAF, me refusait toute prestation. Il va y avoir du sport.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Féminisme à l'état brut. BASENAME: feminisme-a-l-etat-brut DATE: Mon, 03 Jul 2017 08:10:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Mauvaise humeur CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Le féminisme est-il soluble dans la connerie ? Je ne vous dirais pas que vous avez quatre heures pour y répondre, mais j'avoue que l'idée m'en a traversé l'esprit tant je me demande à la réflexion si ce n'est pas la connerie qui est soluble et inhérente au féminisme.

Je pose cette question car vous ne pouvez ignorer que Simone Veil est décédée récemment. Simone Veil, c'était la femme qui a porté la loi rendant légal d'avortement en France, mais certainement pas pour les raisons qui sont rabâchées continuellement par les pro ou anti IVG. Sa pensée était largement plus profonde et complexe que cela et elle s'était expliqué à plusieurs reprises sur ce qui l'avait poussé à accepter de porter cette loi. Je n'y reviendrai pas.

Les féministes à poil dur et idées courtes ont voulu lui rendre hommage.

[image:162]

Fig. 1 : féminisme militant en moins de cent quarante caractères.

Sans commentaire.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Sun, 06 Aug 2017 08:15:16 +0000 URL:

Dans le même style totalement et définitivement navrant, j’ai croisé une aspirant ingénieur, en électronique, qui m’a abruptement et le plus sérieusement du monde indiqué qu’elle refusait de parler de la loi d’Ohm parce qu’elle était sexiste.

Je n’ai pas su quoi répondre.

----- COMMENT: AUTHOR: bertrand DATE: Tue, 04 Jul 2017 19:56:15 +0000 URL:

Je vous suggère de regarder les autres publications de la même personne. Cela relève assez souvent de la psychiatrie lourde et nous sommes toujours beaucoup plus proche de Sainte-Anne que de Saint-Germain-des-Prés.

----- COMMENT: AUTHOR: pepilepioux DATE: Tue, 04 Jul 2017 19:03:30 +0000 URL:

Dans l’armée des cons nous tenons un général cinq étoiles…

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: The worst crash in our lifetime is coming BASENAME: the-worst-crash-in-our DATE: Mon, 26 Jun 2017 15:36:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les financiers CATEGORY: Monde de merde TAGS: ----- BODY:

Vous me pardonnerez sans doute ce titre en Anglais. Lorsque je le prétends, et je le répète ici depuis quelques années tant les voyants virent au rouge les uns après les autres, je passe pour un catastrophiste. Lorsqu'il s'agit de Jim Rogers, c'est un peu différent. Jim Rogers est respecté pour sa solide connaissance du monde de la finance. Connaissance qu'il n'hésite pas à partager autant qu'il le peut. S'il prend aujourd'hui la peine de nous alerter, cela fait un peu de bruit dans le Landerneau financier. D'autres spécialistes l'annonçaient déjà, mais ils n'avaient pas l'audience de Jim Roger.

À la question de savoir quelle sera l'ampleur de l'effondrement, Rogers répond que ce sera le plus important qu'il ait jamais vu, se permettant même de rajouter que, pourtant, il commence à être âgé. Egon Von Greyerz quant à lui, s'attend à une chute du marché boursier d'au moins 90% comme après la grande dépression de 1929.

[video:161]

Vous allez voir des gouvernements tomber. Cette fois-ci, Vous verrez de nombreux pays faire faillite. L’Islande était tombé la dernière fois, d’autres pays tomberont. Vous en verrez encore plus tomber. Vous allez voir des acteurs économiques majeurs disparaître. Vous verrez des institutions plus que centenaire disparaître comme ce fut le cas pour Lehman Brothers qui avait plus de cent cinquante ans d’existence. Les gens ne s’en souviennent même plus aujourd’hui. Vous allez en voir disparaître davantage encore la prochaine fois, qu’il s’agisse de musées, d’hôpitaux, d’universités ou d’institutions financières.

Regardez donc attentivement la courbe des taux. Surveillez-la. À chaque fois, dans l'histoire récente, où il s'est produit une inversion (2000 et 2006), un énorme krach s'est ensuivi.

[image:160]

Fig. 1 : évolution des taux d'intérêts des USA

D'après les prévisions de la FED, cela pourrait bien arriver d'ici la fin d'année. Non pas que la FED veuille un tel effondrement, mais l'économie américaine est déjà au milieu d’un long « effondrement économique » qui dure depuis plusieurs décennies.

Un autre indicateur clef est la croissance des prêts industriels et commerciaux. Cet indicateur a toujours correctement annoncé chacune des récessions depuis 1960. Or il est extrêmement inquiétant d'assister à la première baisse de ces prêts depuis la dernière crise financière.

On dit que ceux qui n’apprennent rien de l’histoire sont condamnés à la répéter. Le monde en général et les USA en particulier n’ont quasiment tiré aucune leçon des erreurs du passé et surtout de la catastrophe financière de 2008. Les mêmes causes conduisant aux mêmes désastres, nous allons faire face à une crise financière sans précédent. La seule question que je me pose est celle de savoir quand est-ce qu’elle va nous frapper.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: État d'urgence BASENAME: etat-d-urgence DATE: Fri, 23 Jun 2017 08:37:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

En ces jours où il est question d'inscrire dans la loi — qui plus est dans la loi constitutionnelle au moins en partie — des mesures en provenance de l'état d'urgence, il est assez étrange que la dernière décision du Conseil Constitutionnel n'ait pas fait plus de bruit. En effet, cette décision rend ni plus ni moins l'essentiel de l'état d'urgence anticonstitutionnel.

Décision n° 2017-635 QPC du 9 juin 2017

Décision n° 2017-635 QPC

M. Émile L. [Interdiction de séjour dans le cadre de l’état d’urgence]

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL A ÉTÉ SAISI le 29 mars 2017 par le Conseil d’État (décision n° 407230 du même jour), dans les conditions prévues à l’article 61-1 de la Constitution, d’une question prioritaire de constitutionnalité. Cette question a été posée pour M. Émile L. par Mes Raphaël Kempf et Aïnoha Pascual, avocats au barreau de Paris. Elle a été enregistrée au secrétariat général du Conseil constitutionnel sous le n° 2017-635 QPC. Elle est relative à la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit du 3° de l’article 5 de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence.

Au vu des textes suivants :

– la Constitution ;
– l’ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;
– la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence ;
– le règlement du 4 février 2010 sur la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour les questions prioritaires de constitutionnalité ;

Au vu des pièces suivantes :

– les observations présentées pour le requérant par Mes Kempf et Pascual, enregistrées le 20 avril 2017 ;
– les observations présentées par le Premier ministre, enregistrées le 20 avril 2017 ;
– les observations en intervention présentées pour la Ligue des droits de l’homme par la SCP Spinosi et Sureau, avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, enregistrées les 20 avril et 5 mai 2017 ;
– les pièces produites et jointes au dossier ;

Après avoir entendu Mes Kempf et Pascual, pour le requérant, Me François Sureau, avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, pour la partie intervenante, et M. Xavier Pottier, désigné par le Premier ministre, à l’audience publique du 30 mai 2017 ;
Et après avoir entendu le rapporteur ;

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL S’EST FONDÉ SUR CE QUI SUIT :

1. L’article 5 de la loi du 3 avril 1955 mentionnée ci-dessus prévoit que la déclaration de l’état d’urgence donne certains pouvoirs aux préfets des départements dans lesquels s’applique l’état d’urgence. Selon le 3° de cet article 5, le préfet a le pouvoir :

« D’interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics. »

2. Le requérant et l’association intervenante reprochent aux dispositions contestées de méconnaître la liberté d’aller et de venir ainsi que la liberté d’expression et de communication et le droit d’expression collective des idées et des opinions, dont résulte la liberté de manifester. Selon eux, d’une part, l’atteinte portée à ces libertés par la mesure d’interdiction de séjour ne saurait, dans la mesure où une « entrave à l’action des pouvoirs publics » ne constitue pas nécessairement une menace pour l’ordre public, être justifiée par l’objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l’ordre public. D’autre part, la mise en œuvre de ces interdictions de séjour ne serait pas entourée de suffisamment de garanties, dès lors que le législateur n’en a pas fixé la durée et n’a pas exclu le domicile de l’intéressé du territoire pouvant être visé par l’interdiction. Les dispositions contestées porteraient également atteinte, selon le requérant, au droit au respect de la vie privée et, selon l’association intervenante, à la « liberté de travailler » et au droit de mener une vie familiale normale.
– Sur le fond :

3. La Constitution n’exclut pas la possibilité pour le législateur de prévoir un régime d’état d’urgence. Il lui appartient, dans ce cadre, d’assurer la conciliation entre, d’une part, la prévention des atteintes à l’ordre public et, d’autre part, le respect des droits et libertés reconnus à tous ceux qui résident sur le territoire de la République. Parmi ces droits et libertés figurent la liberté d’aller et de venir, composante de la liberté personnelle protégée par les articles 2 et 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et le droit de mener une vie familiale normale qui résulte du dixième alinéa du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946.

4. La mesure d’interdiction de séjour, prévue par les dispositions contestées, ne peut être ordonnée par le préfet dans le département que lorsque l’état d’urgence a été déclaré et uniquement pour des lieux situés dans la zone qu’il couvre. L’état d’urgence peut être déclaré, en vertu de l’article 1er de la loi du 3 avril 1955, « soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ».

5. Toutefois, en premier lieu, en prévoyant qu’une interdiction de séjour peut être prononcée à l’encontre de toute personne « cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics », le législateur a permis le prononcé d’une telle mesure sans que celle-ci soit nécessairement justifiée par la prévention d’une atteinte à l’ordre public.

6. En second lieu, le législateur n’a soumis cette mesure d’interdiction de séjour, dont le périmètre peut notamment inclure le domicile ou le lieu de travail de la personne visée, à aucune autre condition et il n’a encadré sa mise en œuvre d’aucune garantie.

7. Dès lors, le législateur n’a pas assuré une conciliation équilibrée entre, d’une part, l’objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l’ordre public et, d’autre part, la liberté d’aller et de venir et le droit de mener une vie familiale normale. Par conséquent et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres griefs, le 3° de l’article 5 de la loi du 3 avril 1955 doit être déclaré contraire à la Constitution.
– Sur les effets de la déclaration d’inconstitutionnalité :

8. Selon le deuxième alinéa de l’article 62 de la Constitution : « Une disposition déclarée inconstitutionnelle sur le fondement de l’article 61-1 est abrogée à compter de la publication de la décision du Conseil constitutionnel ou d’une date ultérieure fixée par cette décision. Le Conseil constitutionnel détermine les conditions et limites dans lesquelles les effets que la disposition a produits sont susceptibles d’être remis en cause. » En principe, la déclaration d’inconstitutionnalité doit bénéficier à l’auteur de la question prioritaire de constitutionnalité et la disposition déclarée contraire à la Constitution ne peut être appliquée dans les instances en cours à la date de la publication de la décision du Conseil constitutionnel. Cependant, les dispositions de l’article 62 de la Constitution réservent à ce dernier le pouvoir tant de fixer la date de l’abrogation et de reporter dans le temps ses effets que de prévoir la remise en cause des effets que la disposition a produits avant l’intervention de cette déclaration.

9. L’abrogation immédiate du 3° de l’article 5 de la loi du 3 avril 1955 entraînerait des conséquences manifestement excessives. Afin de permettre au législateur de remédier à l’inconstitutionnalité constatée, il y a donc lieu de reporter la date de cette abrogation au 15 juillet 2017.

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL DÉCIDE :

Article 1er. – Le 3° de l’article 5 de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence est contraire à la Constitution.

Article 2. – La déclaration d’inconstitutionnalité de l’article 1er prend effet dans les conditions fixées au paragraphe 9 de cette décision.

Article 3. – Cette décision sera publiée au Journal officiel de la République française et notifiée dans les conditions prévues à l’article 23-11 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 susvisée.
Jugé par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 8 juin 2017, où siégeaient : M. Laurent FABIUS, Président, Mmes Claire BAZY MALAURIE, Nicole BELLOUBET, MM. Michel CHARASSE, Lionel JOSPIN, Mmes Corinne LUQUIENS, Nicole MAESTRACCI et M. Michel PINAULT.

Rendu public le 9 juin 2017.
JORF n°0136 du 11 juin 2017 texte n° 28
ECLI:FR:CC:2017:2017.635.QPC

Source Conseil constitutionnel


Dormez, braves gens. Je n'ai rien à ajouter de plus.

----- -------- AUTHOR: Le Grincheux TITLE: Une histoire de vaccins BASENAME: une-histoire-de-vaccins DATE: Mon, 19 Jun 2017 09:27:00 +0000 STATUS: publish PRIMARY CATEGORY: Je hais les politiciens CATEGORY: TAGS: ----- BODY:

Je me suis tu durant cette longue période électorale. Non que je n'avais rien à dire. J'observais la déliquescence de notre classe politique, République En Marche comprise.

J'en étais à méditer sur notre mode de scrutin qui, bien plus que nos institutions, est le principal moteur de l'immobilisme dans lequel nous sommes plongés. En effet, si la constitution de la Ve République octroie de nombreux pouvoirs au président de la république — principalement en lui permettant la dissolution de l'assemblée nationale et en écrivant qu'il est le chef des armées —, il n'empêche que le pouvoir réel est dans les mains du premier ministre et de l'assemblée nationale qui, devant le sénat, a le dernier mot. Le fait d'avoir une chambre des députés aux ordres de l'exécutif n'est pas une conséquence de nos institutions, mais une conséquence de la loi électorale et de son scrutin majoritaire uninominal à deux tours et du fonctionnement des partis politiques qui fonctionnent comme des PME propspères. Ce scrutin permet des majorités tranchées, un clivage entre d'une part la majorité gouvernementale et d'autre part une ou des oppositions. La majorité peut donc gouverner en se moquant de l'opposition minoritaire (ou des oppositions) et ne pas faire son travail lorsque le gouvernement pond des lois aberrantes. Pour preuve, les motions de censure n'aboutissent jamais à une défiance du gouvernement donc à son renversement alors que ces motions de censure sont un contre-pouvoir absolu dans les mains de l'assemblée nationale. Pire, même lorsque les oppositions sont majoritaires en nombre de voix, jamais elles ne sont fichues de s'allier pour faire chuter un cabinet. Nous l'avons encore vu récemment où une opposition de gauche a refusé de sanctionner un gouvernement ayant utilisé l'article 49 alinéa 3 de la constitution parce que, justement, le gouvernement était à gauche et que l'autre opposition était de droite. Elle était contre, mais pas assez, en ce sens, cette opposition de gauche faisait partie de facto de la majorité même si elle prétendait le contraire. Là, j'avoue que les bras m'en sont tombés parce que le premier ministre étant le chef de la majorité, on se serait alors repris un gouvernement de gauche, ce qui aurait pu plaire à cette gauche d'opposition. Passons, les députés votent comme leur parti le leur impose et, pour en avoir fréquenté certains, j'en ai rarement vu qui raisonnaient plus loin que le bout de leur nez. J'ai des noms, ne me poussez pas trop.

Ces derniers jours, outre les affaires du Modem et la défense pathético-guignolesque de son président toujours en exercice, une petite controverse est née. Je veux parler du serpent de mer de l'augmentation des vaccins obligatoires, passant de trois à onze.

Dans une remarque liminaire, je dois dire que je ne suis ni pour ni contre la vaccination en général. Je suis à titre personnel vacciné contre à peu près tout ayant travaillé en Afrique Noire. Même contre la rage, c'est-à-dire que si je mords un socialiste dans un éclair de lucidité — je parle de ma lucidité, pas de celle du socialiste, s'il était lucide, il ne pourrait comme le disait si bien Léon Blum être socialiste —, on ne risque pas de m'abattre pour peu que j'aie mon carnet de vaccination sur moi. En revanche, j'ai eu plusieurs réactions terribles à la vaccination de la variole — j'ai un reste de pustule sur l'épaule au point de vaccination —, au BCG parce que ce connard de médecin militaire alors que c'est formellement interdit a cru bon de me faire un test BCG alors que j'ai eu droit à un rappel moins d'un an avant ce test — cela m'a permis d'avoir sur le bras une plaie purulente durant plus d'un an ! J'ai même failli resté sur le carreau après une injection combinée de deux vaccins compatibles entre eux par l'Institut Pasteur : grave tachycardie, 240 pulsations par minutes durant deux heures. Et j'étais alors en bonne santé.

Ceci étant dit, les vaccinations bizarres que j'ai pu avoir ont toutes été sous contrôle médical strict, avec obligation de rester sous observation durant au moins deux heures. Ce qui m'a permis de discuter avec les médecins du service de vaccination de l'Institut Pasteur ou de celui d'Air France. Bizarrement, ces spécialistes de la vaccination ne sont pas toujours des fervents défenseurs de la vaccination à outrance. Bizarrement, aussi, il semble émerger un certain consensus. Tous semblent s'accorder sur le fait que la vaccination est loin d'être anodine et doit s'appréhender en terme de bénéfices et de risques pour l'individu en particulier et pour la population en général.

Pour les maladies entraînant des risques importants ou des complications potentielles, il n'y a pas de débat. Pour les autres, en revanche…

Je ne parlerais pas du vaccin contre la grippe qui a déjà fait montre dans plusieurs études de sa parfaite inefficacité. Les souches mutent trop vite et les vaccins qui ne protègent déjà que moyennement, sont fabriqués en fonction de l'évolution statistique du virus d'une année sur l'autre. Le risque de passer à côté de la signature du virus de l'année est grand.

Parlons simplement du vaccin ROR, rougeole, oreillons, rubéole. Je conçois parfaitement que l'on puisse vacciner des adultes qui n'ont pas eu ces maladies étant enfants car il y a des risques pour leur santé. Mais vacciner a priori les nouveaux nés me semble largement plus discutable. D'après le calendrier vaccinal fourni par notre chère sécurité sociale, il suffirait de deux injections avant l'âge de dix-huit mois pour échapper aux affres de ces maladies. Ce n'est pas ce que pense l'Institut Pasteur qui indique dans son calendrier vaccinal qu'il serait de bon ton de refaire une ou des injections du ROR après l'âge de dix-huit ans. Sans être malheureusement plus précis. Lorsqu'on a eu une fois dans sa vie la rougeole, on est immunisé, totalement. Lorsqu'on a subi la vaccination ROR enfant, il faut se soucier de ne pas oublier le rappel qui, visiblement, n'est pas obligatoire. Pourtant, je pense que les médecins et les chercheurs de l'Institut Pasteur savent un peu plus que notre ministre de quoi il en retourne.

Mais parlons un peu de notre ministre de la santé, Agnès Buzin.

Un lecteur attentif m'a procuré les déclarations publiques d’intérêts de notre nouvelle ministre de la Santé Agnès Buzin lorsqu’elle était présidente du conseil d’administration de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) [[file:158]] et de l’INCa (Institut national du cancer) [[file:159]]. Ces deux déclarations datent de 2012 pour la première et de 2014 pour la seconde. Je dois ici vous faire remarquer que seuls les conflits d'intérêts ayant moins de cinq ans doivent y figurer, ce qui fait que je ne sais rien sur la période précédent 2007, sauf sur ce qu'elle indique explicitement.

Ces documents sont accablants. En effet, elle déclare avoir été directement rémunérée pour un certain nombre d'activités par le laboratoire Genzyme, devenu filiale de Sanofi depuis lors, durant la période courant entre 1988 et 2011. Entre 2005 et 2011, elle était aussi rém