Silence »

Manu, un ami qui vous veut du bien

09.10.18 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens, Déclaration de guerre

Notre cher président, qui a tout de même réussi l'insigne exploit de nous faire regretter François Hollande, a trouvé le moyen de déclarer à des chefs d'entreprise que, je cite avec les pincettes de circonstance, « votre amie, c'est l'URSSAF ». Ce cuistre a même cru bon rajouter « parce que c'est ce qui fait qu'en France, contrairement aux États-Unis, à l'Inde et beaucoup de pays fascinants de prime abord quand on parle de levées de fonds ou autre, le jour où vous êtes malade, au chômage, vieux, c'est grâce à l'URSSAF que vous payez parfois zéro dans beaucoup de ces situations ».

Eh bien mon cochon, se faire reprendre par le gamin de l'Élysée, par un type qui n'a jamais risqué un centime de sa poche dans une entreprise et qui serait, au demeurant, incapable d'en faire vivre une ne serait-ce que quelques années, c'est un peu fort. Prétendre que grâce à l'URSSAF on ne paie rien dans beaucoup de situation est un mensonge. On a largement payé, et souvent bien plus que si on avait une assurance privée. À titre personnel, j'ai calculé que j'ai déjà payé en trente ans plus que ce que j'aurais payé en prenant à vie la meilleure assurance chez Globality (par exemple, je n'ai pas d'actions chez eux) et en décidant de commencer à manger les pissenlits par la racine à l'âge avancé de quatre-vingt-quinze ans.

Ceci étant dit, les familles des personnes qui se suicident tous les jours à cause de l'URSSAF seront ravis d'apprendre que l'URSSAF est leur amie. La sécurité sociale est tout de même responsable de plus de mille deux cents suicides de travailleurs non salariés par an. On ne parle pas de simples salariés mais de gens qui, a priori, sont aptes à fournir des emplois salariés à d'autres travailleurs. Plus exactement seraient aptes s'ils ne s'étaient pas suicidés et si engager un salarié n'était pas en France un risque inconsidéré.

Les gens qui se retrouvent ruinés, à la rue, sans ne pouvoir bénéficier d'aucune aide parce qu'ils sont des anciens travailleurs non salariés, seront aussi ravis d'avoir une telle amie.

Les gens qui se retrouvent au chômage parce que les propriétaires d'une entreprise en ont assez de se faire plumer et décident de fermer ou de vendre pour partir sous des cieux plus cléments seront contents d'apprendre que l'URSSAF est, là encore, leur grande amie.

Quand à moi, je vais être désobligeant mais je l'assume. Sombre connard ! Je devrais t'envoyer, puisque le courrier vers l'Élysée est gratuit, une copie de tous les courriers amicaux que j'ai reçus de ma douce et grande amie. Ils sont d'une si remarquable tendresse que je devrais t'en faire profiter. Surtout ceux par lesquels ma douce amie me demande des cotisations pour des périodes où toutes mes activités de travailleur non salarié étaient fermées, déclarations faites au CFE de l'URSSAF avec un accusé de réception, sinon, ce ne serait pas drôle. Je passe sous silence les cotisations appelées durant deux ans et neuf mois — pas loin de cent soixante mille euros — alors qu'en même temps ni le RSI, ni la CPAM ne voulaient m'affilier. Je n'avais même plus de carte vitale. Je passe sous silence le fait que l'URSSAF en particulier et la sécurité sociale en général sont responsables de l'état du pays, de son économie exsangue et de ses six à huit millions de chômeurs.

L'URSSAF n'est qu'une association de malfaiteurs déclarée d'utilité publique et défendue par les plus hautes sphères de l'état. J'en ai maintenant les preuves irréfutables. Ce machin informe juridiquement parlant n'est l'amie que de ceux qui n'en subissent pas les conséquences et qui en vivent en asseyant grâce à elle leur pouvoir.

Vous aurez plus d'informations ici : http://www.securite-sociale-infos.net

Les informations publiques sont encore parcellaires. Ces dossiers ne resteront pas secrets, mais nous avons à ce jour contactés plusieurs dizaines de journalistes car nous leur avons réservé des dossiers complets sur les placements financiers des caisses, entre autres dans les paradis fiscaux, et sur l'illégalité de quasiment toutes les caisses de sécurité sociale. Aucun de ces journalistes ne s'est connecté pour accéder aux données.

Naturellement, lorsque je parle d'illégalité, je parle d'organismes non valablement constitués au regard du droit français — nous en avons les preuves indiscutables — et qui exercent illégalement des activités de sécurité sociale — ce qui est un délit pénal. Sauf que… sauf que ces caisses ont un budget double de celui de l'état et que personne ne s'attaquera au totem qu'est la sécurité sociale avant que la France soit dans un état pire que ne l'a été la Grèce. L'état protège les caisses. Une partie des magistrats du siège se moque ouvertement du monde et s'érige en défenseur du système oubliant que ces mêmes magistrats avaient prêté serment de dire le droit. Et les Français souffrent. Ils souffrent de plus en plus et c'est loin d'être fini.

Vous l'aurez compris, si je disparais dans d'atroces souffrance, ce ne sera pas forcément un accident. Je précise aussi que je n'ai aucune tendance suicidaire pour me noyer dans vingt centimètres d'eau dans un étang de la forêt de Rambouillet.

 

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