Un train peut en cacher un autre

16.02.17 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Mauvais esprit, Mauvaise foi

Dimanche dernier, il y a eu un vent terrible.

À tel point que des arbres certainement mal intentionnés se sont couchés sur les voies de chemin de fer du tortillard que je prends tous les dimanches pour avoir ma dorrespondance dans la grande ville du coin.

L'omnibus est bien arrivé à quai, mais il n'est jamais parti et j'ai dû me faire à l'idée de me rendre à la grande ville distante de 75 km par mes propres moyens.

J'essaie maintenant, pour le principe, de me faire rembourser cette partie du trajet. Depuis lundi dernier, j'échoue continuellement avec une régularité de métromone. En effet, pour le système informatique de la SNCF, ce train est arrivé avec, je cite en ouvrant les guillemets avec des pincettes « 0 minutes de retard » (sic la violation de la grammaire).

J'apprends donc incidemment qu'un train supprimé arrive à l'heure. Subséquemment, un train supprimé, qui ne circule pas et donc qui arrive à l'heure ne peut donner lieu par le système informatique de la SNCF à remboursement justement parce qu'il est arrivé à l'heure. Vous me suivez ? Pour essayer de passer outre cette réponse lapidaire, il convient de téléphoner au numéro surtaxé (0,40 € TTC la minute) pour expliquer son cas et dans le meilleur des cas se faire rembourser.

Au passage, il est totalement illégal depuis quelque temps de ne pas fournir un numéro non surtaxé, mais passons, ce ne serait pas la première fois que la SNCF est à la limite de la légalité.

Revenons à cette histoire de train supprimé. Le billet me coûte un peu plus de 6 €. Si je passe plus d'un quart d'heure à expliquer mon problème, le gain est nul. Avec le temps déjà passé à essayé de me faire rembourser et que je n'ai pas chiffré, au bout de combien de minutes de conversation avec leur numéro surtaxé serai-je perdant ?

On me souffle que je suis d'ores et déjà perdant et que la seule chose à faire pour ne perdre plus encore est de renoncer à me faire rembourser.

Comme la SNCF ne sera jamais responsable d'un arbre tombé sur les voies, je vais plutôt exiger le remboursement de mon billet par l'Office National des Eaux et Forêts, cela devrait être plus simple.

 

Ralentisseurs

06.02.17 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvais esprit, Je hais les politiciens

Il me semble avoir déjà signalé dans ces colonnes qu'un maire ne peut être maire qu'après avoir implanté un ou deux ralentisseurs, quelques carrefours giratoires et une ribambelle de zones à 30 km/h, le tout étant généralement destiné à apaiser la fureur des automobilistes. Sur ce point, le maire de Montmagny, dans le Val d'Oise, s'est littéralement surpassé puisqu'il a fait poser le 1er février 2017 des ralentisseurs de 10 cm de haut sur une piste cyclable.

Ralentisseurs

Fig. 1 : image du délit

L'édile indique qu'il cherche à empêcher des accidents, des dépassements dangereux, un cycliste ayant été fauché il y a quelques mois.

Mais regardez bien la signalisation au sol. Les cyclistes roulent à contresens dans une rue étroite. Rien que cela, sans séparation physique des voies de circulation est dangereux. Mais cela reste assez cohérent avec les nouvelles prérogatives octoyées aux deux roues. Les cyclistes ont souvent la possibilité de griller des feux — certes en tournant à droite, mais cela reste griller un feu — alors même que la plupart d'entre eux ignorent complètement les usages de la route à savoir l'éclairage de nuit et l'indication de changement de direction, les motards ont maintenant le droit de remonter les files de véhicules… Ce qui est somme toute assez étonnant est qu'il n'y ait pas plus de morts.

Le plus grave est qu'une fois encore, on résout un problème non en luttant contre les causes du mal mais contre ses conséquences quitte à créer un problème plus important. Il n'est venu à l'idée de personne de faire circuler les cyclistes dans le sens de la circulation sur une rie parallèle. De la même manière, personne ne lutte contre un irrespect de la signalisation ou du code de la route, cela demande trop de ressources. Personne n'envisage un examen du code de la route sérieux — comprendre qui n'est donné qu'aux candidats sachant réellement se conduire sur une chaussée et non à tout le monde, au pire à l'ancienneté — contenant exclusivement des questions sur la cohabitation des différents types de véhicules et sur les règles de base (priorité, éclairage et j'en passe), non sur les bienfaits acoustiques du covoiturage et sur le carburant diesel qui aide à lutter contre la pollution.

Il n'y a pas à dire, la politique, c'est vraiment magique. Ce n'est plus comme le disait si bien Henri Queuille le fait de résoudre des problèmes par une absence totale de solution, c'est devenu l'art d'apporter de mauvaises solutions à une bonne question.

 

Taxe d'habitation

27.01.17 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

Le maire de Paris a encore frappé. Il faut dire que grâce aux bêtises de l'équipe municipale actuelle et à celles de la précédente, les finances de la ville lumière sont dans un état catastrophique. Il est donc urgent de trouver de l'argent pour continuer la même gabegie plutôt que de regarder dans le détail pourquoi et dans quel but on arrive à dépenser autant.

Et pour quels résultats ? Paris est de plus en plus sale, de plus en plus embouteillée, les transports sont dans un état lamentable, l'insécurité grimpe et atteint des sommets dans certains quartiers qu'il vaut mieux éviter la nuit tombée… Je ne parle pas des grèves et des autres spécificités culturelles locales qui font que les touristes désertent actuellement la ville pour d'autres cieux plus cléments. Naturellement, c'est la faute à Air BnB, aux attentats, à l'humeur des parisiens, jamais à la municipalité qui a tout fait pour aboutir à ce résultat magnifique.

Taxe d'habitation

Fig. 1 : notre Drame de Paris (après ravalement)

Et comme taxer Air BnB ne suffit plus, l'édile ridicule a décidé d'augmenter la taxe d'habitation de 60% pour les résidences secondaires. Je cite le communiqué :

Comme prévu, Paris va utiliser pleinement la possibilité de rehausser la surtaxe d’habitation sur les résidences secondaires, qui passera de 20 % à 60 %. La Ville espère doper les locations de biens inoccupés.

Il y a toujours une bonne excuse pour augmenter telle ou telle taxe ou pour en inventer une nouvelle. Personnellement, j'aurais déclaré abruptement qu'un loyer est une valeur ajoutée et j'aurais immédiatement soumis tous les loyers à la TVA. On pourrait même assujettir la taxe d'habitation à la TVA puisque dans ce magnifique pays, il nous arrive déjà de payer de la TVA sur des taxes dont j'ai peine à imaginer la valeur ajoutée. Vous ne me croyez pas, regardez la ligne TVA sur taxes locales sur votre facture EDF.

L'équipe municipale en question n'arrive qu'à une seule chose, ruiner Paris. La ruiner progressivement, en faire une ville de pauvres qui vont bénéficier du revenu universel en ne faisant rien puisqu'il sera impossible de s'y déplacer. Reste pour cette charmante équipe l'espoir que ces pauvres votent bien à gauche pour qu'elle reste aux manettes le plus longtemps possible. Toutes les conditions sont maintenant réunies pour que Paris et la France rayonnent dans le monde entier.

Et pendant ce temps, le seul candidat sérieux à l'élection présidentielle puisqu'il a au moins analysé le problème français — ce qui ne permet pas d'affirmer qu'il appliquerait son programme — s'est pris les pieds dans le tapis. La presse pousse son poulain Macron dont on ne parle que très peu des 120 000 euros pris sur les frais de bouche de son ministère pour lancer son parti politique et le Parti Socialiste ne sait même plus truquer une élection comme au bon temps de Tonton où les morts de l'année s'étaient relevés tels Lazare pour aller voter.

Taxe d'habitation

Fig. 2 : petite partie du problème français sous les traits d'un mot d'esprit

Rien ne sortira des prochaines élections. Rien ne changera, malheureusement. L'inculture économique crasse des français, d'indigence de leurs raisonnements feront que tout continuera bon an mal an jusqu'à l'explosion finale, la déclaration de cessation des paiements de l'état français et la période de troubles qui s'ensuivra.

Il est vraiment trop tard, ce pays est définitivement foutu.

 

Incroyable

26.01.17 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

Ce qui est incroyable, c'est que les politiciens abusent sans vergogne des deniers publics ou du public.

Ce qui est incroyable, c'est qu'ils soient corrompus, sans éthique et sans valeur et qu'ils soient toujours là.

Ce qui est incroyable, c'est que cela ne sort dans les media que lorsqu'il s'agit de faire sauter une tête d'affiche alors que cela fait des décennies qu'ils se couvrent les uns les autres et que ces mêmes media le savent parfaitement.

Ce qui est incroyable, c'est que lorsqu'ils sont pris avec les mains dans le pot de confiture, ils jouent encore les vierges effarouchées.en nous disant que c'est parfaitement légal et que si cela ne l'était pas, ils ne l'auraient pas fait.

Ce qui est incroyable, c'est que le traitement fait à l'un par les media n'est pas réservé à l'autre.

Ce qui me rend fou, c'est que lorsqu'un simple entrepreneur se fait contrôler par au hasard l'URSSAF, le fisc ou l'inspection du travail, on va l'ennuyer pour un euro de frais non justifié sur son argent privé ou pour une signalisation absente sur une porte et que ces politiciens dépensent des millions souvent sans justification aucune sur l'argent public.

Ce qui est incroyable, c'est que les gens continuent à voter pour eux et continuent à les applaudir.

Parce que mine de rien, Hamon, Valls, Mélenchon, Le Pen, Fillon, Macron et les autres, c'est le même combat parce qu'il y a cette vieille idée, depuis une bonne trentaine d'année, que, finalement, frauder en France n'est pas si grave.

Dans d'autres pays européens, tous ces prétendants n'oseraient même pas être candidats.

 

Les mêmes fadaises que d'habitude...

18.01.17 | par Le Grincheux | Catégories: Déclaration de guerre

Ce mercredi 18 janvier 2017, je devais comparaître devant un TASS de la France profonde. Convocation à 9h00 précises, départ de mon domicile à 6h50 pour être sûr d'arriver à l'heure malgré les aléas de la route, lever bien avant l'aurore.

Je suis défendeur dans une affaire qui m'oppose à une URSSAF de l'autre bout de la France qui, comme à sa sale habitude, ne daigne ni se déplacer, ni donner pouvoir à l'espèce de raclure qui lui sert de juriste constitué, ce qui ne semble pas gêner outre mesure la président du lieu. Ce dernier ayant déjà et à plusieurs reprises violé la loi dans certaines de mes affaires, je ne devrais pas être étonné plus que cela. Quant au juriste de l'URSSAF, lorsque je le taxe d'espèce de raclure, je pèse mes mots, puisqu'il s'agit d'une personne qui arrive à nier même l'évidence d'un courrier écrit par ses propres services ou d'un accusé de réception qui porte sa signature. C'est tout de même du grand art qu'on ne peut pratiquer qu'avec un aplomb certain et une hontectomie complète.

Comme ce monsieur me prend ouvertement pour un imbécile, je fais de même. Mais en plus subtil tant il est vrai que passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.

Je l'aborde donc pour lui demander s'il était mon contradicteur — je connaissais naturellement la réponse, c'était une simple manière d'ouvrir le dialogue — et si la demanderesse lui avait fait parvenir mes écritures. Je suis en effet très bête, totalement borné et parfaitement procédurier, je n'envoie mes écritures qu'au demandeur et non à son représentant. Je ne vais tout de même pas faire d'effort pour ces gens-là. Il me rétorque que non, il lui a été dit la veille au soir que je n'avais pas envoyé de nouveaux documents.

Dommage, j'avais pourtant envoyé un dossier complet par courrier électronique avec accusé de réception et j'ai naturellement pris la peine d'imprimer cet accusé de réception pour le présenter au tribunal. Je lui propose donc de lui laisser un exemplaire de mes écritures que j'avais imprimé spécialement à son attention. Mes écritures font plus de cent vingts pages, il y a un peu de lecture à faire et d'analyse à mener. Et je le vois parcourir les premières pages, déclarer qu'il s'agit toujours des mêmes fadaises et me rendre mes écritures. J'argumente pour qu'il en garde un exemplaire, rien n'y fait, il n'en veut pas. C'est dommage, lui dis-je, vous auriez pu apprendre des choses. Au pire, vous pourriez toujours utiliser le dossier pour caler une armoire.

À la lecture du rôle, j'étais prêt à un dépôt. Mon contradicteur n'y tenant pas, l'affaire est retenue. Il prend la peine d'indiquer que l'URSSAF n'a pas reçu mes dernières écritures, je fais rectifier au plumitif de l'audience que c'est parfaitement inexact, l'URSSAF est en possession de mes écritures mais n'a pas jugé bon de les envoyer à la personne la représentant. Et pour cause, c'est une bombe et uniquement armée par le droit français. Je fais aussi noter par le greffier que mon contradicteur ne souhaite pas garder le jeu d'écritures que j'ai préparé à son attention.

Comme je commence à être connu dans ce TASS, que j'ai des arguments qu'il ne faut surtout pas donner aux autres justiciables car ils pourraient avoir des idées, je passe bon dernier. Le président me donne la parole. Je la refuse en signalant qu'étant défendeur, je terminerai par mon intervention et qu'il était hors de question que je parle avant la fin de la plaidoirie de mon contradicteur. Mon interlocuteur ne se fait pas prier pour se lancer dans une plaidoirie totalement à côté de la plaque parce qu'il n'a pas voulu prendre connaissance de mes écritures. Au bout des dix minutes de son discours dans lequel il demandait un article 700 conséquent, une amende pénale pour procédure abusive et divers autres vexations, le président me donne la parole. N'étant pas avocat, je n'allais pas plaider. En revanche, j'ai appuyé sur le fait que dans ce dossier durant depuis 2014, l'URSSAF a déjà demandé le dessaisissement d'un TASS parce que son dossier était mal fichu et que depuis qu'il avait été réintroduit à l'autre bout de la France, l'URSSAF passait sous silence la genèse de l'affaire qui est tout de même mon refus de payer des cotisations sociales à partir d'octobre 2014 alors même que la sécurité sociale me refuse une carte vitale depuis l'été 2014 et qu'il n'est absolument pas question d'un refus de payer pour le principe. J'ai senti comme un flottement, à la fois chez le président, ses assesseurs, mais aussi chez mon contradicteur.

Délibéré au 15 février 2017.

 

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