Il l'a dit !

04.01.19 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

Vous souvenez-vous d'Yves Cochet ? Yves Cochet, c'est un écologiste pur et dur, et comme tout écologiste, il est un peu dogmatique pour ne pas dire complètement idiot. Je pèse mes mots, l'écologie ne peut être disjointe de la gestion générale de la société, donc de la politique. En faisant de l'écologie la mère de toutes les batailles, on aboutit forcément à une catastrophe.

Mais ce cuistre qui a failli tomber dans le juste oubli d'où il n'aurait jamais dû revenir a trouvé le moyen de formuler, si j'ose dire, une saillie que je vous livre.

 

 

Il l'a dit !
Fig. 1 : pet de l'esprit 100% écologique

Ce pet de l'esprit garanti sans méthane, instillé dans l'Obs, ou matière grise est purement scandaleux. Non seulement ce type est le chantre de la décroissance — ce en quoi il faudrait déjà lui expliquer que la croissance n'est pas forcément matérielle —, mais sous prétexte que nous avons pris de l'avance technologiquement, nous devrions nous effacer au profit de ceux qui n'ont pas suivi le même développement. Pire, nous devrions nous effacer au profit de migrants qui arrivent chez nous pour tout un tas de raisons plus ou moins avouables.

Il s'agit de la première étape. Quelles seront les étapes suivantes ? La stérilisation forcée pour tous les européens de souche pour qu'il y ait encore plus de place pour les migrants ? Le Lebensborn pour les migrants ? Le suicide collectif ? Une solution finale pour débarrasser le vieux continent de ses habitants historiques ?

Depuis longtemps, on sait que l'écologisme est un fascisme. Aujourd'hui, l'écologisme a fait un grand pas puisqu'il devient un nazisme décomplexé. C'est effrayant et personne ne semble vraiment relever ce qui transparaît de ce discours.

 

 

Pensée du jour, Strasbourg

14.12.18 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvais esprit

Pour déradicaliser rapidement et définitivement un djihadiste, il suffit bien souvent de leur mettre un peu de plomb dans la tête.

 

Naufrage (ter)

12.12.18 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

Certains jours, je déprime en constatant l'état de ce pays.

Directeur technique d'une entreprise, j'ai été licencié économique il y a exactement un an. L'entreprise qui m'employait est allé au tapis en raison d'un énorme problème de gestion, elle courait toujours après de nouveaux clients sans traiter correctement les clients en cours donc sans réussir à les fidéliser. J'ai accepté un CSP et j'ai cherché un autre emploi tout en ne me faisant aucune illusion. En effet, entre 1995 et 2015, 95% de l'emploi dans mon secteur a été détruit et cela ne s'est pas arrangé depuis. Il reste bien quelques acteurs à la marge qui arrivent encore à vivoter dans des domaines d'activité bien particuliers mais, ceux-ci n'ayant aucune visibilité sur l'avenir, ils ne vont pas prendre le risque d'embaucher. Ils vont encore moins prendre le risque d'engager quelqu'un avec un CV comme le mien (plus de vingt ans d'expérience, un diplôme de troisième cycle, une thèse professionnelle, une thèse de doctorat et un tas d'expériences à l'étranger). Soit je suis trop cher, soit je suis trop âgé, soit on me répond que je suis surqualifié et que je partirai au bout de six mois…

Dans ce qu'il reste de mon domaine d'activité, les employeurs recherchent typiquement des jeunes ayant entre deux et cinq ans d'expérience, pas chers (et aux compétences douteuses, ce n'est pas le problème, ils feront la culbute avec le crédit d'impôt recherche en truandant un peu les comptes d'activité). Et on voit le résultat. Pour la petite histoire, j'ai passé un entretien durant lequel j'ai pu regarder les schémas électroniques de produits. Je me suis bien gardé de les critiquer ouvertement, mais ce que j'ai vu n'était ni fait ni à faire. Effectivement, le taux de retour de certains produits était loin d'être symbolique. Un autre que je ne citerai pas cherche un chef de service radio avec cinq ans d'expérience au maximum. Comment voulez-vous, en sortant actuellement d'une école d'ingénieur, être à la tête d'un service s'occupant de radio hyperfréquence avec uniquement cinq ans d'expérience ? C'est impossible. Et c'est d'autant plus difficile qu'on y parle électronique analogique et hyperfréquences, deux matières oubliées dans les formations ou étudiées à la marge en quelques heures quand on a de la chance. Et ça l'est encore d'autant plus que je subodore qu'il y a dans ce service des vieux techniciens radio, de l'ancienne école, qui ne vont pas se laisser faire par un blanc-bec tout frais émoulu d'une école d'ingénieur.

N'ayant donc aucune illusion, j'ai joué le jeu en cherchant un emploi de salarié mais je tente aussi de lancer en parallèle une activité propre. Pour ceux que ça pourrait intéresser, c'est par ici.

En un an, j'ai répondu à des dizaines d'annonces et les seules pistes sérieuses n'ont pas été trouvées à la suite de réponse à des annonces mais à la suite du dépôt de mon CV sur le site de l'APEC. Et je ne suis même pas sûr qu'il y avait un quelconque poste derrière chacun de ces appels. En effet, j'ai plus l'impression que ces appels entrants était du fait de cabinets de recrutement qui avait ouï dire que telle ou telle entreprise pourrait rechercher un nouveau collaborateur et qui essayait, sans avoir le moindre contrat les liant à leur client final, de pousser la main de ladite entreprise. Ma zone de recherche s'étendait sur l'ensemble des bassins d'emploi français. On m'a appelé pour des postes en Belgique et en Suisse, mais ce n'était pas faisable. Malheureusement.

Notons tout de même que je suis fatigué d'avoir des entretiens téléphoniques avec des jeunes qui se présentent comme DRH, qui ont au plus 25 ans (à leur façon de parler) et qui n'ont aucune espèce de compétence dans le domaine électronique. Ces types essaient de mener un entretien téléphonique technique avec des gens pointus alors qu'ils n'en parlent même pas la langue ! Comment voulez vous que l'on s'entendent ?

Hier, donc, j'ai eu mon entretient de fin de CSP. Nous parlons de choses et d'autres. Je me suis étonné ouvertement de ne pas avoir trouvé plus d'offres correspondant à mon profil et je pensais encore naïvement que le problème était circonscrit à mon domaine d'activité. D'après le cabinet de placement qui me suivait, il n'en est rien. Sur les douze derniers mois, ils n'ont pas réussi à placer un cadre supérieur ou cadre dirigeant sur l'ensemble de la région. C'est la première fois que cette situation se produit. Jusqu'à présent, il était difficile de placer des gens sans aucune qualification, mais les demandeurs avec des qualifications de l'enseignement supérieur arrivaient encore à trouver un emploi. Depuis un an, la qualification n'est plus un gage pour retrouver un emploi. Notez bien que je parle de « retrouver un emploi ». Je n'ai pas encore parlé des salaires proposés qui sont indécents. Pour information, on m'a proposé 21k€ annuels bruts dans une métropole de province, 26k€ dans une autre, 1500€ net par mois à Paris pour des postes de directeur technique ou scientifique… Je n'ai pas eu l'heur de refuser puisqu'on m'a fait comprendre dans les trois cas que je partirai dès avoir trouvé autre chose, ce qui ma foi aurait été exact.

Je comprends mieux tout à coup pourquoi Pôle-Emploi voulait m'envoyer faire des stages de maçonnerie.

C'est pourquoi, je ne pardonnerai jamais à Emmanuel Macron son petit discours d'avant-hier. Non seulement il s'agit d'un pleutre, mais il va nous envoyer encore plus vite dans le mur.

 

Naufrage (bis)

11.12.18 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

Dans le prolongement de mon papier d'hier, la seule porte de sortie a été claquée sans bruit. Il fallait dynamiter la sécurité sociale, chère, inefficace, pour la remplacer par quelque chose d'inspiration allemande, suisse ou batave. Ou en étant moins violent, proposer aux gens d'y rester à charges sociales constantes ou de passer à un autre système, plus efficace, avec au passage 25% de salaire en plus, immédiatement, pour tout le monde sans surcoût pour l'employeur (aujourd'hui, les petits cadeaux de Noël de Macron seront payés immédiatement par les employeurs et, avec un certain retard, par les salariés sous forme d'inflation ou de chômage supplémentaire.).

Jamais les syndicats, assis sur la sécurité sociale qui est une de leurs sources de financement, n'auraient pu bloquer le pays si les salariés avaient eu le choix et avaient vu une hausse immédiate de leur salaire net de 25%. Jamais. Avec 25%, on est bien au-dessus des 100 € d'augmentation du SMIC d'ici fin 2019 et du million de nouveau smicards, ceux qui était juste au-dessus de cette rémunération minimale. En d'autres termes, avec cette augmentation, nous venons d'appauvrir un million de personnes parce que, comme la vache à lait ne paie pas les taxes sur le lait, les entreprises vont être contraintes d'augmenter leurs prix, ce qui se traduira par une inflation gommant peu ou prou cette augmentation du salaire minimal.

Encore une fois, nous avons une classe politique à la hauteur des décisions à prendre et qui se targuent de gérer l'état alors qu'ils seraient incapables de tenir une épicerie de quartier à flot.

 

Naufrage

10.12.18 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

Ce soir eut lieu une allocution télévisée d'Emmanuel Macron à la suite des événements récents.

Ce fut pathétique. Nous avons encore une fois pu constater le courage politique et la colonne vertébrale des mollusques qui nous servent de gouvernants.

Les annonces qui ont été faites l'ont été à l'encontre des smicards et des retraités ayant moins de 2000€ de pension par mois. Les premiers auront une augmentation de 100€ sur le SMIC d'ici fin 2019, les seconds se verront exonérés de l'augmentation de la CSG. Rien n'a été dit pour tous ceux qui n'ont pas la chance d'être salariés et qui peuvent crever la gueule ouverte. Rien non plus pour les entreprises qui devront se débrouiller avec cette hausse du salaire minimal.

En d'autres termes, nous allons dépenser quelque 10 à 12 milliards d'euros de plus tous les ans sans faire aucune économie. Et nous allons le faire parce que nous sommes en panique totale. Pire, je vous file mon billet que, le budget allant exploser l'an prochain, on aura même le culot d'aller pleurnicher à Bruxelles et menacer l'Europe d'une vague populiste si on ne nous laisse pas exploser les déficits en refilant joyeusement la dette aux générations futures.

En d'autres termes, pour ceux qui n'auraient pas compris, nous accélérons vers le mur. Nous nous permettons même le luxe de le faire en klaxonnant. C'est tellement plus festif ! Rendez-vous donc en 2020 pour une crise économique sans précédent. D'ici-là, les français devraient prendre le temps d'apprendre à faire pousser des patates. Le pire est que je ne suis même pas sûr qu'à ce moment-là le Français comprenne ce qui l'a envoyé dans le mur. Il accusera les riches, ces salauds de riches d'être partis à l'étranger, cet ordure de patron de l'avoir licencié, les salopards de libéraux d'avoir mené une politique économique néo-libérale en France (dont on attend encore la définition précise), mais jamais ces imbéciles d'électeurs d'avoir voté avec leurs pieds et d'avoir refusé toute réforme.

Je ne suis même pas sûr qu'ils comprennent un jour ce que le socialisme leur aura apporté : la misère. Ce sera toujours la faute de l'autre.

Pourtant, nous avions aujourd'hui une fenêtre de tir pour réformer ce qui devait l'être depuis très longtemps. Et nous avons raté le coche. Il nous fallait un De Gaulle, nous avons eu un Daladier.

 

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