Climato-anxiogène

01.11.21 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Je hais les écolos, Je hais les politiciens

Ce midi, j'ai entendu sur Radio-Paris — j'écris à dessein Radio-Paris tant cette radio de service public, France Inter pour ne pas la nommer, est devenu un organe de propagande — un reportage qui semblait issu tout droit de l'Allgemeine Französische Propagandastaffel et durant lequel on pouvait entendre une greluche arrivée sans doute par avion à Glasgow chouiner parce que voir les responsables du G20 lancer une pièce dans la fontaine de Trévi avant de se rendre à la COP26 était une image d'une violence rare. Une image et non un geste.

Comme le notait à juste titre Saint Thomas d'Aquin, l'aplomb des abrutis est probablement ce qui les caractérise le plus. C'est la condition nécessaire. Audiard, en rajoutant que c'est même à cela qu'on les reconnaît en énonce la condition suffisante.

Ma pauvre amie — rassure-toi, c'est une simple figure de rhétorique —, ma pauvre amie, donc, les mots ont un sens. Une image violente, c'est par exemple le calvaire d'Omayra Sanchez, jeune colombienne aux grands yeux noirs qui est morte le 16 novembre 1985 après l'éruption du volcan colombien Nevado del Ruiz après cent quarante ans de sommeil.

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Image réellement violente

Je ne peux pas t'en vouloir, tu n'étais pas née à ce moment. Moi, vois-tu, je m'en souviens très bien, comme je me souviens de tout un tas de catastrophes naturelles qui, contrairement au discours alarmiste actuel, n'ont évolué ni en intensité ni en nombre.

Climato-anxiogène
Monde entier. Catastrophes naturelles vs nombre de décès

Les sources de ce graphique est un document issu d'un organisme dépendant de l'ONU et qui se trouve sous le titre human cost of disasters. Il existe d'autres séries statistiques indiquant que si le nombre de déclarations augmente (ce qui est un artefact en raison de l'augmentation du nombre de pays déclarant des sinistres et de l'évolution des zones habités), le nombre de catastrophes n'a pas augmenté dès lorsque que le panel de déclarants est stable. Le coût financier de ces catastrophes est aussi resté stable.

Mais revenons à ce qu'est une image violente.

Une image violente sera celle renvoyée par des populations criant famine faute de pouvoir se nourrir en raison de l'augmentation des prix de la nourriture de base faute d'énergie. Oui, il faut de l'énergie pour produire une nourriture bon marché et abondante. Le bio ne nous sauvera pas, on sait depuis des années qu'il est illusoire d'avoir plus de 15% de parcelles cultivées en bio sans avoir une chute des rendements. Une autre image violente sera celle des mégapoles sans énergie, surpeuplées de gens qui ne pourront plus se déplacer ou simplement se chauffer faute d'électricité.

Non, toi, ce que tu trouves violent, c'est l'image de chefs d'état ou de gouvernement qui jettent une pièce dans une fontaine.

Ce que je trouve violent, ce sont les imbéciles dans ton genre qui auraient bien fait de ne pas sécher l'école. D'une part, le dioxyde de carbone n'a qu'un effet marginal sur le réchauffement observé. Cela a été démontré par Tom V. Segalstad (site personnel Tom V. Segalstad http://www.co2web.info), professeur associé de géologie à l’université d’Oslo (et qui a été expert du GlEC). S’appuyant sur l’évolution des proportions des deux isotopes du carbone (13C/12C), il estime que le pourcentage du CO2 anthropique est d’environ cinq pour cent et en déduit qu’un quart seulement de l’augmentation de la concentration de CO2 observée depuis une soixantaine d’années est attribuable aux émissions anthropiques de CO2. L’explication est qu’il y a une forte dépendance de l’absorption du CO2 à la température de l’océan : lors des périodes de réchauffement (par exemple pendant le grand el Niño de 1997/98), l’océan dégaze du CO2 et inversement en absorbe d’avantage pendant les périodes de refroidissement (par exemple en 1991/92 suivant l’éruption du Pinatubo). D'autre part, l'eau, à elle seule, est responsable des trois quarts de l'effet de serre sans que cela ne semble déranger personne.

Ce que je trouve violent, c'est que des écervelées dans ton genre suivent les messages hystériques de la petite Greta qui prétend qu'on lui aurait volé ses rêves et sa jeunesse alors que vous êtes toutes deux des privilégiées. Ta place est pour le moment comme la sienne, à l'école. Et avant de prétendre ranger le monde et le diriger, commence par ranger ta chambre.

Pour répondre à tes angoisses, à notre époque (oui, nous, les vieux qui avons ruiné ton futur), on retournait les bouteilles consignées au magasin qui les renvoyaient à l'usine pour être nettoyées et à nouveau utilisées (sans être cassées puis fondues comme aujourd'hui). Il n'y avait que très peu d'ascenseurs et les escaliers roulants n'étaient pas légions. On ne connaissait pas le mouvement écologiste.

Lorsque j'étais jeune, on ne prenait pas sa voiture pour se déplacer de deux rues. On marchait jusqu'à l'épicerie du coin où l'on achetait les produits de saison, on prenait son vélo(cipède) pour aller voir les copains. Nous n'avions pas d'oranges en plein été ou de tomates en février. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

Mes parents ne connaissaient pas les couches jetables. Les couches des bébés étaient lavées, souvent à la main. Les vêtements séchaient dehors, sur une corde qui faisait le tour du jardin. J'avais un réveil que je remontais tous les soirs.

Dans la cuisine, on s'activait un peu pour préparer les repas. Il n'y avait pas tous ces robots électriques spécialisés pour tout préparer sans effort. Faire à la main les pâtes pour les petits gâteaux de Noël nous prenait plusieurs jours.

Quand on envoyait un colis par la Poste, on emballait les pièces fragiles de vieux papiers journaux ou d'ouate dans des boîtes ayant déjà servi. On n'utilisait pas de bulles en plastique ou de mousse de polyuréthane. On n'avait pas de tondeuse à essence, mais des tondeuses à pousser ou des tondeuses électriques sur coussin d'air lourdes comme un cheval mort. On travaillait physiquement et on n'avait pas besoin d'aller courir sur des tapis roulant (fonctionnant à l'électricité) dans des centres de remise en forme. Mais c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

Quand on avait soif, on buvait l'eau du robinet. On n'utilisait pas de tasse ou de bouteilles en plastique à jeter. En pique-nique, on utilisait une vaisselle en fer blanc. On remplissait les stylo(graphe)s grâce à une bouteille d'encre au lieu d'en racheter de nouveaux. On remplaçait les lames des rasoirs au lieu de jeter les rasoirs entiers après quelques utilisations. Mais c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

Les gens prenaient le bus, le métropolitain, le train et les enfants se rendaient à l'école à bicyclette ou à pied au lieu d'utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi 24 h sur 24. On ne prenait pas l'avion pour aller passer des vacances à l'autre bout du monde. Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d'une année sur l'autre, les crayons de couleurs, gommes, taille-crayon et autres accessoires duraient tant qu'ils le pouvaient. Nous n'avions pas un cartable nouveau tous les ans ni des cahiers jetés fin juin, ni de nouveaux crayons et gommes en septembre. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste !

On n'avait qu'une prise de courant par pièce et pas de bandeaux multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d'aujourd'hui.

Nos parents roulaient dans des voitures qui faisaient moins d'une tonne pour 50 à 60 ch et qui consommaient moins de 10 l aux 100 km pour les plus grosses, pas dans des SUV déplaçant deux tonnes avec des moteurs de 150 ch. Nous n'avions ni smartphone (utilisés frénétiquement), ni internet, ni deux cents chaînes de télévision. Nous avions tout au plus un poste de radio et un téléviseur noir et blanc qui captait deux chaînes pour toute la famille. Lorsqu'il nous fallait téléphoner, nous allions à la Poste ou nous cherchions une cabine téléphonique. Les courriers électroniques n'existaient pas, nous envoyions des cartes postales ou des télégrammes. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste !

Alors arrête de m'emmerder avec tes idées et tes slogans à la noix et ton mouvement écologiste !

Tout ce qu’on regrette, c’est de ne pas avoir eu assez tôt la pilule, pour éviter d’engendrer la génération des jeunes cons comme toi, qui s’imagine avoir tout inventé, à commencer par le travail, qui ne savent pas écrire dix lignes sans faire au moins vingt fautes d’orthographe, qui n’ont jamais ouvert un bouquin autre que des bandes dessinées, qui ne savent pas qui a écrit le Boléro de Ravel, qui ne savent pas mieux où passe le Danube quand on leur propose Vienne ou Athènes, mais qui croient tout de même pouvoir donner des leçons aux autres, du haut de leur ignorance crasse !

Ça fait du bien de pouvoir encore écrire ce genre de chose. Il faut se méfier, si j'en crois Dostoïevski, ça ne durera pas parce que la tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toute réflexion afin de ne pas offenser les imbéciles.

Merci de ne pas imprimer ce message afin de préserver l'environnement, mais ne vous privez pas de faire suivre !

 

Amenez-moi le con qui a fait ça !

10.10.21 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Haines ordinaires

J'ai la chance d'avoir dans mon garage une Citroën XM. La XM, c'est un vaisseau amiral, un OVNI de la route. Ou un tank qui n'a pu être vendu que parce que Citroën a viré les chenilles et la tourelle, c'est selon. Il fallait pourtant que je me décide à lui remplacer les sphères, la suspension devenant raide. C'est une Hydractive II, il y a huit sphères :

  • une sur le conjoncteur ;
  • une sur chaque roue, donc quatre ;
  • une régulatrice à l'avant ;
  • une régulatrice à l'arrière ;
  • une sphère SC-MAC dite anti-affaissement, qui sert de réserve de pression pour les freins.

Je sais changer des sphères, ce n'est vraiment pas le problème. La sphère du conjoncteur ainsi que les deux vérins avant ont été changées en une petite demi-heure, clef à chaîne et massette en main. Il y a un peu plus de place que dans une Xantia par exemple même si la sphère de suspension côté conducteur est placée bien près du bocal de liquide hydraulique. La question est de savoir où se trouve la régulatrice. Cette régulatrice est fixée entre les deux roues et il faut obligatoirement monter le véhicule sur pont (ou sur rampes). Je mets plus de temps à monter le véhicule sur les rampes qu'à changer la sphère, mais c'est fait.

J'attaque donc l'arrière en montant la voiture sur les rampes. Position haute maximale et un coup de clef à chaîne et de massette pour débloquer les sphères de suspension, on purge le circuit moteur tournant pour ne pas tuer les clapets. Sphères de suspension changées.

La question est maintenant de savoir où se trouve la sphère SC-MAC et la régulatrice. Un coup de baladeuse et j'entrevois la SC-MAC a un endroit improbable. Je cherche la régulatrice que je ne trouve pas. Internet me fournit l'emplacement de cette sphère qui est cachée derrière l'échappement et une tôle de protection thermique. Très bien, il faut déposer une partie de l'échappement. Là, ça devient amusant. L'échappement de la XM 2.0i essence est composé d'un pot catalytique suivi d'un premier silencieux installé sous l'habitacle, d'un deuxième silencieux installé dans la largeur du véhicule derrière le réservoir d'essence et d'un troisième silencieux sous la malle. Pour accéder à ces deux sphères, il me faut au moins déposer les deux derniers silencieux. Comme la ligne d'échappement avait 75000 km dans les tuyaux, je décide de déposer en un seul morceaux les deux silencieux. C'est un peu pénible, un peu lourd, mais on y arrive. La tôle de protection thermique ne résiste pas et le changement de la régulatrice est faite en quelques minutes.

Arrive le tour de la sphère SC-MAC. Pour fixer les idées, elle n'est pas réellement accessible. On aurait pu imaginer une trappe dans le coffre du véhicule pour y accéder comme sur certaines Mercedes utilisant la suspension Citroën. Non, cela aurait été trop simple. Cette sphère est vissée sur un support parfaitement rigide dans un renfoncement au dessus du bras de suspension arrière gauche. Utiliser un support de Xantia aurait été trop simple. Non, il s'agit d'un support spécifique rajouté à la va-comme-je-te-pousse, support qui est vissé par le dessus sur le châssis par trois boulons. Pour mémoire, au-dessus de ce support se trouve la tôle du coffre et il est impossible de faire passer une quelconque clef puisqu'il y a la sphère qui gêne.

Amenez-moi le con qui a fait ça !
Emplacement de la sphère SC-MAC

La photographie précédente n'est pas de moi. Elle provient d'un blog et montre l'emplacement de cette fichue sphère une fois la tôle de protection déposée. Il est d'ailleurs assez étrange qu'il n'y ait pas plus de tuyauterie, mon engin en ayant en ce lieu dans tous les sens. L'auteur a aussi déposé le panier de roue de secours, ce que j'ai refusé de faire, ayant peur de casser le bouton de maintien.

Après étude de l'objet, couché sous la voiture, je constate que l'écrou n'est pas solidaire du support comme sur la Xantia, mais qu'il est libre et ne sert qu'à retenir la sphère de l'autre côté. Je retire le capillaire avec une clef de 9 et j'avise le gros écrou qui me faisait de l'œil. C'est du gros et je vais chercher dans la caisse à outil du tracteur la plus grosse clef à molette de ma collection qui ouvre à 46. Trop petit. J'essaie de passer un pied à coulisse, il m'est impossible de faire une mesure, le pied ne passe pas dans le fatras de tuyauterie et entre les pièces mécaniques.

Retour sur internet où j'apprends après une heure de recherche que la clef idoine pour démonter ce machin est une clef de 50. Parfait, je n'ai pas. Je descends en ville pour essayer d'en trouver une. Peine perdue, la plus grande clef disponible est une clef de 32. Je ne trouve même pas une clef anglaise, c'est dire si l'esprit fantassin se perd. Heureusement, je me souviens qu'il y a un collectionneur frénétique dans la même ville que je connais un peu. Je passe le voir au culot lui demander si par le plus grand des hasards il n'aurait pas une telle clef et me répond que si, bien sûr, il faut une clef de 50 pour la crémaillère de la Traction et pour un ou deux truc sur le Type H. Il me la prête gentiment.

À nouveau sous le véhicule avec cette fois-ci clef de 50 et massette, je libère la sphère et je pensais en avoir fini, que cette sphère pourrait passer entre le support et la tôle. Eh non, ça ne passe pas. L'ingénieur qui a pondu cette pièce ne s'est même pas préoccupé de savoir s'il était possible de changer cette sphère sans démonter tout le train arrière ! Je trouve sur internet, une fois encore, une photographie de la pièce où l'on devine trois boulons. Je vous laisse imaginer un recoin inaccessible où l'on travaille à tâtons. Dans ce recoin se balade une sphère (sphère en place, il est impossible d'accéder aux boulons avec une clef à cliquet et je n'imagine pas démonter ces boulons avec une clef à fourche vu le peu de place pour la faire tourner et la longueur desdits boulons !), sphère qu'il faut dégager avec une main en tâtonnant avec la seconde pour tenter de dévisser ces boulons. Après deux heures de bataille, j'ai réussi à en dévisser deux. J'arrivais bien à toucher le troisième, mais pas à enquiller la clef sous la sphère. Deux sur trois, on devrait pouvoir faire pivoter le support. Effectivement, j'ai réussi à faire pivoter le support de deux centimètres et la sphère est sortie. Je mets derrière le support la nouvelle (que je ne peux pas fixer sous peine de ne pas pouvoir reposer les deux boulons) et je tente de remettre le support en place. Naturellement, le système de montage n'a aucun guide et réussir à l'aveugle de remonter les deux boulons dans les écrous soudés au châssis sans foirer le filetage est une gageure et un sacré jeu de patience. Je finis par y arriver. Remonter la sphère sur son écrou de 50 et connecter le capillaire n'a pris que quelques minutes. Il faut maintenant remonter la tôle thermique, ce qui fut rapide, et les deux silencieux. Là, c'était un tout autre travail. Si la fixation sur les silent-blocs n'a pas posé de réel problème, il fallait relier le silencieux intermédiaire  au tube provenant du premier silencieux. Après 75 000 km, il y avait de la rouille. Je n'ai jamais pu relier le tout sans avoir une fuite assez importante parce qu'un bout de métal est parti.

Je suis donc bon pour changer la ligne d'échappement. Youpi !

Si j'avais eu un ingénieur capable de me faire ce genre de chose, je pense que je lui aurait fait bouffer son té. J'admets que la production soit aisée (on a alors accès à la pièce par le dessus), mais la maintenance est délirante. De plus, être obligé de démonter les deux tiers d'une ligne d'échappement pour changer deux pièces qui sont des consommables est aberrant sauf si on veut aussi obliger à changer les échappements par la même occasion. Un échappement neuf se démonte sans problème. Un échappement un peu âgé ne se démonte pas ou alors il ne se démonte qu'une seule fois. Et on s'étonne de voir des XM qui roulent avec une sphère SC-MAC totalement dégonflée alors que c'est une pièce de sécurité qui empêche que le véhicule plonge de l'arrière en cas de coup de frein ! Je veux bien aussi que je ne suis pas un mécanicien de métier, mais je serais assez curieux de voir le nombre d'heures de main d'œuvre dans le manuel d'atelier Citroën nécessaire pour changer cette fichue sphère.

 

Le mal français

01.10.21 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

La farce a commencé et, je ne sais pas pourquoi, je sens que je n'ai pas fini de rire (jaune) jusqu'aux prochaines élections. Je vous laisse méditer un florilège des dernières bêtises d'un candidat :

Le mal français
Hors sol

Il n'y a pas à dire, notre ami Xavier Bertrand s'y voit déjà. Mais le pire est lorsqu'il annonce des primes exceptionnelles. Ce cuistre devrait pourtant savoir que beaucoup d'entreprises sont tout juste bénéficiaires — quelques centaines d'euros — et on se demande réellement comment elles feront pour payer de telles primes. Passons, ce n'est pas lui qui les payera.

Poujadisme (allégorie)
Poujadisme (allégorie)

Mais ce genre d'annonce passera auprès des électeurs dont une bonne partie travaille dans ce genre d'entreprises.

Plusieurs choses me dérangent aux entournures. Ni Xavier Bertrand, ni Valérie Pécresse du reste, ne sont aujourd'hui membres des Républicains. On se demande dès lors pourquoi leur désignation se fera par un congrès du parti et non une primaire ouverte. On se dit aussi que si Xavier Bertrand est désigné, le parti en question n'a rien compris d'autant qu'en face, l'ectoplasme appelé Parti Socialiste, envoie Anne Hidalgo avec l'espoir de saccager la France avec autant de conscience qu'elle a saccagé Paris. Et pour cela, elle a de la ressource, la bougresse ! Un signal fort serait d'envoyer Valérie Pécresse, même si c'est l'envoyer au casse-pipe.

Mais une chose est bien plus fondamentale. J'ai de plus en plus la fâcheuse impression que les politiciens français n'ont aucune colonne vertébrale. Ils ne viennent pas défendre leurs idées et les soumettre aux votes des électeurs, ils essayent d'aller à la pêche aux idées pour défendre des idées qui ne sont pas les leurs, ce qui expliquerait leur absence de constance. C'est ce que m'expliquait une connaissance qui avait fait l'ENA, les jeunes postulants visaient un parti politique dans le seul but de faire carrière. Et il leur importe peu que ce parti politique représente effectivement leurs idées. C'est comme ça qu'on se retrouve avec un majorité de la classe politique incapable de défendre leurs points de vue, leurs idées profondes, et qu'on se retrouve avec des décisions politiques qui suivent le cours du veau pour paraphraser Robert Lamoureux.

À quelques exceptions près, on se retrouve donc avec des socialistes de droite et de gauche, qui arrivent même à s'indigner lorsque Éric Woerth propose de donner le droit de vote aux élections locales aux propriétaires de maisons secondaires alors que c'est dans la logique des choses. Ils seront les seuls à payer la taxe d'habitation mais sans avoir un droit de regard sur les dépenses locales. Cela ne semble choquer personne.

Le fait de faire carrière et de sortir du même sérail provoque donc un appauvrissement des idées politiques et, de fait, une désaffection de l'électeur qui boudera les urnes même si on lui propose un vote par correspondance. L'électeur boude les urnes parce que de l'extrême gauche à la prétendue extrême droite marxiste, tout se vaut à peu près. Et on s'étonne là-dedans du phénomène Zemmour. On ne devrait pourtant pas. C'est le seul qui a le courage d'aborder tous les sujets même si les réponses sont parfois ou souvent ineptes. Au moins a-t-il posé les questions comme, du reste, François Fillon le fit lors de la dernière élection présidentielle. Attention tout de même, Guy Béart chantait dans les années 1960 que « le premier qui dit la vérité, il sera exécuté ». Pourvu qu'on n'en arrive pas là.

Dans les six prochains mois, nous allons assister à une nouvelle course aux idées absurdes, à des propositions toutes plus débiles les unes que les autres alors que nous avons une crise majeure devant nous et qu'il faudrait s'y préparer. Le prix de l'énergie est en hausse, cela n'est pas forcément temporaire contrairement à ce qui est répété à l'envi par le gouvernement, et cette hausse provoquera une hausse de tous les prix. Attendez-vous à swinguer dans les mois qui viennent avec une inflation pas forcément maîtrisée ni temporaire. Il est donc urgent de remettre à plat le système social français dans sa globalité, c'est-à-dire de virer les partenaires sociaux qui vivent sur la bête (ils prélèvent 20 milliards d'euros par an sur les cotisations sociales, voir les bilans des caisses publiquement disponibles) pour y mettre un peu d'ordre et nous permettre de réindustrialiser un peu le pays. Parce que, là encore, on entend le bruit sourd des bottes de la réindustrialisation. Mais elle ne pourra se faire que si elle est au moins compétitive par rapport à nos voisins européens. Or on en est loin, on en est très loin. Réindustrialiser la France sans remettre à plat son système social revient a essayer de courrir un 400 mètres haies avec des brodequins de plomb au pied.

Une fois encore, nous aurons un concours d'idées moisies, bricolées et mises en œuvre n'en doutant pas par l'assemblée nationale qui n'est aujourd'hui plus qu'une vulgaire chambre d'enregistrement. Pourtant, il y aurait tellement à faire à commencer par une réforme de l'éducation nationale pour qu'ele produise autre chose que 80 % d'une classe d'âge illettrée au niveau du bac.

Je ne peux que conseiller aux lecteurs d'investir dans des anciennes fermes à la campgne avant que cela n'augmente encore. Ça permet d'avoir un potager, des poules et des lapins, des arbres fruitiers. Je leur conseille aussi d'investir sans plus attendre dans les conserves et les fusils de chasse. Il faudra bientôt faire le gros dos en espérant que ça passe rapidement et aucun des candidats actuels ne sera à la hauteur de ce qui nous attend.

 

Élections locales

22.06.21 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

Il n'a pu vous échapper que se sont tenues, dimanche dernier, deux élections locales en même temps et que l'abstention y a atteint des sommets.

Personnellement, je navigue entre deux domiciles, l'un dans le diocèse le plus crotté de France selon Talleyrand, l'autre dans l'une des rues les plus crottées de Paris selon Hidalgo. Il me faut donc faire un choix et j'ai décidé de voter à Paris. Ne pouvant me déplacer, j'ai donné une procuration en précisant bien à la personne qui l'a acceptée que cela faisait des années que je n'avais plus de carte d'électeur. Je viens de vérifier, ma dernière carte d'électeur a plus de dix ans.

La carte d'électeur est obligatoire lorsque je me déplace pour voter à Paris, elle n'est pas requise lors d'une procuration. En revanche, elle permet de savoir dans quel bureau il faut se présenter pour effectuer son devoir.

La personne ayant accepté ma procuration se déplace donc et indique que je n'avais pas de carte d'électeur pour entendre que, oui, la ville de Paris a eu du mal à les envoyer par la Poste, du reste comme les professions de foi que je n'ai pas reçues non plus.

Cela n'a pas eu de conséquences dans mon cas. Depuis le temps que je vote à Paris, je sais à peu près dans quel bureau je dois me rendre. Cependant, quid des gens qui ont déménagé ? Comment savaient-ils où se rendre ? Par ailleurs, en ville, la carte d'électeur est obligatoire pour pouvoir voter. Les électeurs sans carte se sont-ils déplacés alors que les textes leur interdisent en pareil cas l'accès au bureau de vote ?

Je ne sais pas si ce genre de chose est de nature à invalider une élection, mais il est inadmissible qu'en 2021, la mairie de Paris soit incapable d'envoyer les cartes d'électeur et les professions de foi des candidats. En revanche, ils sont très forts pour discuter des meilleurs moyens pour taxer leurs administrés.

 

Impôt minimal sur les sociétés

07.06.21 | par Le Grincheux | Catégories: La pikettrie du vendredi

Tout le monde sait que c'est la vache qui paie les taxes sur le lait. Tout le monde sauf notre cher, à tous les points de vue, Piketty.

Vendredi dernier, ce cuistre radiophonique a trouvé le moyen de déclarer péremptoirement qu'il fallait remonter le taux minimal mondial d'impôt sur les sociétés — rien que cela — d'au moins dix points pour que nous puissions avoir en France plus de soignants dans la hôpitaux.

La question qui se pose est de savoir pourquoi dans le pays qui est déjà l'un des deux plus taxé, imposé au monde, nous avons un avons un système de soin totalement défaillant. Une autre question de pose : pourquoi les irlandais ne crèvent-ils pas dans la rue  alors que l'impôt sur les sociétés plafonne à 12,5% ? Ces deux seuls exemples devraient montrer à quiconque est muni d'un soupçon d'intelligence et d'honnêteté qu'il n'y a aucune corrélation entre le niveau de l'impôt sur les sociétés et l'état général des finances d'un pays. Se pose aussi la question qui n'a jamais effleuré ce cuistre de savoir pourquoi les pays capables de gérer leurs finances correctement devraient être pénalisés par les autres, France en tête. C'est d'autant plus ridicule lorsqu'on a une idée des sommes en jeu. Grâce à cela, la France espère récupérer 5 milliards d'euros par an. Bruno Le Maire s'en est réjoui devant les journalistes de TF1 oubliant que ce déficit en 2019 était de 73 milliards d'euros. C'est donc trop peu de plus d'un ordre de grandeur et notre ministricule oublie que c'est in fine le consommateur français qui paiera. Mais c'est symbolique comme l'IGF, l'ISF, l'IFI, la CVAE et plein d'autres vexations fiscales totalement contre-productives.

Pire, on pourrait en France augmenter l'impôt sur les sociétés, du reste on pourrait augmenter tous les autres impôts, le pays ne fonctionnerait pas mieux. Il ne fonctionnerait pas mieux parce qu'il y a une évaporation un peu partout de l'argent du contribuable. Entre la sécurité sociale mise en coupe réglée par les partenaires sociaux qui se permettent le luxe de piquer vingt milliards d'euros annuellement dans les caisses (cf. les bilans des caisses dont certains sont disponibles publiquement sur le site de l'ACOSS), les impôts locaux qui finissent dans des baronnies locales pour faire plaisir aux copains, les strates administratives délirantes et redondantes, les fonctionnaires en nombre totalement incongru pour les tâches qui leur incombent, nous sommes des gros gâtés, nous savons où passent nos impôts.

C'est parce qu'il y a des cuistres payés comme Thomas Piketty, payés grassement par nos impôts, que la France plonge depuis de très longues années. Assez étrangement, dans les pays que ce cher Thomas pointe du doigt comme des paradis fiscaux, il ne pourrait pas avoir fait la carrière qu'il a fait chez nous sur le dos du contribuable à déblatérer ses opinions destructrices.

Il n'y a qu'un problème en France, nous avons des milliers, que dis-je des dizaines, des centaines de milliers si ce n'est plus de Piketty en puissance. Cela va de think tanks qui relèvent plus du bulldozer de la pensée que de l'intelligence à tous les électeurs cherchant des solutions simples allant sur l'échiquier politique du Rassemblement National à la France Insoumise en passant par tous les crypto-socialistes de gauche et de droite. Il y a aujourd'hui tellement de gens qui vivent sur la bête qu'ils sont devenus majoritaires et que toute réforme est devenue illusoire sinon impossible. Les fonctionnaires d'un côté qui ne sont jamais assez nombreux si l'on excepte les enseignants ou les hospitaliers non administratifs pour faire des tâches de plus en plus légères (se souvenir ici du principe de Parkinson) ou tous les bénéficiaires du sacro-saint modèle social français de l'autre ne vont jamais voter pour quelqu'un qui voudra les remettre au travail. Et il ne faut pas oublier ceux qui rêvent de vivre sur la bête comme les futurs retraités.

Il est peut-être temps de réinstaurer un suffrage censitaire ou de retirer le droit de vote aux gens qui vivent du système, ceux-ci ne vivant qu'au détriment des autres. Non que j'y sois favorable dans l'absolu, mais cette absence continuelle de réformes nécessaires nous amène tout droit à une guerre civile entre les gens qui paient, de moins en moins nombreux, et ceux qui reçoivent, qui le sont de plus en plus.

Et de cela, mon cher Thomas, tu seras avec tes semblables comptable.

 

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