Goebbels n'osait pas en rêver

24.11.21 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Haines ordinaires, Pignoufferies de presse

Je m'étais promis de ne plus rien écrire sur le covid jusqu'à nouvelle avancée scientifique sur le sujet mais je ne peux pas rester de bois face à ce qui a été doctement asséné hier soir, dans l'émission le téléphone sonne de Radio Paris par son animatrice Fabienne Sintes. Je ne vais pas lui faire l'honneur de l'appeler journaliste tout comme je n'appellerai pas cette station de radio par son nom actuel puisqu'elle n'est plus capable que de relayer les dépêches de l'Allgemeine Fransöze Propagandastaffel. J'assume, il y a aujourd'hui autant de journalistes à l'AFP qu'il en reste à France Inter et ces organes sont devenus des outils de propagande bien pires que ne l'était en son temps l'ORTF pilotée par son ministre de l'information. Zut, j'ai lâché le nom de la station ! Veuillez me pardonner et désinfecter votre écran.

Hier soir, donc, quelques instants avant la fin de l'émission, Fabienne Sintes a déclaré qu'elle faisait entièrement confiance au discours des scientifiques comme elle le faisait pour un pilote de ligne lorsqu'elle prend l'avion. Ce ne sont peut-être pas ses mots exacts, mais c'est l'esprit de sa déclaration.

Ma grande, plusieurs choses sont choquantes. Un pilote de ligne a passé un diplôme puis un brevet, suit une formation continue et est mis sur la touche lorsque c'est un incapable. On peut donc avoir confiance en lui, il ne prétend pas être un spécialiste, c'est un véritable professionnel évalué continuellement. On ne peut pas en dire autant de tes scientifiques de plateau. Tu en reçois régulièrement un avec qui j'ai eu l'honneur de travailler lorsque la grande école avec laquelle je collaborais avait un contrat avec son hôpital pour développer des systèmes médicaux. À cette époque pas trop lointaine, c'était un spécialiste de la réadaptation fonctionnelle. Je suis content de savoir que c'est actuellement l'un des pontes français sinon mondiaux de la virologie. La formation continue fonctionne bien mieux qu'on le prétend dans ce pays.

Mais ce n'est pas le plus grave. Tu appelles scientifiques des gens qui sont des artistes et qui le prétendent eux-mêmes. Tu appelles scientifiques des gens qui ont le record, toutes matières confondues, du nombre de retraits d'articles par publication tant leurs études sont bidonnées (principalement du point de vue de la méthodologie ou des statistiques). Veux-tu que je te rappelle par le menu le cas Raoult ? Tu appelles scientifiques des gens qui sont des bobologues, qui essaient d'appliquer des traitements trouvés par de vrais scientifiques, sous prétexte qu'ils portent des blouses blanches et qu'on leur donne du professeur, de l'infectiologue ou du virologue. Les vrais scientifiques, ceux qui peuvent avoir un avis sur la question, ne sont pas au contact des patients, ils passent leur vie dans les laboratoires. Et ces gens-là publient. Ils publient beaucoup et leurs articles sont disponibles. Si j'arrive à me les procurer, il n'y a aucune raison que tu n'y arrives pas.

En déclarant ton ignorance alors que tu n'arrêtes pas d'animer des émissions sur le sujet, tu te montres indigne de ta carte de presse. En effet, un journaliste n'est pas là pour passer les plats, pour déformer la vérité, mais pour structurer l'actualité, pour informer. Et pour faire ce travail, il faut avoir quelques compétences ou l'humilité de s'attacher des personnes capables d'analyser la production scientifique sur le sujet traité en boucle depuis quelques mois. Il ne s'agit pas que de répéter ce que disent les autres en n'ayant pour sa défense que le fait de pouvoir dire qu'on n'était pas le seul à se tromper.

Les vrais scientifiques existent. Contrairement à ce que tu penses, il ne s'agit pas forcément de médecins, de spécialistes de la santé publique ou de mandarins quelconques qui daignent descendre de leurs tours d'ivoire et qui sont bien trop proche des malades pour avoir le recul nécessaire. Ils ne sont certes pas médiatiques et leur discours est anxiogène puisqu'ils disent peu ou prou ce que j'écris moi-même depuis avril 2020. Mais ce sont eux qui peuvent donner des informations sur l'état de l'art actuel et non ces experts de plateaux même pas capables de répondre à une question précise d'une auditrice sur la vaccination et que tu n'as d'ailleurs pas pris la peine de relancer. Comprends-moi bien, je n'ai pas la prétention d'avoir raison. Je n'ai même aucune velléité à ce sujet, je préférerais me tromper. Je veux simplement que tu comprennes que contrairement à ce que tu prétends, si on ne connaît pas tout, on en sait largement plus que ce que tu veux bien dire et ce qu'on sait aujourd'hui sur le sujet ne va pas réellement dans le sens de tes allégations radiodiffusées.

Nous vivons aujourd'hui dans une psychose et ce n'est pas prête de retomber. Loin de moi l'idée de dire que le covid est anodin, mais il s'agit aujourd'hui de trouver un juste milieu entre la protection de la population et le risque d'attraper la maladie et non d'entretenir la psychose comme savent le faire les principaux médias de ce pays. Les scientifiques, les vrais, savent très exactement ce qu'il en est des vaccins actuels (Pfizer et Moderna) en terme d'efficacité et d'effets secondaires. Il serait grand temps que les journalistes ou prétendus tels fassent leur travail et informent. Il ne s'agit pas de relayer les inepties que l'on trouve sur certains sites d'« information », mais d'analyser les publications scientifiques actuelles. Je sais, c'est ardu, difficile, mais c'est votre travail à moins que vous ne rendiez votre carte de presse. Pourtant, la période s'y prête puisque nous avons appris hier que notre cher premier ministre et que, ce matin, Brigitte Klinkert, ministre déléguée à l'insertion, l'était aussi. C'est d'autant plus facile qu'il y a des tas d'exemples autour de nous qui montrent sans ambiguïté aucune que le vaccin ne fonctionne pas aussi bien que vous le prétendez tous sans vergogne.

L'information n'est plus votre fort. Quand je vois comment vous avez couvert les manifestations prétendument antivax de Rotterdam alors que la manifestation violente n'avait strictement rien à voir avec cela — j'ai une connaissance qui habite dans le coin, vous aurez du mal à me faire croire le contraire —, quand je vois comment vous déformez l'état de l'art sur le covid, quand je vois comment vous arrivez à donner la parole à des gens qui s'autoproclament spécialistes du covid sous prétexte qu'ils travaillent dans un CHU et qu'ils ont une blouse blanche alors que certains n'ont plus vu un malade depuis longtemps, je ne m'étonne plus que certains aillent à la pêche aux informations sur des sites alternatifs et se mettent pour le coup à relayer n'importe quelle bêtise. Je franchis même une ligne d'un pas allègre, je suis convaincu qu'une partie des complotistes actuels n'existent que parce que les journalistes ne font plus leur travail d'analyse et de structuration de l'actualité.

Vous avez le droit de donner la parole à un chef de service de réanimation, c'est un témoignage, cela n'est rien d'autre. Ce n'est pas inintéressant, mais votre travail est de contextualiser ce témoignage en le confrontant aux faits établis, ce que vous n'avez jamais fait depuis le début de cette crise où tout est traité par l'affect. Vous ne faites plus du journalisme, vous ne distillez plus de l'information, vous relayez des témoignages orientés, ce qui n'est ni plus ni moins que de la propagande.

 

La vaccination ne fonctionnera pas

23.11.21 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens, Pignoufferies de presse

Il y a quelques jours, je vous parlais de chiffres bizarres observés dans un certain nombre de pays concernant les tests positifs au covid. Je vous signalais que depuis quelques mois, sans que l'on ait d'explication, le nombre de tests positifs chez les doulement vaccinés à jour (moins de six mois depuis la dernière injection) était supérieur à celui que l'on observe chez les non vaccinés récalcitrants.

Hier, j'ai reçu dans ma boîte aux lettres un papier à critiquer. Il s'agit de ce qu'on appelle un preprint, mais il tient la route.

  v1_covered.pdf

Hier aussi, assez étrangement, Jean-François Delfraissy indiquait sur Radio Paris la chose suivante:

La vaccination ne fonctionnera pas

Ce qu'il dit est assez édifiant et il est désespérant de constater que ces médecins ont mis neuf mois pour s'apercevoir de ce qui était déjà dans les statistiques de février 2021.

Mon rôle n'est pas ici de vous dire si vous devez vous faire vacciner ou pas. Il y a toujours plus en proportion de non vaccinés à l'hôpital que de vaccinés, mais les différences sont de moins en moins visibles (un tiers contre deux tiers en proportion de la population, ce qui signifie que l'efficacité réelle du vaccin à deux doses est de 50%). Cette étude montre aussi pourquoi la proportion diminue et risque même de s'inverser à mesure que l'on forcera les gens à une quatrième, une cinquième dose…

Il y a juste un problème de taille. Le conseil scientifique qui n'a de scientifique que le nom commence à pointer le fait que le vaccin est un échec. Il n'en est pas encore à dire cela aussi brutalement, mais il va y venir avec des circonvolutions d'usage. Que disent aujourd'hui les faits et la littérature ? Les faits indiquent que la proportion de vaccinés malades augmente, même notre cher premier ministre est touché. Ils commencent même à montrer que des vaccinés peuvent développer des formes graves.

Pour illustrer cela, évoquons ensemble si vous le voulez bien le cas de Gibraltar. J'en ai déjà parlé, il s'agit d'un petit pays avec plus de 99% de la population vaccinée.

La vaccination ne fonctionnera pas
La vaccination ne fonctionnera pas

Le 17 novembre, il y a eu 87 nouveaux cas. À cette date, 40787 personnes avaient reçu une première dose. Parmi ces personnes, 39815 avaient déjà reçu une deuxième dose et, parmi elles, 14335 avaient reçu un rappel (la fameuse troisième dose qui n'est pas, rappelons-le une fois encore, un rappel). La population officielle de l'enclave est de 34003 habitants (https://www.gibraltar.gov.gi/statistics/key-indicators), ce qui signifie que Gibraltar a non seulement vacciné sa population mais aussi tous ceux qui y passent ou y vivent d'une manière ou d'une autre. Cela signifie aussi que l'incidence y était le 17 novembre de plus de 217 sur 100000. Ce seul exemple devrait immédiatement faire comprendre aux plus sceptiques que le problème n'est pas les non vaccinés que l'on montre du doigt, mais une efficacité tout à fait relative dudit vaccin et des politiques sanitaires qui ne tournent qu'autour de cela. En effet, si le vaccin était suffisant à lui tout seul pour revivre comme avant — rappelez-vous, c'est comme cela qu'il a été vendu, les gens ont couru dans des centres de vaccination pour pouvoir retourner dans les restaurants —, Gibraltar devrait être un havre de paix, un petit coin de paradis avec zéro covid. Visiblement, ça n'est pas le cas.

Vous me rétorquerez que je ne présente pas le nombre de morts. C'est exact, mais ce nombre de mort n'est pas significatif pour une population aussi petite. Un mort sur une population de 40000 âmes, cela revient à plus de 1600 morts pour la population française. En d'autres termes, ce n'est pas parce qu'il n'y a pour l'instant aucun mort à Gibraltar qu'il n'y en aura pas chez nous dans la même situation.

Les faits montrent donc que le vaccin ne fonctionne pas ou, en tout cas, nettement moins bien qu'on nous le vante depuis des mois. Lorsqu'on met à côté l'étude citée plus haut et que je qualifie de terrifiante à côté de ces statistiques, on devrait commencer à paniquer. Notez bien qu'on n'y parle pas encore d'effets secondaires ou indésirables. Il y est simplement expliqué pourquoi le vaccin ouvre une porte d'entrée dans l'organisme au virus.

Une fois encore, je ne suis pas médecin. En revanche, je sais lire et les chiffres sont un peu mon domaine. Les auteurs parlent dans cette étude d'anticorps neutralisants (ceux qui empêche de contracter la maladie) et d'anticorps facilitants (qui amplifient l'infection soit directement, soit indirectement en prenant la place des anticorps neutralisants et en réduisant leur efficacité). Un vaccin ne fonctionne que si les anticorps neutralisants sont plus efficaces, plus nombreux que les anticorps facilitants. Et c'est là que le bât blesse car cette étude conclut:

Cette étude d’épidémiologie moléculaire couplée à une analyse structurelle de la protéine de pointe indique que l’équilibre entre les anticorps facilitateurs et neutralisants chez les personnes vaccinées est en faveur de la neutralisation pour la souche Wuhan, les variants alpha et bêta, mais pas pour les gamma, delta, lambda et mu. L’évolution du SARS-CoV-2 a considérablement affecté l’équilibre ADE/neutralisation qui est aujourd’hui en faveur de l’ADE. Les futurs vaccins devraient tenir compte de ces données pour concevoir de nouvelles formulations adaptées aux variantes du SRAS-CoV-2 et dépourvues d’épitopes ADE dans la protéine de pointe.

En d'autres termes, sur les variants actuels, les anticorps facilitants l'emportent sur les anticorps neutralisants. En d'autres termes encore, plus on vaccine, plus on expose la population à une infection lors du premier passage du virus et, comme ces vaccins n'ont jamais protégé contre les transmissions, plus on infecte. Et plus on infecte, comme ces vaccins ont une efficacité relative contre les formes graves, plus on va voir de gens dans les services d'urgence qui n'auraient pas été touchés, ou moins gravement, en restant non vaccinés.

Préparez vous à manger la dinde de Noël seul dans votre coin, le vin est tiré, il faudra le boire jusqu'à la lie.

 

Hop !

22.11.21 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les écolos, Je hais les politiciens

Souriez, une fois de plus, c'est avec vos impôts. Souvenez-vous aussi, j'en ai déjà parlé ici même, l'obsolescence programmée, ça n'existe pas, ça n'a jamais existé. Plusieurs économistes sérieux travaillent sur le sujet depuis des années, en particulier Alexandre Delaigue. Mais il n'est de loin pas le seul à tel point que des journaux s'en mêlent.

Ce fumeux concept permet au consommateur de s'affranchir à peu de frais de sa responsabilité. Le consommateur veut toujours un produit moins cher et s'attend à la même fiabilité. Or ce n'est pas possible. Si au-delà d'un certain prix on paie généralement une marque, en-dessous d'un certain prix, on n'en a que pour son argent.

Jacques Bénigne Bossuet écrivait dans son Histoire des variations des Églises protestantes (1688):

Mais Dieu se rit des prières qu'on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s'oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je ? quand on l'approuve et qu'on y souscrit, quoique ce soit avec répugnance.

ce qui définit très exactement l'obsolescence programmée qui est une volonté exprimée du consommateur ou, en tout cas, une méconnaissance totale du processus de conception d'un produit industrialisé.

Le fabricant cherche à vendre un produit, donc à le rendre attractif et qualitatif. En général, plus que celui de la concurrence. Mais ce fabricant doit s'adapter au marché. Je ne connais, par exemple, aucune imprimante d'entrée ou de milieu de gamme de chez Hewlett-Packard qui ne soit pas vendue à perte par le fabricant. Entre les études, la conception mécanique et électronique, la fabrication, les frais de colisage et de transport, je ne vois pas comment il est possible de vendre des imprimantes laser couleur avec les consommables à moins de 400 € HT. Comment le fabricant fait-il pour survivre ? C'est très simple. Il rogne sur tout ce qu'il peut. Les pièces métalliques sont en injection plastique, les vis sont remplacées par des clips en plastique, les capteurs sont remplacés par de simples compteurs et les consommables contiennent les rouleaux (ou les têtes d'impression) pour éviter de devoir en gérer les dysfonctionnements. On les remplace à chaque changement de consommable autoritairement. Et sur certains modèles bas de gamme, il peut interdire d'utiliser des consommables qui ne viennent pas de chez lui ou en limiter l'usage.

Résultat, les gens s'offusquent, trouvent cela inadmissible. Pire, ils comparent cela à un fabricant automobile qui interdirait de mettre dans un moteur autre chose que l'huile de telle ou telle marque. Sauf que la comparaison est une fois de plus inepte, aucun constructeur automobile ne produit de l'huile ou de l'essence.

Les écologistes, les gouvernements et les consommateurs peuvent s'offusquer aussi longtemps que possible, cela ne changera rien tant que le consommateur ne sera pas prêt à mettre le prix pour que les produits soient réparables — on ne conçoit pas un produit de la même façon lorsqu'il doit être réparable que lorsqu'il est jetable — et plus fiables d'emblée — en électronique, le jeu des cost killers consiste à rogner sur les coûts en retirant tous les équipements de protection, en mécanique, il revient à être aussi proche que possible de la rupture.

Mais il y a un autre problème et non des moindres. On sait faire de l'électronique maintenable et parfaitement fiable. Mais c'est compliqué, fastidieux parce qu'il faut se restreindre aux composants de base qu'on sera à peu près sûr de trouver encore dans dix ou vingt ans. Un appareil réparable est donc plus cher, car plus difficile à concevoir, et plus imposant, car des fonctions réalisées par un composant spécifiques devront être éclatées dans plusieurs circuits de base.

Chose cocasse, alors qu'on nous rebat les oreilles sur les radios avec des spots offerts gracieusement par Radiofrance pour l'association Halte à l'Obsolescence Programmée (HOP), j'apprends avec un certain ahurissement que l'Union Européenne impose à partir de janvier 2022 dans les automobiles un système de limitation automatique de la vitesse en fonction de la géolocalisation (et de l'état de la route, le machin étant relié à une caméra, ce qui nous promet des systèmes merveilleux et aussi bien fichus que les Tesla qui freinent pour n'importe quelle raison). Je suis allé lire les textes parce que j'ai toujours un peu peur du diable qui est dans les détails. Et il y en a un, un gros. Les constructeurs ne doivent fournir les mises à jour du système (comprendre de la cartographie et des vitesses associées) que durant quatorze ans. Très bien. Mais que se passe-t-il au bout de quatorze ans ? Rien ne vous dit que le véhicule sera encore utilisable. Ce texte est d'ores et déjà converti en droit interne et sera appliqué par les mêmes qui nous bassinent avec la lutte contre l'obsolescence programmée.

Ce monde est définitivement foutu.

 

Et si on réfléchissait un peu, calmement ?

14.11.21 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Je hais les politiciens, Pignoufferies de presse

Vous le savez, ou vous ne le savez pas, mais j'entretiens des relations intimes avec une association de médecins qui m'envoie depuis plus de dix-huit mois des papiers à critiquer du point de vue des statistiques ou de la méthodologie. C'est ainsi que j'ai écrit ici même tout le bien que je pensais des torchons d'un certain Raoult ou que j'ai pu écrire à la fin du printemps dernier que, vaccination ou pas, nous aurions une nouvelle vague de covid fin septembre. J'avoue, je me suis trompé d'un mois. Notez bien que cela ne me réjouit pas.

Vendredi dernier, j'ai reçu un coup de téléphone d'un membre de cette association, neurologue de son état dans un établissement parisien, et qui tenait à me faire savoir que depuis le début de l'été, son service avait reçu cinq patients victimes d'une maladie à prion que personne n'avait encore jamais vue, à évolution très rapide (entre deux et trois mois des premiers symptômes jusqu'au décès) et qui touchaient des gens beaucoup plus jeunes que ceux qui étaient atteints de la forme sporadique de la maladie (100 à 150 cas en France tous les ans).

J'ai un peu cherché dans les publications des grands journaux internationaux et j'ai pu trouver plusieurs autres cas similaires dont l'un en Floride et l'autre dans la Somme, en France, ces deux cas datant du printemps dernier. Il y a un point commun entre tous ces cas, la maladie s'est développée entre deux et quatre semaines après une injection d'un vaccin à ARNm. D'autre part, si dans les formes sporadiques les matières grise et blanche sont toutes deux attaquées par le prion, dans cette nouvelle forme, seule l'une d'entre elle l'est, ce qui est confirmé à chaque fois par autopsie.

Quand on lit les dépêches des différentes agences de presse, ces dernières nous certifient qu'il n'y a aucun risque. Ce n'est pourtant pas ce qu'écrit l'EMA qui est beaucoup plus réservée sur ce point et qui évoque de manière sybilline ce sujet. En effet, la protéine spike du virus est une protéine quaternaire avec des sites qui la rapproche d'un prion et il ne faut pas grand'chose pour qu'elle devienne pathogène d'autant qu'on la retrouve derrière la barrière hémato-encéphalique (soit la protéine y migre toute seule, soit l'ARNm s'y retrouve et code in situ la protéine). Quoi qu'il en soit, seuls 25% de l'ARNm injecté reste sur le lieu de l'injection, le reste allant à peu près n'importe où dans l'organisme pour y faire n'importe quoi. Les médecins de plateaux que j'abhorre de plus en plus prétendent qu'il n'y a aucun risque, voire que le vaccin ne fait que réveiller une maladie sous-jacente. La belle affaire, ce n'est pas la même chose de mourir d'une maladie à prion à l'âge de 75 ans que d'en décéder à 45 ans en pensant être protégé contre une autre maladie qui a un taux de létalité somme toute très faible. D'autant que lorsque j'écris « protégé », je devrais ouvrir les guilles avec des pincettes puisqu'il y a eu des semaines toutes choses étant égales par ailleurs, au début de l'été, où il y avait plus de morts du covid vaccinés à deux doses que de non vaccinés en Grande-Bretagne.

  vaccine-surveillance-report-week-42.pdf

Statistiquement, les cas observés sont atypiques des formes sporadiques naturelles. Ils sont atypiques du point de vue de la forme de la maladie, du point de vue de l'âge des patients et surtout du point de vue de l'évolution rapide de la maladie. Il faut plusieurs années pour voir les premiers symptômes d'une maladie à prion (voir le cas du chercheur à la retraite qui s'est blessé il y a plusieurs années et qui a révélé l'infection au printemps dernier, forçant l'arrêt des recherches sur le prion en question), il faut un à deux ans entre les premiers signes et le décès. Dans le cas de cette nouvelle forme, tout est bouclé en deux ou trois mois.

Quand on rajoute qu'entre les semaines 38 et 42 de 2021 en Grande-Bretagne, il y a, après l'âge de trente ans, plus de cas positifs parmi la population des vaccinés à deux doses que parmi celle qui ne l'est pas (voir le fichier joint, page 13), que la justification donnée (page 12) est totalement oiseuse parce que la population à partir de 70 ans étant homogène — elle ne prendra pas de risques en courant les bars et les boîtes de nuit —, il n'y a aucune raison valable que les non vaccinés soient en meilleur état sérologique que les vaccinés à deux doses du même âge (on retire de l'équation la baisse d'immunité dûe à l'âge qui est une tarte à la crème des spécialistes de plateau). Subséquemment, cette explication se met en équation et, si on prend la peine de le faire, on s'aperçoit que la chance que cela soit le fruit du hasard est ridiculement faible. En d'autres termes, cette répartition ne peut être le simple fruit du hasard.

Je rajoute qu'il y a actuellement une croissance anormale des décès par crise cardiaque, y compris au volant au milieu de la circulation, ce qui m'a été raporté par les services de la Protection Civile du département.

La question est donc de savoir si on s'arrête un peu pour réfléchir puisque d'une part, la multiplication du nombre de doses semble offrir un porte ouverte au virus dans l'organisme et qu'il y a des effets de bord réellement non maîtrisés et qui commencent à se voir. J'écrivais il y a quelques mois que j'espérai que l'on puisse éviter une nouvelle affaire du sang contaminé. Je ne pensais vraiment pas que ce serait à ce point-là !

 

Tout est bon pour l'écolo

08.11.21 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Je hais les écolos, Pignoufferies de presse

Je dois me faire vieux, il faut maintenant que je regarde plusieurs fois un reportage pour voir qu'on me prend pour une buse.

Depuis le début de la fumeuse COP26, TF1 nous a fait pleurer sur la banquise de Ittoqqortoormiit, riante bourgade de l'est du Groenland, banquise qui ne s'est plus formée cette année à l'approche de l'automne. On voit dans le reportage un journaliste qui annonce benoîtement qu'il est 06h00 du matin et que c'est une catastrophe. Non qu'il était 06h00 du matin, mais que cette banquise n'était pas encore formée. On y voit aussi des habitants pleurer sur le fait qu'il ne sauront plus quoi faire si les glaciers disparaissaient. Pour information, au moment où j'écris ces lignes, la température sous abri y est de -10°C (ressentie -14°C), le vent du nord souffle à 50 km/h, il neige (0,3 cm/heure). La nébulosité est totale et il y a déjà une couche de neige de plus de 1,5m (moyenne).

Pour mémoire, cette localité est au-delà du cercle polaire et il est impossible d'avoir un tel jour à une telle heure. À 06h00 du matin, il y fait nuit noire. Soit  le reportage n'a pas été fait à Ittoqqortoormiit mais plus au sud (ce dont je doute un peu), soit il n'a pas été fait le 7 novembre 2021 (ce dont je doute nettement moins).

Jetons donc un pavé en destination du marigot puant dans lequel clapotent les supporters bêlant de la petite Greta.. Il n'est pas question ici de discuter d'un réchauffement climatique d'origine anthropique ou non, mais de l'honnêteté de journalistes qui ont dû trouver leurs cartes de presse dans un paquet Bonux. Tout d'abord si l'extension de la banquise arctique est actuellement dans la moyenne basse de 1981-2010 qui sert de référence, l'extension minimale de 2021 est supérieure de 40% à celle de 2012.

Tout est bon pour l'écolo

Mais il y a plus grave et pour le coup moins pardonnable. Il existe une carte mis à jour quotidiennement qui montre l'étendue de la banquise. Pour simplifier, ce qui est appelé banquise n'est pas des glaçons voguant allègrement sur les eaux comme un iceberg en direction du Titanic, mais une étendue ininterrompue de glace. Le 7 novembre 2021, on s'aperçoit que la côte d'Ittoqqortoormiit était prise dans les glaces et que la banquise va plus au sud et et plus au large.

Tout est bon pour l'écolo

L'océan s'est donc figé très vite, sur de grandes distances, après le passage des journalistes de TF1. Plus sérieusement, je pense que personne n'a été choqué de voir une belle lumière à 06h00 du matin à une telle latitude. Le message est passé, la banquise n'est pas là, c'est la faute au grand méchant réchauffement climatique.

 

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