Naufrage (bis)

11.12.18 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

Dans le prolongement de mon papier d'hier, la seule porte de sortie a été claquée sans bruit. Il fallait dynamiter la sécurité sociale, chère, inefficace, pour la remplacer par quelque chose d'inspiration allemande, suisse ou batave. Ou en étant moins violent, proposer aux gens d'y rester à charges sociales constantes ou de passer à un autre système, plus efficace, avec au passage 25% de salaire en plus, immédiatement, pour tout le monde sans surcoût pour l'employeur (aujourd'hui, les petits cadeaux de Noël de Macron seront payés immédiatement par les employeurs et, avec un certain retard, par les salariés sous forme d'inflation ou de chômage supplémentaire.).

Jamais les syndicats, assis sur la sécurité sociale qui est une de leurs sources de financement, n'auraient pu bloquer le pays si les salariés avaient eu le choix et avaient vu une hausse immédiate de leur salaire net de 25%. Jamais. Avec 25%, on est bien au-dessus des 100 € d'augmentation du SMIC d'ici fin 2019 et du million de nouveau smicards, ceux qui était juste au-dessus de cette rémunération minimale. En d'autres termes, avec cette augmentation, nous venons d'appauvrir un million de personnes parce que, comme la vache à lait ne paie pas les taxes sur le lait, les entreprises vont être contraintes d'augmenter leurs prix, ce qui se traduira par une inflation gommant peu ou prou cette augmentation du salaire minimal.

Encore une fois, nous avons une classe politique à la hauteur des décisions à prendre et qui se targuent de gérer l'état alors qu'ils seraient incapables de tenir une épicerie de quartier à flot.

 

Naufrage

10.12.18 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

Ce soir eut lieu une allocution télévisée d'Emmanuel Macron à la suite des événements récents.

Ce fut pathétique. Nous avons encore une fois pu constater le courage politique et la colonne vertébrale des mollusques qui nous servent de gouvernants.

Les annonces qui ont été faites l'ont été à l'encontre des smicards et des retraités ayant moins de 2000€ de pension par mois. Les premiers auront une augmentation de 100€ sur le SMIC d'ici fin 2019, les seconds se verront exonérés de l'augmentation de la CSG. Rien n'a été dit pour tous ceux qui n'ont pas la chance d'être salariés et qui peuvent crever la gueule ouverte. Rien non plus pour les entreprises qui devront se débrouiller avec cette hausse du salaire minimal.

En d'autres termes, nous allons dépenser quelque 10 à 12 milliards d'euros de plus tous les ans sans faire aucune économie. Et nous allons le faire parce que nous sommes en panique totale. Pire, je vous file mon billet que, le budget allant exploser l'an prochain, on aura même le culot d'aller pleurnicher à Bruxelles et menacer l'Europe d'une vague populiste si on ne nous laisse pas exploser les déficits en refilant joyeusement la dette aux générations futures.

En d'autres termes, pour ceux qui n'auraient pas compris, nous accélérons vers le mur. Nous nous permettons même le luxe de le faire en klaxonnant. C'est tellement plus festif ! Rendez-vous donc en 2020 pour une crise économique sans précédent. D'ici-là, les français devraient prendre le temps d'apprendre à faire pousser des patates. Le pire est que je ne suis même pas sûr qu'à ce moment-là le Français comprenne ce qui l'a envoyé dans le mur. Il accusera les riches, ces salauds de riches d'être partis à l'étranger, cet ordure de patron de l'avoir licencié, les salopards de libéraux d'avoir mené une politique économique néo-libérale en France (dont on attend encore la définition précise), mais jamais ces imbéciles d'électeurs d'avoir voté avec leurs pieds et d'avoir refusé toute réforme.

Je ne suis même pas sûr qu'ils comprennent un jour ce que le socialisme leur aura apporté : la misère. Ce sera toujours la faute de l'autre.

Pourtant, nous avions aujourd'hui une fenêtre de tir pour réformer ce qui devait l'être depuis très longtemps. Et nous avons raté le coche. Il nous fallait un De Gaulle, nous avons eu un Daladier.

 

Référendum d'initiative citoyenne

08.12.18 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Je hais les politiciens

Depuis quelques jours, nous voyons fleurir dans les revendications des « gilets jaunes » la mise en place d'une manière ou d'une autre d'un machin qu'ils appellent pompeusement le référendum d'initiative citoyenne. Cela leur semble la solution à tous leurs maux. Souvent, ces manifestants nous expliquent que cela fonctionne très bien en Suisse. C'est un fait.

Pourtant, il n'en sera rien en France. Pourquoi ?

La carte sociologique française n'a rien à voir avec la carte suisse. De la même manière, le niveau d'éducation pour ne pas dire d'instruction n'est pas le même non plus. En Suisse, tous les contribuables ou presque règlent les impôts directs que sont l'impôt sur le revenu et l'impôt sur le patrimoine, même si c'est de manière symbolique outre d'autres impôts directs tant fédéraux que cantonaux ou municipaux. Tous les Suisses font ainsi partie du même corps de contribuables. Il n'y a pas comme en France, 46% de la population qui vit directement ou indirectement des subsides versés par les 54% autres. Il n'y a pas comme en France un pourcentage délirant de salariés du secteur public qui ne voteront jamais pour la réforme d'un état obèse.

Et c'est bien pour cela que, lorsque par votation, on demande aux Suisses s'il faut supprimer la redevance audiovisuelle, ceux-ci ont répondu par la négative. C'est bien pour cela que les Suisses, lorsqu'ils se prononcent, le font pour le bien général et la bonne gestion de l'argent du contribuable — son argent — et non pour le bien particulier de chaque électeur à court terme. Il ne viendrait à l'idée à aucun Suisse de prétendre que lorsque l'état paie, c'est gratuit. Cela n'a l'air de rien, mais la différence est énorme avec la France.

Le référendum d'initiative citoyenne, en France, sera la manière de ne surtout pas réformer l'état et de ponctionner encore plus la classe moyenne en la mettant au service exclusif des classes populaires et des fonctionnaires qui sont aujourd'hui majoritaires et qui ne vont surtout pas voter pour aller dans le sens de la réduction de l'état et du poids de la sécurité sociale.

En France, le résultat des élections est truqué depuis des années par ce biais sociologique parce que l'intérêt général n'est plus la somme des intérêts particuliers. Et comme nous avons dépassé le point de bascule (en nombre d'emplois publics et nombre de bénéficiaires de prestations sociales), le pays est irréformable par élections, ce que certains partis politiques qui poussent ce genre de concept savent parfaitement. Ils ne le font pas pour la représentativité, mais pour leurs intérêts électoraux à court terme.

Le but d'un tel référendum n'est pas de pouvoir réformer le pays avec une légitimité populaire, mais justement de le figer et d'asseoir la revendication de ces partis. En d'autres termes, le référendum d'initiative citoyenne, c'est la mort économique de la France à court terme.

Je réfléchis pour ma part depuis longtemps aux problèmes de représentativité. Il est urgent de réformer les corps et code électoraux. Pour une démocratie saine, il me semble de plus de plus que certaines modifications doivent être faites :

  • prendre en compte les bulletins blancs comme un vote exprimé ;
  • introduire un quorum à la fois pour les élections et pour les votes à l'assemblée. En effet, l'assemblée a le dernier mot lorsque le sénat n'est pas d'accord avec elle et on arrive à introduire au nez et à la barbe du sénat, contre-pouvoir s'il en est (les gilets jaunes l'oublient assez rapidement en demandant sa suppression), des textes votés par une dizaine de députés ;
  • rendre le suffrage censitaire que ce soit directement ou indirectement (comme en Suisse). Quelqu'un qui reçoit considérablement de l'état ne devrait pas pouvoir peser dans les décisions puisque son vote a de grandes chances d'être biaisé ;
  • retirer le droit de vote aux élections nationales pour les fonctionnaires d'état à l'instar de ce qui était pratiqué pour les militaires, retirer le droit de vote aux élections locales pour les fonctionnaires territoriaux. En règle générale, retirer le droit de vote aux élections de ceux qui pourraient trouver un avantage direct pour leur carrière ou leur situation personnelle à leurs résultats ;
  • rendre les chambres représentatives en obligeant les fonctionnaires à la démission (et non au détachement) lors de toute prise de mandat. Il n'y a aucune prise de risque pour un fonctionnaire. En cas de perte de mandat, il retournera tranquillement grenouiller dans la fonction publique ;
  • fournir à un élu une liste civile correspondant à ses revenus avant son élection. Pourquoi ? Pour d'une part qu'il n'y trouve pas un intérêt financier et que, d'autre part, cela n'empêche pas des gens à hauts revenus de se présenter ;
  • abolir la réforme napoléonienne permettant à l'exécutif de nommer les magistrats pour revenir à l'ancien système d'élection, les magistrats n'étant responsables devant personne si ce n'est un autre magistrat.

Sans ces principes de base, la démocratie directe glissera encore plus vers l'ochlocratie. Et on mettra ce glissement sur les institutions de la Ve République. Or ces institutions ne sont pas responsables de l'état du corps électoral qui fait que ce pays est irréformable. Quelles que soient ses institutions, la France aurait terminé dans le même état, cet état étant les résultats de la politique de Mitterrand lors de son premier septennat, qui a appliqué entre 1981 et 1986 un programme déjà vicié lors de sa conception en 1971, programme qui a créé des pauvres et des assistés en assez grand nombre pour peser dans le résultat de toutes les élections.

Cette conclusion est déjà peu ou prou celle de Ayn Rand qui a théorisé en son temps que la différence entre un état providence et un état totalitaire n'est qu'une question de temps.

 

Pays de Shadoks !

05.12.18 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

Il fallait s'y attendre. Le gouvernement réfléchit à la réintroduction de l'ISF.

Pourtant, il suffit de faire son bilan sur les trente-cinq dernières années pour voir qu'il est nocif à l'économie française. Cela ne fait rien, c'est un symbole et le gouvernement réfléchit à sa réintroduction. Il faut montrer les « riches » du doigt, les proposer à la vindicte populaire, en espérant faire d'une population pauvre une nation riche. Et comme l'ISF n'a pas porté ses fruits, n'a pas permis de réduire les inégalités, il faut le réintroduire en espérant qu'il fasse mieux cette fois-ci.

Pays de Shadoks !

L'assujetti moyen à l'ISF est de la classe moyenne supérieure qui n'a pas les moyens de se payer des fiscalistes ou de procéder à des montages baroques pour s'en affranchir. Souvent et jusqu'à l'introduction du bouclier fiscal, il n'avait pas assez de revenu pour payer l'intégralité de ses impôts. Mais on le montrait comme un « riches ». Prendre aux « riches » n'a jamais enrichi les « pauvres » que dans les délires marxistes les plus graves et n'importe qui ayant dépassé le niveau de réflexion d'un enfant devrait comprendre que cela ne fonctionne pas comme cela.

N'importe qui mais ni le gilet jaune, ni l'électeur français d'ailleurs, ni même le gouvernement. Donc on va encore taper sur les mêmes, les « riches », qui sont toujours moins nombreux.

Pays de Shadoks !

Ce ne serait pas grave si la France n'était pas gouvernée par la démagogie depuis 1981. Ce ne serait pas grave si nous avions une économie qui fonctionne, sans les boulets de la fiscalité délirante amassée depuis des années pour payer un état toujours plus dispendieux. Ce ne serait pas grave si nous avions une autre sortie de crise possible que l'implosion complète de l'économie. Mais c'est grave parce que dans un pays déjà ruiné, nous rajoutons une couche pour faire fuir les capitaux sous un prétexte fallacieux qui ne permettra de toute façon pas de faire de la redistribution, si tant est que le concept de redistribution ait un fondement. En effet, faut-il ponctionner pour redistribuer ou laisser chacun vivre avec l'entièreté des fruits de son travail ?

Cela ne fait rien, cela n'a pas fonctionné, remettons-en donc une couche, nous ne sommes pas allés assez loin ! Pourtant, nous crevons aujourd'hui de ce collectivisme.

Pays de Shadoks !

Ce pays est fou, ce gouvernement est débile, les gilets jaunes sont manipulés. Forcément, ça va bien finir. Personnellement, je ne vois plus qu'une seule chose, une distribution d'iode massive tant le crétinisme fait rage !

 

правда TV

03.12.18 | par Le Grincheux | Catégories: Pignoufferies de presse

Hier soir, je suis tombé par le plus grand des hasards sur une émission politique spéciale diffusée par France 2. Je me suis accroché, je l'ai écoutée jusqu'au bout au mépris de ma santé mentale puisque, après tout, je suis contraint de payer la redevance audiovisuelle pour avoir des médias de qualité. Que devrais-je dire, des Marx Merdias.

Cette émission devait faire le point sur les demandes des gilets jaunes. Cela fut un déballage des programmes politiques de la France Insoumise (se retrouvaient Méchancon, pardon, Mélenchon qui exultait, puis son âme damnée Ruffin), des économistes atterrants comme Piketty et autres badernes du même tonneau. En dehors de François-Xavier Bellamy qui, seul, a essayé de poser les bonnes questions mais qui fut le dernier à avoir la parole donc qui était inaudible, tous les autres se sont roulés sans vergogne dans la fange de la démagogie. En revanche, force fut de constater que les seules personnes avec un discours construit, que l'on y adhère ou non, était les gilets jaunes invités. ils étaient dignes, polis, face à des vieux routiers de la politique qui n'attendaient que de récupérer leur mouvement. Quant aux jeunes loups aux dents longues de la politique en marche, ceux-ci étaient pathétiques tant leur discours était creux et totalement déconnectés de la réalité. Coller Gabriel Attal sur un sujet comme l'ISF face à la France Insoumise est aberrant parce que d'une part le marcheur ne brille pas par son intelligence et d'autre part il n'avait aucune idée des conséquences de l'ISF. Quand Mélenchon ou Ruffin parlent de symbole, on doit leur rétorquer immédiatement que la conséquence d'un rétablissement de l'ISF est une mise en danger des entreprises pour telle ou telle raison et que la conséquence à moyen terme est un chômage plus important et une précarisation des salariés, juste le contraire de ce qu'ils prônent. Au lieu de cela, ce fat a répondu qu'on allait évaluer la suppression de l'ISF. Ce n'est pourtant pas le débat, cela fait trente-cinq ans que l'on évalue les dégâts de l'ISF. On a donc aujourd'hui une excellente idée des conséquences de l'ISF. Six millions de chômeurs et neuf millions de pauvres, ce n'est donc pas suffisant pour la France Insoumise.

On y a parlé de l'ISF et de sa suppression inique et de son rétablissement. Et on ne a parlé en vase clos puisqu'il n'y a jamais eu de contradicteur. Les deux journalistes eux-mêmes devaient concourir pour le prix anti Albert Londres tellement ils étaient en dessous de tout. Lorsqu'on se targue d'inviter de telles énergumènes (Piketty, Mélenchon, Ruffin…), on travaille un peu ses fiches. Le journaliste est censé être là pour opposer aux délires des invités des faits. Il n'est pas là pour prendre position. Or, en refusant d'indiquer aux téléspectateurs des faits simples sur les conséquences d'un impôt aussi idiot et dogmatique que l'ISF sur l'économie française, ces journalistes ont ouvertement pris parti pour la franche la plus rouge écarlate du plateau.

L'ISF est en grande partie responsable de la situation actuelle du pays. Depuis l'annonce de sa suppression, l'investissement dans les entreprises a retrouvé un taux correct (24%) alors qu'on en était encore loin l'an passé où les capitaux fuyaient l'économie française. Mais non, pour la France Insoumise, il faut fermer les frontières. Pour le Rassemblement National aussi d'ailleurs, ce qui transformera la France en un genre de pays de l'est avant la chute du rideau de fer. Ce n'est pas en fermant les frontières qu'on arrivera à taxer et surtaxer encore le contribuable. Ça fonctionnera un temps, le temps pour eux de s'organiser. Et cela fera fuir tous ceux qui travaillent dur pour ne pas se faire spolier.

Et on ne fera jamais un pays de riches avec une population uniquement composée de pauvres.

Nous n'avons pas entendu non plus que la France est la championne du monde, toutes catégories confondues, du taux de prélèvement obligatoire. Devant le Danemark, mais la pression est acceptée par les danois parce qu'ils ont un pays qui fonctionne, des services publics tout à fait correct, une sécurité assurée, ce qui n'est plus le cas en France depuis de trop longues années. La question que devait poser l'un des deux journalistes sauf à devoir rendre sa carte de presse et les avantages fiscaux qui viennent avec elle, c'était de savoir comment font les pays similaires à la France avec quinze à vingt points de moins de prélèvements obligatoires. À l'éternelle augmentation du SMIC, personne n'a répondu qu'en dynamitant la sécurité sociale, nous pourrions immédiatement à coûts constants pour les employeurs, avoir un SMIC à 1500€. J'oubliais, c'est bien connu, sans la sécu, on crève dans la rue ! Il s'agit d'un totem, d'un tabou, ce n'est même pas discutable.

Personne n'a évoqué non plus que le contributeur de l'ISF était principalement la classe moyenne supérieure, pas les plus riches pour utiliser le jargon de la France Insoumise et que certains n'avaient même pas de quoi payer leur impôt sur les revenus ainsi que l'ISF. Personne n'a évoqué que ces heureux contribuables n'avaient souvent qu'un appartement en héritage dans les grandes villes, rien de plus. Non, ce sont des salauds de riches, il faut les faire casquer.

Cette émission était pourtant le moment de mettre toute cette classe politique face à ses contradictions en mettant en perspective leurs idées — testées pour la plupart depuis 1981 avec les résultats que l'on connaît — et la réalité des faits qui sont têtus. C'était le moment de faire de la pédagogie. Au lieu de cela, seuls ont pu s'exprimer des idéologues de la frange la plus gauchiste de la classe politique sans la plus petite contradiction qui aurait pu faire le lien entre les décisions passées (35 heures, 5 semaines de congés payés, ISF, sécurité sociale monopolistique et j'en passe) et la situation actuelle. Quant à faire le lien entre les revendications des gilets jaunes sur l'ISF et l'avenir, c'était encore plus compliqué. Notez bien que je n'en tiens pas rigueur aux jilets jaunes, ceux-ci ne s'étant peut-être jamais posés les bonnes questions. En revanche, j'en veux énormément à ces prétendus journalistes.

Le pompon final est tout de même détenu par celui qui a trouvé le moyen de dire que la démagogie ne doit pas gouverner la France. Je ne puis qu'y souscrire. Mais je pose la question. Ne serait-on justement pas dans la situation actuelle parce que la démagogie était au pouvoir depuis 1981 ?

Bref, un magnifique exemple de pignoufferie de presse subventionnée grâce à vos impôts (et pour votre bien).

Pourtant, il y avait quelques chiffres à donner en préambule. Entre 2011 et 2017, les revenus des 10% des français les plus pauvres sont passés avant redistribution de 450 à 350€ mensuels. Le revenu médian est toujours aux alentours de 2000€ mensuels. Pour que ces pauvres puissent vivre, on a massivement reporté les aides fournies à la tranche des français situés entre 20% à 50% de richesse à la tranche entre 0 et 20%. Mais on a aussi continué à augmenter les prélèvements dans tous les sens. Le résultat est assez simple : les français qui gagnaient en 2011 entre 1 et 1,8 fois le SMIC se sont massivement appauvris au profit des 20% des français les plus pauvres. C'est ce ventre mou qui est aujourd'hui affublé de gilets jaunes. C'est ce ventre mou qui n'a plus de courage de s'élever dans l'échelle sociale parce que la fiscalité ne l'invite pas à le faire. À quoi bon se lever, travailler 70 heures par semaine pour que l'état me vole au moins les deux tiers de ce que je gagne ?

Ceux qui sont encore au-dessus du revenu médian ne sont pas, pour l'instant, dans la rue. Ils ont aujourd'hui trop à y perdre. Mais ça ne saurait tarder si le mouvement continue. Les revendications seront alors un peu différentes parce que la classe moyenne souvent réfléchit différemment.

 

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