Je suis l'heureux propriétaire d'un Citroën Type 23-50 Robustacier. Un 23-50, c'est un authentique poids lourd fabriqué par Citroën sur un châssis datant de 1935 et carrossé par Heuliez qui faisait des choses remarquables avant que Marie-Ségolène Royal ne s'en mêle. J'avais acheté cet engin en 2003 parce que j'en avais assez de transporter dans la malle de la DS — la vraie, la 23ie — de l'outillage pour la restauration de ma masure. Les impondérables étant ce qu'ils sont, la vente de la maison a été refusée par les impôts alors que j'avais déjà commencé les travaux et je n'ai jamais pu utiliser l'engin pour les raisons pour lesquelles je l'avais acheté. Un passage devant la cour de cassation plus tard (procès gagné), il n'était en effet plus roulant puisque l'essence moderne m'avait cassé le haut moteur et qu'il devait passer chez le carrossier pour se refaire une beauté. Le moteur n'était pas un problème, il s'agit d'un 11-MI des plus classiques, mais le carrossier qui officie malheureusement toujours dans le coin de Besançon a toujours remis le chantier à plus tard. J'ai donc trouvé un autre carrossier qui, lui, avait envie de travailler, mais à l'autre bout de la France. Seul problème, il ne pourra commencer à travailler sur l'engin qu'en octobre 2020 pour une histoire de bail trop longue à expliquer ici. Bref, je suis toujours contraint de louer un véhicule dès que je dois utiliser un camion.
Ce week-end, j'ai donc été contraint de louer à nouveau un fourgon grand volume avec un hayon. Comparons donc un Iveco moderne avec un Robustacier sorti de chaîne en janvier 1964 sur un châssis datant de 1935.
Iveco | Citroën Type 23-50 | |
Dimensions en mètres (L*l*h) | 6,85*2,10*3,10 | 6,80*2,30*3,10 |
PV en tonnes | 2,95 | 2,60 |
PTAC en tonnes | 3,5 | 5 |
Charge utile en tonnes | 0,55 | 2,4 |
Volume utile en mètres cube | 20 | 34 |
Type de cabine | classique | avancée |
Consommation en litres aux 100 km | diesel : 20 (pied très léger, 15) | essence (SP95) : 15 à 17 |
Boîte de vitesses | mécanique, six rapports | mécanique, quatre rapports non synchronisés |
Concernant la boîte de vitesse, je dois signaler que les quatre premiers rapports des deux boîtes sont sensiblement les mêmes. Le fourgon Iveco peut donc rouler plus vite que le Citroën, mais sa consommation reste toute de même largement supérieure.
Nous pouvons donc constater qu'en soixante ans, il n'y a pas eu de progrès sensibles. Le confort du 23-50 n'a rien à envier à celui d'Iveco. Les seules choses en plus sont la climatisation automatique et le lecteur de CD. On pourrait parler de la direction assistée, mais celle du Type 23 étant à vis et secteur, elle n'a jamais réellement posé problème. Côté boîte de vitesses, celle du Citroën n'a officiellement des synchronisations que sur les 3e et 4e. Les six vitesses de son concurrent sont censées être synchronisées. Certes, mais sans un bon double débrayage, elles craquent tout de même et il faut aider la boîte.
Parlons du confort. L'Iveco est un tape-cul dont le confort n'est amélioré que par un siège sur suspension pneumatique. Pour le reste, ça secoue autant que l'antique Citroën avec ses ressorts semi-elliptiques. En terme de tenue de route, l'Iveco tient la route. Toute la route. Comme la caisse grand volume (mais faible poids) est bien carrée et posée sur le châssis au-dessus des roues, non seulement le centre de gravité est placé très haut et se ressent comme tel, mais il est aussi extrêmement sensible au vent latéral. Le Robustacier, au contraire, est plus ramassé et plus caréné, ce qui le rend nettement moins sensible au vent. La caisse du Type 23 est posée sur le châssis et non au-dessus des roues sur un faux-châssis.
Je n'ose même pas parler de la différence de volume utile et de charge qui n'est pas à l'avantage de l'engin moderne.
Alors oui, je roule certainement moins vite dans les côtes lorsque je dois tomber en 3e avec le Type 23. Mais pour tout le reste, dans le match Iveco moderne contre Citroën antique, ce n'est pas le fourgon moderne qui gagne !
Ce matin, j'étais convié à une nouvelle audience du juge de l'exécution du tribunal dont dépend mon logis.
En effet, j'ai actuellement deux affaires en cours, l'une concernant la CIPAV, l'autre concernant l'URSSAF de la région A. Pour simplifier les choses, nous dirons aussi que je réside dans une région B qui dépend d'une autre URSSAF, si tant est que l'on puisse dépendre d'une union qui n'existe pas et n'a jamais existé.
Dans le rappel des faits et de la procédure, je dois dire que j'ai déjà :
Ces deux procédures ont échoué, mais les deux magistrats ont senti le vent du boulet. D'assez près. Et les bougres sont rancuniers.
Ce matin, donc, je me rends au tribunal judiciaire qui a remplacé le tribunal de grande instance. J'entre dans la salle d'audience habituelle où se tenait trois baveux et un pauvre bougre qui ne savait visiblement pas ce qu'il faisait là. L'un des baveux me demande ce que j'attendais là — j'ai évité de répondre : « et toi ? » — et m'annonce qu'en raison de la grève des barreaux il demandera le renvoi. Je lui réponds que je m'y opposerai pour plusieurs raisons :
Je dois vous dire que le baveux n'était pas content. Sur ces entrefaites arrive mon amie le juge de l'exécution. Celui-ci déclare l'audience ouverte et me fusille du regard en m'intimant l'ordre de sortir de la salle, un greffier devant m'attendre pour m'amener dans une autre salle devant un autre magistrat. Très bien, Madame le juge, bonne journée à vous.
Pour être tout à fait honnête, il y avait ce jour deux audiences : la première à laquelle je devais assister, la seconde en comparution immédiate. Il restait donc des salles d'audience disponibles. De toute façon, de greffier il n'y eut point et c'est un appariteur qui nous a emmené dans un coin de couloir sur des bancs. Arrive alors un greffier qui nous emmène à la cave. À la cave !
Nous descendons un escalier dont la dernière touche de peinture a dû être passée par les américains en 1945, peut-être encore l'armée allemande juste avant son départ. Une porte sur laquelle est affichée un petit panneau indiquant une serrure hors d'usage s'ouvre sur un couloir humide et on nous fait asseoir sur un nouveau banc en attente du magistrat. Je continue ma discussion avec l'avocat fâché d'être au sous-sol d'autant qu'il devait à la fois se substituer à tous ses collègues pour l'audience ordinaire et pour celle concernant le Grincheux, donc être à deux endroit en même temps. Pas facile. La porte reste ouverte derrière moi, mais la cave ne s'ouvrant qu'avec un badge, je considère pour ma part qu'il s'agit d'une nouvelle audience à huis-clos. Ce n'est que la deuxième mais il faudrait bien que cela ne devienne pas une habitude.
Le magistrat arrive et nous ouvre une petite bibliothèque, ma foi assez cosy. Nous prenons place. Le baveux attaque bille en tête en indiquant que je refusais le renvoi et que le droit de grève était un droit constitutionnel. Je le laisse débiter ses billevesées sans dire un mot.
Une fois que cet importun s'est tu, je lui demande s'il avait bien terminé. Parce que s'il y a une chose qu'il n'avait pas le droit de dire, c'est que je l'empêche de faire grève. Je me contrefiche de la grève des avocats. Infiniment. En revanche, je suis ici pour que le droit soit appliqué. Jusqu'à preuve du contraire, mon cher maître, tu n'es pas et tu ne peux pas être le représentant de la CIPAV. Tu ne substitues pas le grand vainqueur de l'appel d'offre que la caisse a eu l'obligation de passer. Donc, mon cher, tu fermes le claque-merde qui te sert d'orifice buccal. Jusqu'à preuve du contraire, tu es dans l'impossibilité de donner au tribunal la forme juridique de la caisse et de prouver qu'elle avait été constituée conformément aux textes en vigueur. Donc les demandes de la caisse sont irrecevables qu'elle soit ou non comparante ou représentée. Le baveux m'indique alors représenter le représentant du représentant (sic). Ben tiens, mon cochon, c'est pour cela que les écritures sont signées par le représentant du représentant, sans doute ! Mon cher maître, je te conseille d'éviter de me prendre pour une truffe, il y en a qui ont déjà essayé. Cela s'est plutôt mal passé pour eux.
Le magistrat m'indique que mes écritures sont très intéressantes et qu'il y a des points que la caisse devrait avoir une chance d'éclaircir. Elle prononce un renvoi au 17 mars 2020. J'essaie encore de m'y opposer, arguant que cette affaire est tout de même pendante devant le juge de l'exécution depuis plus d'un an et qu'une forte somme d'argent est aujourd'hui bloquée depuis décembre 2018. Je rajoute que lors de l'audience de novembre dernier la CIPAV n'était ni présente ni représentée. Le président me rétorque que le représentant de la CIPAV est arrivé en retard. Je lui réponds que dans ce cas, comme je suis resté jusqu'aux mots « l'audience est levée », pour cette audience, la CIPAV n'était ni présente ni représentée. Avant l'heure, ce n'est pas l'heure, après l'heure, ce n'est plus l'heure. Rien à faire, renvoi. Mais dernier renvoi me dit-elle. J'en prends acte, rendez-vous le 17 mars 2020. Merci Madame le président, courbette, aïe mon dos.
Seconde affaire contre l'URSSAF de la région A. L'audiencier régional de la région B n'est pas présent. Sur le ton de la plaisanterie, je risque que, sans doute, l'audiencier est solidaire des avocats et fait elle aussi la grève. Le président me répond qu'il y a beaucoup de malades de la grippe. Certes, mais cela n'empêche de justifier de son absence. La grippe a réellement bon dos. Et je vois le baveux qui se lève pour dire qu'il substituait l'audiencier de l'URSSAF. J'avoue, c'est la première fois que je vois un avocat substituer un non avocat. Tout fout le camp !
Je discute encore le bout de gras pour rappeler au juge que l'URSSAF de la région A ne saurait être représentée par un salarié de la région B. En tout état de cause, je m'y opposerai par tous les moyens à ma disposition. Et je pense, mon cher juge, que tu as un petit aperçu de mon pouvoir de nuisance. Tes collègues ont été sauvés in extremis par un défaut de procédure, aujourd'hui, on ne m'aura plus aussi facilement et les procédures iront jusqu'au bout, qu'importent les dégâts collatéraux. Par ailleurs, l'URSSAF qui a reçu mes écritures devant vous, donc qui ne saurait prétendre ne pas les connaître, n'a pas jugé bon de répondre à des conclusions incidentes. Vous conviendrez que c'est tout de même étrange.
Même chose, renvoi au 17 mars, même heure. J'ose un « même lieu ? »
Avant que la séance soit levée, je questionne le magistrat. Puisque vous avez visiblement lu mes écritures et que vous considérez qu'elles sont intéressantes et que les caisses doivent absolument pouvoir s'expliquer, je dois vous dire que j'ai tout de même un petit problème. Je vous pose cette question parce que je ne suis pas un professionnel du droit. Que se passera-t-il lors de la prochaine audience ? Parce que pour ma part, je refuserai catégoriquement — comprendre je vous claquerai une procédure dans les gencives — de débattre si l'URSSAF de A est représentée par l'URSSAF de B ou que l'avocat de la CIPAV ne justifie pas de l'appel d'offre valable et remporté. Le juge me répond qu'elle prononcera sa décision sur le siège. Dont acte.
À ce propos, voulez-vous mes dernières écritures ? Le juge m'indique qu'elle ne peut les accepter que si je les ai remises aux parties adverses. Je lui réponds que c'est tout naturel. Mais comme je ne connais pas le cabinet qui a remporté l'appel d'offre de la CIPAV, j'ai donc envoyé les écritures en courrier simple à la CIPAV. Quant à l'URSSAF, celle de B n'a pas à connaître les écritures destinées à celle de A, mes écritures n'étant pas exactement publiques. Et ne demandez pas un accusé de réception, depuis que la cour d'appel m'a écrit qu'un accusé de réception n'est pas une preuve de réception du courrier par la bonne personne, je n'envoie plus mes écritures qu'en courrier simple. Mais vous conviendrez d'une chose, Madame le président, jamais aucune des parties adverses n'a indiqué ne pas avoir eu mes écritures. Je ne peux pas en dire autant.
La suite au prochain épisode.
Dans un premier temps, je dois dire que je ne suis pas opposé aux vaccins même si j'ai failli mourir après un double rappel hépatite B et rage. Je suis en revanche fermement opposé au vaccin contre les rougeole, oreillons et rubéole, au moins pour les enfants. Je ne discuterai pas du bien fondé des adjuvants dans les préparations, ce n'est absolument pas mon domaine et, n'ayant aucune compétence sur le sujet, je me risquerai à écrire des âneries.
J'écris aujourd'hui cet article en raison de l'actualité des Îles Samoa. On y déplore aujourd'hui plus d'une soixantaine de décès dus à une forme aiguë de rougeole qui aurait été apportée dans les îles par un touriste. Peut-être, je ne vais pas discuter de ce point.
Mais on nous dit que la couverture vaccinale n'étant que de 30%, il est normal qu'il y ait autant de complications et autant de victimes, comprendre de décès. J'ai même entendu que les habitants de ces îles n'étaient pas immunisés contre la rougeole. Billevesées, ils sont en contact avec les européens depuis le XVIIIe siècle. S'ils n'avaient pas été immunisés, il y a longtemps qu'il y aurait eu des pandémies de rougeole. Bizarrement, ce n'était pas le cas récemment et on peut affirmer sans grand risque d'erreur que la résistance à la maladie est peu ou prou la même que dans les autres populations puisque ce n'est plus un isolat depuis longtemps. La question qu'il faut se poser, la seule question intéressante, est de savoir pourquoi sur une population de 250 000 personnes, les complications sont aussi nombreuses. En effet, contrairement à ce qui est asséné ici ou là, le taux de mortalité pour la rougeole était en France de 6 à 7 décès pour 100 000 cas dans les années 1920 (source INED). En tout état de cause, l'hygiène et les préparations médicamenteuses ayant fait d'énorme progrès, il ne devrait pas y avoir plus de 15 décès si toute la population avait contracté la rougeole, ce qui n'est manifestement pas le cas.
Pour enfoncer le clou, regardons un peu l'évolution de la mortalité à la suite de complication de la rougeole en France.
Le virus de la rougeole a été isolé au milieu des années 1950. Pourtant, on constate que le nombre de décès a considérablement chuté avant la présence d'un vaccin contre cette maladie. Notez bien que le graphique présente un nombre de décès et non un pourcentage et que la population s'est accrue durant la même période. Le vaccin a lui tout seul ne peut donc pas être responsable de la chute de la mortalité.
Revenons un peu sur ces histoires de rougeole et sur les approximations des médecins. Commençons par regarder de près comment ces gens font des statistiques. Cela tombe bien, j'ai donné un certain nombre de cours de statistiques et de dénombrement lorsque j'enseignais dans le supérieur. Durant longtemps, je me suis demandé d'où venait l'affirmation au demeurant fausse qu'il fallait 95% de la population vaccinée pour que le virus arrête de se propager. C'est enfantin, un malade de la rougeole peut contaminer 20 personnes, donc 1-(1/20)=0,95, donc si la population est vaccinée à 95%, le virus cesse de se propager. J'aime autant vous dire que si j'avais trouvé une telle ineptie dans une copie d'étudiant, je ne lisais même pas la suite. Pourtant, cette monumentale erreur — mystification, n'ayons surtout pas peur des mots — a la vie dure et on la retrouve partout.
Le vaccin contre la rougeole n'est pas quelque chose d'anodin et comporte un certain nombre d'effets pervers. Le graphique de la figure 1 montre qu'avant la vaccination généralisée, à partir des années 1930 où la médecine était efficace, la rougeole était une maladie bénigne pour l'immense majorité de la population. Il y avait effectivement de temps en temps des complications (5% des cas), quelques décès, mais très peu en regard de la population touchée (quasiment tout le monde, donc 750 000 cas par an pour fixer les idées). L'immunité spécifique vis à vis de cette maladie s'était construite par rapport à cette maladie exclusivement humaine (il n'y a aucun réservoir en dehors de l'homme) et cette immunité spécifique rendait cette maladie bénigne par la circulation permanente du virus. Dans une population où le virus ne circule pas, la maladie n'est pas bénigne et peut être associée à des taux de mortalité important (Ex. Îles Fidji en 1875 avec un taux de mortalité de 26%).
La vaccination irréfléchie au niveau mondial a eu des conséquences déplorables. D'une part, ce vaccin est un vaccin sans rappel (une injection est censée protéger, sauf que l'efficacité étant assez aléatoire, les USA en sont à préconiser trois injections, se demandent s'il n'en faudrait pas quatre tout en ayant un sixième des personnes vaccinées qui ne sont pas effectivement protégées). D'autre part, comme on vaccine vers l'âge de deux ans, on se retrouve avec des cas de rougeole déplacés vers les âges dangereux, soit avant l'âge de deux ans, soit chez les adultes. Par le fait, le taux de complications et de décès augmente. C'est pour cette raison que, malgré des épidémies nettement plus restreintes que dans les décennies précédentes, il y a beaucoup plus de morts en proportion.
Un autre effet de bord doit être mentionné. Le virus circulant est sélectionné par la vaccination. Or un virus, dans le cas général, n'a pas intérêt à être trop virulent. S'il l'est trop, il risque de faire mourir l'hôte avant que celui-ci n'ait réussi à contaminer un autre sujet et la maladie s'éteint d'elle-même. Ainsi, dans le cas d'une couverture vaccinale (qui rappelons-le n'est pas efficace à 100% dans le cas de la rougeole), le simple fait de vacciner brouille les cartes puisque le virus va être sélectionné pour être de plus en plus agressif.
La situation actuelle risque de dégénérer en scandale sanitaire à moyen au long terme et ce que nous voyons actuellement se produire aux Îles Samoa devraient faire réfléchir. En effet, la population qui a eu, étant enfant, la rougeole maintient son immunité en étant au contact du virus circulant. S'il n'y a plus de virus circulant, rien ne permet d'affirmer qu'elle continuera à bénéficier de l'immunité acquise en ayant contracté la maladie. Les réponses à la vaccination montrent que 16% des personnes vaccinées avec trois doses ne développent pas une immunité suffisante. Le dénombrement montre aussi que les cas de rougeole sont de plus en plus sévères.
N'importe quel scientifique sachant lire des statistiques arriverait à la conclusion évidente qu'il est urgent d'arrêter cette vaccination car les effets de bord commencent à se voir.
Pourtant, on assiste à l'exact opposé, il faut vacciner de plus en plus. La seule chose que les agences gouvernementales vont gagner, ce sont des populations de plus en plus opposées à la vaccination. Et cela, pour le coup, sera un réel problème.
Il vous a sans doute échappé que les membres du Modem, encore plus que les autres, sont des malfaiteurs en puissance.
Le jeudi 28 novembre dernier, par 80 voix et 10 abstentions, les députés ont voté en première lecture la création d'un troisième droit de propriété et sa généralisation à l'ensemble des logements. Je rappelle à toutes fins utiles que nous avons 577 députés. Dans une copropriétés, l'assemblée générale ne peut se tenir qu'avec 50% des tantièmes présents ou représentés. À la chambre des députés, il suffit d'un seul péquin pour voter une loi en catimini à l'unanimité et engager l'avenir du pays !
Jusqu'ici, il existait la propriété classique, la propriété par démembrement (usufruit et nue-propriété). Cet uhluberlu du Modem (pléonasme) propose de rajouter un droit de propriété le bâti du foncier. Le propriétaire pourra être propriétaire du bâti mais pas du terrain sur lequel le bien est bâti. À l'heure où j'écris ces lignes je ne sais pas encore si la généralisation sera faite sur l'ensemble des propriétés bâtis ou sera uniquement proposée pour tout nouvel achat avec en prime un droit de préemption des communes qui pourraient comme cela garantir à peu de frais leurs gabegies financières sur le dos des propriétaires. Naturellement, le foncier n'appartenant plus au propriétaire du bien, celui-ci sera redevable d'un loyer ad vitam.
La mesure a été renvoyée à des ordonnances à l'initiative du rapporteur. Je sens que nous allons rigoler, lorsqu'il y a un truc idiot à proposer, les députés se bousculent pour le rédiger. Souvenez-vous de l'amendement pour avoir le droit de pisser en paix du sieur Ruffin. Encore un jour où il aurait dû manger des gaufres avec ses enfants.
Nous avons des coûts de logement qui explosent en France parce qu'il y a une pénurie de logements, pénurie résultant du fait que les propriétaires sont de moins en moins bailleurs, le locataire ayant dans les faits tous les droits. Le foncier explose donc parce que dans les zones tendues, il faut de plus en plus de nouveaux logement pour obvier à la défection des propriétaires bailleurs. Et pour corriger le tir, plutôt qu'assainir le secteur à la source, c'est à dire en rééquilibrant la relation propriétaire-locataire, que pense l'esprit tordu d'un gars du Modem ? Qu'il faut une fois de plus rogner dans le droit de propriété.
Si cette nouvelle lubie est généralisée, je pense que les propriétaires qui se sont endettés sur 25 ou 30 ans pour être chez eux vont demander un remboursement de sa part à l'état. Si ce n'est pas généralisé, qui est-ce qui perdra encore dans l'affaire ? Ceux qui ne peuvent pas acheter au prix réel et qui vont se retrouver avec des baux, fussent-ils emphytéotiques.
Français, vous aurez ce que vous méritez et vous n'êtes vraiment pas très méritants. Vous méritez les gilets jaunes (qui n'ont rien compris aux causes de leurs malheurs), vous méritez la catastrophe qui vient (explosion de la dette), vous méritez vos retraites de misère et votre système de santé de pire en pire tous les jours. Vous méritez la misère qui vient et un pays en voie de sous-développement.
Et vous, hommes politiques de gauche, de droite, de tous les extrêmes, centre compris, vous êtes des cuistres. Vous êtes responsables de tous les maux du pays. Et ce qui me navre au plus haut point, c'est que vous ne serez jamais responsables de vos décisions ineptes.
Depuis 2014, je suis en conflit ouvert avec la sécurité-sociale-que-le-monde-nous-envie-à-tel-point-que-personne-n'en-veut-chez-lui. Je ne suis pas en conflit pour éviter de payer mais parce qu'à la suite d'une erreur de leur part, j'ai perdu durant quasiment trois ans tous les droits ne serait-ce qu'à l'assurance maladie tout en étant contraint de cotiser deux fois, une fois en tant que salarié, une seconde fois en tant qu'indépendant.
En cinq ans, j'ai pu voir l'indigence de la justice française. Lorsqu'on parle de la justice d'exception qui traite les affaires de sécurité sociale, nous sommes rassurés, nous pouvons dire que nous sommes dans une réelle république bananière. En effet, outre la violation du code de procédure civile, ces tribunaux ne sont pas là pour rendre justice mais pour faire rentrer dans le rang toute tentative de rébellion ou tout déviant social, fût-ce de force. La justice sociale, en France, est à la justice ce que la musique militaire est à la musique. Une supercherie.
Ce matin, j'avais rendez-vous pour deux dossiers devant le juge de l'exécution du tribunal de grande instance le plus proche de mon logis. Cela fait bientôt deux ans que je vais de renvoi en renvoi.
En effet, aux dires de l'URSSAF, il faut absolument condamner Monsieur Le Grincheux non pas parce qu'il aurait tort du strict point de vue du droit, mais parce que si le tribunal lui donnait raison, toutes les URSSAF de France et de Navarre seraient bien embêtées pour recouvrer des cotisations (sic). Je trouve cet argument aussi léger qu'inacceptable. Je n'ai pas à servir de victime expiatoire aux URSSAF.
La convocation à l'audience de ce matin faisait suite à une récusation du juge de l'exécution en charge du dossier. En effet, après six audiences dont cinq renvois, celui-ci continue à prétendre m'avoir indiqué la forme juridique de l'URSSAF dans un délibéré de sursis à statuer. Même en chaussant mes lunettes, je n'arrive pas trouver cette indication du reste obligatoire sur l'acte introductif où elle ne figure non plus. Comme en plus, il m'écrit ouvertement qu'il viole l'article 59 du code de procédure civile et qu'il se tamponne de toute une ribambelle d'articles du même code et du code des procédures civiles d'exécution, j'ai été contraint de le récuser. Non de gaîté de cœur, mais parce que quelqu'un capable d'acter que l'URSSAF est une entité de droit privé qui existe parce qu'elle existe (donc on l'appellera Yahvé) ne peut décemment mettre une affaire en l'état. Or le code de l'organisation judiciaire est très clair, un magistrat doit d'abord statuer sur la forme avant de statuer sur le fond.
Ce matin, donc, je tombe nez à nez avec le juge récusé, lequel faisait une tête pas aimable en me voyant. Je passe outre à tel point ces gens bouffis de suffisance m'indiffèrent même lorsque la peur change de camp. Le greffier, devant la salle d'audience me salue d'un « bonjour, Monsieur Le Grincheux ! » en souriant… Les baveux sont déjà tous dans la salle d'audience à bavasser. Vers 9h00, ils sont tous priés de se rendre dans une autre salle. Ne restent plus dans la salle habituelle que l'audiencier de l'URSSAF — qui n'a pas le droit de représenter l'URSSAF avec laquelle je suis en litige sauf à violer le R121-7 du CPCE —, mes deux témoins et moi. Il faut toujours avoir des témoins en pareille circonstance.
J'annonce à l'audiencier de l'URSSAF que, faute d'avoir reçu les écritures de l'URSSAF, je suis au regret de déposer des conclusions incidentes pour forcer la mise en état de l'affaire. On me répond que je les ai eu par courrier recommandé. Très bien, dans ce cas vous devez pouvoir me montrer un accusé de réception signé de ma main ou le courrier qui vous aura été retourné par la Poste. Seule réponse : « Monsieur Le Grincheux, ne m'agressez pas ! Je ne fais que mon travail ! » Naturellement, moi, je peigne la girafe et je n'ai qu'à suivre les procédures initiées par mon amie l'URSSAF. Et de toute façon, ma grande, tu ne fais pas ton travail puisque la loi t'interdit de représenter l'URSSAF avec laquelle j'ai maille à partir. Tu ne fais ici que de la mauvaise figuration.
À ce moment, un vigile du tribunal ferme les portes de la salle d'audience, interdisant à quiconque d'entrer ou de sortir de la salle. J'ai le privilège d'une audience à huis clos. Intéressant. Sans doute ne faut-il pas ébruiter mes arguments ou faire savoir qu'un simple justiciable, même pas avocat, s'est permis de remettre un juge en place en le récusant après de nombreuses tentatives amiables de discussion. Entre nous, si les avocats remettaient plus souvent en place des magistrats en utilisant les possibilités offertes par les textes, la justice ne pourrait être que mieux rendue en France. Parce que force est de constater que si Saint Louis rendait la justice sous un chêne, les magistrats ont une nette tendance à la rendre comme des glands, n'ayant aucune opposition dans l'immense majorité des cas. Un avocat qui reçoit un délibéré truffé de contresens juridiques patents conseillera à son client d'interjeter appel, rarement d'engager la responsabilité du magistrat qui ne peut ignorer avoir écrit de telles inepties juridiques, surtout après être sorti de l'École Nationale de la Magistrature.
Mais ne digressons pas trop.
L'odieuse petite sonnette retentit. L'audience s'ouvre. Apparaissent l'un derrière l'autre, d'une porte à droite, le juge de l'exécution suivi de son greffier. Le juge n'en mène pas large et on voit qu'il ne tient l'audience qu'à contrecœur, contraint et forcé. L'appel des causes sera vite fait, il n'y a que deux affaires :
J'indique au président que je n'ai toujours pas les écritures de l'URSSAF, que ça commençait à devenir une sale habitude de l'URSSAF et que je me vois donc contraint de lui remettre des conclusions incidentes pour forcer la mise en état que l'URSSAF refuse depuis bientôt cinq ans dans tous les dossiers. Je rappelle que l'URSSAF avait refusé de me communiquer les écritures lors de la dernière audience et qu'elle prétendait déjà me les avoir transmises. Je signe une décharge et accepte les billevesées de Yahvé, pardon, de l'URSSAF.
Seconde affaire. Il s'agit d'une révision d'un procès, des pièces ayant été dissimulées par la défenderesse. Mais où se trouve l'avocat de la défenderesse ? Personne ? De toute façon, je n'ai reçu les élucubrations de la CIPAV qu'hier et ne suis pas en mesure de répondre à toutes ces fadaises en aussi peu de temps. La CIPAV avait plusieurs mois pour conclure, rien ne l'empêchait d'envoyer ses écritures plus tôt.
Renvois pour les deux affaires fin janvier 2020.
Le juge avait l'air sincèrement soulagé de ne pas avoir à juger ces deux affaires. Au moins dans l'immédiat.
Audience levée à 9h10.
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