Je suppose que vous avez vu comme moi les nouvelles régions de la Hollandie. J'avoue que je ne sais pas trop quoi en penser. En dehors de l'Alsace qu'on pourrait mettre avec la Moselle pour des raisons juridiques et avec l'ancien département du Haut-Rhin actuellement Territoire de Belfort qui n'a été mis avec la Franche-Comté que récemment, je ne vois pas trop l'intérêt à changer ces régions puisqu'aux dires du ministre en charge de la régionalisation, ce ne sont que des économies potentielles puisqu'on réduira peut-être le nombre de fonctionnaires territoriaux à embaucher pour faire fonctionner tout cela.
Pourquoi ne pas remettre ensemble les deux Normandie ainsi que la Bourgogne et la Franche-Comté ? Il est toujours possible de discuter. Mais marier Poitou-Charentes, Centre et Limousin dans un grand machin qu'on pourrait appeler la Terre du Milieu dans le simple but de ne pas froisser Marie-Ségolène qui ne tient pas à voir démanteler sa région est pour le moins discutable. Qu'y a-t-il en commun entre La Rochelle et Brive-la-Gaillarde ? Entre Dreux et Ussel, Tulle et Orléans, Vierzon et Tours ? Rien, mais il faudra faire une région cohérente de ce grand machin qui ne ressemble à rien.
Pour ceux qui ne seraient pas au courant, il faut pas loin de deux heures pour aller de Poitiers à Limoges en train ou en voiture. Orléans-Brive ne se fait pas en moins de trois heures et encore, sans respecter scrupuleusement les vitesses sur l'autoroute A20. Il est totalement illusoire d'en faire quelque chose, mais le gouvernement dans sa grande sagesse prétend le contraire.
Nous verrons bien, mais pour ma part, je serai assez surpris que ce genre de découpage aboutisse aux économies recherchées. La vraie réforme qu'il faut faire de façon urgente est la suppression des départements, certainement pas la modification des régions existantes. Et dans cette suppression des département se trouvent des économies importantes et, certainement, une source de simplifications administratives tant attendues.
Depuis le 2 juin de cette année, j'ai repris une activité salariée. Vue la conjoncture économique actuelle qui ne va pas en s'améliorant et mon domaine d'activité, je serais totalement fou d'ignorer un poste en CDI, bien payé, au centre de Paris et à cinq minutes à pied de mon domicile.
Pour un certain nombre de raisons, je souhaite garder mon numéro de SIRET.
J'ai donc fait le nécessaire pour ne plus payer l'URSSAF et le RSI aux niveaux délirants qui m'étaient appelés tous les mois. Visiblement, pour l'URSSAF, il suffit de remplir une déclaration pour revoir les appels provisionnels à la baisse. En revanche, pour le RSI, c'est un peu différent. Il faut, pour changer de régime, justifier que, durant l'année du changement, l'activité salariée rapporte plus que l'activité libérale et surtout justifier de plus de 1200 heures de travail sur l'activité salariée. Ayant commencé ma nouvelle activité au début du mois de juin, je ne peux pas justifier de ces 1200 heures.
D'après le texte régissant le RSI, je suis donc redevable de mes cotisations 2014 à taux plein puis de mes cotisations 2015 encore à taux plein et je pourrai, peut-être, changer de statut pour repasser au régime général le premier jour de 2016.
C'est beau, c'est du vol organisé pour ne pas dire du racket d'état. Étant décidé à ne pas me faire une fois de plus plumer, je risque de répliquer par une opposition aux prélèvements du RSI. Pour quelque dix mille euros en jeu, je veux bien risquer une prodécure judiciaire. Mais j'attaquerai le premier devant le tribunal de grande instance.
Le 15 mai de chaque année est pour les comptables et experts-comptables de tous poils un jour béni. Après avoir passé plusieurs semaines à coucher sur leurs lieux de travail pour achever les bilans comptables de leurs clients qui se feront à leur tour achever par les prélèvements divers et variés de notre état obèse et goinfre, ils peuvent enfin profiter de ce qu'il reste de ponts au mois de mai pour partir en vacances.
Tous occupés qu'ils étaient à leurs déclarations, ils ont sans doute laissé passer une petite information relayée par les Échos. Cette information lève le voile sur ce que l'état devra faire à partir de janvier 2015 pour maintenir notre système de retraite par répartition. Nous pouvons y lire :
la loi supprime cette distinction entre groupes de régimes et unifie l’application du cumul emploi-retraite à tous les régimes de retraite de base légalement obligatoires (régime général, régime spécifique des salariés agricoles, régime des artisans, commerçants, industriels, régime des professions libérales, etc.). Pour pouvoir liquider sa pension de retraite dans un de ces régimes, l’intéressé devra donc cesser ses activités professionnelles dans tous les autres régimes, peu importe qu’ils appartiennent ou non au même groupe.
Ce n'est peut-être pas très clair pour vous alors je vais vous expliquer ce qu'il en est. Si, pour une raison x ou machin, vous décidiez de continuer à travailler et que vous aviez atteint l'âge légal de liquidation de votre retraite par ailleurs, que ce soit dans votre ancienne branche professionnelle ou dans une nouvelle (donc avec une nouvelle caisse de retraite), il vous sera impossible de toucher votre retraite qui est de droit car vous avez cotisé et que vous pouvez même avoir le nombre d'annuités nécessaires. Personnellement, j'appelle cela du vol ou de la spoliation.
Si votre retraite est tellement faible et que vous êtes contraint à continuer à avoir une activité pour boucler les fins de mois, c'est encore mieux puisque nous pouvons même lire :
la reprise d’une activité professionnelle dans un nouveau régime de retraite, quel qu’il soit, après la liquidation d’une pension d’un autre régime de base légalement obligatoire n’ouvrira plus droit à l’acquisition de points de retraite de base ou complémentaire.
En d'autres termes, le maintien ou la reprise d'une activité professionnelle après liquidation d'une première retraite de base vous permettra de cotiser à taux plein sans jamais avoir aucun retour. Là encore, c'est purement et simplement du vol.
En regardant un peu plus loin que le bout de son nez, il est assez aisé de s'apercevoir que l'état, une fois encore, nous incite fortement à vivre de ses minima sociaux en décourageant ceux qui pourrait le faire de travailler pour tenter de conserver le revenu qui leur est nécessaire. Mais gageons que sous couvert d'idéologie crasse, cette nouvelle loi ne lèvera même pas les illusions que certains pourraient encore avoir persuadés qu'ils sont que leurs cotisations leur ouvrent encore un droit à la retraite parce qu'ils auront cotisé toute leur vie. Après le slogan sarkozyste disant qu'il fallait travailler plus pour gagner plus, voici le slogan de l'état providence socialiste consistant à travailler plus pour gagner moins.
Ce n'est pas bien nouveau. Il y a longtemps que nous savons que le capitalisme consiste à partager inégalement les richesses et que c'est mal, alors que le socialisme est la répartition égale de la misère et que c'est bien. Rassurez-vous, nous y arrivons à grands pas !
Étant un heureux cotisant, je me suis un peu intéressé aux frais de fonctionnement des diverses caisses récoltant mes prélèvements sociaux. Oui, actuellement c'est la fête puisque je me suis aperçu que l'an passé, après avoir facturé plus de 100 000 € à mes clients, il me restait à la fin du mois quelque 900 € toutes charges défalquées. La question était pour moi de savoir comment cet argent était utilisé. Pour la CIPAV, j'avais une petite idée. Étant passé chez elle récemment et sachant qu'à la liquidation de ma retraite à plus de 65 ans j'aurai droit à 860 € bruts base plus complémentaire, j'étais rassuré. En voyant leur bâtiment, je savais que mes cotisations étaient en partie investies dans la pierre. Je ne sais pas si vous voyez très bien ce que je veux dire.
Pour le RSI, j'avais encore quelques doutes. J'avais quelques doutes jusqu'à ce qu'un lecteur assidu et chafouin m'envoie la photographie suivante :
Fig.1 : piquette du RSI Auvergne
Pour information et parce qu'il faut bien terminer sur une note aussi acide que leur piquette, voici ce que le RSI Auvergne fait avec l'argent de ses heureux cotisants. Outre la typographie approximative, mais peut-on attendre plus des membres élus du CE du RSI Auvergne que des petits-fils de Charlemagne, je vous rappelle que les comités d'entreprises sont subventionnés par 0,2% de la masse salariale brute.
Vous êtes seuls juges.
Comment recueillir de vraies champignaqueries ? Les mycologues oratoires ont leur bons coins, qu'ils se chuchotent parfois. Je ne vous donnerais pas ici l'adresse de mes bons coins, simplement mes trouvailles. Vous ne connaissez sans doute pas Sébastien Sihr, instituteur et secrétaire général du SNUipp-FSU de son état. Ce monsieur a cru bon réagir sur Europe midi au fait qu'en classe de CE2, les mauvais élèves seraient plus nombreux actuellement qu’en 1999. La tentative était louable. En revanche, il lui était tout de même possible d'essayer de ne pas se prendre les pieds dans le tapis en déclarant :
le niveau reste stable malgré tout mais baisse légèrement.
Après Christine Lagarde et sa croissance négative, Jean-Marc Ayrault et son abstention dynamique et offensive ainsi que Jean-Pierre Raffarin et ses raffarinades, nous avons ici un nouveau Champignac, que dis-je, un maître étalon qui devrait élire domicile au pavillon de Sèvres.
Le niveau est donc stable mais baisse. Tout cela en même temps. Tendrait-il asymptotiquement vers zéro ? La convergence est-elle uniforme ?
Restons un peu sérieux. Le niveau baisse ou ne baisse pas. On ne peut pas dire dans une phrase une vérité et son contraire sous peine de passer pour un rigolo.
Ce matin, j'ai reçu un coup de téléphone totalement surréaliste.
Lorsque je cherchais un emploi de chercheur (option électronique et traitement du signal), j'avais été approché par un cabinet de recrutement de Saint-Quentin-en-Yvelines pour un poste tournant autour du traitement du signal acoustique.
N'ayant à ce moment aucune offre sérieuse, j'avais mis toutes les chances de mon côté en envoyant un dossier complet :
et j'en passe.
Comme d'habitude, la réponse fut laconique. Trop cher, trop vieux, trop compétent pour ne pas s'ennuyer au poste en question. Il m'a aussi été dit que le traitement du signal acoustique était totalement différent du traitement du signal radio, ce qui m'a un peu amusé puisqu'un diagramme de rayonnement ou une figure d'interférences, cela reste un diagramme de rayonnement ou une figure d'interférences quel que soit le type d'onde. En cuisinant le cabinet de recrutement en question, j'ai tout de même appris que le budget du client était de 45 k€ bruts annuels et que le poste était déjà pourvu. C'est du moins ce que j'ai pu apprendre il y a plus de quatre mois. Ayant d'autres choses à faire que de perdre du temps, j'en étais resté là.
Et ce matin, surprise. Le client final m'appelle pour me demander ce que je faisais en déclarant abruptement qu'il avait trouvé mon CV sur internet.
Tu parles, prends-moi pour un imbécile, je ne te dirai rien. Tu as mon dossier complet sous les yeux.
Non seulement je ne suis à la recherche de rien puisque j'ai trouvé un CDI très bien payé à cinq minutes à pied de chez moi au centre de Paris (donc un luxe), mais j'ai un peu de mémoire et je peux être très rancunier. En tout cas, je ne te dirais pas que je suis actuellement en poste. Après m'être fait traiter comme un malpropre, ton discours qui fleurait bon l'homme providentiel m'a un peu écorché les oreilles. Je vais donc m'amuser un peu avec toi. Puisque les recruteurs s'amusent avec moi, il n'y a aucune raison finalement de ne pas inverser un peu les rôles.
J'annonce mon prix. Visiblement, c'est maintenant possible. Tu m'étonnes, le poste n'a jamais été pourvu et lorsqu'un recruteur refoule a priori les candidats sérieux, le choix devient tout de suite plus difficile. Le traitement du signal, ça ne s'improvise pas, c'est un domaine assez pointu et difficile. Les spécialistes sont rares et ce qui est rare est cher. On ne trouve pas un expert en traitement du signal — donc avec de l'expérience — à 45 k€ bruts annuels. Et lorsqu'on est une entreprise qui fait autant de chiffre d'affaire et qu'on a besoin d'un spécialiste, on le paie.
J'attends donc avec une certaine impatience la suite qui ne saurait tarder.
Rien que pour avoir le plaisir au final de refuser.
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