Les voies de RFF et de l'Auvergne sont insondables

28.05.14 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

RFF a annoncé la fermeture, en juillet prochain, en raison de sa dégradation, de la section Laqueuille – Eygurande de la ligne Clermont-Ferrand – Limoges/Brive.

Des associations se sont montées pour lutter contre ce fait. Une pétition a été envoyé aux responsables politiques locaux. Aujourd'hui, rien n'y fait, le dernier train circulera le 5 juillet 2014. Officiellement, il n'est pas question de fermeture mais d'une suspension. Personne n'est dupe. Or, côté Auvergne, des sommes astronomiques ont été employées à restaurer la ligne au moins jusqu'à Volvic.

Cette fermeture entraînera la disparition des relations ferroviaires directes entre Clermont-Ferrand et Limoges, Brive et Bordeaux. Les voyageurs se dirigeant vers ces destinations ou en provenant devront obligatoirement changer de mode de transport en gare d’Ussel, le trajet entre Clermont et Ussel s’effectuant désormais en car TER-Auvergne. Ils pourront aussi passer plus au nord par Montluçon voire Nevers ou Paris, perdre du temps et payer leur billet beaucoup plus cher. Mais tout est possible avec la SNCF et, en l'occurrence, la région Auvergne.

Cette dégradation dissuasive de l’offre résulte du refus par la région Auvergne d’inscrire au prochain Contrat de Plan Etat-Région (CPER) la rénovation de la section menacée de fermeture. C'est assez amusant lorsque l'on sait que la même région râle auprès de la SNCF parce que la tête de ligne ne se trouve pas à Paris à la gare de Lyon mais à celle de Bercy et que ce fait isole l'Auvergne du reste de la France. Ce n'est pas très cohérent.

Pourtant l’Auvergne n’aurait à financer qu’une partie des 7 M€ auxquels sont estimés les travaux. En effet, elle pourrait bénéficier d’une participation de RFF, de l’état, ainsi que de la région voisine du Limousin, son président s’y étant même engagé par écrit.

Et rien. L'Auvergne veut fermer cette ligne pour d'obscures raisons. Mais l'Auvergne pleure aussi en constatant son enclavement.

L’itinéraire direct de Clermont-Ferrand vers l’ouest sera coupé en raison du refus de rénover les seuls 22 km de la section Laqueuille – Eygurande, soit 10% du kilométrage total de l’axe Clermont-Ferrand – Limoges (207 km), alors que les autres sections ont récemment été remises à niveau à grands frais, notamment les 21 km de la double voie Clermont – Volvic dont l’une deviendra superflue s’il n’y a plus de circulations au-delà de Laqueuille. Mais que ne ferait-on pas avec l'argent du contribuable ?

 

L'URSSAF en dérangement

27.05.14 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur

Je cherche des renseignements auprès de l'URSSAF. Je sais, je suis un éternel optimiste, mais comme ni mon expert-comptable ni ma comptable n'arrivent à les obtenir, j'essaie par moi-même.

J'ai donc envoyé un email à ma caisse URSSAF. Son adresse est parfaitement valide puisque tous les documents envoyés à l'URSSAF par voie électronique utilisent cette adresse et que je l'ai déjà utilisée par le passé.

J'ai eu en retour le message laconique suivant :

The original message was received at Tue, 27 May 2014 10:33:02 +0200 from [46.218.232.202]
----- The following addresses had permanent fatal errors -----
<urssaf.mulhouse@urssaf.fr>
(reason: 550 #5.1.0 Address rejected.)
----- Transcript of session follows -----
... while talking to cer31mx21.cirso.fr.:
RCPT To:<urssaf.mulhouse@urssaf.fr>
<<< 550 #5.1.0 Address rejected. 550 5.1.1
<urssaf.mulhouse@urssaf.fr>... User unknown
DATA
<<< 503 #5.5.1 RCPT first

Reporting-MTA: dns; rayleigh.systella.fr
Received-From-MTA: DNS; [46.218.232.202]
Arrival-Date: Tue, 27 May 2014 10:33:02 +0200

Final-Recipient: RFC822; urssaf.mulhouse@urssaf.fr
Action: failed Status: 5.1.1
Remote-MTA: DNS; cer31mx21.cirso.fr
Diagnostic-Code: SMTP; 550 #5.1.0 Address rejected.
Last-Attempt-Date: Tue, 27 May 2014 10:33:13 +0200

Impressionnant ! Et il faudrait que je les appelle sur leur ligne téléphonique surtaxée. Ils ne doutent franchement de rien.

Il n'y a pas à dire. Non seulement il faut bien viser pour réussir à les avoir en ligne, mais en plus, il est maintenant impossible de les contacter directement par messagerie électronique. De l'art et de la manière de moquer de l'heureux cotisant.

Il est parfaitement inadmissible que l'URSSAF soit aux abonnés absents au vu du fonctionnement erratique de ce grand machin. Mais cela ne semble gêner personne bien que le gouvernement ait parlé de simplification administrative.

 

Le snobisme du stylo(graphe) à plume

27.05.14 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Vieux con

Une polémique couve actuellement pour savoir s'il faut ou non contraindre les apprenants — pardon les élèves — des écoles primaires à écrire correctement. Ce qui me frappe le plus dans ce débat est la position de certains instituteurs qu'il faut maintenant appeler professeurs des écoles.

Il paraitraît que l'utilisation d'une plume est d'un snobisme suranné et qu'il n'est pas concevable pour eux de juger quelqu'un parce qu'il ne sait pas écrire.

Ah oui ? Personnellement, je suis contraint de faire avec des gens diplômés de grandes écoles ou de l'université qui ne savent plus ou pas écrire (ou lorsqu'il le savent encore, c'est en script), qui arrivent pour certains à peine lire et qui ne comprennent pas tout ce qu'ils lisent. J'en arrive même à me demander comment ils ont bien pu obtenir leur diplôme.

Donc oui, je suis un vieux con qui attache une certaine importance à la manière d'écrire et lorsque je reçois une note manuscrite, je préfère qu'elle soit écrite à la plume plutôt qu'avec une pointe bic ou un feutre qui pourrait servir de plumeau.

Et l'on entend de tout parmi les professeurs des écoles contre l'utilisation du stylo plume dans les classes. Et lorsqu'on le lit, c'est avec moult fautes d'orthographe, ce qui est un peu gênant pour des instituteurs ou prétendus tels. Cartouches qui explosent, stylos qui fuient et j'en passe. Personnellement, j'ai appris à écrire avec une plume Sergent-Major, la pire, puis une Henry bien supérieure. Un héritage d'une famille de hussards de la république… Au CP, j'ai eu un stylo Reynolds à bille puis, entre le CE1 et aujourd'hui, j'ai toujours eu des stylos plume, à cartouches puis à pompe. Et tenez-vous bien, jamais je n'ai explosé de cartouche. Jamais je n'ai eu un stylo fuyard. Je n'ai eu à déplorer qu'un problème de joint sur une pompe. Et pourtant, lorsque j'apprenais à écrire à la plume, j'avais un gros encrier d'encre qui tache sur mon pupitre incliné.

Mais l'utilisation de plumes m'a permis d'apprendre à écrire correctement, en formant les lettres dans le bon sens. Essayer d'écrire un « O » à l'envers avec une plume Sergent-Major est la garantie de faire au mieux un pâté, au pire un trou dans la feuille. Avec un stylo bille, on peut le faire sans aucune difficulté. S'il faut tenir correctement sa plume sous peine de ne pouvoir écrire, une pointe bille peut se tenir verticalement avec le poing, elle écrit encore.

Le problème de fond n'est donc pas les taches ou les fuites d'encre, mais le fait que l'on ne veuille plus apprendre à écrire. Et pour cela, tous les arguments sont bons, même les plus absurdes. L'écriture ne sert plus à rien. Comme les tables de multiplication qu'on jette sans vergogne aux oubliettes de l'histoire.

Et c'est comme ça qu'en réunion, actuellement, tout le monde vient avec un ordinateur pour prendre des notes, cherchant frénétiquement une prise de courant pour le chargeur, alors qu'un simple cahier et un stylo sont tellement plus pratiques. Mais pour cela, encore faut-il savoir écrire !

 

Pauvre France

26.05.14 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

Hier se tenaient les élections européennes. Pour confirmer les sondages d'opinions de ces dernières semaines, le Front National — mais pas encore socialiste malgré son programme politique, c'est déjà ça de pris ! — est arrivé loin devant les autres partis politiques. Je ne suis pas sûr qu'il faille s'en réjouir, mais il ne faut pas non plus dramatiser.

Dans ma circonscription, il n'y avait que trente-et-une listes. Cela ne fait pas beaucoup. Certaines de ces listes étaient folkloriques, surréalistes. D'autres n'avaient même pas cru bon de devoir imprimer des bulletins de vote. C'est dire leur audience.

Malgré cela, sur l'ensemble de la France, le FN est victorieux. Il est victorieux, mais avec un nombre de voix inférieur à son score des dernières présidentielles. Il est victorieux, mais avec deux électeurs sur trois qui se sont abstenus, préférant sans doute aller à la pêche. Lorsque l'on regarde les résultats de plus près, on se rend pourtant compte que si le taux d'absention est en baisse par rapport au dernier scrutin européen, il diminue plus fortement aux endroits où le FN a fait ses meilleurs scores.

Ainsi, ce n'est pas tant une percée des idées de la dynastie Le Pen qui ont gagné que les partis traditionnels qui ont essuyé une veste. Les électeurs du FN se sont plus mobilisé que les autres. Il n'y a donc pas 26 % de votes en faveur du FN, mais quelque chose qui doit tourner autour de 15 %. C'est déjà beaucoup.

Et que n'a-t-on pas entendu ce matin. Notre premier ministre, Manuel Valls, a cru bon déclarer qu'il fallait encore faire sortir plus de français de l'impôt sur le revenu. Il est évident qu'en donnant du pain et des jeux au bon peuple, celui-ci va à nouveau voter pour le Parti Socialiste. Personne n'a signalé qu'en dehors du mariage pour tous qui était une priorité nationale, aucune promesse de François Hollande n'a réellement été tenue jusqu'au bout. Et pour celles qui pourraient encore l'être à la fin de son mandat, force est de constater que s'il ne faut pas confondre vitesse et précipitation, la lenteur aura tout de même été de mise.

L'électorat FN est un ramassis de mécontents qui attendent l'homme ou, en l'occurrence, la femme providentielle. On trouve une partie de ces mécontents au FN, l'autre étant au Front de Gauche dont le programme politique, à y regarder de près, n'est pas si éloigné que cela de l'autre front. Et ces mécontents votent pour l'obstruction voire la destruction. Il faut dire à leur décharge que l'on ne parle d'Europe que trois semaines tous les cinq ans et qu'entre temps, on lui met toutes les turpitudes des gouvernements nationaux sur le dos en bouc émissaire idéal qu'elle est. Pire, on y recycle nos hommes et femmes politiques grillés sur les échiquiers nationaux. Comment dans une telle situation encore s'étonner du résultat ?

Aujourd'hui n'est pas un grand jour pour la construction européenne. Heureusement, l'ensemble des partis eurosceptiques ne forment pas une majorité. En revanche, leur pouvoir de nuisance est immense et je suis prêt à parier qu'ils utiliseront ce pouvoir non seulement pour bloquer toute réforme ou toute évolution, mais aussi pour tenter de démontrer que cette Europe ne peut pas fonctionner. De l'art et de la manière de mélanger les causes et les conséquences !

Mais tout n'est pas perdu pour autant, il est étonnant de constater que cette poussée des extrêmes nauséeux n'a pas vraiment eu lieu dans les pays les plus touchés par la crise. Elle n'est donc pas tant le résultat de la conjoncture que de la relation qu'ont les gouvernements nationaux à l'Europe.

Quant à moi, je note qu'en France, les fédéralistes du centre ont eu 10 % des votes exprimés.

 

Un SMIC à 3350 €

18.05.14 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur

Aujourd'hui se tient une votation en Suisse pour savoir si l'état helvète doit ou non garantir un salaire minimal de 4000 FS aux salariés de ce beau pays. Je dis beau pays parce que je ne désespère pas d'un jour y travailler même si le drapeau ressemble actuellement à s'y méprendre à deux sens interdits. On n'est jamais trop prudent…

Que n'a-t-on entendu sur un tel salaire minimal de la part des journalistes français. La comparaison avec un SMIC français est absurde puisqu'en Suisse le salaire est quasiment versé brut au salarié (les cotisations patronales sont minimes) et que le coût de la vie y est bien plus cher qu'en France (compter 10 à 20% selon les cantons et les communes).

En France, le SMIC 2014 brut est de 1445,38 € pour 35 heures de travail et cinq semaines de congés payés. S'il n'y avait pas de dégrèvements de charges patronales pour les bas salaires, son coût réel avec la part patronale serait de 2150 € mensuels. Rapporté à l'heure de travail effectif, ce SMIC brut majoré des charges patronales revient à 15,70 € de l'heure réellement travaillée.

En Suisse, les salariés travaillent 42 heures et n'ont que quatre semaines de congés par an. Le coût de l'heure effectivement travaillée serait avec le même calcul de 19,90 €. Mais il s'agit toujours de l'équivalent du SMIC brut calculé plus haut dans le cas français.

Le SMIC suisse serait donc plus avantageux pour un salarié suisse puisqu'il serait à première vu supérieur de 27,1% au SMIC français. Mais rapporté à la différence de coût de la vie, cet avantage s'estompe parce que l'état est beaucoup plus généreux en France qu'en Suisse où tout les suisses payent l'impôt sur le revenu voire l'impôt sur la fortune. Pour fixer les idées, un salarié touchant 4000 FS mensuellement paie entre deux et trois mois de salaire à l'état soit 20% de son revenu alors que le smicard français touche des aides de partout (allocations familiales, prime pour l'emploi, non imposition et j'en passe).

L'avantage n'est donc pas du côté du SMIC suisse. Mais il est tellement facile de regarder dans le plat du voisin surtout lorsque le voisin en question possède une économie performante, un système social pas tout à fait délirant comme le nôtre et moins de 4% de chômeurs.

 

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