Les limites de la démocratie

05.04.14 | par Le Grincheux | Catégories: Je hais les politiciens

Voilà, nous y sommes. Anne Hidalgo vient d'être élue par l'assemblée de Paris maire de la capitale.

Rappelons tout de même que Philippe Goujon (UMP) a largement battu Anne Hidalgo dans le XVe arrondissement de Paris par un score sans appel de 63,37% contre 36,63%. À côté, la défaite de NKM dans le XIVe était honorable. Mais cela ne fait rien, une candidate tête de liste sévèrement battue dans son fief peut tout de même dans notre beau pays gagner l'élection supérieure parce qu'elle a été désignée héritière.

Regardons de près ces résultats. La droite de NKM est aujourd'hui majoritaire en nombre de voix si l'on prend la peine de regarder les résultats du premier tour (quatre arrondissements de droite on élu leurs conseillers de Paris dès le 23 mars) et en excluant au second tour les voix qui se sont portées sur le FN, le PG et LO.

Nous avons donc la chance d'avoir comme maire de Paris non seulement une candidate qui s'est fait battre à plate couture dans son propre arrondissement, mais aussi quelqu'un qui est minoritaire en voix et qui n'est là que parce qu'elle a eu la chance d'être désignée par l'ancien maire.

C'est beau, la démocratie.

 

Premier avril

31.03.14 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvais esprit, Je hais les politiciens

Il a bien de la chance, Manuel Valls. Il aurait pu être nommé le 1er avril.

 

Le RSI, ça ose tout, c'est même à ça qu'on le reconnaît !

29.03.14 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur, Mauvais esprit

J'ai reçu du RSI un commandement de payer avec moult pénalités de retard et clause pénale.

Je sais, je ne suis pas à jour de mes cotisations. Mais ce n'est pas de ma faute. Ce n'est vraiment pas de ma faute, j'ai voulu payer ce grand truc qui ne sert à rien sauf à pourrir la vie de tous ses heureux cotisants en mettant les indépendants au régime. C'est lui qui n'a pas voulu.

Je sais, ça a l'air incroyable dit comme cela, mais c'est pourtant ce qui m'est arrivé. Je vais vous expliquer.

Ceux qui ont suivi mes aventures récentes ont appris que les nouvelles règles comptables et fiscales votées par la gauche au gouvernement ont considérablement accru mes cotisations et que, étant alors en période d'inter-mission, la fin de l'année passée fut difficile. Typiquement, il m'a fallu sortir pas loin de vingt mille euros non budgétisés parce que non prévisibles. Enfin, lorsque je parle de vingt mille euros, j'oublie le rattrapage de ma caisse de retraite (CIPAV pour ne pas la nommer) qui vient d'appeler son rattrapage pour l'année 2012, soit un coup de massue de trois mille euros de plus à sortir pour le 15 avril courant.

N'ayant pas encore de planche à billets dans ma cave, ce que je commence à déplorer sérieusement, j'ai payé ce que j'ai pu, mais j'ai été contraint de demander un étalement au RSI pour son rattrapage de trois mille euros. Cet organisme, qui ne se moque absolument pas de ses cotisants puisqu'il m'a accordé un étalement sur trois mois à la date de la demande — et non à la date d'échéance des cotisations, ce qui m'aurait arrangé — avec une pénalité de 10%, n'a pas prélevé les sommes en question. Jamais il ne m'a été demandé de régler ces trois échéances par chèques et comme j'ai un prélèvement trimestriel j'avoue ne pas m'en être préoccupé. J'ai donc payé la première échéance en retard en me déplacement directement à la caisse en question et en faisant montre de ma bonne foi. J'ai fait de même pour la seconde échéance. En revanche, pour la troisième, j'ai envoyé un chèque en courrier suivi. On n'est jamais assez trop prudent.

J'ai pourtant appris le mois dernier que je n'étais pas à jour de me cotisations 2013. Là, je m'énerve un peu parce que j'avais devant les yeux les talons des chèques. Je fournis la preuve non pas d'envoi du chèque mais de sa réception par le RSI et je demande avant d'envoyer un nouveau chèque un courrier de désistement sur ce fameux chèque qu'aux dires du RSI je n'aurais jamais envoyé (sic). J'aime assez que l'on me prenne par défaut pour un voleur. Passons.

Plus d'un mois après une demande officielle par courrier et le retour d'un accusé de réception de la part du RSI reprenant mon courrier, je n'ai toujours pas reçu cette lettre de désistement. J'avoue ne pas en avoir attendu moins. Pourquoi ne suis-je donc pas surpris ?

En revanche, j'ai reçu un courrier du RSI contenant mon chèque, celui-là même qui n'a jamais été reçu par leurs services, et s'étonnant que je règle quelque chose par chèque vu que je bénéficiais du prélèvement automatique.

Un tel courrier se classe, s'archive en rigolant et en attendant la contrainte qui ne saurait tarder. J'ai appris qu'avec les organismes collecteurs de charges, il fallait toujours attendre en cas d'erreur de leur part qu'ils dégaînent les premiers. Il est alors d'autant plus facile de leur taper sur le bec.

Et cette contrainte, je l'ai eu par la Poste hier vendredi. Contrainte amiable à payer sous huitaine, datée du 21 avril 2013 à Strasbourg, postée de Chambéry au tarif lent le 24 le cachet de la Poste faisant foi pour parler en patois pététique — on est tout de même en droit de se demander par quel miracle un courrier écrit à Strasbourg à besoin d'être posté trois jours plus tard à Chambéry — et reçue le 28, soit un jour avant la fin du délai gentiment accordé de règlement tardif.

J'aime assez la contrainte envoyée en courrier simple au tarif lent. Passons, il n'y a pas de petites économies, mais de vous à moi, une contrainte qui n'est pas envoyée en recommandé avec accusé de réception est aussi quelque chose qui s'archive en rigolant.

Nous sommes donc dans la situation kafkaïenne suivante. Ceux qui seraient germanophobes peuvent remplacer kafkaïen par ubuesque, le résultat est le même. Le RSI ne sait que faire du paiement de l'un de ses heureux cotisants, lui renvoie son propre chèque prouvant par là qu'ils ont bien identifié l'émetteur du chèque en question et son compte cotisant et, quelques jours plus tard, se fend d'une injonction de payer le montant du chèque en question avec force pénalités de retard et quelques formules de politesses assez contraintes elles aussi.

J'avais déjà eu le coup de la part de l'URSSAF qui m'avait envoyé il y a quelques années un appel de charges le 14 août à 17h52 à régler avant le 15 août, encore férié en France. Je n'avais pas encore eu de telles choses avec le RSI. Je n'avais pourtant aucune illusion sur le fonctionnement de ce bel organisme qui m'avait déclaré mort il y a quelques années.

 

Quand les lémuriens attaquent...

21.03.14 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvaise humeur

J'espère que Brian G. Hutton me pardonnera, mais les temps sont durs et je suis un peu fatigué.

En effet, depuis deux jours, je suis attaqué, que dis-je, harcelé par un lémurien. Lorsque je parle de lémurien, je ne pense pas au primate à pouce préhenseur mais au bipède à l'index glisseur et aux yeux globuleux.

Hier, coup de téléphone paniqué de la part d'une assistante dentaire du modèle de celle qui n'aurait pas pu inventer la poudre de peur de sauter avec la solution. Description laconique du problème : « Monsieur Le Grincheux, ça imprime pas ! »

J'ai failli dire que ce n'était pas étonnant mais je me suis abstenu, sa détresse étant manifeste. Ce n'était pas étonnant parce que les membres de ce cabinet ont été éduqués par les encarts publicitaires des vendeurs d'antivirus dans la presse spécialisée informatique. Je peux en confirmer la réussite car sous prétexte d'une peur panique des virus, au demeurant bien compréhensible vu le battage médiatique fait autour de ces machins, tous les outils fonctionnant sous Windows tournent en fait dans un Windows XP familial virtualisé sur MacOS X ou sous un unix quelconque. Notez bien le familial et le fonctionnement de ces outils en réseau. Il est parfaitement incompréhensible qu'avec un tel empilage de logiciels et de tels utilisateurs, cela ne dysfonctionne que tous les deux mois.

Mais revenons à notre problème d'impression.

Hier, donc, coup de téléphone sur le mode de la panique. J'essaie d'aider la personne par téléphone en tentant vainement de lui faire trouver le bouton permettant d'imprimer une page de test sur l'imprimante en question. Peine perdue, j'ai réussi à lui faire trouver le bouton démarrer de Windows 7 en une demi-heure… Mais jamais au grand jamais je n'ai réussi à lui faire trouver le menu périphériques et imprimantes. Je conviens donc de passer non pas hier jeudi soir mais ce soir. Je lui demande en revanche de me tenir informé de l'évolution du problème.

Ce matin, dans le métro entre les stations Concorde et Invalides, coup de téléphone. Toujours le même mode panique. Mais cette fois-ci, il est possible d'imprimer depuis un progiciel dentaire mais pas depuis Word et l'assistante me demande sans rire qu'il me faut réinstaller l'imprimante. C'est cela, on peut imprimer à partir d'un outil et pas d'un autre mais c'est la faute de l'imprimante. Je sais bien que Windows est un système quantique au fonctionnement erratique, mais il ne faut pas exagérer.

J'ai tout de même osé une question. Je voulais savoir si par hasard elle n'avait pas touché un peu à tout partout en raison d'un autre problème aussi bête qu'un défaut d'impression en raison d'une absence de papier. Elle me jure que non, jamais. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai eu comme la désagréable impression de me faire prendre pour une truffe.

Ce n'est pas grave, je vais me déplacer. Je vais me déplacer et facturer.

Mais j'ai été assez charitable, j'ai évité de lui dire qu'il lui fallait bidouiller les câbles parce qu'un virus d'internet a été introduit dans sa machine.

 

L'utopie de l'esprit public

07.03.14 | par Le Grincheux | Catégories: Mauvais esprit

N'en déplaise à Philippe Meyer, l'esprit public n'existe pas. Si la somme des intérêts individuels était à peu près égale à l'intérêt collectif, il serait encore possible d'en discuter. Mais ce n'est pas le cas, chacun voit midi à sa porte et certains sont visiblement très myopes.

Depuis quelques semaines, des bruits de bottes russes se font entendre depuis l'Ukraine. Et les commentaires des articles de presse sur les sites internet des grands journaux montrent s'il fallait encore s'en convaincre qu'internet, sous couvert d'anonymat, permet aux instincts les plus bas de s'exprimer.

Si l'on en croit les commentaires, tout droit issus de la fange numérique de la société, il faudrait laisser faire l'oligarque russe sous des prétextes tous plus fallacieux les uns que les autres.

Il faut donc rétablir plusieurs faits. Khrouchtchev n'a pas fait cadeau de la Crimée à l'Ukraine. Si c'était un cadeau, il était bigrement empoisonné parce que cette péninsule n'a pas les ressources nécessaires pour permettre à sa population de simplement survivre. Il a fait ce qu'il était logique de faire. Les russes ont déporté les Tatars qui n'en demandaient pas tant et plus ou moins colonisé la péninsule. Et si l'on considère que ce rattachement est une iniquité, il ne faudrait pas oublier qu'avant d'être russe, la Crimée faisait partie de l'empire ottoman et qu'elle fut bien plus longtemps turque qu'elle n'a été russe. Rendons donc la Crimée à la Turquie. Un peu de cohérence ne nuirait pas.

L'Ukraine est aussi un pays souverain. On peut discuter sur le caractère démocratique, autoritaire, oligarchique voire despotique de son régime politique, mais il n'empêche qu'il s'agit d'un pays souverain avec des frontières reconnues internationalement. Les russophones n'y étaient pas massacrés par les armes. Pas encore.

La révolution en court n'a eu lieu qu'en raison d'un revirement du président déchu contre une bonne partie de sa population. La population de Kiev voit d'un côté la situation russe et de l'autre la situation qui prévaut en Pologne et en Roumanie. Il va sans dire que l'attrait de l'Union Européenne ne peut être que fort.

Cette crise s'éternise et il était urgent de ne pas attendre. Poutine ne comprend que les rapports de force, la diplomatie russe n'a pas changé depuis la période glorieuse de l'URSS et il n'en restera pas là. Il compte bien annexer tout ce qui était un jour russe pour exactement les mêmes raisons qu'Adolf Hilter a annexé une bonne partie de l'Europe. L'Ukraine n'est que le début et si personne ne se lève contre lui, ce sera bientôt le tour de la Biélorussie.

Ainsi, entendre des gens déclarer haut et fort que chaque peuple a le droit de disposer de lui-même et que les autres puissances n'ont aucun droit d'ingérence est assez paradoxal. Il faut poser des limites non pour sauver l'Ukraine, mais pour sauver tout l'est de l'Europe de tentatives d'annexions russes et, surtout, pour pouvoir demain se regarde dans la glace. Et il faut le faire par tous les moyens. Si on ne le fait pas, c'est une nouvelle guerre froide qui va recommencer.

Par ailleurs, ne pas laisser faire Poutine est aussi une bonne action aussi pour le peuple russe. En effet, Poutine va se retrouver seul sur la scène internationale. Tout au plus épaulé par la Chine qui lorgne sur les matières premières sibérienne. La situation économique russe, déjà pas bien florissante, ne va pas s'arranger. Or aujourd'hui seule la diplomatie américaine est audible. L'Union Européenne brille par son inefficacité diplomatique. Pourvu que cette crise permette au moins de comprendre qu'il faut aller vers plus d'intégration européenne.

Et ceux qui se satisfont de la situation actuelle devront aussi accepter que la France, suivant l'exemple de la grande démocratie russe, annexe prochainement la Wallonie menacée par l'extrémisme flamand. Pourtant, nul doute qu'ils ne s'élèvent alors contre cette annexion.

 

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